Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Supernatural
Création : 21.03.2010 à 20h26
Auteur : Kimberly68
Statut : Terminée
« Bonsoir à tous ! Voici la suite de "Naissance et sacrifice" J'écris cet épisode virtuel seule. Saison : Aucun en particulier.Y aura-t-il une suite : Je n'y ai pas encore réfléchie » Kimberly68
Cette fanfic compte déjà 30 paragraphes

Résumé
Suite de « Naissance et Sacrifice.»
" Sarah, la petite fille de Suzy est désormais âgée de 3 ans. Les deux filles vont être les victimes d'un démon, qui se servira d'une personne proche pour les atteindre.
Voilà donc les deux frères Winchester repartis sur une mission qui les conduira une nouvelle fois à Fayetteville, où ils devront faire face à cette force démoniaque.
Mais cela ne sera pas de tout repos car Sam est en proie au même cauchemar, depuis plusieurs nuits, sans arriver à savoir ce que celui-ci peut signifier. Cette situation l'épuise et inquiète Dean, car son cadet ne veut rien lui dire sur ce qui le préoccupe… "
Message de l'auteur :
J’espère que ce second épisode virtuel vous plaira.
Tous commentaires constructifs sont les bienvenues, n'hésitez donc pas à me joindre par MP pour donner vos avis.
Sur ce, je vous souhaite une BONNE LECTURE A TOUS.
PS: Je remercie Lydean pour m'avoir aider dans mon résumé.
Fayetteville (Arkansas)
Zoé Mc Kagan est une jeune fille brune aux cheveux mi-longs et aux yeux bleus, elle est âgée de 18 ans et habite Fayetteville dans l’Arkansas.
Cette après-midi là, le soleil brillait et un léger vent froid caressait les petits arbres qui brodaient les trottoirs de la ville et comme chaque année au début du mois de décembre la commune organisait un grand vide grenier de fin d’année. C’est l’occasion pour les habitants de se retrouver tous ensembles pour faire des échanges.
A quatorze heures trente Zoé s’habilla chaudement et alla flâner le long des stands. En milieu d’après-midi elle croisa au détour d’une allée Suzy accompagnée de sa petite fille Sarah qui suçait son pouce emmitouflée dans sa poussette.
Zoé s’arrêta.
« Bonjour mademoiselle Willard» Fit Zoé le regard posé sur la petite fille.
« Bonjour Zoé. Comment allez-vous ? » Répondit Suzy.
« Ça va bien et vous ? »
« Oui ça va. Vous avez trouvé quelque chose qui vous intéresse dans ce vide grenier ?» Demanda Suzy.
« Non pas encore. »
« J’ai trouvé un joli serre-tête pour Sarah.» Répondit Suzy en montrant celui-ci.
« Elle va être mignonne avec, il est vraiment très joli. »
« C’est toujours d’accord pour Samedi soir ? » Demanda Suzy.
« Oui. Oui, je viendrais comme convenu.» Répliqua-t-elle avec enthousiasme.
« Merci Zoé. »
« De rien mademoiselle. »
« Au revoir Zoé et à Samedi soir. » Fit Suzy en repartant.
« Au revoir Mademoiselle. »
Zoé continua à marcher dans les allées et à scruter les stands, soudain quelque chose attira son attention elle s’arrêta devant un stand, là sur l’étalage devant elle il y avait un manuscrit, attirée par celui-ci elle le saisie et l’examina plus attentivement.
La couverture de cuire avait l’air très ancienne et elle était poussiéreuse, d’un léger souffle Zoé évacua celle-ci et le titre apparu plus nettement « Journal d’un Démon » il était gravé dans la couverture en lettre dorées rouges avec le symbole d’une coupe et d’une épée, ce qui collait parfaitement avec la dénomination du manuscrit, elle demanda le prix au vieux bonhomme assit derrière son stand, celui-ci répondit 1 dollar, elle trouva que le prix de cette antiquité n’était pas très élevé.
Elle sortie une pièce de son blouson et paya le livre.
Zoé continua à se promener au gré des allées jusqu’à la fin de la journée. La nuit fit lentement son apparition et le vent froid était devenu plus glacial.
Les gens commençaient à ranger les étalages et les affaires qu’ils n’avaient pas vendus.
Zoé fit demi-tour et rentra chez elle.
Elle monta dans sa chambre et posa le manuscrit sur sa table de nuit.
Ce soir là Zoé n’avait pratiquement rien mangé, quelque chose la tourmentait, elle quitta la table et remonta dans sa chambre puis s’assit sur son lit.
Elle empoigna alors le livre qu’elle avait posé sur sa table de nuit et le contempla un petit moment avant d’ouvrir la première page.
Lorsqu’elle ouvrit celle-ci, elle s’étonna de ce qu’elle y découvrit, il y avait une sorte de liste avec plusieurs prénoms et noms avec en face de chacun une date et une heure.
Elle se demandait bien à quoi pouvait-elle correspondre ?
A la deuxième page encore une liste de noms et de prénoms, elle s’était amusée à compter les lignes sur chaque page qu’elle avait lu, une liste de soixante-six personnes et aucune qu’elle ne connaissait et pour cause celle-ci datait des années 60.
Captivée par tout ce qui était inscrit, elle voulu savoir jusqu’ou la liste conduirait.
Elle était remontée jusqu'à la page 66 qui la conduisit jusqu'à l’année 2006 et là en bas de la page elle reconnue un nom celui de Paul Sanders, l’ancien petit ami de Suzy, y avait-il un lien entre son décès et cette liste ?
En voyant le nom du jeune homme Zoé fut si surprise qu’elle referma le manuscrit rapidement et reposa le livre sur la table de nuit.
Elle se blotti sous les couvertures et fixa le plafond de sa chambre un moment avant de pouvoir s’endormir.
Cette nuit là elle passa une nuit agitée et le lendemain matin elle eu du mal à émerger de son sommeil.
Depuis prêt d’une semaine qu’elle possédait ce livre, elle n’avait plus osé l’ouvrir elle l’avait posé sur son bureau, pourtant ce manuscrit l’attirait comme un aiment attire le fer et ce chaque jour un peu plus.
Même si elle résistait elle se doutait bien que cette envie finirait par avoir raison d’elle. Que devait-elle faire ? Devait-elle en parler à quelqu’un ? Pouvait-elle en faire part à sa mère ? Non pensa-t-elle maman me prendrait pour une folle !
Au fils des jours qui passaient Zoé ne comprenait toujours pas pourquoi elle était autant attirée par ce maudit manuscrit.
Ayant bien réfléchit depuis prêt d’une semaine elle prit la décision de jeter le livre dans la poubelle, elle empoigna donc rapidement celui-ci et descendit l’escalier puis ouvrit la porte de la cuisine et jeta le livre dans la grande poubelle qui était dehors.
Contente d’avoir réussie à s’en débarrasser, elle remonta rapidement dans sa chambre et s’allongea paisiblement sur son lit et s’endormie.
Mais une chose étonnante est arrivée cette nuit là, lorsque Zoé se leva le lendemain matin le livre était revenue sur son bureau au même endroit que la veille.
Elle fut si stupéfaite que la peur s’empara d’elle, tout son corps se mit à trembler et la première question qu’elle se posa était mais comment était-ce possible ?
Elle le regarda de loin ne voulant plus s’en approcher.
Elle sortie de sa chambre, alla prendre sa douche puis se prépara pour aller au lycée.
Ce matin là, un vent froid soufflait doucement, effleurant les branches nues des arbres qui sous son passage se balançaient de gauche à droite.
De fins flocons de neige commençaient à tomber, recouvrant petit à petit les arbres et les trottoirs d’un joli manteau blanc.
Aujourd’hui c’est vendredi et c’est le dernier jour d’école avant les vacances de Noël.
La journée commençait à 9H00 avec le cours d’Anglais, puis le cours de sport auquel Zoé ne pouvait pas participer, avec son invalidité ce n’était pas possible, elle regardait donc tout ce petit monde s’agiter du haut des gradins.
Et enfin pour terminer la matinée cours de mathématiques.
Les cours de l’après-midi étaient nettement plus reposant une heure de dessin suivie d’une heure d’informatique.
Elle pénétra dans le lycée son sac à dos sur ses épaules puis longea le couloir jusqu’à son casier et y déposa son sac, puis prit le livre dont elle avait besoin pour le premier cours, lorsque un élève Jason Watson surgit subitement derrière Zoé la faisant sursauter.
Lorsqu’elle se retourna face à lui, Jason la plaqua violemment contre son casier.
« Où sont mes devoirs ? » Demanda Jason en bousculant Zoé.
« Je n’ai pas eu le temps de les faire ! » Répondit-elle effrayée la voix tremblante.
« A ouais ! Tu sais ce que cela signifie ? Donne-moi ton fric !» Fit Jason d’un ton sec et menaçant.
« Non ! Non ! Ne me le prends pas ! J’en ai besoin pour mon repas de midi ! » Dit-elle les yeux larmoyants.
Jason mit alors sa main dans la poche du blouson de Zoé et lui prit le billet de 10 $, puis relâcha son étreinte sur elle et il reparti avec ses copains tout en la fusillant du regard.
Quel sale type pensa-t-elle tout en reprenant son souffle et remettant ses habits en place.
Elle prit une grande inspiration afin de respirer plus calmement puis avança tête baissée jusqu’à la classe d’Anglais et s’assied à sa table.
Le cours se passa dans le raffut le plus total, aucun des élèves dans la classe n’avaient écouté le professeur.
Tous surexcités par les vacances de Noël qui approchaient à grand pas et ne parlant que des cadeaux qu’ils allaient recevoir.
Le professeur avait beau crier à pleins poumons pour se faire entendre, aucun n’écoutaient, au bout d’un moment las de s’égosiller pour rien il s’assied à son bureau et laissa les élèves livrés à eux-mêmes.
Le cours suivant se passa un peu plus calmement et pour cause l’éducateur sportif est assez costaud donc personne ne s’y frottaient, il savait se faire respecter.
Au dernier cours de la matinée tous les élèves étaient un peu plus calmes, ils étaient sans doute fatigués par le cours de sport.
L’heure du déjeuner approchait tout les élèves avaient déjà refermés leurs livres que la cloche du lycée retentie et ils sortirent tous rapidement des classes, pour ce précipiter dans le couloir et se diriger vers la cantine.
Zoé était la dernière à sortir de la classe elle s’arrêta devant le pas de la porte et regarda à gauche et à droite, le couloir était déjà quasiment vide. Elle longea alors le couloir et s’arrêta devant son casier et y remit son livre dans son sac à dos. Le proviseur la voyant seule dans le couloir, se dirigea vers elle et l’aborda.
« Bonjour Mademoiselle Mc Kagan. » Lui dit-il.
« Bonjour Monsieur le proviseur » Répondit poliment Zoé.
« Vous n’êtes pas au réfectoire avec les autres ? » Lui demanda-t-il.
« Non Monsieur, je n’ai vraiment pas faim »
« Vous êtes sur car aujourd’hui c’est le repas de Noël »
« Je sais mais j’ai été légèrement malade cette nuit et je n’ai pas très faim. » Mentit-elle d’une voix anxieuse, mal à l’aise.
« Bon ben dans ce cas, vous pouvez vous installer dans la salle de retenue en attendant les cours de l’après-midi. » Lui proposa-t-il.
« Merci monsieur » Répondit-elle d’une voix fine avec un petit sourire timide.
« Ça va aller ? Vous êtes sûr ?»
« Oui. Oui, monsieur. »
« Bonne vacances mademoiselle »
« Vous de même monsieur » Répondit-elle soulagée.
Zoé le regarda partir puis elle avança de son côté pour se rendre dans un endroit tranquille.
Elle s’installa finalement en salle de retenue comme le proviseur lui avait suggéré.
Elle ouvrit la porte puis la referma derrière elle. Elle prit une place et sorti de son sac, un cahier et son livre puis s’avança dans ses devoirs de vacances. Une heure et demi plus tard la cloche retentie indiquant qu’il était temps de rejoindre les classes, Zoé remit rapidement toutes ses affaires dans son sac et se rendit en classe de dessin, heureusement que celle-ci n’était pas très loin de la pièce de retenue.
Les deux cours de l’après-midi se passèrent bien mieux que ceux de la matinée, mais quand la cloche du dernier cours sonna tous les élèves se précipitèrent en criant dans les couloirs « Youpi ! C’est les vacances ! » Et sortirent rejoindre les bus scolaires pour rentrer chez eux.
La fin de journée s’acheva mieux qu’elle n’avait commencé pour Zoé.
Contente de rentrer chez elle, Zoé monta directement dans sa chambre et se posa sur son lit puis resta un moment inerte à fixer le plafond de sa chambre les yeux dans le vague.
Elle resta dans cette position quelques minutes pour se relaxer puis elle se releva et se dirigea vers son bureau et alluma son ordinateur.
Elle s’installa sur la chaise puis elle se connecta au net et enregistra quelques images de manga, ensuite elle ouvrit son logiciel photo et commença à faire un fond d’écran avec les images qu’elle avait récupéré.
La mère de Zoé l’appela pour qu’elle vienne diner.
Zoé descendit l’escalier et s’installa à table en face de sa maman.
Le repas se passa dans le calme, juste quelques questions du genre.
« Comment se sont passés les cours aujourd’hui ? »
« As-tu des devoirs pour les vacances ? »
Jusqu’au moment ou la mère de Zoé lui demanda ce qu’elle avait mangé au repas de Noël.
Zoé lui menti en lui répondant qu’elle avait bien mangé, qu’elle avait surtout apprécié le dessert qui était au chocolat.
Si sa mère avait apprit que Jason lui avait volé l’argent du repas, elle aurait sans doute téléphoné au proviseur pour réglé le problème.
Pas besoin d’en arriver là, elle n’avait pas mangé le midi, ce n’était pas grave elle en était pas morte pour autant.
Ce qui l’embêtait le plus c’était la façon dont Jason et ses copains se comportaient avec elle à chaque fois qu’ils voulaient obtenir quelque chose, ils ne pouvaient pas s’empêcher de la brutaliser.
A cause de lui elle avait souvent des bleus au niveau des épaules et du dos à force d’être plaquée contre son casier.
Elle en avait assez de ce sale gamin qui brutalisait tous les plus faibles du lycée. Elle espérait que tôt au tard il serait puni pour tout ce qu’il avait fait. Mais en attendant c’était les vacances de Noël, elle ne verrait pas ce sale gosse pendant 15 jours.
Le repas étant terminé Zoé débarrassa ses couverts et mit le tout dans l’évier puis remonta dans sa chambre.
Elle se remit à son bureau devant son PC et fini la création qu’elle avait commencée avant que sa maman l’appel pour le diner.
Une fois sa création terminée elle l’enregistra dans ses images et la mit sur son blog, puis elle éteignit son ordinateur.
Lorsqu’elle voulu se lever de sa chaise pour se rendre à son lit, elle fut prise d’une nouvelle forte envie de prendre le manuscrit dans ses mains, elle essaya de s’éloigner afin de résister mais celui-ci l’attirait encore plus, se rapprochant inévitablement, si bien qu’elle l’empoigna et elle alla s’assoir sur son lit.
Elle prit une grande inspiration, avant d’ouvrir le livre à la page de Paul et une chose très bizarre s’était produite.
Le nom de Paul Sanders n’était plus à la 66 ème place, mais à la 59 ème. Mais comment était-ce possible ?
Comment les écritures peuvent-elles se déplacer ?
Ce n’est pas possible pensa-t-elle.
Zoé resta un moment à fixer la page les yeux écarquillés, étonnée de ce qu’elle avait découvert.
Ce livre était peut-être magique songea-t-elle.
Soudain une idée lui traversa l’esprit, elle décida de prendre un crayon de papier puis elle réfléchit un instant cherchant quel nom et prénom elle pouvait choisir puis dans sa tête se fût évident, elle commença à gribouiller un prénom et un nom et juste en face elle choisi une date et une heure, le 19/12/2009 à 05h30, lorsque ce fût fait, l’emprise du livre cessa et Zoé le referma puis le déposa sur sa table de nuit.
Ensuite elle se déshabilla prit sa douche et enfila son pyjama et se glissa sous la couette puis s’endormi.
Demeure des Watson Fayetteville Arkansas.
La faible lumière de la pleine lune reflétait ses rayons par les rideaux bleus des fenêtres dans la chambre de Jason Watson.
Il était plus de 02h00 du matin lorsque un bruit se fit entendre, il se réveilla en sursaut, sa respiration était courte et rapide.
Il saisi rapidement le bouton de sa lampe de chevet et l’alluma, il regarda autour de lui mais ne vit rien. Il essaya de se calmer en respirant profondément, se disant que ce n’était que son imagination qui lui jouait des tours puis il se rallongea sous sa couette, soudain quelque chose sauta sur son lit. Jason sursauta une nouvelle fois « Olympe ! Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as fait peur stupide chat ! » Cria t-il de panique tout essoufflé, le chat angora noir levant sa belle queue en panache s’approcha doucement tout en ronronnant vers lui.
Jason empoigna le félin par le cou, se leva de son lit puis ouvrit la porte de sa chambre et jeta le chat dans le couloir, puis il se recoucha sous sa couette. Il éteignit la lumière mais la peur qu’il venait de ressentir à cause du chat était encore présente. Il essaya de se calmé afin de pouvoir s’endormir mais il n’y arrivait pas. Il se tournait inlassablement dans son lit les yeux grand ouverts à fixer le plafond.
Au bout d’un long moment il tourna la tête et jeta un œil à son radio-réveil, celui-ci indiquait 03h35, il souffla puis se retourna de l’autre côté, cherchant la meilleur position pour pouvoir s’endormir.
Il était prêt de 04h15 lorsqu’il réussi enfin à trouver le sommeil.
Aux environ de 05h28 Jason fut réveillé de nouveau par un autre bruit dans sa chambre, il se frotta les yeux puis tâtonna pour trouver le bouton de sa lampe de chevet et appuya sur celui-ci, mais aucune lumière ne vint éclairer la pièce, il cliqua plusieurs fois dessus mais toujours rien.
Dans la panique il se leva rapidement et mit la main sur l’interrupteur de la lampe principale de sa chambre, mais là aussi rien aucune lumière, seule la lumière de la pleine lune éclairait que très légèrement la pièce.
Soudain dans la pénombre une ombre avec des yeux rouges se profila dans la chambre.
Jason en la voyant fit un pas en arrière horrifié par cette vision de cet être maléfique, il continuait à reculer jusqu’au moment ou il heurta la porte de sa chambre.
Il était tétanisé par cette chose qui avançait vers lui, il hurla mais aucun son ne sorti de sa bouche, dans la peur et la panique il agrippa la poignée de sa porte mais celle-ci refusait de s’ouvrir, il avait beau essayer elle était bloquée.
Il perçu alors un souffle glacial au niveau de son cou, un frisson parcouru tout son corps et lorsqu’il se retourna, la chose était là devant lui, plusieurs goulettes de sueurs coulaient le long de ses joues, transpirant de peur. Le spectre le regarda fixement avec ses yeux rouges sang luisant puis d’un coup violent frappa de sa main froide la poitrine de Jason et attrapa le cœur du jeune homme.
Jason sentit celui-ci se serrer à l’intérieur de sa poitrine, il se débattait essayant de se défendre contre son agresseur mais l’air lui manquait terriblement, son teint rose devint blafard et des cernes commençaient à se former sur le contour de ses yeux qui sous le manque d’air devinrent d’une couleur blanc opaque. Jason suffoqua puis dans un dernier souffle s’écroula au sol le dos contre la porte de sa chambre.
Il ne fallut que quelques minutes pour que le Jeune homme succombe à l’emprise de cet être maléfique.
Celui-ci quitta discrètement la pièce tout en regardant le corps du jeune homme gisant sur le sol.
Trois quarts d’heure plus tard la faible lueur du jour fit lentement son apparition laissant apparaître le corps sans vie de Jason.
Les Watson devaient passer des vacances dans leur famille. Aux environs de 06h15 la mère de Jason monta à l’étage pour réveiller son fils, elle toqua à la porte à plusieurs reprises, mais aucune réponse, elle insista « Jason c’est l’heure il faut te lever, Jason… Jason… aller flémard il faut te lever, on part dans une heure.» Mais toujours aucune réponse, elle saisie la poignée de la porte et la poussa, mais quelque chose semblait bloqué celle-ci, n’arrivant pas à accédé à la chambre de son fils, elle appela son mari.
Il accouru au premier étage puis il poussa fortement la porte et réussi à ouvrir la chambre.
Quel fut leur vision d’horreur lorsqu’ils découvrirent le jeune homme étendu sur le sol la bouche ouverte et les yeux grands ouverts.
La mère hurla « Oh mon dieu !» Puis elle s’effondra anéantie en pleurant devant le corps sans vie de son fils.
Pendant ce temps le père complètement désemparé se dirigea vers le téléphone et composa la main tremblante le numéro de la police pour signaler le décès de Jason.
Environ vingt minutes plus tard la police arriva sur les lieux avec une ambulance.
Au bruit retentissant des sirènes, plusieurs habitants sortirent de leurs demeures pour voir ce qu’ils se passaient.
Dans un motel de Columbia (Missouri)
Il était 21H50 lorsque Dean se gara sur le parking du motel «Aux doux rêves » Sam jeta un œil au nom du motel et fit un léger sourire puis il descendit de la voiture et ouvra le coffre pour y prendre les deux sacs.
Quant à Dean comme à son habitude il parti à la réception pour louer une chambre.
L’aîné revient quelques minutes plus tard avec la clé de la chambre 66.
Sam regarda son aîné en soupirant et fixant le numéro de porte de la chambre et baissa la tête l‘air dépité.
Dean le regarda en secouant la tête et fit un léger sourire amusé à son cadet.
Les deux hommes pénétrèrent dans la chambre et déposèrent les deux sacs sur les Lits.
Sam se sentait complètement abattu depuis plusieurs jours.
C’était dû à cet affreux cauchemar qu’il faisait depuis plusieurs nuits.
En général les rêves qu’ils faisaient étaient des indications pour sauver les gens avant qu’ils ne leurs arrivent malheurs, mais là c’était tout autre chose. Étrangement ce cauchemar lui faisait peur vraiment très peur, il se sentait comme prisonnier de cet horrible rêve l‘impression d’être dans une boucle sans fin.
Ce cauchemar était si réel que lorsqu‘il se réveillait c’était en sursaut transpirant à grosses gouttes sa respiration était des plus saccadée et son cœur palpitait tellement vite que ça lui pinçait l’intérieur de la poitrine.
Il avait des frissons sur tous le long de son corps.
Il mettait un moment avant de pouvoir reprendre une respiration plus calme tout ça n’avait vraiment rien de bien rassurant.
Depuis plusieurs nuits que ce cauchemar l’empêchait de dormir ce qui l’obligeait à se lever tôt, très tôt même ne pouvant plus se redormir après avoir subit de son subconscient de telles images cauchemardesques sans compter les mots de têtes à répétition qu’il avait à chaque réveil forcé.
Il se sentait vider et lasse de toute énergie.
Oh ! Il aurait pu en parler à Dean, mais à quoi bon connaissant son aîné comme il le connaissait il était certain qu’il celui-ci ce serait encore moqué de lui ou à l’inverse se serait inquiété un peu trop et aurait posé tout un tas de question.
Dean de son côté ne s’était pas rendu compte que ça n’allait pas bien, du moins c‘est ce que Sam croyait.
Sam ouvrit son sac et empoigna une serviette puis il se dirigea vers la salle de bain ou il fit couler de l’eau tiède dans le bac de douche, puis il se déshabilla.
Il pénétra sous l’eau tiède, celle-ci se mit à couler sur son corps fatigué, il resta un long moment pour savourer cet instant de relaxation.
Si seulement cela pouvait l’aider à dormir un peu sans que ce cauchemar ne vienne plus le réveiller en pleine nuit.
Mais il savait pertinemment que se ne serait pas le cas.
Il avait la hantise de se coucher.
Quant à Dean, il s’était allongé sur son lit les deux mains sous sa tête à regarder la télévision.
Il jeta un œil sur son frère qui traversait la pièce à la sortie de la salle de bain et le regarda avec un léger sourire aux lèvres l’air moqueur.
Sam prit dans son sac un tee-shirt qu’il enfila puis il se dirigea vers la petite table basse qui était placée au milieu de la pièce juste en face du canapé et s’y installa avec son ordinateur.
Dean se leva de son lit et se dirigea dans la salle de bain puis il prit sa douche.
Sam essaya de se concentrer sur les pages qu’il avait ouvertes sur internet sans trop s’y intéresser, ses yeux commençaient à le piquer, il se les frottas, mais ses paupières devenaient lourdes et ses yeux se fermaient tous seuls, il sentait le sommeil l’appeler mais il résistait ne voulant pas s’endormir de peur que ce cauchemar le reprenne à nouveau.
Dean sorti de la salle de bain, voyant son frère piquer du nez devant l’écran de son Pc, lui lança sa serviette ce qui fut sursauter Sam.
Il se retourna surprit en fixant son aîné d’un mauvais œil.
« Non mais ça va pas ! » Dit-il essouffler.
« Oh la ! Sammy ne te fâche pas ! » Répliqua Dean, un grand sourire aux lèvres l’air amusé.
« Mais l’à tu vois, je ne suis pas d’humeur Dean ! Ce que tu peux être chiant ! » Fit Sam énervé.
« Oh ! C’est bon Sammy ! Mais qu’est-ce que tu as depuis plusieurs jours ? » Fit Dean en haussant la voix.
« Tu veux dire quoi ? » Répondu Sam fixant son aîné.
« Sammy, il y a un truc que je devrais savoir ? » Demanda Dean, légèrement inquiet.
« Non ! Pourquoi tu dis ça ? » S’étonna Sam.
« Écoute Sammy je trouve que tu as mauvaise mine et je veux savoir ce qui te préoccupe, c’est tout. »
« Et ben ! Il n’y a rien ! »
« Tu es sûr ? » Insista Dean.
« Oui ! Si je te le dis ! » S’emporta Sam.
« Ok ! Mais c’est sûr si il y avait un truc qui n’allait pas tu me le dirais ? »
« Oui Dean ! »
« Bon, bien alors ! Je meurs de faim on va aller manger un morceau, quand penses-tu ? » Fit Dean à son cadet en se frottant les mains.
« Oui pourquoi pas.» Répondit Sam en soupirant.
Sam ferma son ordinateur, mit sa veste et rejoignit son frère.
Ils arrivèrent dans un fast-food ou ils firent leur commande.
Dean prit une bière et un steak avec des frites et Sam prit une part de tarte deux grands cafés. Son aîné fut étonné que Sam prenne deux cafés à cette heure tardive.
« Sam c’est tout ce que tu prends ? » Fit Dean étonné.
« Oui Dean ! Pourquoi ça te dérange ? » Rétorqua Sam en haussant légèrement le ton sur son aîné.
« Non pas du tout, c’est juste qu’il est plus de 23h et que du café à cet heure-ci ça va t‘empêcher de dormir.»
« Et alors !»
« Et alors ! Mais qu’est-ce qu’il te prend à la fin ? » Fit Dean agacé.
« Rien… Dean… excuse moi. » Répondu Sam en baissant la tête.
« C’est rien Sammy mais, je suis sur qu’il y a un truc qui ne va pas et comme d’habitude tu ne me le diras pas donc, pas la peine que j’insiste. »
« Oui Dean ! C‘est tout à fait ça !»
Dean avait deviné que quelque chose n’allait pas pour Sammy, mais même si il était impatient de savoir ce qui le préoccupait il ne voulait pas brusquer son frère.
Si Sam voulait le lui dire, il lui dirait quand il en aurait envie.
Il se résigna et ne lui posa aucune question.
Le dîner se passa dans un silence total, ni l’un ni l’autre s’était adressé la parole.
L’aîné paya la note et tout les deux reprirent la route pour le motel.
Dans la voiture, Dean n’avait qu’une seule envie savoir ce qu’il tracassait son cadet.
Il essaya une nouvelle fois d’engager la conversation avec Sam.
« Sam ça va ? » Demanda Dean d’une voix fine.
« Oui ! Pourquoi cette question ? »
« Comme ça, je trouve que tu as une petite mine, je te demande alors ce qu‘il ne va pas ? »
« Rien, je suis juste fatigué. »
« Tu es sur Sammy ? »
« Dean ! Tu me gonfle avec tes questions ! Lâche-moi !» Hurla Sam.
« Quoi que je te demande tu ne me dira rien ! » Répondit-il les yeux fixés sur Sam.
« Non exact ! Je n’ai pas envie d’en parler. »
« Mais, moi je voudrais savoir, Sam. »
« N’insiste pas Dean ! »
« Ok ! Bien ! Je n’insiste pas. Ce que tu peux être borné !» Fit Dean en colère.
Dean mit de la musique pour se calmer et Sam se renferma sur lui-même.
Il gara la voiture sur le parking et les deux frères rentrèrent dans la chambre.
L’aîné déposa sa veste sur le bout de son lit, quant à Sam il déposa la sienne sur le canapé.
Dean se déshabilla puis se glissa sous la couverture et s’endormi.
Sam s’était mit sur le canapé devant son ordi, mais au fils des pages d’internet, il sentait le sommeil l’appeler il avait beau résister, ses bâillement à répétition avait raison de lui, il était temps d’aller se coucher, mais ce soir là pour Sam il en était pas question il avait décidé de ne pas dormir et il devait s’y tenir.
Il se leva du canapé, se prépara un café assez fort, après quelques minutes d’attente, il se servit une grande tasse puis se remit devant son ordinateur en buvant de temps en temps une gorgée de café, espérant ainsi ne pas dormir avant quelques heures.
Soudain il fut prit d’un mal de ventre et se leva rapidement du canapé puis se dirigea vers la salle de bain.
Il se pencha au dessus des toilettes, tout ce qu’il avait avalé ressorti.
Ses vomissements ayant cessé il se releva et se passa de l‘eau froide sur le visage puis le sécha avec une serviette.
Malgré la légère douleur au ventre qui persistait, il retourna sur le canapé et continua à faire ses recherches sur le net.
Mais la fatigue était de plus en plus présente, il était vraiment trop épuisé pour résister encore longtemps à l’appel de son lit.
Il continuait à bailler, ses paupières étaient de plus en plus lourdes, il avait froid, des frissons parcouraient son corps, signe évident qu’il était tant pour lui d’aller se coucher.
Il se leva doucement du canapé et se traîna jusqu’à son lit puis se glissa sous la couverture.
Il grelota quelques instants avant de pouvoir s’endormir et s’enfonça alors dans un sommeil profond et sombra dans son terrifiant cauchemar...
Le cauchemar de Sam.
Sam se réveilla debout dos au mur, dans une pièce recouverte de carrelage bleu foncé avec des motifs de pâquerettes, cette salle était mal éclairée, il y faisait froid, tellement froid que la buée s’échappait de sa bouche à chaque expiration.
Il se mit à grelotter, il croisa les bras pour essayer de se réchauffer. Il scruta la pièce, celle-ci était assez grande il y avait une vieille chaise de paille trouée avec une table blanche usée par le temps.
Mais ou se trouvait-il ? Que faisait-il dans cette pièce ?
Il avait l’impression qu’il y avait quelqu’un avec lui, il se sentait épié il se retourna encore et encore faisant un tour sur lui-même, mais rien il ne vit personne.
Il continua de scruter la pièce, puis il avança doucement vers une porte à battant.
Il la poussa se retrouvant ainsi dans une autre pièce. Celle-ci était tout aussi froide que la précédente si ce n’était pas plus, le mur n’était plus en carrelage mais en pierre ce qui rendait la pièce encore plus froide et plus humide aussi. Il contempla cette nouvelle salle, celle-ci avait un toit en verre et pourtant c’était sombre très sombre aucune lumière ne traversait les vitres. Soudain un bruit attira son attention, il tendit l’oreille et entendit un gémissement, en écoutant plus attentivement, ça ressemblait plutôt à un pleur d’enfant. Il se concentra cherchant d’où ça pouvait venir, il avança lentement en direction des sanglots.
Il poussa une deuxième porte, se dirigeant toujours vers les pleurs. Soudainement, il fut éjecté de l’autre côté de la salle, son corps s’écrasant contre le mur retombant lourdement sur le sol.
Sans comprendre ce qu’il venait de se passer, il secoua la tête pour reprendre ses esprits, il regarda tout autour de lui, mais rien il n’y avait rien il se releva avec difficulté en appuyant ses deux mains sur le mur de pierres.
Malgré la peur et l’angoisse qu’il ressentait, il se remit à marcher en direction des pleurs. Lorsqu’il y arriva enfin, il poussa la dernière porte et vit une horrible scène…
C’est à ce moment là qu’il se réveilla en sursaut laissant s’échapper un petit cri, complètement effrayé et totalement en sueur, les yeux grand ouverts, le teint pale et sa respiration était tellement courte et rapide, que ça lui donnait des vertiges il mit rapidement sa main sur sa figure essuyant la sueur son visage cireux et apeuré.
Dean qui l’avait entendu pousser un gémissement, se réveilla il regarda son cadet les yeux encore embués de sommeil et lui demanda ce qu’il avait.
« Sammy ça va? » Fit Dean doucement encore mal réveillé en se frottant les yeux regardant son frère inquiet.
« Oui ça va, rendort toi, c’est rien. » Répondu Sam essoufflé.
«Encore un cauchemar ?» S’inquiéta Dean.
« Je te dis que c’est rien !» Rétorqua Sam à son aîné, essayant de reprendre une respiration normal.
« Ah oui ! C’est rien ! Tu es sûr ? Parce que tu as une tête à faire peur, Sammy ! » Fit Dean en baillant.
« Eh alors ! Ce n‘est pas la première fois que je fais un cauchemar.» Rétorqua Sam en haussant légèrement le ton.
« Peut-être mais là, franchement, tu as vraiment mauvaise mine. Il y a combien de temps que tu le fais ce cauchemar ? »
« Euh… » Marmonna Sam entre ses dents.
« Sammy ! Il y a combien de temps ? » Demanda une deuxième fois Dean à son cadet sur un ton sec.
« Dean… » Hésita Sam.
« Sammy réponds à la question ! Il y a combien de temps ? » Insista Dean.
« Une… Une se…maine. » Bafouilla Sam en baissant la tête.
« Une semaine et tu n’a rien voulu me dire, comme d’habitude ! »
« Te fâches pas Dean. » Répondu Sam l’air désolé.
« Mais je ne me fâche pas, mais tu me caches toujours tout. Comment tu veux que je t’aide. » Fit Dean s’asseyant sur le lit tout en regardant son frère.
« Mais je n’ai pas besoin de ton aide, de tout façon tu ne peux rien faire pour m’aider.» Fit Sam énervé.
« C’est sur si tu ne me dis rien, je ne peux pas t’aider Sammy !»
« A quoi ça servirait, quand je te dis ce qu’il se passe dans mes cauchemars, tu ne trouves pas mieux de te moquer de moi. A force je ne sais plus si je dois t’en parler ou pas. » Lança Sam.
« Ah ! Ok ! Maintenant c’est de ma faute ! » S’emporta Dean.
« Attends Dean ! Je n’ai jamais dis ça ! Je dis simplement que je ne sais pas si je dois te parler de mes cauchemars, sans que tu penses que je suis un phénomène de foire. Et c’est souvent comme ça que ça se passe Dean !»
«Ok ! Tu as raison Sam, j’avoue que parfois je ne t’écoute pas et que parfois je me moque de toi, mais je suis ton grand frère et quand ce genre de chose t’arrive j‘aimerais que tu me le dises. Tu peux pas affronter ça tout seul.» Répondu Dean à son cadet se radoucissant.
« Je suis d’accord avec toi, mais sur ce coup là tu ne peux pas faire grand chose pour m’aider. » Répondu Sam à son aîné d’un air triste.
« Et pourquoi ça ? » S’étonna Dean.
Sam resta un instant muet, ne sachant pas comment dire à son frère ce qu’il avait vu dans son cauchemar, c’était trop difficile de lui en parler. Il préférait garder ça pour lui.
Dean fixa son petit frère impatient de savoir ce qui avait bien pu le mettre dans cet état de stupeur, il reposa donc la question à son cadet.
« Sammy ? Pourquoi je ne peux pas t’aider ? » S’obstina Dean.
« Parce que… Parce que… Ce… Ce cauchemar me concerne.» Hésita une nouvelle fois Sam.
« Pardon ? Tu peux répéter ça ? » S’étonna Dean.
« Oui Dean tu as très bien entendu, ce cauchemar me concerne.» Fit Sam d’un ton sec.
« Raconte-moi !»
« Ah ça non ! Je n’ai pas envie de t’en parler, si c’est pour te foutre de ma gueule ! » Répliqua immédiatement Sam.
« Sammy, pourquoi je ferais ça ? »
« Parce que tu le fais tout le temps, tu prends jamais rien au sérieux ! »
« C’est pas vrai ! »
« Si c’est vrai ! »
« Bon on ne va pas s‘éterniser sur le sujet, tu veux bien m’en parler »
« Ben non !»
« Bon ok tête de mule, je te laisse tranquille on verra ça demain.»
« A demain Dean. »
« Bonne nuit Sammy. »
« Je te remercie beaucoup Dean pour ta sollicitude, mais ma nuit est finie, mais merci quand même.»
Sam se leva de son lit puis il s’installa sur le canapé et alluma son Pc et se connecta au net.
Il consulta les actualités du moment mais au fils des différentes pages qu’il avait ouvertes, rien de bien intéressant, quelques délits mineurs et autres petits faits divers.
Quelques minutes plus tard il fut prit une nouvelle fois de maux de ventre et se remit à vomir, il avait mal à la tête et parfois chaud puis l’instant d’après il avait froid, il se sentait vraiment pas en forme, certain qu’il avait de la fièvre il prit dans son sac un flacon avec des comprimés blancs il en mit deux dans sa main puis les avala avec un grand verre d’eau et retourna à ses occupations devant son Pc.
Il fit les recherches pendant une bonne partie de la nuit, n’ayant rien trouver d’intéressant, Sam regarda sa montre déjà six heures du matin, il s’étira et se leva du canapé puis alla prendre sa douche, il s’habilla et attrapa ensuite les clés de l’impala qui était posée sur la petite table basse et parti chercher de quoi déjeuner.
Il se gara devant le fast-food de la veille puis fit sa commande et reparti pour le motel.
De retour au motel Sam gara la voiture sur le parking puis entra dans la chambre ou Dean dormait encore, sans faire de bruit il déposa le café de Dean sur sa table de nuit avec les muffins, puis il retourna s’assoir devant son ordinateur et continua les recherches tout en dégustant son petit déjeuner.
Vers 07h45 il dénicha un article sur un jeune homme de 17 ans qui d’après les tous premiers éléments serait mort d’une crise cardiaque foudroyante.
Sam se dit que mourir si jeune d’une crise cardiaque, c’est bizarre pour un adolescent.
Vingt minutes plus tard Dean se réveilla à l’odeur du café que Sam avait déposé sur la table de nuit. Il se mit assit, puis se frotta les yeux afin d’y voir plus clair et s’étira longuement, avant de regarder en direction de son cadet. Il découvrit Sam assit sur le canapé qui pianotait sur son ordinateur.
« Dis-moi que c’est pas vrai ? » Fit Dean en baillant.
« Quoi ?» S’étonna Sam regardant son aîné.
« Tu es encore resté toute la nuit sur ton Pc ? »
« Ben oui, après ce cauchemar j’arrivais plus à dormir, je me suis occupé l’esprit.» Répondu Sam sans lever la tête de son écran.
« Ben j’espère que cela valait le coup, tu as trouvé quelque chose intéressant ? » Lança Dean en baillant.
« Ben justement j’ai trouvé une affaire.»
« Vas-y je t’écoute. » Fit Dean en buvant une gorgée de café.
« Un adolescent de 17 ans est mort d’une crise cardiaque foudroyante.»
« Et tu appelles ça une affaire ? » Fit Dean pas très convaincu.
« Attends que je te lise la suite. Jason Watson âgé de 17 ans été retrouvé mort dans sa chambre, la police n’a trouvé aucun indice, ni aucune trace sur le corps et les parents affirment que leur fils n’était pas malade et qu’hier soir il était en pleine forme.»
« Ce n’est que une supposition Sammy. Il est peut-être mort d’autre chose.»
« Dis-moi de quoi alors ? » Dit Sam fixant son aîné.
« Ben j’en sais rien, d’une maladie héréditaire.»
« Je viens de te dire qu’il était en pleine forme.»
« Et où s’est ? »
« A Fayetteville. »
« La où habite Suzy ? »
« Ben oui c’est bien ça ! »
« Tu crois que quelqu’un lui en voudrait encore ?»
« Non je ne crois pas, si elle avait eu des ennuies elle nous aurait appelé.»
« Oui ta raison. Donc pas la peine de s’affoler. De tout façon on n’a pas assez d’éléments pour entamer cette nouvelle affaire.»
« Pas assez d’éléments ? » Fit Sam étonné et sur un ton sec.
« Sammy, tu peux me dire ce qu’on n’a à part un gosse qui est mort, d’une soit disant crise cardiaque.» Insista Dean.
« Mourir à cet âge là, quand les parents affirment qu’il n’avait aucun problème de santé, je trouve ça bizarre moi. Mais toi cela ne t’interpelle pas ?»
« Écoute Sammy, je ne refuse pas l’idée d’y aller, mais il nous faut plus d’informations sur cette affaire parce que pour l’instant on n’a rien de concret à part un gamin de 17 ans qui est décédé de je ne sais quoi.»
« Ok, tu veux plus informations, je vais en chercher mais si je trouve quelque chose d’intéressant on n’ira sur cette affaire ! » Fit Sam d’un air sérieux.
« Marché conclu !» Répondit Dean en souriant, l’air moqueur.
Sam se hâta de faire des recherches, cherchant sur le net un lien qui aurait pu éventuellement lui donner un indice ou quelque chose en rapport avec le décès du jeune homme.
Fayetteville demeure des Mc Kagan.
Il était près de six heures cinquante lorsque Zoé se réveilla en sursaut aux bruits retentissants des sirènes de police.
Elle se leva de son lit puis alla regarder par la fenêtre de sa chambre et vit l’ambulance et les voitures de la police garées devant la maison de la famille Watson.
Elle s’habilla rapidement et descendit dans la rue pour voir de plus près ce qu’il se passait.
Plusieurs personnes étaient également descendues dans la rue regardant de l‘autre côté du trottoir.
Quelques minutes après que soit arrivé Zoé, un brancard portant un sac mortuaire noir, sortait de la maison pour s‘engouffrer dans l‘ambulance. Devant la porte d’entrée, une femme pleurait, anéantie, dans les bras de son mari. Zoé avança de quelques pas pour voir de plus près. Observant la scène, elle supposa que cela ne pouvait être que le corps du jeune Jason dans le sac mortuaire.
Elle mit sa main sur sa bouche, toute retournée par ce qu’elle voyait.
Elle venait de réaliser ce qu’elle avait fait. Elle mit sa main sur son visage comme si elle voulait enlever la culpabilité qui venait de faire surface en elle.
Elle fit demi-tour et rentra chez elle, affolée, avec une boule d’angoisse dans la gorge.
Elle remonta dans sa chambre, agrippa hâtivement le livre et l’ouvrit.
Le nom de Jason Watson qu’elle avait griffonné sur cette page, avait totalement changé.
Quelle fut sa surprise lorsqu’elle découvrit que ses écrits au crayon de papier avait été remplacés par de l’encre noire dans une écriture d’un style ancien. Et le nom, comme le prénom, du jeune Jason qu’elle avait écrit la veille, n’était plus que des initiales J.W.
Comment cela pouvait-il être possible ?
Tout en sachant qu’elle ne pouvait pas savoir ce qu’il arriverait en écrivant sur le manuscrit, elle se sentait coupable, comme si elle avait commis un meurtre.
On pouvait lire l’angoisse et la panique sur son visage devenu blême. Zoé ne se sentait pas bien du tout.
Elle tournait en rond dans sa chambre essayant de se convaincre que finalement ce n’était pas de sa faute.
Après tout, ce sale gamin avait eu ce qu’il méritait. Même s’il était très méchant avec la plupart des jeunes du lycée, méritait-il de mourir pour autant ? Elle se dirigea vers son bureau, s’assit devant et prit une feuille blanche et un stylo bille bleu puis fit deux colonnes : une pour le « CONTRE » et une pour le « POUR ». Elle commença par inscrire dans la case du « POUR » tout ce que Jason lui avait fait subir : Les moqueries, les menaces, les maltraitances, le vol d’argent, les insultes.
Dans la case du « CONTRE », que pouvait-elle y écrire ? Elle chercha mais ne trouva rien à y inscrire.
Finalement, elle en conclut que s’il avait été moins méchant et stupide avec elle et les autres lycéens, elle n’aurait pas écrit son nom et prénom sur le livre et il ne serait pas mort. Ne dit-on pas que la méchanceté gratuite finit toujours par être punie par la vie ?
Elle froissa la feuille et la déposa dans la corbeille qui se trouvait à côté de son bureau.
Elle profita d’être assise devant son bureau pour allumer son ordinateur puis elle se connecta au net et chercha des informations sur les démons.
Elle fut stupéfaite de voir autant d’images et d’histoires sur ces horribles êtres maléfiques. Les mots se succédèrent devant ses yeux « Ames en peines », « Possession », « destructeur », « Force », « Pouvoir », « Assassin », « enfer », « Ténèbres », « Diable » Autant de termes en rapport avec les démons. Mais malgré ses recherches, elle ne trouva aucun article concernant le démon qui lui avait rendu visite.
Fatiguée de chercher, elle éteignit son ordinateur et retourna se morfondre sur son lit.
Ce jour-là, Zoé avait vraiment le moral à zéro et elle n’avait vraiment plus rien envie de faire. Trop perturbée par tout ce qu’elle venait de voir et de vivre, elle ne sortit pas de sa chambre.
Sam avait passé toute la matinée à chercher une info plus précise. Dean était installé sur son lit et commençait à avoir faim. Il était sur le point de proposer à Sam d’aller manger un morceau dans le resto de la ville, lorsque celui-ci trouva le renseignement qu’il espérait tant.
« Ah, ben ça alors !» S’exclama-t-il étonné.
« Qu’y a–t-il ?» Demanda Dean.
« J’ai trouvé quelque chose», Répondit Sam, enjoué.
« Ah oui ? Raconte-moi ! Qu’est que c’est ?» S’empressa de demander Dean.
« Figure-toi que depuis plusieurs années des adolescents en bonne santé décèdent subitement d’une crise cardiaque sans aucune trace sur le corps et aucun indice sur le lieu où ils ont été retrouvés. Rien qu’en 1960, il y a eu une vingtaine de jeunes qui sont morts dans les mêmes circonstances que le gamin de dix-sept ans.»
Dean se leva de son lit pour aller voir l’article que son cadet avait déniché sur Internet.
Il arriva à côté de son frère puis se pencha sur l’écran du Pc. Soudainement, Sam mit sa main gauche au niveau de son estomac et la droite sur sa bouche et se leva rapidement du canapé pour se diriger en courant vers la salle de bain où, pour la troisième fois, il se mit à vomir.
Dean regarda son cadet filer vers la petite pièce d’un air inquiet.
« Sam, ça va pas ? » Demanda Dean d’une voix anxieuse.
« C’est rien Dean », lui répondit Sam entre deux vomissements.
« Tu es sûr ? » S’inquiéta Dean.
« Oui, j’ai dû manger un truc qui n’est pas passé», Répliqua Sam, légèrement essoufflé.
Sam sorti de la salle de bain le teint blafard. Quelques petites gouttes de sueurs coulaient le long de son visage. A la vue de son expression, Dean comprit que son cadet n’allait pas bien. Il vint vers lui et voulu l’aider à marcher jusqu’à son lit, mais Sam ronchonna ne voulant pas que son frère l‘aide.
« Sammy, ça va ? » Demanda anxieusement Dean.
« C’est rien Dean ! Je vais prendre deux comprimés et après cela ira mieux », répondit Sam, se voulant rassurant.
Dean étant très inquiet de voir Sam avec un visage si pâle et en sueur, mit instinctivement sa main sur le front de son frère. Sam ne se laissa pas faire et enleva rapidement la main de son aîné.
« Mais tu as de la fièvre ? » S’étonna Dean.
« C’est rien Dean, ça va passer », Répondit Sam.
« Ben t’as pas vu la tronche que tu te payes. Tu vas me faire le plaisir de te coucher et de te reposer car franchement Sammy, tu as une tête à faire peur.»
« Oui je le sais tu me l’as déjà dit cette nuit », Répondit Sam en avalant les deux comprimés de paracétamol.
« Mais là c’est pire. Je vois bien que ce n’est pas la grande forme, tu vas donc t’allonger dans ton lit et te reposer », fit Dean d’un ton autoritaire.
« Et notre affaire ?» S’inquiéta Sam.
« Elle attendra que tu te sentes mieux ! Je vais aller à la pharmacie voir si je ne trouve pas quelque chose pour tes vomissements. Je ne vais pas aller sur une mission si tu es dans cet état !» Rétorqua Dean d‘un ton sec.
Sam jeta un coup d’œil en direction de son aîné et s’exécuta sans broncher. Il s’allongea sous la couverture.
Dean prit sa veste et les clés de l’impala et sortit pour se rendre à la pharmacie.
Dean expliqua à la pharmacienne les symptômes de son cadet et celle-ci lui apporta une boîte de gélules vertes et blanches et lui indiqua la dose à prendre. Dean paya le flacon et remercia la jeune femme d’un sourire charmeur.
Un quart d’heure plus tard, il était de retour. Il déposa sa veste sur le canapé et les clés de la voiture sur la petite table basse.
Il réveilla son frère pour lui faire prendre le médicament que la pharmacienne lui avait vendu.
Sam se réveilla doucement et croisa le regard inquiet de son aîné.
« Alors comment ça va Sammy ? » Demanda Dean en mettant sa main sur le front de frère.
« Arrête de me toucher le front ! Je me sens mieux ! » Rétorqua Sam en poussant la main de son frère.
« Content que tu n‘es plus de fièvre, mais tu as toujours une tête de déterré. Tiens prend ça ! Ca devrait calmer tes maux de ventre.»
« Merci Dean. »
« Il n’y a pas de quoi, Sammy »
Sam avala deux gélules puis se recoucha aussitôt avant de se rendormir peu de temps après.
Cela faisait déjà deux heures que Dean consultait les informations sur le net, il finit par trouver quelques petits éléments concernant cette nouvelle mission.
Sam quant à lui se réveilla. Son mal de ventre s’était estompé et il se sentait mieux.
« Alors comment tu te sens ? »
« Beaucoup mieux. Je te remercies Dean.»
« Super Sammy ! Habille-toi on part pour Fayetteville. Je vais charger les bagages dans la voiture.»
« Tu acceptes d’y aller ? » Fit Sam, surpris.
«Oui ! Et dépêche-toi de t’habiller avant que je change d’avis », répondit Dean.
Dean rendit les clés à la réception. Quant à Sam, il mit les deux sacs dans le coffre puis attendit dans l’impala que son aîné le rejoigne. Dean s’installa au volant de la voiture et les deux frères quittèrent Columbia, en direction de Fayetteville.
La voiture roulait à vive allure lorsque Sam fut prit de nouveau par un mal de ventre.
« Dean, arrête-toi ! » Demanda-t-il à son aîné.
« Pourquoi ? »
« Dépêche-toi de d’arrêter ! »
« Encore !» Dit-il à son cadet en le regardant se tortiller sur son siège.
Voyant le visage pâle de son frère, Dean ne fit ni une ni deux et gara la voiture rapidement sur le bas côté de la route.
A peine la voiture arrêtée, Sam ouvrit sa portière et se mit à vomir.
Dean regarda son cadet avec inquiétude.
Inquiet car cela faisait déjà deux fois qu’il s’arrêtait sur la bas côté de la route pour voir son frère vomir en un laps de temps assez court.
Dean prit dans le bas de sa portière un paquet de mouchoir en papier et en sortit un du sachet. Il le donna à Sam pour qu’il s’essuie la bouche.
«Sammy, je ne sais pas ce que tu as, mais à la prochaine ville on s’arrête voir un médecin.»
« Oh ! Non ! Non ! Dean s’il te plait, pas ça… Je me sens déjà mieux », Répondit Sam en s’essuyant la bouche avec le mouchoir.
«Mieux ou pas Sammy, je ne fais pas cette mission si tu es malade. Donc tu n’as pas le choix : faut d’abord te faire soigner ! Et tu ne discutes pas, c’est un ordre ! » Expliqua Dean sur un ton autoritaire.
« Dean s’il te plait, tu sais bien que les hôpitaux et moi... », Supplia Sam d‘une petite voix, regardant son aîné avec des yeux de chien battu.
« Oui, ça je le sais ! Mais regarde-toi ! Tu as de la fièvre et tu n’arrêtes pas de vomir même avec les médocs que je t’ai donnés ! Il y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond ! Et il est hors de question que je te laisse dans cet état !» fit Dean d’un ton sec.
Sam regarda son frère tout en se tortillant sur son siège, le mal de ventre qu’il avait depuis plusieurs heures le faisait de plus en plus souffrir.
Sam savait pertinemment que son aîné avait raison. La nouvelle affaire sur laquelle il était censé être ne pourrait pas se faire s’il était malade. Le cadet se résigna à l’avis de son aîné et acquiesça d’un léger oui de la tête.
Dean redémarra la voiture et reprit la route.
Sam s’affaissa contre la vitre de la portière et s’endormit pour le reste du trajet.
Dean jeta de temps en temps un œil sur son frère. Le voir dans cet état maladif n’était pas pour le rassurer. Sam n’était que rarement malade alors il espérait que ce ne soit pas grave.
Ils arrivèrent dans la ville de Springfield, Dean ralentit et la première chose qu’il fit fut de trouver l’hôpital. Il suivit la pancarte indiquant le lieu et se gara juste en face de l’entrée puis réveilla délicatement son frère qui malgré tout sursauta.
« Sam, Sammy réveille-toi… On est arrivé !» Fit Dean en secouant légèrement son cadet.
« Hein ? Quoi ? Où ça ? » Demanda Sam les yeux encore brouillés de sommeil.
« On est arrivé à l’hôpital », fit Dean montrant du doigt le bâtiment.
« Oh, Non ! Non ! Dean pas l’hôpital… »
« Et si petit frère, aller viens. »
« Dean s’il te plait… Je n’ai pas en….vie… » Répondit Sam en bafouillant.
« Pas la peine de me faire tes yeux de biche, cette fois-ci tu n’y échapperas pas ! »
« Dean, s’il te plait … » Supplia Sam.
« N’insiste pas, Sammy !» Menaça sèchement Dean.
Sam comprit que cela ne servait à rien d’insister. Son aîné était déterminé et cette fois il n’aurait pas raison.
Ils pénétrèrent dans l’hôpital ou Dean expliqua que son frère avait de la fièvre et qu'il était sujet à des vomissements.
La standardiste donna un formulaire d’admission à remplir ou comme d’habitude Dean inscrivit des informations bidon.
La standardiste reprit le formulaire et demanda aux deux jeunes hommes de s’asseoir dans la salle d’attente.
Sam n’eut pas le temps de s’y rendre qu’une douleur violente au bas du ventre fit son apparition. Elle fut si intense que Sam s’agenouilla à terre. Dean n’avait pas eu le temps d’intervenir que Sam se tordait de douleur au sol.
Deux médecins voyant la scène accoururent auprès de Sam et l’aidèrent avec Dean à l’installer sur un chariot.
Les médecins emmenèrent Sam en salle d’examen. Dean, qui avait été obligé de rester sur place, regarda le brancard s’éloigner d’un air inquiet.
EN SALLE D’EXAMEN.
Sam était toujours recroquevillé sur lui-même. La fièvre était réapparue et son visage avait pris un teint blafard. Des cernes sous ses yeux fatigués commençaient à faire leur apparition.
Quelques minutes plus tard, un spécialiste arriva pour l’examiner.
Il le palpa à différents endroits de son ventre et diagnostiqua une appendicite. Il ordonna donc aux infirmières de le mettre sous perfusion et de le préparer pour l’opération.
Sam n’était pas d’accord pour rester à l’hôpital. Il commença donc à vouloir se lever du brancard. Mais la douleur étant toujours aussi forte et persistante, il n’insista pas et se laissa faire.
Quant à Dean, il faisait les cent pas devant la porte de la salle d’examen, attendant impatiemment le verdict du médecin. Celui-ci ouvrit la porte et Dean se précipita pour solliciter des nouvelles de son frère.
« Alors Docteur, c’est grave ? » S’empressa-t-il de demander, anxieux.
« Faut l’opérer de …»
« L’opérer ? Mais de quoi ? » Coupa Dean.
« De l’appendicite. »
« Pardon ? Il a l’appendicite ? » Fit Dean surprit.
« Oui, c’est bien ça. Il y a combien de temps qu’il a des maux de ventre et qu‘il vomit ? »
« Depuis ce matin, enfin je crois.»
« Et bien il a de la chance d’être venu. Une journée de plus et cela aurait été plus grave. »
« Comment ça plus grave ?» Demanda Dean d’une voix inquiète.
« Oui ce genre d‘infection est banale si cela est prit à temps. Par contre, si on attend de trop, ça se transforme vite en péritonite. Je vais me préparer pour l’opération et je vous préviens dès qu’il sera installé dans sa chambre.»
Dean serra la main du docteur et se dirigea ensuite vers la machine à café. Il s’en servit un, puis alla dans la salle d’attente où il s’installa sur un siège, juste en face de la pendule.
Il regardait fixement la trotteuse avancer. Au fils du temps, les secondes devinrent des minutes puis des heures.
Au bout d’environ deux heures, Dean en avait assez d’attendre. Il était sur le point de se lever pour se rendre à l’accueil demander des nouvelles de son frère, lorsque le médecin vint le voir.
« Monsieur Conrad ? »
« Oui, comment va–t-il docteur ?» S’empressa-t-il de demander.
« L’opération s’est bien passée. Il a été installé dans sa chambre.»
« Puis-je le voir ? »
« Oui bien sur. »
« Quand pourra-t-il sortir ? » Demanda Dean inquiet.
« Oh là, pas si vite ! Même si c’est une opération bénigne, il faut absolument qu’il se repose quelques temps. »
« C'est-à-dire ? » Insista Dean.
« Si tout va bien il devrait sortir dans cinq jours.»
« Cinq jours ? Pas avant ! » Fit-il, surprit.
« Non. Pourquoi ? Il y a un problème ? »
« A vrai dire mon frère a la phobie des hôpitaux. Alors cinq jours enfermé ici, il ne va pas sauter de joie lorsque je lui annoncerai la nouvelle.»
« Bon écoutez. S’il n’y a aucune complication, on peut réduire le séjour à trois jours, mais pas moins.»
« Merci beaucoup docteur », Répondit-il en serrant la main du médecin.
Dean arriva devant la chambre de Sam, saisit la poignée de la porte puis entra. Sam venait juste de se réveiller. Il avait les yeux encore embués de sommeil à cause de l’anesthésie. Il avait un léger mal de tête, mais ses maux de ventre s’étaient estompés.
Dean s’approcha lentement du lit de son cadet, l’air anxieux.
« Comment tu te sens ? » Demanda-t-il, l’air gêné.
« Comme quelqu’un qui vient de subir une appendicectomie », Répondit son frère d’une petite voix.
« Je viens de discuter avec le doc qui t’a opéré. Il m’a dit que tu seras sorti dans trois jours. »
«Bonne nouvelle ! Parce que je n’ai pas envie de moisir ici. Et notre affaire ? » Demanda-t-il, légèrement anxieux.
« T’inquiète pas pour ça, on s’en occupera quand tu seras rétabli. »
« J’en ai déjà marre d’être ici !», ronchonna Sam en affichant sur son visage son mécontentement.
« Patience, mon petit Sammy, patience. Faut que tu te reposes. Pendant ce temps, je vais faire des recherches supplémentaires sur notre affaire.»
« Je voudrais t’y voir à ma place », se plaignit-il avec une mine déconfite.
« Relax Sammy. Dis-toi que dans trois jours, tu seras sorti d’ici », le rassura Dean avec un sourire moqueur.
« Ah ! Ah ! Très drôle, Dean !» Lança Sam avec une légère grimace de douleur.
« Je vais te laisser te reposer. Je vais aller nous chercher un motel et prendre une bonne douche. Je reviens te voir demain.»
« Ok ! A demain, Dean. »
L’aîné sortit de la chambre et reprit la route à la recherche d’un motel suffisamment proche de l’hôpital. Il ne fit que quelques mètres pour trouver ce qu’il cherchait et se loua une chambre avec deux lits séparés. Il déposa les deux sacs sur chacune des deux couchettes puis ouvrit le sien et prit son nécessaire de toilette afin de savourer une bonne douche. Il se rhabilla et partit à la recherche d’un petit resto. Il fit sa commande puis dégusta son repas. Ensuite, il retourna au motel où il se coucha et s‘endormit très vite.