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Série : Supernatural
Création : 19.02.2013 à 21h11
Auteur : Lilou1990
Statut : Terminée
« Nos deux frères vont faire la connaissance d’un esprit dont ils ne s’étaient jamais occupés. » Lilou1990
Cette fanfic compte déjà 6 paragraphes
Avertissement: Les personnages de la série appartiennent aux créateurs de la série. Je ne tire aucun profit pour la publication de cette fan-fiction.
Note de l’auteur : C’est la première fois que je me lance dans l’écriture. Comme vous allez le découvrir, par moment c’est du grand n’importe quoi ! Etant donné que c’est la première fois que j’écris une fiction, j’espère que vous ne n’en tiendrez pas rigueur. Lol ! J’avais juste envie d’essayer. Enfin j’espère quand même qu’elle vous plaira !
NOM D’UN CHIEN !
Chapitre 1
Boston, Massachussetts
Henry Blake marié depuis six ans à Shelly, vit à Boston dans un coin tranquille et écarté de la grande ville. Tout aurait pu être parfait pour lui, mais, malgré tout, son mariage bas de l’aile. Ainsi, depuis qu’Henry a acheté un Rottweiler il passe le plus clair de son temps avec ce compagnon à quatre, et délaisse sa femme.
Toutes les nuits, c’est le même rituel et, une fois que Shelly est endormie il sort de la maison avec son chien. Sa femme ne dit rien, mais elle se doute depuis quelques temps de ce qui se passe lorsque son mari quitte la maison.
Henry ne le sait pas mais elle s’angoisse à chaque sortie nocturne qu’il fait. Elle s’inquiète pour lui, mais également pour le chien, car de nombreuses fois il revient avec de multiples blessures sanguinolentes.
Plus l’homme et son animal s’approchent d’un entrepôt isolé de la ville, plus des bruits de gens qui hurlent de colère comme de joie font échos dans l’air environnant. Arrivés à la porte, les cris s’effacent pour laisser place à des grognements terribles.
A l’intérieur, la scène qu’il observe est terrifiante. Deux chiens combattent, l’un des deux saigne abondamment au cou, affaiblit par tout le sang perdu. L’autre chien, quittant son manège de dominant, se jette sur lui, puis lui donne le coup de grâce. Dans un hurlement déchirant, le canidé le plus affaibli tombe au sol. Pour ce chien, c’est fini, il ne se relèvera pas. Le maitre du vainqueur empoche le pactole des mises à prix et s’en va, content de lui trainant son animal.
Henry sourit, c’est bientôt son tour, il prépare Goliath au combat. Ce n’est pas la première fois que Goliath se bats. En deux ans il n’a jamais perdu un combat. Sauf que, ce soir-là, Goliath s’est battu avec férocité, mais le combat a été bien plus difficile que d’habitude, l’autre chien était plus fort. Goliath s’est couché au sol, des plaies multiples saignant abondamment, agonisant regardant son maître avec pitié, le suppliant des yeux de le sauver. Henry, amer par cette défaite, ayant tout misé sur ce combat, avait tout perdu. Son chien, comme l’argent, il n’avait plus rien. Une colère sourde montait en lui peu à peu et à mesure que les autres hommes, heureux de leur victoire, empochaient l’argent que lui venait de perdre. Dégouté, il emporta Goliath dans sa camionnette puis l’emmena dans la forêt où il attendit que son chien meure.
Les regards suppliants n’y changeaient rien, le maitre était comme fou.
« Sale cabot ! Tu n’es qu’un bon à rien ! J’ai tout perdu à cause de toi ! »
Le chien regardait tendrement son maître le suppliant de ses yeux larmoyants de soigner, il gémissait de douleur et s’affaiblissait de minutes en minutes. Il ne comprenait pas, il aimait tellement son maitre qu’il aurait donné sa vie pour le sauver. Mais au lieu de ça, Henry le laissait se vider de son sang. Pourquoi tant de haine envers lui ? Qu’avait-il fait pour mériter autant d’amertume ? Lentement son cœur s’arrêta et le pauvre Goliath donna son dernier souffle baignant dans son sang.
Henry creusa un trou au pied d’un chêne et y jeta son chien, il le recouvrit de terre et s’en alla sans se retourner ou dire au revoir à son fidèle compagnon.
Lorsqu’il rentra au petit matin sa femme remarqua tout de suite l’absence trop remarquable et inhabituelle du chien qui, bien évidemment, n’était pas collé aux jambes d’Henry.
« Où est Goliath ? » Demanda-t-elle angoissée.
« Mort ! » Répondit-il d’une voix agressive.
« Comment ça il est mort ? » Lui demanda-t-elle stupéfaite par la mauvaise nouvelle.
« Il s’est fait renversé par une voiture, le vétérinaire n’a rien pu faire pour le sauver, c’était trop tard ! » Lui mentit-il.
« Comment est-ce arrivé ? »
« S’il te plait arrêtes de poser des questions et vas te recoucher ! »
« Répond ! » Lui dit-elle « Comment est-ce arrivé ? »
« M’emmerde pas avec tes questions et vas te recoucher ! » Lui dit-il en hurlant.
Shelly repartit en direction de la chambre, elle avait les larmes aux yeux. La peine pour son mari qui n’était plus lui-même depuis quelques années était grande. De plus, elle était habituée à la présence de Goliath, le savoir mort la faisait souffrir.
Henry empoigna une bouteille de Whisky et descendit dans le garage totalement hors de lui et déconnecté de la réalité. Les évènements de la nuit sonnaient comme irréels dans son esprit embrumé par l’alcool.
Henry s’était installé sur l’établi du garage, titubant lorsqu’il tentait d’avancer et ingurgitait son whisky à grosses gorgées. Quelques quinzaines de minutes plus tard un bruit attira son attention, son regard se tourna lentement vers la source du bruit. Rien d’alarmant selon sa vision floutée par l’alcool. L’homme porta la bouteille à sa bouche, mais avant que ses lèvres n’atteignent le goulot, un second craquement sonore se fit clairement entendre à sa gauche. Malgré le ralentissement qu’il subissait avec sa récente boisson, Henry posa la bouteille et à mesure que sa tête glissait vers la gauche, le craquement se transforma peu à peu en un grognement connu. Les pupilles dilatées d’Henry se posèrent alors sur Goliath, son chien qu’il avait regardé agoniser sans aucune peine.
« Goliath ? Mais ce n’est pas possible, tu es mort, je t’ai enterré moi-même ! » Hurla-t-il pour la forme vivante qui avait l’aspect de son chien.
Le chien fixait son maître, les crocs sortant de ses babines légèrement recouverte d’une couche de salive. Ses yeux ayant troqués un regard suppliant pour le regard qu’il arborait maintenant, un regard fou et criant vengeance. Soudain, Goliath sauta d’un seul bond parfait à la gorge d’Henry qui n’eut pas le temps de comprendre son sort. L’attaque le tuant sur le coup.
Dans le silence de la maison, Shelly, qui se trouvait à l’étage dans sa chambre fut réveillée par un hurlement lointain.
« Henry... Henry ? »
N’ayant pas de réponse, elle descendit prudemment dans le garage et tomba sur une horrible scène. Son mari gisant dans le sang qui s’échappait rapidement de son cou presque entièrement sectionné.
« Oh mon dieu ! » Hurla-t-elle portant les mains à sa bouche, tentant d’atténuer son cri d’horreur.
C’est en pleurant qu’elle empoigna le téléphone et signala à la police le décès de son mari.
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Chapitre 2
« Le petit déjeuner est servi » Cria-t-il en s’approchant de la porte. Ne recevant aucune réponse, Sam frappa à la porte. « Dean ? Dean ? »
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Chapitre 3
Cela faisait déjà plus de dix jours que les deux Winchester étaient dans ce motel. Dean allait beaucoup mieux. Ses plaies n’étaient plus douloureuses et cicatrisaient bien. Il faut dire que Sam avait écouté à la lettre les consignes de Josh.
Avec tout ce qui c’était passé, Sam avait totalement oublié l’histoire du Poltergeist. Il s’en était seulement souvenu lorsqu’il vit sur le net des articles concernant plusieurs morts violentes.
Un soir, alors que Dean regardait la télévision et que Sam consultait les infos sur le net, assis devant la petite table près la fenêtre, il trouva un article de journal qui spécifiait que « quatre morts par égorgements » avait eu lieu dans la ville, « que plusieurs chiens errants avaient été retrouvés et emmenés dans un refuge». Les autorités avaient commencé une enquête, qui jusque là n’avait donné aucun résultat.
C’est alors qu’il se remémora le terrifiant chien noir et feu aux dents acérées qui s’était volatilisé en fumée devant ses yeux.
Il commença donc des recherches sur les chiens fantômes. N’ayant pas suffisamment d’informations, Sam n’en avisa pas son aîné, préférant lui en parler dès qu’il en saurait un peu plus sur cette histoire.
Au fils des heures la fatigue commençait à prendre le dessus, ses paupières devenaient lourdes et il s’était plusieurs fois frotté les yeux. Il était temps pour lui d’éteindre son ordinateur et d’aller rejoindre les bras de Morphée. Quand à Dean, ce dernier dormait déjà devant la télévision. Sam l’éteignit et se traina jusqu'à son lit. Il eut du mal à trouver le sommeil, tournant inlassablement de droite à gauche dans son lit. Il fixa le plafond pendant de très longues minutes et finit enfin par s’endormir.
Dans la nuit, un mal s’incrusta lentement dans son crâne. Cette vilaine douleur progressa et s’intensifia jusqu’à ce qu’il se réveille en sursaut et en sueur. La douleur intense qu’il ressentait était si forte, qu’il prit sa tête entre ses mains. Tout était flou, il ne distinguait que des lueurs. Il grimaça encore lorsqu’un horrible flash le submergea.
Sa vision prenait vie : Un grognement… des hurlements… du sang partout autours lui. Les images qui se succédèrent devenaient plus claires. Il vit le chien noir les babines relevées toutes dents dehors. Celui-ci se précipita avec férocité sur la gorge d’un homme. En quelques secondes une marre de sang se profila sur le sol.
Sam hurla à pleins poumons. « Noooooooon ! »
Dean se réveilla en sursaut et alluma immédiatement la petite lampe de chevet qui était à ses côtés. Il se retourna les yeux à demi clos, distinguant difficilement son cadet.
Sam essayait de reprendre son souffle, mais en quelques secondes une autre vive douleur l’atteignit plus puissante que la première, l’intensité de celle-ci le fit de nouveau hurler. « Noooooooon ! »
Cette fois-ci Dean se redressa brusquement et focalisa son regard sur Sam. Il le vit alors le visage entre ses mains. Il se précipita vers lui.
« Sammy ? Je suis là !»
« J’ai mal ! Ça fait mal !» Souffla-t-il en criant.
« Sammy ça va aller ! Encore un cauchemar ? » Questionna l’aîné le regard inquiet.
« Non... Une vi...sion... » Dit-il en respirant difficilement.
« Respire profondément ! Ça va aller ! »
Tout autour de lui était brouillé, il ne distinguait que son frère, le reste de la chambre demeurait flou. Il essaya de se calmer et de reprendre une respiration normale. Pendant un court moment, Dean s’absenta pour aller chercher dans la salle de bain un gant de toilette, afin d’essuyer le filet de sang qui écoulait de son nez de son cadet.
« Sam ? Ça va mieux ? » Demanda-t-il
« Mmm... Un peu, j’ai toujours mal à la tête.» Répondit-il en reprenant son souffle et en se frottant les tempes.
« Détends-toi. Ça va aller ! » Lui dit-il en retournant dans la salle de bain chercher du paracétamol.
Sam mit un bon moment à se calmer, Dean était toujours à ses côtés. Il attendait patiemment qu’il se sente mieux pour lui demander ce qu’il avait vu dans sa vision.
« Tiens prends ça Sammy ? Tu es sûr que c’était une vision ? » Questionna l’aîné en lui donnant le verre d’eau et les deux comprimés.
« Certain ! C’était une vision ! »
« Tu as vu quoi ? »
« Un chien noir... égorgeant un homme. Il y avait du sang partout !» Répondit Sam les yeux dans le vague.
« Tu veux dire un chien de l’Enfer ? »
« Non ! C’est un chien fantôme. »
« Un chien fantôme ? Tu es sûr ? »
« Certain ! Je l’ai déjà vu !» Affirma le plus jeune en soupirant.
« Comment ça tu l’as déjà vu ? » S’étonna le plus vieux.
« C’est une longue histoire.»
« Tu veux m’en parler ? »
« Plus tard ! Quelle heure est-il ? » Demanda le cadet en se frottant les tempes.
« 01h05, pourquoi ? »
« Merde ! J’ai eu cette vision 5 minutes trop tard ! Il est mort ! » Dit-il désemparé.
« Qui est mort ? » Demanda Dean, ne comprenant rien à la situation.
« Le type que le chien fantôme a tué ! Je n’ai pas pu le sauver, ma vision est arrivée trop tard !» Cria Sam de colère !
« Calme-toi Sammy ! Tu sais bien que tu ne peux pas sauver tout le monde ! »
« Je sais ! »
« Il faut que tu dormes maintenant. »
Sam acquiesça d’un signe de tête et se rallongea.
Dean fit de même.
Bien que le cadet fût épuisé par cette affreuse vision, ses yeux étaient irrités et bouffis. Le sommeil cette nuit là l’avait fuit, il ne put fermer les paupières, se repassant inlassablement les images destructrices de sa vision.
A l’aurore Sam n’avait toujours pas fermé les yeux, il était vidé de toute énergie... La faute à toutes ses émotions vécues par cette fichue prémonition, quelques heures auparavant.
Le soleil pointait déjà le bout de son nez, lorsqu’il décida de se lever. Cette nuit, il avait laissé un homme se faire tuer. Mais avait-il eu le choix ? Il se sentait mal car il n’avait rien pu faire. Coupable d’avoir eu cette vision trop tard. Il espérait que la prochaine fois il n’en aurait pas, cela lui éviterait de se sentir si impuissant face à ces prémonitions toujours plus terribles et douloureuses.
Il secoua la tête pour effacer toute ces idées noires puis se dirigea vers la salle de bain. Il resta un moment figé dans le noir, avant d’appuyer sur l’interrupteur et de prendre une bonne douche salvatrice.
Sam en sortit avec toujours le même sentiment, Il se sentait coupable d’avoir laissé cet homme mourir. Il s’habilla puis s’installa à côté de la petite table. Il appuya sur le bouton d’allumage de son ordinateur et se mit en quête d’informations sur ce chien fantôme, tueur d’humains. Au fils des pages, il dénicha un article sur un combat de chien. Il était plongé dans sa lecture lorsque son aîné se réveilla.
« Bien dormi après cette vision ? »
« Oui, très bien ! » Mentit-il.
« Ça j’en doute ! »
« Si, si je t’assure !» Rétorqua le cadet.
« Tu as une tête de déterré ! Sammy ! »
« Si je te dis que je me suis reposé ! »
« Tu t’es reposé ou tu as Dormi ? Parce que ce n’est pas la même chose ! »
« S’il te plait Dean, lâche-moi ! » Répliqua-t-il d'une voix chevrotante.
« Ok ! Alors tes recherches avance ? » Demanda-t-il en changeant de conversation.
« Pas vraiment ! » Répondit-il d’une voix neutre.
Dean ne comptait plus le nombre de visions et de cauchemars que son cadet avait eu depuis qu’il était allé le chercher à Stanford. Il ne cesserait jamais de s’inquiéter pour lui. Toutes ces visions ou cauchemars, mettaient Sam dans un état d’angoisse profonde. Dean avait de plus en plus mal à supporter les souffrances de son petit frère. L’aîné se leva et prit une douche, puis se vêtit et alla chercher de quoi déjeuner. Il ramena deux cafés et des donuts. Il déposa le tout sur la table juste à côté de l’ordinateur de Sam.
« Putain ! Dean ! » Lança son cadet mécontent.
« J’ai besoin de la place, pour déjeuner... » Lâcha-t-il d’un air moqueur.
« Tu es chiant ! » Reprit le cadet contrarié en allant s’installer sur son lit.
« Je le sais ! Je suis né pour ça ! » Lui répondit-il en souriant.
« Ah... Ah très drôle ! » Répliqua Sam.
« Tu viens manger ? »
« Non ! Tu m’as coupé l’appétit ! »
« Oh aller Sammy... C’était pour rire ! »
« Dean ! Pourquoi tu as l’art et la manière de me mettre en rogne »
« Aller Sammy ... J’avais juste envie de te taquiner ! Aller vient manger ! » Supplia-t-il avec un large sourire sur les lèvres.
Pour une fois qu’il s’excusait de l’avoir embêté, Sam capitula et ramena ses fesses à table. Les deux frères prirent alors leur petit-déjeuner ensemble.
Après avoir terminé, Sam remit son ordinateur sur la petite table et reprit ses recherches sur le net. Il consulta un bon nombre d’articles sur les chiens fantômes. De la façon dont ils le devenaient, jusqu'à la façon de les tuer, ce qui ne différait pas de celle des fantômes humains : Saler et brûler les os. Comme toutes les histoires d’esprits qui se respectent, le Rottweiler avait du subir une longue et douloureuse agonie avant de s’éteindre pour l’éternité. Sa mort avait dû être violente pour qu’il ait autant de haine dans son regard, ce même regard qui avait croisé quelques secondes celui de Sam.
Maintenant, il fallait trouver dans quelle condition était mort ce molosse. Le plus dur étant de trouver où il était enterré. Pour les êtres humains c’était facile, il suffisait d’avoir le nom de la tombe dans un cimetière de la ville où ils logeaient, mais là, c’était tout autre chose. Le maître du canidé n’avait certainement pas enterré son chien dans cimetière pour animaux.
Midi arriva et avec ça, la faim de Dean. Celui-ci invita le plus jeune à sortir pour aller prendre un bon repas.
« Sam on sort manger ? »
Le cadet jeta un coup d’œil sur le bas de l’écran de son Portable, 12h13.
« Ok ! » Fit-il en refermant son PC.
Les deux frères quittèrent la chambre et partirent se restaurer dans un Fats Food.
Pendant qu’ils déjeunaient, Dean discutait avec son frère pour lui demander si ses recherches avançaient. Il faut dire qu’il commençait à s’ennuyer ferme. Il avait besoin d’action.
Sam lui répondit simplement qu’il n’avait encore rien trouvé d’assez intéressant, mais qu’il finirait par trouver. Sam n’avait rien dit à son grand frère, mais lorsqu’ils quittèrent le restaurant, un nouveau mal de tête commença à se profiler de la même manière que dans la nuit.
Il essaya de ne pas le montrer la douleur qu’il ressentait et qui s’intensifiait.
Sam s’installa sur le siège passager en grimaçant légèrement. Essayant de ne pas faire voir à Dean qu’il souffrait de nouveau.
Sur la route menant au motel, Sam ne pu se retenir d‘avantage. La douleur était devenue insupportable. Il se frotta le front tandis qu’il sentait son cœur taper très fort contre sa poitrine, ses battements devenant plus fort à chaque secondes jusqu‘à raisonner dans son cerveau. Son souffle devint court et rapide. Il sentait des gouttelettes de sueurs descendre lentement le long de ses joues.
Pas de doute, une vision l’assaillait de nouveau et semblait être tout aussi douloureuse que celle de la nuit précédente.
Il vit des flashs apparaître et disparaître comme une vieille télévision mal réglée. Chacun de ces éclaires graphiques, lui donnait des douleurs foudroyantes dans le crâne. Les flashs se stabilisèrent et la vision devint lisible dans la mémoire de Sam…
La scène se dessinait devant ses yeux, une nouvelle vision prenait vie. « Dans ville de Boston, la nuit est tombée depuis un bon moment, seule les rues sont éclairées par des lampadaires. Une horloge indique 23h17 » puis survient un grognement féroce que Sam ne connait que trop bien. Le nom d’une rue lui apparait « St Charles » mais l’image est de courte durée. La scène suivante est assez horrible. « De l’hémoglobine et encore de l’hémoglobine, il se voit marcher dans une mare de sang, mais celui-ci ne semble pas être le sien. Soudain, un homme, le cou ensanglanté, se jette sur lui. L’inconnu s’accroche quelques secondes à sa veste puis meurt dans ses bras. Au loin, le chien fantôme dont la gueule est recouverte d’un liquide rouge surveille ».
Voyant que la respiration de son cadet était devenue bruyante et laborieuse et qu’il se maintenait la tête dans ses mains en hurlant. Dean stoppa immédiatement l’Impala sur le bas-côté de la route. Il descendit rapidement de la voiture et se dirigea vers son petit frère.
Sam hurlait « Non, pas encore ! »
« Sam ! Sam ? »
« Dean ! Il va... en...core tuer ! » Souffla-t-il complètement paniqué.
« Qui ? »
« Le chien fan...tôme ! » Reprit-il en respirant difficilement.
« Tu sais où cela va se passer ? » Questionna le plus vieux, anxieux.
« Dans une rue de Bos...ton »
« A quelle heure ? »
« L’hor...loge in...di...quait 23h17... » Souffla-t-il.
« Ce soir ? »
« J’n’en sais rien ! » Dit- il désemparé.
« Comment tu te sens ?»
« J’ai envie de vomir… et… mal à la tête !»
« Évite de vomir sur le siège. »
« C’est tout ce qui t’importe ! Un homme va se faire tuer et toi tu t’inquiètes pour ta bagnole ! » Lança-t-il désappointé par la réponse de son aîné.
« Bien sur que non Sammy ! Je m’inquiète surtout pour toi ! »
« Quel heure est-il ? »
« 14h02 ! »
« Nous allons pouvoir le sauver ! »
« On va déjà rentrer au motel ou tu pourras te reposer. Tu as une tête à faire peur aux jolies filles! »
« Faut le sauver Dean ! Faut le sauver...»
« Oui... Oui... Ne t’inquiète pas Sammy ! » Le rassura son aîné compatissant.
Sam était toujours angoissé, il se sentait affaibli par cette nouvelle prémonition. La férocité de ce molosse aux dents acérées, le terrorisait de plus en plus. Pourtant, il n’avait pas peur des chiens, il les aimait même beaucoup, mais celui-ci lui donnait vraiment des frissons dans le dos.
« Ça va mieux Sammy ?»
« Humm ! » Dit-il dans un hochement de tête.
« Encore mal à la tête ? »
« Oui ! Comme après chaque vision !»
« Et toujours envie de vomir ? » Questionna Dean inquiet.
« Non ! »
« On peut reprendre la route ? »
« Oui ! »
Dean se remit derrière le volant et repartit vers le motel. Ils arrivèrent dans la chambre et Sam prit immédiatement deux comprimés d’aspirine.
Malgré la fatigue qu’il ressentait, il n’était pas décidé à se reposer et préférait finir ses recherches concernant ce chien Poltergeist.
Toutes les horribles images qu’il avait vues étaient gravées dans sa mémoire et il n’arrivait pas à s’en défaire.
Mais Dean ne l’entendait pas de cette oreille.
« Sam tu dois te reposer ! »
« J’en ai pas envie ! »
« Sam ! »
« J’ai des recherches à finir ! » Lança-t-il à son aîné.
« Elles attendront ! »
« Si je dors, je risque de faire un nouveau cauchemar. Alors je préfère m’occuper l’esprit ! »
« Je vois ! Ça ne sert à rien de discuter avec une tête de bois ! »
« Ah ah ! Au lieu de m’agacer ! Tu ferais mieux de m’aider en cherchant dans le journal de papa, on ne sait jamais ! Voir s’il n’aurait pas noté quelque chose à propos d’un chien fantôme ! ».
« Ouaip ! »
Sam se remit sur son ordinateur et Dean consulta le journal de John.
Le plus jeune cherchait toujours un article qui pourrait indiquer où était enterré le pauvre chien. Découvrir de quelle façon il était mort et pourquoi il voulait se venger ?
Plusieurs heures passèrent quand il trouva un article sur les combats de chiens. Sam lu l’article « Combats de chiens».
Des combats de chiens avaient eu lieu dans un entrepôt retiré de la ville de Marlborough, Massachusetts. Plusieurs chiens décédés avaient été découverts avec de terribles morsures. Lors de l’interpellation, plusieurs suspects avaient réussi à prendre la fuite. Cependant, une dizaine de personnes avaient été inculpées pour atrocités envers les animaux domestiques. Les autorités avaient interrogé les suspects de ces horribles faits totalement illégaux. La justice avait condamné les suspects à un an de travaux généraux dans une clinique vétérinaire. Ils leur étaient également interdit de posséder un quelconque animal domestique pour une durée de dix ans.
Sam resta scotché à l’écran. Il était perturbé et choqué par ce qu’il venait de lire. Comment ce genre de maltraitance pouvait encore exister de nos jours ?
Dean qui était assis sur le lit, vit la réaction de son cadet qui avait reculé sur sa chaise mal à l’aise.
« Sam ? Tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? »
« Oui ! Un article sur des combats de chiens »
« Ça existe encore ce genre d’atrocité ?» Questionna l’aîné étonné.
« Oui malheureusement ! Les autorités ont condamnés une dizaine de suspects aux travaux d’intérêt général dans des cabinets vétérinaires. Mais certains courent encore.»
« Et tu penses que ton chien noir combattait là ? »
« Vu la façon dont il attaque, je dirais que oui. Il sait où frapper !»
« On peut toujours interroger les suspects.»
« Ouaip ! »
« C’est parti !»
Les frères quittèrent la chambre et partirent pour la clinique vétérinaire de la ville. Ils se présentèrent devant la secrétaire avec leur fausse carte du F.B.I.
Celle-ci fut étonnée que le gouvernement s’intéresse à ce genre d’histoire. Les deux frères avaient comme d’habitude trouvé un prétexte pour interroger les coupables. Ils demandèrent à voir les personnes intéressées afin de les interroger.
Ils se renseignèrent sur les combats de chiens. Ils demandèrent s’ils connaissaient un rottweiler qui combattait et qui serait mort récemment. Sur trois personnes interrogées, toutes s’accordaient à dire la même version des faits. Même si les suspects ne faisaient plus de combats de chiens, ils avaient encore des contacts avec ce monde si cruel.
Il y avait plusieurs rottweilers, mais un seul était décédé dans l’arène ces derniers jours. Ils apprirent alors que le propriétaire s’appelait Henry Black et qu’il habitait Boston.
Les deux frangins remercièrent les personnes d’avoir été si coopératives. Il était 16h30 lorsque Dean et Sam partirent de la clinique vétérinaire. Ils embarquèrent alors pour Boston, où ils rendirent visite à la femme d’Henry. C’est là qu’ils apprirent que l’homme avait été découvert égorgé dans le sous sol de sa maison et que c’est sa veuve qui l’avait découvert gisant dans une marre de sang. La pauvre femme ne comprenait pas comment cela avait pu se produire.
Sam resta un petit moment sans répondre, il était encore perturbé par les images qu’il avait vues dans sa vision. Comment expliquer à une veuve que c’était l’esprit de Goliath qui était responsable de la mort prématurée de son mari. Malgré la délicate situation les deux frères, ils lui demandèrent s’il elle était au courant des combats de chiens auxquels il participait.
En apprenant cette mauvaise nouvelle, les larmes se mirent à couler le long de ses joues. Elle savait que son mari sortait la nuit, mais jamais elle n’aurait pu penser qu’il sortait pour faire des choses aussi cruelles que des combats de chiens. Elle avait vraiment du mal à comprendre, ce que les frères venaient de lui apprendre.
Lorsqu’elle fut légèrement calmée, elle demanda aux agents si un jour elle saurait la vérité sur la mort de son mari. Sam répondit pour la réconforter qu’il ferait de leur mieux pour élucider cette affaire.
N’étant pas au courant de ce que faisait son défunt mari, elle ne pu donner l’endroit où il aurait pu enterrer Goliath. Elle leur indiqua juste le lieu préfère de son mari, la forêt de Cutler Park, à environ 30 km de Boston. Elle expliqua que c’était un endroit où il avait l’habitude de chasser les cervidés. Et que peut être le chien pouvait être enseveli là bas.
Avant de quitter la maison, Sam et Dean lui présentèrent leurs condoléances puis ils repartirent au motel.
« Pauvre femme ! » Commenta Dean en sortant de la maison.
« Oui ! Apprendre que son défunt mari faisait des combats avec Goliath, l’a totalement anéantie !» Répondit Sam.
Pendant le voyage, Sam avait toujours du mal à retrouvé sa sérénité. Lorsque Shelly avait raconté que c’était elle qui avait trouvé son mari allongé dans une mare de sang. Sam se rappela ce qu’il avait vécu lors de sa prémonition et de ce qu’il avait vu lorsque Goliath avait tué l’homme dans la ruelle.
Il n’avait croisé qu’une seule fois le regard fou de ce chien et savait dès lors qu’il ne s’arrêterait pas là. Il était fou de rage et sa haine envers l’homme le rendait potentiellement dangereux pour tous ceux qui croisaient sa route.
Pourquoi attaquait-il les gens ? Qu’avaient-ils fait pour mériter la mort ? Et surtout pourquoi tant d’animosité ? Comment est-il devenu aussi féroce ? Son maître devait l’avoir vraiment mal traité pour qu’il revienne sur terre si féroce.
Les frères Winchester rentrèrent ensuite au motel.
Quelques heures plus tard, ils allèrent dîner, puis se préparèrent pour aider l’homme que Sam avait vu dans sa vision.
Sam était enthousiasme à l’idée de sauver quelqu’un grâce à cette prémonition, même si celle-ci l’avait fait atrocement souffrir.
Ils étaient 22h45 lorsqu’ils quittèrent le motel pour Boston. Ils arrivèrent trois minutes avant l’heure prévue et s’arrêtèrent devant la ruelle où Sam avait vu l’homme mourir dans ses bras.
Ils descendirent de l’Impala pour rejoindre le fond de la petite rue. Mais lorsqu’ils arrivèrent il était trop tard. Ils découvrirent un homme gisant sur le bitume dans une flaque de sang.
Sam n’en revenait pas et se sentit impuissant puis se mit à grimacer de désespoir. Il était encore arrivé trop tard et il ne comprenait pas pourquoi ! Sa vision était pourtant claire, l’homme était décédé dans ses bras vers 23h17. Pourtant, ils n’avaient pas pu le sauver.
Sam se sentait vraiment mal et profondément angoissé. Cela le rendait malade et il bouillonnait intérieurement de colère. Le stress qu’il ressentait au plus profond de lui était palpable. Submergé par l’émotion, il ne put contenir des larmes qui embuèrent ses yeux.
Dean appela la police pour signaler le fait divers, puis aida son frère à revenir dans l’Impala, avant que les autorités ne viennent sur place.
Ils rentrèrent au motel silencieusement, avant de repartir à la chasse au chien fantôme.
A suivre...
Chapitre 4
Un léger brouillard recouvrait le bas des arbres. La forêt était sombre, déserte et son atmosphère, pesante. Seule la demi-lune éclairait cet endroit aux aspects maléfiques tandis que les arbres prenaient des allures de sorcières aux mains crochues.
Les deux frères avancèrent prudemment, cherchant la tombe de Goliath. Ils étaient sur leur garde, guettant le moindre bruit.
Ils trouvèrent enfin le lieu de l’enterrement. La terre n’était pas encore tassée et une croix préparée avec seulement deux branches indiquait que quelque chose avait été enseveli au pied de ce chêne.
Les deux frères déballèrent leur matériel et commencèrent à creuser. C’est à ce moment là, que sournoisement, le molosse fit son apparition derrière eux. Le temps d’un grognement, les deux frères se retournèrent et virent le Rottweiler les fixer avec des yeux rouges de haine, babines relevées et de la bave dégoulinant sur sa mâchoire.
Ils n’osèrent plus bouger, se regardèrent quelques secondes, puis d’un mouvement de tête se mirent d’accord. Le chien avait commencé à avancer dans leur direction. Dans un grognement féroce, le canidé choisit sa cible, se positionna et se rua sur Sam.
Dean n’eut aucune hésitation, il envoya un coup de pelle en fer sur le monstre et l’expédia momentanément dans son royaume.
Ils se remirent à creuser guettant à tour de rôle les alentours. Dean était presque arrivé au fond du trou, lorsque le canidé réapparut devant Sam, qui attendait en haut de la tombe. En le voyant, le cadet eut un sursaut et recula de quelques pas.
Goliath était toujours aussi féroce, il fixa Sam et se plaça devant lui prêt à l’attaquer. Mais Sam l’avait déjà vu faire. La bête se positionnait toujours devant sa proie avant de sauter au cou de ses victimes.
« Dean dépêche toi de remonter ! Ce sale cabot est de retour ! » Cria-t-il nerveux.
« J’y suis presque... »
Sam n’eut pas le temps de lui répondre que le chien lui sautait dessus.
Il esquiva l’attaque de justesse. Mais lorsqu’il revint à l’assaut, Sam n’eut qu’un seul reflex ! Celui de courir le plus vite et le plus loin possible pour écarter Goliath de Dean. Lui laissant ainsi le champ libre pour remonter de la fosse et brûler les restes du chien.
S’engagea alors une course effrénée entre le chien et l’homme. Même si Sam courrait vite, le chien ne mit pas longtemps à le rattraper.
Le Rottweiler se rua sur lui et lui saisit la cheville, qui sous la pression de sa mâchoire puissante se brisa. Sam s’étala sur le sol terreux et poussa un hurlement qui déchira le silence de ces bois.
Le canidé était toujours accroché à la jambe de Sammy, dont une quantité assez important de sang s’en écoulait. Sam, malgré la douleur qu’il ressentait, se dépêcha de lui lancer une poignée de sel qu’il avait en réserve dans sa poche.
Le molosse disparut en un instant.
Sam se tenait le bas de la jambe, tout en grimaçant. Quelques secondes plus tard le chien resurgit plus féroce et terrifiant que jamais. De la bave rougeâtre coulait abondamment de sa grosse gueule, ses crocs étaient recouverts du sang Sam, ses grognements étaient de plus fort en plus fort. Sam était terrifié.
Haletant, il fixait les yeux maléfiques du chien fantôme, comme un prédateur, le molosse lui rendit son regard. Compte-tenu des images sanglantes qu’il avait vu dans ses visions, il n’avait plus le choix, il devait affronter ses peurs.
Dean qui venait de remonter du fond de la tombe, vit son frère en mauvaise posture, il le contempla nerveusement de loin.
Son regard fit des allers et retours entre le plus jeune des Winchester et le chien. Il se dépêcha de jeter tout les ingrédients dans la fosse et craqua plusieurs allumettes, il lâcha le tout sur la dépouille de Goliath.
Ce dernier disparu en hurlant dans un halo de flammes rouges pour finir en poussière. Dean se précipita aussi vite qu’il le pu pour rejoindre son cadet.
« Sammy ça va ? » S’inquiéta l’aîné en voyant le sang couler de sa jambe.
« J’ai mal ! » Répondit Sam en grimaçant.
« Laisse-moi voir ? »
« Vas-y doucement ma cheville me fait un mal de chien… et ce n’est pas une métaphore...» Essaya-t-il de plaisanter dans un souffle.
« Je veux bien te croire Sammy ! »
Dean souleva doucement le bas du pantalon de son frère et découvrit avec horreur l’état de la chaussure de Sam. Celle-ci était couverte de sang et à moitié déchiquetée. Elle était transpercée de part en part par les crocs de Goliath. En examinant de plus près, il remarqua en plus que la cheville de son cadet était cassée.
« Sam je crois que c’est cassé.» L’informa-t-il d’une voix anxieuse.
« Nom d’un chien ! » Ronchonna le plus jeune fatigué.
« Je vais chercher de quoi te faire une attelle. »
Dean parcourut quelques mètres et ramena deux branches afin de confectionner un support pour aider Sam à marcher jusqu'à la voiture.
Il installa ensuite les deux branches sur le côté de la cheville de Sam et déchira un bout de sa chemise pour maintenir le tout. Lorsqu’il serra le bandage, Sam cria, la douleur était insupportable et l’avait totalement rendu léthargique. Son visage avait pris un teint blafard et des gouttes de sueur dégoulinaient un peu partout sur son visage.
Dean aida son frère à se relever et le conduisit jusqu'à ce qu’ils arrivent enfin dans la voiture où il déposa Sam sur le siège arrière de l’Impala.
Le plus jeune des Winchester était mal en point. Sa jambe le faisait terriblement souffrir, bien plus que les blessures qu’il avait subi quelques semaines auparavant. Il ne se sentait vraiment pas bien. Sa vue était légèrement floue et le plafond de l’Impala pivotait comme s’il était dans un manège qui tournait à grande vitesse sans s’arrêter. Ça lui donnait mal au cœur. Il essaya de respirer profondément et de se relaxer, afin de faire passer tous ses symptômes, mais rien ne fonctionnait.
Dean essayait de le rassurer, mais Sam n’était pas dupe. Il savait que son frère faisait tout pour le ménager et cacher ce qu’il ressentait vraiment.
« Ça va aller Sammy, je vais te conduire à l’hôpital ! »
« Non ! Pas l’hô...pital...» Souffla-t-il d’une voix saccadée
« Sammy, ta cheville est cassée, il n’y a qu’à l’hôpital où ils pourront te soigner ! »
« Dean ! Dr. Morris » Suggéra Sam d’une voix faible.
« Tu veux que je t’emmène à son cabinet médicale ? »
« S’il te plait appelle-le... »
« Sammy ! Tu as vu l’heure ? Il doit dormir à cette heure-ci et en plus je n’ai pas son numéro ! »
« Dans mon por...table » Souffla-t-il doucement.
Dean s’arrêta immédiatement sur le bas côté de la route et chercha le téléphone dans la veste de son cadet. Il trouva son mobile et chercha le numéro du médecin.
Il était deux heures trente du matin lorsqu’une voix endormie répondit au téléphone.
« Bonjour doc, sincèrement désolé de vous déranger à cette heure, mais mon frère est gravement blessé. Pourr...»
« Ne m’en dite pas plus ! Où êtes-vous ? »
« Sur la route 128 à 15 km de Cutler Park. »
« Prenez la direction de Newtonville, arrivée dans la ville c’est la première maison sur votre gauche. Garez-vous dans l’allée.»
« Merci doc ! »
Dean éteignit son portable et accéléra, faisant vrombir le moteur de l’Impala.
En à peine dix minutes il était arrivé. Josh Morris aida Dean à transporter le cadet à l’intérieur puis ils allongèrent Sam sur un lit.
Le médecin enleva d’abord le bandage provisoire que l’aîné avait fait dans l’urgence. Il empoigna une paire de ciseaux et découpa ensuite le bas du pantalon, en remontant jusqu’à son genou afin de voir plus facilement ce qu’il faisait.
Il lui enleva délicatement la chaussure et la chaussette qui étaient transpercées par les crocs du chien fantôme.
Lorsqu’il vit les dégâts occasionnés par le molosse, il prépara une injection de morphine. Même si Sam était dans un état semi conscient, cela ne l’empêchait pas de réagir à la douleur surtout quand il manipulait sa cheville. Le cadet serait les dents et grimaçait tout en soufflant pour essayer d’atténuer sa souffrance.
« L’os de votre tibia est cassé, je vais devoir réduire votre fracture ! » les informa Josh.
« Aïe... Aïe... » Fit Sam doucement en grimaçant.
« Je vais vous donner de la morphine, ça atténuera une bonne partie la douleur.»
Il lui fit l’injection dans la cuisse.
En attendant qu’elle fasse son effet, il désinfecta la blessure.
« Dean mettez-vous au dessus de lui pour lui maintenir les épaules. Il faut qu’il reste le plus immobile possible !»
« Ok !» Fit Dean d’une voix tremblante.
Sam était passé d’un état semi conscient à un état somnolant, la morphine commençait à faire son effet. Le médecin prit délicatement le pied du jeune homme, le tourna légèrement et tira d’un coup sec. Remettant ainsi l’os en place.
Même si la morphine avait agit, Sam ne put retenir un long hurlement de douleur. Dean, quant à lui, l’empêcha de bouger comme le docteur lui avait demandé.
Sam souffla plusieurs fois avant de se détendre complètement. Sa vue était légèrement floue et il transpirait à grosses gouttes. En effet la remise en place du Perronet lui avait donné des sueurs froides.
Mais pour Sam comme pour le médecin, rien n’était encore fini. Il restait à faire les points de sutures et appliquer le plâtre.
Aux fils des minutes Sam se sentit partir dans l’inconscience. Il avait beau résister à ce sommeil forcé, il ne put rien faire, le produit l’avait littéralement mis HS, laissant ainsi le médecin finir les soins.
Pendant tout ce temps Dean était resté auprès de son cadet.
Lorsque les soins furent terminés, le docteur proposa à Dean de dormir dans une chambre. Dean refusa catégoriquement de laisser son frère. Le médecin essaya de le rassurer en lui annonçant qu’il resterait là, afin de le surveiller.
« Dean ! Vous seriez mieux dans un lit. »
« Non, je préfère rester à côté de lui. Je veux être là lorsqu’il se réveillera ! »
« Vous ne changerez pas d’avis ? » Répondit le docteur, ayant cerné le caractère têtu de l’aîné.
« Non ! »
« Ok, je vais vous chercher une chaise longue et une couverture. Comme ça vous pourrez dormir à côté de lui dans une position plus confortable.» Capitula le médecin.
« Merci ! » Fit Dean avec un léger sourire.
Dean surveilla de temps en temps son petit frère, mais la fatigue eut raison de lui, au bout d’une heure il s’endormit. Le docteur resta éveillé toute la nuit, afin de surveiller les constantes de son patient.
Au petit matin, Sam ouvrit lentement les paupières, sa vue était floue, mais celle-ci s’ajusta rapidement à la lumière environnante.
« Bonjour Sam !»
Sam tourna la tête et adressa un sourire à l’homme de science avant de répondre.
« Bonjour docteur ! » Dit-il doucement la voix enrouée !
« Comment vous sentez vous ce matin ? »
« Comme si un train en...tier m’était passé des...sus. J’ai des courba...tures partout ! Ma jam...be me fa...it mal et j’ai soif !» Souffla-t-il.
« Je vais vous cherchez ce qu’il vous faut.»
« Merci doc »
Le médecin chercha dans l’armoire à pharmacie des comprimés d’ibuprofène. Puis il ramena le tout avec un verre d’eau. Sam avala d’abord les cachets, puis vida le verre d’une seule traite. Le docteur aida ensuite Sam à se déplacer pour aller aux toilettes. Puis il le ramena jusqu’à son lit.
« Vous avez faim ? »
« Un peu. »
« Un café et pancakes ? Ça vous dit ? »
« Pourquoi pas !»
Dean quant à lui dormait toujours, la nuit avait été des plus éprouvantes et Sam ne voulait pas le réveiller.
Il se réveilla quatre bonnes heures plus tard tandis que Sam s’était entre temps rendormi.
Il était étonné de s’être assoupi aussi longtemps et surpris que Sam dorme encore.
« Il dort encore ! » Demanda-t-il au médecin.
« Il vient juste de se rendormir.»
« Vous auriez pu me réveiller ! » Bougonna l’aîné.
« Votre frère m’a demandé de ne pas le faire. Il voulait que vous vous reposiez. »
« Comment va-t-il ? » Questionna l’aîné inquiet.
« Bien ! »
« Vous en êtes sur ? Je trouve qu’il est blanc comme un linge »
« Ne vous inquiétez pas, il est en anémie, il a perdu beaucoup de sang. Maintenant il a surtout besoin de repos, pour reprendre des forces. »
« Vous êtes vraiment sur ? »
« Certain ! Vous avez faim ? »
« Oui ! »
« Un café et une part de tarte ? »
« D’accord !»
« Heu... Où sont les toilettes ? »
« Juste derrière vous ! »
« Merci »
Lorsque Sam se réveilla de nouveau, les deux frangins quittèrent la maison du docteur Morris dans la soirée avec des consignes stricts pour le bon rétablissement du plus jeune.
Dean et Sam durent rester dans la ville de Charlestown, Massachusetts, pendant quatre longues semaines. Période correspondante à la guérison de la cheville de Sam.
Au terme de ces longues semaines, ils retournèrent voir le médecin qui le libéra de l’emprise du plâtre, les deux Winchester le remercièrent vivement puis reprirent enfin la route vers d’autres chasses toutes aussi étranges.
FIN
Voilà ma fiction est finie. J’espère qu’elle vous a plu.
Je suis consciente de ne pas être très douée dans le domaine de l’écriture, je ne renouvèlerais donc pas expérience de cette première fois.
Merci à tous ce qui ont lu ma première et dernière fiction et à ceux qui m’ont laissé des commentaires.