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LA BERCEUSE DE LA MORT

Série : Supernatural
Création : 15.02.2008 à 18h33
Auteur : winsister 
Statut : Terminée

« Nos deux chasseur arrivent dans l'Utah pour une chasse. Mais il arrive parfoit qu'une chasse en cache une autre... » winsister 

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          Sam vient d’avaler son cinquième café en deux heures et il n’a rien avalé d’autre de la journée. Et cela a pour effet de lui tortiller sévèrement l’estomac. Il sent que la nausée qu’il a eue ce matin est sur le point de revenir.

SAM : Deaannn !

DEAN : Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? Elle est là ?

SAM : Non, j’crois que j’vais vomir…

DEAN : Hé merde !

Il se lève et cours dans la salle de bain. Il attrape la seule chose qui peut faire son affaire, en l’occurrence la poubelle. Il la place sur les jambes de son frère et lui positionne la tête au dessus. Puis il recule de plusieurs pas, préférant ne pas être aux premières loges du spectacle qui va suivre. Comme rien ne se passe, il se rapproche mais à peine a-t-il fait un pas que Sam commence à vomir trippes et boyaux. Entre deux expulsions nauséabondes, il a du mal à reprendre son souffle et Dean se demande quels sont les risques pour que son frère se noie dans son vomi. Il s’inquiète de le voir dans cet état, surtout sachant qu’il ne peut pas l’emmener chez un médecin. Il faudrait donner une explication pour ses blessures et son état en général, et il demanderait sûrement à ce que Sam soit hospitalisé. Et ça c’est un risque qu’ils ne peuvent pas se permettre dans l’immédiat. Une fois que son frère a fini son affaire, il attrape la poubelle comme s’il s’agissait d’une bombe prête à exploser au moindre mouvement brusque, et va la vider dans les toilettes. Il la rince vite fait pour en éliminer l’odeur, manquant vomir à son tour, et la repose près du lit, au cas où le besoin s’en ferait de nouveau sentir.

SAM : Ca va un peu mieux maintenant.

DEAN : Moi je dirai pas ça.

SAM : Pourquoi ?

DEAN : T’es tout vert. Sérieux on dirait le « géant vert » du maïs.

SAM : Ho ho ho.

DEAN : Voilà, celui là. Ca va sinon, tu tiens le coup ?

SAM : Je suis fatigué comme jamais je l’ai été et je sais pas si je pourrais tenir encore longtemps. Je me demande ce qui se passerait si je m’endormais maintenant, sans avoir vu la gosse. Peut être que je ne rêverais pas ?

DEAN : Et peut être que tu te ferais encore tirer dessus. Je vais pas passer mon temps à t’extraire des balles.

SAM : T’as raison mais là c’est de plus en plus dur de rester éveillé et…

DEAN : Et ?

Pas de réponse.

DEAN : Sam ?

SAM : Elle est là !

DEAN : Où ça ? Je la vois pas !

SAM : Elle est là je te dis ! Là !! Dean, fais quelque chose !!!

DEAN : Je la vois pas !!!

Dean panique comme si sa propre vie était menacée. Il regarde dans tous les sens, cherchant un indice lui montrant où elle se trouve. Puis il réalise que son frère ne lui parle plus. Il se tourne vers lui. Sam est en train de balancer sa tête de droite à gauche. Il porte ses mains à hauteur de son visage et commence à retirer son bandeau puis ses boules quiès. Dean essaie de les lui remettre.

DEAN : Sam ! Tu dois pas l’écouter ! Tu m’entends ? Tu dois pas l’écouter ! Tu dois lutter Sam !!

Mais rien n’y fait. Et à son grand étonnement, une fois son frère débarrassé de ce qui l’encombrait, il voit la petite fille apparaitre au pied du lit. Elle balance également la tête de droite à gauche et sourit. Il ne comprend pas pourquoi lui-même n’est pas sous le charme de la gamine maintenant qu’il peut la voir. Elle a les yeux plantés dans ceux de Sam et, de sa douce voix de petite fille, elle entonne sa chanson, sa berceuse de la mort ….

 


winsister  (21.02.2008 à 23:47)

 

         

 

Doucement, doucement,

Doucement s’en va le jour,

Doucement, lentement,

Tes pas se font lourds.

 

La lumière te fuit,

Ma chanson te suit,

Et la fièvre aussi,

Dans l’abîme.

 

Doucement, doucement,

Doucement s’en va ton souffle,

Doucement, lentement,

Tes pas se font lourds.

 

Au creux de la nuit,

Tes peurs endormies,

Détruirons ta vie,

Plus de vie.

 

Doucement, lentement,

Cruellement s’en va ta vie,

Doucement, lentement,

Tes rêves t’affaiblissent…

Et dans la seconde qui suit, Dean voit son frère sombrer dans le sommeil et un nouveau cauchemar.

DEAN : Non ! Sam !!!

C’est alors que la porte de la chambre s’ouvre à la volée. Surpris, il se retourne et se retrouve face à William…

 


winsister  (21.02.2008 à 23:48)

         Encore une heure qui vient de passer. William se demande si sa théorie est la bonne quant au nombre d’attaque que le jeune Winchester a subit. Après laquelle attend-il. La quatrième, la cinquième ? Ou alors a-t-il tout faux et c’est bientôt le tour de la dernière… Il jette de nouveau un coup d’œil furtif dans la chambre. Et ce qu’il y voit ne le rassure en rien. Au contraire. Il la voit, elle est là, exécutant un mouvement de balancier avec la tête, imitée par Sam. De là où il est, il ne peut pas apercevoir son collier, savoir où ils en sont. Puis il voit Sam s’écrouler sur son lit, Dean le secouer pour le réveiller. Il ne peut plus rester là comme ça à regarder, cela lui devient insupportable. Il décide donc d’entrer. Il se dirige vers la porte et l’enfonce.

DEAN : Qu’est-ce que vous faites là ?!

WILLIAM : A combien en est-il ?

DEAN : Pardon ?

WILLIAM : A combien en est-il ?! Combien de cauchemar a-t-il déjà fait ?!

DEAN : Que… C’est le cinquième… Mais comment êtes-vous au courant de ça ?

WILLIAM : Ca fait longtemps que je suis sur cette affaire.

Une idée fait alors son chemin dans la tête de Dean. Une idée qui éveille un sentiment de colère. Une colère prête à virer à la rage si elle s’avérait fondée.

DEAN : Depuis quand savez-vous que Sam a ces cauchemars ? Répondez !

WILLIAM (mal à l’aise) : Depuis que je les ai vu face à face au parc. J’ai su au moment même où je vous ai vus la première fois.

A peine a-t-il fini sa phrase que Dean lui saute dessus, le frappant à coups de poings. William se défend comme il peut mais le sentiment de rage de Dean lui a donné une force insoupçonnable. Dean finit par coucher son adversaire au sol et se met à califourchon dessus, le frappant au visage, encore et encore. Il aura fallut les gémissements de son frère pour qu’il s’arrête. Il relâche William, lui jetant un regard dédaigneux, méprisant. Il retourne auprès de son frère et constate que sa température a encore augmentée.

DEAN : Sammy…

WILLIAM : Le cinquième est le plus difficile, le plus effrayant.

DEAN : Vous étiez au courant et vous n’avez rien dit. Pourquoi ?

WILLIAM : Je n’pouvais pas…

DEAN : Vous n’pouviez pas ?! Mon frère risque de mourir uniquement parce que vous ne pouviez pas ?!

WILLIAM : C’est compliqué, je n’peux rien vous dire encore.

DEAN : Certainement pas. Vous allez tout me raconter cette fois. Et pas d’entourloupe ou je jure sur ma vie que je vous tuerais.

WILLIAM : Occupons nous d’abord de votre frère. Autrefois je faisais des études de médecine. Laissez-moi examiner ses plaies.

William se rapproche du lit sous l’œil attentif de Dean. Il retire les pansements de Sam et inspecte les blessures. Son expression n’est pas très optimiste.

WILLAM : J’ai de la morphine dans ma chambre. Il faudra lui en donner un peu. L’infection est en train de s’installer et il va falloir la stopper. Je vais chercher ce qu’il faut dans ma chambre.

DEAN : Il vaudrait mieux pour vous que vous reveniez sinon je vous jure que…

WILLIAM : C’est bon, j’ai saisi le message. Je reviens de suite. Surveillez-le.

DEAN : Gardez vos conseils pour vous. Je sais encore m’occuper de mon frère.

William jette un dernier regard en direction des frères et quitte la chambre. Une fois dans la sienne, il soigne son visage avant de les rejoindre. Dean ne l’a pas raté. Son arcade gauche a éclatée et il lui a déchaussé une dent. La prochaine fois, il réfléchira à deux fois avant de faire des cachoteries à un chasseur aussi entrainé que lui.

Pendant ce temps, Dean est toujours au chevet de son frère. Les paroles de William se bousculent dans sa tête. Le cinquième est le plus difficile avait-il dit. Cela signifiait-il que son frère risquait de mourir au cours de ce rêve ? Non, ça doit être autre chose, sinon il n’aurait pas parlé de son état à son réveil. C’est alors que Sam commence à gémir de plus belle et à se débattre.


winsister  (22.02.2008 à 19:18)

            Sam est dans une plaine. L’endroit est désert et aride. Pas de végétation à part un ou deux arbres calcinés. Pas le moindre signe de vie. L’air y est lourd et irrespirable. Il est chargé d’une odeur que Sam ne connait que trop bien : le souffre. Il se demande où il est et ce qu’il va lui arriver. Il sait qu’il est en train de rêver, mais il sait surtout que pour lui, les rêves sont tout aussi dangereux que la réalité. Voire même plus. Physiquement il se sent bien. En meilleure forme que quand il est éveillé en tout cas. Ses blessures aux épaules sont toujours là mais elles ne sont pas douloureuses. Quant à sa fièvre, elle est absente de ce monde là. D’ailleurs, quel était ce monde. Dans ses rêves précédents, il s’est toujours trouvé dans le même lieu que dans la réalité. La chambre d’hôtel et la salle de bain. Mais cette fois, c’était différent. Il était en terrain inconnu. Le vent commence à se lever. Un vent chaud et chargé de différentes odeurs. Le souffre, la pourriture, la mort… Il sent l’angoisse le gagner car il commence à avoir une vague idée de l’endroit où il peut être. L’endroit que tout le monde redoute, y compris les démons. L’endroit qui lui sera destiné s’il cède à ce côté sombre qui l’habite. L’enfer…

Il commence à avancer, regardant autour de lui, à l’affût du moindre mouvement, du moindre signe trahissant une présence. Puis le vent souffle en une énorme bourrasque, créant un nuage de sable, l’obligeant à fermer les yeux. Il attend que ça se calme pour les rouvrir. Mais quand enfin ses yeux s’ouvrent, il le regrette aussitôt. Devant lui se trouve l’être qu’il hait le plus au monde. L’être qui est à l’origine de ses malheurs. L’être qui a fait de sa vie un enfer.

SAM : Azazel ? Je te croyais définitivement mort ?

AZAZEL : Tu croyais vraiment pouvoir te débarrasser de moi aussi facilement ? C’est mal me connaitre Sammy. J’ai toujours des projets pour toi ne l’oublie pas.

SAM : Jamais je ne ferai parti de tes plans.

AZAZEL : Ho mais tu finiras par accepter, sois-en sûr. Tu sais ce dont je suis capable. Aurais-tu déjà oublié ta mère ? Et la jolie Jessica ?

SAM : Ne parle pas d’elles. Je t’interdis de prononcer leurs noms.

AZAZEL : Hooo… Ca te fait de la peine de parler d’elles ? Ca te met en colère de savoir qu’elles sont mortes par ta faute ?

SAM : Tais toi !

AZAZEL : Elles sont mortes par ta faute !

SAM : Non !! C’est toi ! Toi qui les as tuées !!

AZAZEL : Rejoins-moi. Rejoins mon armée et je te les rendrai. Et je pourrais même annuler le pacte de ton frère.

Sam ne dit rien. Non, c’est juste un cauchemar, tout ce qu’il dit est faux. Ne pas le croire, ne pas l’écouter…

AZAZEL : Crois-tu vraiment qu’il ne s’agisse que d’un cauchemar ? N’as-tu pas eu la preuve que tout ce qui se passe ici est réel ? Regarde-toi. Tes blessures sont bien là. A ton avis, où s’arrête le rêve et où commence la réalité ?

SAM : Non, tu mens. Tu es mort, tu n’es pas réel.

AZAZEL : Alors je me dois de te prouver le contraire.

Il ferme les yeux et semble soudain très concentré. Sam de son côté cherche une issue de secours mais au moment où il va pour s’éloigner, Dean apparait dans la plaine. Il semble perdu et déboussolé. Quand il aperçoit Sam, son visage reflète de l’inquiétude. Il se précipite vers lui. Sa réaction est différente de celle qu’il a eue dans les autres rêves.

DEAN : Sam ! Tu vas bien ?

SAM : Dean ?

DEAN : Tu t’es endormi. J’ai pas pu te réveiller et je sais pas comment j’ai atterri ici.

SAM : Non, c’est impossible. Tu peux pas être là !

DEAN : Et pourtant. Et je vois que je suis pas le seul invité. Salut Zaza, moi qui espérais plus te revoir.

AZAZEL : Dean, tout le déplaisir est pour moi. Alors Sam. Je te renouvelle mon offre. Rejoins-moi.

SAM : Jamais je ne serais des vôtres.

AZAZEL : Tu n’as donc pas assez de morts sur la conscience à ce que je vois. Soit. Je saurai te faire plier.

C’est alors que d’un mouvement rapide de la main, il soulève Dean du sol et l’envoie contre un des rares arbres, l’empalant sur une branche cassée.

SAM: Noonn!!!!!!!! Deeaann!!!!!

AZAZEL: Bye bye Dean. Encore un mort sur la conscience.

Sam se précipite vers son frère mais Azazel le coupe dans son élan. Sans même le toucher, il le plaque au sol et l’immobilise.

AZAZEL : Tout ce qui arrive ici arrive aussi dans la réalité Sammy. Ton frère est mort lui aussi. Encore à cause de toi. De ton entêtement à refuser ce qui te revient de droit. Ta place à mes côtés.

SAM : Dean… Non…

AZAZEL : Maintenant que tu es seul, que tu n’as plus personne, que tu les a tous tués, rejoins-moi !

SAM : Non, jamais… Je… je préfère encore mourir…

AZAZEL : Qu’il en soit ainsi.

Il recule de quelques pas et Sam est soudain encerclé par les flammes. Elles se rapprochent. Il peut sentir leur brûlure sur sa peau. Sa peur, sa peine, sa culpabilité et la douleur lui arrachent un cri qui déchire le silence.

SAM : NOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!


winsister  (22.02.2008 à 19:18)

            Sam se réveille d’un bond et se débat  tellement que Dean a du mal à le maitriser. Son frère se recroqueville sur lui-même, se tenant la tête entre les genoux.

DEAN : Sam… Sammy, tout va bien… je suis là…

SAM : Non ! Non !! Je brûle !!! Je brûle !!!

Et il recommence à se débattre, se frottant le torse et la tête. Dean réussit à le stopper et le retourne vers lui. C’est alors qu’il aperçoit d’horribles plaques rouges sur le torse, les bras et le visage de son frère. Mais ce qu’il remarque surtout, ce sont ses cheveux. Une épaisse mèche blanche barre la toison brune de ses cheveux.

DEAN : Mon Dieu c’est pas vrai… C’est quoi ça encore…

Au même moment la porte s’ouvre et William apparait sur le seuil avec un sac sur l’épaule. Il aperçoit lui aussi la mèche de Sam et son visage s’assombrit.

WILLIAM : Merde, il manquait plus que ça.

DEAN : Quoi, qu’est-ce que ça veut dire cette mèche !

WILLIAM : Que ce pourri a trouvé le moyen de l’affaiblir. Il a provoqué un cauchemar tellement réel que Sam y a cru. Et sa peur et son désespoir ont été si grands que ça se reflète sur son apparence physique. Les rares fois où ce signe s’est manifesté, c’est quand la personne qui rêve assiste à la mort de l’être qui lui est le plus proche, généralement après qu’on lui ait fait croire que la personne en question ait été amenée dans le rêve.

Dean regarde son frère, se demandant si c’est à sa mort que Sam a assisté. Mais les rictus de douleur de son frère le sortent de ses pensées.

DEAN : Vous avez la morphine ?

WILLIAM : De nouvelles blessures ? Laissez-moi regarder.

Il s’approche de Sam, toujours maintenu par Dean. William regarde les marques de brûlure et prend son pouls.

WILLIAM : Ce sont de belles brûlures mais il ne devrait pas en garder de marques. Par contre son pouls est trop rapide, je dois attendre pour lui administrer la morphine sans quoi son cœur ne tiendra pas le choc.

DEAN : Vous pouvez au moins lui donner quelque chose pour calmer la douleur quand même !

WILLIAM : Oui, et je vais lui mettre des gazes de paraffine sur les plaies. Ca devrait faire l’affaire.

Il s’exécute pendant que Dean maintient sa main sur le front de son frère. Il est brûlant de fièvre et ne dit pas un mot. Son regard est vide de toute expression, comme s’il n’était pas là.

DEAN : Sammy, parle moi je t’en prie. Dis-moi ce qui s’est passé…

Les yeux de Sam commencent à s’agiter. Il recommence à se débattre. Il est terrifié. Il essaie de quitter le lit mais son frère le retient. Sam réalise alors que c’est bien Dean qui est à côté de lui. Qu’il est bien là. Vivant.

SAM : Dean…

Et tout son corps est soudain secoué de spasmes. Il pleure. Il laisse extérioriser sa détresse, son désespoir. Il ne se contrôle plus, trop fatigué et abattu pour commander son propre corps. Il prend sa tête entre ses mains pour essayer de se calmer et à force de volonté, parvient à stopper ses larmes.

Et doit vraiment arrêter car chaque spasme lui bloque un peu plus la respiration. Reprendre le contrôle de son corps est pratiquement une question de survie. Même si tout son corps n’est que douleur, il doit lutter pour rester en vie. Pour son frère. Pour Dean.

DEAN : Ca va mieux ? Tu veux un peu d’eau ?

SAM : Merci. Ca va… En fait non passe moi…

Sam n’a pas le temps de finir sa phrase. Mais Dean a pu remarquer que son teint virait au vert et lui a déjà installé la poubelle à portée de tête. Et il ne peut s’empêcher d’entendre les gémissements de douleur de son frère pendant qu’il fait son affaire. Il sait que Sam souffre beaucoup physiquement et cela l’inquiète de savoir qu’il a aussi beaucoup souffert émotionnellement au cours de ce dernier rêve.

DEAN : Tu veux m’en parler ?

SAM : Non…Je… Je peux pas. Qu’est-ce qu’il fait là ?

DEAN : Il était au courant depuis le début et il n’a rien dit. Mais maintenant, il va rattraper son erreur. Pas vrai ?

WILLIAM : Très bien, je vais vous dire tout ce que je sais. Venez par ici que je vous montre ce que j’ai.

DEAN : Bon, pendant que Môssieur m’explique, toi tu fais ce qu’il faut pour pas dormir.

SAM : Je parle tout seul.

DEAN : Tu parles tout seul.


winsister  (22.02.2008 à 22:00)

           Avant de rejoindre Dean près du bureau, William fait une injection de morphine à Sam pour calmer sa douleur.

WILLIAM : J’aurai quand même préféré éviter la morphine.

DEAN : Vous trouvez peut-être qu’il ne souffre pas assez ?

WILLIAM : Non, mais avec la fièvre qu’il a, ça risque de faire des étincelles.

DEAN : On verra bien. Bon, maintenant je vous écoute. Qui est cette sale môme et pourquoi elle en a après Sam ?

WILLIAM : Et bien cette sale môme comme vous dites, n’est rien d’autre qu’une sorte de  démon des rêves.

DEAN : Un démon des rêves ? Nous v’là bien… Et pourquoi il s’en est pris à Sam ? On savait même pas qu’il y avait un démon ici. On l’a pas attaqué.

WILLIAM : Disons que c’est un mauvais coup du hazard. Ce démon était là pour quelqu’un d’autre. Un homme, mort le même jour que la dernière victime de votre vampire.

DEAN : Qui c’était ? Et qu’est-ce qu’il a fait pour avoir un démon sur le dos ?

WILLIAM : Il n’a rien fait. Il est tout simplement né dans la mauvaise famille.

DEAN : Okay, alors là je vous suis pas du tout. Vous allez me raconter tout ça depuis le début. Je veux en savoir autant que vous sur cette histoire.

WILLIAM : Très bien. Mais je vous préviens, ça risque d’être long alors je vous fais la version courte.

DEAN : Du moment que vous me donnez le moyen de sortir mon frère de là, le reste je m’en balance.

WILLIAM : Je comprends.

Il attrappe alors son sac et en sort une énorme liasse de papiers. Dean peut y voir des articles de journeaux très anciens, des diagrammes, des arbres généalogiques…

WILLIAM : Bon, alors tout à commencer en 1802. Un homme du nom d’Ulrich Sandman vivait à Biloxi, dans l’état du Mississippi. A l’époque, la ville comptait majoritairement une population de fermiers. Et il semblerait que ce Sandman prenait plaisir à agresser et violenter les enfants des maisons allentoures.

DEAN : Un pédophile ?

WILLIAM : Les parents des enfants concernés n’ont rien dit aux autorités et ont voulu lui rêgler son cas eux-même.

DEAN : Une exécution en somme.

WILLIAM : Tout à fait. Ils l’ont lynché puis brûlé vif.

DEAN : Appétissant. Et le démon là dedans ?

WILLIAM : J’y viens. D’après l’article du journal de l’époque, les villageois ont été arrêtés. Cherchez la logique là dedans. Enfin bref. Ils ont tous dit qu’ils l’avaient entendu crier un mot avant de mourir.

DEAN : Et c’est ?

WILLIAM : Hécate.  Déesses des morts, honorées comme la déesse des carrefours parce qu’elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Mais c’est aussi la déesse de l’ombre, celle qui sucite les cauchemars et les terreurs nocturnes, ainsi que les spectres et les fantomes.

DEAN : Oui, je connais. Hécate et ses Erinyes. Et vous pensez que c’est Hécate elle-même qui provoque tout ça ?

WILLIAM : Non, je pense plutôt à une des Erinyes. Surement Tisiphone, la vengeresse des meurtres. A part que cette fois, elle ne se contente pas d’attendre les coupables devant l’Hadès, elle vient les chercher elle-même.

DEAN : Donc, notre Sandman aurait conclu un accord avec Hécate ?

WILLIAM : J’en ai bien peur.

DEAN : Super… Et on fait quoi contre une déesse ?

WILLIAM : On trouve le moyen de rompre l’accord. Mais d’abord, vous êtes sûr que votre frère est obligé de parler ?

Dean, qui n’avait pas fait attention jusque là, se tourne vers Sam et écoute ce qu’il raconte…


winsister  (22.02.2008 à 22:01)

            Sam est sur le lit, les bras ballants, le regard hagard. Il ne bouge pas, de peur de déclencher de nouvelles douleurs. Il parle. Mais du fait de la présence d’un étranger, il préfère ne plus parler de sa vie. Il a donc choisi d’énumérer des articles du code civil. Malheureusement, les craintes de William s’avèrent fondées. Fièvre carrabinée et morphine ne font pas bon ménage. Sam est en plein délirium, ce qui a malgré tout un certain côté comique.

SAM : Article 16 alinéa 1, loi du 29 juillet 1994, article 1. Chacun a droit au corps  qu’il respecte. Le corps humain est invendable. Le corps humain et… ses trippes et ses os ne peuvent pas faire de droit matrimonial.

Dean ouvre des yeux tout ronds en entendant son frère bafouiller autant.

SAM : Article 16 alinéa 3, Loi du 6 aout 4002, article 9. Il ne peut être porté intégrité qu’à l’atteinte d’un corps humain. Sauf quand c’est pas nécessaire ou pour la thérapeutique des truies. Le consentement de l’intéressé doit être acceuilli chaleureusement au cas où une intervention est nécessaire et qu’il peut pas dire oui. Article 16. La loi assure une prime aux personnes et atteint une dignité garantie si t’es interdit de commencer ta vie.

Dean ne peut s’empêcher de pouffer de rire.

DEAN : Okay, on va laisser maitre Matlock continuer ses élucubrations et on va reprendre.

WILLIAM : Heureusement qu’on n’a pas besoin de lui dans l’immédiat.

DEAN : Une chance pour nous en effet. Bon, je sais toujours pas pourquoi cette Erinyes s’en prend à Sam, ni comment elle fonctionne d’ailleurs.

WILLIAM : J’allais y venir avant d’être interrompu par Perry Mason. Ma théorie est que Sandman a conclu un accord avec elle. Il lui a demandé de le venger. Et apparament, il a étendu cette malédiction sur toutes les générations qui devaient suivre. Trois hommes sont à l’origine de sa mort. Morts tous les trois étrangement, pendant leur sommeil. Leurs enfants : idem. La première génération a été attaquée une fois que la suivante a engendré la précédente. Et ainsi de suite. Regardez.

Il lui montre une feuille où l’on peut voir trois arbres généalogiques différents. Pratiquement tous les noms en sont barrés. Il n’en reste qu’un, suivi d’une petite case vierge.

DEAN : Qui est cette Angélique Léna ?

WILLIAM : C’est la seule et unique représentante de sa génération. Elle est enceinte, d’où la case vierge à côté de son nom. Sa grand-mère, son père, ses tantes. Tous sont morts de la même façon. Elle est la suivante. Enfin, elle aurait dû l’être. L’homme mort avant votre arrivée était le dernier de la génération précédente.

DEAN : Mais pourquoi Sam ? On n’a aucun lien de parenté avec ces familles que je sache.

WILLIAM : La même raison que celle qui m’est venue à l’esprit la première fois que je l’ai vu je suppose. Votre frère ressemble trait pour trait à Loic Farrow, le commanditaire du meurtre de Sandman.

DEAN : Et vous croyez que Tisiphone l’a pris pour lui ? Non mais c’est du délire ! Comment ça pourrait être lui si elle l’a déjà tué ya près de deux cents ans !!

WILLIAM : Leur vision de la réalité est différente de la notre je suppose. Ce n’est pas la première fois qu’elle se méprend sur une personne.

DEAN : Qu’elle se méprend ? Non vous rigolez c’est ça ? Mon frère risque d’y rester par ce que cette saloperie à fait une erreur sur la personne ?!

Il se tourne alors vers son frère, toujours perdu dans ses bafouillages. Non, il doit empêcher ça. Il le faut. Coûte que coûte.


winsister  (22.02.2008 à 22:01)

           Sam continue de parler, essayant tant bien que mal d’aligner trois mots. Il n’entend pas ce que son frère et William se disent. Il ne sait même pas ce que lui-même raconte. Il parle, il doit parler. C’est tout ce qu’il sait. C’est la seule condition s’il ne veut pas dormir. S’il ne veut pas mourir. La fièvre, alliée à la morphine, embrume son esprit. Pourquoi devait-il vivre après tout… Pourquoi ne pas céder à l’appel de la mort… Si cela devait signifier qu’il serait enfin en paix. Pourquoi vivre ? Pourquoi continuer à vivre si Dean doit le quitter bientôt ? Pourquoi continuer à vivre avec ce poids et ce remord sur la conscience ? Pourquoi continuer à vivre, à souffrir ? Son frère l’a abandonné en acceptant ce pacte. Il l’a abandonné en vendant son âme. Il l’a ramené du royaume des morts mais il ne lui a pas offert l’espoir d’une nouvelle vie. Non, il ne lui a offert que le désespoir de voir son frère mourir. De voir son frère partir en enfer. Par sa faute… Pourquoi devait-il vivre pour continuer à endurer tout ça ? Sans s’en rendre compte, il baisse de plus en plus la voix au fur et à mesure qu’il parle. Dean et William sont trop pris dans leur discussion pour s’en apercevoir. Sa vie n’est que souffrance et douleur. Il n’en peut plus. Il n’en veut plus… Pourquoi ne pas céder ? Pourquoi ne pas dormir ? Pourquoi ne pas mourir… Il ferme les yeux et se laisse entrainer dans les méandres du sommeil…

 

            Dean et William en sont encore à discuter de Tisiphone. Plusieurs points sombres que Dean voudrait qu’on lui explique.

DEAN : Pourquoi elle est encore active si vous savez comment s’en débarrasser,

WILLIAM (mal à l’aise) : Tout ce que je sais n’est que pure théorie.

DEAN : Théorie ? Vous n’en savez rien ?!

WILLIAM : Tout ce que je sais, je l’ai appris grâce à deux victimes. Elles avaient écrit un journal à partir de leur quatrième attaque. Chacune en avait parlé à sa famille et avait appris que d’autres de leur lignée avait vécu les mêmes expériences mais qu’ils en étaient morts. Ils ont écrit ces journaux dans l’espoir que quelqu’un puisse un jour mettre fin à cette malédiction.  D’après ce qu’ils écrivent, le premier rêve est lié à l’enfance, le suivant à une peur maladive. Les autres vont crescendo, utilisant leurs peurs et les remords les plus profonds.

Dean repense alors à la peluche qu’il a trouvée au motel. La même que celle qui avait effrayé son frère autrefois. La seule peur maladive qu’il connaisse à son frère, c’est sa phobie des clowns. Ses remords pour la mort des siens, sa peur d’être un monstre… Tout se met en place dans sa tête. Ce sont les peurs de Sam qui le tuent à petit feu. Il se retourne vers son frère. Mais ce qu’il voit fait s’emballer son cœur.

DEAN : Sam !! Non !!

Il se précipite vers lui et le secoue pour le réveiller. La panique le gagne. Pourquoi ne l’a-t-il pas mieux surveillé ? Pourquoi l’a-t-il laissé lutter seul contre le sommeil ? Pourquoi ?! Pourquoi ?!! Le remord et la culpabilité s’emparent de lui.

DEAN : Réveille-toi ! Réveille-toi !!

Il crie, le secoue. Sans s’en rendre compte, les larmes avaient pris possession de ses yeux. A force d’insister, Sam finit par émerger, doucement, puis brutalement. Il se débat, tente de reculer sur le lit mais ses brûlures se sont intensifié et le moindre mouvement lui arrache un cri de douleur.

DEAN : Calme toi. C’est fini… c’est fini…

Il prend son frère dans ses bras et commence à le bercer doucement pour le calmer, comme lorsqu’ils étaient enfants…


winsister  (22.02.2008 à 22:03)

           Dean reste assis près de son frère. Il ne veut pas commettre deux fois la même erreur. Il est bien décidé à ne pas le lâcher d’une semelle.

DEAN (s’adressant à William) : Comment ça se fait que j’ai réussi à le réveiller cette fois ?

WILLIAM : Il s’est endormi seul, sans son intervention. Je ne vois que cette possibilité.

DEAN : Sam, tu étais censé me prévenir si ça n’allait pas. Pourquoi tu n’as rien dit ?

SAM (d’une voix faible) : J’ai… J’en avais assez…

DEAN : De quoi tu parles ? Tu n’as quand même pas fait en sorte de dormir ?

SAM : … Si …

DEAN : Mais pourquoi ?

SAM : J’en avais marre Dean. Je suis épuisé. Par tout ça, par la chasse, par…

DEAN : Quoi ? Parle-moi Sammy.

SAM : Par le fait d’avoir ta mort sur la conscience, de savoir que bientôt tu ne seras plus là !

DEAN : Sam, je…

SAM : Non, j’en peux plus. Je veux la paix. C’est tout ce que je demande. La paix, ne plus souffrir, ne plus perdre ceux que j’aime.

DEAN : Tu ne dois pas te laisser abattre. Je suis encore là.

SAM : Oui mais je ferais quoi moi quand tu seras parti ?

La fatigue aidant, ses nerfs lâchent et il se met à pleurer. Des larmes de désespoir qui ne demandaient qu’à sortir depuis des mois. Des larmes qui secouent son corps meurtri, le faisant souffrir un peu plus. Dean ne sait pas quoi faire pour le calmer. Quoi dire pour l’apaiser. Il sait ce qu’il ressent vis-à-vis de ce pacte. Lui-même avait ressenti ça quand son père avait vendu son âme pour lui. Mais lui, il était plus fort que Sam, plus endurci. Et il savait à l’époque qu’il lui restait encore son frère. Mais Sam, que lui restera-t-il ? Plus de famille. Plus rien. Rien que des souvenirs et de la culpabilité…

SAM : J’veux pas d’une vie comme ça… J’n’en veux plus… Pas sans toi…

DEAN (tentant de cacher son propre désarroi) : Sammy… Je suis désolé de te faire endurer ça mais… Tu dois te battre et vivre. Tu dois vivre tu m’entends ! C’est la seule chose qui m’aide à vivre le temps qu’il me reste de façon sereine. Si tu abandonne aujourd’hui, je l’aurais fais pour rien…

Sam se tourne vers lui, le regard perdu. Comment peut-il lui demander ça ? Comment peut-il lui demander de continuer à souffrir ? Puis il se dit que son frère a raison. Que s’il meurt, Dean aura sacrifié sa vie, son âme pour rien. Il doit accepter de continuer à vivre, même s’il refuse d’accepter le fait que Dean va mourir.

SAM : Je suis trop épuisé pour lutter Dean. Même si j’accepte de vivre pour toi, je n’y arriverais pas. Ces cauchemars vont finir par me tuer, que je le veuille ou non.

DEAN : Non, je t’interdis de dire ça. On va trouver la solution. J’te sortirai de là.

Il se tourne vers William qui les avait écoutés sans rien dire. Cet échange entre les deux frères l’a touché plus qu’il ne l’aurait voulu. Il se sent comme investi d’une mission nouvelle. Sauver Sam, à tout prix…


winsister  (22.02.2008 à 22:04)

WILLIAM : Bon, on fait un récapitulatif. On sait qu’il ne reste plus qu’un seul rêve. Malheureusement, je ne sais pas à quoi il correspond exactement. Tout ce que je sais, c’est qu’on ne se réveille pas de celui-là.

DEAN : On n’a rien de plus encouragent ?

WILLIAM : Il nous reste le collier.

DEAN : Qu’est-ce qu’il signifie exactement ?

WILLIAM : Les fleurs représentent chaque rêve. Un couplet, un rêve, une éclosion. Les fleurs se gorgent de la peur de celui qui rêve. Il est un peu comme une clé. Celui qui le touche accède aux rêves de la victime. Sam ne l’a peut-être pas remarqué, mais elle devait être présente à chaque fois, d’une manière ou d’une autre.

SAM : La seule chose commune à tout ça c’est la musique. Je l’entends en permanence. Que ce soit dans les rêves ou pas. Et même à l’instant où je vous parle.

WILLIAM : C’est le point commun. Elle porte le collier donc elle est en permanence en contact avec lui. Maintenant, imaginez qu’une autre personne touche le collier…

DEAN : Quoi, ça nous permettrait d’aller aussi dans ce rêve ? Et si ça devait marcher, qu’est-ce qu’il faudrait faire ?

SAM : Combattre sa peur… Sa plus grande peur…

DEAN : Oui… En fait, les premiers rêves ne servent qu’à affaiblir la personne. Pour être sûr qu’elle ne peut pas gagner le combat. C’est pour ça que le cinquième rêve est le pire n’est-ce pas ?

WILLIAM : C’est exact. Et pour certains, c’est presque une première mort. Et je pense que c’est ce qui s’est passé pour Sam.

Il se tourne vers Sam. Son regard se plante dans le sien et il y voit une grande détresse. Il comprend que Sam ne veut pas parler de son rêve et il a bien l’intention de respecter ce choix. Mais il y a une chose dont il doit être sûr.

WILLIAM : Sam, au cours de votre dernier rêve, avez-vous demandé à mourir ?

DEAN : Non mais c’est quoi cette question ?!

SAM : Oui…

DEAN : Quoi ? Sam ?

SAM : Si tu avais vu… Je ne pouvais pas en supporter plus…

WILLIAM : Voilà l’origine de la mèche.

SAM : Quelle mèche ?

DEAN : Ben disons que tu lance un nouveau genre. Tu as une superbe houppette blanche sur la tête.

Sam soupire. Rien ne lui sera donc épargné…

SAM : Ya autre chose que je dois savoir ?

WILLIAM : En demandant à mourir, vous l’avez invitée à venir chercher votre âme. Elle n’aura même pas besoin d’utiliser vos peurs pour vous avoir. C’est comme si vous vous étiez condamné tout seul.

DEAN : Vous n’avez pas à le juger ! Personne à part lui ne sait ce qu’il a vécu, ni comment il aurait réagi à sa place.

WILLIAM : Je n’le blâme pas. Le problème c’est que si vous rejoignez votre frère dans son rêve, c’est votre plus grande peur qu’elle utilisera. Pour vous tuer tous les deux.

Les frères se regardent. Chacun ignore ce que l’autre devra endurer au cours de ce rêve. Mais chacun sait que l’autre sera là, et qu’à eux deux, ils sont plus forts…


winsister  (22.02.2008 à 22:05)

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