Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Supernatural
Création : 11.12.2010 à 22h45
Auteur : folldencis
Statut : Terminée
« Cet épisode porte sur de nombreux flashs back du passé. » folldencis
Cette fanfic compte déjà 35 paragraphes
Rien… ? Batiste ne savait pas que John Winchester et Bobby avaient garé la voiture plus loin, et étaient revenu pour garder un œil sur Dean et Sam. Batiste ne savait pas non plus, que dès que lui et Jack allaient rentrer dans la chambre du motel, ils seraient reçut par un jeune chasseur très bien entrainé malgré ses huit ans, et un petit de quatre ans plein de ressource, ils ignoraient aussi que derrière eux se trouveraient le père et un autre chasseur prêt à en découdre avec ceux qui en voulaient à la vie de deux enfants. John n’avait pas prévenu Dean car il ne voulait pas effrayer ses fils. Néanmoins, il n’était pas inquiet à la grande surprise de Bobby qui le regardait de manière insistante.
_ « Bobby Singer, si tu continues à m’observer comme ça je te tue ! » dit-il sans détourner les yeux du motel.
Bobby fut très étonné et fit comme si de rien était ce qui fit sourire son ami.
_ « Qu’est-ce qu’il y a ? »
_ « Rien, je me demandais juste pourquoi tu n’as pas prévenu au moins Dean de l’arrivée de ces mecs ! »
_ « Bobby… - John se retourna enfin vers lui- Je connais mes fils. »
_ « Et alors ? Ça change quoi ? »
_ « ça change que, je sais pertinemment que si j’en avais parlé à Dean et Sam avant, ils n’auraient pas réagit pareil face à ces deux cons. Alors que là, ils vont s’en mordre les doigts. Dean connait très bien la consigne face à ce « problème ». »
_ « Et c’est laquelle cette fameuse consigne ? »
_ « Tire avant, pose les questions après ! »
_ « J’aime la façon dont tu élèves tes enfants John ! » dit Bobby en riant.
Après ce moment de détente partagée, John et Bobby redevinrent sérieux, en effet, les deux hommes étaient arrivés à la porte qui portait le chiffre 6, et s’apprêtaient à frapper à celle-ci.
-----------------------
_ « Bon, Batiste t’attends quoi ? Tu frappes à cette porte où tu attends le déluge ? »
_ « C’est bon, j’y vais »
Il frappa à la porte.
Dean était avec Sam, le petit s’était endormit sur ses genoux. L’ainé avait voulut regarder un film de guerre et d’action, mais quand il avait vu la tête de son petit frère et ses yeux de chiots qui l’imploraient de mettre le dessin animé qui passait sur l’autre chaine, celui-ci n’avait pas put résister. Cela faisait donc une heure que Dean s’ennuyait devant « les 101 dalmatiens. ». Il s’ennuyait d’autant plus que Sam était plongé dans les bras de Morphée. Cependant, il était content d’être avec son cadet. C’est là qu’il entendit un coup à la porte. Il était encore plus heureux, que cela devait être Bobby, où leur père. Il prit délicatement la tête de Sam et l’a posa sur un coussin. Celui-ci ne se réveilla pas, mais bougea un peu et Dean entendit son frère murmurer son prénom dans son sommeil. Il sourit et courut vers la porte qu’il ouvrit rapidement, son sourire s’effaça cependant quand il aperçut que parmi le visage des deux hommes il n’y avait pas celui de son père, ni celui de Bobby. Il se figea et regarda méchamment les nouveaux arrivants. Bien avant que ceux-ci puissent parler, Dean demanda vivement :
_ « Vous êtes qui !?? »
Ce fut batiste qui parla en premier.
_ « Euh ? Dean Winchester ? »
_ « ça dépends. »
L’homme parut dérouté du ton de cet enfant, cependant il continua.
_ « Nous sommes des amis de ton papa »
_ « C’est ça ouais. – Tout en disant cela l’ainé attrapa son fusil qu’il cacha derrière la porte prêt à tirer - Et vous voulez quoi ? »
_ « Euh, en faite nous devons lui parler de quelque chose, est-ce que nous pouvons entrer ? » tout en parlant l’homme regarda à l’intérieur de la pièce, mais Dean referma un peu plus la porte, et il reprit : « C’est très important pour son travail, ton père ne sera pas content s’il apprend que son patron n’a pas put le voir à cause de toi !! »
Dean n’eut absolument pas peur du ton de l’homme qui se faisait de plus en plus menaçant, au contraire, cela l’amusait car il savait que ces hommes le prenaient pour un idiot, alors qu’en fait, c’étaient eux les idiots.
_ « Et son chef c’est sensé être vous ? » dit l’ainé en riant, et en regardant Batiste de bas en haut.
_ « Bien sur, pour qui me prends-tu gamin ?! »
_ « Que les choses soient clair, déjà ne m’appelez pas « gamin », ensuite, mon père n’a aucun chef appart lui-même, alors soit vous êtes deux grands idiots qui ne savent pas mentir, soit vous vous êtes trompés de porte. Dans l’immédiat, vu que vous m’avez appelé par mon prénom j’en conclus que vous ne vous êtes pas trompés de chambre, donc, il reste la première solution. Désolé, la triste vérité est là… Vous êtes deux cons qui mentent vraiment très mal. »
Les deux hommes échangèrent un regard, l’un encore très étonné du ton et de l’assurance de cet enfant, et l’autre encore plus énervé et sa folie emplit deux fois plus ses pupilles bleues. Soudain, tout alla très vite Jack, qui n’en pouvait plus de l’arrogance de Dean, dégaina son arme et mit en joue l’ainé qui fit de même et en même temps. La scène aurait put être comique, mais Batiste n’y trouvait rien de drôle, voir son collègue chasseur viser un enfant avec son 9 millimètre et voir justement, cet enfant si jeune mettre en joue de son fusil l’autre chasseur était plus effrayant et bizarre qu’autre chose. Jack parla :
_ « Tu crois que c’est intelligent de jouer avec les armes à ton âge ? »
_ « Je pourrais vous dire la même chose ! Qui êtes-vous ? »
_ « Personne »
_ « Dans ces cas là, je ne voudrais pas vous déranger plus que ça messieurs « personne » les « chefs » de mon père ! »
_ « Oh, tu ne nous dérange pas, au contraire !! »
Et là, Jack mit un énorme coup sur la porte avec son pied, celle-ci s’ouvrit à la volée, et Dean tomba à la renverse, mais ne quitta pas des yeux les deux hommes et continua d’avoir dans sa ligne de tir Jack. Il se releva directement et sa pensée alla vers Sam. Comme il le pensait il s’était réveillé. Sam écarquilla ses yeux verts en voyant la scène qui s’offrait à lui. Il réagit et couru vers son frère qui le plaça derrière lui.
_ « Samuel Winchester ! Quelle joie ! »
Le petit ne se démonta pas, il répondit avec la plus grande insolence, celle que Dean ne lui connaissait pas.
_ « Désolé, monsieur, mais votre joie n’est pas partagée du tout !!! »
Jack se tourna vers Batiste : « Hé bien, tu as vu ces gamins ne manquent pas de courage, ce démon avait raison » Jack pensait avoir fait de l’effet aux frères en parlant de démons. Le plus petit ne comprit pas, et s’en moquait éperdument, l’ainé, lui, n’avait pas plus peur des démons qu’eux.
_ « Bon, nous allons rester là, à nous regarder dans le blancs des yeux jusqu’au jugement dernier ? » Demanda Dean avec ironie.
_ « Non, ça ira plus vite que le jugement dernier !! Nous allons vous tuer, et oui ! »
_ « Ah bon ? Désolé je pensais que vous vouliez juste nous passer le bonjour !! »
L’homme s’aperçut alors, à quel point ça dernière réplique était bête. Cependant il n’en montra rien. Il pointa l’arme sur Sam, mais Dean le cacha alors de tout son corps derrière lui. Jack le regarda avec fureur.
_ « Tu veux peut-être mourir en premier ? »
_ « Qui parle de mourir ! »
_ « Moi !!! »
Jack riait et posa son arme sur le front de l’ainé et lui dit : « Personne ne viendra à votre secours !! »
_ « Combien tu pari ? » Dit une voix derrière les deux chasseurs, qui se retournèrent et virent John et Bobby pointant leurs armes sur eux.
_ « Lâchez-vos armes ! »
Batiste obéit et lâcha directement son pistolet. Jack y mit plus de réticence mais voyant qu’ils étaient cernés lâcha, lui aussi, son 9 millimètre. Bobby mit en joue Batiste et l’attacha à une chaise, John prit alors Jack par le col et le menaça.
_ « Je n’autorise personne à toucher à mes fils !! »
Avec véhémence, John lui assena un coup de poing en plein visage qui lui brisa le nez. Ensuite, il l’amena à une chaise et l’y attacha aussi. Batiste avait l’air assez effrayé devant ces deux hommes qui n’avaient pas l’air de rigoler. En y repensant, il n’aurait peut-être pas dut écouter ce démon. Après tout, les démons mentent, et ça, tout bon chasseur le sait.
_ « Bon, je serais très clair, pourquoi vous vouliez tuer mes fils ? »
_ « Tes enfants feront des choses affreuses qui marqueront la fin de notre monde !! » batiste ne savait pas vraiment ce qu’il disait mais il voulait se défendre.
_ « Tiens donc ? Et qui t’as dis ça ? Un démon surement, mon pauvre, les démons mentent et feraient tout pour voir d’autres chasseurs mourir !! Vous êtes des idiots. »
_ « Je…Je m’appelle Batiste, j’ai deux enfants, je suis un chasseur comme vous, et je pensais bien faire, mais jamais je n’aurais put tuer vos fils… »
_ « Ouais, c’est ça ! L’arme que votre pote pointait sur la tête de mon fils n’avait rien d’inoffensive ! »
_ « Il est fou !! Je ne voulais pas les tuer, je vous le jure … »
L’homme avait l’air sincère, mais John Winchester restait quelqu’un de très suspicieux. Il tourna la tête vers Bobby et le questionna avec le regard. Le vieux chasseur hocha la tête doucement. John s’avança donc vers Batiste, celui-ci frissonna mais se calma quand il vu que l’inconnu, à qui il allait tuer les fils, le détachait. John le souleva et Batiste fut obligé de se lever, il lui dit que si jamais il le recroisait dans le coin, où prêt de ses fils il le tuerait, Batiste hocha la tête frénétiquement et fut jeté dehors par John. Ce dernier était furieux, mais savait bien juger les gens et celui qu’il venait de virer n’était pas dangereux et il l’avait bien vu, il n’avait pas voulut tuer Dean et Sam. Cependant, l’autre était différent, quelque chose dans son regard était meurtrier et on pouvait y déceler de la folie. John se retourna et regarda l’homme attaché avec la plus grande fureur jamais vu chez lui. Il s’approcha de Jack et l’avisa puis lui remit une droite dans le visage.
_ « Ce n’est pas en me frappant que cela m’empêchera d’accomplir ma mission !! »
_ « Quelle mission !! » Demanda enfin Bobby qui intervint dans l’interrogatoire.
_ « Tuer les fils de Jon Winchester !!! Ils sont mauvais ! »
_ « Qu’est ce que tu peux savoir de la bonté hein ? Espèce de salopard !! »
John s’emporta une fois de plus, et lui mit un coup de poing bien plus fort que tous les autres au visage. L’homme commençait sérieusement à ne plus ressembler à rien, son visage devenait difforme sous les coups puissants que lui portait le père des Winchester. Néanmoins il se sembla pas en porter grand intérêt, et continua à provoquer John :
_ « Je ne suis peut-être pas bon, mais moi je ne déclencherais pas l’apocalypse, regardes-les ! Ils sont dangereux ! Vois ton fils, à peine huit ans, il sait déjà manier un fusil à pompes !! Tu trouves ça normal ?? C’est déjà un monstre, et son frère qui à l’air si inoffensif comme ça deviendra pareil !! Tues-les toi – dit-il en s’adressant à Bobby – Tu sauveras le monde !!! »
Le vieux chasseur répliqua :
_ « C’est plutôt toi qu’il faut tuer ! Tes vraiment un malade, en quoi des enfants sont dangereux, et d’abord, j’aimerais te dire qu’il est impossible qu’ils deviennent un jour mauvais !!! Ils sont élevés par John Winchester, un des meilleurs chasseurs que je connaisse, et ces deux petits gamins, je les aime beaucoup ! Ils sont plein de bonté et, j’en suis sur, ils sauveront énormément de vie plus tard ! »
Bobby s’arrêta de parler, et respira très rapidement, il avait parlé avec son cœur, et cela s’entendait. D’ailleurs, il remarqua alors, qu’un silence gênant venait de s’installer dans la pièce. En effet, John, Dean, Sam et même jack le regardait avec étonnement. Jack se moquait, tandis que John semblait vraiment surprit, jamais son ami ne lui avait dit tout ça. Il se sentit d’un coup fier et heureux d’être l’ami de Bobby Singer. Celui-ci se retourna, et lança avec son éternel ton bourru un joli :
_ « Bah quoi ? »
_ « Euh… Nan rien. Bon bref, toi là – en se retournant vers jack - je te préviens, tu approches encore une fois à moins de 200 mètres mes fils, je te tue !! »
_ « Parfait, ah ah ah »
_ « Je peux savoir ce qui te fais rire !? »
_ « Rien, rien, je pensais à quelque chose, je me disais que c’était parfait moins de 200 mètres, car j’arriverais quand même à les tuer, tu sais je suis peut-être idiot, mais je suis un bon sniper… Ah ah ah, tu vas perdre tes enfants un à un. Mais un jour, tu me remercieras. »
Jack riait à présent d’un rire sadique, et John sut à cet instant, que peu importe, où ils iraient, cet homme les traqueraient, et un jour, il arriverait à tuer Dean et Sam. Il ne pouvait pas se le permettre ! Non, il avait déjà perdu Mary, si en plus Dean où Sam venaient à mourir, il ne pourrait jamais s’en remettre et il y laisserait lui aussi la vie. Ses fils étaient tout ce qui lui restait de Mary, et tout ce qu’il restait de leur amour passé… C’était grâce à eux qu’il trouvait la force de ne pas aller au bar tous les soirs pour oublier ce qu'il avait vu cette nuit là, c’était grâce à eux qu’il ne se laissait pas tuer par un démon pour rejoindre l’amour de sa vie. Non ! C’était grâce à eux simplement qu’il avait la force de vivre. Il n’y survivrait pas s’il perdait encore quelqu’un de proche. Ils étaient sa vie, sa lumière quand il était dans le noir. Et cet homme là voulait lui enlever ? Qui était assez fou pour vouloir tuer les fils de John Winchester ! Pas grand monde en tout cas... Tous chasseurs raisonnables connaissant la tragique histoire de la famille Winchester, ne ferait jamais ça. Mais Jack était fou et assoiffé de meurtres ! Quand la tension qui régnait dans la pièce fut à son comble, John se retourna et attrapa Bobby par la manche pour l’entraîner avec lui dans la chambre d’a coté. Les deux frères restèrent avec l’homme qui avait voulut les tuer, et ne parlaient pas. Sam tenait la main de son ainé et voulait qu’il le tienne dans ses bras. Mais apparemment son grand-frère semblait trop préoccupé de ce qui se passait maintenant pour voir le bras de son cadet qui insistait vers lui pour être porté. Pendant que les deux adultes parlaient dans la chambre des enfants, Jack se mit à parler aux frères.
_ « Toi là ! Oui, tu es le plus grand n’est-ce pas ? »
Dean ne répondit pas, et se contenta de regarder cet homme aliéné qui avait voulut, quelques minutes plus tôt, le tuer lui et Sam.
_ « Tu veux protéger ton cadet c’est normal… Je te comprends tu sais ! Moi aussi je suis l’ainé dans ma famille. Et mon devoir et de « tout » faire pour que mon petit frère survive et aille bien ! »
Toujours silencieux, Dean ne répondait pas, mais écouta avec plus d’attention ce que Jack lui disait. Ce dernier, comprit alors qu’il avait enfin réussit à trouver le point faible de la famille. Et ici, la faille de l’ainé, qui se trouvait être son frère. Heureux de sa « trouvaille », Jack continua de plus belle :
_ « Je sais que toi aussi, tu veux protéger plus que tout ton frère, je l’ai bien vu tout à l’heure. Mais un jour, il faudra bien qu’il grandisse et s’il devient chasseur, il mourra surement… »
Dean répondit alors avec vivacité :
_ « Non ! Jamais, je serais toujours là pour lui, je le protégerais toute ma vie, et s’il le faut je mourrais pour lui ! »
_ « Si tu continues à être aussi borné de vouloir protéger une si petit chose, oui, tu mourras surement !... »
_ « Vous avez traité mon frère de quoi ? »
Jack exaltait, il avait trouvé le point faible de Dean, ne pouvant vraiment atteindre Sam, car il était encore trop jeune, et son plan était en train de marcher.
_ « De « petite chose », et c’est ce qu’il est ! »
_ « Espèce de connard !!! – l’ainé fonça sur l’homme attaché sur la chaise, et fit basculer celle-ci en arrière, ils tombèrent tous les deux, et Dean commença à frapper Jack à terre qui rigolait tout en provoquant le grand-frère- Mon père devrait te tuer !!!! »
La déstabilisation de Jack envers le premier né de John, provoqua un boucan énorme qui fit venir les deux adultes. Bobby ne réagit pas tout de suite, ne sachant que faire durant des situations de ce genre. John lui, en revanche, connaissait son fils et savait ce qu’il convenait de faire ou de dire. Tout d’abord il dégagea Jack de l’assaut de Dean, bien qu’en son fort intérieur il aurait aimé laisser son ainé le tuer, il dut y mettre de la force car l’enfant de huit ans était déjà très fort et avait attrapé solidement son ennemi. John tira donc Dean vers lui l’empêchant de frapper à nouveauvl’homme au sol. L’ainé se débattait et hurlait qu’il devait mourir, que c’était un salop et que si jamais il réapparaissait dans leur vie plus tard, il serait assez grand pour le tuer. John amena son fils dans la pièce d’à coté et entreprit de le calmer. Ce n’était pas chose aisée, car avant c’était toujours Mary qui calmait ses enfants, et il n’avait jamais dut faire ça avec Dean car, il était toujours très calme, insolent sans aucun doute, mais calme. John s’assit en face de lui, et lui attrapa les épaules pour le forcer à le regarder dans les yeux.
_ « Dean…Dean !!!! Regardes-moi ! »
L’ainé leva la tête vers son père, et ce dernier put déceler dans son regard une très grande colère. Celle-ci l’avait tellement submergé que des larmes de haine et d’énervement coulait sur ses joues.
_ « Pourquoi as-tu fais ça ? »
_ « Ce… Cet idiot a traité Sammy !! »
_ « Et tu étais obligé de réagir comme ça ? »
_ « Mais… »
_ « Hein… Pourquoi tu l’as frappé ? »
_ « Je… C’est ce que tu aurais fais si tu l’avais entendus parler de Sam comme ça ! »
La phrase de son fils, fit soudain prendre conscience à John Winchester, qu’il avait une mauvaise influence sur ses enfants. En plus Dean avait raison, s’il avait lui-même entendu Jack insulter son cadet, il l’aurait collé au mur et l’aurait frappé avec colère. Il n’en voulait pas à Dean d’avoir fait ça. Il était fier, mais ne pouvait pas, en tant que père, lui dire ça. Il n’était pas fier que son fils tape quelqu’un, non, il était fier que son fils défende son frère aussi bien et qu’il l’aime autant. John sut alors que, plus tard, ses deux fils seraient très proches et qu’ils veilleraient l’un sur l’autre.
_ « Tu me connais vraiment bien Dean… Oui, tu as raison, je l’aurais aussi frappé. Mais moi je suis un adulte, toi non, alors la prochaine fois essayes de te contrôler d’accord ? »
_ « Mais, s’il m’avait insulté moi, je n’aurais rien fais ! Mais il a parlé de Sam tellement mal, et lui, il est encore trop petit pour se défendre… »
_ « Dean… Je sais tout ça, c’est rien, ne t’en fais pas, plus tard tu pourras défendre Sam autant que tu le voudras, tu seras grand et je n’aurais rien à redire si tu te mets à tuer quelqu’un ! Quoi que… »
John sourit à son fils qui esquissa lui aussi un sourire en réponse. A ce moment, Dean posa la question fatidique à son père :
_ « Papa ? Tu vas faire quoi ? Si tu le laisse partir, il va nous traquer et ça ne sera plus une vie… Et si jamais il venait à tuer Sammy ?!!!! »
Le père réfléchit, évidement il avait déjà pensé à ce qu’il ferait de Jack. Il savait aussi qu’il ne pourrait pas le laisser repartir comme ça… Devait-il avouer à son fils ce qu’il pensait faire ? Non… Ce serait se dénigrer soi-même. En effet l’une de ses règles qu’il tenait tant à enseigner à ses fils était « Ne jamais tuer d’être humain »… Et en étant vraiment honnête, il pensait sérieusement à tuer ce Jack qui menaçait la vie de ses enfants. Il devait en parler d’abord à Bobby. Mais en tout cas, dans sa tête c’était tout choisit. Et voir Dean dans cet état l’avait conforté dans sa décision. Plus personne ne viendrait menacer de tuer Dean et Sam tant qu’il serait là. John appela alors son fils cadet. Le petit arriva en trombe dans la pièce, il s’avança directement vers son frère et s’assit à ses cotés. Il regardait son père et attendait qu’il parle.
_ « Bon les enfants, oncle Bobby et moi allons aller quelque part, nous ne serons pas longs. Je veux juste que, toi Dean tu prennes soin de Sam, et que toi Sammy, tu obéisses bien à ton frère. C’est comprit ? »
Les deux frères hochèrent la tête dans un même mouvement et John leur fit un clin d’œil complice puis, partit de l’autre coté. Il parla à Bobby de son plan, et, le vieux chasseur cria tellement fort, que même de leur chambre les frères l’entendirent. Cependant, conscient de la présence d’enfants non loin d’eux il baissa le ton :
_ « Non mais t’es malades !!! »
_ « Hé quoi Bobby ? Tu veux que je le relâche tout en sachant qu’il va traquer mes fils jusqu'à la fin de sa misérable vie ?! Je ne peux pas faire ça !!!! »
_ « Et toi évidement la seule solution que tu trouves, c’est de le tuer ! »
_ « J’aimerais faire comme avec l’autre chasseur, l’intimider en le menaçant, mais regarde-le il est complètement fou ! Je le vois dans ses yeux, tant qu’il n’aura pas accomplit sa « mission » il ne nous laissera jamais en paix ! Je ne pourrais pas continuer à chasser en emmenant Sam et Dean partout, sous prétexte que j’aurais peur de les laisser seuls !!... Et si jamais il parvenait à les tuer hein ? Tu y as pensé Bobby !!! Je…Je ne pourrais pas survivre si l’un d’eux mourrait… »
_ « Je comprends ce que tu ressens John, mais… »
_ « Comment ça tu comprends ?? Oui toi aussi tu as perdu ta femme, mais tu n’as pas d’enfants ! »
_ « C’est tout comme John !! »
_ « Alors laisses-moi faire.. ! Sinon plus jamais je ne dormirais en paix. »
Bobby n’était absolument pas d’accord avec son ami… Mais en même temps la folie qu’il pouvait déceler chez l’homme attaché au milieu du minuscule salon, pouvait aussi faire penser qu’il n’y avait plus rien d’humain chez lui. Plus rien d’humain… Bobby se le répétait, il n’aurait pas à culpabiliser s’il se disait que Jack était devenu une sorte de démon. Malgré tout, il aimait beaucoup la famille Winchester, et lui aussi aurait du mal à dormir en sachant que cet homme serait en liberté et qu’il pouvait tuer à tout moment Sam et Dean. Il n’osait même pas imaginer l’état dans lequel il récupérerait leur père. Rien que d’y penser… Cela l’avait fait changer d’avis. Il regarda John et hocha la tête doucement et silencieusement. Durant cet instant, tous les mots qu’ils auraient voulut dire passèrent par le regard. Le patriarche comprit tout de suite. Il prit son canif et détacha Jack. Celui-ci, encore sonné des coups qu’il s’était prit au visage dandina un peu, mais la poigne de John le tint fermement debout. Il sortit dehors avec son « prisonnier » et Bobby ferma la porte de la chambre.
_ « Dean ? »
_ « Oui Sammy ? »
_ « Où sont allés Papa et Onc’ Bobby ? »
_ « Ils sont allés faire peur à ce con*** euh… à ce gars et comme ça il ne nous embêtera plus ! »
_ « C’est vrai ?? »
_ « Hum, hum. »
Sam se jeta dans les bras de son frère. Celui-ci le porta et l’emmena au lit, il était tard et le grand frère avait parfaitement remarqué que son cadet ballait souvent depuis plusieurs minutes. Il le borda, mais étant aussi petit, Dean s’endormit au coté de Sam. Tous les deux se sentaient bien et rien ne pouvait venir gâcher ce moment si précieux.
----------------------------------------
Les deux chasseurs portaient chacun un coté du corps de Jack. Celui-ci chancelait, mais continuait à grommeler dans sa barbe des menaces à l’égard des frères Winchester :
_ « …Je les tuerais !...Peut…Importe quand,…Mais, j’y arriverais. Tu ne seras….Jamais à l’abri Winchester ! »
_ « Oh si je serais à l’abri ne t’inquiètes pas pour moi, là, tu devrais t’en faire pour toi Jack ! »
_ « Tu…ne me…fais pas…pas peur !! »
_ « Pourtant tu devrais salopard ! »
Joignant la colère à ses paroles, John et Bobby le balancèrent au sol sans ménagement. Il faisait froid, et la lune n’offrait aucune lumière. Ils étaient sous les arbres touffus, au beau milieu de la forêt. Quand il fut projeté à terre Jack ria encore, et parla :
_ « Tu es ridicules ! Je n’ai pas peur du noir John, tu ne m’effrayeras jamais assez pour m’empêcher de mener à bien la mission que l’on m’a confiée, tu vas faire quoi hein ? Me frapper, en priant pour que je perde la mémoire ? Haha c’est pitoyable ! »
_ « Pitoyable hein ? Et ça c’est pitoyable peut-être ?!! » Dit-il en sortant le Colt de son blouson, il mit en joug la tête du jeune chasseur.
_ « Je n’ai pas peur de toi, je sais que tu ne peux pas tuer un humain ! »
_ « Ah bon qui t’a dis cette idiotie ? »
John remarqua avec une certaine joie que les pupilles de l’homme en face de lui changeait peu à peu de couleur, remplaçant son arrogance et sa folie de tuer, avec de l’appréhension et de la peur.
_ « Tu ne peux pas faire ça !! C’est un meurtre ! »
_ « Ah oui ? Non c’est plutôt de l’auto-défense ! Toi, tu allais commettre un meurtre tout à l’heure, moi je me défends et je défends mes fils !! »
_ « Je ne te crois pas ! De toute manière j’y arriverais tu m’entends !!! Je tuerais tes…. »
PAN…
Le coup de feu résonna dans la nuit, et produisit un écho. Plusieurs secondes passèrent sans un bruit. La nature reprit ses droits et les animaux nocturnes recommencèrent leurs vies. Enfin, pas tout le monde, un corps gisait là. Jeune, mais vieillit par la folie, il avait les yeux ouvert et sa bouche, tout comme de son vivant, formait un rictus effroyable. Un filet de sang coulait sur sa joue, un gros point noir et mélangé de sang était maintenant fiché sur son front. En face de lui, était John Winchester qui tenait toujours son arme en joug l’air déterminé. Cependant, pour la première fois de leur amitié, Bobby vit que la main qui tenait l’arme tremblait un peu. Dans un geste paternel et protecteur envers John, le vieux chasseur lui prit le Colt. John tourna alors la tête vers Bobby dans un espoir de réconfort. Cet homme qu’il avait abattu voulait, sans aucun doute, tuer ses fils, mais c’était un humain. Bobby le comprit tout de suite en fixant le regard de son ami. Il lui dit alors ce qu’il voulait entendre depuis le début.
_ « Tu n’as fais que protéger Dean et Sam ! J’aurais fais la même chose. Cet homme n’était plus lui-même. Il aurait put être possédé que ça aurait été pareil. »
John n’eut pas besoin de plus. Cette seule phrase fusse-t-elle pourtant très simple et banale, mais elle avait réussit à le soulager un peu de sa culpabilité. Tuer un humain, pour la vie de ses deux enfants. Il n’avait pas eut le choix, et il avait sauvé ses fils. Il espérait simplement que cet homme à terre ne viendrait pas le hanter… Il avait déjà assez du fantôme de sa femme collée au plafond, il n’avait pas besoin du fantôme d’un abrutis fou ! Il fut détourné de ses pensées par la main de Bobby sur son épaule qui l’invitait à partir de ce lieu. Il le suivit laissant Jack sur place.
Le chemin de retour se fit dans le plus grand silence. John était à ressasser son acte, et Bobby pensait aux conséquences. Les deux chasseurs marchèrent quelques minutes, et enfin ils débouchèrent sur le parking où trônait fièrement la belle Chevy Impala innocente au meurtre qui venait de se produire. Avant de franchir la porte de la chambre de motel, John prit une énorme inspiration. Il rejeta tous ses remords et ses craintes pour paraitre normal devant ses fils, Bobby se fit alors la réflexion que son ami savait très bien dissimuler ses pensées et ses émotions, il sourit un instant, car ce trait de caractère bien Winchester lui faisait remarquer que Dean et Sam avaient aussi hérités de cette capacité de dissimulation étonnante, enfin, surtout l’ainé se dit Bobby. De retour dans la réalité, John entra dans la chambre suivit de prêt par le vieux chasseur.
Bonsoir cher lecteurs. Je suis désolé d'avoir tarder à poster une suite, je n'ais pas eu beaucoup accès à l'ordinateur cette semaine. Cependant, dès demain soir, je continuerai.
Merci à tous ceux qui suivent encore cette fic avec plaisir ! Vous êtes bien courageux !!! ^^
Je vous embrasse.
Folldencis.
Le lendemain matin, quand l’ainé se leva et qu’il demanda aux deux adultes ce qu’il était advenu de Jack, Bobby et son père répondirent très simplement en cœur « Il ne nous embêtera plus ! ». John croyait qu’il aurait plus de questions de la part de son fils, mais celui-ci parut se contenter de la réponse fournie par les chasseurs. Sam se leva quelques minutes après, et posa la même question que Dean, il reçut alors le plus simplement du monde, la même réponse. Pendant que les deux enfants déjeunaient, les deux adultes restèrent silencieux, chacun savaient que, dorénavant, ils avaient un secret et que cela scellait leur amitié pour toujours….
De nos jours :
...
_ « Bobby ? »
_ « Hein ? Quoi ? Oui Dean pardon, je… je pensais à quelque chose. »
_ « On a vu ça ! Donc, on disait, que faire tuer un humain ce n’était pas génial comme idée… »
_ « Oui, à l’évidence… »
_ « Il faut continuer nos recherches sur cet esprit, Bobby tu vas chercher dans tes bouquins, Dean tu l’aideras, et moi je continue sur l’ordi. »
Les deux plus vieux acceptèrent en silence. Chacun se remit au travail. Le silence avait envahi la pièce, et le jour commença alors tout doucement à se lever. Cela faisait quelques heures maintenant que Dean, Sam et Bobby cherchaient comme des dératés une solution pour tuer ce fantôme qui assassinait des jeunes hommes. Bobby était désespéré car il avait feuilleté au moins cinquante fois chacun de ses précieux livres, et même s’il cherchait encore, il savait que la solution n’était pas écrite sur les feuilles jaunies pas la vieillesse. Dean en avait marre, quand il s’agissait de sauver la vie de son petit frère il pouvait s’écouler une semaine sans qu’il ne dorme et cela n’avait aucun impact sur sa détermination, néanmoins, quand il s’agissait de lui, la fatigue qui prenait le pas sur la volonté de trouver une solution, l’obligeait à abandonner très vite et, à s’écrouler sur le livre de Bobby. Sam, lui était comme Dean quand il fallait sauver son frère. Il ne ressentait aucune fatigue et rien n’aurait pu l’arracher de son clavier de recherche. Rien, sauf le grognement si familier de son vieil ami Bobby :
_ « Pourquoi faut-il qu’il s’endorme à chaque fois qu’on le fou devant un de ces foutus livres !!! »
_ « Les livres ont toujours eut cet effet là sur Dean. »
_ « Oui, je sais que les études n’étaient pas son fort, mais à ce point là, tout de même ! »
Les deux hommes se prirent à rire, enfin un petit moment de détente. Bobby regarda alors l’ainé et demanda à Sam :
_ « Je le réveille ou quoi ? »
_ « Euh, non, c’est bon laisse-le dormir, ce n’est pas grave, de toute façon… j’ai… »
_ « Tu as ? »
_ « Trouvé la solution pour flinguer cette pétasse !!! »
_ « Hé bah tu remplaces ton frère dans les répliques cinglantes ?! »
_ « Désolé pour la « pétasse », mais je suis vraiment trop heureux de pouvoir nous en débarrasser ! »
_ « Et au lieu de faire du suspense j’aimerais bien aussi savoir comment ont la, comment tu as dis ? Flingue ? »
Sam nota la pointe d’ironie dans le ton de Bobby, il lui fit une jolie grimace et continua imperturbable…
_ « Donc, j’ai trouvé l’histoire d’un chasseur qui a eut la même chasse que nous, bon ne dis rien, il est mort, - Sam surprit la tête déprimé de Bobby et se précipita alors d’ajouter- mais sa solution était plutôt bonne !!! Il n’a pas eut besoin de retrouver le bout de cheveux que l’esprit avait caché avant de mourir, il l’a laissé venir à sa prochaine victime, et s’est fait passer pour l’ancien petit copain du fantôme, et donc, là évidement elle à laisser vivre le jeune homme qu’elle avait pour cible pour aller tuer celui qu’elle croyait être l’homme qui l’avait plaquée, il est mort avant de pouvoir enfin la tuer… Mais je pense qu’on pourrait réussir ! »
_ « C’est pas logique ton truc Sam ! »
_ « Pourquoi je te prie ? »
_ « Parce que, pourquoi juste en se faisant passer pour l’homme qu’elle veut à tout prix tuer, cela marcherait si on lui brulait les os en même temps ? Il y aura toujours sa mèche de cheveux introuvable ! »
_ « Bah oui, mais j’ai lu quelque part, que, quand un esprit croit atteindre enfin la personne de sa vengeance, il se fait plus vulnérable et donc, on peut le tuer ! »
_ « Ok, admettons que ça marche, tu te propose évidement pour faire le petit copain ? »
_ « évidement ! »
Bobby leva les yeux au ciel :
_ « Vous voulez ma mort c’est ça ?!! »
_ « Meuh non ! Aller au boulot ! »