SCENE 08
Sam et Dean retrouvent Rebecca dans la salle à manger où des pancakes les attendent.
REBECCA pleine d’entrain : Bonjour vous deux. Tu t’es vite remis Sam, on dirait.
SAM se veut rassurant : C’était pas si grave.
DEAN le ton léger : C’est bien vrai ça. D’autant plus que c’est moi qui aie le plus souffert dans cette histoire, j’ai dû porter Sam jusqu’à la voiture ! Et il pèse aussi lourd qu'un âne mort ! Après tout ça, j’aurais bien besoin d’un peu d’affection féminine.
REBECCA : Bien tenté, mais Sam m’a dit de me méfier de tes numéros, que tu dragues tout ce qui bouge …
DEAN : Rectification : « tout ce qui bouge et qui a une jolie croupe ». (Important la croupe.)
Rebecca sourit, amusée par les propos de Dean puis elle voit que Sam a aperçu la grande enveloppe qu’elle avait amenée ce matin. Une deuxième enveloppe, elle aussi adressée à Sam Winchester. Mais celle-ci n’a ni cachet, ni timbre, ni quoi que ce soit à part l’inscription « Sam Winchester » marquée au feutre noir.
REBECCA : J’ai trouvé ça en allant chercher le journal.
SAM : C’est pour moi ?
REBECCA : C’est marqué dessus, non ? C’était devant la porte.
Sam déchire l’enveloppe. Il y trouve, stupéfait, plusieurs photos mettant en scène ses proches avec ou un homme ou une femme, dont le visage à chaque fois a été noirci par ordinateur, mais dont les silhouettes correspondent bien à ses agresseurs. L’enveloppe contient aussi une petite feuille, sur laquelle est inscrit le message.
DEAN, qui s’est bien rendu compte que quelque chose clochait : Sam ?
SAM : Dis Rebecca, est-ce que quelqu’un t’a aidée à porter tes courses ces derniers jours ?
REBECCA : Heu … Oui. Un charmant jeune homme. Je me débattais avec tous me sacs et il s’est gentiment proposé de m’aider.
SAM : Tu te souviens à quoi il ressemblait ?
REBECCA : Heu … Il était jeune … Il s’exprimait très bien, de façon très distinguée. Je me souviens de rien d’autre. Étrange d’ailleurs, d’habitude j’ai une meilleure mémoire. Pourquoi ?
SAM : Mmm. Dean tu te souviens pas d’une fille que t’aurais dragué dans un bar ?
DEAN, tout sourire : Précise.
SAM : C’est vrai, j’oubliais : t’es joueur. (En plus t’avais l’air d’être bien imbibé).
REBECCA : Qu’est-ce qui se passe, Sam ? Pourquoi ces questions ?
DEAN : C’est bien ce que je crois ?
SAM : J’en ai peur. Heu … ‘faut que je passe quelques coups de téléphone.
Sam quitte la salle à manger, et à l’aide de son portable appelle Jo Harvelle.
SAM marmonne : Décroche …
JO : Allô ?
SAM : Jo, c’est moi, Sam. Je peux te poser une question ?
JO ironique : Moi aussi je suis contente d’entendre le son de ta voix. Après tout ce temps, ça fait un bien fou …
SAM : T’aurais pas disputé une partie de jeux vidéos de guns récemment ?
Sam est rejoint par Dean, curieux de savoir ce qui se passe, qui lui aussi a quitté la salle à manger. Rebecca l’a suivi, mais reste à distance, bien qu’intriguée elle aussi.
JO : Heu … Depuis la destruction du Harvelle Roadhouse je joue plus beaucoup aux jeux vidéos …
SAM : Aller, une partie avec un « jeune homme».
JO : Heu … Ah oui, effectivement. Je m’en souviens maintenant. Je sais plus à quoi il ressemblait, mais il avait du charme. Il m’a dit qu’il était chasseur lui aussi, qu’il vous avait rencontré Dean et toi. Alors, évidemment, on a parlé de vous …
SAM : Je vois.
JO : Pourquoi tu me demandes ça, au fait ? T’as de nouveau des visions ?
SAM : Pas exactement. Est-ce que ta mère est là ? Ou Bobby ?
JO : Je te passe m’am.
Le regard interrogateur et insistant de Dean finit par payer. Sam se résout à lui passer l’enveloppe et son contenu. Dean, aussi stupéfait que l’était son cadet, découvre alors les photos.
ELLEN : Allô ? C’est toi Sam ? Comment tu vas ?
SAM : Bien. J’espère que toi aussi. Excuse-moi, je suis assez pressé. Heu, te souviens-tu d’une jeune femme avec laquelle tu aurais parlé ? Une qui t’aurais marqué ? Jeune ?
ELLEN : Je vois pas. Pourquoi ?
SAM : Une jeune fille avec qui tu aurais parlé de moi, ou de Dean ? Ou de nous deux ?
ELLEN : Ah oui, maintenant que tu me le rappelles. C’était une sacré soirée. Elle était avec ce jeune homme. A eux deux ils ont réussi à battre Bobby au poker ! Bobby ! Personne y été arrivé avant ! Du moins, que je sache !
DEAN inquiet : Sam, Jo va bien ?
SAM : Oui, oui, t’inquiètes, elle se porte comme un charme.
ELLEN : C’est Dean que j’entends ?
SAM : On peut rien te cacher. Excuse-moi d’écourter cette conversation, mais là ‘faut que j’y aille. A plus !
Et Sam raccroche. Il repense au message inscrit sur la feuille « nous pouvons les tuer quand nous voulons ».
Potiron88 (02.01.2008 à 20:32)
SCENE 09
Un peu plus tard. Vers midi.
Dans un commissariat de police. En face des portes vitrées de l’entrée.
L’officier Diana Ballard, face aux portes vitrées, un café à la main entretient une conversation des plus édifiantes avec un collègue, l’inspecteur Andy Trudeau, lui dos aux portes vitrées.
ANDY TRUDEAU : Devine qui a eu une promotion ?
DIANA BELLARD : Voyons voir … toi ?
ANDY TRUDEAU, tout fier : Moi. Je commence à la brigade des mœurs lundi. DIANA BELLARD, moqueuse tout en conservant un ton neutre : Génial, Andy. Parce que si quelqu’un s’y connaît en vice, c’est toi.
ANDY TRUDEAU : C’est pas ma faute si t’as jamais de promotion, Diana. Ils doivent savoir que je suis unique.
DIANNA BELLARD, moqueuse tout en conservant un ton neutre : Unique, oui. ANDY TRUDEAU : Oui … Je ne dérange pas le système comme certaines que je ne nommerai pas. Je suis observateur. J’ai de l’intuition.
Les frères Winchester arrivent. Ils s’arrêtent juste devant les portes vitrées. Dean tient ostensiblement une petite pancarte sur la quelle est inscrit un message pour Diana « Le pub en face. 10 minutes ». Puis les Winchester s’en vont. Andy ne voit pas le message, évidemment, puisque lui est dos aux portes vitrées. Il poursuit :
ANDY TRUDEAU : Rien ne m’échappe.
DIANA BELLARD, qui vient de voir le message : Je sais. Puis alors qu’elle quitte son collègue pour se rendre à la rencontre de Sam et Dean à l’extérieur : C’est ce que j’ai toujours dit. Tu as un cerveau de 128 k dans un monde à 64 megabytes.
ANDY TRUDEAU : Merci … Hé, 128 c’est plus que 64, alors c’est bien, hein ? Diana ?
Potiron88 (28.01.2008 à 23:43)
SCENE 10
Le pub.
Diana Bellard retrouve Sam et Dean qui l’attendent assis à une table.
DIANA : J’ai beaucoup aimé le coup de la pancarte. Elle s’assoie, et voit que Sam préoccupé, qui ressemble à une boule de nerfs : Ca va pas ?
DEAN : On a besoin de vous.
DIANA : Je m’en doutais.
SAM, la tête basse, embarrassé : C’est que … C’est personnel. Je sais pas si on peut vous faire confiance.
DIANA : Je vois.
DEAN, après avoir jeté un œil sur son frère : Et si vous listiez toutes les raisons pour lesquelles on devrait vous faire confiance ?
DIANA : A part que si vous croupissez pas en prison à l’heure où on parle c’est parce que je vous ai laissé partir ?
DEAN, à son frère : Elle marque un point !
DIANA : J’ai laissé tomber une conversion édifiante sur les mérites du léchage de pompes avec un collègue. Ma pause déjeuner n’est pas encore fini. Je peux encore le rejoindre.
SAM tend la lettre à Diana : Je … j’aide un am … J’ai besoin d’aide.
DIANA BELLARD la saisit et : Ce sont des empreintes d’écriture ?
SAM : Il faut du matériel spécialisé de laboratoire … Si vous pouviez montrez ça à vos experts …
DEAN : Le recto de la feuille est écrit. Ce qui nous intéresse, c’est le verso, les empreintes d’écriture. Inutile de dire que tout doit resté discret … insistant : Très discret.
DIANA : C’est d’accord.
Diana Bellard se lève, s’apprête à partir quand :
SAM : C … c’est assez urgent.
DIANA : Je ferai de mon mieux.
DEAN : On en attendait pas moins de notre copine flicarde. A ce soir donc. 20 heures ici ?
DIANA : Je ferai de mon mieux.
Puis elle part. Sam sort son téléphone portable.
DEAN : Tu appelles qui ?
SAM tout en composant le numéro : Rebecca. Je veux être sûr qu’elle va bien. Jo, Ellen et Bobby savent se défendre, mais elle …
DEAN : Ces gens, c’est à toi qu’ils en veulent. Toi. S’ils le voulaient vraiment, ils auraient déjà pu nous faire du mal (ou du moins essayer) à Jo, Ellen, Rebecca, Bobby, ou moi.
SAM (sonnerie d’attente au téléphone) : Je préfère être tranquille.
DEAN : T’es vraiment parano. On l’a emmené avec nous, à notre motel. C’est bon.
Une voix répond au téléphone, mais ce n’est pas celle de Rebecca :
Voix : Allô, Winchester.
SAM : Qui est à l’appareil ?
Voix : On a ta copine, Rebecca. Tu croyais que la déplacer suffirait ? Tu crois pouvoir nous cacher des choses … démon ?
SAM, en pensées : La voix est froide, dure. La même qu’au cimetière. J’ai l’impression d’avoir un nœud à l’estomac. Puis au téléphone : Si jamais vous lui faites du mal …
Voix : Tu la veux ? Viens la chercher ! Au 100 Light St. Douze minutes. Après, elle meurt. « Click » (bruit du téléphone lorsqu’on raccroche)
DEAN, qui depuis le début de la conversion avait senti les problèmes arriver : Ils l’ont ?
SAM : On a douze minutes, 100 Light St, trace !
Sam et Dean se jettent dans l’impala qui démarre en trombe.
DEAN : C’est à l’autre bout de la ville !
SAM : Onze minutes !
DEAN : Je peux y arriver !
Potiron88 (29.01.2008 à 00:01)
SCENE 11
L’impala arrive bientôt à un entrepôt désaffecté. Les deux frères savent que c’est un piège. C’est tellement évident ! Mais ils ne peuvent renoncer : la vie de Rebecca en dépend. Sam qui n’a cessé de surveiller l’heure c’est qu’il ne leur reste qu’une poignée de secondes quand ils pénètrent dans l’entrepôt. Une fois à l’intérieur, une voix étouffée interpelle les deux frères :
Voix étouffée : Unnnhh …
A peine une dizaine de mètres d’eux, dos à eux, assis et ligotée sur une chaise, ils reconnaissent la silhouette de Rebecca Warren.
SAM : Reb’ ? Puis se précipitant vers elle, suivit de peu par son frère : Viens il faut qu’on te sorte de …
Mais quand il retourne la silhouette, les Winchester découvre non pas Rebecca Warren, mais un mannequin déguisé en elle. Accrochée à la ceinture, une bombe avec minuterie. Juste au dessus, une pancarte sur laquelle est inscrit « BOOM ».
Sam n’en revient pas. Heureusement, Dean a encore assez de présence d’esprit et il voit à la minuterie qu’il ne leur reste que 6 secondes avant l’explosion du bâtiment. Les deux frères courent aussi vite qu’ils peuvent. Au moment où ils franchissent la porte de sortie, il leur reste 2 secondes. Puis, c’est l’explosion.
Le bâtiment vole en éclats. Les frères se trouvaient à quelques mètres à peine quand elle a eu lieu. Ils sont pris dans son souffle. Dean était juste derrière Sam, et a absorbé le plus gros de l’impact pour lui.
Alors que Dean, amoché par l’explosion, est dans les pommes, Sam, sérieusement sonné mais encore conscient, ventre contre terre, tente de se relever sans y arriver. Il sent le sang coulé dans ses oreilles. Le choc l’a rendu (momentanément) sourd. Il a le goût du sang dans la gorge.
SAM, en pensées : Mon dieu, Dean … C’est à cause de moi … Faites qu’il ne … C’est à cause … ‘faut partir … vite, avant que …
Brusquement, Sam reçoit un coup de pied dans l’estomac.
SAM : Ungh !
Le souffle coupé, retourné sur le dos et incapable de se défendre, Sam reconnaît l’homme masqué, qui continue de dissimuler son visage derrière une cagoule. Il attrape le jeune Winchester par le col.
Homme masqué : Ca fait quoi d’être sans défense ? Tout seul ? Abandonné ? Plus énervé, alors qu’il assène un violent coup de poing projetant sa victime un ou deux mètres plus loin : Ca fait quoi, hein ?!?
Sous l’effet de l’adrénaline, Sam parvient à se relever, bien que titubant.
Homme masqué : Oui. Relève toi, que je puisse te refaire tomber !
SAM, en pensées : Gagner du temps … récupérer … Puis à voix haute : Je … Pourquoi vous faites ça ? Je sais même pas qui vous êtes ?
Homme masqué : Tu ne sais pas qui je suis. Le mystérieux agresseur semble outré, puis exténué, il passe à l’attaque : Yaaarggh !!!
SAM, terrifié, en pensées : Seigneur …
L’homme masqué bondit sur Sam, le plaque au sol et commence à l’étrangler. Sam est toujours trop faible pour pouvoir se défendre.
Homme masqué, excédé : Je jure devant Dieu que je te tuerai !
Une voix de femme l’interpelle : Tom …
Homme masqué, à l’adresse de Sam : Salaud !
Voix féminine : Tommy !
Cette voix c'est celle de la femme qui avait elle aussi agressé Sam au cimetière. On la découvre alors qu'elle se rapproche de "Tommy". Elle est maintenant à un mètre de lui.
Femme masqué : Tu te rappelles ce qu’on a dit ? C’est encore trop tôt.
Homme masqué : Je sais.
Femme masqué : Ca suffit, laisse-le.
L’homme masqué, toujours à cheval sur Sam, relâche son étreinte.
Homme masqué, à l’adresse de la femme : D’accord, si tu y tiens. Puis à celle de Sam : Je t’explique. On va te détruire. Toi. Tout ce compte pour toi. Mais t’en fait pas, c’est pas pour tout de suite … Avant, tu seras qui on est … Et pourquoi on fait ça, pourquoi tu le mérites. Puis, alors qu’il s’éloigne dans les décombres qui brûlent encore et disparaît dans la fumée toujours vive de l’explosion : A bientôt.
SAM, d’une petite voix faible, tentant vainement de se relever : Non … Je ne vous laisserai pas … pas faire …
Puis il s’écroule et sombre dans l’inconscience.
Potiron88 (29.01.2008 à 00:46)
SCENE 12
Il rêve. Il rêve du passé, d’une époque où celle qui a les réponses à ses questions était encore en vie.
JESSICA MOORE : Sam, tu m’aimes ?
SAM : C’est quoi cette question ? Bien sûr que je t’aime.
JESSICA : Tu m’aimerais quoi que je te dise ? Quoi qu’il puisse se passer entre nous ?
SAM : Evidemment, ne soit pas ridicule.
JESSICA : Ce n’est pas …
SAM : Et bientôt ce sera « Jusqu’à ce que la mort nous sépare ».
Sam embrasse Jessica. Il a les yeux clos. Quand il rouvre, il est allongé sur le dos dans un lit, et Jessica est accrochée au plafond, le visage livide.
SAM : Nooon !!!
Mais malgré les protestations de Sam, Jessica s’enflamme quand même. Puis Sam revit la conversation qu’il a eue avec Azazel (le "démon-aux-yeux-jaunes") au sujet de Jessica (1x21) :
DEMON : En l’épousant, tu aurais été moins fort. Elle t’aurait affaibli, fils.
Puis maintenant, c’est sa confrontation avec Bloody Mary (1x05) qu’il revit :
BLOODY MARY, qui a l’apparence de Sam dans le miroir : Tu le savais. Tu as rêvé de sa mort. Tu savais que ça arriverait. Et pourtant tu l’as laissé seule ce soir là. Tu l’as tué !
Sam revient lentement à lui.
SAM, encore sonné : Jessica … Je … Je ne comprends pas … Qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ?
Potiron88 (29.01.2008 à 15:37)
SCENE 13
Sam se réveille enfin. Il est dans l’impala. Le doux ronronnement du moteur indique qu’elle roule. Le soleil est déjà bas sur l’horizon.
DEAN : Ca y est ? T’as fini de cauchemarder ? Tu sais que tu parles dans ton sommeil ?
Sam regarde son frère. Il est salement amoché. Il a abandonné son blouson, complètement déchiqueté maintenant, sur la banquette arrière. Ses vêtements sont en lambeaux (jean et t-shirt déchirés). Il est égratigné de partout, et se tient le flanc. Il tente de masquer l’étendue de ses blessures en souriant, mais Sam n’est pas dupe.
Sam oublie qu’il est lui-même blessé, même si c’est assez superficiel (comparé à Dean), et s’inquiète de l’état de son frère :
SAM : ‘faut qu’on aille voir un médecin.
DEAN : Ca va, t’inquiètes. En plus, tu oublies qu’on a rencard avec notre copine flicarde.
SAM : Ca peut attendre. Tu peux pas conduire dans cet état …
DEAN : Et pourtant je le fais. Ecoute, je suis pas inconscient, j’ai appelé Rebecca pendant que t’étais dans vaps, je lui ai dit d’aller à la pharmacie acheter une vingtaine de « tylénol ». C’est ce qu’a pris Bobby à chaque fois qu’il a morflé. Parait que c’est un produit miracle qui soigne tous les bobos. Alors, rassuré ?
Sam ne répond rien.
Potiron88 (29.01.2008 à 15:40)
SCENE 14
Plus tard. Le soir.
Le pub près du commissariat.
Diana Ballard, assise à une table, visiblement impatiente, regarde sa montre. Elle s’apprête à partir quand elle voit les frères Winchester arrivés.
DIANA : Vous en re … Qu’est-ce qui vous ait arrivé ?
DEAN, alors que Sam et lui même s’assoient : Sale journée.
DIANA : Je vois ça. Vous devriez voir un médecin.
DEAN : On survivra.
SAM : On a trouvé quelque chose sur la lettre ?
DIANA tend la lettre à Sam : On a passé ça aux infrarouges, aux ultraviolets, on a même utilisé un tout nouveau logiciel 3D … Mais on a pu retrouver que quelques mots sur le verso de la feuille. La lettre a très mal vieilli. Heu, c’est quand même pas à cause de cette lettre que vous êtes dans cet état ?
DEAN : Pourquoi cette question ?
SAM : Oui, c’est pour ça qu’on a dit que c’était urgent.
Tout en disant ces mots, Sam lit ceux inscrit sur le verso de la lettre : « Je suis désolé, Sam (…)* j’aurais dû t’en parlais dès que j’ai appris (…) pas pu (…) j’étais enceinte (…) Les bébés sont nés (…) avance (…) Un garçon et une fille, Tommy et Alicia."
[*(...) = espaces correspondant aux mots manquant qui n'ont pu être retrouvés]
SAM : Non … c’est pas vrai … ces gens qui m’ont attaqué … ce sont … Mon dieu, non …
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ENTRACTE
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SCENE 15
Baltimore, MARYLAND
Le pub près du commissariat où Sam et Dean Winchester ont donné rendez-vous à Diana Ballard. "J'aurais dû t'en parlais dès que j'ai appris (...) j'étais enceinte (...) Un garçon et une fille, Tommy et Alicia."
Ces mots inscrits des années plus tôt raisonnent dans la tête de Sam comme un écho de plus en plus insistant. SAM, médusé : C'est pas possible. Ceux sont ses enfants ... Ils essayent de me tuer ... de me détruire ...
DEAN qui, sans avoir lu le verso de la lettre comprend bien aux propos de son frère qu'il pense que ses agresseurs sont les enfants de Jessica : Sam, ça ne peut pas être les enfants de Jessica. Même si elle avait eu des enfants, ils seraient encore trop petits, trop jeunes pour ...
Diana ne comprend pas tout à ce que disent les frères, mais les écoute en silence avec attention.
SAM : A moins qu'ils n'aient pas été normaux. A moins que ...
DEAN : Comment ça pas normaux ?
SAM : Tu ne sais pas ce que le démon m'a fait. Quand j'étais bébé ... il m'a montré ce qu'il m'a fait quand j'étais bébé. Et si ... Il faut que je sache. Que j'en sois sûr.
DEAN : Comment ?
SAM : On va encore avoir besoin de votre aide, Diana.
DIANA : Pourquoi ?
SAM : Pour des analyses ... Dean et moi, on doit repartir à - pour prélever un échantillon d'ADN.
DEAN : De Jessica ? Tu veux faire des analyses comparatives ? Avec quoi d'autre ?
SAM : Avec l'enveloppe. Avec un peu de chance, ils ont laissé assez d'ADN pour qu'on puisse vérifier s'ils sont biens les enfants de Jessica.
DEAN : Ils sont pas stupides. T'as vu le piège qu'ils nous tendu ? Ils ont dû mettre des gants, sûr.
DIANA : Un amateur met des gants pour ne pas laisser d'empreintes, mais en léchant le timbre de l'enveloppe, il laisse assez d'ADN pour une identification comparative.
SAM : En espérant qu'ils soient des "amateurs" de ce côté là.
Potiron88 (29.01.2008 à 15:48)
SCENE 16
Lawrence, KANSAS
Un jour plus tard. Le matin se lève.
Le cimetière.
Sam est à genoux là où repose Jessica Moore, un tube carottier à côté de lui. Dean est là lui aussi. Il a insisté pour venir assister son frère dans ce qu'ils s'apprêtent à faire. Pour le soutenir ... et le protéger. Car c'est ici même que Sam a été agressé pour la première fois par leurs ennemis. Ennemis dont ils doivent s'assurer l'identité.
DEAN s'adressant à Sam : Je peux le faire si tu veux.
SAM : Non... Il le faut que je le fasse.
DEAN : Tu n'es pas obligé de t'infliger ça.
SAM saisit le tube carottier, se lève, et s'apprête à enfoncer le tube dans la terre, juste en face de la pierre tombale : Pardonne-moi, Jess'. C'est le seul moyen. Je sais que tu voudrais que je lève le doute. Puis il enfonce le tube dans la terre de toutes ses forces, afin qu'il aille le plus loin possible. Aaahh ! Puis il le lâche et s'effondre. Des larmes perlent ses yeux. Oh, mon dieu ... mon dieu ...
Non loin de là, à son insu, quelqu'un observe Sam à l'aide de jumelles qu'il tient dans une main, alors que dans l'autre il a un téléphone portable qu'il garde à son oreille comme s'il appelait quelqu’un. On reconnait le mystérieux homme masqué, même si cette fois il ne porte pas de masque. Il est blond. Mais dans la pénombre du petit matin, on ne peut distinguer clairement son visage.
L'homme aux jumelles en parlant de Sam : Salaud.
Une voix venant de son téléphone portable interpelle l'homme aux jumelles. On reconnaît la voix de la femme masquée.
La voix au téléphone : Il fait quoi ?
Aucune réponse ne vient. L'homme aux jumelles regarde Sam retirer le tube carottier de terre.
La voix au téléphone devient plus insistante : Tom' ? Qu'es-ce qu'il fait ?
L'homme aux jumelles : Il vit son pire cauchemar.
La voix au téléphone : Alors il sait ?
L'homme aux jumelles observe Sam séché ses larmes : S'il l'ignorait, maintenant il sait.
Potiron88 (29.01.2008 à 15:57)