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Série : Supernatural
Création : 09.06.2009 à 21h08
Auteur : ouiamsammy
Statut : Terminée
« Retour dans le temps. avec une nouvelle fic. j'écris seule merci. » ouiamsammy
Cette fanfic compte déjà 38 paragraphes
- Mr Samuel Winchester ?
Sam leva les yeux de son livre et regarda le surveillant général qui venait d’entrer dans leur salle de cour.
- Mr Winchester ! Voulez-vous me suivre je vous prie.
Sam se leva, étonné qu’on puisse le tirer comme ça de son cours.
- Rangez vos affaires ! Le somma le surveillant.
Toujours aussi inquiet, il jeta ses affaires à pêle-mêle dans son sac et suivit le surveillant en dehors de la salle de classe, puis dans les couloirs désert du lycée.
- Euh…Monsieur Vildux ? Commença Sam. Je…
- Je vous prierais de me suivre en silence, vous aurez des réponses bien assez tôt.
Le ton du surveillant était sec et cassant. Un peu plus que d’habitude. Fronçant les sourcils, Sam se demandait se qu’on lui voulait. Etait-ce en rapport avec « la bagarre » de la veille ? Après tout c’était les trois abrutis qui avaient commencé.
Arrivé au bureau du directeur, l’homme frappa et entra. Il invita Sam à en faire autant. La directrice, une femme d’âge mure, aux pommettes rosée, était en train de parler avec deux quidams. Un homme, debout près de la bibliothèque et une femme maigrelette aux cheveux blonds noué en chignon négligé, était assise face au bureau directorial.
- Ah Monsieur Winchester ! dit la directrice, Je vous présente l’inspecteur Siks, et l’inspecteur Rivler. Ils voudraient vous… poser quelques questions.
Inspecteurs ? Sam leur jeta un regard inquisiteur. Il était habillé en civil mais, une plaque de police luisait à leur ceinture. L’homme, Siks, jeta un regard méprisant à Sam. Il devait avoir dans les trente-cinq ans, cheveux châtain et explosé. Un regard vif et intelligent. La fille, avait l’air plus accueillant.
- Oui, dit enfin Sam. D’accord !
- Mais pas ici. Intervint L’inspecteur Rivler. On aimerait que vous veniez avec nous.
Elle avait une petite voix flutée. Elle semblait tellement frêle et fragile que Sam se demandait comment elle avait bien pu atterrir dans la police.
- D’accord dit Sam après un instant d’hésitation.
- Très bien. Dit Siks. On y va.
Rivler se leva ouvrit la porte et sortit le première. Siks fit signe à Sam de la suivre puis ferma la marche.
C’était surement par hérédité, mais Sam n’aimais pas vraiment les flics. Une voiture sombre était garée juste devant le portail du lycée. Siks ouvrit la portière de derrière et fit signe à Sam de monter. Sam s’exécuta et l’homme monta à coté de lui, tandis que son équipière s’installa derrière le volant. Le trajet parut à Sam d’une longueur interminable. Il fut presque soulagé d’entendre Rivler dire qu’ils y étaient. Elle gara la voiture devant le poste de police qui avait du connaitre des jours meilleurs, et Siks ouvrit la portière et descendit, imité par Sam. Sam suivit les deux policiers à l’intérieur du poste. Dès qu’ils franchirent la porte d’entrée, le brouhaha les assourdit. Des hommes, des femmes et des adolescents étaient assis sur des bancs. Des policiers en uniformes allaient et venaient en braillant entre eux. Une secrétaire aux cheveux gras, tapait rageusement sur son clavier, tandis que sa collègue, un téléphone coincé entre l’oreille et l’épaule, mâchait vulgairement son chwin-gum. Rivler leur fit parcourir le hall bruyant et s’engouffra derrière une porte noire. Elle leur fit parcourir deux autres couloirs sombres avant de prendre l’escalier. Une fois à l’étage, ils prirent le couloir de droite et Rivler s’arrêta devant un bureau.
- Bon, dit-elle. Laissez vos affaires ici. Votre sac et votre veste s’il vous plait et suivez moi.
Sam la regarda. « Laisser le sac ? Ça commence à devenir sérieux ! ». Lentement, il se défit de sa veste et la donna à la fille au même temps que son sac en priant pour qu’il ne soit pas fouillé. Sinon, ils trouveraient son couteau.
- très bien. Suivez-moi à présent.
Sam suivit la minuscule femme jusqu'à une autre porte qu’elle ouvrit.
- Asseyez-vous ! Quelqu’un va venir vous parler.
Puis, elle ferma la porte derrière elle. Sam se retrouva seul dans uns salle, mal éclairée, équipée d’une longue table et quelques chaises. Une chambre qui dégageait un malaise nauséeux.
* * *
Essayant de garder son calme, Sam se mit à faire les cents pas. Soulevant à chaque pas, des petits tas de poussières. Dix minutes plus tard, la porte s’ouvrit pour laisser entrer un homme, grand, qui devait avoir la cinquantaine, cheveux gris, des yeux bleus et intelligents. Vêtu d’un costume sans cravate. Il portait dans ses mains des dossiers et deux sachets en papier kraft. Derrière lui, surgit une grosse femme noire, serrée dans un tailleur sombre. Elle tenait dans ses mains un Goblet fumant et un bloc note.
Ils s’assirent tous les deux et l’homme fit signe à Sam de s’assoir face à lui. Sam poussa un soupir et s’assit en affichant un étonnement poli.
- Je suis le commissaire Jim Gates. Et voici Tara Malon de l’assistance sociale. On voudrait te poser quelques questions.
« Ben tiens je ne l’aurais pas deviné ! » pensa-Sam.
Voyant qu’il ne répondait pas, Gates sortit un calepin de sa poche intérieur, et arma son stylo tout en continuant de fixer Sam. Ce n’était pas le premier adolescent que Gates interrogeait. Et se ne sera surement pas le dernier. Pourtant…celui-là semblait différent. Gates n’arrivait pas à mettre le doigt sur le truc mais cet ado là avait quelque chose en plus. Il était calme. Son regard n’était ni nerveux ni fuyant. Soit s’était le gamin le plus zen de la terre, soit il se donnait aux drogues. Mais les pupilles paraissaient normales. Avait-il tout simplement l’habitude des flics ? Pourtant, aucun Samuel Winchester ne figurait dans la longue liste des délinquants mineurs. C’était pour ça qu’il avait fait appel à Tara, aussi bien assistante sociale que psychologue.
- Bon ! dit-il enfin, Samuel !
- Sam ! L’interrompit l’intéressé.
- Sam. Où habites-tu Sam.
Sam leva les yeux. « Aie ». Puis prenant un air décontracté il répondit :
- Au Leitz.
- Le Motel ?
« Oui, le motel ! Mais qu’est ce que vous avez tous à poser cette question ? »
- effectivement. Au Leitz motel.
- Pourrais- je savoir…pourquoi vous…logez dans un motel ?
Sam brulait d’envie de lui répondre un « pourquoi pas ». Il commençait à détester ce Gates. Il était très futé même s’il se cachait derrière un masque de stupidité. Il avait l’impression qu’il connaissait déjà les réponses aux questions qu’il posait.
- Mon père voyage beaucoup. Et cette fois ci, il n’a pas trouvé de manoir avec piscine et yacht privé.
La bouche de Gates frémit en un imperceptible sourire.
- Et ton père, s’il voyage si souvent, il fait quoi ?
« Croyez-moi, vous ne voulez pas savoir ! »
- Il est conseillé de vente. Rattaché à un garage de voiture. Il vente et achète des pièces détaché, véhicules…ce genre de chose.
- Mumm, fit le flic. Et Sam eut la nette impression qu’il ne le croyait pas. Et ton père, il est absent depuis combien de temps ?
- Jeudi dernier.
- Donc, dit Gates en se redressant sur sa chaise, vous êtes sels avec votre frère depuis six jours.
- exact ! Et alors ?
- vous n’êtes pas majeur !
- mon père est seulement en déplacement. Et mon frère aura bientôt dix-huit ans. Quelques mois de moins ça n’a pas d’importance.
- Ton frère s’occupe bien de toi ?
- Vous m’avez arraché à mon cour, pour me ramener ici, pour voir si mon frère s’occupe bien de moi ? Sympa l’assistance sociale dans ce bled.
La bouche de Gates se tordit en ce qu’il devait appeler un sourire. Puis il dit :
- Non c’était juste pour savoir. La vrai raison pour laquelle tu es ici tu le saura dans un moment. Je voudrais savoir…ce que tu as faits hier soir en quittant le lycée.
Sam le regarda incrédule. C’était le genre de question qui faisait parcourir un frisson dans le dos.
- Je,…commença Sam, je suis rentré au motel avec mon frère, il m’a laissé là et il est allé acheter des trucs. Je suis rentré, j’y suis resté quelques heures puis je suis allé à la bibliothèque. J’ai du y rester environ…deux heures. Et je suis rentré.
Gates se trémoussa dans sa chaise.
- Bon, revoyons ça. Tu es d’abord rentré au motel avec ton frère…euh… ?
- Dean.
- Dean. Puis ce…Dean est allé… où ça déjà ?
Sam haussa les épaules. Gates voulait le piéger. Il voulait trouver un maillon faible.
- Il m’a juste dit qu’il voulait acheter des trucs.
- Donc tu as regagné votre chambre …euh numéro ?
Sam ouvrit la bouche pour parler mais se souvint que la chambre était louée sous un faut nom.
- Quelle importance ?
- Très bien, on y reviendra. Donc tu es resté là-bas combien de temps à peu près ?
- Deux, trois heures. Je n’en sais rien. Je faisais mes devoirs.
- Oh !
Sam n’aimait pas la façon dont il avait prononcé ce « oh ! » il était clair qu’il ne le croyait pas.
« Combien de jeunes, pensa Gates, feraient leurs devoirs alors qu’il n’y a aucun adulte pour les y forcer ».
Sam continuait de fixer Gates qui le regardait les yeux plissé. Il jeta un regard en biais à Tara. Elle était appuyée contre le dossier de sa chaise, le stylo qu’elle tenait à la main courrait de gauche à droite sur son bloc notes aux feuilles jaunâtre.
* * *
Dean humait l’odeur « succulente » qui se dégageait de la cantine. Empoignant son plateau, il fit le tour des plats en prenant un peu de tout. Avec un large sourire et un clin d’œil, il tendit un billet à la caissière qui le saisit avec dégout.
- Garde la monnaie poupée, dit-il en empoignant son plateau. Il entendit vaguement la caissière rouspéter mais il n’y prêta aucune attention. Il se dirigea vers la table où Marie était assise en compagnie de deux de ses amis : Charles et Annie.
- Salut les gars !
- Salut Dean !
Dean s’assit face à Marie en lui faisant un grand sourire. Elle lui rendit son sourire.
- Hey Dean, tu as entendue la nouvelle ?lui dit Annie.
- Quoi ?
- Melissa Gordon s’est fait chopper par les flics.
- Quoi ? Comment ça ?
- Je l’ai vu partir avec deux flics ce matin. Elle habite en face de chez moi. Mon père a parlé au sien. Il parait que Mélissa s’était faite agressée hier soir. Et son père à porté plainte. Mais il parait que l’affaire est plus corsée que ça en a l’air. Son père n’a pas voulu donné plus de détail. Mais quand les flics l’ont emmené j’ai pu voir qu’elle avait une salle tête.
- Elle a toujours une salle tête commenta Marie.
- Mais non, elle est canon, la défendit Charles ce qui lui valut un coup de pied au tibia de la part d’Annie.
- Ça t’apprendra !
Dean se demandait vaguement qu’est ce que les flics pourraient bien vouloir de cette pauvre petite. L’esprit divaguant sur les centaines de possibilités, Dean se remit à manger avec appétit. Une fois rassasié, il se laissa aller contre le dossier de son siège et se mit à observer les autres élèves autour de lui. Des rires, des disputes, des conversations en tout genre. A l’écart, près des poubelles, un minuscule garçon mâchonnait une pomme. Dean le reconnut. C’était un dans amis de Sam. En parlant de Sam ! Dean venait de remarquer qu’il ne l’avait pas revue depuis qu’ils étaient arrivés ensembles quatre heures plutôt.
- Je reviens, dit-il à ses amis. Puis il se dirigea à grand pas vers l’adolescent.
- Hé salut ! Tu t’appelles Bill c’est ça ?
- Ben ! Corrigea ce dernier.
- Euh oui, Ben. Dis, tu n’aurais pas vu Sam aujourd’hui ?
- Si, Monsieur Vildux est venu le chercher pendant le cours d’anglais. Je ne l’ai pas revu depuis.
- Quoi ? Qu’est ce qu’il lui voulait ?
- Je…je ne sais pas !
Dean grogna et se dirigea vers la sortie ignorant les appels de ses amis. Il courra presque jusqu’au bureau du surveillant général. Il frappa, et sans attendre d’invitation, il entra.
Mr R. Vildux était assis à son bureau, une serviette accrochée à son cou, il était occupé à dévoré un sandwich dégoulinant de sauce.
- Non mais qu’est ce que…Monsieur Winchester ! Qu’est ce qui vous prend ? Vous…
- Vous me donnerez une retenue plus tard. Je veux savoir où est mon frère.
- Oh ! Il posa son sandwich et s’essuya les doigts sur sa serviette. Redoutant le pire commença à danses d’un pied sur l’autre d’un geste nerveux. La police avait quelques questions à lui poser. Ils l’ont emmené au poste de police.
La bouche de Dean s’ouvrit et se referma plusieurs fois en laissant échapper des sons incompréhensibles. Prenant une longue inspiration il réussit à articuler avec colère :
- Vous comptiez me le dire quand ?
- La police voudrait surement vous interroger aussi. Ils ont demandé à vous voir après vos cours.
Le cœur de Dean battait tellement qu’il se demandait si le surveillant ne l’entendait pas.
- Mais…monsieur Vildux, ce…c’est mon frère, je suis responsable de lui. La moindre des choses, c’était de m’avertir.
- Nous avons appelé votre père, mais nous n’avons eu que son répondeur.
- Mon père n’est pas en ville, donc le responsable légal c’est moi !
- Vous n’êtes pas majeur.
- On s’en fou de mon âge. C’est moi qui m’occupe de mon frère et j’aurais aimé être prévenu alors que mon frère est je ne sais où…
- Calmez-vous Dean ! Tenez asseyez-v...
- Pourquoi les flics l’ont-ils emmené ?
- Je vous l’ai dit, ils voulaient lui poser quelques questions.
- A propos de quoi ?
- Je…je ne suis pas disposé à le dire.
- Très bien. Dean fit volte face et ouvrit la porte à la volée.
- Où allez-vous ?
- Chercher mon frère.
- Vous ne pouvez pas quitter l’établissement. C’est le règlement.
- Le règlement ? Non mais…votre fichu règlement dit aussi qu’il ne faut pas avertir un étudiant quand son frère se fait embarqué par des saletés de flic à la con ?
- Mr Winchester, votre langage !
- On s’en fiche de mon langage. J’irais voir mon frère que vous le vouliez ou non.
Il se détourna et commença à partir.
- Attendez !
Dean se retourna furibond.
- Donnez ce mot à la sécurité. Il vous laissera sortir.
Rapidement il écrivit un mot sur un bout de papier et le tendit à Dean.
Dean le remercia et sortit de la pièce.
* * *
- Alors, disait Gates, tu faisais tes devoirs dis-tu. Et après ?
Je suis allé à la bibliothèque pour mon devoir d’histoire. J’ai du y rester deux heures je crois.
- Et après ?
- Je rentrais chez moi quand Melissa Gordon m’a interpellé.
- Qui est Melissa Gordon ?
- Une…euh…amie de mon frère.
Gates réprima un sourire.
- Qu’est ce qu’elle voulait ? demanda-t-il ?
- Voir Dean.
- Pourquoi t’attendait-elle-la-bas ?
- Je n’en sais rien.
- Bon. Et après ?
- on est rentré ensemble au motel. On était sur East Hill avenue quand j’ai entendue des pas derrière nous, un type nous suivait. Un autre a surgit devant nous. Ils nous ont encerclés.
- A quoi ressemblaient-ils ?
- Le premier devait avoir dans les vingt ans, un mètre soixante-dix, cheveux brun. Le deuxième, la trentaine, grand, il portait un costume sombre.
- Ensuite ?
- Ils ont voulu joué au malin. Le jeune à sortit une arme. J’ai ordonné à Melissa de s’enfuir, j’ai désarmé le plus jeune, je l’ai assommé. J’ai fait pareil avec l’autre.
- Mumm. Tu as donc désarmé et assommé deux types plus grands que toi aussi facilement ?
- Je sais que ça parait tiré par les cheveux mais, le type avait oublié le cran de sureté et ils étaient raide tous les deux.
- Oui et en plus tu aime les bagarres !
Sam le regarda sans comprendre.
- Je sais, dit Gates en fixant l’expression de Sam, que tu t’es battu hier avec trois individus. Harry Landvil, Greg Milovich et Derek Kiralia. Je leur ai parlé. C’est eux qui m’ont tuyauté que tu avais ceci.
Gates sortit un objet du premier sac en papier kraft. Sam le reconnut. C’était son couteau. Ils l’avaient trouvé.
- Je ne savais pas que le lycée tolérait ce genre d’arme.
- Ce…c’est un cadeau, affirma Sam. Une sorte de…porte bonheur.
- Et le fait qu’il soit à double tranchant ?
Sam leva les épaules. Il sentait son cœur battre. Il avait une idée vague dans la tête. Une idée que cet entretien n’allait pas très bien finir. Et tout ça commençait à prendre une mauvaise tournure.
- Si je te dis…que cette arme n’est pas la seule en ta possession. Si je te dis que je sais que tu en garde une autre dans ta ceinture. Je me trompe ?
Sam le regarda incrédule. Comment ce renard rusé à-t-il pu savoir ? Lentement Sam sorti son deuxième couteau caché dans sa ceinture et le posa sur la table. Celui-là était plus petit, pliable. Un des couteaux que son père utilisait couramment.
- Tu aimes les armes on dirait ? Comme Sam ne répondit pas, il continua, tu m’as dit tout à l’heure que agresseur avait oublié le cran de sureté. Comment tu le sais ?
- Je l’ai vu.
- Tu t’y connais en arme à feu ?
Sam savait qu’il devait dire la vérité. Du moins en partie. Sinon il pouvait risquer gros.
- Un peu.
- Ton père en possède une ?
« Rien qu’une seule ? pensa Sam » oui, il en a une, dit il.
- Quel genre ?
- UMAREX X-30 R.A.M
- Tu t’en es déjà servit ?
- Une fois, pour mes douze ans, j’ai tiré sur quelques canettes et des trucs de ce genre.
- Revenons à notre affaire. Après avoir assommé les deux agresseurs tu as faits quoi ?
- J’ai enlevé le chargeur, je l’ai jeté un peu plus loin, j’ai jeté l’arme aussi. Puis je suis retourné près de Melissa. Elle a pris un taxi, je suis rentré chez moi.
- Il y avait combien de balle dans le chargeur.
- Trois. Sans compter la balle perdue.
- Quelle balle perdue ?
- Quand j’ai assommé le deuxième, une balle est partie. Elle s’est logée dans le mur.
- Oui, pratique. Marmonna Gates.
- Pratique ?
- On a trouvé le revolver il avait servit très récemment. On a trouvé le chargeur. On a trouvé les corps.
- Les… corps ?
- Oui. Gates ouvrit le dossier et en sortit deux photos. Qu’il posa devant Sam.
Redoutant le pire, Sam se résigna à baisser les yeux sur les photos et il eut l’impression d’avoir avalé une brique. Les deux clichés représentait les deux hommes qui avaient tenté d’agressé Sam et Melissa quelques heures auparavant. Ils étaient inconscients, sauf que maintenant un trou sombre ornait leurs poitrines. Juste à l’emplacement du cœur. Même sur la photo, il ne pouvait être exclu que ces deux hommes avaient quitté la vie depuis un bout de temps.
- L’autopsie à évaluer l’heure de leur mort entre 22h et 23h.
- L’heure où j’étais là-bas. Souffla Sam entre ses dents.
* * *
Dean avait piqué un sprint depuis le lycée jusqu’au poste de police. Une fois arrivé, il se dirigea vers l’accueil ou la fille aux cheveux gras avait remplacé sa collègue. C’était elle maintenant qui tapait nerveusement sur le clavier en continuant à mâchonner son chwin-gum.
- Oui ? dit-elle sans lever les yeux.
- Je cherche mon frère.
- Disparu depuis combien de temps ?
- Euh ! Non, non. Il n’est pas disparut. Euh…il a été emmené ici pour…euh en fait je ne sais pas.
La fille poussa un soupir d’exaspération.
- Son nom ?
- Sam. Sam Winchester.
- Un moment. Elle passa quelques coups de fils puis se retourna vers Dean. Il est avec le commissaire Gates en ce moment. Allez vous asseoir, ils veulent vous parler aussi.
- Qui ça ?
- L’inspecteur Siks et l’inspecteur Rivler vont venir d’une minute à l’autre.
- Pourquoi est-ce qu’on veut parler à mon frère ?
- Vous croyez que ça me regarde ? Demandez ça à Siks et Rivler. Tenez les voilà.
- Dean Winchester ? demanda Rivler.
- O-oui, c’est moi.
- Je suis L’inspecteur Rivler et voici mon collègue l’inspecteur Siks. On voudrait vous poser quelques questions.
- A propos de quoi ? Et d’abord où est mon frère ? Je veux lui parler.
- Vous le verrez plus tard. Pour l’instant il est interrogé par le commissaire. Donc si vous voulez me suiv…
- Interrogé ? Le commissaire ? Qu’est ce que…
- Veuillez nous suivre s’il vous plait, l’interrompit Siks avec un ton nonchalant, nous voudrions vous parler.
Le cœur de Dean battait la chamade. Que voulait-on de son frère ? pourquoi était-il interrogé par le commissaire en personne ? Que lui reprochaient-ils ? Que voulaient-ils de lui ? Les deux policiers conduisirent Dean dans une salle exigüe, où tenait, par miracle, une table et des chaises.
- Vous voulez boire quelque chose ? demanda Rivler.
Dean secoua la tête.
- Mettez vous à l’aise. Reprit-elle en désignant une chaise en face d’elle. Son équipier prit place à sa gauche.
- Vous êtes le gentil flic ?
- Gentil et Méchant flic c’est pour les interrogatoires, tonna Siks. On veut juste vous poser quelques questions. Ou est ce que vous avez faits quelque chose qui nécessite un interrogatoire.
- Très drôle, lança Dean.
- Où étiez-vous hier ? lança Rivler.
- Assez direct !
- Répondez !
- Te fâche pas chérie je…oh pardon. Je…j’avais un rencard.
- avec ?
- euh…c’est important ? Rivler leva un sourcil et Dean continua. Ok alors. Marie. Marie Sullivan.
- Pourquoi vous ne voulez pas le révéler tout simplement ? S’étonna-t-elle ?
- parce que…j’avais rendez-vous avec Melissa Gordon ce Week-end et…je ne voulais pas qu’elle le sache. Alesha Vans n’en plus. Mais bon…maintenant c’est fichu.
- Vous aviez rendez-vous avec Melissa Gordon ?
- Pas avant le week-end. Pourquoi ?
- C’est nous qui posons les questions, objecta Siks.
Dean avait piqué un sprint depuis le lycée jusqu’au poste de police. Une fois arrivé, il se dirigea vers l’accueil ou la fille aux cheveux gras avait remplacé sa collègue. C’était elle maintenant qui tapait nerveusement sur le clavier en continuant à mâchonner son chwin-gum.
- Oui ? dit-elle sans lever les yeux.
- Je cherche mon frère.
- Disparu depuis combien de temps ?
- Euh ! Non, non. Il n’est pas disparut. Euh…il a été emmené ici pour…euh en fait je ne sais pas.
La fille poussa un soupir d’exaspération.
- Son nom ?
- Sam. Sam Winchester.
- Un moment. Elle passa quelques coups de fils puis se retourna vers Dean. Il est avec le commissaire Gates en ce moment. Allez vous asseoir, ils veulent vous parler aussi.
- Qui ça ?
- L’inspecteur Siks et l’inspecteur Rivler vont venir d’une minute à l’autre.
- Pourquoi est-ce qu’on veut parler à mon frère ?
- Vous croyez que ça me regarde ? Demandez ça à Siks et Rivler. Tenez les voilà.
- Dean Winchester ? demanda Rivler.
- O-oui, c’est moi.
- Je suis L’inspecteur Rivler et voici mon collègue l’inspecteur Siks. On voudrait vous poser quelques questions.
- A propos de quoi ? Et d’abord où est mon frère ? Je veux lui parler.
- Vous le verrez plus tard. Pour l’instant il est interrogé par le commissaire. Donc si vous voulez me suiv…
- Interrogé ? Le commissaire ? Qu’est ce que…
- Veuillez nous suivre s’il vous plait, l’interrompit Siks avec un ton nonchalant, nous voudrions vous parler.
Le cœur de Dean battait la chamade. Que voulait-on de son frère ? pourquoi était-il interrogé par le commissaire en personne ? Que lui reprochaient-ils ? Que voulaient-ils de lui ? Les deux policiers conduisirent Dean dans une salle exigüe, où tenait, par miracle, une table et des chaises.
- Vous voulez boire quelque chose ? demanda Rivler.
Dean secoua la tête.
- Mettez vous à l’aise. Reprit-elle en désignant une chaise en face d’elle. Son équipier prit place à sa gauche.
- Vous êtes le gentil flic ?
- Gentil et Méchant flic c’est pour les interrogatoires, tonna Siks. On veut juste vous poser quelques questions. Ou est ce que vous avez faits quelque chose qui nécessite un interrogatoire.
- Très drôle, lança Dean.
- Où étiez-vous hier ? lança Rivler.
- Assez direct !
- Répondez !
- Te fâche pas chérie je…oh pardon. Je…j’avais un rencard.
- avec ?
- euh…c’est important ? Rivler leva un sourcil et Dean continua. Ok alors. Marie. Marie Sullivan.
- Pourquoi vous ne voulez pas le révéler tout simplement ? S’étonna-t-elle ?
- parce que…j’avais rendez-vous avec Melissa Gordon ce Week-end et…je ne voulais pas qu’elle le sache. Alesha Vans n’en plus. Mais bon…maintenant c’est fichu.
- Vous aviez rendez-vous avec Melissa Gordon ?
- Pas avant le week-end. Pourquoi ?
- C’est nous qui posons les questions, objecta Siks.
- Qu’est ce que vous avez fait hier en sortant du lycée ? Enchaina Rivler.
- Mais ?...d’accord, d’accord, c’est vous les patrons. Je…comme je l’ai dis, j’avais un rendez vous avec Marie. On a vu un film, on a trainé dans le parc, on a mangé une glace et je l’ai raccompagné chez elle.
- Vous avez vu quel film ? demanda Siks.
- Vous vous intéressez au film quand vous êtes avec une nana ? On avait…eu plus important à …faire.
Rivler s’éclaircit la gorge. Et après ?
- Je vous l’ai dit. Je l’ai raccompagné chez elle et je suis rentré.
- Où habitez-vous ?
- On est descendu au Leitz.
- au Leitz ?
- Oui, affirma Dean, mon père est en voyage d’affaire. Il était pressé alors on est descendu au Leitz.
- Votre père, il fait quoi ? S’enquit Rivler.
- Conseiller de vente. Il est alloué à un garage de voiture.
- Bon. Laissons ça de coté. Vous êtes rentré à quelle heure ?
- Il devait être vingt et une heure je crois.
- Votre frère était-il rentré ?
- Non.
- Il vous a dit où il allait ?
- Il m’a laissé un mot disant qu’il était à la bibliothèque.
- Qu’avez-vous fait après ?
- J’ai du m’assoupir, en tout cas…je me suis réveillé en l’entendant entrer.
- Il était quelle heure ?
- 22h30.
- Votre frère a le droit de rester dehors jusqu'à cette heure ? dit Rivler dont les sourcils, sous l’étonnement, avaient disparu sous sa frange blonde.
- normalement non. Vous croyez que je suis le genre de gars à laisser mon frère errer où il veut comme un vagabond. Je ne …
- c’est bon ! L’interrompit Siks avec un sourire malsain. On a comprit.
Dean soutint son regard. Lentement Siks ouvrit un dossier posé devant lui en en sortit deux photo qu’il déposa devant Dean.
- Vous les reconnaissez ?
Dean jeta un regard aux photos. Les clichés représentaient deux hommes. Morts compte tenu le trou minuscule à l’emplacement du cœur. Surement causé par une balle de petit calibre peut être un 45 se dit Dean. Détournant son regard des blessures, Dean examina les visages. Ils lui étaient inconnus. Relevant la tête il constata que Rivler et Siks guettait sa réaction.
- Quel est le rapport avec Sammy ?
- Le rapport comme tu dis, dit Siks abandonnant ses bonnes manières, c’est que ton frère se trouvait dans l’allée où ses deux hommes ont été tués.
- Que…quoi ?
- Votre frère, est la dernière personne à les avoir croisés…vivants. Dit Siks en appuyant sur le dernier mot.
* * *
- Le légiste, disait Gates, le regard fixé sur Sam, guettant sa réaction, affirme que ces hommes, il tapota les photos avec son index, seraient mort d’une balle de 45 tiré au bout portant.
Sam avait la respiration haletante. Il ne pouvait détacher ses yeux de ces deux hommes blêmit par la mort. Il sentait son cœur battre à tout rompe.
- Donc vous…articula Sam, vous…p-pensez que, il prit une inspiration et dit, que c’est m-moi ?
Gates ne répondit pas. Le silence était aussi expressif que s’il avait crié le « oui ».
- Oh putain ! marmonna Sam en se passant ses mains tremblantes sur son visage.
En repensant à tout ça, il lui semblait évident que n’importe qui le désignerait comme suspect n°1. Ils étaient les dernières personnes que ces deux gars avaient vu. La preuve, ils n’avaient même pas bougé de là où les avaient laissé Sam. L’arme du crime avait servit et donc impossible de prouver que ce n’était pas Sam qui avait tiré. C’était sa parole contre des preuves irréfutables.
- Vous…vous avez dit que…le légiste dit que se « serait » des balles de 45.
Gates soupira.
- Les blessures y ressemblent. Sauf qu’on n’a pas retrouvé les balles. Pas encore.
Une lueur d’espoir jaillit en Sam. Il y avait donc une chance pour qu’il s’en sorte.
- Serait tu capable de reconnaitre le chargeur que tu as ôté de l’arme ?
- Oui, souffla Sam.
Gates déballa le contenu du deuxième sac. Il contenait trois chargeur identique, enveloppé chacun dans du plastique transparent.
- Vous avez trouvé 3 chargeurs dans la ruelle ? demanda Sam ironique.
- Contente-toi de me montrer celui que tu as jeté.
Sam prit les chargeurs et les examina. C’était des chargeurs identiques. Même nombre de balles, même aspect. Il était évident que Gates voulaient le piéger. Mais il trouvait ça idiot. A quoi pouvait les avancer de trouver le chargeur qu’il avait jeté ? Oubliant ses pensées, il se concentra sur sa tâche. Les trois chargeurs étaient similaire…sauf pour le petit numéro de série gravé sur le bas. Les deux premiers numéros étaient proches. Sam saisit alors le troisième et le remit à Gates.
- Comment l’as-tu reconnu ?
- C’est un modèle 98. Deuxième édition. Les autres sont du même modèle mais de la première édition. Ceux-là ont surtout été utilisé par les flics…euh la police. Donc, je…suppose que votre arme n’a pas de chargeur, ainsi que celle d’un collègue de votre promotion.
Gates ne put retenir un air admiratif. Lentement, il déballa son chargeur et le remit dans son arme qu’il portait contre sa poitrine. Sam jeta un regard furtif à Tara. Elle avait les sourcils en accent circonflexe.
- A quoi sert ce test ? demanda Sam à brule point. En quoi le fait que je puisse reconnaitre le chargeur peut-il…vous aider ?
En vérité, il allait ajouter « joué en ma faveur ».
Gates prit une grande inspiration et dit.
- Je voulais savoir si tu te connaissais vraiment en arme. La réponse est oui.
- Je sens que c’est une mauvaise nouvelle pour moi. Soupira Sam.
Gates eut un geste incertain de la tête que Sam interpréta comme étant un « pense ce que tu veux ».
- Des témoins pourraient affirmer qu’il n’y a eu qu’un seul coup de feu ?
- Y’a pas de témoin.
- Mélissa Gordon peut confirmer mon histoire.
- C’est elle qui a contacté la police. Du moins son père. Quand il a su que sa fille à été agressé, il nous a appelé. Ça tombait bien, on avait trouvé les corps et aucun témoin. Elle, elle était là. On l’a interrogé, elle nous a parlé de toi. Et…voyant que Sam avait ouvert la bouche, elle n’a rien entendue, elle était trop choquée pour ça.
- Donc en fin de compte, vous la croyez mais pas moi.
- Mais ça déposition confirme la tienne. Continua Gates comme si Sam n’avait pas parlé.
- Mais vous croyez toujours que c’est moi qui…ai…
- Je n’ai jamais dit ça.
Sam soupira en secouant la tête. Il sursauta en entendant le raclement d’une chaise. Gates s’était levé, imité par Tara.
- on revient dans une minute. Lui dit Gates.
Puis ils sortirent en refermant la porte derrière eux. Sam laissa sa tête retomber sur ses mains figées contre la surface glacée de la table. « C’est quoi ce bordel ? ».
* * *
- Comment ça mon frère est la dernière personne à les avoir croisés vivants ? Tonna Dean.
- Ces deux hommes, dit Rivler, avaient tenté d’agressé votre frère et Melissa Gordon.
- Melissa ? Qu’est ce qu’elle fichait avec Sammy ?
- Elle a dit qu’il l’a raccompagnait. Qu’elle voulait vous voir.
- Me voir… ? Dean eut un sourire avant de se ressaisir. Et après ?
- Ces deux hommes…les auraient abordés et votre frère se serait …défendu.
- Et vous, vous croyez…que Sam…non, Sam ne ferait pas de mal à une mouche même si elle était la pire…
- Ces deux hommes, cria presque Siks, ont été tué par balle à bout portant, une balle de 45. Et devinez quoi ? Il y avait un colt 45 récemment, très récemment utilisé, posé a coté des corps.
- Et je suppose que les empreintes de Sam étaient bien visibles ?
- Non. Dit Rivler.
- Non reprit Siks, mais il aurait très facilement pu les essuyer.
- Et jeter l’arme là où on aurait pu la trouver ?
Dean était de plus en plus en colère. Dans quelle galère son frère s’était il fourré ? Mais il était sur d’une chose. Sam n’aurait jamais, non jamais tué ces deux pauvres types comme ça. A bout portant, disait l’autre. Non ! Cela était inenvisageable ! Siks avait peut être lu dans ses pensées car il dit :
- Ces hommes avaient tenté d’AGRESSER votre frère.
- Même si. Maintenant, il était fou de rage. Vous avez des preuves ou juste vos constatations à deux balles ?
- Pour l’instant, dit Rivler, les yeux rivés sur Dean, elle semblait légèrement effrayée, nous n’avons pas assez de preuves. On cherche…
- Alors allez chercher ailleurs et laissez mon frère tranquille.
- Votre frère, s’écria Siks, est impliqué dans…
- Impliqué ? L’interrompit Dean, hors de lui, il a botté les fesses de ces abrutis. C’est tout. Quelqu’un d’autre a du les liquider. Sam avait laissé l’arme. N’importe qui aurait pu le faire.
- Qui par exemple ? répondit Siks, sur le même ton.
- Je m’en fous. Ça c’est votre boulot ! Oh ! mais j’y pense, vous vous ne faites qu’accuser les innocents en laissant des crétins comme ces deux là, il désigna les photos, en liberté. Joli votre boulot ! Vous arrivez à dormir la nuit ?
Siks se releva à demi de sa chaise, ses yeux lançaient des éclairs de fureur. Mais Rivler posa sa main sur le bras de Siks et lui murmura :
- Excusez-nous un moment Dean ! Ted ?
Ted Siks suivit sa collègue dehors et referma la porte derrière lui avec une telle force que le verre des fenêtres trembla un bon moment avant de s’arrêter.
- Pourquoi tu as attaqué ce jeune homme ? cria Rivler dès que la porte se referma.
- L’attaquer ? C’est lui qui attaque avec ses manières…ses colères…il…
- Est inquiet pour son frère.
- Oui, c’est tellement vrai. Tu as vu combien de jeunes de son âge qui se soucient de leurs familles ?
- Leur mère est morte quand ils étaient jeunes ça crée des liens. Et aussi bizarre que ça puisse te paraitre, l’amour entre frère ça existe encore.
Siks respira a plusieurs reprise pour se calmer. Il tourna le dos à sa collègue, fuyant son regard.
- Et pour leur père absent, on fait quoi ?
- Je ne sais pas. J’ai comme l’impression qu’il a menti en parlant de son père. Mais on vérifiera.
- Le père ne doit pas être mieux que ce sale gosse !
- Décidément, être fils unique ne te réussit pas. Ça t’aurais changé un frère.
Le regard de Siks se durcit mais il ne releva rien.
- Viens, lui dit Rivler, allons voir comment s’en sort Gates avec le frère ?
Gates était entrain de parler à Tara. En les voyant approcher, il se débarrassa gentiment de Tara et se tourna vers les nouveaux venus.
- Alors ? dit-il.
Rivler se chargea de répéter l’essentiel de l’interrogatoire. Tandis que Siks boudait dans son coin, les bras croisés sur sa poitrine.
- Donc Dean, confirme l’histoire de Sam. Tout comme Mélissa. Mais, ils sont malins, très malin et très proches aussi. Je pense que Sam n’à rien avoir avec les morts.
- Comment ça ? Bourdonna Siks.
- Je viens d’apprendre qu’il y a eu un autre mort. Un chauffeur de taxi apparemment. Il portait la même blessure au cœur. Sans balle. Son taxi a été volé. On ne l’a pas encore retrouvé.
Rivler hocha la tête, pensive.
- Et pour leur père ? demanda-t-elle.
- Impossible de le joindre. Gates se tut un moment avant de continuer, mais j’ai eu la confirmation qu’il travaillait véritablement avec un garage. Le proprio est un certain…il regarda ses notes…Robert Singer. Il a confirmé que John travaillait pour lui et qu’il était en mission pour lui. Il n’a pas voulu dire où. Top secret qu’il disait.
- N’empêche qu’il faut lui parler à ce…ce type. Grinça Siks entre ses dents.
Gates lui jeta un regard inquisiteur. Un regard que Siks ignora.
- Et pour les gamins ? Intervint Rivler, on fait quoi ?
- Ramenez-les chez eux. Il faut les garder à l’œil. John pourrait entrer en contact avec eux. Surveillez les 24h/24.
- Et à propos du couteau trouvé dans les affaires du petit ?
Gates regarda Siks longuement.
- Apparemment il n’y a eu aucun meurtre au couteau. Rendez-les-lui et raccompagnez-les.
Gates tourna les tallons et s’en alla en laissant les deux inspecteurs figé, stupéfié.
* * *
Sam était blottit à l’arrière de la voiture conduite par Rivler. Siks était assis à coté d’elle, gardant un œil sur les deux ados, à l’arrière.
Dean jetait de temps à autre, des coups d’œil à son frère.
- Voilà ! dit Rivler, on y est.
Dean n’attendit pas l’arrêt complet du véhicule, il ouvrit la portière et descendit. Sam l’imita mais avec des mouvements beaucoup plus modérés.
- Si votre père revient, dit Siks en le toisant de son regard méprisant, dites lui de venir nous voir, vous n’avez pas le droit de quitter la ville et encore moins…
- Ouais, ouais, on connait la chanson, le coupa Dean, puis à l’intention de Sam, amène-toi.
Sam obéit et suivit son frère. Tous les deux sentaient les regards des deux flics les suivre jusqu'à ce que qu’ils aient disparus dans la chambre et eurent refermé la porte.
Sam ferma la porte et s’y appuya en poussant un soupir, se préparant à la crise qui n’allait pas tarder à s’abattre. Dean enleva sa veste, la jeta sur le lit, fit quelques pas les mains sur les hanches, puis, se retourna pour faire à son frère.
- Alors ? Tu comptais me le dire ?
- Que Mélissa voulait te voir ? Désolé j’avais oublié.
- Arrête ! Je parlais du fait ces types t’aient agressés.
- Il n’y a pas de mal. Je me suis défendu. Y’a pas de quoi faire tout un plat.
- Tout un plat ?
- Quoi Dean ? Des agressions, il y en a des tonnes. Je me suis défendu. Il n’y a pas eu de m…mort d’homme.
Dean saisit l’ironie de la situation. Il secoua la tête et se laissa tomber sur le lit.
- Raconte-moi ce qui s’est passé.
Sam s’assit à son tour et lui raconta tout.
- Des blessures par balles mais sans trace de balles ?s’étonna Dean, Ça c’est carrément bizarre.
- Tu pense à…quelque chose de…
- C’est une idée. Quoique…quelle créature tuerait comme ça ?
- Quesque papa est allé chasser déjà ?
- Je ne sais pas. Tout ce que je sais c’est qu’il y’ a eu plusieurs disparitions dans la ville voisine. De plus en plus fréquente. Appart ça, je ne sais rien.
- De toute façon, si papa revient, on sera dans de beaux draps. Les flics n’attendent que ça.
- Ouais, grommela Dean. Putain de saleté de flic ! Puis secouant la tête, je vais aller nous chercher à manger. Tu veux quelque chose de précis ?
- Je n’ai pas faim ! Souffla Sam en s’étendant sur le dos.
- Quoi ? Arrête ! T’as rien avalé de la journée. Je vais faire vite. J’en ai pour une demi-heure. En fait, remets donc du sel. On ne sait pas à qui on a affaire. !
Dean se leva, enfila sa veste et sortit. La nuit commençait à tomber et de fines goutes de pluie mouillaient le sol. Relevant son col, Dean pressa le pas. Sacré histoire ! Et leur père qui n’était même pas là. Il était même rarement là. Pour Dean ça ne le dérangeait pas, il comprenait. Mais il avait de la peine pour Sam. Sam voulait un père qui n’exigerait pas d’un gosse de treize ans de tenir une arme et chasser des créatures qui n’étaient pas sensé exister. Sam voulait un foyer fixe, de l’amour,…conscient de tout cela, Dean se donnait du mal pour essayer de réaliser ses rêves à Sam. Autant que possible. Il le devait…Dean s’arrêta brusquement et regarda derrière lui. Il était certain qu’on l’épiait. Mine de rien, Dean reprit sa marche en prêtant attention. Mais il ne remarqua rien. Dean rentra au fast food acheter ce dont il avait besoin, puis il reprit la route. De temps à autre, il lui semblait qu’on marchait à quelques pas derrière lui. Mais c’était peut être son imagination qui lui jouait des tours. Puis, il se souvint. Les flics n’avaient-ils pas dits qu’ils garderaient un œil sur eux ? « Pas très discrets ces flics, se dit Dean ». Étouffant un rire, il pénétra dans leur chambre de motel pour trouver Sam endormi, la tête légèrement sur le coté. Il avait l’air épuisé. Dean soupira puis avala son sandwich en regardant son frère dormir. Au bout d’un moment, il se leva et tenta de réveiller son frère.
- Hé Sammy ! Sammy ? Sam réveille-toi !
Sam grogna dans son sommeil mais ne se réveilla pas.
- hé, t’as qu’a avaler ce truc et je te laisse dormir.
Mais Sam dormait trop profondément pour entendre son frère. Dean posa le paquet de nourriture sur la table de chevet et se coucha sur son lit, les mains derrière sa nuque. Il resta là un long moment à regarder le plafond et à repenser à toute cette histoire. Comment ces sales flics avaient-ils pu accuser son frère ? A treize ans ? Il savait que son frère en souffrirait. Il devait lui parler demain. Sentant le sommeil le gagner, et étant inconfortablement installé, il se leva, se déshabilla, et se glissa sous sa couverture. Un mouchoir tomba sur le sol. Dean le ramassa. C’était le numéro qu’Adella, la belle serveuse lui avait donné des heures plus tôt. Il semblait impossible que ce souvenir ne remonte qu’a la nuit dernière. Il avait l’impression que cela datait d’une dizaine d’année auparavant. Lentement ses paupières se refermèrent, alourdis par le sommeil. Depuis combien de temps dormait-il déjà ? Deux, trois heures ? Quelques minutes ? En tout cas, un bruit infernal l’empêchait de continuer son doux sommeil. Résigné, il ouvrit un œil. Le bruit provenait de son téléphone. Il le regarda sonner pendant un long moment, encore trop sonné pour savoir quoi faire.
- Tu devrais peut être pensé à répondre ! Lui dit la voix pâteuse de Sam.
Dean se ressaisit et décrocha.
- Oui ? Marmonna-t-il.
- Dean ! C’est moi
- Papa ?
* * *
- Papa ? Où-est ce que t’es ?
- Pas loin. Ecoute, la créature que je chasse à débarqué à … . Elle a changé de mode opératoire. Je sais qu’elle a déjà fait quatre victimes et que vous êtes déjà au courant de deux d’entre elles.
- Tu…tu veux dire ces deux cons qui ont été tués sur East Hill avenue ?
- Oui, il y en a deux autres. Séparés. Un chauffeur de taxi et un gardien, je crois.
- Papa, tu…sais que les flics te cherchent ?
- Oui, Bobby m’a mis au parfum. Et ils vous surveillent.
- Quoi ? Tu…tu es ici ? Au motel ?
- Oui.
- Alors tu ne va pas venir ?
- J’attends que Bobby me donne le feu vert. Il doit s’occuper d’une diversion. Comment va Sammy ?
« Enfin, je croyais que tu l’avais oublié, pensa furieusement Dean »
- Il…Dean jeta un coup d’œil furtif en direction de Sam, qui s’était redressé sur son coude pour observer son frère, il va bien.
- Ok, je serais là-bas dans vingt minutes environ.
Ok !
Il raccrocha.
Dean se sentait parfaitement réveillé à présent. Il rejeta ses couvertures et se leva en faisant face à son frère.
- Alors ? lui demanda Sam.
- Papa arrive.
- Qu’est ce qui l’amène ?
- La…Dean hésita une seconde, la créature qu’il chassait à … s’est déplacée ici. Elle a changé de mode op. C’est elle qui a tué ces deux zigotos. Et deux autres personnes un peu plus tard.
- Deux autres ?
- Ouais, lança Dean avec un air grave. Tués de la même façon. Mais ils nous surveillent. Cette fois ils sauront qu’on n’a rien à voir là dedans.
- S’ils nous surveillent, comment papa va-t-il arriver ?
- Bobby s’en occupe.
Sam hocha la tête. Lui aussi semblait parfaitement réveillé.
- Maintenant que tu es réveillé, tu va me faire le plaisir de m’avaler ça, lui dit Dean en lui lançant le sac en papier, tu aurais dû le manger pendant qu’il était encore chaud. Mais, ça aurait été plus facile de réveiller un sac de sable.
Tout en parlant il se dirigeait vers la salle de bain. Il eut juste le temps de refermer la porte pour éviter l’oreiller que lui lançait son frère.
* * *