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Série : Supernatural
Création : 06.05.2008 à 18h01
Auteur : nounie
Statut : Terminée
« Merci de me laisser écrire cette fic seule! » nounie
Cette fanfic compte déjà 87 paragraphes
Les frères Winchester venaient tout juste de terminer une simple affaire d’esprit tueur. Ils étaient en train de ranger leurs affaires dans la voiture lorsque le portable de Dean sonna.
Dean : Allô ?
Vx : Fiston, comment vas-tu ?
Dean : Bien, et toi Bobby!
Bobby: Vous avez fini en Louisiane ?
Dean : Yep, c’est fini… Histoire toute simple, pourquoi ?
Bobby : J’ai un problème, il faut que vous rameniez vos fesses chez moi, le plus vite possible. Ne faites des arrêts que pour manger et relayez-vous au volant. Je veux que vous soyez chez moi dans 3 jours maxi, sinon, il sera trop tard !
Dean (inquiet) : Trop tard pour quoi ?
Bobby : Je ne peux pas l’expliquer au téléphone alors…
Dean : Ok, c’est bon, on arrive.
Dean raccrocha et lança un regard inquiet à son frère.
Sam : Y’a un problème.
Dean : Oui, Bobby !
Sam : Qu’est-ce qu’il a ?
Dean : Je sais pas. Il nous veut chez lui dans moins de trois jours !
Sam : Dans moins de trois jours ? Vache, on a de la route…
Une demi-heure plus tard, l’impala traçait sur les routes en direction de chez Bobby.
Sam venait tout juste de garer l’impala devant la maison de Bobby. Ils n’avaient mis qu’une journée et demie pour atteindre leur objectif. Ils s’étaient relayés et avaient roulés comme des malades mais la fatigue pouvait se lire sur leurs visages. Dean avait de jolis cernes sous les yeux, malgré le fait qu’il avait dormit près de 5 heures depuis que Sam avait pris le volant.
Sam (doucement) : Dean ! Dean…
Dean (encore endormi) : Mouai…
Sam : On est arrivé.
Dean : Waouh ! T’as bien roulé !
Sam (se frottant le cou) : On y va ?
Dean : Ouai. Ca va ?
Sam : Oui, pourquoi ?
Dean : Bah, t’es tout pâle.
Sam : Je suis fatigué.
Dean : Et bah, tu vas pouvoir te reposer.
Deux minutes plus tard, ils étaient avec Bobby dans son salon. Leur ami avait servit des bières et n’avait pas prononcé plus de trois ou quatre mots depuis l’arrivé des jeunes frères.
Dean : Tu nous explique ce qui ne va pas ?
Bobby : Bon, voilà… Asseyez-vous !
Dean (de plus en plus inquiet) : Nan, c’est bon ! Allez crache ta valda.
Bobby (tendant une enveloppe à Dean) : Voilà… Ouvre !
Dean ouvrit l’enveloppe sous le regard interrogateur de son cadet… Un sourire illumina son visage et il regarda Bobby en attendant plus d’explications…
Bobby : Ca te tente ?
Dean : Carrément, ça va être d’enfer.
Sam (très curieux) : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Dean : Tu devineras jamais !
Sam : Dis moi alors…
Dean : On part en croisière.
Sam (surpris) : Quoi ?!
Bobby : On va se prendre des vacances ! Tous les trois…
Sam : Non, mais ça va pas!
Dean : Quoi, ça te plait pas…
Sam : On a autre chose à foutre que d’aller se faire une croisière.
Bobby : Sam, faut pas exagérer ! C’est juste une semaine et demie. Allez ! Je vais pas y aller tout seul… Ca me ferait très plaisir qu’on se passe une semaine de farniente tous les trois…
Dean (reprenant son sérieux) : T’as pas de problème Bobby ?
Bobby : Nan, mais on me les a offertes pour mon anniversaire et je trouvais ça dommage de les jeter. Et je voulais partir avec ceux que je considère comme mes fils depuis toujours…
Dean : Moi, je marche. Je t’accompagne.
Sam (presqu’en colère) : Très bien ! Partez tous les deux, moi je reste. J’ai vu qu’il y avait des morts suspectes à New York.
Dean : Hors de question. J’y vais, t’y vas… C’est tout.
Sam : Et depuis quand je dois te suivre partout comme un cleps en laisse ?
Dean (mécontent) : Depuis que Jessica est morte. On passe tout notre temps ensemble alors, tu me lâcheras pas comme ça une deuxième fois.
Sam : Qu’est-ce que tu sous-entends par deuxième fois ?
Dean : Tu m’as largué pour te casser à la fac…
Sam : Ca n’a rien à voir !
Bobby voyant que la discussion dérapait, essaya de calmer le jeu, mais les frères s’engueulaient de plus en plus et il abandonna lorsqu’ils sortirent pour s’expliquer.
Dean rentra près de 10 minutes plus tard toujours en colère mais tentant de cacher ce petit contre temps.
Dean (grand sourire) : On vient ! Sam est ravi…
Bobby : Faut pas que ça fasse d’histoire entre vous… Si j’avais su…
Dean : Non, t’inquiète ! Sam est trop fatigué pour parler calmement, c’est tout… Il va aller se reposer et tout sera fini demain matin.
Bobby : J’ai été cherché des pizzas, y’a plus qu’à les réchauffer. Si Sam veut manger avant d’aller se coucher, je peux…
Sam (coupant la parole) : Nan, c’est bon ! J’ai pas faim… Je peux monter ?
Bobby (surpris) : Oui, vas-y, tu connais la maison.
Sam quitta la pièce et laissa les deux plus vieux chasseurs entre eux.
Bobby (lançant un regard noir à Dean) : T’étais obligé de le frapper ?
Dean (penaud) : Ca m’a échappé. Mais il a vraiment des réactions de gamins des fois…
Bobby : Bon ! On passe à table ?
Dean : C’est pas de refus !
Bobby alla préparer les pizzas et rejoignit Dean sur le canapé.
Dean : J’ai toujours adoré les plateaux télé.
Bobby : Tant mieux.
Dean : On part quand alors ?
Bobby : Demain soir. Un de mes amis nous amènes jusqu’au point d’embarquement et il reviendra nous chercher.
Dean : Et mon bébé ?
Bobby : Je lui ai réservé une place en or et une bâche pour la protéger pendant cette semaine.
Dean : T’es vraiment le meilleur…
Bobby : On me le dit souvent.
Dean : Raconte-moi tout sur ces petites vacances bien méritées.
Bobby : On part de Californie, plus exactement Fort Ross. On vogue sur l’océan Pacifique, on fait une halte à Talara au Pérou, puis à La Serena au Chili puis on remonte l’océan Atlantique, on fait une halte à Puerto Santa Cruz en Argentine et le fin du fin… On passe deux jours à Rio de Janeiro au Brésil avant de rentrer à Swan Quarter en Caroline du Nord.
Dean (jubilant) : Ca va être d’enfer.
Bobby : J’oubliai… Il faut qu’on prenne l’avion pour aller à Fort Ross !
Dean (avalant sa salive bruyamment) : C’est obligé ?
Bobby : Oui… On n’a pas le choix…
Dean (secouant les épaules d’avant en arrière) : Ca marche… Pas de problème… J’ai déjà prit l’avion… Et pis, c’est pour la bonne cause.
Bobby rigola à la dernière remarque de l’aîné des Winchester. Ils terminèrent de manger et allèrent se coucher.
Dean alla dans la chambre où était son frère. Il entra en silence, se déshabilla et se faufila dans les couvertures. Au rythme de la respiration de son jeune frère, Dean savait très bien qu’il ne dormait pas mais il préféra se retourner sans un mot et s’endormit presque aussitôt.
Dean : Hé, Sammy ! Bien dormi ?
Sam : Oui.
Dean : Arrête de me mentir, t’as fait des cauchemars toute la nuit…
Sam : Comme ci c’était nouveau.
Dean : Et bah, t’es encore d’une humeur massacrante…
Sam : Dean, je t’ai pas demandé de me rejoindre, alors si t’es pas content, tu retournes à l’intérieur.
Dean : Moi, je t’ai jamais abandonné… Alors je reste !
Sam : Allez, c’est reparti. Tu recommences… Quand est-ce que tu vas arrêter de me reprocher mon départ à la fac ?
Dean : Jamais… Si tu te souviens bien, c’est à cette période que tu m’as laissé tout seul avec papa ! Pour soit disant faire des études…
Sam : Soit disant ?
Dean : Oui ! T’as bien entendu ! Tout ce que tu voulais, c’était oublier ta famille… Tu m’as abandonné.
Sam : Je ne t’ai pas abandonné. J’ai…
Dean (s’énervant) : Alors pourquoi tu m’as jamais appelé, pourquoi tu ne m’as jamais donné de nouvelles et pourquoi tu ne m’as pas parlé de la fille avec qui tu vivais ?
Sam : Ne mêle pas Jess à cette histoire.
Dean : Tu lui as même pas parlé de nous ! Tu nous fuyais comme la peste et…
Sam : J’ai cru faire le bon choix !
Dean (se levant) : T’as eu tord… Tu fais toujours les mauvais choix.
Dean laissa Sam et alla rejoindre Bobby qui avait vu toute la scène par la fenêtre de la cuisine.
Bobby : Quelle tension ! J’espère que ce n’est pas à cause de ce voyage sinon on annule.
Dean : Non, on n’annule absolument rien du tout. Et c’est pas à cause de ça.
Bobby : Alors, qu’est-ce qu’il y a ?
Dean : C’est… pffffff…
Bobby : Allez, parle-moi, ça va te faire du bien !
Dean : Ok ! C’est à cette période que Sam est parti pour la fac…
Bobby : Ca remonte à quelques années maintenant !! Y’a prescription.
Dean : Non ! Y’a pas prescription. Chaque année à cette période, je repense à ce qu’il a dit à papa, à la manière dont il m’a abandonné. Et j’ai…
Bobby : …Mal ?
Dean : Ouai… Ca peut paraître stupide mais il m’a fait souffrir, il a fait souffrir papa et… Avec tout ce que j’ai fait pour lui…
Bobby : Il ne l’a pas oublié.
Dean : Tu crois ça ? Je suis sûr qu’il ne se souvient même plus du nombre de repas que je n’ai pas prit pour que lui puisse manger. Du nombre de nuits blanches que j’ai passé arme à la main à veiller sur lui… Et du jour au lendemain, il se casse et il ne me donne aucune nouvelle… Il me raye de sa vie.
Bobby : Il est avec toi maintenant.
Dean : Et pourquoi ? Parce que Jessica est morte. Sa chérie a disparu alors… il s’est rappelé que j’étais là.
Bobby : Je ne voudrais pas te vexer mais quand tu as été le chercher pour cette Dame Blanche, il ne t’a pas laissé te démerder tout seul… Il t’a accompagné.
Dean : Il m’a consacré deux jours. Je vais pas le remercier pour ça. En plus, il a bien fallit y passer. Donc, y’a pas de quoi être fier.
Bobby : Il est là aujourd’hui, avec toi.
Dean : Arrête de me répéter ça. J’ai essayé de lui parler de son départ mais à chaque fois, il me parle de ses études, de son avenir professionnel, de la belle vie de famille qu’il aurait pu avoir si je n’étais pas retourné le voir…
Bobby : Il ne t’a jamais reproché la mort de Jessica…
Dean : Non, et heureusement.
Bobby : Faut te calmer. Essaie de penser à autre chose !
Dean : Je peux pas ! Quand il a dit hier qu’il ne voulait pas nous accompagner, j’ai tout de suite pensé qu’il allait me laisser en plan… A nouveau !
Bobby : Je ne pense pas qu’il puisse se séparer de toi… Vous êtes comme pif et paf. L’un va pas sans l’autre. Mais, je voulais te demander, est-ce que Sam a un problème avec les bateaux ?
Dean : Quoi ?
Bobby : Oui, est-ce qu’il a la trouille ?
Dean : J’en sais rien du tout. Il prend l’avion sans problème, je vois pas pourquoi il aurait peur des bateaux !
Bobby : Je demandais ça comme ça.
Sam arriva à ce moment. Il regarda les deux chasseurs.
Sam : On part à quelle heure ?
Bobby : 17h. L’avion est à 18h30. Et on embarque demain matin à 7h.
Sam : Ok ! Je vais préparer mes affaires.
Sam monta et rangea ses affaires. Il repensait sans cesse à ce que lui avait dit son frère. Il ne faisait que se dire qu’il n’avait pas tout à fait tord mais… A quoi bon, de toute façon, le passé appartient au passé. Il ne pouvait pas remonter le temps. S’il le pouvait, Jessica serait vivante, heureuse avec un homme autre que lui. Et tout ce qui s’est passé ces dernières années se seraient déroulé autrement…
Plongé dans ses pensées, il n’avait pas entendu son aîné rentrer dans la petite chambre.
Dean : Sam !
Sam sursauta à l’appel de son frère et se retourna vers lui.
Sam : Quoi ?
Dean : Je…
Sam : Tu veux m’en remettre une petite couche au cas où j’aurai pas tout compris ?
Dean : Non, c’est pas ça ! Mais c’est pas grave… Je vais mettre l’impala à l’abri pour la semaine. Si tu me cherches, je suis dehors.
Sam : Je vois pas pourquoi je te chercherai…
Dean : Bon, c’est toi qui vois !
Dean sortit et Sam replongea dans ses pensées.
Une demi-heure avant le départ, un ami de Bobby du nom de Peter était en train de charger les dernières affaires de ses trois voyageurs. Bobby était avec lui dehors, alors que Dean et Sam étaient dans le salon. Sam rangeait son portable dans son sac de voyage sous le regard de Dean.
Dean : Qu’est-ce que tu fais ?
Sam : Je prends mes dernières affaires.
Dean : T’emmènes pas ton ordi ?
Sam : Si, pourquoi ?!
Dean : On part en vacances… Alors pas d’arme, pas d’ordi, pas de livre d’exorcisme… Rien que des maillots de bains et des shorts.
Sam : Je me sépare jamais de mon ordi…
Dean (énervé) : J’ai dis pas d’ordi alors tu le laisses là.
Sam ignora les propos de son frère aîné et ferma le sac. Dean s’approcha de lui et lui arracha des mains. Sam avait essayé de l’en empêcher mais Dean fut plus rapide que lui. L’aîné des Winchester sortit l’ordi du sac et le posa sur la table.