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Série : Supernatural
Création : 04.09.2010 à 19h26
Auteur : poupette67
Statut : Terminée
« Après avoir fini sa chasse à la créature, John est sérieusement blessé par balle, il fera donc appel à ses deux fils pour lui venir l’aide. » poupette67
Cette fanfic compte déjà 31 paragraphes
- Et pour notre père qu’en est-il ? Demanda Dean la voix légèrement tremblante.
- Je suis très inquiet, parce que les résultats ne sont guère encourageants. Nous avons trouvé des traces de venin de serpent...
- Du venin de serpent ? Coupa immédiatement Dean, ne laissant pas le temps au docteur de finir sa phrase.
- Oui c’est bien ce que je viens de dire, mais reste à savoir de quel serpent il provient ! Et vue la tournure que ça prend, si dans quarante-huit heures, on ne trouve pas un remède efficace, il sera trop tard pour le sauver. C’est pour cela que j’ai préféré vous faire des examens sanguins Sam, expliqua le médecin.
- Il faut absolument que l’on trouve ce sale type ! S’emporta Dean dont l’angoisse transpirait par tous les pores de sa peau.
- Oui et le temps presse ! Rajouta le médecin.
- Et pour moi, quels sont les symptômes en cas d’empoisonnement ? S’inquiéta Sam d’une voix légèrement anxieuse.
- Rougeurs et démangeaisons au niveau de votre blessure, maux de tête, trouble de la vue, fièvre, douleur abdominale. Mais si le résidu noirâtre autour de votre blessure s’accentue, n'hésitez pas à venir me voir immédiatement. Je pourrais toujours vous faire une intraveineuse d’antivenimeux, ce qui ralentira l’action du venin dans votre organisme.
Pendant ce temps l’infirmière pratiquait les soins sur John lorsque celui-ci ouvrit lentement les paupières. Elle informa immédiatement le médecin.
- Docteur Bennett, le patient vient de se réveiller !
Le docteur, Dean et Sam, se précipitèrent auprès de John.
- Papa ?! Firent les deux jeunes hommes d’une seule voix.
- S’il vous plait les garçons. Vous pourrez le voir plus tard, mais pour l’instant laissez-moi l’ausculter !
- Doc, s’il vous plait, si on veut trouver l’antidote, on n’a besoin de savoir le nom du type qui lui à fait ça ! Argumenta l’aîné.
- Bon, ok mais pas plus de cinq minutes, accepta–t-il.
- Merci ! Ce sera largement suffisant.
Dean entra le premier et s’approcha de son père. Sa respiration était devenue saccadée, de toute évidence l’angoisse été montée en lui sans qu’il s’en aperçoive. Quant à Sam qui suivait son aîné, il sentit soudain son cœur se serrer et les larmes commençaient à lui monter aux yeux.
- Papa ? Fit Dean des trémolos dans la voix.
- Bonjour les garçons. fit John d’une faible voix.
- Comment te sens-tu ?
- J’ai mal partout, mais ça va aller, ne vous inquiétez pas !
- Papa qui t’a fait ça ! Demanda Sam d’une voix triste.
- Allan Gallager, j’ai dû décapiter sa femme lorsque j’ai découvert qu’elle était devenue un vampire et depuis ce jour, notre amitié n’a plus été la même. Dit-il toujours d’une faible voix et avec une respiration haletante.
- Il nous a certainement suivis !
- Si c’est le cas faites très attention, c’est un très bon chasseur !
- On nous a tiré dessus ce matin, l’informa Dean.
- Vous n’avez rien ? S’inquiéta-t-il.
- Non, il nous a ratés ! Mentirent les deux frères.
Les cinq minutes étant passées, le médecin entra dans la pièce et demanda aux deux jeunes hommes de sortir, afin qu’il puisse ausculter leur père.
Les deux frères quittèrent la pièce, laissant John avec le médecin. Mais juste avant qu’ils referment la porte, leur père leurs donna une dernière recommandation :
- Soyez prudent !
Les deux frères acquiescèrent d’un signe de tête et sortirent de la pièce puis se dirigèrent vers la sortie, lorsque l’infirmière les interpella.
- Et les gars ! Cria-t-elle du fond du couloir.
- Oui ! dirent d’une même voix les deux frères en se retournant face à l’infirmière.
- Le Dr Bennett demande si la balle qui vous a touché est restée dans votre chambre ?
- Certainement ! Répondit Dean
- Dans ce cas, essayez de la retrouver. Celle-ci pourrait nous aider à identifier le venin et à fabriquer un antidote.
- Vous pouvez compter sur nous !
Les deux frères sortirent de la clinique en toute hâte. Dean démarra l’impala sur les chapeaux de roues.
Chapitre 6
Dean gara rapidement la voiture sur le parking du motel. Lorsqu’ils descendirent de l’impala, ils remarquèrent que la vitre de leur chambre avait été remplacée. Dean enfonça la clé dans la serrure de la porte, mais il fut surpris de voir que la chambre n’était pas fermée à clé. Dans un même mouvement, les deux frères sortirent chacun leur arme de derrière leur ceinture de pantalon et pénétrèrent prudemment dans la chambre.
Ils furent si surpris de ce qu’ils y découvrirent, que Dean vociféra un « Putain de merde ! » Il avait de quoi hurler car la chambre avait été fouillée de fond en comble. Toutes leurs affaires étaient éparpillées à même le sol et sur les lits.
- Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Hurla Dean
- J’en sais rien ! lui répondit son frère.
- Putain de merde, va falloir ranger tout ce merdier !
- J’espère qu’il ne nous manque rien ? Fit Sam en ramassant son sac parterre.
- Il va me le payer cette ordure !
- Il a dû s’apercevoir qu’il avait manqué sa cible et il est revenu sur les lieux pour récupérer la balle.
- Il n’a vraiment pas envie que Papa s’en sorte vivant ! fit Dean sur un ton qui exprimait pleinement sa colère.
- Tu parles d’un malade ! Rajouta Sam.
- Oui ça je te le fais pas dire !
Les deux frères mirent près d’une heure à ranger la chambre. Une fois qu’ils eurent fini, ils cherchèrent une trace de la balle, mais bien évidemment il ne restait que le trou vide sur le lambris du mur. Les deux frères prirent la décision d’aller questionner le gérant du motel.
- Bonjour. firent les deux frères d’une même voix.
- Bonjour Messieurs, que puis-je pour vous ?
- On voudrait signaler que notre chambre a été fouillée. Vous n’auriez pas vu quelqu’un roder dans le coin ?
- Non je n’ai vu personne. Il vous manque quelque chose ? Vous voulez que j’appelle la police ?
- Non, il nous manque rien.
- C’est déjà ça, fit le gérant rassuré.
- Et le vitrier, il n’aurait rien remarqué ? Demanda Dean.
- S’il avait vu quelque chose, il serait venu immédiatement me prévenir.
- Nous vous remercions.
- De rien.
- Au revoir.
Les deux frères quittèrent l’accueil. N’ayant trouvé aucune information concernant l’individu qui avait fouillé leur chambre, Dean proposa à Sam d’aller manger quelque part. Vue l’heure qu’il était Sam accepta et les deux frères partirent se restaurer. Lorsqu’ils se garèrent sur le parking du fast-food, Dean remarqua tout de suite le pick-up noir garé quelques mètres plus loin.
- Sam, regarde là-bas ! fit Dean en montrant du doigt la voiture à son cadet.
- Le pick-up noir !
- Super on va pouvoir savoir à quoi il ressemble cette ordure !
Les deux frères entrèrent dans le fast-food. Allan en voyant les deux jeunes hommes s’avancer vers lui, ne se posa pas de question et se dirigea vers le fond du fast-food. Il passa par les cuisines et sortit par la porte de derrière. Les deux frères, apercevant un homme aux allures nerveuses se précipiter en toute hâte vers le fond du restaurant, firent demi-tour et sortirent en courant. Ils se séparèrent. Dean fit le tour par la gauche et Sam par la droite, ainsi ils espéraient pouvoir l’encercler. Sauf que celui-ci avait été plus rapide qu’eux et avait eu le temps de traverser le petit chemin de terre et de se cacher derrière un grand sapin. Lorsque les Winchester arrivèrent, ils ne virent personne. Dean commença à hurler.
- Allan ! Allan ! On sait que tu es là, alors montre-toi !
Tous ce qu’ils eurent comme réponse, c’est deux coups de feu. Les deux jeunes hommes se mirent à courir et se mirent à couvert en s’appuyant le dos au mur du fast-food !
- Allan ! Même si tu te caches, on te retrouvera !
- Peut-être mais d’ici que vous m’attrapiez votre cher papa sera mort !
- Espèce d’ordure !
- Dean, il a raison. Papa sera mort avant de lui mettre la main dessus ! Il nous faut un plan et vite ! Chuchota le cadet.
- Ok ! Tu suggères quoi ? »
- J’en sais rien encore !
Entre temps un employé qui avait entendu les deux coups de feu avait téléphoné à la police. Soudain le bruit strident de la sirène des forces de l’ordre se fit entendre, la voiture se gara juste à côté de l’impala.
- Merde ! Il manquait plus que ça, les flics ! Lança Dean
- Faut pas rester là !
Les deux frères n’avaient pas d’autre choix que de se cacher dans la petite forêt où était Allan. Ils traversèrent le petit chemin de terre, puis s’engouffrèrent dans le petit bois. Ils firent comme Allan et se cachèrent derrière un résineux en attendant que la police parte. Une chose étonnante avait frappé Sam : « Où était passé Allan ? » Il régnait le silence le plus total. Il n’y avait plus un bruit. Sam en conclut qu’il s’était certainement enfuit à l’arrivée de la police.
Une demi-heure plus tard les deux jeunes hommes sortirent de leur cachette puis regardèrent au coin du mur du fast-food voir si la police avait enfin quitté le parking. Dean avait toujours aussi faim et vu les circonstances il n’était pas question qu’il mange ici. Ils reprirent la route et cherchèrent un autre endroit où se restaurer. Ils trouvèrent en chemin un petit restaurant routier. Dean se stationna et les deux frères déjeunèrent. Pendant le repas le téléphone retentit. Dean prit son portable dans sa poche et décrocha.
- Allo !
- Dean, c’est le docteur Bennett.
- Re bonjour Docteur.
- J’ai reçu les résultats de votre frère et comme pour votre père, il y a des traces de venin ! La quantité qu’il à reçue est moins importante que votre père mais les risques sont tout aussi sérieux ! Il faut donc surveillé les premiers symptômes ! Avez-vous trouvé la balle ?
- Non ! Notre chambre a été fouillée et évidement ce type l’a récupérée !
- Dean, le temps presse, pour votre père comme pour votre frère !
- Merci de votre appel docteur.
- Alors ! Qu’est qu’il voulait ?
- Oh, il voulait savoir si on avait trouvé la balle.
- Eh pour mes examens ?
Dean hésita un petit moment avant d’annoncer la mauvaise nouvelle à son cadet.
- Dean ? Il a trouvé... fit Sam ne finissant pas sa phrase, Dean ayant reprit la parole.
- Il a trouvé une trace du venin. Reprit Dean d’un air sérieux.
- Merde ! Ce n’est pas vrai ! Lança Sam.
Sam sentit une sensation d’impuissance l’envahir au moment ou Dean prononça « Venin de serpent » Ces mots se mirent à résonner dans sa tête comme un écho. En cet instant de vérité, il eut l’impression de ressentir les premiers effets de ce poison, qui désormais coulait avec certitude dans son corps. Comme si le sang de démon qui coulait dans ses veines ne suffisait pas à son malheur, il fallait aussi que ce venin de serpent l’empoissonne, comment ne pas se sentir démuni devant une telle situation.
- T’inquiète pas Sammy, on va coincer cet enfoiré et on va lui faire payer !
- Plus facile à dire qu’à faire ! Répondit Sam d’un ton pas très enthousiaste.
A cet instant-là, Sam eut un spasme au niveau de son estomac ce qui lui indiqua que son angoisse était à son maximum. Il fixa alors son assiette à moitié pleine, puis la laissa de côté.
- Aller Sammy, fait pas cette tête ! Tu sais bien que tant que je serais là, rien ne t’arrivera ! fit Dean essayant de rassurer son frère.
Voyant que son cadet n’avait pas fini son assiette, Dean se sentit mal à l’aise. La mauvaise nouvelle qu’il venait de dévoiler à Sam, avait eu l’effet d’un boomerang. Mais il n’avait pas le choix, il n’avait pas le droit de mentir à son petite frère. Son rôle d’aîné était de le protéger coûte que coûte. Alors il irait jusqu’au bout pour le sauver. Dean ayant fini son repas partit payer l’addition. De retour à la table, il appuya une main réconfortante sur l’épaule de son cadet qui lui adressa un regard reconnaissant. Puis les deux frères retournèrent au motel, pour mettre en place un plan pour coincer Allan.
Chapitre 7
Dix minutes plus tard, les deux frères étaient de retour dans la chambre du motel. Sam était sur le point de s’installer sur la chaise face à la table devant la fenêtre, lorsqu’il se ravisa. Une blessure par balle lui avait suffit pour qu’il ne se place plus devant la fenêtre. Il tourna les talons puis s’assit sur son lit, l’air pensif. Quant à Dean, il s’installa également sur son lit juste en face de son cadet et ils se mirent à discuter d’un plan pour retrouver Allan. Au moment où Sam allait engager la conversation, son aîné reçut un autre appel téléphonique. Voyant que Dean conversait avec leur ami Bobby, Sam en profita pour aller dans salle de bain et ferma la porte à clé pour ne pas être dérangé par son aîné. Sa plaie commençait sérieusement à le piquer. Il se mit devant le lavabo, déboutonna sa chemise et enleva son tee-shirt. Lorsqu’il regarda son pansement, celui-ci était légèrement taché d’une petite trace brune plutôt foncée. Il décida donc d’enlever son pansement afin de voir si sa plaie était réellement devenue noirâtre. Lorsqu’il découvrit que sa blessure était plus fuligineuse, il eut de nouveau ce sentiment d’impuissance, car il savait que c’était un des premiers symptômes et que le venin était en train de gagner du terrain. Il se rhabilla. Dean venait juste de raccrocher la conversation avec Bobby lorsqu’il sortit de la petite pièce d’eau. Le plus vieux trouva que son cadet avait l’air troublé, l’expression de son visage lui paraissait fermé et anxieux.
- Sam ça va ? lui demanda-t-il inquiet.
- Oui très bien ! Alors que voulait Bobby ? répondit Sam.
- Il demandait des nouvelles de papa.
- C’est vrai qu’avec tout ce qui vient de nous arriver, on n’a même pas eu le temps de lui donner des nouvelles de nous. » Répondit Sam
- Il est temps de retrouver ce psychopathe d’Allan !
- Faudrait trouver dans quel motel il est ! fit Sam en se frottant négligemment la blessure de la main gauche.
Sa plaie le démangeait de plus en plus, si bien qu’il ne pouvait pas faire autrement que de se frotter le bras pour se soulager. Dean s’en aperçut, ce qui l’inquiétait, car il savait que c’était un des premiers symptômes de ce poison mortel et que dans ce cas il faillait conduire Sam à la clinique.
- Sam ! Arrête de te gratter !
- J’y peux rien ! C’est le pansement qui m’irrite ! Mentit Sam.
- C’est le pansement ou ta plaie ? Questionna Dean, suspicieux.
- Dean !
- Sam, tu sais que cela fait partie des premiers symptômes et dans ce cas c’est direction immédiate à la clinique.
- Dean ! Regarde moi, je n’ai pas de fièvre, ni de maux de tête ! Je me sens bien !
- Alors montre-moi ta plaie !
- Quoi ?
- Si c’est vraiment le pansement qui t’irrite, montre-moi ta plaie !
- Non !
- Très bien ! Dans ce cas j’appelle le doc !
- Dean, je te rappelle qu’ont a du boulot et que le temps presse !
- Ah oui ! Mais juste une précision, j’ai besoin de toi au top de ta forme ! Pas d’une loque sur laquelle je ne pourrais pas compter !
- Mais je vais bien et je me sens bien ! Alors arrête de t’inquiéter et lâche-moi ! fit Sam en colère en prenant sa veste.
- Sam où tu vas ?
- Faire un tour ! fit Sam en claquant la porte.
- Sammy revient !
Trop tard ! Sam avait claqué la porte.
Dans un mouvement rapide, Dean empoigna sa veste et sortit de la chambre à la recherche de son cadet. Dans la foulée, il attrapa son téléphone et composa le numéro de la clinique pour informer le médecin.
- Allo ?
- Oui, j’écoute. Répondit l’infirmière.
- Pourrais-je parler au Docteur Bennett, s’il vous plait ?
- Qui le demande ?
- Dean Winchester !
- Ne quittez pas, je vous le passe.
- Allo !
- Dean ! Que se passe-t-il ?
- Je crois que Sam a son premier symptôme. Il n’arrête pas de gratter sa blessure. Il dit que c’est dû au pansement qui l’irrite !
- A-t-il de la fièvre ou des maux de tête ?
- Non, il m’a dit qu’il n’avait rien de tout ça !
- Vous pourriez venir que je l’examine ?
- Ça va être difficile, il vient de sortir.
- Voulez-vous que je vienne, comme ça lorsqu’il rentrera je pourrais l’examiner sur place, si cela peut vous rassurer.
- Non, je suis parti à sa recherche et dés que je le retrouve je vous l’emmène.
- Ok, c’est vous qui voyez.
- Oh ! Docteur et comment va notre père ? Fit Dean juste avant de raccrocher.
- Je continue les soins, mais même s’il supporte bien le traitement que je lui administre, il faut absolument retrouver cet homme, car lui seul peut nous dire de quel venin il s’agit !
- D’après les renseignements que j’ai eus sur lui, c’est un excellent chasseur. Il connait donc toutes les combines pour réussir à nous échapper, mais je suis sûr que l’on réussira à mettre la main dessus.
- Vous savez que le temps presse !
- Oui, merci docteur. fit-il en raccrochant.
Quant à Sam, il s’était arrêté dans un bar pour siroter une bonne bière. Lorsqu’il se sentit plus détendu, il paya sa consommation et reprit le chemin du motel. Il fit quelques mètres, lorsqu’il entendit le moteur de l’Impala. Sam se doutait bien que Dean serait inquiet pour sa santé et qu’il ferait le tour de la ville pour le retrouver. Son aîné s’arrêta à sa hauteur et descendit de la voiture. Il employa des mots assez percutants aux yeux de son cadet pour que celui-ci accepte de monter dans la voiture et aller à la clinique pour se faire examiner. Une fois dans la Chevrolet, Sam ne décrocha pas un mot, ce qui n’était pas le cas de son aîné qui n’avait pas cessé de lui crier dessus en lui disant que sa santé était importante et qu’il avait besoin de lui pour l’aider à retrouvé Allan. Pendant le trajet Sam s’était contenté d’écouter son aîné faire son sermon. Au bout de quelques minutes de ce discours captivant, il sentit une douleur lui traverser le front de part en part puis s’en suivit un épouvantable mal de tête.
Certes son aîné avait raison, mais c’était à chaque fois la même chose avec Dean, il voulait toujours tout contrôler et il n’avait qu’une priorité protéger son petit frère. Dean ne s’était-il pas rendu compte qu’il était devenu un adulte responsable ? Que devait-il faire pour lui faire comprendre qu’il était assez grand pour prendre ses propres décisions ? Ils arrivèrent à la clinique où ils furent accueillis de nouveau par l’infirmière, qui les accompagna jusqu'à la salle d’examen. Le médecin examina une nouvelle fois Sam.
- Sam, comment vous sentez-vous ?
- Bien ! J’ai juste ma plaie qui me démange.
- Pas de maux de tête ?
- Non ! Menti-il.
Le médecin prit sur le chariot un thermomètre buccal et demanda à Sam d’ouvrir la bouche puis il déposa celui-ci sous sa langue. Pendant la prise de température, le médecin enleva le pansement de Sam. La plaie était devenu noirâtre, signe évident que le poison était en action. Il retira le thermomètre de la bouche de Sam et constata qu’il n’avait pas de fièvre. Mais à la vue de la couleur de la plaie, le médecin décida de lui faire une intraveineuse d’un sérum polyvalent actif contre morsures de serpent les plus dangereux. Sam ayant reçu une dose moins forte que celle de son père, le docteur Bennett espérait que ça ralentirait le venin, mieux sur Sam que sur John.
- Je vais vous faire une intraveineuse d’antivenimeux et vous allez devoir rester ici pendant une heure.
- Une heure ?! fit Sam étonné et déçu.
- Oui, au bout de laquelle je vous ferai une prise de sang pour voir où en est votre taux de toxicité.
- On doit retrouver Allan !
- Allan attendra une heure ! fit le médecin préparant le nécessaire pour l’intraveineuse.
Le médecin demanda à Sam de tendre son bras afin de lui mettre le garrot. Il enfonça l’aiguille dans la veine du pli du coude et desserra le garrot puis il appuya lentement sur le piston de la seringue. Sam sentit le liquide s’introduire doucement dans son corps, provocant une sensation de chaud qui lui monta jusqu’au visage et qui le fit légèrement transpirer. Le médecin retira l’aiguille puis il jeta la seringue dans une poubelle adéquate. Il exerça ensuite une pression de quelques minutes sur le point d’injection, afin qu’il n’ait pas ecchymose. Sam resta sagement allongé pendant une heure, au cours de laquelle, l’infirmière vint à plusieurs reprises vérifier les éventuels effets secondaires et prendre sa tension artérielle. Dean regardait constamment sa montre, pressé que l’heure soit passée et qu’il puisse sortir de cet endroit au goût aseptisé, afin de reprendre les recherches avec son cadet, pour trouver Allan.
L‘heure arriva à son terme. Le docteur Bennett fit une prise de sang à Sam. Les deux frères le remercièrent et ils quittèrent la clinique.
Chapitre 8
Lorsque les frères Winchester sortirent de la clinique, il s’était mit à pleuvoir. Dean démarra sa voiture puis enclencha les essuie-glaces et les deux jeunes hommes reprirent la route et rentèrent au motel.
Une fois sur place Dean se servit une bière et en proposa une à son cadet, mais Sam refusa gentiment celle-ci, rappelant à son aîné que l’alcool ne ferait certainement pas bon ménage avec le produit que le médecin venait de lui injecter dans ses veines. Son aîné lui fit un signe de tête lui indiquant qu’il était d’accord avec lui. Dean rangea la bière dans le frigo, revint vers Sam et s’assit sur son lit en face de son cadet. Ils se mirent à discuter. Environ quinze minutes plus tard, ils trouvèrent la solution dont ils avaient besoin : Se faire passer pour le F.B.I. leur semblait l’idéal. Ils se préparèrent en mettant leurs costumes noirs et leurs cravates, puis ils quittèrent le motel pour se rendre au bureau du Shérif du comté.
- Bonjour, Mademoiselle, firent les deux frères en même temps.
- Bonjour Messieurs, répondit la jeune fille de l’accueil.
- Nous sommes du F.B.I, agent Stills et Murdock, indiqua l’aîné en présentant les deux fausses plaques.
- Que puis-je pour vous ?
- Nous sommes à la recherche d’un suspect : Allan Gallager. C’est un criminel qui a déjà tiré et blessé deux personnes avec des balles empoisonnées. Il roule avec un pick-up Chevrolet Silverado noir, immatriculé au Texas TAX-2Y9, fit sérieusement Dean.
- Je vais faire un appel aux patrouilles de la ville et dès qu’ils l’auront retrouvé, on vous préviendra. Vous avez un numéro où on peut vous joindre ?
- Voici notre carte, tout y est indiqué.
- Merci.
- C’est nous qui vous remercions pour votre temps et votre aide, fit Sam.
- De rien, répondit-elle avec un large sourire.
- Au revoir, Mademoiselle.
Les deux frères quittèrent le poste du shérif. Quelques minutes plus tard, ils étaient de retour dans la chambre. Sam entreprit des recherches sur le net concernant les venins de serpent et les éventuels antidotes qui y étaient associés. Il fut stupéfait de tous les renseignements qu’il y découvrit. Les symptômes étaient assez flippants « Apparition de ganglions, douleur abdominale, nausées, fièvre, baisse de tension artérielle et vomissements, altérations de la vision, un œdème généralisé et des convulsions. » Bien évidemment, il existait des antivenimeux et ils seraient même très efficaces. Mais certaines morsures de serpent n’avaient à ce jour aucun traitement. A la vue de ce qu’il venait de découvrir, Sam referma son Pc d’un air dépité. Dean qui s’était aperçu de la tête déconfite de son cadet, essaya de savoir ce qu’il avait pu trouver sur le net.
- Alors, tu as trouvé quelque chose d’intéressant ?
- Oui, mais je n’ai pas vraiment envie d’en parler !
- Sammy, c’est si flippant que ça ?
- C’est le moins que l’ont puisse dire.
- Sammy, qu’est-ce que tu as trouvé ?
- Dean, n’insiste pas !
- Sammy ?
- Bon ok, tu veux vraiment savoir ?
- Oui, car tu ne peux pas affronter ça tout seul.
Sam fit à Dean un topo de ce qu’il avait trouvé sur le net sur ces fameuses bestioles. Dean était devenu anxieux au point qu’il mit instinctivement sa main droite dans ses cheveux. Ce que venait de lui apprendre son frère l’avait quelque peu secoué. Il savait que le venin de serpent était dangereux, mais ne s’attendait pas à ce que de nos jours les gens puissent encore mourir d’une morsure de serpent. Dean était encore dans ses pensées lorsque son téléphone retentit. Il décrocha.
- Allo !
- Agent Stills ?
- Oui.
- C’est le bureau du shérif. Nous avons retrouvé votre suspect, il est au Sugar Loaf Mountain Motel, chambre 14.
- Merci mademoiselle.
Le Pick-up d’Allan avait été repéré devant le Motel et après une brève reconnaissance des lieux, les patrouilleurs avaient prévenu rapidement les deux agents du F.B.I. Allan s’étant aperçu que la police sillonnait la zone en passant à plusieurs reprise devant le motel, attendit que celle-ci s’en aille pour prendre son pick-up et s’enfuir. Lorsque Dean et Sam arrivèrent sur place, ils le croisèrent à la sortie du parking.
Dean fit immédiatement demi-tour et se mit à sa poursuite. Il avait le pied au plancher et se rapprocha du pick-up, puis il déboita pour doubler mais lorsqu’Allan le vit arriver à sa hauteur, il donna un violent coup de volant et percuta l’Impala au niveau de la portière. La Chevrolet fit un écart de quelques mètres et Dean redressa le volant afin de ne pas finir dans le fossé. Il reprit le contrôle de son véhicule et accéléra de nouveau. Allan refit la même manœuvre. Le deuxième choc fut si violent que l’Impala finit sa course dans l’accotement. Alors que Dean essayait de reprendre le contrôle de sa voiture pour ne pas finir dans le ravin, Allan en profita pour prendre de la distance et réussit à semer les deux frères.
- Sam, ça va ? Demanda Dean à son cadet en descendant de la voiture.
- Oui et toi ? Répondit Sam en ouvrant la portière.
- Quel enfoiré ! Il va me le payer ! Jura Dean en regardant sa portière abîmée par le choc.
- Dean, calme-toi !
- Me calmer ? Cet enfoiré de première a explosé mon bébé !
Alors que Sam essayait de faire comprendre à son aîné qu’il devait se calmer, un spasme abdominal s’empara de lui. L’atroce douleur qu’il venait de ressentir au ventre le fit se plier en deux.
Sa respiration devint alors saccadée et il sentit ses tempes le marteler par la puissance de son sang brassé par la peur.
Son teint devint blafard. Dean voyant son frère dans cet état, se précipita en courant auprès de lui et l’aida à se relever.
-Sammy ?! Hurla-t-il.
- Ça fait un mal de chien ! Fit Sam, le souffle coupé.
- Je t’emmène voir le doc !
- Non ! Hors de question, je ne veux pas y retourner !
- Sam, tu n’es pas sérieux ?! Fit Dean étonné.
- Si je le suis ! Faut retrouver Allan, sinon on est foutus ! Répondit Sam en essayant de reprendre une respiration normale.
- Sammy, tu as besoin de soins ! Alors tu ne discutes pas ! Insista-t-il fermement.
- Je n’y retournerais pas Dean ! Tu entends ?! Je ne retournerais pas à la clinique ! Ce que je veux c’est retrouver ce fumier et l’antidote ! Dit Sam avec détermination, faisant bien comprendre à son aîné que cette fois-ci c’était lui qui décidait.
- Ok ! C’est bon, j’ai compris le message !
- Merci Dean !
- De rien, mais au prochain symptôme, c’est direct la clinique et tu n’auras ni le choix ni ton mot à dire.
Ils remontèrent dans l’impala, Dean était de plus en plus inquiet pour son cadet. Son teint blafard n’indiquait rien de bon. Malgré tout, au plus profond de lui-même, il savait que s’ils ne retrouvaient pas Allan d’ici le lendemain midi, John serait mort et Sam serait le prochain sur la liste. Ils jouaient contre la montre ! C’était uniquement pour cette raison qu’il n’avait pas emmené son frère de force afin qu’il soit soigné. Rien que le fait de penser que cette ordure réussirait son plan machiavélique le mettait hors de lui.
L’inquiétude qu’il ressentait depuis plus de vingt-quatre heures pour les deux personnes les plus importantes de sa vie le rongeait de l’intérieur. Même s’il essayait de contenir sa colère, son angoisse, elle, était à son maximum. Il démarra sa voiture et fit demi-tour pour se rendre au motel où était logé Allan.
Chapitre 9
La nuit commençait à faire son apparition lorsque les deux frères s’arrêtèrent à quelques mètres du Sugarloaf Mountain Motel. Ils se rendirent à la réception à pied et se présentèrent.
- Bonsoir.
- Bonsoir messieurs, que puis-je pour vous ?
- Nous sommes du F.B.I., dirent les deux frères en montrant leurs fausses cartes.
- Le F.B.I ? Sérieux ?
- Oui très sérieux ! Fit Dean.
- Nous sommes à la recherche d’un suspect et d’après la police il loge dans la chambre 14. Auriez-vous un double de la clé de sa chambre ?
- Oui bien sûr, fit le gérant en donnant la clé à Dean.
- Merci.
- Au revoir messieurs.
- Au revoir, répondirent les deux frères d’une même voix.
Dean et Sam se rendirent dans la chambre d’Allan et commencèrent à fouiller chaque recoin de la pièce, sacs, salle de bain, … Mais ils n’y trouvèrent rien : aucune balle, ni fusil, ni poison.
N’ayant rien trouvé, ils décidèrent de rester dans la chambre à attendre qu’Allan rentre. Ils patientaient depuis plus d’une heure lorsqu’ils entendirent le pick-up d’Allan.
Dean se prépara à l’accueillir en se positionnant juste devant la porte. Sam quant à lui se positionna sur le côté de la porte.
Lorsqu’il entra dans la chambre, la seule chose qu’Allan vit c’est un poing fermé qu’il reçut en pleine figure. Son nez se mit à saigner. Il porta immédiatement sa main sur celui-ci.
Il fût quelque peu assommé par la violence du choc, ce qui n’empêcha pas Sam de lui mettre un autre coup de poing dans le ventre. Allan eut le souffle littéralement coupé et les deux frères profitèrent de sa faiblesse pour l’assoir sur la chaise sur laquelle ils l’attachèrent solidement.
Dean attendit quelques minutes qu’il reprenne ses esprits avant de le questionner. Quant à Sam, il se précipita sur lui et chercha les clés de son pick-up dans les poches de sa veste.
Lorsqu’il les trouva, il laissa son aîné s’occuper de leur prisonnier et partit fouiller le pick-up à la recherche des balles empoisonnées et d’un éventuel antidote.
Lorsqu’il arriva au niveau de la portière, il eut de nouveau un terrible mal au ventre qui se suivit d’un violent mal de tête. La souffrance fut si forte qu’il poussa un râle de douleur et s’écroula sur le bitume en se maintenant le ventre d’une main et la tête de l’autre. Au bout de quelques minutes, les douleurs s’estompèrent et sa respiration avait repris un rythme quasi normal. Il s’accrocha à la poignée de la portière et se hissa lentement pour se remettre debout. Il mit un certain temps avant de pouvoir mettre la clé dans la serrure. Lorsqu’il réussit à l’ouvrir, il commença ses recherches en retournant tout l’habitacle du 4x4, mais ne trouva rien. Il referma la portière puis alla fouiller l’arrière du pick-up. Lorsqu’il souleva la bâche et qu’il vit tout le matériel de chasse qu’il y avait, un sentiment de soulagement l’envahit. Il trouva un sac en papier contenant un petit flacon dans lequel il y avait une sorte de poudre grise et un petit papier plié en quatre. Il l’empoigna et ramena le tout dans la chambre.
Pendant ce temps Dean avait pris soin de questionner Allan à sa façon. Malgré le fait qu’il lui avait mis quelques coups de poings bien placés, celui-ci n’avait pas lâché le morceau. Allan était très résistant.
Sam entra dans la chambre avec le sac.
- Dean, j’ai trouvé ! Dit-il, essoufflé.
Lorsque Dean vit le teint blafard de son cadet et la façon dont il se déplaçait vers lui, il se précipita auprès de lui et mit instinctivement la main sur son front.
- Mais tu as de la fièvre ?! Constata-t-il tout aussi inquiet qu’énervé de ne pas l’avoir su avant.
- Ca recommence ! Fit Sam grimaçant de douleur.
Le mal de ventre refit immédiatement surface. Face à cette intense souffrance, Sam se plia en deux. Il avait l’impression qu’un poignard lui raclait l’estomac. La douleur était devenue vite insupportable. Il sentit une puissante nausée le submerger. Il porta la main à sa bouche tout en se dirigeant vers la salle de bain où il se mit à vomir un filet de sang dans la cuvette des toilettes. Dean était tellement inquiet pour son cadet qu’il en avait des sueurs froides. Le voir dans cet état maladif, l’angoissait terriblement. Il réagit donc instantanément, ramassa le sac en papier que Sam avait fait tomber et vérifia son contenu. Il y trouva la poudre et une petite notice pliée en quatre. Puis il se dirigea vers la salle de bain pour y récupérer son frère.
Sam en sortit difficilement, sa douleur abdominale le tiraillant toujours. Sa vue commençait à se troubler et sa blessure le faisait souffrir de martyre.
Son aîné le voyant dans cet état l’aida à marcher et les deux frères sortirent de la chambre laissant Allan seul toujours attaché sur sa chaise.
- Eh, vous n’allez pas me laisser ici ? Hurla Allan.
- Oh que si ! C’est tout ce que vous méritez ! Lui lança Dean sans cacher son animosité.
Avant de refermer la porte, il téléphona au 911 pour signaler un suspect dangereux en indiquant l'adresse puis raccrocha immédiatement avant que la police lui demande son nom et prénom. Puis il aida son cadet à marcher jusqu'à l'Impala. Une fois dans la voiture, il conduisit pied au plancher jusqu'à la clinique. Lorsqu’ils arrivèrent à la clinique, le médecin et l’infirmière allongèrent Sam sur la table d’examen. Le docteur Bennett donna des ordres bien précis à l’infirmière.
- Shirley, mettez le jeune homme sous perfusion avec antalgique et anxiolytique.
- Tout de suite docteur.
Sam était sur la table d’examen à se tordre de douleur. Tout son corps le faisait souffrir. D’ailleurs, il était tellement agité par la douleur, que l’infirmière eut du mal à lui installer la perfusion.
Dean était là à regarder sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’aidé et ça le rendait malade.
- Vous allez le mettre sous sédatif ? Demanda-t-il, inquiet.
- Non, juste l’aider à se détendre et atténuer la douleur. Vous avez la balle ?
- Oui et même le flacon avec le venin ! Fit Dean en lui donnant le sac.
- Super ! Merci, Dean !
Le médecin observa la poudre contenue dans le flacon.
- Le venin dont il s’est servi n’est pas banal.
- Il est si dangereux que ça ? S'inquiéta Dean.
- Oui, le venin vient d’un serpent d’Afrique et c'est un des plus virulents qui existent. Encore heureux que le vendeur du magasin a fourni cette notice pour élaborer l’antivenimeux.
Tout en parlant, le docteur examinait la liste des ingrédients nécessaires à la fabrication de l’antidote. Celle-ci était composée principalement de plantes médicinales. Il se prépara à opérer John et donna des consignes précises pour surveiller Sam. N’ayant que peu de temps et peu de moyens, il envisagea de charger Dean d’aller chercher ce dont il avait besoin chez un herboriste.
- Dean ? Vous pouvez me rendre un service ?
- Oui, bien sûr, répondit l’aîné, prêt à tout pour que sa famille s’en sorte.
- Voici la liste de ce que j’ai besoin pour faire l’antidote, vous pourriez aller me les chercher ?
- J’y vais tout de suite.
Dean sortie de la clinique prit les clés de l’Impala dans la poche de sa veste et partie en ville chercher ce que le médecin lui avait demandé.
Chapitre 10
Dean téléphona à la clinique afin de les prévenir qu’il avait trouvé tout ce qui était inscrit sur la liste et qu’il serait là dans moins de cinq minutes. L’infirmière lui répondit qu’elle serait là pour réceptionner les produits.
Trois minutes plus tard Dean était de retour à la clinique avec le sac contenant les plantes médicinales. Comme prévu, l’infirmière réceptionna le sac. Dean, qui la suivait, se vit refuser l’accès à la salle d’examen ou était admis son cadet. Il s’en inquiéta aussitôt et voulu se renseigner auprès de l’infirmière, mais celle-ci avait déjà franchi la porte, qui se referma devant lui. Étonné par ce qui venait d‘arriver, il regarda par le hublot où il vit tout un tas d’infirmières s’agiter autour de son cadet. Il parcourait le couloir en faisant des allers et retours devant la porte.
Lorsqu’enfin une infirmière traversa le couloir, il l’attrapa par le bras et lui demanda tout ce que cela signifiait.
Elle lui répondit juste qu’un des deux hommes avait fait un arrêt cardiaque, mais qu’elle ne savait pas de qui il s’agissait et que le docteur Bennett faisait de son mieux pour le sauver. Il était dans un tel état d’inquiétude qu’il en avait les mains qui tremblaient. La cadence de son cœur s’accéléra et ses mains devinrent moites. Son angoisse était au maximum. Il était là à attendre dans ce couloir sans rien pouvoir faire pour les deux personnes qu’il aimait le plus au monde. C’en était trop ! Il devait savoir ce qu’il se passait afin d’être rassuré.
Plus Dean piétinait dans ce couloir aux murs blancs de cet endroit aseptisé, plus il bouillonnait de l’intérieur.
L’agitation dans la salle de Sam avait soudainement cessé. Il en profita pour y pénétrer.
Il vit que son frère était toujours allongé. Il avait les yeux fermés, son visage était toujours aussi blafard et son front était recouvert de gouttelettes de sueur.
Il était branché de tous les côtés : perfusion sur la main, monitoring cardiaque sur son torse, tensiomètre sur le biceps gauche et par moment il était agité par quelques petits spasmes qui étaient certainement dus à la fièvre. Dean s’approcha lentement de son cadet.
- Sam ? Tu m’entends ?
Mais Sam ne répondit pas. L’angoisse qu’il ressentait était devenue indescriptible. Son cœur se mit à battre encore plus vite que lorsqu’il attendait dans le couloir. Il aurait voulu que Sam lui donne au moins un semblant de réponse, quelque chose pour le rassurer. Un simple « oui » lui aurait suffi. Quelques cris de la part du docteur Bennett le sortirent de ses pensées. Il leva la tête en direction de la deuxième salle d’examen. Celle-ci même où se trouvait son père.
Il s’en approcha, prit une grande inspiration et mit sa main moite sur le battant de celle-ci et la poussa.
Quand il vit la scène effrayante qui se déroulait devant ses yeux, il eut le souffle coupé. Son cœur battait si fort qu’il ressentit un violent pincement dans sa poitrine qui lui fit perdre l’équilibre. Afin de ne pas tomber, il se retint à l’encadrement de la porte. Le docteur qui était en train de pratiquer un massage cardiaque sur John, s'aperçut que Dean observait la scène. Il ordonna à une infirmière de le faire sortir.
- Sally ?! Sortez-le d’ici !
- Tout de suite docteur !
- Vous ne pouvez pas rester là ? Dit-elle d’une voix douce tout en repoussant Dean.
- Pourquoi ? Que se passe-t-il ? J’ai besoin de savoir ? Exigea-t-il d’une voix paniquée qui indiquait à quel point son niveau de stress était élevé.
- Dean, calmez-vous ! S’il vous plait ! On va aller s’asseoir en salle d’attente où je vous expliquerai ce qui se passe.
- Je ne veux pas aller en salle de pause ! Je veux savoir maintenant ! Protesta-t-il fermement.
- S’il vous plait, Dean ! Soyez raisonnable !
Malgré le fait qu’il ne voulait pas suivre l’infirmière pour aller en salle d’attente, il n'avait pas d'autre choix que de faire ce qu'elle lui disait. Il avait besoin de savoir ce qu'il se passait.