HypnoFanfics

Affaire De Famille.

Série : Supernatural
Création : 04.09.2010 à 19h26
Auteur : poupette67 
Statut : Terminée

« Après avoir fini sa chasse à la créature, John est sérieusement blessé par balle, il fera donc appel à ses deux fils pour lui venir l’aide. » poupette67 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 31 paragraphes

Afficher la fanfic

Après avoir fini sa chasse à la créature, John est sérieusement blessé par balle. Il fera donc appel à ses deux fils pour lui venir l’aide.

Titre : Une affaire de famille.

Série : Supernatural.

Auteur : Poupette67.

Correcteur et choix du titre :
Lydean.

Personnages: Bobby, John, Dean, Sam et Jessica Moore.

Genre/Pairing : Aventure, familiale…

Résumé : John fini la chasse d'une créature qui fait des victimes parmi les randonneurs. Une fois sa chasse terminée il repart à sa voiture, c'est à ce moment qu'il est sérieusement blessé. Il fera donc appel à ses deux fils pour lui venir en aide.

Saison : Saison 1.

Disclamer :
Les personnages de la série appartiennent aux créateurs. Je ne touche pas d’argent pour écrire cette histoire.

Note de l’auteur :
Voici ma première fiction compléte, j'espère que celle-ci vous plaira. Vous pouvez me faire parvenir vos commentaires constructifs par HypnoSMS. Sur ce je vous souhaite bonne lecture.


poupette67  (04.09.2010 à 21:04)

                                    Affaire de famille

Chapitre 1

Forêt nationale de plumas (Californie)

La forêt de plumas avait de magnifiques arbres de plus d’une centaine d’années. Leurs feuillages épais recouvraient les rayons du soleil, ce qui assombrissait quelque peu les lieux.
A chaque pas que John faisait, il s’enfonçait dans la pénombre.
Il n’avait pas d’autre choix que d’avancer. Il fallait à tout prix arrêter le massacre de ce monstre, qui depuis plusieurs jours faisait des victimes parmi les randonneurs.
Il avançait prudemment en scrutant tout autour de lui. La méfiance dans ces lieux était de mise.
Soudain plus un seul chant d’oiseau ne se fit entendre. John s’arrêta net et se cacha rapidement derrière un résineux.
Il sentit une odeur étrange qui envahit ses cavités nasales.
L’odeur était putride, ce qui signifiait que la créature n’était certainement pas loin.
Effectivement ce monstre sanguinaire n’était qu’à quelques mètres de lui.
Cette créature poussa un cri aussi puissant que strident, qui força John à sortir de sa cachette en courant à toutes jambes.
Mais cette force incroyable de la nature l’attrapa et le propulsa dans le vide, s’écrasant sur un arbre et retombant lourdement sur le sol.
L'atterrissage fut si brutal qu'un craquement d’os au niveau de son dos se fit entendre. Le choc avait certainement provoqué une fracture d’une de ses côtes et ses muscles étaient tétanisés par la violence du coup qu’il venait de subir. John suffoqua avant de pousser un râle de douleur.
Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et se releva aussi rapidement qu’il lui était possible.
Le monstre hideux revint l’affronter.
Dans un mouvement rotatif, John esquiva de justesse cette nouvelle attaque.
La créature devint alors encore plus furibonde et s’élança une nouvelle fois sur lui. Il profita de cette troisième attaque pour enfoncer d’un coup violent la lame en argent de son couteau dans le cœur du monstre, qui sous l’effet de cette blessure poussa un hurlement puissant avant de s’écrouler sur le sol et de se désintégrer dans une lumière jaune étincelante.
John protégea ses yeux de cette lumière aveuglante avant de se relever lentement du sol argileux.
La créature étant morte, il repartit en se tenant le flan gauche avec sa main droite. Sa respiration était devenue difficile et le faisait souffrir de martyre, ce qui le ralentissait dans la traversée de cette épaisse forêt. Une sonnerie se fit entendre. Il s’arrêta puis empoigna dans sa poche son portable et décrocha.

- Papa, c’est moi.

- Dean, pourquoi tu m’appelles ? T’es déjà arrivé à Stanford ?

- Non, j’ai encore une heure de route. Je voulais savoir comment ça se passait pour toi.

- C’est bon. C’est terminé.

-OK ! Donc on se retrouve comme convenu dans deux jours.

- C’est ça.

Il raccrocha et reprit son chemin à travers la forêt. Les conversations téléphoniques avec son fils étaient toujours brèves et concises. Dean ne changerait jamais. Il avait cette fâcheuse habitude de s’inquiéter pour les membres de sa famille. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il était seul sur cette chasse pendant que son aîné était parti prendre des nouvelles de son petit frère à la fac.
Tout à ses pensées, il arriva dans la petite clairière où il avait garé son 4x4 noir. Il était sur le point de mettre la clé dans la serrure de sa portière lorsqu’il entendit au loin quelqu’un l’appeler. Il fit volte-face, regarda minutieusement l’endroit, mais ne vit rien.
Lorsqu’il se retourna de nouveau face à sa portière la voix prononça pour la deuxième fois son nom.
John, intrigué par cette voix qu'il ne reconnaissait pas, fit demi-tour face à son interlocuteur.
Scrutant le lieu cherchant désespérément ce personnage, qu’il ne voyait toujours pas.

- Qui est là ?

- Tu ne te rappelles pas John ?

- A qui ai-je l’honneur ?
fit John en direction de la voix.

- Allez John fait un effort ! Tu ne me reconnais pas ?

- Mais qui êtes-vous ?
Scrutant autour de lui, cherchant toujours l'homme qui l’avait interpellé.

- Il y a un an dans cette petite ville !

- Mais de quoi parlez-vous ?
Répondit John étonné.

- John... John... John... tu ne te rappelles vraiment pas.

- Donne-moi ton nom et peut-être que je me souviendrais.


- Pas besoin de te donner mon nom, celui de ma femme devrait suffir à te rappeler que tu l’as tuée.

- Votre femme ?

- Nancy Gallager.

- Attends, ta femme était devenue un monstre buveur de sang, c’était la seule solution.

- C’était ma femme et je l’aimais ! J’aurais pu trouver une solution pour la sauver.

- C’était la seule solution, c’est tout ce qu’on pouvait faire pour elle,
répéta John.

- C’est toi qui l’a tuée ! Assassin !
Fit Allan hurlant de colère.

Allan Gallager avait perdu sa femme lorsque John avait découvert que Nancy était devenue un vampire et qu’il avait été obligé de lui trancher la tête.
C’était la seule façon de mettre fin à ces souffrances et de protéger les personnes qu’elle pouvait éventuellement contaminer ou tuer. Mais Allan, ne s’en était jamais remis.
John le connaissait depuis dix ans, mais depuis ce jour fatidique plus aucune amitié ne tenait entre les deux hommes.
Allan avait la rancune tenace depuis ce drame. Il s’était mit à boire pour oublier et s’était mis en tête de faire la peau à John Winchester.
Et depuis qu’il avait retrouvé sa trace, il n’avait qu’une hâte lui faire payer la mort de sa femme.
Allan arma son fusil et se mit en position de tir puis il appuya sur la gâchette. Le projectile sortit du canon de sa carabine.
La balle traversa l’autre bout de la clairière et atteignit sa cible en quelques secondes.
Le projectile entra violemment en contact avec la peau de John et pénétra profondément dans son épaule gauche déchirant sur son passage le muscle et les veines qui se mirent à saigner. Sous l'effet du choc il porta instinctivement la main sur la blessure, le sang passant au travers de ses doigts.
John poussa un hurlement de douleur tout en glissant le long de sa voiture pour finir sa lente descente sur l’herbe.
L’homme s’approcha de John le regarda fixement un moment avant de partir, le laissant seul livré à lui-même dans cette immense forêt.
La douleur lancinante de sa blessure n’avait rien d’habituel. Il avait déjà été blessé par des armes à feu, mais là une chose étonnante le surprit.
La plaie le brûlait horriblement, tel un feu qui se consumait à l’intérieur de son être.
C’était la première fois qu’une blessure par balle le faisait autant souffrir. Il chercha dans sa poche son téléphone, puis appuya sur le bouton de rappel.


poupette67  (05.09.2010 à 00:06)


Lorsqu’il vit le nom de l’appelant affiché sur son portable, il sut tout de suite qu’il y avait un problème. Il venait de raccrocher avec son père et dans la famille Winchester, ils n’étaient pas de grands adeptes des conversations téléphoniques sans objectif précis et sans fin. Par conséquent si son père le rappelait c’est que quelque chose clochait. Il décrocha donc avant la fin de la seconde sonnerie :

-Papa, pourquoi tu me rappelles ?

-Dean, il faut que tu viennes m’aider,
expliqua John essoufflé.

-Tu es blessé ?


- Oui un fou ... furieux m’a tiré.... dessus !

- Tu es où ?

- Au milieu de la forêt de plumas en Californie,
lui indiqua John avant qu’un silence inquiétant ne s’installe.

- Papa ! Papa !
hurla Dean.

N’ayant plus aucune réponse de la part de son père, il en conclut qu’il était vraiment au plus mal. Il appela donc son frère Sam pour lui expliquer la situation et lui demander de l’accompagner.

- Sam, c’est moi.

- Dean qu’est-ce qui se passe ?


- Papa a des ennuis.

- Quel genre d’ennuis ?

-Il est blessé. Il faut que tu viennes j’aurai besoin de toi.

- Appelle les secours.

- Je ne peux pas !

- Et pourquoi ça ?

- Parce qu’un fou furieux lui a tiré dessus.

- Quoi ?


- Oui Sam, tu as très bien entendu, alors tu viens ou pas ?

- Où il est ?

- Dans la forêt nationale de Plumas en Californie.

- Ok je viens !

- Super ! Je passe te prendre dans une heure.


Il raccrocha toujours aussi anxieux pour son père mais rassuré d’avoir convaincu son cadet de venir avec lui.


poupette67  (05.09.2010 à 15:00)

Sam Winchester était étudiant en droit à l’université prestigieuse de Stanford. Cette année, il avait passé ses examens haut-la-main en décrochant la mention très bien. Il ne voyait dans ses extraordinaires résultats, qu’une occasion de vivre enfin la vie dont il avait toujours rêvé. Durant les vacances scolaires, il postulait dans des cabinets d’avocats réputés de Californie dans lesquels il consolidait ses connaissances et où il se forgeait une solide réputation. En général, les autres étudiants retrouvaient leur famille en ces périodes de congés. Lui, avait deux bonnes raisons de ne pas faire comme eux. La première était que son père n’approuvait pas du tout ses choix de vie. Le « grand John Winchester » ne supportait pas qu’on s’oppose à sa volonté. Il lui avait donc dit que s’il passait la porte, ce ne serait plus la peine de revenir. Et c’était ce qu’il avait fait ! A présent, son seul regret était de ne plus voir, autant qu’il le souhaitait, son frère aîné avec qui il avait toujours eu d’excellentes relations. Son départ avait changé énormément de choses pas toujours en bien mais tout n’était pas négatif et il en arrivait à la deuxième raison : Depuis quelques mois, il avait rencontré une jeune femme magnifique et épatante à tous points de vue, Jessica Moore. Chaque instant passé près d’elle, l’emplissait de bonheur. Il se sentait tellement proche de cette merveilleuse compagne qu’il se voyait bien vivre à jamais avec elle. Enfin, il se voyait un avenir, une existence normale et heureuse. Alors, lorsque son aîné, Dean, l’avait appelé pour l’informer que leur père avait des ennuis, il avait été plus que réticent. Mais ces deux-là étaient aussi sa famille. Et puis c’était son frère qui lui avait demandé de l’aide. Ce fut pour ces raisons qu’il avait finalement accepté.

Jessica qui avait entendu la conversation qu’il avait reçue fut surprise de constater qu’il partait si rapidement aider des personnes dont elle avait si peu entendu parler. Sam avait remarqué l’expression sur le visage de sa compagne et en avait vite conclu qu'elle aurait préféré qu'il reste là avec elle. Il lui expliqua alors la situation dans laquelle son père était et lui laissa entendre qu’il ne pouvait pas le laisser dans cet état. Elle comprit que c’était important pour lui de s’y rendre et ne résista pas plus longtemps à son regard mélancolique. Elle accepta donc de le laisser partir avec son aîné.

A peine une heure plus tard, Dean se garait devant leur maison. Il klaxonna et attendit que son cadet sorte. Sam ouvrit la porte d’entrée et lui fit un signe pour l’informer qu’il arrivait. Il repoussa le battant de manière à enlacer tendrement Jessica et l’embrasser passionnément, à l’abri du regard de son frère. Puis il se munit de son sac, sortit et referma la porte derrière lui. A regret, il s’éloigna de la maison et s’installa sur le siège passager. Dean mit le contact et les deux frères partirent en direction de la forêt nationale de plumas.

 


poupette67  (05.09.2010 à 22:30)

Chapitre 2

Dean sortit du campus de Stanford et tourna sur la droite en direction de la route CA-84. Sam prit la carte routière dans la boite à gants et lui indiqua le chemin le plus rapide. Quatre heures trente plus tard, les deux frères arrivèrent sur les lieux de l'accident. Dean se gara dans un sentier pendant que Sam essayait de contacter John par téléphone, mais celui-ci ne répondait toujours pas. Ils descendirent de la voiture et commencèrent leurs recherches à pied. Au bout de quelques dizaines de mètres, ils aperçurent au loin le 4x4 noir de John. Ils se précipitèrent et retrouvèrent leur père allongé et inconscient. Il gisait dans une flaque de sang provenant certainement de sa blessure. Inquiets de le voir dans cet état, les deux frères s’agenouillèrent auprès de lui et essayèrent d’évaluer les dégâts. Dean entreprit alors de le réveiller.

-Papa ! Papa ! Tu m’entends ?! Papa !  

John revenait lentement à lui. Son visage blafard était baigné par la chaleur réconfortante du soleil. Il était étendu sur le dos, les bras posés négligemment le long de son corps et ses mains étaient perdues dans l’herbe de la clairière dans laquelle il se trouvait. Maintenant que son corps se réveillait, une douleur lancinante effleura le bord de sa conscience. Il avait une profonde blessure à l’épaule gauche qui ne cessait de saigner. L’odeur aigre du sang lui montait aux narines.
John tenta d’ouvrir une paupière, mais la lumière du soleil agressa instantanément son œil et referma immédiatement sa paupière.
Il tenta une nouvelle fois d’ouvrir progressivement l’œil gauche, le plissant au maximum pour le protéger de cette lueur qui, lui avait brulé la cornée la première fois. Il tourna lentement la tête sur le côté droit et entrevit deux formes au-dessus de lui. Lorsque sa vue s’ajusta enfin, il distingua ses deux fils.

 

- Eh ! Papa ! Papa, tu m’entends ?

L’esprit de John avait du mal à faire surface. Il n’entendait pas les sons qui sortaient de la bouche de son aîné. Il lui fallut encore quelques minutes avant de pouvoir répondre à Dean.

- Oui, je t’entends ! Répondit lentement John.

- Comment tu te sens ?  Demanda Sam inquiet.

- La blessure me fait un mal de chien. J’ai l’impression d’avoir le feu à l’intérieur de l’épaule et j'ai la tête qui tourne.

- Tiens bon ! On t’emmène à l’hôpital tout de suite ! Expliqua Dean, tout en commençant à le soulever pour le transporter jusqu’à la voiture.

- Attends, Dean ! Comment tu comptes expliquer la blessure par balle ?  Lui demanda Sam, inquiet.

- On trouvera une solution en chemin.  Se buta l’aîné, pensant à la santé de son père avant de prendre le temps de la réflexion.

- Dean, ton frère a raison. Ca va attirer l’attention et … on ne peut pas … se l’permettre.  Fit John essoufflé.

- On devrait appeler, Bobby, solutionna le plus jeune. Il saura surement quoi faire. Tu sais qui t’a fait ça ? Demanda-t-il à son père.

John bafouilla juste un mot « Allan » avant de s’évanouir de nouveau.

- Papa !  hurla Sam.

Dean se précipita dans le 4X4 et sortit la trousse de secours. Il prodigua les premiers soins en espérant que leur père tienne jusqu'à ce qu’il soit hors de danger.
De sont côté Sam se chargea d’appeler la seule personne qui pouvait les aider, Bobby, en espérant que celui-ci puisse trouver une solution à leur problème. Leur ami décrocha à la troisième sonnerie.

- Allô Bobby, c’est Sam. Fit-il, anxieux.

Bobby comprit au son de sa voix que quelque chose n’allait pas.

-Bonjour Sam, ça ne va ?

-Non, Papa est sérieusement blessé !  

- Que s’est-il passé ? 

- On lui a tiré dessus. 

- Ok je vois, blessure par balle, pas d’hôpital.


- C’est ça ! Tu peux nous aider ?

- Où êtes-vous ? 

- En Californie, forêt de Plumas.  


- En Californie ?! Ça fait pas loin d’une journée de route ! Le temps que vous arriviez chez moi John ne tiendra pas aussi longtemps.»

- Faut faire vite Bobby.

- Du calme gamin ! J’ai peut-être trouvé une solution, je te rappelle dans dix minutes.  

- Ok, Bobby.  

Sam raccrocha son téléphone, Dean qui était en train de finir le bandage provisoire de leur père, regarda son frère d’un air très inquiet.

- Alors qu’a dit Bobby ?

- Qu’on est trop loin de chez lui pour qu’il le soigne ! Il pense avoir trouvé une solution, il nous rappelle dans dix minutes.  

- Aide-moi, on va mettre papa dans l’impala.

- Ok, à trois on le soulève.  

- C’est bon je l’ai.

Les deux jeunes hommes transportèrent John dans la Chevrolet et le déposèrent délicatement sur la banquette arrière.
Dean referma la portière lorsqu’il entendit la sonnerie de son portable retentir, il n’hésita pas une seconde et décrocha rapidement.

- Bobby ?  

- Je viens de contacter un ami de longue date qui est médecin. Il a une clinique et il me devait un service. Je lui ai donc demandé de vous aider et il a accepté. Il vous attend dans la ville de Virginia City dans le Nevada. C’est à environ trois heures de route de l’endroit où vous êtes. C’est le mieux que j’ai trouvé. En arrivant en ville, tournez immédiatement sur la gauche puis la deuxième à droite. C’est une impasse. Vous verrez, c’est indiqué «Entrée du personnel.»


- Merci beaucoup Bobby.

- De rien les garçons, faites attention à vous !




poupette67  (09.09.2010 à 22:05)


Chapitre 3


Il leur fallut près de trois heures trente pour faire le trajet de la forêt de Plumas à Virginia city dans le Nevada. Cette ville d’environ mille cinq cents habitants était le lieu de rendez-vous qu’avait fixé Bobby aux frères Winchester afin de faire soigner leur père.
Dean chercha l’endroit que lui avait indiqué leur ami et se gara au fond d’une petite impasse. Sur un petit panneau lumineux blanc, il y avait inscrit « Entrée réservée au personnel soignant » en lettres rouges. Sam, qui le suivait à bord du 4x4 de leur père, se gara dans la rue principale. Il descendit du véhicule et rejoignit son frère afin de l’aider à sortir leur père de la voiture.
Au moment où ils refermèrent la portière arrière de l’impala, la porte d'entrée de la clinique s’ouvrit sur les trois hommes. Une femme en blouse rose pâle leur fit signe d’entrer.
Dean et Sam soutenaient John, qui était véritablement au plus mal, sa fièvre était élevée et sa blessure n’avait pas cessé de saigner.
Les deux frères étaient de plus en plus inquiets pour leur père. Les soins provisoires qu’ils lui avaient administrés lui avait permis de tenir jusque-là mais son état général n’était pas rassurant. Ils se dépêchèrent donc de pénétrer dans cet endroit aux murs blancs et à l’odeur aseptisée.
Dean et Sam se jetèrent un coup d’œil furtif avec une grimace de dégoût qui en disait long sur ce qu’ils pouvaient penser des hôpitaux, mais ils n’avaient guère le choix. C’était ici ou John ne s’en sortirait pas vivant.
Ils suivirent l’infirmière jusqu'à une salle aux murs verts délavés où tout était prêt à recevoir le malade.
Ils furent aidés par le médecin et installèrent leur père sur la table d’examen.
L’infirmière demanda aux deux jeunes hommes de sortir de la pièce et d’attendre dans le couloir. Dean et Sam s’installèrent alors chacun sur un siège et attendirent impatiemment des nouvelles de John.

Le médecin s’installa sur le tabouret posté devant la table d’examen et commença à ausculter John. L’infirmière apporta un chariot sur lequel il y avait un plateau comportant du matériel médical tel qu’une paire de ciseaux, des pinces, de l’alcool, des compresses, une aiguille et du fil à recoudre, une seringue et du sérum.
L’infirmière déboutonna la chemise de John, puis le médecin découpa son tee-shirt blanc ensanglanté afin d’accéder plus facilement à la blessure saignante qui s’était infectée depuis la rencontre avec le projectile. Le médecin commença les soins du patient. L’infirmière donna une compresse imbibée de solution désinfectante, qu’il appliqua sur la blessure. John eut un mouvement de contracture, qui se suivit d’une grimace et d’un cri étouffé de douleur.
Lorsque la blessure fut plus nette, le docteur constata quelque chose d’anormal : le contour de la plaie était recouvert d’une substance noirâtre, faisant penser à un début de gangrène alors qu’une blessure par balle, ne présentait pas ce genre de symptôme d’ordinaire. Le médecin avait bien une idée de la provenance de cette trace, mais préférait en avoir le cœur net en questionnant les deux fils du patient.


poupette67  (12.09.2010 à 17:00)

Dean ne tenait plus en place. Il ne cessait de faire les cent pas devant la porte de la salle d’examen, s’arrêtant souvent devant le hublot de celle-ci afin de voir ce que faisait le toubib. Quant à Sam, malgré le fait qu'il était aussi inquiet que lui, il était plus calme que son aîné, se disant que de toute façon, il fallait attendre que leur père soit guéri pour entamer une recherche sur l'individu qui avait blessé John.
Le médecin se dirigea vers la porte et rejoignit les deux frères.


-Bonjour. Dr Josh Bennett. Se présenta le médecin en serrant les mains des deux frères.

- Alors Docteur, comment va-t-il ?  S’empressa de demander Dean.

- Dites-moi les garçons, votre père s’est-il plaint que sa blessure le brûlait ?  

- Oui, il nous a dit que sa blessure lui brûlait de l’intérieur de l'épaule. Expliqua Sam.

- Pourquoi il y a quelque chose qui ne va pas ?  Coupa Dean, inquiet.

- Oui je pense que la balle qu’il a reçue est empoisonnée.  

- Quoi ?  Firent les deux frères d’une même voix.

- Comment ça « empoisonnée ? »
Demanda Dean effaré de ce qu'il venait d'entendre de la part du médecin.

- Oui, autour de plaie il y a une sorte de résidu noirâtre. C’est ce qui me fait penser que la balle a certainement été remplie d’un poison. Lequel, je ne sais pas encore. J’attends les résultats de sa prise de sang. Mais pour l’instant je ne peux pas extraire la balle au risque d’endommager le projectile et de libérer ce poison. Il faut d’abord trouver un moyen de le neutraliser.

- Wow ! Wow ! Attendez ! Vous voulez dire que vous ne pouvez pas le soigner ?
 

- Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je peux l’aider pour atténuer la douleur et la fièvre, mais pas l’opérer, enfin pour l’instant.

- C’est bien c’que j’dis, vous êtes incapable de le soigner ! Quand je pense qu’on a fait le trajet jusqu’ici pour rien ! S’énerva Dean, déçu et inquiet.

- Dean, calme-toi ! Lui demanda Sam, tout en posant une main apaisante sur son épaule.

- Je fais ce que je peux pour l’aider, se justifia le médecin qui avait l’habitude de ce genre de réactions émanant des proches de ses patients. Je retourne auprès de votre père. En attendant trouvez-vous un motel pour la nuit et profitez-en pour vous reposer ! Ca vous fera le plus grand de bien.  

Il tourna les talons, laissant les deux frères dans le couloir.

- Bon sang, Dean ! Ce n’est pas en t’énervant comme ça que tu vas aider papa.  

- Je sais ! C’est juste qu’on a fait plus de trois heures de route avec papa qui perdait son sang pour l’emmener ici parce qu’on ne pouvait pas le soigner nous-mêmes et parce qu’il ne faut surtout pas attirer l’attention, expliqua-t-il aussi énervé que sarcastique. Tout ça pour ça ? Ce toubib ne fait rien de plus que nous ! Alors quoi ? On reste les bras croisés et on le regarde mourir !  

- Je comprends ce que tu ressens et je sais que de voir papa dans cet état t’angoisse. Mais le docteur fait ce qu’il peut. Les autres médecins n’auraient rien pu faire de plus.
Essaya son cadet posément pour l’apaiser.

- Je sais. Admit-il en s’exhortant au calme.

Son angoisse était à son apogée et il s’en voulait d’avoir accepté de prendre autant de risques pour emmener son père jusqu’ici alors qu’il était dans un sale état. Mais il savait que Sam avait raison. Ils n’avaient pas eu le choix et le fait de s’énerver n’arrangerait rien à leur problème. Il rejoignit l’idée du médecin et proposa à son cadet de trouver un motel. Celui-ci accepta, rassuré de le voir plus raisonnable.


Dean avançait lentement, se retournant souvent, son regard posé sur la porte de la salle d’examen qui s’éloignait à chaque pas qu’il faisait avant de disparaître finalement de son champ de vision.
Une fois dehors, Dean se sentait vide de toute énergie. Laisser son père dans cette clinique sans pouvoir faire quelque chose pour lui, le rendait malade.
Sam, qui le suivait de près, avait bien remarqué la tête déconfite de son aîné, mais il s’abstint de dire quoi que se soit. Dean était déjà assez contrarié par l’état de santé de leur père, ce n’était pas la peine qu’il en rajoute une couche, en essayant de le réconforter.
Les deux hommes montèrent dans l’impala puis partirent à la recherche d’un motel, espérant en trouver un non loin de la clinique. Malheureusement, le motel le plus proche était à environ trois miles de la clinique. Dean stoppa la voiture sur le parking du « Virginia City Motel ». L’extérieur de celui-ci avait l’air assez sympa, d’un aspect classique.
Dean, comme à son habitude, partit à la réception louer une chambre et Sam prit les sacs dans le coffre. Ils entrèrent et posèrent leurs sacs sur leur lit respectif. Dean qui avait l’habitude de prendre le lit le plus près de l’entrée, n’en fit rien. Il laissa la couchette la plus proche à son cadet et s’installa sur le lit le plus éloigné. Comme s’il voulait qu’on le laisse tranquille. Sur le moment, Sam fut surpris et en fit la réflexion à son aîné.

- Tu ne prends pas le premier lit ?  

- Non ! Je te le laisse.  fit-il d’une voix neurasthénique.

Une fois installé, Dean s’octroya la salle de bain. Il pénétra dans la petite pièce d’eau, se déshabilla puis se glissa sous l’eau qui se mit à couler sur son corps, crispé d’angoisse.
Sam, quant à lui, profita que son frère soit dans la salle de bain pour s’affaler sur le lit et consulter le journal de John, à la recherche d’indices concernant l’homme qui avait tiré sur leur père. John avait évoqué juste avant de s’évanouir un mot ou plutôt un prénom, celui «d’Allan ».
Dean ressortit près de vingt minutes plus tard. Il avait l’air revigoré. Cette douche l’avait aidé à se détendre. Il se sentait mieux dans sa peau, même si les soucis pour son père ne s’étaient pas estompés pour autant.

 


poupette67  (12.09.2010 à 23:05)

Chapitre 4


Allan Gallager était un homme de quarante-cinq ans. Sa femme Nancy était morte et il attribuait cette tragédie à John Winchester. Il le connaissait depuis maintenant dix ans. Au fils des années, il était même devenu un de ses meilleurs amis, jusqu’au jour où Nancy avait été enlevée par les monstres de la nuit. Les deux chasseurs avaient repéré le nid d’un petit groupe de quatre vampires un jour plus tôt. N’étant pas nombreux, John pensait attaquer le camp le lendemain matin, sauf que tout ne s’était pas déroulé comme ils l’avaient prévu. Le chef de ces satanés buveurs de sang avait contaminé Nancy durant la nuit. Et lorsqu’ils avaient attaqué le lendemain matin, sa femme se trouvait parmi eux. Encore aujourd’hui, il restait persuadé qu’il aurait pu trouver un remède quelconque pour la sauver. Mais John, lui, n’avait pas réfléchi : Elle était devenue un monstre alors il l’avait décapitée.

C’est tout ce dont il voulait se rappeler, que John Winchester était le meurtrier de sa femme. Il allait payer pour le chagrin qu’il avait provoqué au plus profond de son être. Il n’avait qu’une hâte, le faire souffrir autant que lui avait souffert. C’est avec cette pensée qu’il avait tout planifié pour sa vengeance.
Il pensa qu’une balle empoisonnée devrait faire l’affaire. Pour faire les choses dans les règles, il avait trouvé une boutique vaudou où il avait déniché du venin de serpent sous forme de poudre. Le vendeur de la boutique lui recommanda la plus haute prudence avec ce produit, car à petite dose le poison soignait certaines infections et n’était pas trop dangereux. Mais si le dosage était trop fort, il provoquait douleur, brûlure, fièvre, nécrose des tissus musculaires, hémorragie, jusqu’à provoquer la mort et tout cela en trois jours. Le vendeur avait donc glissé dans le sac de ses fournitures une notice contenant l’explication pour l’élaboration de l’antivenimeux, en cas de mauvais dosage. Allan avait payé toutes ses marchandises et quitté la petite boutique en toute hâte, impatient de se servir de cette trouvaille. Il s’était ensuite attelé à la fabrication des balles, en les remplissant de venin. Il avait consacré près de deux jours à la recherche de John. En consultant le journal, il avait vu un article sur la mort de plusieurs randonneurs dans la forêt de plumas. Les victimes avaient été atrocement mutilées. Allan en avait vite déduit que John était certainement là-bas pour chasser la créature qui avait tué ces pauvres gens. Il s’y était donc rendu et s’était armé de patience, avant de voir John devant son 4x4 noir. Lorsqu’il avait tiré cette balle toute particulière sur John, une sensation de bien être l’avait envahi. D’ailleurs, il ressentait encore la satisfaction d’avoir fait quelque chose de bien. Il avait laissé John seul, agonisant au milieu de cette clairière, sachant que celui-ci décèderait dans d’atroces souffrances avant de succomber à sa blessure. Sa Nancy avait été enfin vengée de ce Winchester.
Mais son désir de vengeance ne s’arrêta pas là. Il avait tout prévu dans les moindres détails. Il avait préparé, tout le nécessaire pour camper : nourriture, boissons, sac de couchage… Il espérait ainsi surveiller de près la longue et lente agonie de John, voulant profiter de chaque instant de sa vengeance. Il avait caché son pick-up dans le sentier juste de l’autre côté de la route. Sa mission principale étant terminée, il n’avait plus qu’à attendre quelques heures et savourer l’agonie de John. Il profita du calme environnant pour faire une sieste. Mais il fut réveillé quelques heures plus tard par le bruit d’un claquement de portière. Il se redressa rapidement, puis regarda par la vitre de son pick-up et vit deux hommes se diriger vers John, anéantissant tout son plan de vengeance. Lorsque les trois hommes furent partis, il démarra son pick-up et les suivit jusqu'à la ville de Virginia City. Trop préoccupés par l’état de santé de leur père, les deux conducteurs n’avaient même pas remarqué qu’il les suivait. Désormais il savait exactement où trouver les fils de John. A ce moment précis, il sut que sa vengeance serait plus savoureuse si le meurtrier de sa femme éprouvait l’ultime douleur de perdre un être cher. Pour cela, l’un de ses fils ferait très bien l’affaire.


poupette67  (17.09.2010 à 23:05)

Dean avait eut énormément de mal à trouver le sommeil, se retournant inlassablement dans son lit, avant de trouvé une position qui lui convienne et de finalement s’endormir. Quand à Sam, il s’était installé sur la petite table qui se trouvait devant la fenêtre et consulta le journal de leur père, espérant toujours découvrir quelque chose sur ce fameux Allan. Malheureusement ses recherches furent vaines. Alors il s’allongea sur son lit et se mit à cogiter sur cet individu : qui était-il ? Pourquoi s’en était-il pris à John ? Papa le connaissait-il ? Au bout d’un moment, le sommeil l’emporta. Malgré tout, comme pour Dean, sa nuit fut agitée.
Lorsque les premiers rayons du soleil commencèrent à traverser les voilages blancs de la fenêtre, Sam était déjà levé, douché et prêt à aller chercher le petit déjeuner. Dean dormait encore lorsque son cadet quitta la chambre. Il revint environ quinze minutes plus tard, les bras chargés de sacs contenant le petit Déjeuner. Dean entre temps s’était réveillé et sortait de la salle de bain au moment où Sam referma la porte.
Les deux frères se mirent sur la petite table devant la fenêtre pour déguster leur petit déjeuner. Lorsqu’ils commencèrent à manger, le téléphone de Dean retentit. Il s'empressa d’aller chercher son portable qui était resté sur la table de nuit et décrocha.

- Allô ?

- Bonjour, Dr Bennett. 

- J’attendais votre appel. Comment va-t-il docteur ? 

- J’ai reçu ses résultats.


- Et ! Coupa Dean.

- Si vous pouviez venir qu’on en discute !
 

- Nous arrivons tout de suite. 

- Très bien, je vous attends.
 

Sam qui était toujours devant son petit déjeuner, fixa Dean pendant la conversation avec le docteur. Son aîné lui fit part de ce que lui avait dit le médecin. Sam se leva de la chaise pour aller prendre sa veste lorsque soudainement la vitre de la fenêtre explosa en éclat sous l’impact d’une balle.
Le projectile lui effleura le muscle, écorchant à vif la chair de son bras droit qui se mit à saigner. La balle finit sa course dans les lambris qui composait le mur de la chambre. Il posa instinctivement sa main gauche sur sa blessure et tomba sur le plancher, qui était parsemé d'éclats de verre. Lorsque Dean tourna la tête vers son cadet, il vit que Sam se tenait le haut de son bras droit et qu’au travers de ses doigts coulait du sang.
Il s'accroupit et rampa à quatre pattes jusqu'à lui pour examiner sa blessure.

- Sam, ça va ?  Demanda t-il.

- Oui, c’est rien !  

- Comment tu te sens ? 

- C’est rien, la balle ne m’a qu’effleuré.
 

- Fais voir ! 

- Dean ! Je te dis que c’est rien, c’est juste une égratignure.


L’aîné poursuivait l’auscultation de la blessure de son frère lorsqu’ils entendirent un crissement de pneu. Dean se précipita pour voir de qui il s’agissait.

- C’est bon, il est parti ! 

- La voiture, quel modèle ?
 Demanda Sam.

- Pick-up noir ! 

 - C’est certainement cet Allan !
 Fit Sam légèrement essoufflé.

- Sam, tu es sûr que ça va ?  Demanda-t-il d’une voix anxieuse.

- Oui ça va ! Arrête de t’inquiéter ! Je te le répète, c’est juste une égratignure ! Ça brûle un peu c’est tout ! Dit-il à son aîné tout en se relevant du sol.

- On profitera d’être à la clinique pour te faire soigner.
Insista-t-il malgré tout.

Dean prit les clés de l’impala et les deux jeunes hommes partirent pour la clinique.


poupette67  (18.09.2010 à 23:15)

Chapitre 5

Les frères arrivèrent en à peine cinq minutes. Dean se gara dans l’impasse. Il appuya sur la petite sonnette et la porte s’ouvrit quelques secondes plus tard. L’infirmière les laissa entrer et referma rapidement la porte derrière eux. Celle-ci remarqua toute de suite que Sam était blessé au bras droit.

- Que s’est-il passé ?

- On nous a tirés dessus ! Expliqua Dean.

- C’est rien de bien méchant, c’est juste une égratignure, essaya de rassurer Sam.

- On verra ça, lorsque le médecin vous aura examiné,
le contra-t-elle.

- Et comment va notre père ?  S’empressa de demander l’aîné.

- Chaque chose en son temps, jeune homme ! On va d’abord s’occuper de votre frère !
Dit-elle d’un ton autoritaire.

- Ok  fit Dean désappointé.

Les deux frères furent accueillis par le médecin qui en s’apercevant que Sam était blessé lui demanda de s’installer sur la table d’examen et d’enlever sa veste, sa chemise et son tee-shirt. Malgré le fait que le jeune homme soit légèrement réticent, estimant que sa blessure n’avait rien de préoccupant, comparé à l’état de santé de John, il exécuta les ordres du médecin et s’assied sur le bord de la table d’examen, puis se déshabilla, laissant apparaître son torse musclé. Le docteur examina sa blessure puis appliqua une solution antiseptique sur la plaie. A son contact Sam fit une légère grimace. Une fois la blessure plus propre, il la regarda de plus près et constata une légère trace noire, comme celle qu’il avait vue quelques heures auparavant sur la plaie de leur père. Dean et Sam avaient bien remarqué le changement d’expression sur le visage de médecin : il semblait tout à coup être préoccupé par quelque chose.

- Quelque chose ne va pas ?  Se renseigna Dean.

- Je suis sur que la balle qui vous a touché était empoisonnée. Vous avez la même trace noirâtre que votre père.

- C’est bien le même homme qui a tiré ! Tu avais raison Sam, confirma Dean.

- C’est certainement lui ! Je vais vous faire un prélèvement au niveau de cette trace et une prise de sang aussi, pour m’assurer que le poison n’a pas été en contact avec votre sang.

- C’est vraiment nécessaire ?  Fit Sam d’une petite voix.

- Bien sûr que c’est nécessaire Sammy, certifia son frère sur un ton ferme marquant son inquiétude.

- Croyez-moi ça l’est !  
Reprit le médecin.

- Mais la balle ne m’a qu’effleuré ?

- Même si la balle vous a juste éraflé, vaut mieux savoir à quoi s’en tenir, plutôt qu’attendre qu’il soit trop tard pour vous soigner !
 

Le médecin demanda à l’infirmière de lui donner un kit de prélèvement sanguin, celle-ci lui apporta un plateau comportant un tube à bouchon jaune ainsi que le garrot. Il demanda à Sam de tendre le bras et de serrer le poing. Il s’exécuta. Le médecin repéra d’abord la veine à piquer et mit ensuite le garrot juste au dessus de celle-ci. Sous l’effet du garrot serré la veine se mit à gonfler. Il désinfecta à l’alcool le futur point de ponction, puis il enfonça lentement l’aiguille dans la veine, le tube se replissât immédiatement de sang. Le médecin enleva le garrot et Sam desserra le poing. Il appliqua ensuite un coton imbibé d’alcool au niveau du point de piqûre et Sam replia son bras. Dans la foulée, il en profita pour faire le prélèvement du résidu noirâtre sur sa plaie, puis il lui appliqua un pansement.
L’infirmière récupéra les deux tubes puis les emporta au plus vite au laboratoire d’analyses médicales. Ceci étant fait, Sam se rhabilla.


poupette67  (22.09.2010 à 22:11)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Logo de la chaîne France 2

L'or bleu, S01E06
Mercredi 3 juin à 22:00
2.29m / 15.0% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages