Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Supernatural
Création : 20.07.2010 à 20h16
Auteur : Cirdec
Statut : Terminée
« Le Reine des Neiges n'était jusque là qu'un simple conte. Pour les frères Winchester, elle fait maintenant partie de la cruelle réalité. Arriveront-ils à la stopper ? » Cirdec
Cette fanfic compte déjà 13 paragraphes
Fiction écrite à deux, avec Kikiller. En espérant que ça vous plaira ^^
Près de Seattle, dans l’Etat de Washington
Freddy Hill poussa un énième juron après s’être égratigné la main sur le bord tranchant d’une pierre. Quelle idée de s’embarquer dans ce défi ! Le jeune homme de 35 ans jeta un ultime regard vers le bas et aperçut au loin, la silhouette de ses 4 amis. Une bouffée nouvelle de volonté emporta Freddy qui gravit les quelques mètres qui restait avec l’énergie du désespoir. Il resta quelques instants essoufflé sur le bord de la grotte avant de se relever et d’embrasser du regard le paysage silencieux qui s’offrait à ses yeux.
La petite montagne qu’il avait escaladée était entourée de forêts enneigées par cette fin de mois de janvier. La neige entourait de ses bras glacés la moindre parcelle de verdure, le tout sous les rayons d’un soleil éclatant.
Freddy se retourna et observa avec curiosité le renfoncement sur lequel il avait échoué. Un peu plus tôt dans la matinée, après une longue marche, le jeune homme orgueilleux avait parié avec son ami des hautes sphères de la comptabilité qu’il pourrait sans problème escaladé ce « minuscule monticule de terre » comme il l’avait appelé. Son ami, sûr de sa victoire lui avait parié une invitation a sa soirée VIP du samedi d’après. Comment refuser cette occasion en or de se faire bien voir ?
Il devait rejoindre le renfoncement et rapporter une preuve de son passage avant de rejoindre ses amis. Un courant d’air glacé balaya quelques flocons de neiges déposés malencontreusement sur le bord de la grotte avant de s’attaquer à Freddy qui frissonna, autant d’appréhension que de froid.
Après un soupir de résignation, le jeune homme s’enfonça dans la gorge sombre qui l’avala sans scrupule.
L’intérieur, même si il était teinté par les ténèbres, restait assez lumineux pour que Freddy puisse percevoir les parois et le chemin qui s’ouvrait à lui. Un éclat bleuté capta l’attention de Freddy qui rejoignit le fond de la grotte à pas lent.
Une fois arrivé à destination, il se rendit compte que l’éclat qu’il avait prit pour une pierre était en réalité une fissure étroite d’où s’échappait une intrigante lumière bleuté. Sans plus réfléchir, il se contorsionna et s’enfonça dans l’étroit passage.
Après quelques minutes d’effort pour passer, le jeune homme atterrit dans une cavité circulaire au plafond bas, de taille restreinte. Au centre de cette petite cavité, Freddy aperçut un tombeau. Toujours plus intrigué, il s’approcha de cette tombe de glace sortit tout droit d’un conte de fée.
Freddy essuya la buée formée par son arrivée et poussa un cri de surprise en faisant un bond en arrière. Reposant sur une litière sculptée de glace, une femme se tenait les bras croisée sur sa poitrine, endormie. Comme hypnotisé par cette apparition, le jeune homme détailla avec stupeur le visage parfait de cette dame de glace. Des pommettes finement ciselées, une bouche charnue et parfaitement dessiné, des sourcils fins qui encadraient des yeux en amades, de très longs cheveux d’un blanc pur et limpide, la femme était digne d’une déesse de la mythologie. Une longue robe bleue et blanche entourait sa silhouette fine, et l’absence de chaussures mettait d’autant plus en valeur ses pieds joliment sculptés.
Freddy était fasciné par la femme, femme la plus belle qui est jamais vu. Il voulait toucher sa peau délicate, ses longs cheveux, sa bouche parfaite. Inconscient de ses propres actes, il s’empara d’une lourde pierre située juste à côté du tombeau. Puis, d’un geste violent et sans hésitation, il brisa le tombeau de glace. Au lieu de s’éparpiller autour du cercueil, les morceaux de glace s’élevèrent dans les aires avant de disparaître d’un coup comme évaporé dans la nature.
Freddy resta bêtement planté devant la silhouette fantomatique, la pierre toujours dans la main. Enfin, après un instant de lutte intérieur, il leva la main lentement et approcha ses doigts du visage d’ange de la belle endormie. Mais avant qu’il n’ait pu atteindre la joue de la femme, celle-ci ouvrit soudainement les yeux. Son regard était clair comme de l’eau de source, si limpide qu’il en paraissait blanc. Cependant, derrière cette lueur écarlate, ses yeux restaient froids comme la glace, comme morts.
Surprit par ce réveil soudain, Freddy sursauta tout en lâchant la pierre qu’il tenait fermement qui lorsqu’elle tomba à terre résonna lugubrement dans la petite cavité.
D’un geste lent et calculé, la femme se leva pour faire face à l’inconnu qui avait poussé son réveil. Debout, elle dépassait d’une tête Freddy qui mesurait déjà un bon mètre 80. Toujours hypnotisé par le regard de la femme, le jeune homme n’aperçut pas immédiatement la chute brutale de température.
« - Ou est-il ? »
La voix, sortit de partout et nulle part à la fois fit de nouveau sursauter Freddy. C’était la femme qui avait posé la question, pourtant il n’avait même pas vu ses lèvres remuer. Le jeune homme tenta de parler mais il ne réussit qu’à ouvrir et fermer la bouche, comme un poisson hors de l’eau.
La femme se redressa et s’approcha lentement de Freddy tout en continuant de fixer son regard dans le sien.
« - Ou est-il ? »
Cette fois, le jeune homme réussit à prononcer quelques syllabes difficilement.
« - Je… Je ne sais… p-p-pas de quoi vous parlez… »
Mauvaise réponse. Le visage de la femme se contracta de colère. Un froid douloureux s’empara de Freddy alors que l’intérieur de la cavité se remplissait d’un tourbillon de neiges furieuses. La douleur, aussi brûlante que le feu, se rependit lentement de la base de ses mains et de ses pieds pour se diffuser lentement dans tous son corps. Paniqué, le jeune homme tenta de reculer mais il ne pouvait plus remuer ses jambes. Et c’est alors qu’il aperçut ses mains. Doucement, elles devinrent bleues puis noires. Dans une veine tentative pour se protéger, Freddy leva le bras. Malheureusement, de son bras gelé sa main tomba. Ne réalisant pas tout à fait ce qui lui arrivait, il observa avec détachement sa main gelée tombée au sol dans un bruit de verre brisé. Et puis lentement, le fait qu’il n’avait plus de main droite fit lentement son chemin dans l’esprit du jeune homme. Un terrifiant cri de douleur, de désespoir et de terreur lui s’échappa. Ce hurlement de panique se répandit comme un coup de fusil dans la grotte pour en sortir amplifié. Sans chercher à savoir ce qu’il était advenu, ses « amis » s’enfuirent de terreur, poursuivit par le cri telle une bête sauvage assoiffée de sang.
Le hurlement dura longtemps. Puis il fut lentement remplacé par un gémissement d’agonie qui se tut doucement.
La reine de glace contempla avec détachement la silhouette gelée de Freddy, figé à jamais. Sans plus de compassion, elle enjamba le corps décharné, sortit à l’air libre et s’évapora dans la brume, apparut comme par enchantement.
Le silence revint, paisible et seul témoin de la tragique scène qui venait de se dérouler. Ce fut comme si rien ne s’était passé. Et pourtant, le ciel s’assombrit et une neige paisible emplit peu à peu le ciel. Une ère nouvelle venait de s’ouvrir…
Bon, je viens de repérer une erreur. Ma camarade d'écriture est Kilkiller, encore désolé de la faute de frappe --'.
Voici donc la suite de l'épisode, écrite par moi cette fois.
Demeure de Becky Wagner, au cœur de Seattle.
L’étrange mort de Freddy Hill dans les montagnes avait défrayé la chronique. Un homme littéralement frigorifié en quelques instants avait de quoi attirer l’attention. Celle des frères Winchester par la même occasion. Ainsi, deux inspecteurs avaient débarqué chez Becky Wagner, par cet après-midi ensoleillé, la questionnant au sujet de son défunt ami.
— Freddy n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler un ami, déclara Becky.
Elle tenait un petit chiwawa blanc dans ses bras. La pire horreur que Dean ait jamais vu.
— C’était plutôt une connaissance, poursuivit la femme. On n’était pas si proches que ça. En plus, il n’aimait pas Fifi.
Becky regardant son chien d’un air ahuri, Dean fit les gros yeux à son frère. Il ne comprenait que trop Freddy pour ce qui concernait Fifi. Si elle en parlait encore…
Il préféra ignorer cette chose que Becky nommait chien. Et Sam continua :
— Vous n’avez rien vu ni entendu qui pourrait nous aider ?
— Freddy est rentré dans « la » grotte. Cette fameuse grotte.
Elle insistait sans s’en rendre compte sur le côté fantastique de l’endroit.
— C’était pour un pari… On l’a vu entré et, après un moment, on l’a entendu hurler. Mon Dieu quel cri horrible ! A vous glacer le sang si je peux dire. Heureusement que Fifi n’était pas là pour entendre ça…
Dean retint un soupir.
— La fameuse grotte ? répéta Sam. Qu’est-ce qu’elle a de spécial, cette grotte ?
— Vous feriez mieux de demander à madame Blacklock. Elle n’arrête pas de raconter des histoires sur cette grotte. On l’a connais tous dans le quartier pour ça.
— Quelles histoires ? s’enquit Dean, soulagé que Becky l’ait épargné d’une énième référence à son chien.
— Une femme vivrait dans cette grotte. Freddy n’y croyait pas, moi si. Je ne me souviens plus vraiment des détails. Madame Blacklock en saurait bien plus. Elle est étrange mais plutôt sympathique. Elle adore Fifi.
« Et voilà la référence tant attendue… »
Aux yeux de son frère, Sam comprit ce qu’il pensait.
— On ferait mieux d’aller voir madame Blacklock alors, dit-il. Vous êtes sûre de n’avoir rien remarqué d’inhabituel ?
— Vraiment rien. Il faut dire que j’avais vraiment peur de ne plus jamais revoir …
— … Fifi ? coupa Dean.
— Vous lisez dans mes pensées, inspecteur !
— Un coup de chance, je suppose, sourit faussement Dean. On va y aller maintenant, enchaîna-t-il en lançant un regard révélateur à Sam.
Lorsqu’ils arrivèrent à leur voiture, ils aperçurent Becky à la fenêtre, les saluant de la main avec le chien. Sam s’amusa de cette situation. Dean, lui, ne regarda même pas et monta dans le véhicule.
— Qu’est-ce qu’on ferait sans Fifi ? ironisa le plus jeune.
— Désolé, mec, mais si j’entends encore ce nom, je vais frappé quelqu’un, laissa-t-il sous-entendre. J’ai eu ma dose de Fifi pour la semaine… J’espère que cette Blacklock est pas aussi…
Démente. C’était le mot. Dean n’en revenait pas.
« Faut vraiment qu’on se tire d’ici avant de finir… comme ça. »
Il regardait d’un air désintéressé la vieille dame assise en face d’eux. Elle avait tendance à partir dans tous les sujets possibles et imaginables dès qu’elle devait expliquer l’histoire de « la femme dans la grotte ». Quand elle ne partait pas tout court, se laissant emportée par une absence qui lui enlevait tout souvenir de ses derniers dires.
Dean avait perdu le fil quand elle avait réussi à dévier la conversation sur les tables de salon.
— … Je dois vraiment changer la mienne, depuis le temps. Je le dis toujours à Henry mais rien n’y fait. Il oublie toujours de…
— Excusez-moi, madame Blacklock, coupa Sam. Je suis désolé de vous interrompre mais j’aimerais revenir sur l’histoire de la femme de la grotte.
— La Reine des Neiges ? C’est une histoire passionnante. Mais j’avoue ne pas me souvenir de tout. C’est une Déesse déchue et capturée dans la glace, son propre élément. Elle a un miroir qui lui permet de tout voir. Et un sceptre censé trouvé ses élus. Ou alors des élus censés trouvés son sceptre. Je ne sais plus… Quoi qu’il en soit, elle veut le pouvoir. Qui ne le veut pas en même temps ? C’est un joli conte, je trouve. Dommage que je ne me souvienne pas de la fin. J’oublie toujours les fins des histoires. Comme Henry oublie toujours de fermer la porte à clé le soir.
Dean ne se demandait plus comment la femme pouvait changer de sujet si rapidement, d’une phrase à l’autre. Un simple regard à son frère et l’entretien était terminé. Ils ne tireraient rien de plus de madame Blacklock. A présent, ils devaient en apprendre plus sur cette Reine des Neiges. L’ordinateur de Sam serait sans doute plus fiable que Becky, Fifi ou madame Blacklock…
Dans la grotte d’une montagne de l’Etat de Washington.
De ses yeux glacials et sans vie, elle fixait le reflet lisse et givré du grand miroir. L’œuvre assassine du temps avait été vaine. L’objet était toujours aussi étincelant. Sinistrement étincelant.
La satisfaction noircit le pâle visage de la femme. Son reflet, flou, presque inexistant, lui rendit son sombre sourire. Finalement, elle avait rapidement trouvé l’objet de sa convoitise. Elle devait, à présent, « les » trouver. Les élus. Ses pantins. Ceux en qui étaient partis les pouvoirs de la Reine lorsqu’elle avait été déchue. Elle avait besoin de cette force pour réussir.
— Révèle ce qui est caché, montre-moi la vérité.
Sa voix, angoissant murmure, résonna légèrement dans la caverne bleutée.
Sa silhouette confuse se dissipa totalement du miroir de glace. Une image nouvelle la remplaça.
Un homme travaillant à la construction d’un building. Le premier d’entre eux. Elle sentait d’ici sa force. Celle qui lui revenait de droit. La surface du miroir en vibrait, parcouru de frissons.
Elle l’aurait sans problème.
Même déchue, la Déesse maudite avait conservé la plus grande part de sa puissance.
Chantier de construction d’un immeuble, tard le soir, dans l’Etat de Washington
Bob Baxter éternua brutalement. Foutu rhume ! Il faut dire qu’avec ce temps, pas étonnant non plus ! L’ouvrier inspecta avec mauvaise humeur le ciel. Plus sombre que les hivers précédant, il était presque noir. La neige était lourde, pleine de gros flocons qui descendaient lentement sur le sol, étouffant sans mal les bruits divers.
Bob inspecta une dernière fois sa cabine avant de sortir sans oublier de fermer à double tours. On n’était jamais trop prudent, surtout lorsqu’on était le chef de chantier.
Bob sortait toujours le dernier. Question de principe. Il resserra les pans de son manteau élimé sur ses larges épaules, enfila son bonnet porte bonheur qui masquait son crâne chauves, et s’enfonça sans hésitation dans l’ombre pour rejoindre son pickup.
L’ouvrier plissa des yeux et tenta de se guider sans encombre. Pourtant, la neige semblait de plus en plus épaisse au fur et à mesure que le chef de chantier progressait dans la nuit. Bientôt, Bob dû s’arrêter. Il n’avait plus aucune idée du chemin qui lui restait à faire. La panique commença lentement à monter.
L’ouvrier inspira un bon coup avant de poursuivre son chemin, il n’avait aucune chance s’il restait immobile surplace.
Soudain, le froid le paralysa. Aucun signe de changement apparent, juste une montée brusque de la morsure de l’hiver qui s’infiltra sournoisement dans chaque recoin de ses vêtements. Le froid le brûla douloureusement. Bob voulu poursuivre son chemin mais ses membres refusaient de bouger.
Le temps sembla alors se figer. Les flocons restèrent suspendus dans les aires alors que les ténèbres devinrent plus présentes. Bob surprit soudain un mouvement dans son champ de vision. Une lumière pure et aveuglante s’avança lentement vers lui.
La respiration de l’ouvrier s’accéléra rapidement lorsque l’homme reconnu une haute dame toute auréolée de lumière bleutée. C’était la plus belle femme qu’il est jamais vu ! Celle-ci se rapprocha lentement de lui. Bob se rendit compte qu’elle le dépassait d’une bonne tête au moins et pourtant il ne pouvait s’empêcher de l’admirer de la tête au pied. La femme se pencha lentement vers lui jusqu'à se retrouver les yeux dans les yeux avec l’ouvrier.
« - Viens avec moi… »
La voix semblait sortir de nulle part. Elle était douce et voluptueuse, si charmante que Bob se laissa bercer par ces notes harmonieuses. Plus rien ne comptait désormais pour lui. Il avait oublié sa femme, son travail, toute sa vie. Son seul désir était de suivre cette créature divine jusqu'à dieu sait où.
La dame se retourna lentement et lui fit un délicat signe pour l’inviter à la suivre. Sans réfléchir, Bob marcha lentement derrière elle. Il marcha. Encore et encore. Il traversa la ville, des cours d’eau gelés, et même une montagne. Cependant il ne s’en rendit même pas compte, tellement il était hypnotisé par la grâce de la créature divine derrière laquelle il marchait.
Finalement sans en avoir conscience il se retrouva devant un miroir dans ce qui semblait être une grotte de glace, sculptée si finement qu’elle ressemblait plus à un palais qu’à une grotte.
« - Regarde… lui susurra la dame »
Bob contempla avec étonnement son reflet dans le miroir. Il semblait comme éclatant, entouré d’une auréole bleue. A côté de lui, la dame semblait presque transparente comme sur le point de disparaître, tel le fantôme d’une autre époque. Lentement, la créature divine leva une main et la posa délicatement sur la poitrine de Bob. Ce contacte fit frissonner l’ouvrier qui émergea subitement de son rêve éveillé. Le merveilleux sentiment de bien être qui jusque là, l’avait contrôlé s’évapora à ce simple contacte.
Il voulut se dégager mais la dame lui attrapa la nuque et le paralysa de son regard de glace. Soudain, une douleur diffuse se rependit lentement de la main de la dame placée sur sa poitrine pour se répandre rapidement dans tout son corps. Cette douleur lui fit l’effet d’une brûlure. Bob eu l’impression que la moindre parcelle de vitalité présente dans son corps s’échappait par cette ouverture faite par le contacte de la main. Le reflet de l’ouvrier dans le miroir perdu sa lumière limpide pour ensuite disparaître lentement au contraire de celui de la dame qui sembla reprendre vie. En quelques minutes, la vie disparut du corps de Bob qui mourut sans même s’en apercevoir. Le corps de l’ouvrier tomba au sol, tel une poupée de chiffon.
La reine se redressa, les yeux fermés, un petit sourire de contentement sur le visage. Avec une grâce féline, elle se retourna et contempla son pâle reflet dans le miroir.
Il lui en fallait plus, beaucoup plus ! D’un geste délicat, elle effleura la surface lisse du miroir.
« - Montre moi… dit-elle simplement »
Une image apparut, celle d’une vieille femme occupé à tricoter au coin du feu en compagnie d’un énorme chat noir.
« - Mon pouvoir… »
La reine se détourna et s’élança dehors sans un regard pour le corps sans vie de l’ouvrier. Une fois la dame partit, la tension retomba lentement. Il ne restait plus que le cadavre. Ou peut être pas… Une ombre sortit lentement d’un recoin et s’approcha à petits pas bruyant du corps. La créature observa un instant sans bouger l’ouvrier avant de lui agripper le cou et de l’entraîner dans l’ombre. On entendit plus que de répugnant bruit de déglutition alors que le sang de l’homme mort se dispersa sur le sol de glace de la grotte. Une fois sa faim rassasié, l’être entraîna le reste du corps de Bob dehors. Un pâle rayon de lune parvint à percer les nuages dévoilant une petite créature d’un mètre de haut. Des petites cornes ornaient le front de la créature. Une fine barbiche souillé de sang encadrait une bouche remplit de dents petite dents pointus. La créature se tenait sur deux courtes pattes terminées par des sabots fourchus.
Puis, l’éclat de lune disparut et on entendit plus que le bruit des pas de la créature dans la neige qui s’éloignèrent au loin dans la sombre forêt.
Hôtel « Warwick », dans Seattle :
Une légère brise glaciale balayait la ville et l’hôtel inanimé. Dans leur chambre, les deux Winchester poursuivaient leurs recherches. La Reine des Neiges n’avait pas été difficile à trouver. Seulement, il n’y avait que le conte à son sujet, mensonge tissé par les âges et déformé par les siècles. Après un certain temps, Dean avait abandonné les recherches sur cette fable, laissant son frère poursuivre sans lui. Télécommande en main, Dean passait de chaînes en chaînes sans réel intérêt pour les images qui défilaient. Sam, quant à lui, pianotait frénétiquement sur son ordinateur portable à l’affût de toute information possible concernant la « Dame de glace ».
— J’ai peut-être quelque chose, lança finalement le plus jeune. « Déesse de l’Hiver déchue, la Reine des Neiges a été prise au piège par sa propre glace ».
— Et c’est ça qui a tué notre cher Freddy ? lança Dean. T’avoueras que c’est pas un portrait très glorieux. « Prise au piège par sa propre glace » cita-t-il.
— C’est quand même une Déesse, rappela Sam alors que son frère changeait encore de chaîne.
— Déchue, précisa ce dernier.
— Si la réalité est bien cette version de l’histoire, Freddy a sûrement libéré la Reine de sa prison.
Sur l’écran télévisé, l’image d’un accident de voiture se changea en vue sur une montagne.
— … a été vu ici pour la dernière fois, expliquait la journaliste. Des témoins l’auraient vu avec une femme de race blanche et de grande taille, d’après les descriptions, peu avant l’heure présumée de la mort. Le corps a été retrouvé cette après-midi au bas de la montagne. La victime, dont la police tient à préserver l’identité, est un homme d’une quarantaine d’années. Le corps a été retrouvé en lambeaux. Le meurtrier, un individu d’une violence extrême, court toujours…
La même montagne où Freddy Hill avait trouvé la mort. Un meurtre d’une violence inouïe. Le tout dans la même semaine. Il ne pouvait pas y avoir des erreurs.
— Tu crois que c’est « elle » ? s’enquit Sam.
— Qui d’autre ?
— Ca ne lui ressemble pas vraiment. D’après ce qu’on a déjà appris, elle est plus subtile que ça.
— Avec toutes les versions qui s’opposent sur elle, on a très bien pu se tromper, lança Dean en éteignant la télévision.
Il se releva.
— On a besoin de plus de détails, ajouta-t-il.
— Tu veux t’en occuper tout de suite ?
— Ton PC n’a pas l’air d’être d’une grande aide, remarqua Dean. Autant y aller tout de suite.
Une morgue de Seattle :
Le corps du dénommé Bob Baxter était méconnaissable. Impossible de deviner qu’il avait été humain et vivant, quelques heures plus tôt. Les deux frères Winchester pouvaient voir des dizaines – voire des centaines – de morsures profondes entaillées les chairs mêmes du cadavre. Ses yeux n’étaient plus que deux gouffres sombres. Jamais Dean n’avait vu une telle horreur.
— C’est pas la Reine qui a fait ça, lâcha-t-il finalement. Rien à voir avec la première victime.
— Tu crois que c’est une autre affaire ? demanda Sam. Ca ferait deux créatures dans la même ville et en même temps.
— C’est une coïncidence plutôt rare mais ça arrive, répondit l’aîné. Et puis, les deux sont peut-être liés.
— Je vois vraiment pas comment. A part la montagne, il n’y a aucun lien.
— En parlant de cette montagne, on en parle encore et encore mais faudrait peut-être y aller nous-mêmes, histoire de voir la chose. On pourrait y trouver de nouvelles infos.
— Ca va être dur. L’endroit est surveillé depuis qu’on y a trouvé un deuxième cadavre. Avec une cause de la mort tout aussi étrange, précisa Sam.
— Je sais mais tu vois une autre piste pour le moment ? La Reine a déjà tué un homme, peut-être même deux. On ignore tout d’elle : son but, sa puissance. Même son apparence. On est à court d’idées. Cette montagne la seule chose dont on soit sûr. On doit y aller avant qu’une nouvelle mort soit annoncée dans les journaux.
Ils regardèrent tous deux le cadavre de Bob.
— On n’a pas le choix, lâcha finalement Sam, après un silence interminable.
Paragraphe entièrement écrit par ma collègue Kilkiller ^^
Parking de la morgue
Dean contempla avec effarement l’aile droite de sa voiture. Là ! Juste là ! Une très grande et profonde rayure ! Le jeune chasseur toucha avec douceur la blessure faite à la bête noire, comme s’il voulait éviter de la faire souffrir davantage.
Sam, en retrait, retint son souffle. Il ne manquait plus que ça ! Il tenta vainement de faire signe au conducteur responsable du massacre de l’Impala de s’écarter prudemment. L’homme ne lui accorda pas la moindre attention. Lui aussi de son côté inspectait l’avant intacte de son énorme 4x4, le visage renfrogné. Cette imposante masse de muscle semblait tout droit sortir d’un film d’action pur et dur.
Dean se redressa lentement et lança un regard assassin au géant.
« - Vous pourriez pas faire attention quand vous conduisez ! Non mais franchement quel crétin ! éclata le chasseur.
- Dean, c’est pas si grave… tenta Sam en jetant un regard quelque peu méfiant à l’autre conducteur.
- C’est qui que tu traites de crétin microbe ?! renchérit le géant en s’arrêtant devant Dean, plus imposant que jamais »
Sans être plus impressionné que ça par l’imposante masse, Dean se rapprocha lui aussi, une lueur démoniaque au fond des yeux.
« - C’est toi boule de gras ! »
Oh oh… Sam connaissait ce regard. Du genre « pas touche à ma caisse sinon je te bouffe ! ». L’autre conducteur n’avait plus aucune chance… Le jeune Winchester tenta tant bien que mal d’écarter son frère.
« - Dean c’est pas le moment de tuer quelqu’un… On a une chasse en cours je te rappel, chuchota-t-il à son aîné. »
Les deux hommes continuèrent de se fixer dans les yeux encore quelques secondes, puis, avec un effort surhumain, Dean se détourna du géant avec regrets.
« - T’as de la chance que je sois occupé gros tas sinon je t’aurais mis ta pâté ! »
Le chasseur se détourna et commença à rejoindre son frère quand le géant lui attrapa l’épaule avec force.
« -Reste là microbe, j’en ai pas fini av… »
Mais le géant ne put jamais terminer sa phrase car à cet instant, Dean lui assena un crochet du droit qui le fit reculer. Le géant mis quelques secondes à retrouver ses repères, puis déplaçant avec une surprenante agilité sa masse imposante, se jeta sur Dean qui ne put éviter l’impact. Les deux hommes roulèrent à terre sous l’œil inquiet du cadet qui se rapprocha pour aider son frère. Alors qu’il tentait de séparer son frère, un coude apparu dans son champ de vision et l’instant d’après, il se retrouva sur le dos, la main plaquée sur son nez douloureux.
« - Sam ! Toucher à ma voiture c’est une chose mais frapper mon frère c’est une autre histoire ! s’écria Dean en se redressant. »
L’aîné attendit que le géant se relève pour l’attaquer de biais. Le conducteur ne put éviter le coup et recula sous la puissance de l’impact. Sans plus de répit, le chasseur chargea de nouveau et donna un coup sec à la gorge du géant ce qui eut pour effet de le faire étouffer. Puis tout dans le même mouvement, Dean attrapa la tête du géant au niveau des oreilles et lui assena un coup de genou qui finit d’envoyer le géant au tapis, complètement sonné.
Le chasseur rejoignit son frère qui se relevait, une main plaquée sur le visage.
« - Sam ? Ca va ? »
Le grognement qui sortit de sous la main sembla satisfaire l’aîné qui conduisit le jeune chasseur à la voiture noire.
« Allez, viens on se tire d’ici avant que d’autre gens ne s’ameute. »
Fort heureusement pour eux, personne ne traînait sur le parking, encore désert à ce début de matinée. L’impala s’éloigna rapidement ne laissant derrière elle que le tas de muscle complètement inconscient.
Route en direction de la montagne enneigée
« - Ca va ton nez ? »
Nouveau grognement.
« - Désolé Sammy, j’ai pas pu me retenir… Oh allez fait pas la tête ! »
Silence.
« - Bon d’accord ! Je m’excuse de m’être emporté de la sorte, ça te va ?!
- Bouai… »
Sam tata lentement son nez pour vérifier qu’il n’était pas cassé. Fort heureusement aucune bosse suspecte n’était présente.
« - Bon sang, mais qu’est ce qu’il t’a prit ?! T’avais besoin de le provoquer ou quoi ?! Comme si on avait pas suffisamment de problèmes comme ça, il a fallu que t’en rajoute !
- Ce gros tas a tout d’abord blessé ma voiture, ensuite il m’a menacé et pour finir il t’as frappé, c’est pas une raison suffisante ?! »
Dean perçut un petit changement d’attitude de la part de son cadet qui lui jeta un drôle de regard moitié contrarié moitié attendrit.
« - Mouai bon et si on en revenait à notre affaire ? fit le chasseur légèrement mal à l’aise, on est encore loin de la montagne ?
- Non… Encore quelques kilomètres. »
Un silence complice s’installa dans l’habitacle jusqu’à la fin du voyage.
Montagne, près de Seattle, dans l’Etat de Washington
La montagne qui surplombait la forêt semblait encore endormie même si la matinée était déjà bien avancée. A ses pieds s’étalaient quantité de personnages agités : policier, inspecteur, police scientifique ; tous sur le pied de guerre.
Dean arrêta l’Impala à quelques mètres du premier cordon de sécurité.
« - Tu veux qu’on la fasse comment petit frère ? Inspecteurs teigneux ou agents de FBI sournois ?
- Mmmhh, je pencherais plus pour les agents de FBI teigneux et sournois ! déclara Sam avec un sourire complice.
- Très bien agent Doe, après vous dans ce cas !
- Merci agent Smith ! »
Les deux frères s’avancèrent calmement près du policier en charge de la surveillance après avoir affiché un masque neutre et froid.
« - Agent spécial John Smith et agent spécial John Doe, en charge d’une enquête qui pourrait être lié au corps retrouvé ici il y a deux jours, précisa froidement Dean en fixant le petit policier. »
L’agent de police contempla avec suspicion et étonnement ces deux agents aux noms pour le moins communs et à l’accoutrement en total contradiction avec le profil d’agent du FBI. Puis, voyant que leur plaque était en règle, les laissa circuler sans pour autant leur jeter un regard méfiant.
Les deux chasseurs traversèrent sans encombre la masse de policiers agités et rejoignirent la piste d’escalade placée afin de permettre une ascension plus facile de la montagne.
La grotte était des plus sinistres. Ses murs bleutés semblaient briller mais restaient malgré tout dans une pénombre angoissante. Sam avait l’impression que ces parois cristallines se rapprochaient à chacun de ses pas. Il imaginait sans mal des bras spectraux sortir de ces sombres vestiges de glace pour l’attraper de leurs griffes.
Tout au fond, il distingua une ouverture, plus sombre que les ombres mais étrangement éclairer d’étincelles luisantes. Plus près, il constata que le gouffre était tout juste assez grand pour laisser passer une personne. Jetant un regard à son frère, il décida de passer le premier.
Etrangement, tout paraissait bien plus brillant de l’autre côté. Les murs étaient lisses, bien trop lisses. Et, au centre, une sorte de tombeau piégé par le givre reposait, une partie ayant apparemment explosée.
— C’est là qu’elle devait être, fit Dean.
— Elle a sûrement trouvé un autre lieu de résidence, déclara Sam.
Un léger craquement traversa la salle, attirant l’attention des deux Winchester.
Ils se lancèrent un regard entendu et s’avancèrent dans la grotte. Vers un coin plus noir que les autres, dégageant une atmosphère plus étouffante encore. Le bruit était venu d’ici. Braquant un revolver dans sa direction, Dean s’approcha un peu plus que son frère de l’endroit.
Sam ignorait ce qu’ils trouveraient mais une chose était certaine : ce ne pouvait pas être la Reine. Mais quelle autre créature pouvait-ce être ?
Dean approcha encore, tentant d’être silencieux malgré la glace se craquelant sous ses pas. Sam retenait son souffle machinalement. C’était mieux que d’essayer de respirer dans cet endroit qui semblait vouloir l’étouffer.
Le plus jeune des Winchester perçut un faible mouvement, tellement furtif qu’il n’était même pas sûr d’avoir réellement vu quelque chose.
Une forme surgit alors soudainement du coin sombre, se jetant sur Sam bien trop rapidement pour que ce dernier ne comprenne quoi que ce soit. Des griffes lui lacèrent la jambe.
Dean visa la chose de son revolver mais n’osa pas tirer, le monstre miniature étant presque littéralement enroulé autour de la jambe de Sam. Ce dernier se débattant, la créature finit par le lâcher.
Dean ne perdit pas de temps et en profita pour tirer dessus. L’ignominie se retourna vers lui subitement. Des yeux exorbités, un visage inhumain couvert de sang. La créature s’élança sur lui. Avant qu’il n’ait pu tirer une nouvelle balle, son arme volait en l’air. Il sentit une vive douleur à son bras, là où les griffes l’avaient écorché.
Un bruit étrange s’échappa de la bouche de la créature. Un rire peut-être ? Et la chose, courrant vers la sortie, disparut de la vue des deux frères.
Sam allait partir à sa poursuite. Mais sa jambe refusait de réagir.
Il n’avait pas perdu tant de sang pourtant. Seulement quelques traces rouges sur le sol froid.
— Rattrape ce truc, lança-t-il à Dean.
Ce dernier tenant son bras lacéré de sa main valide se jeta sur l’arme que la chose avait projeté à terre et, s’en emparant, il s’élança à son tour hors de la grotte.
Dean ne se souciait même pas du bras dont il avait perdu l’usage. Seul la bête en fuite l’intéressait. Il devait l’avoir, morte ou vive. Vive, de préférence, s’il espérait en savoir plus sur la Reine. Morte, s’il n’avait pas le choix. Mais elle ne devait pas s’enfuir.
Le monstre força Dean à s’aventurer de plus en plus loin dans le froid de la montagne. Jusqu’où irait-il ? Dean ne pourrait pas courir ainsi indéfiniment. La créature finit par se jeter dans une crevasse. Dean freina sa course, regardant la fente enneigée d’un air contrarié. Etait-il vraiment obligé de se glisser dans un trou de cette taille ?
Toujours moi qui me tape le sale boulot, pensa-t-il en essayant de franchir l’étroite entrée de la grotte où le monstre s’était réfugié.
Il arriva finalement dans une grande pièce de glace, plus lumineuse encore que celle où il avait laissé Sam. Des stalagmites surgissaient du sol à plusieurs endroits et des stalactites pendaient du plafond, prêtes à tomber à tout moment.
Le silence fut le seul à accueillir Dean dans ce sinistre endroit. La créature ensanglantée n’était pas là. Ou alors, elle avait pris soin de se cacher à sa vue pendant qu’il se frayait péniblement un chemin jusqu’ici.
Examinant l’endroit dans ses moindres détails, Dean finit par apercevoir quelque chose d’étrange dans le fond de la cavité qu’était cette grotte. Une forme sombre mais brillante à la fois. Il s’approcha, visant la cible de son revolver. S’il s’agissait d’un être vivant, ce n’était pas la chose qui avait attaqué les frères quelques instants plus tôt. La forme était grande et carrée. Espérant que l’ombre n’était qu’un objet inanimé, Dean fit les quelques pas restants entre lui et la chose inconnue.
Et il soupira. De soulagement et de désappointement. Ce n’était qu’un miroir dont il venait d’avoir peur. Un miroir étrange vu que sa surface était de glace et non de verre, mais un miroir malgré tout. Il regarda son reflet déformé par le givre et remarqua qu’il bougeait, alors que lui restait immobile. Le miroir se troubla de plus en plus, jusqu’à ce que Dean voie son reflet disparaître, remplacé par l’image de la fameuse Reine des Neiges. Il ne l’avait jamais réellement vu et sa beauté le figea d’admiration. Dommage qu’elle soit son ennemie… Dans le miroir, la Reine s’approchait d’une vieille dame, assise sur un fauteuil. La personne âgée se retourna lentement vers la beauté de givre. Dean eut comme un malaise, sans savoir pourquoi. Cette scène lui glaça le sang. La vieille femme se leva alors et, sans un mot, suivit la créature des neiges, pantin à la suite de son marionnettiste. L’image se brouilla alors une fois de plus. Un homme marchant dans la rue remplaça la scène précédente. Dean crut reconnaître l’individu à moitié caché par les ombres de la nuit, mais l’image s’effaça bien trop vite pour qu’il se souvienne de qui il s’agissait.
Le reflet de Dean reprit sa place dans le miroir. Vraiment étrange. Dean examina une dernière fois la surface lisse de l’objet, cherchant un quelconque indice. Ne trouvant rien, il abandonna et se désintéressa de l’objet. Il devait trouver la petite créature qui avait paralysé son bras.
Bras qui commençait peu à peu à retrouver sa validité, d’ailleurs. Sam devait sans doute pouvoir marcher à nouveau, supposa Dean.
Alors qu’il tournait le dos au miroir, une forme y apparue, spectre hurlant en silence qui s’éclipsa aussitôt arrivé. Seuls deux traces de mains restèrent sur la surface du miroir de glace, unique preuve de la furtive apparition.
Dean crut repérer la créature qu’il cherchait, terrée dans l’ombre, une fois de plus. Il s’approcha, son revolver bien en main. Cette fois, l’arme ne lui échapperait pas. Il s’avança vers la « cachette » du monstre, prêt à tirer au moindre mouvement.
Il sentit alors une main glaciale se poser sur son épaule. Aussitôt, il se retrouva projeté en l’air. Il n’eut même pas le temps de se demande ce qu’il se passait qu’il touchait déjà le sol givré de la grotte. Son arme vola plus loin, heurtant un mur. Elle tira automatiquement, une balle se fichant dans le plafond empli de stalactites.
Dean resta sonné, sur le sol, un certain temps. Que venait-il de se passer ? Un cri inhumain résonna dans l’endroit et, en une fraction de seconde, un visage décomposé apparut au-dessus de celui de Dean. Le fantôme serra ses mains spectrales autour de la gorge du jeune homme aussitôt. Dean se débattit vainement, ses coups passants à travers son agresseur. Dans sa panique, il crut tout de même reconnaître Bob dans les traits du fantôme. La dernière victime en date et supposée de la Reine des Neiges.
S’emparant d’une stalagmite dont il parvint à briser le bout, il essaya d’atteindre le visage du spectre avec. Là encore, l’attaque ne rencontra aucune résistance, passant à travers le mort. Paniqué et se croyant sans espoir, Dean lança l’objet de givre en l’air. Il entendit la glace heurtée un des murs fragiles de la grotte. Un bruit de fissure traversa alors le plafond. La balle tirée au hasard avait sans doute dû préparer le terrain. Une stalactite se détacha du plafond, tombant sur le fantôme et Dean. Sans doute à cause de la surprise, le spectre disparu en brume blanche. Dean eut juste le temps de pencher sa tête vers la gauche. La pointe de glace se planta à quelques centimètres de lui.
Pas le temps de souffler. Dean se releva d’un bon et recula le plus possible de la forme blanche qui lui barrait le chemin. Il repéra rapidement son arme à quelques pas de lui. Car même si les balles n’avaient pas le moindre effet sur l’être de lumière qui lui faisait face, elles seraient sans doute efficaces pour l’autre créature qui, tapis dans l’ombre, observait le combat en ricanant. Ce méchant rire se répercutait contre les parois lisses de la cavité et rendait l’atmosphère encore plus étouffante.
Sans plus attendre, le chasseur se précipita sur son arme… Qu’il n’atteignit jamais car au moment ou il allait se saisir de son seul moyen de défense, une seconde silhouette fantomatique fit son apparition et le projeta loin de son arme. Le jeune homme atterrit durement sur le sol glacé avant de se relever une nouvelle fois pour faire face à ses attaquants. D’un côté, la silhouette fantomatique de la première victime, immobile, le fixant de ses yeux vide et désespéré. De l’autre, une mamie rachitique, sans soute plus menaçante que la première victime, armée de longs crochets de glace à la place de ses doigts, aussi aiguisés que des poignards. Sans oublier, la créature tapis dans l’ombre derrière lui qui ricanait toujours.
Dean se savait coincé. Sans armes, sans aucun moyen de défense, il n’allait pas tenir longtemps. Bon sang, comment faisait-il pour toujours se retrouver dans de telles situations !
« - Allez mon petit Dean, il va falloir jouer serré. »
Après un ultime tour d’horizon, le chasseur se mit en action. Il s’élança vers le fantôme de la première victime, Bob. Puis, alors qu’il était près à lui rentrer dedans, il feintât vers la gauche pour revenir vers la droite, esquiva habilement les mains glacés, pirouetta sur lui-même, se baissa pour éviter les doigts crochues de la mamie qui souhaitait l’embrocher, effectua un ultime roulé boulé et s’enfonça sans ralentir dans la brèche qui le ramènerait à son frère.
« -J’aurais pu être danseur dans une autre vie, pouffa Dean tout en se frottant à la paroi au risque de rester coincé »
Cependant, alors qu’il tentait de s’extraire du coupe-gorge, une main glacée s’empara de son bras et le tira sans ménagement à l’opposé. Le chasseur résista tant bien que mal et après un effort désespéré, se propulsa dans le couloir de la grotte. Aussi vite que lui permettaient ses jambes engourdis par le froid, il s’élança à toute allure et rejoignit la cavité au tombeau de glace.
A bout de souffle, il entra tel un boulet de canon et percuta de point fouet son frère qui venait tout juste de réussir à se relever. Les deux Winchester s’écroulèrent au sol et ne s’immobilisèrent qu’après une interminable glissade sur le sol gelé.
« -Bon sang Dean, mais qu’est ce que c’est que ce…
- Pas le temps petit frère, coupa Dean et attrapant Sam par le col pour le propulser vers la sortie »
Le jeune Winchester eu du mal à garder l’équilibre à cause de sa jambe engourdie mais s’élança sans poser de questions. Quand son frère parlait sur ce ton, mieux valait faire ce qu’il disait. Les deux chasseurs se précipitèrent vers la sortie, sans demander leur reste. Sam entendit un hurlement sauvage derrière lui mais préféra ne pas se retourner de peur de glisser sur le sol instable.
Les deux frères aperçurent finalement la sortie et s’immobilisèrent de justesse à la limite du rebord. Ils se retournèrent pour voir où étaient leurs poursuivants.
Les deux fantômes se tenaient en retrais, dans l’ombre rassurante de la grotte à la limite du soleil éclatant de ce début de journée. Ils observèrent un moment leurs proies échappées avant de disparaître lentement dans une lumière bleutée. Quand à la créature, seules ses yeux étaient visibles, des yeux assoiffés de sang. Qui disparurent à leur tour au bout de quelques instants.
Les deux frères se retrouvèrent seuls, essoufflés, courbaturés mais vivants. Sans un mot, ils rejoignirent la piste d’escalade et descendirent aussi rapidement que possible avant de s’éclipser discrètement du lieu du crime et de l’attroupement des policiers attirés par les coups de feu et les hurlements.
« -Bon sang mais qu’est ce qu’il s’est passé pour que tu détales comme un lapin ? s’exclama Sam en massant sa jambe blessée pour faire disparaître les derniers engourdissements.
- Des fantômes qui n’en sont pas ! renchérit Dean au volant de l’Impala, j’ai jamais vu ça, le sel ne leur fait aucun effet. Et je crois bien que la créature qui nous a attaqué était un satyre.
- Un satyre ?! Mais enfin, leur existence n’a jamais été prouvée dans le monde de la chasse.
- On a bien combattu des dieux païens, pourquoi pas des créatures mythologique ?
- Ok, ok, mais pour les fantômes.
- Ca je ne sais pas en revanche, mais ce dont je suis sûr c’est de la prochaine victime de la Reine des neiges.
- Vraiment ?
- Tu te souviens de l’abruti de ce matin ?
- Comment oublier l’idiot qui m’a défoncé le nez, s’exclama Sam en massant le membre endolori
- Et bien je l’ai aperçu en observant le miroir de la Reine.
- Comment ça ?
- Je pense que ce miroir lui sert de capteur pour retrouver ses victimes.
- J’imagine qu’il va falloir suivre cet abruti et mettre en place un plan pour tuer la Reine, ainsi que ses fantômes et son… gardien.
- Tu as tout compris petit frère ! s’exclama joyeusement Dean en allumant l’autoradio, comme si leur fuite devant les ennemis n’avaient jamais eu lieu »
Sam contempla son frère, sceptique. Ses lèvres s’étiraient en sourire narquois mais ses yeux reflétaient la détermination qui l’animait. Car un Winchester ne fuyait jamais devant un ennemi, jamais… Ou alors dans les cas vraiment extrêmes, c'est-à-dire, au seuil de la mort !
La vieille dame avait succombé dès le premier toucher de la Reine, le givre s’était répandu sur sa peau comme la neige de l’hiver remplace le bleu du ciel.
Au départ, la Reine des Neiges était obligée d’amener ses élus devant son miroir pour les tuer et récupérer leur force. L’esprit, la puissance même des victimes se retrouvait ainsi prisonnière de l’objet de glace. Et la belle glacée pouvait puiser sa force de là, du miroir venant de retrouver un peu de pouvoir, comme dans l’ancien temps. Mais, après la mort de Bob, la première victime, la Reine avait regagné assez de magie pour pouvoir se défaire de cette « règle ». Elle n’était désormais plus obligée de tuer ses élus devant le miroir. Où qu’elle soit, il lui suffisait de glacer sa victime, et le tour était joué. L’esprit du mort était immédiatement projeté dans le miroir, aussi loin fut-il.
Ainsi, la Reine avait eu son second élu. Il ne lui en restait plus qu’un. Un seul. Et son cher miroir de givre allait bientôt lui révéler son identité.
Elle arrivait enfin à la grotte où résidait ce dernier. Ses forces retrouvées, elle pouvait désormais se changé en tornade de neige et se laisser porter par les vents au lieu de marcher. Ce qui était bien plus efficace et beaucoup plus rapide que de marcher.
Le blizzard annonçant son entrée chez elle se dissipa quand la neige se condensa, devenant peu à peu un peau de glace. Les flocons s’assemblèrent tous un à un et en quelques secondes, la beauté assassine était matérialisée dans son antre.
Elle comprit rapidement, au regard terrifié de son satyre, celui qui avait veillé sur son tombeau depuis le début de son emprisonnement, que quelque chose n’allait pas.
— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle sans même bouger ses lèvres.
Le satyre tremblait de tous ses membres. Derrière lui, les esprits de Bob et de la vieille femme étaient figés d’effroi, comme s’ils craignaient une morte à venir. Ce qui serait sans doute le cas si la Reine se laissait emporter après ce qu’ils devaient lui annoncer.
— Parle donc ! s’impatienta cette dernière.
Le vent se leva sur ses mots, faisant volé ses cheveux dans tous les sens. Ils semblaient vivants, comme s’ils étaient les serpents de Méduse elle-même.
— Les… Les deux frères sont… entrés ici, expliqua du plus vite qu’il le pu le satyre. Ils-ils ont vu le miroir, les fantômes et… et le troisième élu…
Une bourrasque s’engouffra dans la grotte, détachant plusieurs stalactites du plafond. Les échos de leurs éclats se perdirent dans le bruit du vent infernal et glacé. Les yeux de la Reine s’allumèrent d’une lumière froide sous l’effet de sa colère.
— Tu les as laissé entré ici !
— J’ai tenté de les semer mais…
— Pas de mais ! Ils ont vu ce qu’ils ne devaient absolument pas voir, à cause de toi…
Elle parlait à présent lentement et murmurait presque, ce qui glaça le sang du satyre. Elle s’approcha doucement de lui. Sous ses pas, des cristaux de glace pointaient. Elle posa sa main sur l’épaule de la petite créature, du givre recouvrant aussitôt le membre.
— Tu vas arranger ça immédiatement, déclara-t-elle en le regardant droit dans les yeux. Tu vas me ramener le troisième élu et t’assurer que ces chasseurs gardent leur distance. C’est bien clair ?
Le satyre se transformait peu à peu en statue de glace. Il parvint à esquisser un geste d’acquiescement malgré tout.
— Bien, lança la Reine.
D’un coup de poing, elle fit volé en éclat une corne du satyre, qui hurla malgré le froid le paralysant. Le givre se retira alors de lui, le libérant de son emprise.
La femme des neiges aurait bien visé l’un de ses bras. Mais sans ses griffes paralysantes, le satyre devenait plus inutile encore qu’il ne l’était déjà.
— Vas, maintenant !
« - Bon sang, ce mec est pire que toi !
- Hey ho, tu m’insultes là ! s’exclama Dean en arrachant les jumelles des mains de son frère »
Le chasseur observa la montagne de chair qui, adossé au capot de sa voiture, s’empiffrait d’un énorme hamburger tout en apostrophant un groupe de fille qui passait d’un clin d’œil effarouché.
Depuis 8 heures, les deux frères suivaient pas à pas le parcours de Jacky Hollande, jeune bodybuilder, célibataire de 30 ans, apportant toujours son linge sale à sa mère, et prochaine victime de la Reine des neiges.
« - Non mais t’as vu ce goinfre ? Ca fait 3 hamburgers d’affilés ! s’exclama Dean avec dégoût.
- Je te signale que ton records c’est 5 et demi, répliqua Sam en arrachant à son tour les jumelles des mains de son frère
- Ouai bon, ça faisait 2 jours que j’avais pas mangé à cause de qui d’ailleurs ? D’un certain Sammy, perdu dans la forêt avec pour compagnie un wendigo affamé à ses trousses, que j’ai du rechercher pendant 2 jours entiers !
- Je te rappelle que c’est toi qui a voulu qu’on se sépare : < Allez Sammy, moi je vais à droite et toi à gauche !>, et avant même j’ai pu te rappeler que c’était toi qui avait la carte et la boussole, voilà que monsieur détale comme un lapin !
- Et si t’avais pas renversé de la sauce sur la deuxième carte on… Bon sang ou est passé cet abruti ?! s’écria Dean qui avait une nouvelle fois récupéré les jumelles
- Quoi ?! Il était là y a pas une minute ! »
Sam sortit précipitamment de l’Impala et s’élança vaillamment dans la neige pour rejoindre la voiture du géant. Dean le suivit sans oublier de récupérer au passage leur sac contenant toute une montagne d’armes diverses et variées. Les deux frères rejoignirent le lieu où se tenait le géant il y avait quelques minutes. Rien, pas de trace de lutte. Dean fit le tour de la voiture à la recherche d’indice tout en observant attentivement les lieux alentours. Le parking du fastfood dans lequel ils se trouvaient était désert à cette heure de la nuit, la neige étant le seul témoin qui les observait tout en tombant lentement du ciel de plus en plus gris de cette fin de soirée.
Le chasseur repéra facilement les traces fraîches d’un corps traîné dans la neige. Il fit signe à son frère de le suivre tout en s’emparant d’une arme dans le sac qu’il portait. Les deux Winchester s’enfoncèrent dans l’ombre à la suite des traces dans la neige. Ils contournèrent précaucieusement le coin du bâtiment pour se retrouver à la frontière de la forêt clairsemée qui jalonnait la ville. Après un coup d’œil à son frère qui acquiesça sans hésitation, Dean s’enfonça au cœur de la forêt toujours à la suite des marques dans la neige éclatante. Bientôt, l’ombre rassurante du bâtiment s’effaça derrière eux et seule la lumière blanche des nuages leur permettait de suivre les traces. Le silence, omniprésent, était encore plus pénétrant à cause de la neige qui tombait de plus en plus intensément.
Après 10 minutes de marches, les deux frères pénétrèrent dans une clairière sombre de petite envergure. En son centre, le corps immobile de Jacky Hollande ressemblait à une statue de glace. En s’approchant, Sam aperçut les nombreuses griffures qui l’avaient paralysé sur la figure et le corps. Après avoir jeté un coup d’œil à Dean qui lui fit signe qu’il le couvrait, Sam se pencha pour vérifié que le géant était toujours vivant. Il n’eut même pas besoin de vérifier son pouls, le regard terrifié que lui lança le géant paralysé lui suffit.
Alors qu’il se redressait, un choc brutal dans son dos le propulsa d’un coup vers l’avant et le fit chuter dans l’épaisse couche de neige poudreuse qui couvrait le sol de la clairière après un long vol plané. Des coups de feu répondirent aussitôt mais s’arrêtèrent un instant plus tard.
Sam se redressa tout en secouant la tête pour enlever la neige de sa figure. Il se redressa d’un bon pour aussitôt s’écrouler, propulsé par un nouveau coup à la poitrine cette fois. Un poids le maintint au sol et le chasseur sentit trois pointes juste sous son œil. Le cadet des Winchester retint son souffle et se figea comme une statue. Il observa d’un air apeuré les trois griffes situées à quelques centimètres de son œil. Le satyre ricana de contentement avant de tourner la tête vers Dean qui le menaçait de son arme, essoufflé.
La créature resserra sa prise sur le jeune chasseur sans défense allongé dans la neige. Il enfonça sans ménagement ses pieds fourchus dans la poitrine du jeune homme et découvrit ses petites dents pointues.
« - Si tu tiens à ce que ton frère puisse à nouveau voir ton affreux visage dans quelques minutes je te conseille de lâcher ton arme immédiatement, murmura la créature en dardant sa langue fourchu le long de ses lèvre. »
Dean hésita un instant avant de lâcher son arme qui disparut dans l’épaisse couche de neige. Avec un ricanement de contentement, le satyre se jucha sur la tête de Sam, les doigts toujours à quelques centimètres des yeux du cadet. Sam lança un coup d’œil à son frère. En un instant les deux frères se comprirent aussi bien que s’ils communiquaient télépathiquement.
Dean se pencha d’un coup pour récupérer son arme pendant que Sam lançait un coup de tête en arrière. Le satyre, déséquilibré, roula en arrière et avant même qu’il est le temps de s’éloigner, se retrouva criblé des balles du pistolet de Dean. Le chasseur s’approcha en vitesse de son frère et l’aida à se redresser. Sam contempla avec stupeur la petite créature sans vie à ses pieds. Il avait du mal à imaginer qu’une si petite créature pouvait être aussi redoutable. Un coup de coude de son frère le ramena à la réalité.
Le temps se refroidit soudainement. La neige redoubla d’intensité et tourbillonna de plus bel. Des stalactites de glaces se formèrent sur les branches des arbres endormis.
Et soudain, la Reine des neiges apparut devant leur yeux, resplendissante d’une beauté cruelle, aussi fière que devait l’être une reine. Sa pâle figure semblait se fondre dans la blancheur éclatante de la neige alors que toute son aura dégageait la pire des cruautés. Elle observa les deux frêles créatures qui lui faisaient face de son regard de glace puis le corps sans vie de son gardien. Sans aucun signe avant coureur, les stalactites de glace se détachèrent des arbres, restèrent un moment suspendu dans les airs pour ensuite s’élancer vers les deux frères qui n’eurent que le temps de se jeter à terre avant que les pieux meurtriers ne se fichent dans les arbres situés derrière eux.
Le temps qu’ils ne se relèvent, la Reine avait déjà disparu dans un tourbillon de neige en emportant avec elle le corps paralysé du géant.
« - Ca va petit frère ? demanda Dean en se retournant
- Heu, oui je pense… Outch ! répondit Sam en se tenant le dos.
- Sam ? s’inquiéta immédiatement Dean en rejoignant son jeune frère.
- C’est rien, j’ai juste le dos douloureux, on va dire que cette satané bestiole n’y est pas allé de main morte… Et toi ? Mais tu saignes, s’écria Sam stupéfait en contemplant, le liquide rouge qui imbibait la manche du manteau de son frère
- C’est rien, juste une égratignure due aux vilains pieux de glace que cette harpie nous a envoyé… Il faut se dépêcher petit frère, elle a emmené le gros tas.
- Il faut qu’on retourne à la grotte. Au moins, on aura plus à se battre contre le satyre ! constata Sam »
Sans tarder, les deux frères s’élancèrent dans la forêt rejoindre la bête noire qui les conduirait à leur ultime bataille contre la Reine des neiges.