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Série : Supernatural
Création : 16.12.2010 à 22h01
Auteur : schumi
Statut : Terminée
« Après une chasse, Dean tombe gravement malade et Sam fait tout ce qu’il peut pour le soigner » schumi
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EPILOGUE
- Ssssssssssssss
Dean entendait le vent siffler.
- Sssssssssssssshhhhhhh
Encore ce murmure. Dans le vent. Dans le brouillard. De tous les côtés.
- Je suis mort ? Pourquoi je suis ici ?
- Parce que tu as pris une décision.
Le brouillard qui l’enveloppait était si épais que Dean n’osait pas avancer ne serait-ce que d’un pas. Alors, un chemin commença à s’ouvrir devant lui et une silhouette, au loin, se mit à approcher. C’était « elle ». Mais cette fois-ci, elle ne ressemblait pas à sa mère. Cette fois-ci, Dean put la voir sous sa véritable forme.
- Alors c’est à ça que tu ressembles, murmura-t-il.
- A présent tu es digne de me voir, Dean Winchester. Ton septième jour s’est écoulé et ta décision t’a conduit jusqu’ici.
Brouillard. Vent. Froid. Dean se retrouvait une fois de plus sur le chemin de terre et « elle » était à ses côtés.
*****
- Je suis mort. Pourquoi je suis ici ? répéta Dean.
- A cause de ton choix. Tu as appuyé sur le gâchette, non ?
- Oui, mais j’ai dévié l’arme au dernier moment… j’ai raté mon coup ?
- Non. Tu n’as pas raté. C’est pour ça que tu es là. Tu as décidé de vivre. Je veux savoir pourquoi tu as fait ça. Tu avais perdu tout le monde. Tu te sentais misérable. Pourquoi, même dans ces conditions, tu as choisi de vivre ?
Dean baissa la tête, pensif. Pourquoi l’avait-il fait ? Il était sur le point de se faire sauter la cervelle et au dernier moment, il avait dévié l’arme. Pourquoi ?
- Sam. C’est pour Sam que je l’ai fait.
-Il est parti et il n’y a rien que tu puisses faire pour le sauver.
- On peut toujours faire « quelque chose ».
- Et si ce n’est pas le cas, tu continueras à vivre ?
Dean soupira et y réfléchit pendant quelques secondes.
- Oui.
- Pourquoi ?
- Je n’abandonne pas facilement.
- Tu es très têtu, c’est ce que je vois.
- En plus… c’est ce que Sam voudrait. Il voudrait que je vive. Je sais qu’un jour je le reverrai et je ne veux pas qu’il me regarde comme un lâche qui a mis fin à ses jours juste parce qu’il n’a pas su continuer à se battre.
- Alors c’est pour Sam que tu as décidé de vivre. Même s’il n’est plus à tes côtés.
- Ca aurait été très facile de mourir. De tout abandonner. Sam a dit que Papa n’était plus là pour donner des ordres et que je n’avais plus à m’inquiéter pour lui. C’est ce que j’ai fait, c’était MA DECISION. J’ai décidé de continuer à vivre même si je souffre pendant le restant de mes jours.
- Mon égoïsme l’a emporté…
- Tu crois que j’ai été égoïste ? demanda Dean, incrédule. En fait, je crois que c’est la première fois que je ne le suis pas. J’aurais voulu mourir MOI et pourtant je ne l’ai pas fait. Tu ne peux pas me traiter d’égoïste.
- Tu as raison. Tu ne l‘as pas été. Ce que tu as fait, c’était un acte parfaitement pur. C’était du véritable amour. Tu as fait passer ton frère avant toi et en le faisant tu as GAGNE là où moi j’ai PERDU.
- Quoi ?
- C’est ce que disait le poème et je sais que tu connais mon histoire. Je me suis trompée. J’ai pris la mauvaise décision en mettant fin à mes jours. J’ai agi par égoïsme.
Dean la dévisagea, perdu, sans parvenir à comprendre ce que ça avait à voir avec ce qui lui était arrivé. La sorcière sourit tendrement et Dean s’inquiéta. C’était la première fois qu’il la voyait sourire sincèrement et il comprit pourquoi Sam s’était senti attiré par elle. Elle était vraiment belle.
- J’ai jeté un sort pour ressusciter mes parents et il n’a pas fonctionné car la raison pour laquelle je souhaitais leur retour, c’était que je ne voulais pas me retrouver seule. Finalement, c’était du pur égoïsme, ce n’était pas du véritable amour. On disait que si tu ratais le sort, ton âme était condamnée et restait prisonnière entre deux mondes, mais on ne mentionnait pas que cela n’arrivait que si ton égoïsme dominait ton cœur jusqu’à la fin de ta vie. Quand je me suis suicidée, j’ai prouvé que j’étais encore égoïste. J’ai mis fin à mes jours parce que je ne pouvais pas supporter d’être seule. Si j’avais pensé à mes parents, si je les avais fait passer avant tout, j’aurais continué à vivre parce que c’est…
- Parce que c’est ce qu’ILS auraient voulu pour toi, acheva Dean.
- C’est ça.
- Mais maintenant tu es libre, non ? Le démon t’a libérée…
- Non. Je ne l’ai jamais vu et ça ne m’intéresse même pas de le rencontrer.
- Alors, pourquoi tu as emmené Sam ?
- Parce que c’était la seule façon de te briser. En t’enlevant la seule chose qu’il te restait.
- Alors tout ça n’était qu’une illusion ? Sam ? Bobby ?
- Non, Dean. Ca s’est vraiment passé. En partie du moins. Quand j’ai quitté le motel avec Sam, je l’ai laissé en lieu sûr. Le « Sam » que tu as vu après dans les bois et dans la grotte… ça oui, c’était une illusion. Et quant à Bobby… la dernière fois que je l’ai vu, il était trempé et il jurait comme un beau diable. Si j’étais toi, j’irais le rejoindre avant qu’il ne te trouve le premier et qu’il te mette une raclée pour l’avoir laissé dans la rivière.
- Mais il n’y était pas, je l’ai…
- J’ai aussi dû t’éloigner de lui. Je t’ai « caché » les yeux pour que tu ne le voies pas.
- Je ne comprends pas . Pourquoi tu t’es autant acharnée sur moi ? Je croyais que c’était Sam que tu voulais.
« Elle » sourit et s’approcha en posant une main sur sa joue.
- Ca a toujours été toi que je voulais.
- Parce que je suis mauvais ?
- Bien au contraire. Parce que j’ai lu dans ton cœur et que j’ai vu que tu aimes ta famille par-dessus tout. C’est pour ça que je t’ai choisi. Mon châtiment a été de errer entre deux mondes, torturée en voyant d’autres gens blesser leur propre chair. En les regardant gâcher un cadeau si précieux : leur famille. Alors j’en ai puni quelques uns. Mais peu importe ce que je faisais, le monde ne changeait pas. Et puis j’ai appris que je serais libre si quelqu’un réussissait là où moi je n’avais pas réussi. Si je pouvais trouver un cœur qui ne soit pas égoïste, mon âme serait libérée. A chaque fois que je voyais quelqu’un qui montrait une abnégation totale pour sa famille, je le mettais à l’épreuve. Sept jours. La maladie, la folie, la culpabilité, le délire… Son âme devait être aussi brisée que la mienne. Il devait tomber aussi bas que ce que j’étais tombée. Perdre tout espoir… Alors, le septième jour, il devait choisir son destin et le mien. Comme tu l’apprendras, ils ont tous échoué.
- En quoi choisir de vivre quand toute ta famille est morte peut bien prouver que tu n’es pas égoïste ?
- C’est très facile de mourir pour sauver ceux que tu aimes… mais ce n’est pas facile de VIVRE pour les honorer. Tu ne comprends pas ? C’est un véritable acte d’amour. La solitude nous fait peur et la simple pensée de vivre avec elle tout le reste de notre vie… Ils ont tous décidé de fuir. Ils ont tous choisi de mourir car c’était synonyme de délivrance. Mais TOI tu as choisi de continuer à te battre. Parce que c’est ce que ta famille attendait de toi. Tu les as choisi, eux. Tu as gagné là où moi j’ai perdu et en le faisant… tu m’as libérée.
- Tu es folle, tu le savais ?
- Hey ! Mon âme a erré pendant des siècles, à quoi tu t’attendais ?
- Alors, je suis mort ? Parce que ce chemin dans le brouillard, ça commence à faire cliché !
« Elle » sourit.
- Merci, Dean. Ta famille est chanceuse de t’avoir. Au fait, je m’appelle Victoria. Au cas où tu voudrais le rajouter à l’histoire…
- Je m’en souviendrai.
Victoria recula et la brume commença à la recouvrir.
- Où vas-tu aller ?
- Dans un endroit meilleur. Peut-être qu’on s’y reverra.
- Euh… et comment je vais rentrer ?
- Ils vont te retrouver.
- Qui ça ?
- Ceux que tu aimes.
Le brouillard s’épaissit de nouveau et Dean se retrouva encore une fois seul.
- Pourquoi est-ce que vous devez toujours parler par énigmes ? Vous ne pourriez pas être clairs et dire « suis la ligne jaune » ou un truc dans ce genre ?
*****
Dean entendit un rire sur sa droite et se tourna dans sa direction. Devant lui, comme s’il s’agissait d’un hologramme, se tenait Sam, âgé de sept ans. C’était un souvenir.
- Tu les as fait déguerpir en courant, Dean. Tu as été incroyable. Ils ne reviendront plus jamais nous embêter, ils n’oseront pas.
- Doucement, Sammy. Contrôle tes émotions et arrête de crier ou ils vont appeler la police. Ah ah ah.
- On aurait dit Rambo… Ou Rocky… ou
- C’était pas grand-chose.
- Oh que si. Tu es… Tu es le meilleur grand-frère du monde !
*****
L’image s’évanouit sous ses yeux et Dean sourit devant les souvenirs qui se réveillaient dans son esprit. Un peu plus loin, dans la même direction, apparut un autre « souvenir ». Dean s’approcha pour mieux le discerner. Cette fois-ci, Sam avait douze ans.
- T’es sûr que c’est pas illégal ?
- Illégal ? C’est pas comme si on volait quelque chose, Sam.
- Mais le musée est fermé. Je ne crois pas qu’on ait le droit d’entrer sans autorisation.
- Tu veux faire ton devoir ou pas ? Tu as dit que c’était urgent et que tu devais le rendre demain.
- Ben, même comme ça, Papa n’en a rien eu à faire.
- Eh bien, excuse-nous si se débarrasser d’un esprit meurtrier est plus important que ton cours d’histoire… J’suis désolé... Seulement, cherche ce dont tu as besoin qu’on puisse rentrer avant que Papa s’en rende compte.
- Merci, Dean. T’es le meilleur des frères.
- De rien, Sammy. De rien.
*****
Les images s’évanouirent de nouveau et Dean en vit apparaître d’autres un peu plus loin. C’était comme si elles le guidaient.
- Félicitations, Sammy. Tu as le permis de conduire.
- C’est Sam. Et oui, maintenant que j’ai le permis, je suppose que tu vas me laisser conduire de temps…
- Je suis pas dingue, Sam. T’es mon petit-frère et je donnerais un bras pour toi mais mon bébé…
- S’il-te-plait, Dean. J’ai besoin de m’entrainer.
- T’entrainer ? Et tu crois que je vais la laisser aux mains d’un débutant ? N’y pense même pas.
- Ca va, ça va… j’ai un rendez-vous.
- Un rendez-vous ? Avec qui ?
- Ne fais pas cette tête. S’il-te-plait, juste pour une nuit…
- Je sais pas, Sam. Toi et je-ne-sais qui en train de faire des choses sur la banquette arrière…
- Dean ! On ne va pas faire des choses… on va juste… on va juste au ciné-parc.
- C’est pareil !
- Dean…
- D’accord, je vais te la prêter, mais GARE A TOI SI ELLE REVIENT AVEC LA MOINDRE ERAFLURE.
- T’inquiète pas. Il ne va rien lui arriver. Merci.
- Je le fais seulement parce que je suis un frère merveilleux. Maintenant va te préparer ! Tu ne voudrais pas sentir le chien mouillé à ton rendez-vous.
- T’as raison.
- Pour le chien mouillé ?
- Non. Pour le frère merveilleux.
*****
L’image disparut et le brouillard aussi. Dean était plongé dans le noir mais, à mesure qu’il avançait, il pouvait distinguer une faible lueur au bout du tunnel.
- Génial ! Je suis mort et c’est la fameuse « lumière »…
Au fur et à mesure qu’il progressait, lentement pour ne pas trébucher, il aperçut deux silhouettes. Une très grande et l’autre plus petite et trapue.
- Dean !
- Dean !
C’était leur voix. Sam et Bobby l’avaient retrouvé. Victoria avait raison. Ceux qu’il aimait. Sa famille. Ils l’avaient retrouvé.
Dean continua à marcher difficilement mais en souriant. Les silhouettes approchèrent et finirent par se mettre à courir dans sa direction. Ses forces l’abandonnaient et il sentit qu’il tombait lorsque son pied refusa de se soulever suffisamment pour éviter une pierre.
Quand il crut qu’il allait toucher le sol, des bras solides le soutinrent et il sentit ces mêmes bras l’étreindre dans une chaleureuse accolade.
Les voix pleines d’amour et d’inquiétude, la main sur son épaule qui le réconfortait, et quelques larmes qui coulèrent lui firent comprendre qu’ils avaient failli devenir fous à force de le chercher.
Dean crut entendre à nouveau les paroles de Victoria : « ta famille est chanceuse de t’avoir ». Et il ne peut s’empêcher de dire à voix haute :
- Non. C’est moi qui suis chanceux.
Plus de brouillard, de vent ni de froid.
Ils le prirent dans leurs bras et avant de sombrer dans l’inconscience, il sentit la chaleur, la vie et l’amour l’entourer.
FIN
Bouhouhou c’est finiiiiiiiiiii………… on va laisser Dean aux bons soins de Bobby et de Sam car je pense qu’après toutes ces (més)aventures, ils vont tous les trois avoir besoin d’un peu de temps pour se reposer et se remettre sur pied.
Merci Lydean de m’avoir incité à poursuivre cette traduction, tu as été mon moteur et ma source de motivation pour retaper tout ça à l’ordi ensuite !!!^^ J’ai encore quelques fics espagnoles sous le coude, dont quelques une du même auteur… je les lis d’abord et si je les trouve bonnes (parce que meilleure ca va être dur, j’ai vraiment adoré celle là, c’est pour ça que j’ai voulu vous la faire partager…), eh bien j’essaierai de vous les traduire… dites moi si ça vous intéresse…
Merci aussi à tous ceux et celles qui ont pris le temps de lire cette fic et de m’envoyer des petits MP Ô combien appréciés… C’est dingue à quel point un petit message peut faire plaisir alors merci Poupette67, Folldencis, Danae, Murielfrag, Tobys, Elisab, Elida, Lestat, Liliju et tous ceux que j’ai oublié de citer parce que je n’ai pas écrit leur nom et que les MP se sont volatilisés… je ferai mieux à l’avenir ! promis ! Et merci aussi aux lecteurs qui ont préféré rester anonymes mais ont quand même apprécié cette histoire…
Et bien sûr, je ne pouvais pas oublier de remercier notre talentueuse auteur Riquitv sans qui cette traduction n’aurait jamais pu voir le jour ! merci à toi pour ton talent et ta gentillesse !!!
Sur ce je vous laisse et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !!!!