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Série : Supernatural
Création : 27.04.2009 à 20h44
Auteur : ouiamsammy
Statut : Terminée
« salut, voici ma deuxième fic. j'espère qu'elle vous plaira. ps: je tiens à l'ecrire seule, j'ai déjà la suite dans ma tete. bonne lecture!! » ouiamsammy
Cette fanfic compte déjà 58 paragraphes
résumé:
une dispute qui éclate au mauvais moment entre les frères...dean qui disparait...sam dépassé par les évennements...que va-t-il se passer?
spoilers:
oui sur la saison 4 (dsl)mon épisode se situe après le 4X18.
voilà, bonne lecture.
Dans une salle de classe éclairée de néon, des tables faisaient offices de chaises pour un groupe d'adolescent. C'était des cours du soir que le lycée avait prévu pour tenter de relever le niveau de ses élèves. Mais ces derniers transformaient les cours en feu de camp (sans le feu) dès que la situation le permettait. Ce jour là, le professeur qui était sensé leur donner une leçon de math, était absent. Ce n'était pas pour déplaire aux élèves qui priaient plutôt que les profs soient toujours absents.
Ils étaient une dizaine. Six filles et quatre garçons discutant en hurlant de rire de temps à autres. Deux filles étaient assises sur les genoux de leurs petits amis en faisant les yeux doux et en s'embrassant de temps a autre. Les autres étaient assis à pelle mêle sur les tables, chaises et sol. Au bout d'un moment l'un des garçons retira de sous sa manche une bouteille de vin qu'il montra a ses camarades.
Jeune fille 1 : oh mon dieu Rald d'où est ce que t'as chipé ça ?
Le dénommé Rald, de son vrai nom Gérald Oxan, eut un petit sourire malicieux.
Gérald : ça ma chère Diane, c'est ce qui s'appelle être pros. Je l'ai piqué dans un petit kiosque à la sortie de la ville. Le vieux proprio n'a vu que du vent. Alors ça vous tente ?
Le petit groupe s'approcha avidement de Gérald. Ils burent chacun, à tour de rôle, de longues gorgées à même le goulot tandis que les autres faisaient le guet. Si le proviseur les surprenait, c'était le conseil de discipline garanti. Tandis que le niveau de la liqueur descendait dangereusement, une grande blonde attira son petit copain a l'ecart. Tout en lui mordillant l'oreille, elle lui murmura.
Blonde : hé ça te dit un peut d'intimité ?
Garçon : Rita...tu es sûre ?
Rita : on veut juste être tranquille non ?
Garçon : est ce que ce ne serait pas juste le vin qui influence ?
Rita : Et alors Carlo, en fait...tant pis oublie ma proposition. Elle se dégagea de lui avec un sourire malicieux sur les lèvres. Mais Carlo la retint par le bras et l'enlaça en se dirigeant vers la porte.
Carlo : hé les enfants soyez sages !
Gérald lui fit un clin d'œil, tandis que Ranya, la petite brune, leva ses pouces en signe de victoire à l'intention de Rita.
Voix : et ne disparaissez pas !
Fille 2 : octave !
Octave : Ben quoi Lily ! Tu sais très bien que déjà deux personnes ont disparues du jour au lendemain !
Rita qui avait une main sur la poignée de la porte jeta un regard affolé a Carlo. Ce dernier secoua la tête et entraina sa dulcinée vers l'extérieur.
Lily : non mais quel culot tu as de parler de ça.
Octave : non mais c'est vrai Rayan et Beky n'ont pas disparut de leur plein gré.
Lily : et si. Justement ces deux fils a papa ont justement disparut de leur plein gré. Ils ont fugué. On les retrouvera sûrement dans quelques jours en disant qu'ils ont été stupide de faire ce qu'ils ont fait etc., etc.
Octave : bof ! Moi je trouve ça louche.
Il haussa les épaules et arracha la bouteille de vin des mains de son voisins et but la dernière gorgée.
Octave : hé merde. Les vieux vont savoir que j'ai bu.
Gérald : tu n'as qu'à fumer une cloppe. Ça dissipera l'odeur.
Tout le monde éclata de rire.
Octave (hilare): et je fais comment pour dissiper l'odeur de la cloppe ?
Lily (articulant a peine a force de rire) : essaye avec un chwin gum !
Le fou rire reprit de plus bel.
De leur coté, Rita et Carlo était sorti de la salle d'étude qui avaient lieu au sous sol et s'étaient retiré dans un petit escalier de service. Le vin avait certes altérés leurs pensées, mais peu leur importaient. Ils étaient dans les bras l'un de l'autre, explorant avec ardeur l'anatomie de l'autre. Quand soudain Rita se dégagea de son amant et regarda autour d'elle. Elle eut un sourire.
Carlo : quoi ? Qu'est ce que t'as à sourire comme ça ?
Rita (chuchotant): tu as entendu ce bruit ?
Carlo : non.
Rita : ça doit être les gars venu nous espionner.
Carlo : alors mettons-leur plein la vue.
Rita acquiesça avec un regard gourmand. Mais ils ne firent pas un mouvement de plus quand tout fit noirs autour d'eux et puis plus rien.
* * *
Dans une chambre de motel à l'aspect fort peu accueillant dans l'Oklahoma, un jeune homme était couché sur le dos, la tête légèrement sur le coté, la bouche entrouverte. Il dormait d'un sommeil profond. Celui qu'on a quand on vient de faire dix heures de routes pour arriver à Enid, villes où quatre adolescents déjà avaient disparut du jour au lendemain. Sur le lit voisin, un autre jeune homme était assis, le dos droit, le regard vide, se rongeant distraitement le petit doigt. Son autre main était crispée sur son téléphone. Il était évident qu'il attendait un coup de fil. Il était évident aussi qu'il s'apprêtait à faire quelque chose de pas très honnête vu la façon dont il regardait son frère. Au bout d'un moment, le téléphone s'alluma : un appel entrant. Le jeune homme raccrocha et se leva doucement pour ne pas réveiller son frère. Il se dirigea vers la porte de la chambre et l'ouvrit millimètres par millimètres et sortit dans la nuit noire. Un peu plus loin une énorme berline noire l'attendait. Il grimpa du coté passager et referma la porte.
Une belle brune était au volant. Ses cheveux noirs encadraient son visage presque angélique. Sa bouche s'écarta en un sourire en voyant le jeune homme monter à coté d'elle.
Brune : alors, je t'ai manqué ?
Homme : pas entièrement.
Brune : mmm tu deviens plus direct.
Homme : Ruby !! (Hésitant) je...je ne...j'en ai besoin.
Ruby : ça fait moins de temps que d'habitude.
Homme : je sais mais je...
Ruby : sammy tu n'as pas besoin de te justifier. Je sais.
Sam : ne m'appelle pas comme ça.
Ruby : je croyais que tu aimais ça ?
Sam : j'ai changé.
Ruby (regard malicieux) : j'avais remarqué.
Sam : bon c'est pour bientôt ?
Ruby (légèrement choqué) : quoi ? Comme ça... direct ? je vais commencé à croire qu'il n'y a que ça en moi qui t'intéresse.
Sam : qui t'a dis le contraire ?
Ruby le regarda avec des yeux ronds puis éclata de rire.
Ruby : c'est qu'il peut être drôle le petit Sammy...euh pardon Sam.
Sam la fusilla du regard. Et Ruby préféra faire durer le supplice.
Ruby : Mais on pourrait rendre la chose plus...fun (elle regarda avec des yeux plein de désir)
Sam (détournant les yeux) je dois rentrer. Dean va se réveiller bientôt.
Ruby : mais Dean SAIT se ce que tu fais non ?
Sam : peut être, mais je ne veux pas réveiller ce sujet.
Ruby : mmm ! Tant pis.
Elle croisa ses bras sur sa poitrine et détourna la tête de son interlocuteur. Un sourire mauvais était apparut sur ses lèvres. Elle le fit disparaitre aussitôt. Sam soupira puis souffla un petit « ok ». Ruby se tourna vers Sam. Puis en deux temps trois mouvements se retrouva sur lui assise sur ses genoux. Elle passa lentement sa main dans ses cheveux. Leurs bouches se rapprochèrent puis se collèrent l'une à l'autre. Les mains de Sam firent des allers-retours entre le cou et le dos de Ruby. Au bout d'un moment, Sam tira un couteau de sa manche et le tendit à Ruby. Celle-ci se détacha de Sam et regarda le couteau avant de porter son regard vers son propriétaire.
Ruby : je me suis tapée plus de trois cent bornes pour ça ?
Sam : Ruby ! Je...je dois rentrer et ...j'en ai besoin...vraiment besoin...ce...c'est urgent.
Ruby leva les yeux au ciel. Comment un chasseur aussi expérimenté avec des pouvoirs démoniaques, peut-il réussir aussi bien ce regard tellement franc de chien battu. Elle prit le couteau des mains de Sam et fit une large blessure sur son avant bras. Sam sauta dessus et commença à sucer avidement ce sang. Il était dégouté de lui même. Il se détestait pour ça. Pour devenir ce qu'il a toujours redouté, de devoir mentir à son frère, de devoir se regarder dans le miroir et résister à l'envie de le fracasser en mille miettes. De devoir être le valet de cette s****** de démon. Mais c'était plus fort que lui. S'abreuver de sang de démon lui donnait l'impression d'être dopé a mort. Il sentait que rien ne pourrait l'arrêter. Il aimait cette sensation de supériorité. Mais il ne le faisait pas pour lui. C'était la moindre des choses qu'il pouvait faire pour son frère. Ce frère qui l'avait tant protégé, aidé, conseillé. Ce frère qui était prêt à passer l'éternité en enfer pour lui. Ce frère qui a passé quarante ans en enfer. Période qui a complètement changé son ainé. Dean du passé aurait pu faire face à ces choses. Dean du passé aurait pu stopper l'apocalypse. Dean du passé aurait su quoi faire. Mais cette « expérience » en enfer l'avait changé, l'avait vieilli, l'avait vidé. Alors pour lui, il devait être fort pour deux. Peut importe les risques. Peut importe ce qu'il allait devenir. Il devait le faire. D'ailleurs c'est ce qui faisait un Winchester. Pendant qu'il avalait ce sang tant détesté mais pourtant tant désiré, il sentait cette sensation, normale maintenant, s'insinuer dans ses veines. Il releva la tête et inspira avidement une longue bouffée d'air. Ruby le regarda faire puis elle l'enlaça à nouveau en jouant avec une petite mèche de ses cheveux. En lui déposant de temps à autres des petits baisers sur son cou. Au bout d'un moment Sam la repoussa.
Ruby : j'avais espéré que tu serais différent. Mais tous les hommes ne veulent qu'assouvir leurs désirs.
Sam : ah bon ! Mais en tant que démon tu dois y être habituée non ?
Ruby : Sam ! Sam ! C'est pas gentil.
Sam la regarda droit dans les yeux. Il y vit du désir. C'est bizarre tout à l'heure il ne voulait même pas la voir et maintenant il la désirait. Alors lentement, ils s'enlacèrent de nouveau pour sombrer dans un tourbillon d'amour fougueux et brutal.
* * *
Le temps était morne. Le ciel couvert n'arrivait pas encore à se décider si 'il devait laisser tomber cette pluie qui encombrait ses nuages ou non. Une atmosphère triste régnait sur la ville. Les passants à la mine grincheuse crachaient plutôt que prononçait des « bonjours » et « comment allez-vous ? ». Dans le café du coin. La serveuse d'âge mur, virevoltait entre les tables avec sa cafetière, en chantonnant. Sans avoir remarqué le regard noir des clients au moral a plat. Un peu au fond de la salle, à l'abri des regards, deux jeunes hommes étaient assis de part et d'autres d'une table légèrement bancale. Chacun tenait un café dans sa main. Entre eux, une assiette rempli de muffin auquel aucun d'eux ne touchait. Le plus jeune était plongé dans une cascade de feuilles et d'imprimés. De temps à autres, il jetait un regard furtif vers son frère ainé assis en face de lui. Ce dernier avait les mains crispé sur son gobelet, regardait fixement le liquide noir qu'il contenait.
Sam : tu n'as pas faim ?
Dean : non.
Sam : tu...vas bien ?
Dean leva les yeux et regarda son frère. Il avait ce regard froid que Sam détestait tant.
Dean : ou était-tu passé hier soir ?
Sam : comment ça hier soir ?
Dean (avec un sourire sans joie) : tu vas me faire croire que tu as dormis tranquillement dans ton lis jusqu'au matin ? Et que tu as du disparaitre dans tes couvertures pendant deux bonnes heures.
Sam (le regarda dans les yeux) : non je n'ai pas dormi « tranquillement ». j'ai pas dormi du tout en fait. Je n'arrivais pas à fermer l'œil. Je n'arrête pas de penser à...tout ça...l'apocalypse, les sceaux, le pacte qu'a voulu faire Lilith, Lilith...à toi qui penses que je suis en train de devenir un...monstre qu'on doit abattre.
Dean (le regarda un moment, perplexe, puis détourna les yeux) : tu n'as pas répondu à la question. Où était tu la nuit dernière ?
Sam (souffla bruyamment) : vers deux heures du matin, je n'en pouvais plus. Je suis sortit de la chambre j'ai marché un peu puis j'ai pris un soda au distributeur du coin. J'ai fais le tour du pâté de maison en revenant j'ai rencontré le proprio. Il devait être 3h30. Tu peux lui demandé confirmation si tu veux. Je me suis assis sur le perron pendant environ un quart d'heure, et suis rentré par ce qu'il a commencé à pleuvoir. Quand je suis rentré, j'ai cru que tu dormais, je suis allé à la salle de bain pour me prendre une douche chaude. Ça te va ou tu veux un dessin ?
Dean le fusilla du regard. Il ne savait si il devait croire ou non l'histoire de son frère. Mais malgré lui, il se vit lui accorder le bénéfice du doute. Il décida d'oublier pour l'instant pour se concentrer sur leurs affaires en court.
Dean : bon. Qu'est ce que t'as sur notre affaire ?
Sam poussa un imperceptible soupir de soulagement et regarda ses notes.
Sam : bon...euh ! Rayan Sullivan, Rebecca Sanders, Rita Amiel et Carlo Buinty ont disparut comme par magie. Les autorités ont conclu que c'étaient des fugues banales. Mais les deux derniers...euh Rita oui c'est ça et son petit copain Carlo sont disparu au même temps. Ils étaient ensemble quand ça c'est passé.
Dean (se passa la main su le visage d'un geste las) : un point commun ?
Sam : euh ! Oui ils avaient entre 15à 17 ans. Mais ils sont tous du même lycée : Chisholm high school.
Dean : d'ailleurs en quoi ça nous concerne Les fugues de fils-à-papa ?
Sam : tu rigoles ? Quatre disparitions en moins d'une semaine. Moi je trouve ça louche. Et d'ailleurs tu as dis que tu étais d'accord pour qu'on prenne cette affaire.
Dean : oui, oui, bon...on fait quoi ? On interroge les familles ? On utilise quoi comme couverture ?
* * *
Devant un immeuble au centre ville, deux jeunes hommes descendirent de leurs Chevrolet impala noire, et montèrent les marches du perron.
-oui ?
Une femme d'un certain âge aux yeux rougis était venue leur ouvrir. Elle portait un long pull noir serré aux manches et où elle avait casé des mouchoirs en papiers.
Sam : Mrs Amiel je suis Sam et voici Dean nous sommes des oncles de Carlo et on voulait juste savoir si ...euh...vous aviez des nouvelles de votre fille.
Mrs Amiel les regarda d'un air ahurie. Quand Dean reprit la parole elle tourna vers lui un regard légèrement incertain.
Dean : oui nous savon que notre ...neveu sortait avec votre fille.
Sam : nous ...euh Mrs Amiel vous croyez qu'ils ont fugué ?
Mrs Amiel : appelez-moi Fran. Euh non Rita n'a pas fuguée. Elle n'aurait jamais pu. Son père lui avait promis la voiture de son choix pour son anniversaire... c'est-à-dire dans...oh ! Mon dieu (éclatant en sanglot)...elle allait fêter ses dix-sept ans deux jours. On avait déjà tout préparé avec son père. Elle était aux anges... (Reniflant de plus belle) oh ! Mon petit poussin ! Est ce qu'elle va rentrer à temps pour...
Dean (maladroitement) : euh ! Nous somme désolé Mrs...euh Fran. J'espère qu'elle rentrera bientôt. Mais vous ne croyez pas qu'elle aurait pu partir avec Carlo. Elle ne vous à jamais dit quelque chose de ce genre ?
Fran : quoi ? Qu'elle allait se faire la malle avec son petit ami ? Oh oui les jeunes de nos jours racontent tous à leurs parents...Carlo vous a dit ça lui ?
Sam (venant à la rescousse) : euh non ! Ce n'est pas ce qu'on a voulu dire, c'est juste que...
Fran (l'interrompant) : c'est rien je m'excuse. Je suis à cran et j'imagine que vous aussi. Cherchez les je vous en supplie... trouvez ma fille.
Son désarroi était tel que Sam et Dean s'en firent intérieurement la promesse. Après avoir consolé une dernière fois Fran Amiel. Ils prirent congé.
Dehors le ciel s'était à nouveau couvert et quelques gouttelettes de pluie vinrent s'écraser sur les épaules massives des winchesters.
Dean : alors on a fais toutes les familles des disparus ? On fait quoi ?
Sam : le père de Carlo à parlé de cours du soir au lycée. C'est là la dernière fois où ont été vu Rita et Carlo. On pourrait interroger les autres élèves ?
Dean : génial.
Sam : quoi ?
Dean : un ré-retour au lycée. J'ai cru que j'y étais assez allé pour le restant de mes jours.
Sam eut un sourire et monta dans l'impala. Dean resta un moment à regarder la portière qui venait de se fermer. Son frère avait changé. Ce n'était certainement pas le gars qu'il était allé chercher à Stanford cette fameuse nuit. Mais tout le monde change. Lui aussi avait changé. Certaine expérience peuvent chambouler le cours de la vie. Qu'avaient-ils fait pour mériter toutes ces choses ? N'avaient-ils pas enfin mérité un peu de repos, de calme, de...
Sam : hé qu'est ce que tu fous ?
Dean réalisa qu'il était resté debout à contempler la portière alors que la pluie commençait à s'intensifier. Il se secoua et fit le tour de la voiture pour grimper derrière le volant.
* * *
Le lycée Chisholm était un grand établissement au mur de brique rouge. Une énorme pancarte portait l'enseigne Chisholm high school avec une énorme tête de taureau rouge et en dessous en lettres dorées :
« Habiliter les élèves à la croissance morale, corporelle spirituelle. » (Ça sonnait mieux en anglais lool)
Dean arrêta sa chevy devant la porte d'entrée, et regarda l'établissement.
Dean : ben ça alors. Joli bahut.
Sam le regarda en fronçant les sourcils. Des bahuts ils en avait vu de toutes les couleurs. Pourquoi Dean semblait-il si impressionné par celui-ci ?
Sam : en tout cas, il faudra laisser nos armes ici.
Dean : pourquoi ça ?
Sam (désignant la porte) : il y a des détecteurs de métaux.
Dean : ben ça alors ! Tu t'imagines s'il y avait ça à notre époque ? Avec tout l'attirail qu'on apportait, on n'aurait jamais franchi les portes d'aucun lycée. De toute façon on peut les garder, on est Marchal fédéraux et ON a le droit d'avoir des armes.
Il sortit de sa poche un badge avec un joli insigne de police. Sam fouilla ses poches jusqu'à trouvé le même badge que son frère. Depuis un certain temps ils essayaient de garder les badges les plus importants dans leurs poches, ça évitait un aller/retour vers le coffre de la voiture.
Ils descendirent de la voiture et se dirigèrent vers l'entrée. Comme c'était à prévoir, les détecteurs émirent des sifflements stridents qui firent rappliquer deux agents de sécurité au regard avide. Leurs regards furent très vite déçus devant deux badges de Marchal fédéraux. Les agents leurs désignèrent comment se rendre au bureau du directeur, puis se retirèrent la mine résigné. Sam marcha directement vers l'adresse indiquée suivit de près par Dean. Ce dernier regardait discrètement par les petites lucarnes vitrées des portes des classes. Sam le remarqua et le fusilla du regard. Dean se refrogna et suivit le mouvement. Une secrétaire au teint jaunâtre et aux lunettes carrées leur adressa un rictus qu'elle pensait accueillant. Des dents jaunâtres apparaissaient de sa bouche fermée. Elle avait la voix d'un chien atteint de pharyngite. Une petite plaque devant elle indiquait qu'elle s'appelait Bella Nov.
Dean s'étrangla en lisant son nom, mais réussi à camoufler son geste en un raclement de gorge. Il sortit son badge et minauda :
Dean : euh ! Mlle B-Bella nous voudrions voir le directeur.
Bella (aboyant) : madame la directrice est très occupée. Vous venez à-propos de ces gosses non ? La directrice a déjà répondu à vos questions. Elle ne veut pas être dérangée.
Dean (interloqué) : madame ces « gosses » comme vous dites ont disparu. Ils sont peut être en danger.