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Série : Supernatural
Création : 10.02.2008 à 18h14
Auteur : nounie
Statut : Terminée
« Voici ma toute première fic (entière), j'espère que vous apprecierez! Merci de me laisser l'écrire seule! Bonne lecture... » nounie
Cette fanfic compte déjà 45 paragraphes
Sam s’était installé sur son lit sous les ordres formels de son frère. Dean -quant à lui -regardait ce que donnaient ces recherches. Sam commençait à s’endormir lorsqu’il entendit son frère hurler de joie.
Sam : Alors t’as trouvé quelques choses ?
Dean : Mieux que ça !! J’ai trouvé LE premier maillon de la chaîne.
Sam (se levant) : C’est qui ?
Dean : Il s’appelle Tonio Sanchez Sandoval alias le T.S.S. Il était connu en 1822 pour ces agressions violentes sur tous les hommes mariés qu’ils croisaient. Il n’a jamais réussis à trouver l’âme sœur et a commencé à péter les plombs. Mais un jour, il y a été un peu fort sur les coups et a tué un homme devant sa femme. L’homme s’appelait Martin John et sa femme Anne-Marie. Malheureusement pour lui, la bel et tendre de sa victime était très branché sorcellerie. Elle a fait revenir son mari pour qu’il puisse se venger. Martin John a tué T.S.S et T.S.S a tué Anne-Marie et ainsi de suite… L’envie de vengeance du premier maillon à déclancher l’envie de vengeance des autres.
Sam : Mais, au tout début, ils se sont venger parce qu’ils avaient des raisons mais…
Dean : Après tout est partit de travers…
Sam : Bon, d’un côté, je m’en balance. On peut le cramer ??
Dean : Oui, mais je crois que par sûreté, il vaudrait mieux s’occuper des trois individus qui ont provoqués tout ça.
Sam : D’accord, ils sont où ?
Dean : Dans deux cimetières différents. L’un dans un ancien cimetière dont je ne te prononcerai pas le nom sous peine de me montré profondément ridicule et l’autre dans un cimetière d’une toute petite ville à 20 bornes d’ici… On aura du boulot à la nuit tombée.
Sam : Je suppose que le couple est enterré dans le même cimetière et que T.S.S est dans l’autre. Donc, on se sépare ce soir et on se retrouve ici…
Dean : Alors ça mon petit Sammy, c’est carrément hors de question. On va pas à la fête foraine alors toi, tu vas resté collé à mes basques jusqu’au moment où tu ne risquera plus rien.
Sam : OH ! C’est bon papa, je suis assez grand pour protéger mon postérieur tout seul, c’est clair…
Dean : T’as raison mon pote, t’es pas du tout genre à attirer toutes les emmerdes existantes sur cette planète terre.
Sam : Faut pas exagérer non plus… Disons que je ne suis pas très chanceux depuis que je me balade dans tout le pays avec toi mais y’a pas de quoi entrer dans le livres des records…
Dean (s’énervant un peu plus à chaque phrase de Sam) : J’ai dit NON, je vais te traîner de gré ou de force mais il est hors de question que l’on se sépare. Et fin de la discussion donc tu peux refermé ta petite bouche…
Sam : Ba, euh…
Dean (avec un sourire victorieux sur le visage) : C’est ça Sammy ! J’adore quand tu ne sais plus quoi dire… Tu ne pourras jamais vaincre ton aîné, tu sais que j’ai raison… Bon, il se fait quelle heure ?
Sam : 15h56.
Dean : OK ! On se fait une petite sieste, on mange et après on va se faire des feux de camps… Ca te va ?
Sam : C’est une question, parce que si tu me laisses le choix…
Dean : Je savais que tu serais d’accord avec moi.
Dean retira ses chaussures et s’allongea de tout son long sur son lit. Sam resta quelques secondes à observer son frère d’un air boudeur.
Dean : Sam, va te coucher et arrête de faire l’enfant.
Sam : Je suis un grand garçon et j’irai me coucher dès que j’en aurai envi.
Sans un mot de plus, Dean ferma les yeux et entendit son frère se mettre au lit.
Sam se tournait dans tous les sens mais n’arrivait pas à s’endormir. Il alla chercher son portable et se réinstalla sur son lit. Il pianota quelques secondes et se mit à jouer au solitaire. Le réveil affichait 18h53, le soleil ne se coucherait pas avant 3 bonnes heures.
Au bout de 20 minutes de jeu, Sam commençait sérieusement à s’ennuyer. Il se leva et regarda son frère dormir. Dean devait certainement faire un beau rêve car il avait un léger sourire sur les lèvres.
Sam enfila son blouson et laissa un mot à Dean pour le prévenir qu’il était partit chercher le dîner et qu’il ne tarderait pas à revenir. Il n’oublia pas de prendre son téléphone portable et quitta la pièce sans faire le moindre bruit.
Une fois dehors, le cadet des Winchester prit une bonne bouffée d’air frais et commença à marcher tranquillement. Le soleil commençait à se faire rare et laissa la place aux nuages gris et la pluie ne tarda pas à s’abattre sur la ville. Sam accéléra le pas pour ne pas être trop trempé mais son cœur n’apprécia pas beaucoup. Une fois dans le fast-food, Sam se cala contre un mur pour reprendre sa respiration et calmer ses palpitations.
Dean se réveilla tranquillement. Il s’étira et bailla à s’en arracher la mâchoire.
Dean : Eh ! Sammy, je crois qu’il est l’heure de se lever, on a du boulot sur les bras…
Silence total dans la chambre. Dean se retourna pour apercevoir le lit de son frère vide. Il se leva et regarda sur la table, il vit le message de son frère.
Dean (à lui-même) : « Dean, je suis partit cherché le dîner. Je n’en ai pas pour longtemps, ne t’inquiète pas, j’ai pris mon portable. » Sammy, je ne peux pas ne pas m’inquiété pour toi… T’es un aimant à emmerde.
Dean se dirigea vers la salle de bain. Il se déshabilla et se place dans la douche. Il laissa couler l’eau chaude sur ses épaules. Après plusieurs minutes de relaxation, il sortie, s’habilla et se regarda dans la glace. Il se rasa et se déclara à lui-même :
« Tu sais que t’es beau toi ? »
Il se sourit et sortit de la salle de bain. Il regarda l’heure (20h22) et toujours aucun signe de vie de Sam. Soudain, son téléphone portable sonna. Il se jeta dessus et décrocha sans même regarder qui était l’appelant.
Dean: Oui!
Voix: Dc Olligan à l’appareil, je suis désolé de vous déranger mais votre frère Sam s’est fait renversé par une voiture. Il n’a rien de bien grave mais il faudrait venir le chercher.
Dean : Oh, c’est pas vrai… J’arrive tout de suite.
Dean raccrocha et se passa les mains dans les cheveux. Il prit son blouson, l’enfila, récupéra les clefs de l’impala et partit en direction de l’hôpital.
Dean entra en trombe dans l’établissement hospitalier et se dirigea directement vers l’accueil où se trouvait le docteur Olligan.
Dc Olligan: Mr Winchester. Votre frère va bien… En tout cas ça aurait pu être pire. Il à l’épaule droite de démise, trois côte cassées, une belle coupure à la tête et quelques hématomes.
Dean : Mais, que s’est-il passé ?
Dc Olligan : Par rapport à ce que m’a dit votre frère, il a traversé la rue sans faire attention et la voiture qui arrivait n’a pas pu l’éviter. Il se l’ai prise de plein fouet mais comme je vous l’ai dit, il a eu beaucoup de chance.
Dean : Je peux le voir ?
Dc Olligan : Oui, bien sûre, il est dans une petite salle d’auscultation au fond du couloir, la troisième porte à gauche.
Dean remercia le médecin pour la énième fois de la journée et alla rejoindre son cadet. Arrivé devant la porte, il ne pris pas la peine de frapper et entra. Sam était assis sur le lit et essayait tant bien que mal de mettre sa chemise. Dean s’approcha pour l’aider mais Sam le repoussa.
Dean : Ca va ?
Sam : Parfaitement bien. Et évite de dire ce que tu penses.
Dean : Et qu’est-ce que je pense ?
Sam : « Je te l’avais bien dit Sammy ! »
Dean : Je le pensais mais je ne te l’aurais pas dit. Qu’est-ce qui s’est passé ?
Sam (d’une voix plus que glaciale) : Je me suis jeté sous une voiture, je voulais savoir ce que ça faisait.
Dean compris très vite que Sam était redevenu très agressif et que ce n’était pas le moment de lui poser trop de question.
Dean : Tu peux sortir donc je vais à l’accueil pour signer la paperasse habituelle et on retourne au motel.
Sam fit un signe à Dean et l’aîné commença à quitter la pièce. Arriver à la porte, Sam l’appela.
Sam : Dean, je… J’arrive pas à mettre cette chemise. Est-ce que…
Dean : oui, attends !
Dean l’aida à enfiler sa chemise et à remettre l’atèle en place. Malgré les grimaces de douleurs, Sam ne prononça pas un mot.
Dean : T’avais la tête où avant de traversé ?
Sam : Nul part ! Mais, je te jure qu’il n’y avait pas de voiture quand j’ai regardé avant de traverser.
Dean : Elle arrivait peut-être trop vite ?
Sam (perplexe) : Ouai, peut-être ! Tu sais Dean, j’en ai marre !
Dean : Et de quoi ?
Sam : T’as raison, j’ai un petit quelque chose qui m’attire tout le temps des embrouilles. Je suis une boule de pouasse géante.
Dean : Ne dit pas ça ! Tu as moins de chances que la plupart des humains mais tu restes quelqu’un de bien.
Sam : Ah oui ! T’imagines que si je n’étais jamais venu au monde, tu aurais une mère, un père, certainement une femme et une vie saine et tranquille.
Dean : Ca, on en sait rien. Tu es né, j’ai un petit frère que j’aime et le reste ça n’à aucune importance…
Sam : J’aurai préféré ne jamais être venu au monde. Maman est morte, Papa est mort, Jess est morte, Madison aussi et maintenant j’ai perdu Sarah…
Sam avait les yeux pleins de larmes qu’il ne put retenir. Dean pris la tête de son cadet et la déposa sur son épaule. Il resta là, à attendre que Sam se calme un peu.
Dean : Allez Sammy ! Ca va passer… Après la pluie, le beau temps…
Sam releva sa tête, essuya son visage et se mit debout près à suivre son frère. Le docteur Olligan fit alors son apparition.
Dc Olligan : Alors Sam ! Ca va ?
Sam : Oui, ça va, merci.
Dc Olligan : Vous devriez allez à l’accueil, ils vous attendent pour signer les papiers de sortie.
Sam se dirigea vers la sortie. Dean était derrière lui mais le Docteur Olligan l’attrapa par le bras.
Dc Olligan : Je vous donne ces médicaments. (Il sort quelques boites du sac) Je vous ai donné en plus quelques calmants et des somnifères au cas où !
Dean : Au cas où quoi ?
Dc Olligan : Je crains que votre frère ne fasse un début de dépression. Il a répondu très bizarrement à l’infirmière qui l’a ausculté en première. Et son agressivité cache quelque chose de plus profond que de la mauvaise humeur. Il faut surveiller ça de très près…
Dean avalait chaque parole du médecin, il savait bien que son frère n’était pas en grandes formes ces dernières semaines mais au point de faire une dépression…
Dc Olligan : … Donc, il faudra le surveiller très sérieusement. Il faut qu’il mange à tous les repas, qu’il évite l’alcool et la drogue…
Dean : Attendez deux petites minutes ! Mon frère n’est pas un drogués c’est clair ! Il n’a jamais touché à la drogue…
Dc Olligan : Je ne dis pas le contraire. Je dis juste qu’il faut être très prudent !
Dean : J’ai bien compris ! Je vous remercie !!!
Dean alla rejoindre Sam à l’entrée. Ils se dirigèrent vers l’impala. L’aîné aida son frère à monter et alla s’installer de son côté. Il démarra et reprit la route. Il s’arrêta au premier fast-food et retourna ensuite au motel.
Dean était en train de dévorer son hamburger pendant que Sam prenait sa douche. Lorsque le cadet en sortit, il alla rejoindre son frère.
Dean (tendant une portion de frite) : Tiens, manges !
Sam (grimaçant) : Non merci, pas faim…
Dean : S’était pas une question ! Alors manges !
Sam : Bon, on part quand ?
Dean : Je vais pas tarder à y aller ! Toi, tu vas rester ici et te reposer.
Sam : C’est hors de question. Je viens avec toi que ça te plaise ou non.
Dean : Pourquoi il faut toujours que tu fasses ta tête brûler ? J’aimerai juste que tu gardes un peu de force et que tu te reposes.
Sam : Pourquoi je garderai des forces ? Je veux venir avec toi, s’il te plaît… Ne m’obliges pas à te supplier.
Dean (sous le regard insistant de son frère) : OK ! Ca marche mais tu restes à un mètre de moi… Pas plus.
Sam, heureux d’avoir gagné cette bataille se prépara à partir.
Dean : On ne partira pas tant que tu n’auras rien avalé !
Sam : Je le prends pour la route !!!
Dean : AH ! C’est hors de question ! Tu crois vraiment que je vais te laisser mettre des miettes et toutes sortes de cochonneries dans mon bébé ! C’est truc là, c’est plein de graisse et si mon petit cœur venait à être tâché, tu sauras mort avant que n’importe quel esprit s’attaque à toi… C’est bien compris.
Sam s’exécuta et grignota quelques frites. Dean alla se laver les mains et le visage dans la salle de bain. Sam en profita pour jeter le reste de frite par la fenêtre et le hamburger dans la poubelle en prenant bien soin de rajouter quelques feuilles de papier par-dessus.
Dean sortit de la salle de bain et enfila son blouson. Il vérifia que son frère ai bien pris son dîner.
Dean (tout sourire) : Ba tu vois, ce n’était pas si compliqué. Bon, allez en route !
Sam sourit et suivit son frère. Ils grimpèrent tous les deux dans la voiture.
Sam ne prononçait pas un mot. Dean lui, chantait à tue-tête un des tubes de AC/DC et jetait de temps à autres quelques regards vers son cadet.
Sam : On est encore loin ?
Dean (baissant le son de sa radio) : Tu plaisantes j’espère ! On est dans la voiture depuis moins de 5 minutes ! Je sais que j’aime rouler vite mais on a quand même 20 bornes à faire avant d’arriver au cimetière.
Sam : Je sais mais…
Dean : Sammy ! Tout faire dans la précipitation n’apportera rien de bon. On va faire les choses vite et bien comme à notre habitude !
Sam regarda son frère et attrapa son sac, resté derrière. Il fouilla à l’intérieur et commença à s’énerver…
Dean : Qu’est-ce que tu cherches !
Sam : Rien, c’est bon, laisse tomber…
Dean n’insista pas et appuya sur l’accélérateur.
L’impala était garé sur le parking. Les frères Winchester prenaient dans le coffre le matériel nécessaire pour leur mission. Sam ne portait pas grand-chose, il n’avait qu’une pelle dans la main et avait fait remarqué à Dean qu’il pouvait porter plus. Mais sous les ordres de son aîné, il dû se contenter de cette petite pelle.
Dean (balançant sa lampe torche sur le cimetière) : Selon le cadastre, notre jeune couple est enterré allée 18. Alors, y’a plus qu’à chercher…
Sam fit un signe de tête et suivit son frère dans les allées. Dean avançait rapidement sans se rendre compte que Sam peinait de plus en plus. Le plus jeune des Winchester était plus pâle qu’un linge propre et des perles de sueurs dégoulinaient le long de son visage. Il avait une main posée sur son cœur et s’essoufflait de plus en plus.
Dean le distançait. Il venait de se poster devant la tombe de nos amis et les salua.
Dean : Et Sammy ! Tu trouves pas ça étrange qu’il n’y ai que leurs prénoms sur la pierre tombale ! J’ai encore jamais vu ça !
Sam : …
Dean : Eh, Sammy ? Je sais que t’es pas en forme mais tu pourrais quand même faire l’effort de répondre à ton grand frère chéri !!!
Lorsque Dean se retourna, il aperçut Sam qui venait tout juste de le rejoindre. Sa lampe torche éclairant la pierre, il ne put pas remarquer la détresse de son frère.
Dean : Qu’est-ce tu fous ? J'avais dit que tu devais rester près de moi!!!
Sam : Désolé, j’ai… J’ai été intrigué par une autre tombe…
Dean : Je suppose que je vais me taper le trou à creuser ! A moins que tu acceptes de me donner un coup de main. (Dean rigole) Un coup de main… Allez Sammy ! Elle est bonne ma vanne…
Voyant que Sam n’avait pas très envi de se marrer, Dean retira son blouson et commença à creuser. Sam l’éclairait mais le jet de lumière de la lampe torche se baladait dans tous les sens.
Dean : Sammy ! Ce serait trop te demander de m’éclairer correctement ! Je te demande pas grand-chose…
Sam (apeuré) : Dean grouille toi, y’a quelque chose qui cloche.
Dean : Quoi ???
Mais avant que Dean n’entende la réponse de son jeune frère, il se prit un coup de lampe torche sur la tête. Sammy venait de disparaître de son champ de vision et en avait lâché sa lampe.
Dean prit quelques secondes pour réaliser ce qui venait de se passer. Il sortit du trou qu’il venait de creuser. Il balança sa lampe torche tout au tour de lui mais ne voyait pas Sam. Il entendit un cri, puis un deuxième. Il s’approcha de la source du bruit et entendit « Dean, crame les !! ». Hésitant à retourner vers la tombe, il jeta un dernier coup d’œil vers le lieu d’où provenaient les cris. Ne voyant toujours pas son frère, il décida de terminer son boulot. Il ne cessait de se répéter que si son cadet lui avait demandé de faire brûler le couple, s’était pour une raison bien précise. Sam chassait depuis suffisamment longtemps pour savoir ce qu’il faisait… Mais il n’était pas en grande forme alors Dean creusait encore et encore… Lorsqu’il arriva enfin aux cercueils, il donna de grands coups pelles. Une fois ouvertes, Dean sortit du trou, il balança le sel, l’essence et craqua son allumette et attendit. Il vit une large lumière blanche jaillir d’un mini bosquet à quelques pas de lui. Il entendit des cris perçants puis plus rien. La nuit avait récupéré son silence habituel. Dean hurla le prénom de son frère mais seul l’écho de sa voix revenait à ses oreilles. La peur l’envahit, il se mit à courir en direction du bosquet…
Dean arriva enfin au niveau du bosquet. Il fut déçu et encore plus paniqué lorsqu’il remarqua que le petit bosquet était de l’autre côté d’un mur.
Il ne perdit pas une minute et passa de l’autre côté de ce mur. Il aperçut alors son frère, appuyé contre un arbre, debout et vivant. Il prit une profonde inspiration en se passant une main tremblante dans les cheveux. Il s’approcha de Sam tout en lui parlant pour ne pas lui faire peur.
Dean (soulagé) : Sammy ! Est-ce que ça va ? Putain, j’ai eu une de ces trouilles… Tu peux pas t’imaginer !! Mon cœur n’a fait qu’un tour quand je t’ai entendu crier !
Sam : …
Dean (arriver à la hauteur de son frère) : Sam !!! (Il plaça le jet de sa lampe sur le visage de son frère) Et ! Sammy !! Tu devrait t’asseoir un peu t’es tout blanc…
Sam : Je… Je…
Dean (obligeant son frère à s’asseoir) : Et Sammy ! Qu’est-ce qui s’est passé ?
Sam regardait son frère droit dans les yeux mais Dean y vit de la peur, de la détresse et de la souffrance. L’aîné des Winchester passa la lumière sur tout le corps de son frère pour voir s’il y avait des blessures visibles. Il ne trouva rien d’autre qu’une large coupure sur l’avant bras gauche sans gravité. Mais il remarqua quand même que son frère se tenait la poitrine et avait du mal à respirer.
Dean : Ecoute Sammy ! Je vais aller chercher le sac, je l’ai laissé près de la tombe. Je reviens tout de suite. Respire à fond, essai de te calmer.
Sam (attrapant le poignet de son frère et ayant du mal à respirer) : Nan… Me laisse pas… Pourquoi… Tu veux… Me laisser ???
Dean (prenant la tête de Sam entre ses mains) : J’ai pris tes médocs avec moi, ils sont dans le sac que j’ai laissé là bas. Je vais le chercher, t’avale ce qu’il te faut et après ça ira mieux. Je ne vais pas t’abandonner !!! Jamais Sammy, tu m’entends…
Dean retourna chercher son sac. Il ne mit pas plus de 2 minutes pour revenir près de son frère qui peinait toujours autant. Il fouilla dans son sac et trouva le sachet de médicament. Il prit le temps de vérifier toutes les prescriptions avant de tendre à son petit frère les pilules nécessaires. Sam ne récupéra pas les pilules et rejeta la main de son frère. Les médicaments valsèrent et Dean s’énerva.
Dean : Mais ça va pas ? Qu’est-ce qui te prends ?
Sam : Va te… faire foutre… J’en veux pas de… tes merdes… Je veux… crever… et arrêter de… souffrir !!!
Dean : Là, franchement Sammy, c’est pas le moment de me faire un de tes plans foireux alors aux grands combats les grands moyens….
Dean reprit les médocs et attrapa violement la tête de son frère. Il la pencha en arrière et mit de force les pilules dans la bouche de Sammy. Il prit la bouteille d’eau et le fit boire. Celui-ci se débattait comme il le pouvait mais son aîné était en général plus fort que lui. Après plusieurs minutes de « combat », Sam avala ce qu’il avait dans la bouche et arrêta de se débattre. Dean souffla un peu mais ne lâcha pas son frère.
Dean n’avait pas bougé d’un millimètre. Il était adossé à un vieil arbre et tenait Sam entre ses bras. Il repensait aux propos du médecin, « dépression », son frère ferait-il vraiment une dépression ? Non, ce n’était pas envisageable ! Son petit frère en avais vu d’autre alors ce n’était qu’une petite crise passagère… Mais Sam avait des sautes d’humeurs, un coup il lui parlait tranquillement, le coup d’après, il l’envoyait bouler sans raison apparente… Dean n’y comprenait plus rien !!!
Sam était resté dans les bras de son frère sans bouger d’un pouce. Il avait calé sa tête entre le coup et l’épaule de son frère et attendait. Il ne savait pas quoi, mais il attendait. Son regard était vide et ses pensés allait à tous ceux qu’il avait aimé et qui- à présent- étaient morts ! Ses idées noires maltraitaient son estomac.
Sam : Dean, lâche moi ! S’il te plait.
Dean : T’es sûre ? Pas de bêtise !
Sam : Non, mais tu devrais me lâcher rapidement !
Dean : Et pourquoi ?
Dean regarda son frère se décaler. Il reprit la lampe torche qu’il avait posé près d’eux et regarda la tête de son frère ! Il eut un mouvement de recule lorsqu’il aperçut son teint verdâtre. Il attrapa le bras de Sammy qui tombait à genoux.
Dean : Et ! Sammy, je suis là ! Ca va aller !!!
Sam : Je…
Avant de terminer sa phrase, Sam prit le temps de vider le contenu de son estomac. Il sentait la main de son frère sur son épaule et ça le rassurait. Il avait tellement mal… Ses nausées ne passaient pas et il peinait de plus en plus à récupérer sa respiration.
Dean restait près de lui. Il évitait de regarder son frère car la nausée le prenait aussi. Lui, se sentait bien mais le fait de voir son frère souffrir à ce point le rendait carrément malade. Il était tellement impuissant ! Que pouvait-il faire ??? Plus il y pensait, plus son visage se marquait de colère et de tristesse.
Sam reprenait son souffle et essayait de se relever. Dean prit son bras et le plaça autour de son coup.
Dean : On va retourner à la voiture en faisant le tour du cimetière.
Sam (bégayant) : Mon…mon épaule !!! Je… je crois qu’elle est déboîtée… encore… Ca fait…mal.
Dean : Je vais te la remettre en place et je repositionnerais ton atèle correctement.
Dean mit Sam en face lui ! Il prit son bras droit sous son épaule. Sammy avait les yeux fermés et se mordait la lèvre inférieure. Dean regardait son frère et une larme glissa le long de sa joue. Il allait devoir faire souffrir son frère, encore une fois… Rien que cette idée le faisait terriblement faiblir. Mais il fallait remettre son épaule, une petite douleur pour en soulager une grande !
Sur cette pensée, il tira violement le bras de son frère. Un craquement sourd se fit entendre, Dean n’avait pas fermé les yeux et fixait son frère qui n’avait pas émit un seul bruit. L’aîné replia le bras de son frère et replaça l’atèle. Sam n’avait pas ouvert les yeux.
Dean baissa la tête et vit des gouttes de sangs tombée de plus en plus rapidement sur le sol. Il attrapa la main gauche de son frère qui tenait un petit couteau. Il le serrait avec une telle force que sa main était devenue bleue. Dean ne prononça aucun mot, tant bien que mal, il ouvrit la main de son cadet, récupéra le couteau, agrippa son frère et repartit en direction de l’impala.