Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Supernatural
Création : 07.03.2008 à 23h29
Auteur : winsister
Statut : Terminée
« Alors voici ma toute nouvelle fic. merci de me laisser l'écrire seule et bonne lecture à tous! » winsister
Cette fanfic compte déjà 34 paragraphes
Lorsque William revient à la vieille maison, il est heureux de trouver les deux Winchester bavardant et riant. Cela lui aurait fait de la peine si ces deux là étaient devenus réellement des ennemis.
WILLIAM : Ben je vois qu’on s’amuse bien ici. Comment ça va Sam ?
SAM : Ca va bien, tant que je fais pas d’effort.
WILLIAM : Et ta blessure ? Elle a pas re-saignée ?
SAM : RAS de ce côté-là.
WILIAM : Bon ben c’est parfait. Tiens, ça c’est pour toi.
Il lui tend un sachet contenant des antibiotiques ainsi qu’inhalateur. Sam le prend et avale de suite les médicaments. Dean, lui, regarde avec avidité l’autre sachet que tient William, celui qui contient visiblement bon nombre de hamburgers.
DEAN : Bah et moi, j’peux avoir ma commande ou faut que j’te supplie ?
Sam lève les yeux au ciel, se disant que son frère ne changera jamais. Pendant que Dean se remplit la bouche, une question vient sur le tapis.
SAM : L’un de vous a déjà entendu parler du crucifix que Lothar m’a envoyé chercher ?
WILLIAM : Jamais, et d’ailleurs, si vous êtes d’accord, j’aimerais le garder pour faire des recherches dessus.
DEAN : Personnellement j’y vois pas d’inconvénients. Sam ?
SAM : Non plus. On a des nouvelles de Lothar et des chasseurs ?
WILLIAM : Pas de nouvelle. Va falloir vous tenir sur vos gardes avec eux. Je pense que Lothar est parti en voyant qu’on t’avait récupéré. Mais pour les deux autres, vu que tu as… Enfin bref, ils vont pas te lâcher à mon avis.
DEAN : Ben en attendant, on va quitter ce trou et retourner à Grant Village. Sam pourra s’y reposer et j’ai des amis à lui présenter.
WILLIAM : Moi je vais rentrer chez moi et retrouver ma Célia. On vous attend pour le mariage par contre.
SAM : Compte sur nous, on y sera.
Dean et Sam accompagne leur ami à la gare et lui disent au revoir après une dernière accolade. Puis tout deux remontent dans l’impala, direction Grant Village.
Après plusieurs heures de route, ils arrivent enfin. Sam avait dormi tout le long du trajet malgré sa respiration difficile. Dean lui jetait régulièrement des coups d’œil, rassuré et heureux d’avoir son frère de nouveau à ses côtés. Il avait appelé Andy pour le prévenir de leur arrivée et ce dernier lui avait dit que son studio l’attendait encore. Quand enfin il se gare dans la ruelle, il réveille son frère, à contre cœur.
DEAN : Hé princesse, réveille-toi, on y est.
SAM : Tu fais chier Dean, j’faisais un super rêve.
DEAN : Un rêve cochon j’parie.
Pour toute réponse, Sam se contente de lever les yeux au ciel. Ils quittent leur véhicule, montent l’escalier et pénètrent dans le studio. Contre toute attente, trois hommes les y attendent.
DEAN : Hey, comment ça va les gars ?! J’vous ai manqué hein ?
BILLY : Ben ouais tu vois, on pouvait plus s’passer de tes lumières.
Sam étouffe un rire avant de partir dans une quinte de toux.
DEAN : Hé ho, calme-toi mec. Billy, regarde c’que t’as fais avec tes conneries !
SAM : Non mais… ça va Dean… c’est pas sa faute…
STEVEN : T’as toujours le mot qu’il faut Billy.
BILLY : Hé, j’suis désolé, d’accord ?
DEAN : Haaaaaa, tu marches pas tu cours !
Dean part dans un fou rire qui devient vite communicatif à tous.
BILLY : C’est malin, tient. Andouille.
DEAN : Banane.
STEVEN : Crétin.
SAM : Dugland.
Andy les regarde avant de lever les bras au ciel.
ANDY : Non mais qu’est-ce que je suis content d’être fils unique… Bon Dean, tu nous présente ton frère ou t’attends le déluge ?
DEAN : Okay, alors tout le monde, je vous présente Sam. Bon c’est pas flagrant mais c’est mon p’tit frère.
ANDY : Salut Sam, content de te connaitre. Moi c’est Andy et les deux zouaves là c’est Billy et Steven. T’as pas l’air en forme dis moi.
DEAN : Sam a une pneumonie, c’est pour ça qu’on va rester quelques temps. Il a besoin de reprendre du poil de la bête.
SAM : Content de connaitre les braves types qui ont réussi à supporter mon frangin durant un mois. Ca demande une grande patience.
DEAN : Hé, leur donne pas une mauvaise image de moi tu veux ? Bon, on va se boire un verre ?
Tout le monde acquiesce et les trois amis se dirigent vers la sortie. Sam rattrape son frère par le bras.
SAM : Dean… Merci. Merci de pas m’abandonner.
DEAN : On va se battre pour que ça n’arrive jamais. On le fera ensemble.
Puis ils rejoignent les autres. Au final, ils passent trois semaines auprès d’eux, au cours desquelles ils réapprennent à être frère et commencent des recherches approfondies sur la manière de briser le pacte…
Le temps des adieux est malheureusement arrivé. Dean et Sam ont un pincement au cœur à l’idée de quitter leurs amis mais la chasse les rappelle. Une affaire d’esprit dans le Massachussetts. Et surtout, Sam a besoin de poursuivre ses recherches concernant le pacte de son frère. Il a épluché tous les livres de la petite bibliothèque de Grant Village mais elle n’est pas très riche en ouvrages qui l’intéressent. Deux mois, c’est tout ce qu’il reste à Dean. Deux mois avant qu’ils ne soient séparés à jamais. Après de longues étreintes, les jeunes chasseurs quittent leurs amis et remontent dans leur voiture. Une fois sur place, Dean s’occupera de la chasse pendant que Sam poursuivra ses recherches.
Les semaines s’écoulent ainsi jusqu’à qu’arrive la veille de l’échéance, cependant ils avaient quand même assisté au mariage de leur ami William. Mais les choses avaient changées. Dean ne laissait plus son frère seul, surtout depuis qu’il avait découvert que ce dernier avait envisagé de mettre fin à sa vie pour le libérer de son pacte. Sam ne s’était toujours pas remis d’avoir tué deux innocents, même si Dean lui rabâchait les oreilles que c’était de la légitime défense. A cela s’ajoutait son impuissance à trouver une solution au deal de son frère. Il ne voulait pas redevenir un monstre. Il ne voulait pas, ne pouvait pas vivre sans son frère. Pour lui, la seule solution qui s’était imposée était que ce soit lui qui meurt. Dean était rentré une fois à l’improviste, juste à temps pour trouver son frère une arme sur sa tempe et l’empêcher de tirer. Sam s’était alors effondré en larmes et lui n’avait pas pu trouver les mots pour le calmer. Alors il ne le laissait plus seul mais son frère ne parlait plus. Il s’était mué dans un silence pesant et angoissant pour l’ainé. La veille de l’échéance, ils se sont rendus chez Bobby pour que Dean puisse lui faire ses adieux. Le vieux chasseur n’avait pu contenir ses larmes et cela avait brisé un peu plus le cœur de Dean. Il aurait tellement voulu éviter de faire souffrir ceux qu’il aime. Mais il y avait une autre raison pour laquelle il était venu chez son vieil ami. Le lendemain, il l’avait pris à part pour lui parler.
DEAN : Bobby, je voudrais que Sam reste ici.
BOBBY : Bien sûr, dès que tu seras… enfin, il peut venir vivre ici il n’y…
DEAN : Non, c’est pas ce que je veux dire. Je veux qu’il reste ici dès maintenant. Je veux pas qu’il assiste à ça.
BOBBY : Il voudra jamais te laisser y aller seul.
DEAN : Je lui laisse pas le choix. Et s’il refuse alors j’emploierais la manière forte mais il est hors de question qu’il me voit mourir tu entends ? Hors de question.
BOBBY : Très bien, comme tu veux. Mais tu sais qu’il te le pardonnera jamais.
DEAN : Je sais. Il y a autre chose. Si jamais… Si jamais Sam venait à changer, je voudrais… je voudrais..
Il n’arrive pas à finir sa phrase, les mots refusant de sortir de sa bouche.
BOBBY : Je ferais ce qu’il faut ne t’inquiète pas. Je ne le laisserais jamais vivre comme ça. Je te l’promets.
DEAN : Merci. Je vais aller lui parler maintenant.
Il contourne la maison et se dirige à l’autre bout du terrain. Là il trouve son frère, assis sur le capot d’une vieille Cadillac, le regard dans le vide.
DEAN : Hey Sam…
Mais ce dernier ne le regarde même pas. Il s’est coupé du monde qui l’entoure, il a refoulé tous ses sentiments pour être sûr de ne pas souffrir.
DEAN : Je… Il y a plusieurs choses que je voulais te dire. Tu sais… Toute ma vie je l’ai passée à veiller sur toi et… Pas un seul instant, j’ai regretté cette vie. Tu es la personne qui compte le plus à mes yeux et… Je voulais que tu sache que je suis fier de toi et fier d’être ton frère. Sans toi… Sans toi j’aurais pas pu supporter tout ça, la chasse et le reste. Enfin ce que je veux dire c’est… C’est que je t’aime Sammy.
Il a terminé sa phrase avec des sanglots dans la voix mais surtout un pincement au cœur. Son frère n’a montré aucun intérêt pour ce qu’il vient de lui dire et ça lui fait mal. Il se retourne et commence à faire le chemin en sens inverse quand il sent une pression sur son épaule. Il s’arrête et pivote sur lui-même. Il se retrouve face à son frère. Ce dernier a le visage baigné de larmes et avant que Dean ne puisse réagir, il se retrouve enlacé dans les bras de son frère. Il laisse alors échapper ses larmes à son tour. Les frères pleurent dans les bras l’un de l’autre, chacun s’accrochant au blouson de l’autre comme s’il risquait de disparaitre s’il le lâchait.
SAM : J’veux pas Dean… J’veux pas qu’tu m’laisse… Faut pas mourir Dean j’t’en prie… M’abandonne pas…
DEAN : Sam…
Il se rend compte qu’il ne pourra pas se séparer de son frère aussi facilement qu’il l’aurait espéré. Il cherche alors dans sa poche et en sort une seringue sans que Sam ne le voit. Les larmes de ce dernier redoublent quand il sent la douleur de l’aiguille pénétrant sa chaire, comprenant ce que son frère vient de faire.
SAM : Dean ! Non !!
DEAN : Pardonne-moi p’tit frère… J’veux pas que tu assiste à ça, j’pourrais pas le supporter…
Il soutient son frère, l’accompagnant dans sa chute et l’allongeant sur le sol. Avant de se relever, il dépose un baiser sur son front et prononce un dernier « adieu » dans un murmure. Il part ensuite en courant, sachant que s’il ne le fait pas de suite, il ne pourra jamais le quitter. Sans un mot ou un regard de plus pour Bobby, il monte dans sa voiture et prend la route en direction du Sud. Il roule plusieurs heures avant de finalement s’arrêter dans un terrain vague, éloigné de toute civilisation. Il sort de sa voiture et va s’assoir au milieu du terrain. Un regard à sa montre, plus que cinq minutes et tout sera fini…
Sam émerge doucement mais très vite, il se souvient de ce qui vient d’arriver. Son frère l’a drogué pour qu’il le laisse partir. Pour qu’il le laisse mourir. Les larmes reviennent aussitôt et il jette un regard embué sur sa montre. Moins d’une heure et tout sera fini.
SAM : Dean… Pourquoi…
C’est à ce moment que Bobby arrive vers lui en courant, tenant son portable à la min.
BOBBY : Sam !! C’est pour toi ! C’est William !
SAM : Je… J’ai pas envie de parler à qui que ce soit, tu peux comprendre ça ?!
BOBBY : Et moi je dis que tu vas écouter très attentivement ce qu’il a à te dire. Pendant ce temps je vais préparer la voiture.
Sam ne comprend pas l’attitude du vieux chasseur. Comment peut-il lui imposer une discussion alors qu’il vient de perdre son frère ? Comment peut-il l’obliger à discuter comme si de rien n’était ? Pourtant il sait au fond de lui que si Bobby lui a passé l’appel, c’est qu’il s’agit de quelque chose d’important. Il porte donc l’appareil à son oreille.
SAM : William ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Cinq minutes se passent sans que le jeune homme ne dise un mot, écoutant son interlocuteur. Cinq minutes au cours desquelles sont visage passe de la tristesse à l’étonnement puis à la joie. Un quart de seconde pour qu’il se retrouve sur ses jambes et se mette à courir en direction de la voiture. Bobby l’y attend déjà, le moteur en route. Il constate que le visage de Sam est toujours baigné de larme mais cette fois, un grand sourire illumine son visage.
SAM : Bon t’attend quoi, roule !
BOBBY : Oui mais on prend quelle direction ?
Sam n’avait pas pensé à ça. Il réfléchit et une petite voix lui dit de prendre au Sud.
SAM : Okay passe-moi le volant.
Ils sortent et échangent leurs places. Une fois installé, Sam appui sur l’accélérateur, obligeant Bobby à se cramponner à son fauteuil. Après deux heures de route, il aperçoit enfin ce qu’il cherche depuis leur départ. L’impala est là, garée au bord d’un terrain. Il regarde sa montre. L’échéance est écoulée depuis près de deux heures et il ressent soudain une certaine angoisse. Et si William s’était trompé ? Non, si son frère était mort, il le saurait et tous ses sens lui disent le contraire. Il quitte la voiture et se dirige dans la même direction que son frère quelque temps avant. Il aperçoit alors une masse noire au sol et se précipite vers elle. Son rythme cardiaque s’accélère et la panique commence à le gagner.
SAM : Dean ! DEAN !!!
Arrivé à ses côtés, il a la confirmation que c’est bien son frère qui gît là. Il tombe à genou, n’osant pas le toucher, sentant ses larmes affluer de nouveau. La voix tremblante, il l’appelle doucement tout en tentant de le retourner. Puis il fait un bond en arrière. Son frère vient de se réveiller et s’est redressé si vite qu’il en a été surpris. Dean regarde tout autour de lui avant de se fixer sur son frère. Puis il jette un œil à sa montre, incrédule.
DEAN : Mais qu’est-ce que… Pourquoi je suis encore là ?
Sam l’aide à se relever puis l’étreint comme s’il ne l’avait pas vu depuis une éternité.
SAM : Tu n’iras pas en enfer Dean. Tu n’vas pas mourir.
Dean met un moment à digérer ce que vient de lui dire son frère. Puis réalisant enfin, il se laisse aller à pleurer dans ses bras, évacuant ainsi toute la peur et la peine qu’il avait ressenti ces dernières heures. Bobby les regarde ému avant de se joindre à leur accolade. Ils restent tous les trois ainsi plusieurs minutes puis se décident à se lâcher.
DEAN : Comment tu explique ce qui vient de se passer ? T’avais trouvé aucun moyen de briser ce pacte !
SAM : William m’a appelé.
DEAN : Et ?
SAM : Tu te souviens de l’objet que Lothar m’avait envoyé chercher ?
DEAN : La p’tite croix en bois oui.
SAM : Un crucifix Dean.
DEAN : Oui bon, abrège.
SAM : Et bien ce crucifix est une des plus vieilles reliques qui soit. William a du se renseigner auprès d’un de ses amis qui travaille au Vatican pour en déterminer l’origine.
DEAN : Sam, abrège la partie historique et viens en au fait s’il te plait.
SAM : Oui j’y viens. Il a donc appris que cette relique aurait été faite par l’Archange Raphaël, selon la bible « celui qui guérit ». Il l’aurait sculpté avec le bois d’un arbre qui brûle en enfer. D’après son ami au Vatican, il est dit que toute personne qui agit pour une noble cause aura le sang, le corps et l’âme purifiés si son sang entre en contact avec le crucifix de façon involontaire. Quand tu m’as protégé et que tu as été blessé, ton sang a coulé sur ma main et je tenais la relique.
DEAN : Alors ça veut dire que…
SAM : Que ton âme n’est plus damnée, que tu n’iras pas en enfer et que par conséquent, tu ne mourras pas ce soir.
DEAN : Voilà qui va remettre certaine choses en question.
SAM : Quoi donc ?
DEAN : Tu sais très bien qu’il n’y a que deux choses auxquelles je n’crois pas. Les lutins et les anges. Mais là du coup, je sais plus quoi… Et attends une minute.
SAM : Qu’est-ce qu’il y a ?
DEAN : Dans la vieille maison, pendant que tu dormais. Quand Will s’est aperçu que tu étais blessé, tu avais la main posée sur ta plaie et le crucifix…
Les deux frères se regardent alors, comprenant une chose très importante. Si importante qu’aucun n’ose le dire. Bobby se décide à rompre le silence.
BOBBY : Ce qui veut dire qu’il n’y a plus rien de démoniaque en toi Sam. Que tu ne risque plus de devenir un monstre.
Nos trois acolytes sont tellement heureux de cette double nouvelle qu’ils relâchent enfin la tension qui les habitait depuis des mois et partent dans un fou rire collectif.
Bobby remonte dans sa voiture tandis que les frères rejoignent l’impala. Arrivés à proximité, la sonnerie du téléphone de Sam retentit.
SAM: Oui William!
WILLIAM: Alors? Ton frère ?
Plutôt que de répondre, Sam tend l’appareil à Dean.
DEAN : Hello Willy !!
WILLIAM : C’que j’suis content d’entendre ta voix ! Mais profite pas quand même, c’est William.
DEAN : Désolé, j’avais oublié que t’étais aussi rabat-joie que mon frère. En tout cas je te remercierais jamais assez pour ce que tu as fait.
WILLIAM : Hey j’ai rien fait à part expliquer à ton frère pourquoi t’allais encore lui casser les pieds pendant les années à venir. Tu peux surtout remercier ta bonne étoile, c’est elle qui a mis ce crucifix sur ta route au bon moment.
DEAN : C’est vraiment la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Je suis en vie et Sam ne risque plus de sombrer du mauvais côté.
WILLIAM : Comment ça ?
DEAN : Ben ouai, son sang aussi a touché le crucifix donc il ne risque plus rien !
WILLIAM : Dean écoute… Je voudrais pas gâcher ta joie mais…
DEAN : Mais quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
WILLIAM : Ecoute, je ne pense pas que le crucifix ait été efficace pour Sam.
DEAN : Mais pourtant..
WILLIAM : Laisse-moi finir. Il est dit qu’il purifie le sang, l’âme et le corps de l’homme qui versera son sang au cours d’un acte noble, en toute abnégation. Tu as été blessé en sauvant la vie de ton frère donc cela s’applique à toi. Mais à ce moment, Sam était… Mauvais et il n’a rien fait de noble pour mériter la purification de Raphaël. Je suis désolé.
Dean a du mal à croire ce que vient de lui dire son ami. Ou plutôt, il ne veut pas le croire. Pourtant la vérité s’impose à lui quand William lui lit la copie de la légende qu’il a pu obtenir. Les textes sont clairs. Seul un acte noble peut purifier l’être.
DEAN : Alors Sam n’est pas sauvé n’est-ce pas ?
WILLIAM : Je suis désolé Dean mais non, il ne l’est pas. Il reste un risque potentiel pour qu’un jour, il change de camp.
DEAN : Ca n’arrivera pas. Jamais. Pas tant que je serais avec lui.
WILLIAM : Je sais. Allez je te laisse. Prenez bien soin de vous.
DEAN : T’en fais pas pour ça. Et toi prends bien soin de ta femme.
Sur ce il raccroche. Il sent le regard de son frère posé sur lui et se doute bien que ce dernier a entendu leur conversation.
SAM : C’est pas grave Dean. L’essentiel, c’est que toi tu sois en vie.
DEAN : j’te laisserais jamais tomber Sammy. Jamais.
SAM : Je sais. Ecoute, on va rien dire à Bobby pour le moment. J’veux pas gâcher sa joie.
DEAN : J’suis d’accord avec toi. Allez viens, le faisons pas attendre.
Ils montent donc dans leur voiture et même si certains de leurs espoirs viennent d’être anéantis, ils sont quand même heureux d’être encore ensemble. Dean regarde son frère en mettant le contact et lui fait un sourire en coin. Ce dernier lui répond de la même façon en allumant l’autoradio qui crache alors une musique d’AD/DC. Puis l’impala s’élance dans un crissement de pneu à la suite de la voiture de Bobby.
Deux jours plus tard, les garçons révèlent à Bobby ce que leur à dit William. Ce dernier a du mal à encaisser mais se dit que finalement, ça aurait pu être pire. Mais il est temps pour eux de partir. Sam a trouvé une chasse à l’opposé du pays, une affaire d’esprit vengeur apparemment et ils doivent se mettre en route. Ils savent que leur destin n’est pas scellé. Ils en ont eu la preuve avec le pacte de Dean. Le hasard a fait en sorte qu’il soit rompu sans qu’eux même n’aient à intervenir. Ils gardent donc espoir qu’un jour, ils arriveront à lever la malédiction qui pèse sur Sam. Et surtout, ils sont ensembles et rien ne peut les vaincre tant qu’ils resteront soudés. Plus jamais ils ne seront des frères ennemis…
FIN