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Série : Supernatural
Création : 28.06.2007 à 21h15
Auteur : Potiron88
Statut : Terminée
« Merci de ne pas écrire dans cette fic sans m'en avoir demander l'autorisation (par hypnSMS) » Potiron88
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Retour chez Bobby.
Bobby, tout sourire : Waah ... Et après ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Sam, hésitant : Et bien ... heu ... hum, humm ... Dean et moi, on a réglé la situation et ... huh ... je crois. Oui, sans doute. On a réglé la situation, et on est venu ici (je pense).
Bobby, toujours le sourire aux lèvres : ? Et les détails croustillants ? Comment vous avez fait pour vous en sortir, toi et ton frère ?
Sam, hésitant, de plus en plus mal à l'aise : Je ...
Dean, avec un petit sourire en coin : Un premier de la classe. Un premier de la classe qui ne réalise pas qu'il n'est pas éveillé. C'est à mourir de rire.
Sam, qui ne comprend rien à ce qui se passe : "Pas éveillé" ?
Dean : Vous le tenez ?
Deux paires de bras saisissent Sam, et l'immobilise brutalement sur sa chaise.
Sam : HEY !
Sam, alors qu'il se retourne et voit enfin ses agresseurs : Mon Dieu !!!!!!! Papa ?!? Jessica !?!
Sam voit l'intérieur de la demeure de Bobby (où il se trouve) s'assombrir de plus en plus et disparaître dans un noir total, général.
Sam, immobilisé par John Winchester et Jessica Moore, a en face de lui, derrière Dean et Bobby, le plus horrible des spectacles.
Toutes les créatures et esprits qu'il a vaincu (avec son frère) sont là, et ne semblent attendre qu'une chose : le signal les autorisant à fondre sur le plus jeune des Winchester, et le dépecer.
L'épouvantail nargue Sam en lui montrant le cadavre de Sarah Blake accroché à son crochet. Le fantôme du serial killer H.H.Holmes maintient à terre, et poignarde sauvagement Jo, qui crie au secours en regardant Sam, désespérée, le visage déformé par la douleur. Le "démon-aux-yeux-jaunes" est là aussi, avec à son bras Mary Winchester en tenue de mariée, tous deux tout sourire.
Dean, à côté de Bobby, se lève de table. Et, avec un sourire mauvais, tout en lançant un regard sadique à son cadet :
Dean : Tu fais un cauchemar, Sammy ... et tu ne te réveilleras jamais.
**********
ENTRACTE
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ENTRACTE
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Le manoir Odd, en plein New York. Le docteur Odd jr est allongé, étalé sur le sol, et semble dormir d’un sommeil paisible. Il se réveille. Il commence à se relever, quand il entend des bruits dans son dos. Lorsqu’il se retourne, il voit Dean à cheval sur l’homme chauve, qu’il maintient allongé par terre de force, et passe à tabac.
Dean : Qu’est-ce que t’as fait à mon frère, ordure ?!?
homme, alors qu’il se fait roué de coups : Rien -rien du tout ! Vous –faites erreur …
Dean : Te fous pas de moi !
homme : Mais –
Dean : On débarque ici, on te voit agiter ta babiole au-dessus du doc’, qui se tord de douleur, on s’approche, et mon frère s’effondre comme une masse … comme par hasard !
homme : Je –
Dean : Arrêtes de te payer ma tête, et défait ce que t’as fait à mon frère ! Tout de suite !
Odd jr : Qu’est-ce qui se passe ici ?
homme : Maître Stanley ! Loué soit l’ancien, vous êtes réveillé !
Odd jr, s’adressant à Dean : Lâches Wong. Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ?
Dean : « Wong » ? « Loué soit l’ancien » ? (‘tain, tout est risible chez ce type !) Ce type vous faisait pas de mal ?
Odd jr : Bien sûr que non ! C’est mon valet. Et aussi mon « assistant ».
Dean : Ah ?
Wong, s’adressant à Dean : C’est ce que j’essayais de vous dire : je tentais d’aider maître Stanley quand vous êtes arrivé. Je n’étais pas la source de son malaise, pas plus que je suis celle de celui qui frappe maintenant votre ami …
Odd jr : « Ami » ?
Le docteur voit alors le corps inanimé de Sam, étendu par terre, qu’il n’avait pas remarqué avant.
Dean : Vous devez aider mon frère !
Odd jr : Vous êtes entré par effraction chez moi …
Dean : Parce que on vous a entendu crier ! On vous a cru en danger, on est venu aider, et voilà, le résultat !
Wong : Maître, quel est votre dernier souvenir ?
Odd jr : Nous méditions. Et … huh … humm …
Wong : Avez-vous créé vos sortilèges de défense astrale avant de méditer ?
Odd jr : …
Wong : Vous souvenez-vous de ce que disent les notes de votre père si vous ne créez pas de défense astrale avant la méditation ?
Odd jr : Je peux ouvrir par accident des portails dimensionnels du plan astral ?
Wong : Vous vous exposez à être possédé par des êtres faits d’énergie surnaturelle et-
Odd jr et Dean, simultanément : Oh non !
Wong : Je présume que vous avez été plongé en état de rêve contre votre volonté. Je me suis servi des cristaux de Ma’Dja pour vous réveiller …
Odd jr : Ca a marché.
Wong : Malheureusement non. Puis j’ai été attaqué par ces jeunes hommes.
Odd jr : « Attaqué » ?
Dean : On croyait vous porter secours !
Après une courte pause.
Odd jr : Je faisais des cauchemars horribles. Ma mère … ma mère voulait me tuer. Elle –c’était atroce. Elle me … c’était horrible.
Wong, montrant Sam d’un geste de main : Si je puis me permettre, je crois que le phénomène vous a lâché pour s’emparer de lui.
Dean ne dit rien, mais son silence est lourd de sens. Il a un air grave. Il s’inquiète de l’avenir (immédiat) de son cadet. Il se penche vers lui.
Dean : Sam ? Tu m’entends ?
Sam : Nnnghhgn …
Odd jr : Bon, au moins, il est vivant.
Dean : Vous allez l’aider, hein ?
Odd jr : J’ai besoin des livres de mon père.
Dean : Tiens bon, Sammy.
Dans la tête de Sam endormi. Obscurité totale. Foncent sur lui toutes les créatures, toutes les menaces surnaturelles combattues jusqu’alors. Du Wendigo aux loups-garous, en passant par le « fantôme électrique » de l’asile de fous et autres vampires. Tous ont une haine vengeresse dans le regard, et ont envi de « se payer sur la bête » comme on dit.
Sam, épouvanté : NNOOOOOONNN !!!
Sam recule, le sol se dérobe sous ses pieds, et il tombe d’un immense immeuble. Dans le ciel, la lune est ronde. Toujours ivres de rages, toutes ces choses plongent dans le vide à sa poursuite.
Sam, alors qu’il tombe dans le vide : AAAAAAAAGGGHHH !!!
Sam atterrit sur les fesses. Sam est revenu dans un de ses souvenirs d’enfance, avant que Mary ne soit tuée, et que le reste de la famille parte « en chasse ». Par cette belle journée ensoleillée, la famille, qui jouxte une forêt toute proche, pique-nique dans la joie et la bonne humeur.
John Winchester : On partage le dernier maïs ?
Mary Winchester : Non, merci. Par contre, je suis sûr que ton fils en voudra.
John (jeune) : Non … ?
Dean (enfant) : Si !
Mary : Hm, merci d’avoir préparé le pique-nique, chéri.
John (jeune) : C’est pas moi, c’est Dean.
Mary : Non ? Qui aurait cru que tu cuisinais ?
Dean : Incroyable, hein ?
Mary, se tourne alors vers Sam (adulte), avec dans ses bras, Sam (bébé). Elle change brusquement d’expression. Le visage de la mère aimante, heureuse et épanouie s’efface pour laisser la place à un sourire mauvais.
Mary : Les apparences sont souvent trompeuses, pas vrai Sammy ?
Brusquement, les yeux de Sam (bébé) deviennent jaunes, et, instantanément, Mary s’enflamme, brûle, se consume … en quelques instants, il ne reste qu’un tas de cendres où trône Sam (bébé), qui pousse des petits « gousi-gousi » de contentement. Mais l’horreur ne s’arrête pas là. La nuit est tombée d’un coup. Comme John, qui semble déjà être à un stade avancé de décomposition. Seul survivant de cette hécatombe, Dean, un sandwich à la main, regarde amicalement Sam.
Sam (adulte) : NOOON !!! NNOOONN !!!
Dean (enfant) : Arrêtes de geindre, c’est toi qui les as tués.
Sam (adulte), pris d’épouvante, s’enfuit, et court à perdre haleine dans la forêt qui s’assombrit d’instant en instant. Mais les accusations de Dean continuent de résonner dans sa tête.
Dean (enfant) : (éclat de rire) Wah, wah, wah ! Je suis orphelin moi aussi, est-ce que je pleure ? Je suis orphelin à cause de toi ! Vas-y, morveux, verse toutes les larmes de ton corps ! Tu les as tués, et tu le sais ! C’est de ta faute s’ils sont morts ! Maman est morte uniquement parce qu’elle s’est retrouvé entre toi et le démon ! Papa est en Enfer parce que tu n’as pas eu le courage de le tuer quand il te l’a demandé ! Si maman n’était pas morte, je n’aurais pas à subir tout ça ! Je ne serais pas un damné en sursis ! Tu as gâché nos vies à tous ! Tu vas payer !
Sam arrive enfin à échapper à la « voix fantôme » de Dean, lorsqu’il arrive au bord d’un lac. Il s’arrête. Dans les eaux sombres, il distingue à la surface la silhouette inanimée de Jessica.
Sam : Jess’ ? Jessica !
Soudain, Sam entend la voix de son père dans son dos.
John Winchester (vieux) : Jessica ne t’entend pas, Sam. Elle est morte. Comme moi. Et tu en es le seul responsable.
Sam, se retournant vers son père : P-papa ?!
John (vieux) : Si tu voulais lui parler, il suffisait de demander.
Sam : Mais …
John (vieux) : Mais quoi ?
Sam : Comment lui parler ?
Sam a juste le temps d’achever sa phrase, avant que son père le précipite dans les eaux troubles et inquiétantes du lac. Complètement désemparé, alors qu’il s’enfonce vers les profondeurs, Sam arrive encore à distinguer le visage de son père resté à la surface, sur lequel se dessine un sourire sadique (le même genre que lorqu’il était possédé par le démon). Sam continue de couler, et bientôt il est si profond que la lumière ne lui parvient plus du tout. Tout devient noir. Brusquement, un lumière apparaît. Sam voit se dessiner un visage de la taille de son corps, de longs cheveux sales en bataille, une peau grise putrifiée, des yeux rouges sang. Devant cette vision d’horreur, Sam ne peut s’empêcher d’ouvrir la bouche pour crier, oubliant qu’il est sous l’eau.