HypnoFanfics

Heavenly Relation

Série : Supernatural
Création : 27.04.2019 à 22h55
Auteur : diana62800 
Statut : Terminée

« Quand Beth, une jeune femme débarque devant eux, les deux frères cherchent à savoir qui elle est vraiment et ce qu’elle cache mais un lien très spécial les lie tous les trois. » diana62800 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes

Afficher la fanfic

Allongée sur son lit, Beth est toujours blottie dans les bras de Castiel et ses larmes se sont arrêtés. 

- Tu veux en parler ? demande Castiel d'une voix douce. 
- Pas maintenant. 
- D'accord. 

Castiel claque des doigts et leur chanson se fait entendre. 

- Merci Castiel. 
- T'as pas à me remercier, c'est normal. 
- Merci d'être là. 
- Je suis là parce que je le veux. 

Il dépose un tendre baiser sur le haut de la tête de la jeune femme et les deux amoureux restent dans les bras de l'autre tout en écoutant leur chanson...

Carly, Dean et Sam sont dans cuisine et n'ont pas bougé. 

- Comment ça, Beth est responsable de ma mort. 
- Je te rassure, elle l'est pas mais c'est ce qu'elle croit et ce qu'elle ressent.
- Tu sais ce qu'il sait passé ? 
- Oui. 

Flashback (Février 2033)


Carly est tranquillement en train de parler avec sa mère, Karen, dans le salon quand elle entend son père et sa petite sœur arriver.

- S'il te plait papa. 
- Je t'ai dis non, Beth. 
- Mais la semaine dernière, t'avais dit que je pouvais aller chez Dawn ce week end. 
- Et j'ai changé d'avis. 
- Pourquoi ? 
- Tu le sais très bien. 
- Non, je sais pas. 
- Beth, ce week-end nous allons rendre visite à votre oncle Sam, avoue Karen. 
- C'est nouveau, ça vient de sortir? demande Beth sèchement. 
- Eileen a téléphoné pour savoir si on pouvait passer ce week end et on a dit oui. 
- C'est pas juste, lance Beth en haussant la voix.
- Beth, change de ton avec moi.
- Mais j'ai dit à Dawn que vous étiez d'accord pour que je passe le week end chez elle. 
- T'iras dormir chez Dawn le week end prochain. 
- Non, c'est pas juste. J'adore oncle Sam mais j'étais pas au courant. 
- Je te rassure Beth, moi non plus j'étais pas au courant et j'imagine que je dois, moi aussi, changer mes plans pour ce week-end. 
- On a deux filles très intelligentes, lance Karen avec un grand sourire. 
- Vous avez qu'à y aller tous les trois et moi, je passe tout le week end chez Dawn, ses parents seront là de toute façon. 
- J'ai dit non Beth, dit Dean en haussant légèrement la voix.
- Papa qui fait sa grosse voix, c'est rarement bon signe, ironise Carly.

Dean et Beth regardent Carly. 

- Faites comme-ci j'avais rien dit, lance-t-elle en levant les mains.
- On y va tous les quatre. 
- Papa, tu pourrait... 
- Beth, arrête, j'ai dit non et je reviendrais pas là-dessus. 
- Je suis sûre que oncle Sammy et tante Eileen comprendront qu'on peut pas venir. 
- Beth, on va pas changer nos plans pour toi. 
- Mais Carly et moi, on doit les changer pour toi, c'est ça ? 
- T'as tout compris. 
- Maman, tu pourrais intervenir s'il te plait. 
- Je m'en mêle pas, c'est entre ton père et toi. 
- J'irais pas, hurle-t-elle.
- Beth, change de comportement. 
- J'ai quand même le droit de m'exprimer. 
- Oui, tu as le droit mais il y a une manière de le faire, répond Karen.
- Évidemment, tu es de son côté.
- Je suis du côté de personne Beth mais tu dois comprendre que ton attitude n'est pas tolérable. 
- C'est vraiment dégueulasse, je... 
- Beth, va dans ta chambre, tout de suite et sans discuter mais avant ton portable, dit-il en tendant sa main. 

Elle lui donne son téléphone portable. 

- Je te déteste, hurle Beth en se dirigeant vers sa chambre. 
- Et je t'interdis d'en sortir. 

Beth entre dans sa chambre et claque violement la porte. 

- Claquement de porte, ça, c'est fait, ironise Carly. 
- Carly, commence pas s'il te plait. 

Dean va mettre le portable de sa fille cadette dans une armoire qu'il ferme à double tour, il enfile sa veste avant de mettre quelques armes, qui sont posées sur la table dans le salon, dans le grand sac qu'il a dans la main. 

- T'en auras pour combien de temps ? 
- Peut-être une heure ou deux. 
- Tu veux pas que je vienne avec toi ? 
- C'est une chasse habituelle, je chope ce démon, je lui lance quelques insultes et je l'envoie en enfer.

Dean s'approche de sa femme.

- Ne t'inquiète chérie, tu t'apercevras même pas de mon absence. 
- Je serais plus rassurée si j'y allais avec toi. 
- L'un de nous doit rester pour veiller sur nos filles. 
- Vous savez tous les deux que je suis là et on est capable de se garder nous même. 
- Oui, on le sait, répondent Dean et Karen souriant et en même temps. 

Karen se lève et s'éloigne avec Dean et le couple s'arrête devant la porte. 

- Dean. 
- Oui. 
- Promets-moi de faire très attention, s'il te plait. 
- Je suis toujours très prudent. 

Elle lève les sourcils. 

- La plupart du temps, je veux dire. 
- Évidemment, lance-t-elle avec sarcasme. 

Elle prend son mari dans ses bras et le sert très fort. 

- Chérie, j'en ai pas pour longtemps, je vais revenir. 
- J'ai un mauvais pressentiment avec cette chasse, je devrais peut-être venir avec toi. 
- Non, ça va aller. 

Le couple s'embrasse tendrement. 

- Je t'aime Dean. 

Il pose sa main sur la joue de sa femme. 

- Je t'aime aussi chérie, dit-il avant de déposer un baiser sur le front de Karen. Je reviens très vite. 

- Fais très attention. 

Il lui fait un clin d'œil en souriant et sort de la maison, Karen se met dans l'encadrement de la porte et le regarde monter dans son Impala et s'éloigner. La mère de famille est envahi d'un mauvais pressentiment et ça depuis quelques jours... 

Beth est dans sa chambre en train de ruminer en faisant les cents pas durant quelques instants jusqu'à ce qu'elle entende la voiture de son père démarrer. 

Elle enfile rapidement ses chaussures et sa veste avant de se diriger vers la porte de sa chambre. Elle colle son oreille contre celle-ci et écoute si quelqu'un arrive. Après s'être assurée qu'il y avait personne, Beth s'approche de la fenêtre, l'ouvre et sort par celle-ci. 

Dean se gare, coupe le contacte et sort de sa voiture. Il regarde autour lui et va vers le coffre de sa voiture et l'ouvre, il fouille dedans et attrape une arme qu'il charge de balles, il en met une boîte dans sa poche avant de refermer le coffre. Il jette un œil autour de lui et s'éloigne. 

Carly et Karen sont toutes les deux assises sur le canapé dans le salon à discuter. 

- Ne t'inquiète pas pour papa, maman. Il a l'habitude de chasser ces foutus démons de malheur.
- Ça, je le sais ma puce, c'est comme ça qu'on s'est rencontrer tous les deux mais je m'inquiète pour lui, je sens que quelque chose de terrible va se passer. 
- Arrête de penser à ça.
- Je peux pas, je le ressens au plus profond de moi. Tu sais que ton père et moi, on a un lien, aucun de nous ne peut vivre sans l'autre et je... 
- Maman, tu vas bien et papa aussi va bien, vous allez bien tous les deux alors arrête de t'en faire pour ça. 
- Tu verras quand tu rencontreras celle qui te faut, tu comprendras ce que je vis. 
- Je préfère m'amuser que de me poser avec quelqu'un. 
- Dire que ton père était comme toi avant que je le rencontre. Il aimait butiner de femme en femme. 
- Oh pitié maman, évite moi les détails. Et en parlant de papa, il risque rien. Il est entouré de trois sorcières, bon Beth et moi, on est pas à ton niveau en matières de puissances mais c'est qu'une question de temps. 
- T'aurais un niveau plus élevé si t'assistais aux cours que je donne toutes les semaines. 
- Je sais maman mais je préfère sortir avec mes amis... mais je respecte tes cours et toi encore plus. 
- Je suis ravie de le savoir. 

Un blanc de quelques secondes se fait entendre. 

- C'est bizarre. 
- Quoi ? demande Karen.
- Beth ne fait aucun bruit. 
- Et ? 
- Et c'est pas dans ses habitude de rester aussi calme quand elle est énervée. 
- Elle est sûrement en train de bouder dans sa chambre, c'est tout, répond la mère de famille. Elle pensait passer le week end chez Dawn, elle est déçue de pas pouvoir y aller. Va la chercher pour qu'on passe un peu de temps entre filles.  
- Okay, lance Carly en se levant. 

Carly quitte le salon et va directement vers la chambre de Beth. Arrivée devant, elle donne quelques coups contre la porte. 

- Beth, dit Carly en ouvrant la porte. Beth.

Carly réalise que la chambre est vide, elle survole la pièce du regard et voit la fenêtre ouverte. 

- Oh non, c'est pas vrai. 

Elle retourne rapidement près de sa mère. 

- Beth n'est plus là. 
- Comment ça, elle est plus là ? 
- Sa chambre est vide et sa fenêtre est grande ouverte, avoue Carly. 
- Quoi ? demande-t-elle en se levant. 

Karen va directement dans la chambre de sa fille cadette, Carly la suit. 

- Beth. Beth. 
- Elle est pas là. 

Carly et sa mère sont totalement paniquées... 

Dean insulte un démon tout en lui donnant des coups  pendant quelques instants avant de le tuer. 

- Et voilà le travail. 

Il se retourne et sursaute en voyant sa fille devant lui. 

- Beth mais qu'est-ce que tu fous ici ? Je t'ai dit de rester dans ta chambre. 
- Je suis punie, je sais mais je voulais te parler de ce week-end. 

Un autre démon approche du duo sans faire de bruit. 

- J'ai été très clair avec toi, t'iras chez Dawn le week-end prochain. 
- Mais papa.... 
- Il y a pas de mais Beth, continue comme ça et t'iras pas du tout.
- Papa, je... 
- Beth, arrête ça tout de suite, je changerais pas d'avis  
- Je te déteste. 
- Je sais, tu me l'as déjà dit. Maintenant, tu rentres tout de suite à la maison et sans discuter. 

Beth ne bouge pas, ce qui a le don d'agacer Dean. 

- Beth, tu rentres, hurle-t-il. 

Elle ne répond pas et croise ses bras pour montrer son mécontentement. 

- Beth, je commence à perdre patience. Pourquoi il faut que tu sois aussi butée ? 
- C'est de famille, je tiens de toi. 

Le démon est à quelques centimètres de Dean, ce dernier ne le voit pas mais Beth le voit. 

- Papa, il y a... commence-t-elle à dire paniquée en décroisant les bras.
- Beth, ça suffit maintenant, tu rentres et c'est la dernière fois que je te le dis.

Le démon se place juste derrière Dean et lui plante dans le dos le sabre qu'il a dans les mains. 

- Non, hurle Beth à plein poumons. 

Le démon retire le sabre du dos de Dean avec un énorme sourire sur le visage. Ce dernier s'écroule à terre et Beth court vers son père qui est gravement blessé.

- Papa, dit-elle en s'approchant.

Elle s'accroupie aux cotés de son père et lui prend la main qu'elle serre très fort comme pour lui dire qu'elle est près de lui. 

- Papa. Papa, accroche-toi, ça va aller. Je suis là papa. 
- Oh, ton petit papa est mal en point on dirait, dit le démon en souriant. 
- Barre-toi. 
- Oh tu crois que tu me fais peur petite fille. 
- Tu sais pas à qui t'as à faire enfoiré. 
- À une gamine ? 

Beth lâche délicatement la main de son père qu'elle pose sur son ventre, elle se lève et une colère l'envahie d'un seul coup.

- Tu sais vraiment pas qui tu as en face de toi. Je suis Beth Winchester, la fille cadette de Dean et Karen Winchester mais à mon avis, tu dois me connaître sous le nom "les sœurs Winchester".
- Ah, t'es l'une entre elles.
- Oui, répond Beth qui à ses yeux qui s'assombrirent, et tu vas regretter ce que tu viens de faire à mon père.
- Houhou, j'ai peur, dit-il en faisant semblant de trembler ses mains devant la jeune fille.

La colère de Beth grandie de plus en plus au point que ses yeux bleus deviennent totalement noir et que de l'électricité y en sort.

- Tu vas nous fait un petit tour de magie ?
- Oui, je vais te faire disparaît enfoiré.

Beth ferme les yeux quelques secondes avant de les ouvrir. 

- Tu veux jouer enfoiré, on va jouer, dit-elle avec beaucoup d'assurance.
- Vas-y petite fille. 

Beth fait quelques vers le démon et utilise ses pouvoirs sur lui, elle ressert les doigts de sa main qui empêche au démon de respirer normalement. Elle le soulève, le met en lévitation et le projette contre l'arbre derrière lui avant de faire apparaître une boule de feu dans sa main droite et de le maintenir immobile avec son autre main. 

- Il y a une chose que tu dois savoir à mon sujet, j'ai un côté très noir que personne ne connaît. 
- Oh, la petite fille veut jouer la grande. 
- Appelle-moi Bad Beth. 
- Je croyais que c'était Beth. 
- Oui et non, t'as réveillé la part sombre de Beth, qui dormait en elle, en poignardant mon père et je te jure que tu ne trouveras jamais la tranquillité, tu vas vivre un enfer en enfer pour l'éternité. 

Elle augmente l'intensité de la boule de feu. 

- T'as une dernière chose à dire ? 
- Arrête tes conneries et libère moi. 
- Alors là, dans tes rêves trésor, dit-elle avec beaucoup de sarcasme. 

La visage de Beth se durcir encore plus et le noir de ses yeux devient encore plus noir, elle regarde le démon quelques instants et lance la boule de feu vers lui, ce dernier hurle de douleur sous les yeux satisfaisant de la jeune fille. 

Beth bouge légèrement sa tête de gauche à droite et regarde autour d'elle un peu perdue. Ses yeux ont retrouvé leurs couleurs d'origines. Elle voit le démon en train de brûler et disparaître d'un seul coup. 

- Comment j'ai fait ça ? se demande-t-elle. 

Elle entend du bruit et tourne sa tête vers l'endroit d'où provient ce bruit. 

- Papa. 

Elle court vers Dean qui est très mal en point et a du mal à respirer. 

- Papa, dit-elle en le callant contre elle, je suis là. Ça va aller, souffle-t-elle en larmes. À l'aide, j'ai besoin d'aide, hurle-t-elle.
- Beth, tu diras à ta mère que je l'aime et aussi à ta sœur.
- Non, tu leur diras toi-même. Papa, je t'en pris tiens le coup. À l'aide, hurle-t-elle à nouveau, à l'aide. Je suis désolée papa.
- T'as pas à l'être.
- Si.

Dean commence doucement à fermer les yeux tandis que Beth continue d'appeler à l'aide mais personnes ne vient. 

Les minutes passent et l'état de Dean est de plus en plus critique. Les mains de Beth, pleines de sang, sont posées sur les blessures de son père.

- Mais pourquoi il y a jamais personne dans les parcs la nuit, lance-t-elle en regardant autour d'elle. 
- On est en pleine nuit, c'est normale qu'il ait personne. 
- Pour ce que je t'aie dit tout à l'heure, je le pensais pas. 
- Tu me détestes pas ? 
- Pas du tout, je t'aime papa. 
- Je... 

Dean perd connaissance. 

- Papa. Papa. Papa. Papa. 

La jeune fille pose une de ses mains au niveau de sa poitrine et ne sent rien. Ses larmes continuent toujours de couler alors qu'elle place deux doigts au niveau de son coup et là non plus, elle ne sent rien. 

- Non, crie-t-elle à plein poumons. Non. Non. Non. 

Beth laisse éclater ses sanglots alors qu'elle a son père allongé sans vie dans ses bras... 

Fin du flashback. 


En racontant ce souvenir très difficile, Carly a les larmes aux yeux. 

- J'étais en voiture avec maman quand tu as poussé ton dernier soupir, maman l'a tout de suite ressenti et elle a plus jamais été la même après ça. 
- Comment t'as su ce qu'il s'est passé puisque que tu n'étais pas avec Beth quand ça s'est passé ? 
- Beth m'a laissé fouiller dans ses souvenirs. Quand maman et moi sommes arrivées, tu étais dans les bras de Beth, elle était en larmes et complétement dévastée, elle venait d'avoir à peine douze ans à l'époque. Quand elle t'a vu, maman s'est effondrée de chagrin. Aucune de nous ne s'est remise de ta mort. 
- Elle y est pour rien, c'est un démon qui m'a tué. 
- Je le sais et maman aussi le sait mais c'est c'que Beth pense. Elle pense que c'est elle qui t'a tué parce qu'elle t'a interrompu dans ta chasse. Papa, faut que t'essayes de lui faire comprendre qu'elle y est pour rien, que c'est pas sa faute. 
- Je veux bien essayer. Tu veux bien me montrer ce qu'il m'est arrivé ? 
- Tu veux que je revives l'un des pires jours de ma vie ? 
- Il faut que je sache ce qui s'est passé. 
- Je regrette, je peux pas. 

Les larmes de Carly continuent de couler. 

- Rien que le faite de vous raconter ça, ça me... ça... ça me... Je regrette papa, je... dit-elle en sanglotant.
- C'est rien, je comprends, lance Dean en prenant sa fille dans ses bras.

Le trio s'installe à table tandis que Carly se remet de ses émotions. Revivre le souvenir de cette triste nuit est très dure pour elle. 

Après avoir passé la journée avec Castiel dans sa chambre, Beth est assise par terre dans la cuisine, plusieurs photos, principalement des photos d'elle avec Dean, sont éparpillées sur le sol. Elle attrape une petite bouteille de bière et en avale une gorgée. 

Dean fait quelques pas et s'assoit à ses côtés. 

- Je peux m'assoir ? 
- Tu es déjà assis. 
- Je demandais juste par politesse. 

Beth regarde son père, Dean remarque que sa fille a les yeux très rouge, c'est du au fait qu'elle ait pleuré toute la journée. 

- Je suis vraiment désolée papa. 
- T'as pas à l'être Beth. 
- Si, je t'ai tué, tu es mort à cause de moi. 
- C'est un démon qui m'a tué, pas toi. 
- Je t'ai déconcentré dans ta chasse. Si j’avais pas fait le mur pour venir te rejoindre et que j'étais restée dans ma chambre comme tu me l'avais demandé, tu serais toujours de ce monde, tu serais toujours en vie, tu serais toujours avec nous, finit-elle en larmes. 

Dean pose son bras sur les épaules de sa cadette et cette dernière se blottie dans les bras de son père. 

- Tu me manques tellement papa. 
- Je suis là. 
- Pour l'instant. 
- Comment ça ? 

Beth relève la tête et s'écarte légèrement des bras de son père

- Dès qu'on aura retrouvé Raxe et Tad par la même occassion, parce qu'il est hors de question que je quitte cette époque en le laissant en vie, Carly et moi, on va devoir repartir et se retrouver sans toi. 
- Et si on profitait du temps qu'on a pour le passer tous ensemble, qu'est-ce que t'en dis ? 
- Je suis d'accord, répond la jeune femme. Tu m'en veux pas ?
- Et pourquoi je t'en voudrais ? 
- Je t'ai tué. 
- Écoute-moi bien Beth Winchester, tu ne m'a pas tué, c'est un démon de pacotille qui m'a tué, c'est pas toi. T'as bien compris, tu ne m'as pas tué, t'y es pour rien, ce n'est pas ta faute. 
- Si, dit-elle en baissant les yeux. 
- Non, c'est pas ta faute Beth, rien n'est de ta faute. 
- Je suis désolée papa, dit-elle en posant sa tête sur l'épaule de son père
- Chut, murmure-t-il avant de déposer un baiser sur le haut de la tête de sa fille. 

Le père et la fille restent comme ça un petit moment. 

- C'est quoi ces photos ? demande Dean pour rompre le silence. 
- C'est des photos de toi, maman, Carly et moi mais y a surtout des photos de nous deux. 
- Ta mère est sur ces photos ? 
- Oui. 
- Génial, je vais enfin savoir à quoi elle ressemble, dit-il en souriant. 

Il commence à fouiller dans les photos qui sont étalées à terre. 

- Oh que non, dit-elle en claquant des doigts. Il est hors de question que tu découvres le visage de maman avant que tu la rencontre. 
- Si je sais à quoi elle ressemble, je pourrai l'aborder plus facilement. 
- Oh, c'est nouveau ça ? T'as besoin de ça pour draguer les femmes maintenant ? 
- Non, j'ai juste à sourire avec une petite blague et c'est dans la poche. 
- Carly est bien ta fille, tu peux être rassurer, ta relève est assurée avec elle. 

Dean continue de fouiller dans les photos et en prend une où il est dessus avec une femme dans les bras. La femme qui est sur la photo à le visage, les cheveux et le cou effacé. 

- C'est Karen ? demande Dean en montrant la photo. 
- Oui, c'est maman.
- Mais on voit rien. 
- Je sais, c'est moi qui ait fait ça. Papa, à chaque fois que tu nous raconterais ta rencontre avec maman, t'avais les yeux qui pétillent et j'ai pas envie que tu perdes cette étincelle.
- Okay. 

Ils se sourient. Beth prend une photo. 

- Celle-ci, on l'a prise trois jours avant que tu nous quittes. 
- T'es très jeune dessus. 
- J'avais douze ans. 
- Et moi, j'ai l'air d'un... d'un... vieux, souffle-t-il.
- Toutes les filles de ma classe été en admiration devant toi. 
- C'est vrai ? demande-t-il avec étonnement. 

Beth hoche la tête. 

- Je suis flatté, dit-il tout content. 

Beth prend une autre photo. 

- Et celle-ci, c'est ma préférée de nous deux. 
- T'as quel âge dessus ? 
- J'ai huit ans. 
- C'était en quelle année ? 
- En deux mille... je te le dirais pas. 

Dean fait sa tête faussement vexé. 

- Pourquoi cette photo est ta préférée ? 
- Elle a été prise quand on est allé faire du camping tous les trois, toi, Carly et moi. 
- Et ta mère ? 
- Elle est pas venue, c'était un week end entre père et fille. 

Dean sourit. 

- Et en tant que père... euh... j'étais... euh... 
- Génial mais ça, tu le sais déjà. 
- Et comment je le serais ? J'ai rien dit. 
- Parce que tu as déjà posé la question à Carly et qu'elle t'a répondu. Vas-y, pose ta question. 
- J'étais comment comme père ? 
- T'as été un père super génial, le meilleur des pères qu'une enfant peut avoir et tu nous as donné ce que toi, t'as jamais eu, une véritable enfance avec une vie d'enfant normale. T'as été là à chacune de nos rentrées scolaires, à nos anniversaires, à noël, à nos spectacles d'école. 
- J'ai été un père cool et dans le coup ? 
- Oui, t'as été un papa très cool et je suis très fière d'être une Winchester et encore plus fière d'être ta fille papa. 

Quelques larmes coulent sur les joues de Dean sans qu'il puisse les contrôler.

- Qu'est-ce qu'il y ?
- Rien, dit-il en les essayant avec ses mains.
- Si, il y a quelque chose, sinon, t'aurais pas les yeux humides.
- Tout va bien.
- Papa.

D'autres larmes font leurs apparitions sur les joues de Dean, ce dernier les essui. 

- Mais qu'est-ce qu'il y a papa ? 
- Rien, je t'assure, c'est juste que... que... 
- Que quoi ? 
- C'est le fait que tu m'appelles papa, ça... 
- Ça te dérange, c'est ça ?
- Je... 
- Si vraiment t'aimes pas que je t'appelle comme ça, tu peux me le dire et je t'appellerai par ton prénom mais perso, je préfère dire papa. 
- J'aime quand tu m'appelles papa. Ça me touche tellement de t'entendre m'appeler comme ça, avoue Dean très émue. 
- Dans ce cas, je vais continuer si t'es d'accord. 
- Je le suis. 
- Je t'aime papa, dit Beth en se blottissant dans les bras de son père. 
- Je t'aime aussi Beth. 

Les deux Winchester se serrent dans les bras quelques instants avant de se séparer. Beth attrape sa bière et en avale une gorgée et la repose à côté d'elle, elle regarde son père et claque des doigts, une bouteille de bière apparait dans la main de Dean. 

- Merci, lance Dean.
- Y a pas de quoi.
- Y a quand même des avantages à avoir des pouvoirs.
- Oui, avoue Beth avec un petit sourire.
- Pour finir notre petite conversation de ce matin, raconte-moi tout sur ton histoire avec Cass.
- Je suis très amoureuse de Castiel.
- Oui, ça, je le sais mais ce que je veux savoir, c'est le reste.
- Papa.
- Oui, je suis ton père et j'ai le droit de tout savoir sur ta vie et comme tu sors avec Cass, je suis en droit de tout savoir sur vous deux.

Beth regarde son père avec une grand sourire. 

- D'accord mais j'espère que t'as un peu de temps parce qu'il y a beaucoup à dire. 
- J'ai tout mon temps. 
- C'était un jour de décembre, un jeudi après-midi, pour être exacte. J'ai rencontré Castiel quand j'avais seize ans et je suis tombée amoureuse de lui à la seconde où j'ai croisé ses magnifiques yeux bleus... 

Beth continue de raconter son histoire avec Castiel et Dean l'écoute avec beaucoup d'attention.

Dès que la jeune femme a fini, Dean lui demande de lui raconter certains bons souvenirs qu'elle a avec lui, ce qu'elle fait avec plaisir. Elle lui expose des bons moments qu'ils ont partagé tous les quatre avec l'aide des photos qu'elle a devant elle... 


diana62800  (19.09.2020 à 01:32)
Message édité : 17.08.2022 à 14:51

Durant ces derniers jours, la relation entre Dean et Beth s'est nettement améliorée. Le père et la fille passent beaucoup de temps ensemble surtout pour combattre les démons en les titillant un peu avant de les tuer.

Tout comme Sam et Castiel, Carly est très heureuse de voir que sa sœur a retrouvé sa complicité avec leur père. 

Les quatre Winchester et Castiel ont mangé le repas fait par Carly. La petite famille a passé la soirée ensemble à parler tranquillement dans la bonne humeur. Après le repas, Carly, Dean et Sam ont décidé de sortir pour "draguer" comme dirait la jeune femme et son père...

Beth et Castiel sont allongés dans les bras de l'autre dans le lit de la jeune Winchester, avec un draps qui recouvre leur corps nu.

- J'aime ça, lance Beth d'une voix joyeuse.
- Je suis content que t'aies aimé, dit-il avant de déposer un baiser sur le haut de sa tête.
- Je parle pas de ça obsédé, dit-elle en souriant, je pensais pas que les anges avaient une grande libido.
- En temps normal, les anges en n'ont pas mais depuis que je t'ai rencontré, c'est différent, je me sens... je sais pas comment dire... je me sens...
- Humain ?
- Oui, je crois.
- Désolée si tu te sens différent à cause de moi.
- T'as pas à l'être, j'aime me sentir comme ça.
- C'est vrai ?

Il hoche positivement de la tête en souriant. Beth lui sourit en retour et l'embrasse tendrement sur les lèvres.

- Je parlais du silence et du calme qu'il y en ce moment. Okay, il y a des démons qu'on zigouille mais tout se passe bien, comme si tout était à sa place.
- T'oublies Raxe et Tad.
- Mais t'as le chic pour plomber l'ambiance.
- C'est un talent.
- Oh vraiment ?!

Il hoche la tête en souriant.

- J'aime quand on est tous les deux et j'ai vraiment hâte qu'on retrouve notre époque et notre vie, notre routine me manque.
- C'est sympa pour Sam et Dean.
- J'aime être ici, à cette époque et j'aime passer du temps avec mon père et Sammy, sincèrement mais notre époque me manque. Même si je leur parle de temps en temps, Dawn, Tiphaine et Victor me manquent terriblement. Je suis horrible de penser ça.
- Pas du tout, t'es partagée entre ton père et ton oncle, et tes amis que tu considères comme ta famille.
- Tu sais toujours quoi dire pour me rassurer.
- C'est parce que je te connais très bien. On se connaît par cœur tous les deux.

Beth, qui est collée contre son ange, s'allonge sur lui. Elle le regarde amoureusement.

- Je voulais te demander quelque chose.
- Tout ce que tu veux.
- Fait attention, je pourrais te prendre au mot, dit-elle en souriant. C'est par rapport à mon tatouage, est-ce que tu pourrais me le refaire ?
- Je croyais que tu l'avais récupéré.
- Je l'ai refait au moins dix fois mais il reste pas, il s'efface à chaque fois que j'le fais. Je regrette de l'avoir fait enlever et par Satan en personne.
- C'est Bad Beth qui l'a fait, c'est pas toi.
- Ça revient au même Castiel.
- Non Elisabeth, Bad Beth et toi êtes deux personnes totalement différentes. Arrête de ruminer le passé, ce qui est fait, est fait. C'est pas c'que tu me répètes très souvent ?!
- Si, mais maintenant, je me retrouve sans protec...

Castiel pose ses lèvres sur celles de la jeune sorcière pour qu'elle arrête de parler.

- Tu disais ?
- Je sais plus, j'ai oublié. 

Elle l'embrasse à son tour avec passion.

- Tu veux bien ?
- Bien sûr, avoue-t-il avec un clin d'œil.
- Ça... euh... ça sera aussi douloureux que la dernière fois ?
- Y a des chances oui.

Ils se sourient en se regardant amoureusement durant quelques instants.

- Je t'aime tellement Castiel.
- Je t'aime aussi Elisabeth, dit-il avant de l'embrasser tendrement.

Leur baiser s'intensifie en une passion qui les submergent tous les deux. Pris dans une passion dévorante, les deux amoureux se laissent aller dans leurs états torrides...

Beth et Castiel marche dans le couloir en essayant de pas faire de bruit.

- T'es obligée de te lever aussi tôt ? demande Castiel en passant ses bras autour de la taille de la jeune femme. On était bien au lit.
- Tu vas pas me dire que t'es fatigué ?
- Non mais il fait encore nuit dehors.
- Je sais mais on est le premier décembre et tu sais c'que ça veut dire.
- Que dans vingt-quatre jours, c'est Noël ?!
- Oui mais ça veut aussi dire qu'aujourd'hui, c'est le jour où on installe le sapin de Noël, avoue-t-elle toute joyeuse. Si, c'était que moi, le sapin serait installé depuis au moins deux semaines mais j'ai promis à Carly d'attendre le premier décembre.
- Un claquement de doigts et le tour est joué.
- Non, Carly fait ça mais pas moi. Tu veux me gâcher le plaisir de tout installer ?
- Bien sûr que non.
- Tant mieux, répond la jeune femme en souriant, mais avant, il y a une chose importante à faire.
- C'est quoi ?
- Prendre un bon petit déjeuner devant un film de Noël, avoue-t-elle avec un grand sourire. Tu sais à quel point j'adore les petits films de Noël.
- Oh que oui, je le sais, on y a le droit tous les ans.
- Sauf l'année dernière mais je vais me rattraper cette année.
- Va t'installer sur le canapé, je te rapporte tout c'qu'il faut.
- j'aimerai manger des...
- Elisabeth, je te connais depuis assez longtemps pour connaître tes gouts.
- Okay, j'y vais. Tu me trouveras sur le canapé.

Elle l'embrasse sur la joue et s'éloigne sous le regard amoureux de Castiel. Ce dernier utilise ses pouvoirs pour faire apparaître un plateau avec tout ce que Beth aime dessus, il le prend et va la rejoindre.

Beth est confortablement installée sur le canapé en train de choisir quel film regarder.

- Mademoiselle est servie, lance Castiel en posant le plateau sur la table basse.
- Il y a tout c'que j'aime, dit-elle en regardant tout ce qu'il y a sur le plateau.
- Je te l'ai dit, je te connais.
- Merci mon ange.
- Y a pas de quoi.
- Je rêve ou il y a deux tasses et deux assiettes ?
- Non, tu rêves pas.
- Tu vas boire et manger ? demande-t-elle étonnée.
- Oui, ça t'étonne ?
- Bin, oui. D'habitude, je suis obligée de te le demander une vingtaine de fois et tu me réponds non généralement.
- Aujourd'hui, j'avais envie.
- Tu fais ça pour moi ?

Il hoche positivement de la tête en souriant.

- C'est adorable de ta part.

Elle le regarde tendrement et avec amour.

- Quoi ? demande-t-il.
- Rien.
- Si, il y a quelque chose.
- Non, il y a rien, c'est juste que j'en reviens pas de la chance que j'ai de t'avoir dans ma vie.
- C'est moi qui en aie d'la chance.

Ils s'embrassent tendrement durant quelques secondes.

- T'as choisi le film ?
- Un film d'amour qui se passe à Noël, comme tous les autres films de Noël, dit-elle avec un grand sourire.

Beth met le film en route avant se blottir dans les bras de Castiel. Elle utilise ses pouvoirs pour placer le plateau en lévitation devant eux. Ils profitent de ce moment en amoureux pendant que les trois autres Winchester dorment encore.

Le film se termine et les deux amoureux se dirigent ensemble dans la cuisine. Beth pose le plateau sur l'îlot central, prend sa tasse qu'elle remplie de café.

- T'en veux ?
- Oui, je veux bien.

Elle verse du café dans sa tasse.

- Merci.
- Y a pas de quoi mon ange.

Assis à l'îlot central, Castiel et Beth parlent tranquillement depuis un moment quand une jeune femme d'une vingtaine d'années arrive dans la cuisine.

- Bonjour, lance Beth étonnée.
- Euh... oui, bonjour à vous aussi.
- Dean ou Carly ?
- Qui est Dean ?
- N'en dites pas plus, ça répond à ma question, lance Beth en souriant. Lui, c'est Castiel et moi, c'est Beth.
- Carly m'a beaucoup parlé de vous.
- C'est vrai ? demande Castiel surpris.
- Seulement de sa sœur, pas de vous, désolée.
- Ne vous inquiétez pas, il connaît bien Carly.
- Je m'appelle Taylor.
- Enchantée.
- Moi aussi, lance Castiel.
- Du café ? demande Beth.
- Oui, je veux bien.

Alors que Beth sert du café dans une tasse, des pas se font entendre dans le couloir.

- Taylor, t'as oublié ta petite culotte, lance Carly en arrivant dans la cuisine en la tournant autour de son doigt.

Carly lui tend son sous-vêtement

- Merci, dit Taylor en le prenant.
- Je t'accompagne jusqu'à la porte.
- Laisse lui le temps de boire son café.
- Carly a raison, il faut que j'y aille, je travaille aujourd'hui et je suis pas en avance, répond Taylor.
- Comme vous voulez.
- Ravie de vous avoir rencontrer.
- Nous aussi, répond de couple en même temps.
- Carly, t'aurais pu, au moins, mettre un peignoir, lance Beth.
- Pourquoi ?
- Peut-être bien parce que t'es en sous-vêtements.
- Et alors, ça te choque ?
- Plus rien ne me choque venant de toi mais ça met Castiel très mal à l'aise.

Carly attrape le plaide qui se trouve sur une des chaises et le met sur ses épaules.

- C'est mieux ?
- Beaucoup mieux.
- Faut te décoincer un peu mon petit Cass, dit Carly en s'éloignant.
- Elle plaisante, murmure Beth à l'oreille de Castiel avant de déposer un baiser sur la joue de son ange.

Carly et Taylor sont à la porte d'entrée en train de s'embrasser.

- J'ai passé une nuit formidable.
- Moi aussi.
- Si jamais tu repasses dans le quartier, n'hésite pas à venir me voir, on remettra ça, avoue Carly avec un grand sourire.
- Okay, sans problème.

Les deux jeunes femmes s'embrassent langoureusement pendant quelques secondes.

- Bye.
- Bye.

Taylor s'en va, Carly ferme la porte et va rejoindre sa sœur et Castiel.

- Tu l'as trouvé où celle là ?
- Au bar, celui dans lequel on était hier soir, vous auriez du venir, on s'est bien amusé.
- On avait mieux à faire.
- J'imagine, taquine Carly.
- Vous être rentré vers quelle heure ?
- Je sais plus, il devait être au alentour de quatre et demie heure, je crois. Et toi, t'es déjà debout ?
- Comme tu peux voir.
- Beth, il fait à peine jour dehors.
- On est le premier décembre aujourd'hui, avoue Castiel.
- Tout s'explique, lance Carly en souriant.
- Ça veut dire quoi ça ?
- Rien, répondent Castiel et Carly en même temps.

Carly s'installe à côté de sa sœur et claque des doigts pour faire apparaître son petit déjeuner devant elle.

- Tu sais qu'on peut le faire soit même ?!
- Quoi ? demande Carly avant de mordre dans son croissant.
- Ce que tu viens de faire. Comme prendre une tasse et se servir du café, aller dans le frigo et prendre la confiture et le jus d'orange... enfin, ce genre de choses.
- Pourquoi je vais gâcher mon énergie à faire tout ça alors qu'il me suffit de claquer des doigts pour avoir tout ce que je veux.
- Tu sais que ça n'apporte rien de bon de trop utiliser nos pouvoirs.
- Dis celle qui n'a pas hésité à les utiliser sur des bébés et des enfants dans...

Carly s'arrête en réalisant ce qu'elle est en train de dire.

- Beth, je suis désolée, je ne voulais pas...
- T'as pas à t'excuser Carly, c'est la vérité et j'en suis pas fière, et c'est aussi pour ça que je ne veux plus utiliser mes pouvoirs sur les humains. Je ne veux plus les utiliser de tout.
- Beth, nos pouvoirs ne sont pas mauvais.
- Je suis bien d'accord.
- Tu vois.
- C'est les personnes qui les utilisent qui sont mauvaises.
- Tu n'es pas mauvaise.
- Si, je le suis.
- Carly, c'est pas la peine de la convaincre, j'ai essayé.
- Et il continue d'essayer.
- Et bien, on sera deux maintenant.
- Vous perdez votre temps avec moi.
- Ah, ça non, je t'interdis de dire ce genre de chose Beth, lance Carly en haussant la voix, tu es ma sœur et je perds jamais mon temps avec toi.
- Tu devrais...
- Non, n'y pense même pas.
- À quoi ? demande Castiel.
- À m'enlever mes pouvoirs, avoue Beth.
- Carly à raison, autant te couper un bras ou une jambe. Elisabeth, tes pouvoirs font partis de toi, tu sais que tu peux pas t'en séparer.
- Désolée, je sais pas ce qui m'arrive aujourd'hui.
- Moi, je le sais.

Beth et Castiel la regardent.

- T'as pas encore mis le sapin et les décorations de Noël.
- Sûrement.
- Et ça arrive d'avoir des coups de mou de temps en temps.
- Surtout quand quelqu'un vous empêche de dormir. N'est-ce pas Cass ?!
- Je vois pas de quoi tu parles.
- Mais bien-sûr, avoue-t-elle moqueuse. Je parle de vos états torrides.
- Ça te regarde pas Carly, souffle Castiel.
- Il a raison.
- Okay, j'ai compris, lance Carly en levant ses deux mains.
- Carly tu sais que cette maison n'est pas un hôtel ?! souffle Beth.

Carly hoche positivement de la tête.

- Alors, ça serait bien que t'arrêtes de ramener des hommes et des femmes pour la nuit, et surtout qu'ils sont plus vieux que toi.
- Taylor a trente-et-un ans et j'en ai vingt-sept.
- Je veux bien te croire mais à l'époque où on se trouve, on n'est pas encore née et papa et maman se sont toujours pas rencontrés.
- Ça fait très plaisir.
- Quoi ?
- Que tu dises papa.
- J'ai mis le temps, je sais.
- Je te l'fais pas dire. Et pour ce qui est des personnes que je ramène, t'as rien à dire.
- C'est pas c'que je fais mais voir des inconnus défiler tous les deux trois jours, c'est vraiment lassant, et pour certains, ils débarquent devant moi dans le plus simple appareil.
- Beth, je suis jeune et je m'amuse. Tu devrais en fait autant.
- Je sais m'amuser... enfin bref.
- J'espère que je la reverrai, avoue Carly.
- T'es pas croyable.
- Je sais, lance Carly en souriant, et je t'aime aussi.

Beth lui sourit. Carly regarde toute la pièce rapidement.

- Tu veux un coup de main.
- Pour... ?
- Pour la déco.
- Non.
- Ça me dérange pas de t'aider et ça prendra quelques secondes. Un claquement de doigts et le tour est joué.
- Me gâche pas ce plaisir, s'il te plait.
- Okay, je vais te laisser faire. Si vous voulez bien m'excuser, dit-elle en s'éloignant.
- Tu vas où ?
- Dormir, je suis très fatiguée.
- Faut dormir la nuit, lance Castiel en souriant.
- J'avais mieux à faire, tout comme vous deux.
- Elisabeth a dormi cette nuit.
- Je préfère rester éveillée toute la nuit quand j'ai quelqu'un dans mon lit.
- Et heureusement pour moi, Elisabeth n'est pas comme toi, dit-il en souriant.
- Oh, tu veux dire que t'es tellement nul au lit, qu'elle préfère dormir.
- Carly, hurle Beth.
- Elisabeth n'a jamais eu à se plaindre et quand à toi, t'es incapable de rester avec la même personne plus d'une semaine. Et encore, je suis large quand je dis une semaine.
- Oh, l'ange Castiel est dans le corps d'un humain depuis quoi ? Une dizaine d'années et croit tout savoir sur les sentiments et les réactions humaines. Je suis navrée de te le rappeler encore une fois Cass, mais tu n'as rien d'humain en toi.
- Carly, hurle à nouveau Beth.
- Il est pas humain Beth et je lui rappel.
- Nous non plus, avoue Beth.
- Si, on l'est, contrairement à lui.
- Carly, ça suffit maintenant. Castiel te taquine et toi, tu l'attaques.
- Et bien, quand on me cherche, on me trouve.
- Il te cherche ? Il te cherche de où ?
- J'ai pas aimé c'qu'il m'a dit.
- Tu lui as déjà dit pire. Tu devrais aller dormir.
- C'est lui qui m'attaque et c'est moi qui passe pour la méchante, dit-elle sèchement.
- Carly, Castiel ne t'attaque pas, c'est toi qui l'attaque.
- C'est bien c'que j'dis, je suis la méchante.
- Personne n'a dit ça.
- Mais toi aussi, tu m'cherches, souffle Carly de rage.
- Okay, j'en aie assez entendu.

Beth claque des doigts et Carly tombe par terre.

- Qu'est-ce que t'as fait ? demande Castiel en voyant la jeune femme inconsciente.
- Elle aurait fini par nous attaquer physiquement. Carly est très difficile à vivre quand elle est fatiguée.
- T'es sûre ?
- Castiel, j'ai vécu pratiquement toute ma vie avec elle.
- Pour quelqu'un qui ne veut plus utiliser ses pouvoirs, t'as vite changé d'avis.
- Je sais ce que j'ai dit mais j'avais pas envie qu'elle s'en prenne à toi.
- Merci.
- Y a pas de quoi. Je peux te demander un service.
- Bien sûr, je t'écoute.
- Tu veux bien la mettre sur son lit.
- Pourquoi tu le fais pas toi même ?
- Tu le sais. Fais le s'il te plait.
- D'accord.

Castiel s'accroupit, prend Carly dans ses bras et se dirige vers la chambre de cette dernière, Beth les suit et s'arrête dans l'encadrement de la porte. Castiel dépose la jeune femme sur son lit.

- Elle va bien au moins ? demande Castiel inquiet.
- Oui, elle est juste en train de dormir.

Castiel s'approche de sa sorcière et la prend dans ses bras.

- Merci, j'en avais besoin.
- T'as pas à me remercier.

Ils restent ainsi durant quelques instants.

- Je sais que tu veux le faire toute seule mais je vais t'aider.
- T'es pas obligé.

Il s'écarte des bras de Beth.

- Je sais, je le fais parce que j'en ai envie.
- Merci.
- Arrête de le remercier.
- Tu sais que c'est pas gagné.

Il lui sourit.

- Allez viens mon ange, on a du boulot.
- Je te suis.

Ils traversent le couloir.

- Je vais peut-être aller m'habiller avant de commencer.
- Bonne idée. Profite-en pour prendre une douche.
- Tu es très drôle.
- Ça m'arrive, ironise-t-il.

Elle lui sourit avec un clin d'œil et s'éloigne pour aller dans la salle de bain. Après avoir fini de se préparer, elle retourne dans le salon où elle constate que toutes les décorations de Noël sont éparpillées dans toute la pièce.

- C'est mes décos de Noël ?
- Oui, j'ai été les chercher pendant que tu étais sous la douche.

Beth se dirige toute contente et d'un pas rapide pour prendre son ange dans ses bras.

- Merci. Les décorations qui sont dans le grenier sont pas mal mais je préfère les miennes.
- C'est c'que je me suis dit.
- Tu veux toujours m'aider ?
- Oui.

Ils se sourient et commencent, ensemble, à installer les décorations de Noël en commençant par mettre le sapin, et le tout avec des chansons de Noël comme le veut la tradition que Beth s'est instaurée...


diana62800  (25.09.2020 à 22:56)
Message édité : 17.08.2022 à 14:50

Beth et Castiel sont en train de décorer le salon dans la bonne humeur avec de la musique de Noël.

- Laquelle pour aller sur ce meuble ? demande-t-il en montrant deux guirlandes.
- La blanche.
- Okay. Faut que je t'avoue.
- Quoi ?
- J'aime quand on est tous les deux.
- Moi aussi.

Le couple continue de parler quand Beth entend les pleurs d'un bébé.

- T'as entendu ?
- Non, quoi ?

Elle tend l'oreille pour entendre à nouveau mais aucun bruit ne se fait.

- Non, rien. Je me fais des idées.

Les pleurs d'un bébé se font de nouveau entendre pendant plusieurs secondes.

- Alors là, je rêve pas. T'entends ?
- Non, la seule chose que j'entends, c'est toi en train de parler.
- T'es mignon mon ange mais je suis pas une chose. Je suis pas folle.
- Qu'est-ce que tu entends ?
- Les pleurs d'un bébé, je dirais un bébé de deux-trois semaines.
- T'es sûre ?
- Oui, j'en suis sûre Castiel. Je comprends pas pourquoi j'entends un bébé pleurer. On a pas d'enfants tous les deux. Je suis pas enceinte et j'ai jamais été enceinte.

Castiel est mal à l'aise d'un seul coup.

- À moins que t'aies une nouvelle à m'annoncer, non.

Les pleurs se font entendre à nouveau.

- C'est un signe mais je sais pas de quelle manière le prendre.
- On pourrait en parler un jour si tu veux.
- Je veux bien.

Ils se regardent tendrement.

Beth se demande pour quelle raison, elle entend les pleurs d'un bébé alors que Castiel lui cache le fait qu'elle a été enceinte avant son amnésie.

Encore endormi, Dean arrive dans la cuisine et constate que l'intérieur de la maison est décoré.

- C'est quoi tout ça ?
- Bonjour papa.
- Ouais, bonjour à vous deux.
- T'aimes ce que tu vois ?
- C'est pas un peu tôt pour ça ?

Beth bouge la tête de gauche à droite tandis que Castiel la regarde en souriant.

- C'est pas encore fini, il reste les chambres à faire.
- Les chambres ? Non, t'es pas sérieuse ?
- Si, elle l'est. Elle voulait décorer le garage et les toilettes.
- Et Castiel m'a convaincu de pas le faire.
- Il a eu raison.
- Mais c'est Noël. Noël, c'est beaucoup de décos, des illuminations partout en ville, des chants, la neige... Ah oui, la neige, je rêve d'un Noël en blanc. Imaginez qu'on se réveille le vingt-cinq décembre et qu'il neige, ça serait vraiment magique, lance-t-elle avec les yeux qui brillent.
- Reviens sur Terre, lance Dean en claquant des doigts.

Beth sourit à son père.

- On sait à quel point t'aimes Noël mais là, je trouve que c'est un peu trop.
- Je te l'ai dit, j'ai pas encore fini, il reste la cuisine à finir.
- La cuisine, d'accord mais pas les chambres.
- Okay, pas les chambres.
- C'est quoi cette musique ?
- La musique de Noël pour se mettre dans l'ambiance.
- Elle fait ça depuis que je la connais et tous les ans, on y a droit.
- J'ai l'année dernière à rattraper, et Sam et toi, vous serez là cette année, alors je peux vous dire que je vais en profiter. On peut aussi demander à oncle Bobby de venir.
- Peut-être pas.
- Pourquoi ?
- Il est pas au courant pour vous deux.
- Tu lui as dit quoi sur nous, lance Beth en attachant une guirlande au plafond.
- Un café.
- Quoi ?
- Je peux être grognon sans café.
- Whoua, miracle, il reconnaît qu'il est pas du matin, souffle-t-elle.

Beth et Castiel sourient. Cette dernière prend une tasse qu'elle remplit de café et la donne à son père.

- Tiens.
- Merci.
- Bobby sait quoi sur nous ?

Dean ne répond pas.

- Papa !!!

Toujours aucune réponse.

- Papa.
- Rien, il sait rien sur vous, il est pas au courant que vous existez.
- Pourquoi tu lui as rien dit ?
- Je me dis que c'est mieux s'il le sait pas.
- Pourquoi ?
- J'ai pas envie de m'étaler dans des explications interminables.
- Je comprends, répond la jeune femme.
- Vraiment ?
- Oui, mais si un jour, on le croise, je lui mentirais pas. 
- Okay. 

Beth entend à nouveau les pleurs d'un bébé.

- Je l'ai encore entendu.
- Entendu quoi ?
- Elle entend des voix maintenant, se moque Castiel.
- M'oblige pas à utiliser mes pouvoirs sur toi mon ange.
- Pourquoi tu ferais ça ?
- T'es en train de dire que je suis bonne à enfermer.
- J'ai pas dit ça.
- Tu le penses tellement fort que j'arrive à l'entendre.
- C'est normal, tu lis dans les pensées, avoue Dean en souriant.
- C'est vrai, je peux lire dans les pensées mais il faut que j'entre dans vos têtes pour ça.
- Ça veut dire que tu les entends pas.
- En ce moment ?

Dean hoche la tête.

- Non. T'es rassuré ?
- Oui.

Dean finit d'avaler son café.

- Un bon petit café pour bien commencer la journée, ça fait du bien.
- La journée ?

Dean hoche positivement de la tête.

- Papa, il est bientôt trois heures de l'après-midi.
- Quoi ? Déjà ?

Beth et Castiel hochent la tête.

- J'avais du sommeil à rattraper. Où sont les autres ?
- Sam est parti faire un tour...
- Il voulait échapper à la corvée.
- Hé, lance-t-elle en donnant un coup à Castiel. Noël n'est pas une corvée, c'est un évènement incroyable qui a lieu une fois par an.
- Cass a raison, c'est une corvée.
- Vous pouvez penser c'que vous voulez, j'aime Noël et aucun de vous me fera changer d'avis.

Dean et Castiel sourient en regardant la jeune femme.

- Et Carly ?
- Elle est encore en train de dormir.
- C'est de famille les grasses matinées, avoue Dean.
- Carly devrait se réveiller d'ici une petite demi-heure.

Beth finit de mettre en place les dernières petites décorations.

- Et voilà, j'ai fini, ce qui veut dire...
- Qu'on est tranquille jusqu'à c'que t'enlèves tout ?!
- Non, me fais pas déprimer avant l'heure. Ça veut dire que...
- Ça veut dire quoi ?
- T'aimes vraiment pas couper la parole papa ?! lance-t-elle en souriant.

Dean lui sourit pour toute réponse.

- Bon, tu disais, dit Castiel.
- Je disais que j'avais fini, ce qui veut dire que la période de Noël est officiellement ouverte.
- Alors c'est vraiment vrai.
- Quoi ?
- T'aimes Noël à ce point.
- J'adore Noël et tout ce qui est lié à cette période de l'année. Je vais pouvoir mettre mes pulls de Noël.
- T'as déjà commencé à les mettre, il y a un mois j'te rappelle.
- Ouais, c'est vrai.

Dean et Castiel s'installent pour discuter pendant que Beth rassemble les décorations qu'elle n'a pas utilisées. La jeune Winchester ferme le dernier carton et va rejoindre son père et son ange.

- Ça va rester là ?
- Non, rassure-toi. Je vais demander à quelqu'un de les remettre dans ma cave.
- Pourquoi tu le fais pas toi-même ?
- Elle veut plus utiliser ses pouvoirs.
- Je pensais que c'était seulement sur les humains.
- Je veux plus les utiliser du tout. Je me souviens de toutes les atrocités que j'ai faites. J'ai tué des dizaines et des dizaines de personnes sans oublier que je suis devenue incontrôlable.
- Elisabeth, c'est seulement des cartons, il y a aucun risque.
- Je préfère que ça soit toi.
- Moi ? demande Castiel.
- Oui, toi. C'est bien toi qui les a amenés ici ?

Castiel hoche la tête.

- Sois mignon, remets-les dans ma cave s'il te plait.
- D'accord, dit-il en faisant disparaître les cartons. C'est fait.
- Merci.

Le trio s'installe sur le canapé pour discuter. Durant leur conversation, Beth, qui est blotti dans les bras de Castiel, entend à nouveau les pleurs d'un bébé, ce qui la perturbe un peu, parce qu'elle ne sait pas ce que ça veut dire mais préfère garder ça pour elle.

Allongée dans son lit, Carly se réveille doucement. Elle s'étire en ouvrant les yeux, se lève, enfile un pull et sort de sa chambre. En traversant le couloir, elle constate que sa sœur a installé les décorations de Noël.

- Bonjour.
- Bonjour, lance le trio.
- T'as bien dormi ? demande Castiel.
- Oui, très bien. Désolée d'avoir été...
- Insolente ?
- J'allais dire une chieuse mais oui, insolente. Les mots peuvent dépasser ma pensée quand je suis très fatiguée, avoue Carly, et je t'en veux pas.
- J'espère parce que t'étais à deux doigts de nous arracher la tête.

Les deux sœurs se sourient.

- Je vois que Beth s'est mêlée de la déco.
- De toute façon que vous soyez d'accord ou pas, je l'aurais fait.
- Sacrée Beth mais c'est comme ça qu'on t'aime. Il reste du café ou vous avez tout bu ?
- Il en reste un fond, faut en refaire.
- Pas de problème, dit Carly en claquant des doigts.
- Carly, t'exagères.
- Pourquoi ?
- Tu peux faire le café toi-même sans utiliser tes pouvoirs.
- C'est toi qui pense ça, pas elle, lance Castiel.
- Sympa Castiel, merci beaucoup pour ton soutien, souffle Beth.
- Écoute Beth, c'est toi qui as décidé d'utiliser tes pouvoirs le moins possible, voire plus du tout et j'accepte ta décision, alors accepte que moi, je les utilise pour tout. Beaucoup de personnes rêveraient d'avoir la puissance que t'as.
- Ces personnes sont dingues, avoue Beth avec sarcasme.
- Je vois qu'une personne est de bonne humeur aujourd'hui.
- Beth est à cran...
- J'avais pas remarqué, ironise Carly.
- Laisse-moi finir, elle se met à entendre des choses.
- Quelles choses ?
- Des pleurs d'enfants, avoue la jeune Winchester.
- Oh non, pas des fantômes. Pitié, me dis pas qu'il y a des fantômes dans notre maison et qu'on va devoir déménager.
- Pourquoi ? demande Dean.
- J'aime pas les fantômes, je les aies en horreur. Ils attendent toujours que tu dors pour te tirer les pieds. Je le sais parce que ça m'est déjà arrivé plusieurs fois.

Dean se met à rire.

- C'est pas drôle papa.
- Désolé.
- Carly, tu le saurais si des fantômes se baladaient dans les parages, je te signale qu'on peut les voir.
- Des fantômes qui aiment jouer à te faire peur, ça existe.

Beth sourit en hochant la tête.

- Qu'est-ce qui t'fait rire ?
- On devrait aller consulter un psy, on en a tous besoin.
- Non merci, je passe mon tour. Ils viennent d'où ces pleurs ?
- J'en sais rien et c'est pas la première fois que je les entends.
- Quoi ?
- Je les ai déjà entendus.
- Pourquoi t'as rien dit ?
- Je pensais que c'était dû à la fatigue et c'est vraiment effrayant parce que je sais pas pourquoi je les entends.

Carly prend sa sœur dans ses bras quelques secondes avant d'aller voir Castiel.

- Tu lui as rien dit ? demande Carly sur la défensive.
- Non et toi ?
- Bien sûr que non et elle doit jamais découvrir qu'elle était enceinte. Au moins ma formule fonctionne toujours.
- Elle va nous en vouloir si elle le découvre un jour.
- Et par qui elle pourrait l'apprendre ?
- J'en sais rien mais Elisabeth va vouloir fouiller pour en savoir plus.
- Il suffira de la mettre sur une fausse piste, d'accord ?
- D'accord, dit-il sans grande conviction.
- Cass, je suis très sérieuse, tu la fermes, tu lui dis rien.
- J'ai compris.
- Bien, elle doit jamais le savoir.

Toute la famille s'installe dans le salon pour se raconter des anecdotes et Sam rentre pendant que Carly en raconte une.

Le portable de Beth sonne, elle le prend et décroche.

- Allo.
- Allo, pourrais-je parler à Elisabeth Winsten, s'il vous plait ?
- C'est moi.
- Mademoiselle Winsten, bonjour, je suis Karla Olsens, la directrice de l'hôpital.
- Bonjour, dit Beth en se levant. Un instant s'il vous plaît.
- Beth, j'ai pas fini mon histoire.
- Je sais mais je dois prendre cet appel.

Beth s'éloigne pour se diriger vers la cuisine.

- Je vous écoute.
- Si je vous appelle, c'est parce que j'ai votre curriculum vitae sous les yeux et j'aimerais beaucoup vous rencontrer.
- C'est vrai ? demande-t-elle étonnée.
- Oui.
- Désolée d'être étonnée, je pensais pas que j'allais recevoir un retour aussi rapidement et surtout pas de la directrice en personne.
- Je comprends. Serait-il possible que vous passiez à mon bureau demain matin vers dix heures pour en parler ?
- Oui, bien sûr.
- À votre arrivée, présentez-vous à l'accueil en disant que vous avez rendez-vous avec moi.
- Sans problème, merci. Je vous dis à demain madame Olsens.
- À demain mademoiselle Winsten.

Beth raccroche avec un énorme sourire aux lèvres. Elle va rejoindre le reste de la famille.

- Tout va bien ? demandent Sam et Dean en même temps.
- Le coup de la stéréo, y avait longtemps, lance Carly moqueuse.

La cadette a toujours le sourire accroché à son visage.

- On peut savoir c'qui te fait sourire ?
- J'ai une bonne nouvelle... non, j'ai une excellente nouvelle.
- C'est quoi cette excellente nouvelle ?
- J'ai rendez-vous demain à l'hôpital.
- À l'hôpital ?
- Oui, pour un entretien.
- Pourquoi ? T'es blessée ?
- Non, de ce côté-là, je vais bien. C'est pour un entretien d'embauche. T'as oublié que je suis infirmière ?
- Complètement.
- Quoi ? lâche Castiel en haussant la voix.
- Oui, je sais c'est dingue. Je m'y attendais pas, dit Beth avec joie.
- Mais je croyais que tu voulais pas travailler durant le temps que tu serais ici.
- C'est vrai mais je... je... j'ai changé d'avis, mon métier me manque, le contact avec les patients me manque et...
- Et quoi ?
- Je m'ennuie à passer mes journées ici. C'est pour ça que j'ai déposé quelques cv la semaine dernière. J'ai besoin et envie de travailler, il faut que je retrouve un équilibre dans ma vie.
- Tu vas pas accepter ? demande Castiel sèchement.
- Si, pourquoi ?
- Parce que tu peux pas, la chasse aux démons va pas se faire toute seule.
- Avant que cet enfoiré de Raxe vienne ouvrir l'Enfer sur Terre, je travaillais et je chassais les démons, je faisais les deux et j'y arrivais très bien.
- Je t'interdis de le faire, dit Castiel.
- Excuse-moi !!!
- T'as très bien compris.
- Au cas où t'aurais oublié Castiel, on est plus dans les années mille neuf cent, le temps où les femmes faisaient c'que leur mari disait est terminé et je te rappelle qu'on est pas marié. Maintenant, les femmes sont libres, indépendantes et on a aussi le droit de vote, et si tu crois que je vais t'obéir sans rien dire, c'est que tu me connais mal. T'as pas à me commander.
- Et si un démon ou une créature attaque pendant que t'es occupée avec un de tes patients ?
- Tu m'appelles et j'arrive, répond Carly.
- Je sais que je vais pas garder ce travail mais j'ai envie de travailler et de me sentir utile.
- T'as mon soutien sœurette.
- Merci Carly.
- T'as aussi le mien.
- Et le mien.
- Merci papa, merci Sammy.
- Je trouve que c'est une très mauvaise idée Elisabeth.
- Pourquoi ?
- T'auras la mort d'innocents sur la conscience étant donné que mademoiselle préfère être égoïste et penser qu'à elle.
- J'ai déjà des morts sur la conscience Castiel avec tout c'que j'ai fait.
- Et ça n'avait pas l'air de te gêner de passer du temps avec lui.
- Cass mais ça va pas de dire ça, hurlent Carly et Dean en même temps.
- T'es injuste avec moi.
- Non, juste honnête.
- Je savais qu'un jour tu me sortirais « mon histoire » avec qui tu sais. J'irai à mon rendez-vous Castiel que ça te plaise ou non et je ferai mon possible pour avoir ce travail. Je pensais vraiment que tu me soutiendrais Castiel.
- T'as eu tort.
- C'est c'que je vois.

Beth enfile son manteau, son écharpe ainsi que son bonnet et attrape son sac qu'elle met en bandoulière.

- Tu vas où ?
- Dehors.
- Tu vas le... ? demande Castiel avant d'être coupé.
- Tu m'emmerdes Castiel, tu m'emmerdes et non, je vais pas aller rejoindre Lucifer. Je vais faire un tour, j'ai besoin de prendre l'air.
- Je viens avec toi.
- C'est gentil à toi Carly mais non, je préfère être seule.
- Elisabeth, je...
- Lâche-moi Castiel.

Elle sort en claquant la porte.

- Vous auriez pu lui dire qu'elle a tort de travailler.
- Pourquoi ?
- Parce que ça sert à rien.
- Elle en a besoin. Je sais pas si tu l'as remarqué Cass mais Beth est déprimée depuis qu'elle est revenue, elle s'en veut de toutes les vies qu'elle a prises, elle a du mal à tourner la page des atrocités qu'elle a faites. Ça la hante d'avoir fait ça et je suis pas sûre qu'elle arrive à se le pardonner un jour.
- Faut que tu la fasses changer d'avis.
- Non, je le ferai pas.
- Aucun de nous ne le fera.
- Et qui va retrouver la trace de Raxe pendant qu'elle sera avec ses foutus patients ?
- Nous et j'ai déjà mis un de mes contacts sur le coup.
- Pas Garrett ?
- Mais non, pas lui. T'as peur de quoi exactement ?
- Rien.
- Mais oui, c'est ça, répond Carly avec sarcasme. Beth ne va pas te quitter pour un de ses patients Cass, elle t'aime mais évite de te comporter comme un abruti. Rappelle-toi c'qui s'est passé la dernière fois.
- Je sais, avoue l'ange. J'irai m'excuser auprès d'Elisabeth quand elle rentrera.
- Sage décision.
- Vous devriez monter un numéro tous les deux.
- Non.
- Même pas en rêve papa.
- Bon après ce petit aparté, si tu finissais ton histoire Carly, t'étais arrivée au moment où t'astiquais les oreilles du sorcier.
- Je suis contente que l'un d'entre vous m'écoute quand je parle.

Carly reprend son histoire, pendant que Castiel a l'esprit à ailleurs. Il n'a pas très envie que Beth travaille parce qu'il veut pas qu'elle s'éloigne de lui.

Beth marche dans les rues froides de la ville. La jeune femme en veut beaucoup à Castiel pour son comportement et qu’il ne la soutienne pas.

Elle aperçoit un café et entre à l'intérieur, elle prend place dans la file d'attente, il y a trois personnes devant elle qui passent rapidement.

- Bonsoir, qu'est-ce que je peux vous servir ? demande une jeune fille qui porte le prénom de Mandy.
- Un latté noisette-vanille avec des marshmallows s'il vous plaît.
- Sur place ou à emporter ?
- Sur place.
- Je vous apporte ça.
- Merci.

Mandy prépare la commande de la jeune femme.

- Et voilà, dit-elle en posant le bol en face d'elle.
- Je vais aussi prendre un de vos délicieux muffins.
- Quelle saveur ?

Beth les regarde à travers la vitre.

- Celui-ci, lance-t-elle en le désignant.

La jeune serveuse le prend et le pose en face de Beth.

- Ça vous fera cinq dollars, s'il vous plaît.

Beth prend un billet de dix dollars dans son portefeuille qu'elle donne à Mandy.

- Vous pouvez garder la monnaie.
- Merci.
- Merci à vous, au revoir.
- Au revoir.

Beth prend son latté noisette-vanille ainsi que son muffin et s'éloigne du comptoir.

Elle s'approche des tables et regarde s'il y en a une de libre. La jeune femme voit une personne, assise à une des tables, qu'elle reconnaît rapidement mais qu'elle n'a pas envie de voir...


diana62800  (25.01.2026 à 22:21)

Beth voit une personne qu'elle connaît depuis longtemps mais qu'elle a pas envie de voir.

- Oh non, murmure-t-elle.
- Beth, mais quel horrible plaisir de te revoir, lance Garrett.
- Je te retourne le compliment, enfoiré.

Elle s'approche de lui.

- T'as toujours une tronche à faire peur, lance-t-elle.
- Et toi, t'es toujours aussi insupportable.
- Y a que toi qui penses ça.
- Comment t'as fait pour sortir ?
- Tu pensais vraiment que t'allais me retenir prisonnière ?!
- Oui. T'as peut-être réussi à t'enfuir mais j'arriverai à mes fins avec toi.
- L'espoir fait vivre comme on dit. Tu sais qu'Halloween est passé depuis quelques semaines.
- Tu t'crois drôle ?
- Je me mets juste à ton niveau d'intelligence qui vole pas très haut dans ton cas.
- T'es venue attendre Lucifer.
- Non.
- Oh, le pauvre couple d'amoureux à vomir que vous êtes s'est disputé, c'est ça ?
- Oui, c'est ça, t'as tout compris, lance-t-elle avec sarcasme. Tu veux une médaille pour avoir trouvé ça tout seul ?!
- Non, juste la formule qui me rendra ma véritable apparence.
- C'que t'es comique quand tu t'y mets, mon petit monstre.

Garrett regarde Beth d'un regard noir et très dur. Cette dernière observe les personnes autour d'elle.

- Tout le monde te voit et personne te montre du doigt, comment ça se fait ?
- T'es pas la seule à connaître quelques petits tours, sale sorcière.
- Bravo, je te félicite.

Elle pose son latté et son muffin sur la table, place ses mains sur celle-ci et met son visage en face de celui de Garrett.

- Attends qu'on rentre tous à notre époque et je te promets que je m'occuperai personnellement de ton cas, monstre de foire.
- Heureusement pour moi que tu peux pas me vaincre en dehors de ton époque, dit-il fier de lui.
- C'est qu'une question de temps.
- Est-ce que t'aurais la trouille ?
- Peur de toi ?

Il hoche positivement de la tête.

- Dans tes rêves peut-être.
- Coucher avec Lucifer t'as rendu complètement parano, ma p'tite.
- T'es jaloux ?
- Je t'le laisse avec plaisir. À l'avenir, je te conseille de surveiller tes arrières parce qu'on sait jamais c'qui peut arriver aux personnes qu'on aime.
- Je vais te dire, que tu t'attaques à moi, c'est une chose mais que tu t'en prennes aux personnes que j'aime, c'est une déclaration de guerre Garrett.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Changer le reste de mon corps ?
- C'est une idée mais j'ai mieux pour toi.

Beth ferme les yeux quelques instants avant de les ouvrir. Elle pose sa main droite sur le dossier de la banquette où est assis Garrett et enfonce son autre main dans sa poitrine pour comprimer son cœur.

- J'ai comme l'impression que tu prends pas mes avertissements au sérieux, alors, je vais le répéter encore une fois et j'espère que le pois chiche qui te sert de cerveau va l'enregistrer cette fois. Ne t'avise plus jamais de toucher à un membre de ma famille, ni à mes amis. Laisse-les tranquille.
- Tu me... fait mal.
- C'est le but enfoiré. Tu vas les laisser tranquille et si jamais je découvre que t'as de nouveau utilisé Castiel pour m'atteindre, je t'expédie dans l'espace sans moyen pour toi de revenir sur Terre et aussi, j'y suis pour rien dans la mort de Delia, c'est pas moi qui l'ai tuée, alors lâche-moi avec ça.

Elle continue de presser le cœur de Garrett quelques secondes avant de retirer sa main et le regarde avec rage.

- J'espère que j'ai été claire.
- T'es vraiment bonne à enfermer.
- J'ai perdu plus d'un an de ma vie à cause de toi, j'ai de quoi être énervée.
- Ma pauvre, t'as pas pu profiter de ce temps avec Satan que c'est dommage. Je vais t'avouer quelque chose, j'en ai rien à cirer de toi et je me fous complètement de tes états d'âme. J'ai entendu dire que t'avais essayé de mettre fin à tes jours.
- Et ?
- Et c'est vraiment dommage que t'aies raté ton coup, y aurait une pourriture de moins sur cette terre qui me boufferait mon oxygène.

Elle continue à le regarder avec rage.

- Comment t'as fait pour atterrir à cette époque ?
- J'ai mes techniques.
- Il faut une grande puissance de pouvoirs pour réussir à passer d'une époque à une autre et t'es loin d'en avoir autant.
- Je suis sympa et de bonne humeur aujourd'hui alors je vais te le dire, je me suis servi de ton cher Castiel et votre lien m'a été bien utile pour me conduire jusqu'ici.
- Quoi ?
- Okay, je vois que ta matière grise est en pause et que tes neurones sont grillés aujourd'hui alors je vais te le répéter encore une fois, je me suis servi de Castiel et de votre lien, je l'ai utilisé comme un fil à suivre, ça a été très facile. Ça y est, t'as compris ?
- Espèce de... commence-t-elle à dire en levant sa main.

Garrett arrête la main de Beth juste avant qu'elle atteigne son visage.

- Oh, je t'en prie, pas de violence s'il te plait, on est dans un lieu public.
- Tu me répugnes.
- C'est réciproque, trésor. En utilisant ton lien avec l'ange simplet...
- Un peu de respect, crie-t-elle.
- C'est très impoli de couper la parole à quelqu'un qui te parle.
- Tu t'es regardé dans un miroir ces jours-ci.
- Comme je disais, en utilisant ton lien avec Castiel, c'est mieux ?

Elle hoche la tête. Garrett met ses mains autour du bol de café de la jeune femme et commence à le tripoter.

- J'ai remarqué qu'il n'était pas aussi solide que ça.
- Comment ça ?
- Il est pas solide, il commence à s'affaiblir.
- Je sais c'que t'essayes de faire et ça marche pas.
- Je dis la vérité.
- Tout c'qui sort de ta bouche n'est que mensonges, tu passes ton temps à mentir.
- Dit celle qui cache sa véritable nature à tous ses proches.
- Mais moi au moins, j'en ai des proches...
- T'es vraiment une garce.

La jeune Winchester se souvient d'un rêve qui été en fait une vision.

- Et comment va ta femme ?
- Elle va bien, elle est sécurité et je t'interdis de t'approcher d'elle.
- J’aime beaucoup Ava, j'ai pas l'intention de m'en prendre à elle. Je la plains la pauvre, elle a du courage pour arriver à te supporter. Mais je parlais pas d'Ava, je parlais de ta femme que t'as perdu, il y a des siècles à cause d'une de mes ancêtres.
- Qui t'a dit ça ? demande-t-il en colère.
- Toi, avoue-t-elle.
- Ça je crois pas, je t'ai jamais parlé d'elle, dit-il à la fois ému et en colère.
- Hou, je crois que j'ai touché un point sensible.
- Je t'interdis de prononcer son prénom. Rosalie, ma femme, était une personne si gentille et si douce et il a fallu que ta famille s'en mêle. Je te hais toi et ta sale famille, vous apportez que le mal et la destruction, dit-il furieux.
- J'y peux rien, si un de mes ancêtres l’a tuée.
- Comment tu sais ça ?
- Je viens de te l'dire, c'est toi qui me l'a avoué.
- Ça t'amuse de remuer le couteau dans la plaie.
- Non pas vraiment mais quand on me cherche, on me trouve.

Garrett continue de tripoter le bol et la couleur du latté de Beth change de couleur, de marron très clair ça passe au marron très foncé, quelques secondes avant de reprendre sa couleur initiale.

- Tu devrais le boire avant qu'il refroidisse.

Garrett se lève mais Beth l'oblige à se rasseoir en posant sa main sur son épaule. Elle met sa main autour de son cou.

- J'espère que t'as bien retenu c'que je viens de te dire ?!
- Tu as été très claire mais une chose est sûre, c'est que j'en ai pas fini avec toi, sale petite sorcière, dit-il en claquant des doigts et en regardant le bol de Beth en toute discrétion.
- Le monstre de Frankenstein a fini ?
- Oui et si tu veux bien m'excuser, il faut que j'y aille, j'ai des choses à faire et j'ai perdu assez de mon temps à te parler.

Beth enlève sa main du cou de Garrett, elle ferme à nouveau les yeux et les ouvre dans les secondes qui suivent.

- Ravi de t'avoir revu Beth, je suis sûr que tu vas passer une excellente soirée, lance-t-il en souriant.
- C'est pas terminé.
- Ça c'est sûr. Ton latté est froid.
- Et alors ?
- Je vais arranger ça, dit-il en mettant sa main au-dessus du bol. Et voilà, il est tout chaud maintenant. Me remercie pas surtout.
- J'en avais pas l'intention. Qu'est-ce que tu manigances encore ?
- Ça, tu le sauras très bientôt.

Il se lève et sort du café sous le regard méfiant de la jeune femme. Cette dernière reprend son latté ainsi que son muffin et se dirige vers une autre table. Elle pose ce qu'elle a dans les mains sur la table et s'y installe en posant son sac, son manteau, son écharpe et son bonnet sur la banquette juste à côté d'elle.

Beth prend son bol à deux mains et avale une gorgée de son latté.

Elle repense à ce que Castiel lui a dit, elle était tellement heureuse et folle de joie de lui annoncer la bonne nouvelle mais maintenant, elle est à la fois très triste et très en colère qu'il ne veuille pas la soutenir dans son souhait de reprendre son travail. Elle a toujours su qu'elle voulait faire un travail où elle aiderait les autres, c'est comme une deuxième nature pour elle...

Alors qu'elle est dans ses pensées, la jeune femme ne voit pas Lucifer entrer dans le café et s'avancer jusqu'à la table où elle est assise. Il lui tapote sur l'épaule ce qui la fait sursauter.

- Désolé de t'voir fait peur.
- Ça va, j'en ai vu d'autres. Bonsoir Lucifer.
- J'adore la façon dont tu dis mon nom. Bonsoir ma beauté, dit en s'installant en face d'elle.
- Commence pas s'il te plait, lance-t-elle avant de prendre une gorgée de son latté.
- Je vois qu'on est de bonne humeur ce soir.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- On est même de très bonne humeur. Je me baladais, je t'ai vu assise à cette table toute seule et je suis entré.
- Tu m'as vu, je vais bien, tu peux t'en aller.
- Non, toi, ça va pas.
- Si, je vais bien.

Beth finit de boire son latté jusqu'à la dernière goutte et repose son bol sur la table avant de prendre un morceau de son muffin.

- Beth, je te connais et je sais quand ça va pas, et en plus, je le vois à ta tête. Allez, raconte à Lulu, dis-moi tout c'qui se passe dans ta p'tite tête, ma chérie.
- Ça te concerne pas et m'appelle pas comme ça.
- Si ça te concerne, alors ça me concerne. Auxquels de mes démons, je dois aller arracher la tête pour avoir osé te faire du mal.
- C'est pas un de tes démons.
- Dommage, j'aurais bien aimé me défouler sur l'un d'entre eux.
- C'est pas ça qui t'arrête d'habitude.
- C'est pas faux. Beth, je sais que la dernière fois qu'on s'est vu c'était à Las Vegas et tu m'as dit de te laisser tranquille mais je peux pas, je tiens trop à toi pour ça et j'aime pas te voir aussi triste et malheureuse.
- Qui dit que je le suis ?
- Ça fait cinq bonnes minutes que je suis là, assis devant toi et tu m'as toujours pas lancé une de tes vacheries en pleine tête comme tu fais à chaque fois que tu me vois. Beth, qu'est-ce qui se passe ?
- C'est vrai, y a bien quelque chose, ça concerne ton frère.
- Castiel, qu'est-ce qu'il a encore fait ?

Elle prend un autre morceau de son muffin qu'elle avale et continue de le manger tout en parlant.

- Tout à l'heure j'ai reçu un appel de la directrice de l'hôpital qui m'a proposé de la rencontrer pour un entretien d'embauche.
- Beth, c'est génial, je suis tellement content pour toi. Ils pourront pas trouver mieux que toi, t'es une excellente infirmière, t'es la meilleure.
- Merci de ton soutien parce qu'avec Castiel, j'en ai eu aucun. Il m'a carrément dit qu'il m'interdisait d'aller à ce rendez-vous.
- On dirait qu'il te connait pas. Faudrait peut-être lui dire qu'on est plus au Moyen Âge.
- Je pensais vraiment qu'il me soutiendrait, comme il l'a fait pendant mes études mais non, il préfère se comporter comme un goujat.
- Raconte-moi exactement c'qui s'est passé.

Elle lui répond pas mais reprend un autre morceau de son muffin.

- Je peux attendre, c'est pas un problème. J'ai tout mon temps ma chérie.
- Arrête de m'appeler comme ça.
- Miracle, elle a parlé, ironise-t-il.

Beth sourit, Lucifer en fait autant. Elle finit par tout lui raconter en détail.

- Beth, t'es une femme forte et indépendante, et c'est ça qui me plait chez toi. Alors, ne laisse jamais personne diriger ta vie et fait c'que toi t'as envie de faire.
- C'est c'que j'ai l'intention de faire et j'irai à mon rendez-vous demain.
- T'as raison et si tu veux que je t'accompagne, tu me le dis, je serai là.
- Ça ira.
- T'es toujours aussi magnifique ma chérie.
- M'appelle pas comme ça.

Elle claque des doigts et une boîte de chocolat apparaît à côté d'elle. Elle l'attrape, l'ouvre et prend un chocolat qu'elle avale et un autre... puis un autre... et encore un... et un autre...

- Tu préfères que je t'appelle ma laideuse, ça c'est hors de question. T'es beaucoup trop belle et désirable pour ça.
- Qu'est-ce que c'est bon, dit-elle la bouche pleine de chocolat et en souriant.
- C'est quoi ?
- Du chocolat, t'en veux ? demande-t-elle en posant la boîte sur la table. C'est tellement bon. Comment de petites choses peuvent donner autant de plaisir ?!
- Non et tu devrais pas en manger, c'est pas bon pour toi.
- Tu veux dire que c'est trop bon pour moi. Oh oui, c'est trop bon pour la p'tite Beth, dit-elle.
- Beth, sois gentille et donne-moi cette boîte.

Il tend son bras pour attraper la boîte de chocolats mais Beth la prend avant qu'il puisse l'avoir.

- Ce sont mes chocolats alors pas touche Lucifer. Si tu touches à cette boîte, tu pourras, ou plutôt Nick pourra dire adieu à ses mains.

Elle continue d'avaler chocolat sur chocolat.

- Beth, arrête d'en manger. Si je te dis ça, c'est pour ton bien et pas pour te commander.

Elle est assise en face de Lucifer, en train de lui sourire et se retrouve juste à côté de lui, la seconde d'après.

- Ça, je le sais. T'as toujours fait passer mon bonheur en premier et je crois que je t'ai jamais remercié pour ça.
- Beth, donne-moi cette boîte.
- Pourquoi ? Elle va te servir à rien, tu manges pas.
- Et toi, t'en as assez mangé. Tu viens de te téléporter devant des humains.
- Et alors ? C'est pas parce que je le fais très rarement que je sais pas le faire. J'ai seulement besoin de savoir où je vais pour me téléporter, et là, je savais où aller.

Elle s'approche pour se coller à Lucifer.

- Tu sais que t'es pas mal et t'as un magnifique sourire. Je vais te dire, commence-t-elle à dire avant de reprendre un chocolat et de l'avaler, de tous les vaisseaux que tu as, je préfère la tête de Nick, j'aime beaucoup Oliver aussi, il est vraiment très mignon mais Nick est mon favori, mon numéro un. Tu l'as bien choisi.

Elle dépose un baiser sur sa joue.

- Tu sens très bon.
- Beth, t'es pas dans ton état normal, c'est pas toi.
- Mais si, c'est bien moi.
- Donne-moi cette boîte s'il te plaît.
- D'accord, je veux bien te la donner, mon roi.

Elle lui donne et Lucifer la pose sur le plateau du serveur qui passe juste à côté. La jeune Winchester embrasse Lucifer sur les lèvres, sur la joue pour finir dans son cou.

- Beth, arrête.
- Pourquoi ?
- Parce que t'es pas dans ton état normal. Tu sais que t'as pas le droit d'manger du chocolat, tu sais l'effet que ça a sur toi.
- Oui, je sais. Le chocolat nous enlève toutes nos inhibitions et on a pas peur de faire et de dire c'qu'on veut vraiment. Et moi, c'est toi que je veux.

Elle attrape le haut de son t-shirt et l'embrasse sur les lèvres.

- T'embrasses à merveille, lance-t-elle. J'ai envie de plus, j'ai envie de toi Lucifer. J'ai vraiment envie de toi.
- Beth arrête, s'il te plait, dit-il en la repoussant.
- Pourquoi ? demande-t-elle en continuant de l'embrasser dans le cou.
- Parce qu'on est dans un lieu public et tout le monde nous regarde. On va aller dehors pour prendre l'air.
- Non, il fait froid dehors.
- On peut aller chez moi, propose-t-il en se levant.
- D'accord, répond la jeune femme très joyeuse. On pourra continuer c'qu'on était en train de faire.
- Non.

Elle se lève à son tour.

- T'es pas marrant.

Lucifer prend le manteau de Beth, l'aide à lui mettre et il ferme la fermeture, ensuite il lui met son écharpe.

- Il faut d'abord mettre l'écharpe.

Elle le fait elle-même. Lucifer lui met son bonnet.

- Il te va très bien.
- Merci, murmure-t-elle à son oreille.

Elle regarde son reflet dans la vitre.

- Il est à l'envers.

La jeune sorcière le remet correctement et attrape son sac qu'elle pose sur son épaule.

- On va chez toi, j'ai envie d'être seule avec toi.
- Oui, on y va.

Ils sortent tous les deux du café.

- J'appelle un taxi.
- On en a pas besoin, on à Air-Lucifer pour se déplacer où on veut et quand on veut.

Elle se blottit dans les bras de Lucifer et ils disparaissent ensemble pour apparaître dans un appartement, et plus précisément dans la chambre de ce dernier.

- T'as déménagé ? demande-t-elle en regardant autour d'elle.
- Oui, j'avais envie d'un endroit avec de la lumière et des fenêtres.
- J'adore les fenêtres.
- Je sais.
- Où se trouve la salle de bain ?
- Par-là, avoue-t-il en désignant une porte.
- J'en ai pour quelques minutes, ne pars pas.
- Je vis ici.

Elle lui sourit en le regardant et va dans la salle de bain. Lucifer lui sourit en retour. Ce dernier se demande ce qui a pu arriver à Beth pour qu'elle se mette à avaler autant de chocolats. Il est très heureux de passer un peu de temps avec elle mais il ne veut pas abuser de la situation.

Moins de cinq minutes plus tard, Beth sort de la salle de bain vêtue seulement d'un imperméable noir et d'une paire escarpin de la même couleur. Elle a une main posée sur le mur et l'autre sur sa hanche.

- Lucifer, dit-elle.
- Oh Jésus !!!
- Laisse-le là où il est, on a pas besoin de lui. J'espère que t'aimes c'que tu vois ?
- Faudrait être difficile.
- J'ai un petit cadeau pour toi.
- Beth, ça serait mieux si on allait dormir.
- J'ai pas sommeil et tu dors jamais. Allez, te fais pas prier Lucifer, viens ouvrir ton petit cadeaux, dit-elle en avançant et en commençant à déboutonner son imperméable.
- Beth, arrête s'il te plait.
- Mais j'ai envie de t'offrir ton cadeau.

Elle enlève son imperméable et se retrouve en sous-vêtements.

- Tu veux que j'ai une attaque.
- Oh mais je veux plus que ça, je te veux toi, j'ai besoin de toi, j'ai envie de toi.

Elle avance et s'arrête juste en face de lui, elle se colle à lui et commence à l'embrasser dans le cou, sur la mâchoire pour terminer sur ses lèvres. Lucifer approfondit ce baiser quelques instants.

- Fais-moi l'amour Lucifer.

Ils reprennent leur baiser mais Lucifer y met fin.

- Arrête Beth, dit-il en la repoussant délicatement.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est pas toi.
- T'en as pas envie, c'est ça ?
- Oh que si j'en ai envie, j'ai très envie de toi, j'ai très envie de te faire passionnément l'amour mais pas comme ça. Je veux pas la fausse Beth, ni la bad Beth, ni la Beth qui est « envoutée » par le chocolat, comme tu l'es en ce moment, je veux la vraie Beth. Je te veux, ça c'est vrai et tout le monde le sait, mais c'est la vrai Beth que je veux et je sais qu'un jour, elle sera là devant moi, prête à se donner entièrement à moi. Je suis prêt à attendre ce jour, dit-il avec sa main posée sur la joue de Beth.
- Lucifer, je suis prête à me donner à toi, à m'offrir à toi.
- Beth, j'ai beaucoup trop de respect pour toi pour profiter de la situation et de ton état. On va aller dormir et tu redeviendras la Beth que j'aime tant. Faut aussi que tu te reposes, t'as un rendez-vous très important demain matin.
- Mais je...
- Chut, lance-t-il en posant un doigt sur ses lèvres.
- D'accord mais une chose avant.
- Quoi ?
- Embrasse-moi encore une fois.

Lucifer lui sourit et l'embrasse d'un baiser passionné.

- Va dormir, les effets du chocolat auront disparu dans quelques heures et tu seras de nouveau toi-même.

Elle hoche positivement de la tête, il replace sa main sur sa joue, dépose un baiser sur l'autre joue et lui murmure quelques mots à l'oreille.

- Moi aussi, répond la jeune femme.

Elle se dirige vers le lit et se glisse sous les couvertures.

- Lucifer.
- Oui.
- Tu veux bien venir t'allonger pour que je m'endorme dans tes bras ?
- Bien sûr, avoue-t-il en souriant.

Il s'approche de son lit en enlevant sa veste et ses chaussures pour se glisser lui aussi sous les couvertures.

- Merci, lance-t-elle en se blottissant dans ses bras.

Beth ferme les yeux et ne tarde pas à s'endormir.

- De rien. Je ferais n'importe quoi pour toi, vraiment n'importe quoi, dit-il ému.

Les larmes commencent à lui arriver sans qu'il puisse les contrôler. Ça lui fait très plaisir d'avoir Beth dans ses bras mais il sait aussi que dans quelques heures, tout sera comme avant et qu'elle sera redevenue celle qui ne veut pas de lui...


diana62800  (11.02.2026 à 22:16)

Debout dans la cuisine, Carly est en train de faire les cent pas alors que Sam est assis à pianoter sur son ordinateur.

- Mais c'est pas vrai, où est-ce qu'elle est ?
- T'arrives toujours pas à la localiser ?
- Non et ça m'énerve, dit-elle en haussant la voix.
- Calme-toi, on va la retrouver.
- J'espère.
- Mais oui, faut rester positif. Ton père et Castiel sont en train de la chercher.
- Castiel est la raison pour laquelle ma sœur est encore dans les rues à cette heure-ci.

Sam regarde sa nièce en levant les sourcils.

- C'est vrai, c'est d'sa faute. J'aime énormément Cas mais le bonheur de ma sœur passe et passera toujours avant lui. Je pensais pas qu'il réagirait comme ça.
- C'est pas son genre ?
- Pas avec Beth, il l'a toujours soutenue dans ses décisions et dans ses choix.
- Toujours ?
- Oui, toujours. Quand elle lui a annoncé qu'elle voulait ralentir sur la chasse aux démons pour se concentrer sur ses études, il lui a dit qu'il la soutiendrait et il l'a fait, il l'a même aidée à réviser pour ses examens, qu'elle a eu avec brio, elle était major de sa promo.
- On est très intelligent dans la famille, ironise Sam en souriant.
- Je suis d'accord.

Ils se sourient.

- Pour en revenir à c'que j'disais, Beth a décidé de faire une petite pause pour réussir ses études et j'ai aidé Cass pour que ma sœur puisse étudier tranquillement, on lui demandait son aide seulement quand on pouvait pas faire autrement. Je comprends vraiment pas sa réaction, j'ai l'impression que plus on passe de temps à cette époque, plus il devient con.
- Je te trouve très dur envers Cas.
- Non, je suis réaliste Sammy.
- Tu penses ça mais y a d'autres moyens de le dire.

Sam continue de pianoter sur son ordinateur.

- T'as quelque chose ?
- Non, avoue-t-il. Elle l'a peut-être éteint.
- Beth éteint jamais son portable.
- Ou il a plus de batterie.
- On a toujours un chargeur portable sur nous pour le recharger au cas où... On a aussi nos doigts, si besoin.

Sam la regarde confus.

- Il suffit qu'on claque des doigts et hop, portable chargé à cent pourcents.
- C'est pratique d'avoir des pouvoirs.
- Oh oui, répond la jeune femme en souriant.

Sam regarde à nouveau sa nièce qui est morte d'inquiétude.

- Tu devrais aller dormir, je viendrais te réveiller s'il y a du nouveau.
- Ça ira, je préfère attendre que Beth rentre avant d'aller dormir.
- Tu vas pas t'en prendre à moi ?
- Pourquoi je ferais ça ?
- Y parait que tu peux être très violente quand t'es fatiguée.
- C'est vrai et si ça arrive, n'hésite pas à m'assommer.
- T'es pas sérieuse ?

Elle hoche positivement de la tête.

- Un jour, j'étais tellement fatiguée que j'ai failli tuer Beth en utilisant mes pouvoirs sur elle.
- Si elle était bad Beth, c'est compréhensible que tu te défendes.
- J'avais douze ans et Beth huit.
- Oh.
- Oui et heureusement que maman a entendu Beth et qu'elle est arrivée à m'arrêter à temps. Beth l'a appelée par la pensée. C'est ce jour-là que Beth et moi, on a convenu qu'on ne devait plus jamais utiliser nos pouvoirs l'une sur l'autre, sauf cas exceptionnel.
- Comme Beth l'a fait avec toi hier matin ?

Elle hoche la tête.

- Si elle l'avait pas fait, je sais pas dans quel état elle serait maintenant, elle a eu raison de me stopper.
- C'est vrai que tu es très douée en combat.
- Je peux remercier Cas pour ça, il est excellent en combat. Il nous a appris tout c'qu'il savait.
- Nous ?
- Beth et moi. Cas a beaucoup de défauts mais il a quand même certaines qualités qu'on peut pas lui enlever, sauf quand il s'agit de faire du mal à ma soeur. Je laisserai jamais personne lui faire du mal.
- Vous avez une très belle relation toutes les deux.
- Comme papa et toi.

Sam lui sourit.

- C'est ma petite soeur, je l'aime plus que tout. J'ai plus qu'elle maintenant.
- On va la retrouver, j'te le promets.
- Ne promets pas s'il te plaît.
- Pourquoi ?
- Il vaut mieux ne pas faire de promesse qu'on est pas sûr de tenir.
- Je te promets qu'on fera tout c'qu'on peut pour la retrouver.
- Merci.

Sam se lève, fait quelques pas vers sa nièce et la prend dans ses bras. Les yeux de la jeune femme commencent à s'humidifier.

La porte s'ouvre sur Dean et Castiel qui entrent, ce dernier referme la porte. Carly s'écarte des bras de son oncle.

- Alors ?
- Rien.
- Quoi rien ?
- Rien, ça veut dire rien Carly, lance Dean.
- Vous l'avez pas retrouvée ? demande Carly.
- Tu la vois ici avec nous ? Non. C'qui veut dire que non, on l'a pas retrouvée.
- Mais elle est où ?
- Si t'as la réponse, n'hésite pas à nous la donner.
- C'est de ta faute si ma soeur n'est pas ici avec nous.
- De ma faute ? demande Castiel.
- Oui, répond Carly.
- Eh, vous allez pas recommencer tous les deux ?!
- Je recommence pas papa, j'explique seulement à Cas qu'il s'est comporté comme un goujat.
- T'as tort, souffle l'ange.
- T'as raison, t'es pas un goujat, t'es un abruti, doublé d'un vrai connard. J'arrive pas à croire que t'ai osé dire à Beth que tu lui interdisais d'aller à son rendez-vous. Tu te prends pour qui ? Pour ton père ?
- Je fais ça pour elle, pour pas qu'elle souffre.
- Si je suis ton raisonnement, pour toi, Beth est tellement stupide qu'elle sera incapable d'obtenir ce travail. Mais au cas où tu l'aurais oublié, elle a fait des études pour apprendre son métier qu'elle aime tant et qui la passionne.
- J'ai pas dit ça.
- T'es tellement lâche que t'oses pas lui dire en face que t'as peur qu'elle parte, qu'elle te quitte mais continue comme ça et c'est c'qu'elle va faire Castiel.
- Et si on découvre c'qu'elle est et qu'ils lancent une chasse aux sorcières.
- Cas, t'es mignon mais on est plus au dix-septième siècle. Faut vraiment que t'apprennes à vivre avec ton temps. Beth est une jeune femme du vingt-et-unième siècle et elle est pas du genre à se laisser guider sa conduite, même par toi.
- Et si elle se laisse déborder par sa colère et qu'elle se met à tuer des innocents, je dis ça mais ça sera pas la première fois.

Carly s'approche de Castiel et le gifle.

- Je t'interdis de manquer de respect à ma petite soeur Cas. Je peux savoir c'qui t'arrive ?
- Elisabeth a l'intention de tout laisser tomber pour un boulot sans intérêt et qu'elle va pas garder, au lieu de se concentrer sur la recherche de Raxe. Ça devrait être lui sa priorité, pas ce travail minable.
- Je t'ai dit que j'avais mis quelqu'un sur le coup, alors lâche Beth avec ça. Je comprends pourquoi Beth préfère être dehors en ce moment plutôt qu'avec toi.
- Tu...
- Stop, hurle Dean. Arrêtez tous les deux.

Tous les regards sont posés sur Dean.

- Dean a raison, c'est pas en vous tirant dans les pattes qu'on va la retrouver.
- J'ai une dernière chose à dire, si je t'avais écouté Cas, Beth serait toujours bad Beth alors t'es mal placé pour faire la morale aux autres.
- Ah mais c'est vrai que j'ai à faire à mademoiselle parfaite mais si je me souviens bien, on est ici à cause de toi, c'est à cause de ton irresponsabilité si l'enfer s'est abattu sur Terre.
- J'y suis pour rien, c'est Raxe qui en est la cause pas moi.
- Elisabeth t'avait prévenue de ne pas lui faire confiance et toi, tu l'as pas écoutée.
- Et toi, tu veux que j'te fasse la liste de tes mauvais choix parce qu'il y a de quoi faire. Cas, je t'aime bien mais évite de me chercher.
- Stop, crient les deux frères en même temps.
- Je croyais qu'on arrêtait le coup de la stéréo.

Dean regarde sa fille aînée d'un air sévère tout en levant les sourcils.

- Désolée.
- T'arrives toujours pas à la localiser ?

Carly bouge sa tête de gauche à droite.

- Et toi Cas ?
- Non, rien.
- Ça, c'est pas normal. Normalement, le lien qui t'unit à Beth ne peut pas se briser.
- Comment ça ? demande Sam.
- Elisabeth et moi, on a un lien très fort qui nous permet de savoir où se trouve l'autre, de savoir c'que l'autre fait et c'que l'autre ressent.
- Ça se produit quand une sorcière rencontre la personne qui est faite pour elle, sorcière ou sorcier.
- Il doit être très fort pour que vous ressentiez ça tous les deux.
- Oui, il l'est mais là, je ressens rien. Je sais pas où elle est.
- Comment on va faire pour la retrouver ? Même Cas n'arrive pas à la ressentir.
- On va attendre qu'elle revienne, propose Sam.
- Quoi ? disent Castiel et Carly d'une seule voix.
- On va tous rester ici et attendre qu'elle rentre, elle finira par rentrer et comme aucun de vous deux n'arrive à la localiser, ça sert à rien d'aller arpenter les rues de la ville, lance Sam calmement.

Castiel et Carly se lancent l'un à l'autre un regard très noir. Cette dernière fait quelques pas vers la fenêtre et contemple l'extérieur. Des larmes commencent couler sur ses joues tout en ayant son regard perdu dans ses pensées.

- Il est presque cinq heures du matin, où est-elle ? se demande Carly.

Elle s'assoit sur la banquette, colle ses jambes contre sa poitrine et enroule ses bras autour. Sa tête posée contre la fenêtre d'où on aperçoit des flocons tomber, ses larmes continuent de couler et montrent toute l'inquiétude qu'elle éprouve pour Beth.

Sam, Dean et Castiel s'installent dans le salon, d'où ils peuvent voir Carly, ils ont chacun une bière à la main tout en discutant...

Il fait encore nuit à l'extérieur quand le portable de Beth se met à sonner sur la table de nuit, c'est Lucifer qui l'a mis à cet endroit pendant que le jeune femme dormait. Cette dernière appuie dessus pour arrêter la sonnerie, qui est une chanson de Noël. Elle le prend et regarde l'heure inscrite dessus.

- Non, pas déjà, grogne-t-elle.

Elle regarde rapidement la pièce dans laquelle elle se trouve et voit Lucifer, qui lui sourit, allongé à côté d'elle.

- Tu sais que t'es très mignonne quand tu dors. Je m'en lasserai jamais, avoue-t-il en souriant.
- Lucifer, crie-t-elle, je peux savoir c'que tu fais là ? Qu'est-ce c'que je fais ici ? On est où bordel ?
- Là, t'es la Beth que je connais.
- Tu peux traduire.
- Bonjour ma chérie.
- Je t'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça. On est où ? demande-t-elle en haussant la voix.
- On est chez moi.
- Chez toi ?

Il hoche positivement de la tête.

- Mais pourquoi ?
- Ne t'inquiète pas, tes souvenirs d'hier soir vont te revenir.
- Ça répond pas à ma question.

Beth soulève la couverture qu'elle a sur elle.

- Oh non, me dit pas qu'on a couché ensemble, demande-t-elle en se couvrant avec la couverture.
- Non.
- Ouf, je suis rassurée.
- Parce que je t'ai repoussée.
- C'est ça, dans tes rêves. Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi je suis au lit avec toi et en sous-vêtements ? C'est encore un de tes plans tordus ?
- Non, j'y suis pour rien. Je sais pas c'qui t'es arrivée hier mais tu t'es mise à avaler une boîte de chocolats d'un seul coup et tu m'as embrassé.
- Quoi ?
- Je t'dis la vérité.
- Je te crois pas, j'aurais pas fait ça, je suis pas bad Beth et je serai jamais elle.
- Je sais que t'es pas elle et ça me va...
- Je sais l'effet que le chocolat a sur moi, c'est pour ça que j'en mange jamais sauf quand évidemment, on m'en met dans ma nourriture sans me le dire, je peux remercier Carly pour ça.
- Tu le sens toujours pas ?
- Non. Quand on l'a en bouche, c'est impossible pour nous de savoir si c'est du chocolat, jusqu'au moment où on se met à faire n'importe quoi.
- Si j'ai bien compris de c'que tu m'as dit hier, ça t'enlève toutes tes inhibitions.
- C'est ça.
- Mais si sans tes inhibitions, tu veux de moi, c'est qu'au fond de toi, tu veux de moi.
- Non.
- Tu m'as aussi dit que t'avais envie de moi, tu voulais que je te fasse l'amour et t'étais très triste que je refuse.
- Arrête, je sens que je vais vomir.
- Tu me vexes.
- Je suis amoureuse de Castiel et toi, je t'ai en horreur, dit-elle horrifiée.
- T'es dur.
- C'est c'que je ressens. C'est pas que je m'ennuie mais il faut que j'y aille, on m'attend, dit-elle en se levant.
- Je sais que c'est pas vrai.
- Si tu penses ça, c'est que tu me connais pas.
- Je te connais Beth, je te connais par cœur, encore mieux que tu te connais toi-même.

Elle lève les yeux au ciel.

- C'est pas la peine de lever les yeux. Vérifie si tu me crois pas, dit-il en tendant ses mains vers elle. De quoi t'as peur ? Que c'que je viens de te dire soit la vérité ? De toute façon, tu verras si je te mens ou pas.
- Pourquoi tu m'as fait manger du chocolat ?
- Je te promets que c'est pas moi, je t'ai rien fait Beth, c'est toi qui a fait apparaître une boîte par magie avant de l'engloutir et t'as aussi utilisé tes pouvoirs devant des humains.
- Non, dit-elle avec horreur.
- Prends mes mains et vérifie par toi-même.

Les yeux de la jeune femme commencent à s'humidifier. Elle prend les mains de Lucifer dans les siennes.

- Eh Beth, c'est pas ta faute, lance-t-il d'une voix douce.
- Oh non. Non. Non. Non, souffle-t-elle en s'asseyant sur le lit.
- Tes souvenirs te reviennent en mémoire ?

Elle hoche positivement de la tête. Il replace une mèche de cheveux de la jeune femme derrière son oreille.

- Je suis désolée de m'être jetée sur toi comme je l'ai fait.
- C'était plutôt agréable d'avoir une magnifique jeune femme dans les bras et t'embrasses toujours aussi bien.
- J'étais très entreprenante avec toi et j'étais même prête à abuser de toi. Je suis désolée, je suis sincèrement désolée Lucifer.
- Comment ça se fait que tu t'es mise à manger du chocolat ? C'est pas dans tes habitudes d'être imprudente.
- J'en sais rien, et comme je t'ai dit, j'en mange jamais.
- Essaye de te rappeler c'qui s'est passé avant que j'arrive.

Elle le regarde et semble perdue dans ses souvenirs de la veille, un sourire se forme sur son visage mais revient rapidement à elle.

- Il faut que je parte, j'ai un rendez-vous très important.

Elle se lève.

- Mes vêtements sont toujours dans la salle de bain ?
- Non, ils sont pliés sur la chaise là-bas avec tes affaires, dit-il en la désignant.
- Merci.

Elle s'approche de la chaise et attrape ses affaires.

- Merci d'avoir veillé sur moi et encore désolée.

Il se lève et s'avance vers la jeune femme.

- Attends, tu vas pas t'en aller maintenant.
- Si.
- Laisse-moi te raccompagner jusqu'à chez toi.
- Non, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule.
- J'en suis sûr mais... mais je veux que tu restes. Tu vas pas partir le ventre vide. Je peux te faire ton p'tit déj préféré.
- Non, il est un peu trop tôt pour ça.
- Beth, ça serait bien pour toi que tu acceptes c'que tu ressens pour moi.
- Lucifer, il faut que je te le dise en quelle langue, on est pas un couple, on l'a jamais été et on le sera jamais. Fais une croix là-dessus.

Beth se rhabille rapidement.

- Oublie-moi, dit-elle en mettant son bonnet.
- Je peux pas.

Elle utilise ses pouvoirs pour le plaquer contre le mur.

- Je pensais que j'avais été claire quand on s'était vu à Las Vegas.
- T'étais beaucoup plus gentille hier soir.
- Je perds complètement l'esprit sous chocolat. Écoute bien Lucifer parce que j'en ai vraiment marre de me répéter, je veux que tu me lâches, toi et moi, ça ne se produira jamais. J'aime Castiel et je suis amoureuse de lui, il y a que lui pour moi. T'auras beau me répéter que toi et moi, on est fait l'un pour l'autre...
- C'est la vérité, avoue-t-il.
- Ça n'arrivera jamais même si tu étais la dernière créature dans tous les univers qui existent.

Elle s'approche de lui et lui enfonce son bras dans le ventre.

- Continue de m'emmerder et je te jure que je t'arrache les intestins et j'en fais un chapeau.

Elle retire son bras.

- T'es très mignonne quand t'es en colère.

Elle fait apparaître un poignard.

- Tu veux peut-être aller faire un petit tour dans le Néant ?
- Pas de problème si ça te fait plaisir.

Beth soupire.

- Je t'fais bouillir ?
- Oui et pas qu'un peu.
- Mais demande-toi pourquoi je te fais cet effet ?
- Je t'ai en horreur.
- Tu sais que c'est faux.
- Oh mais si t'es si malin que ça, tu vas pouvoir me le dire.
- Tu m'aimes et t'es amoureuse de moi, même si tu refuses de l'accepter.
- Non, je te hais.
- Dans ce cas, qu'est-ce que t'attends pour me le planter ? demande-t-il en désignant le poignard. Si tu l'as pas fait, c'est qu'au fond de toi, tu le veux pas.

Lucifer claque des doigts pour faire disparaître le poignard de la main de Beth.

- Tu devrais réfléchir un peu à c'qui t'est arrivé hier soir et à c'que t'as fait, ça en dit beaucoup sur c'que tu veux vraiment.
- C'est bon, t'as fini ?
- Oh, je crois que j'ai visé juste. Beth, toi et moi, on est destiné à être ensemble, c'est pas pour rien que je t'ai vue la première, que je t'ai rencontrée en premier et que tu sois entrée dans ce café hier soir.
- J'avais froid et je voulais me réchauffer un peu.
- C'est l'endroit exact où je t'ai vu pour la toute première fois.
- De c'que tu m'as dit, la première fois que tu m'as vu, je sortais d'un magasin de musique et pas d'un café.
- C'est vrai, mais le magasin de musique n'a pas toujours un magasin, c'était un café pendant plusieurs années. Il y a la fontaine aux tortures pas très loin.
- Et alors ?
- Tu refuses encore d'ouvrir les yeux et de l'admettre.
- Admettre que je te déteste, ça c'est fait.
- Ça viendra, je vais attendre.
- Whoua, miracle, Lucifer a appris la patience.
- Grâce à toi.
- Vite un seau, je sens que je vais vomir, dit-elle avec sarcasme.

Lucifer lui sourit.

- Je voudrais te dire deux choses.
- C'est sûrement très intéressant mais ça m'intéresse pas.
- Ça concerne Tiphaine.
- Elle va bien ?
- Oui, elle est en vie. Tout comme Dawn et Victor.

Elle pousse un soupir de soulagement.

- Je lui ai rendu sa liberté.
- Quoi ? T'as quoi ? lance-t-elle surprise.
- Tiphaine est libre, je lui ai rendu sa liberté, elle n'a plus aucun compte à me rendre, ni à obéir à mes ordres.
- Pourquoi t'as fait ça ?
- Pour toi, je ferais n'importe quoi pour toi et si rendre la liberté à une de tes meilleures amies peut te rendre heureuse, alors ça me pose pas de problème.
- Merci. Je m'y attendais pas.
- Tiphaine non plus.
- Où est le piège ?
- Y en a aucun.
- Mais bien sûr, souffle-t-elle. T'as toujours une idée derrière la tête.
- Je veux que ton bonheur.

Elle attrape son sac qu'elle met en bandoulière.

- Et la deuxième chose c'est quoi ? Et dépêche-toi, je dois rentrer chez moi pour prendre ma douche et me changer.
- Tu peux la prendre ici.

Elle lui lance un regard noir.

- C'était qu'une proposition. Quand tu étais bad Beth, je t'ai donné du Olympre.
- T'as quoi ? demande-t-elle surprise.
- Je t'ai fait avaler du Olympre.
- Non mais t'es complètement cinglé. Le Olympre est très dangereux s'il est mal dosé.
- Je sais, j'ai fait très attention.
- Je peux savoir pour quelle raison tu m'en as donnée ?! La version courte s'il te plait.
- Tu avais quelque chose à l'intérieur de toi qui pouvait être très dangereux pour toi.
- Quelle chose ?
- Tu devrais demander à Cas, il le sait, il est en partie responsable.
- Il me faut vraiment un décodeur pour arriver à te comprendre.
- Mais sache que si j'ai fait ça, c'était pour toi.
- C'est ça qui m'a donné mes crampes d'estomac ?
- Oui.

Elle le regarde.

- Quoi ?
- Je sais à quoi sert le Olympre et j'essaye de savoir pour quelle raison tu m'en as donné.
- Pour ta santé.
- Tu sais quoi, je veux rien savoir d'autre parce que je sens que ma haine envers toi sera plus forte qu'elle l'est déjà mais je finirai par le savoir. Va brûler en enfer Lucifer.

Lucifer la regarde en souriant.

- J'ai passé une nuit agréable, c'était un bonheur de t'avoir à mes côtés pendant quelques heures.

Beth ferme les yeux quelques secondes en poussant un soupir d'agacement. Elle s'approche de Lucifer et lui donne un coup de poing.

- Ça, c'est pour m'avoir donné du Olympre.
- Je l'avoue, je l'ai bien mérité.

Elle lui en redonne un deuxième.

- Et celui-là, c'était pourquoi ?
- Parce que tu m'agaces.
- Parce que j'ai raison.

Et un autre coup vient frapper le visage de Lucifer.

- C'était pour quelle raison ?

Elle répond pas. Il s'approche de Beth, pose ses mains sur ses joues et la regarde tendrement.

- C'est parce que tu sais que c'est vrai et ça te fait peur. Tu m'aimes.
- Non, je te hais.

Il l'embrasse sur les lèvres quelques secondes, Beth ressent les mêmes sensations qu'elle a ressenties la veille au café, elle se laisse faire durant un instant avant de le repousser.

- Non mais ça va pas, dit-elle en le giflant, il te manque une case ou quoi ?!
- Ça t'a fait de l'effet, je le sais, tu l'as ressenti toi aussi.

Elle sait qu'il a raison mais ne l'avoue pas. Elle l'envoie à l'autre bout de chambre à l'aide de ses pouvoirs.

- Ne t'avise jamais de recommencer.

Elle ferme à nouveau les yeux et les ouvre aussi vite avant de claquer des doigts. Lucifer la voit disparaître sous ses yeux, un sourire se forme sur son visage, il sait qu'il a raison sur les vrais sentiments de la jeune femme à son égard.

Beth apparaît dans la cuisine chez elle et regarde rapidement autour d'elle.

- Ça va, ils sont pas encore levés, dit-elle à voix basse.
- Tu te trompes, on est là, avoue Carly.
- Oups !!! lance-t-elle en se retournant. Bonjour à vous deux, où sont papa et Sammy ?
- Ils sont en train de dormir. On peut savoir où t'as passé la nuit ? Il est presque sept heures du matin.

Castiel se met à renifler.

- Quelque part.
- On était tous très inquiets pour toi.
- Je vais bien Carly et désolée de vous avoir fait peur mais j'avais besoin d'être seule.
- Elle veut pas le dire mais elle était pas seule, elle était avec Lucifer. Tu t'es bien amusée avec lui ?
- Quoi ? demande Carly. Non, je refuse d'y croire.
- Arrête de dire n'importe quoi.
- Je sens son odeur sur toi alors arrête de mentir.
- C'est toi qui ose me dire ça, tu m'as caché le fait de m'avoir effacé quelques souvenirs. Okay, je l'avoue, j'étais avec Lucifer mais il s'est rien passé avec lui.
- Et tu crois que je vais te croire. Carly, sois gentille et laisse-nous. Elisabeth et moi, il faut qu'on parle.
- Non mais t'as pas à me donn...
- Ça va aller Carly. Désolée de t'avoir autant inquiétée.

Beth prend sa sœur dans ses bras durant quelques instants et lui dit quelques mots à l'oreille.

- Je t'aime ma sœur.
- Je t'aime aussi Carly.
- Cas, tu fais du mal à ma sœur et je te castre.
- Ça doit être très douloureux, ironise Beth.

Carly lui sourit avant d'aller dans sa chambre pour dormir.

Les deux amoureux se regardent.

- Castiel, j'ai un rendez-vous très important et j'ai pas envie d'être en retard, on parlera quand je reviendrai.
- Non, j'ai attendu toute la nuit.
- Figure-toi qu'après c'que tu m'as dit, j'avais pas très envie de te parler, ni de te voir.
- Je t'ai cherchée toute la nuit et t'étais introuvable.
- T'avais qu'à me localiser, ça t'a jamais posé de problème.
- J'ai essayé mais j'y suis pas arrivé. T'avais sûrement activé tes barrières.
- Non, ça fait des mois que je les ai pas utilisées. Castiel, tu m'as vraiment blessée hier soir.
- Et toi, pour te venger, t'as été voir Lucifer
- Non, on s'est seulement croisé. Et tu te dis pas qu'il a pu m'arriver quelque chose de grave.

Castiel ne répond pas.

- Non, bien sûr que non. Tu penses toujours au pire. Tu veux savoir la vérité, je vais te la dire, je vais être honnête et te dire c'qui s'est passé. Je suis sortie d'ici, j'ai marché pendant un très long moment et je suis rentrée dans un café pour me réchauffer un peu. Là, j'ai pris un latté et en me retournant pour aller m'asseoir, je suis tombée sur Garrett. On a parlé, ou plutôt, on s'est engueulé comme à chaque fois qu'on se voit et à un moment donné, il a ajouté du chocolat dans mon latté mais je sais pas comment il a fait. J'ai été m'installer à une table et c'est à ce moment-là que Lucifer est arrivé, on a parlé et j'ai fini par délirer complètement, tu sais à quel point le chocolat me fait faire n'importe quoi.

Il hoche positivement la tête.

- Je me suis mise à lui faire des avances et à l'embrasser mais je t'assure que j'ai pas couché avec lui, j'ai fait que dormir avec lui, c'est tout. Je t'aime Castiel, je n'aime que toi. J'étais très blessée par ta réaction hier... Faut dire que je m'y attendais pas.
- Elisabeth, je suis désolé pour ma réaction, c'est juste que... que...
- Que quoi ?
- Que j'ai peur.
- T'as peur de quoi ?
- Que tu partes, que tu m'abandonnes.

Elle avance vers lui et prend ses mains dans les siennes.

- J'ai pas l'intention de partir et te laisser mais si tu continues à faire des crises comme celle d'hier, je suis pas sûre de pouvoir le supporter même si je t'aime.
- Je suis sincèrement désolé Elisabeth.

Elle lui sourit.

- J'ai très mal vécu...
- Je sais...

Elle l'embrasse sur les lèvres et Castiel approfondit son baiser.

- Est-ce qu'un jour tu me pardonneras d'avoir couché avec Lucifer et que t'auras de nouveau confiance en moi ?
- Je t'ai déjà pardonnée et je te fais confiance. 
- C'est pas vrai. Tu dis ça mais je sais qu'au fond de toi, tu l'as pas fait, la preuve hier, tu m'as accusée d'aller le retrouver.

Il ne répond pas.

- Ça t'a fait énormément souffrir, je le sais et si tu savais comme je regrette mais malheureusement, je ne peux pas effacer c'qui s'est passé. Je t'aime tellement Castiel, je t'aime plus que tout.
- Je pense qu'il me faudra un peu de temps.
- Je comprends.

Il pose sa main sur la joue de la jeune femme.

- Je t'aime aussi, dit-il avant de l'embrasser sur les lèvres.

Elle lui sourit.

- Ça te dit si on allait nous aussi dans notre chambre.
- J'aurais adoré mais je peux pas. Il faut que j'aille prendre ma douche...
- On peut aller la prendre ensemble.
- J'aime cette idée mais pas trop longtemps, j'ai mon rendez-vous à dix heures. Je dois surtout pas être en retard.
- À quoi ça va te servir de travailler à l'hôpital ?
- Tu vas pas recommencer ?

Il répond pas.

- J'aime mon travail, tu vas pas me le reprocher ?!
- C'est pas toi qui nous as sorti qu'elle n'allait pas travailler à cette époque parce qu'elle va pas prendre un travail qu'elle va pas garder.
- J'ai changé d'avis. Ça t'arrive jamais de changer d'avis sur quelque chose ? demande-t-elle en colère.
- Elisabeth, il faut qu'on garde notre énergie pour retrouver la trace de Raxe pour qu'on rentre à notre époque.
- Rectification, mon époque, avoue-t-elle sèchement. Mais qu'est-ce que t'as en ce moment ? Je te reconnais pas.

Elle s'éloigne de lui.

- Je vais te dire Castiel, j'étais très contente hier quand j'ai reçu cet appel et la première chose que j'me suis dit, c'est je suis impatiente de l'annoncer à Carly et Castiel, je suis sûre qu'ils seront très contents pour moi parce qu'ils veulent mon bonheur. T'as toujours été à mes côtés depuis qu'on se connait, t'as toujours été présent pour moi mais depuis qu'on est ici, à cette époque, je te reconnais plus et c'est pire depuis que t'as retrouvé ta Grâce. Maintenant, je me dis que j'aurais dû la laisser là où elle était. Je vais aller me préparer et aller à mon entretien d'embauche parce que j'ai besoin de me sentir utile.
- T'as pas besoin de ça pour te sentir utile.
- Si, j'en ai vraiment besoin.
- On va aller se reposer, t'en as besoin. T'es fatiguée, tu sais plus c'que tu dis.
- Castiel, je suis pas un objet dont tu peux te servir quand t'as des pulsions, c'est clair ?! T'es effrayé que je redevienne bad Beth, ça je comprends parce que pour moi, c'est pareil. J'ai pas l'intention de redevenir une meurtrière sanguinaire, vraiment pas mais je ne changerai pas la Beth que je suis et si ça te plait pas, tant pis pour toi.
- Non.
- Comment ça, non ?
- J'ai dit non.
- J'ai entendu, je suis pas sourde. Mais je demande pas ton avis et après tu oses me dire que tu m'aimes.
- Oui, je t'aime, je t'aime plus que tout.
- M'interdire quelque chose n'est pas de l'amour Castiel, c'est de la possession et je laisserai jamais un homme ou un ange me dicter ma conduite, jamais. Tu devrais vraiment te remettre en question et réfléchir à c'que tu deviens Castiel, dit-elle en colère.

Elle quitte la cuisine et se dirige vers la salle de bain pour y prendre sa douche.

Une fois prête, elle attrape son sac, ses clés et son portable, et se dirige vers le salon, où Castiel est assis sur le canapé.

- Elisabeth, je...
- Non, j'ai vraiment pas envie de reprendre notre discussion, pas maintenant. Ça se voit peut-être pas mais je suis très nerveuse à l'idée de foirer mon entretien.
- Si tu le rates, tu pourras nous aider à rentrer plus vite.
- Mais décidément, tu t'arrêtes jamais.
- Elisabeth, je crois que tu comprends pas.
- Dans ce cas, explique-moi parce que d'après toi, je suis tellement stupide que je suis incapable de comprendre la moindre chose.
- Si on retrouve Raxe, on le tue...
- Carly et moi, on le tue.
- Vous le tuez, tu fais tes adieux à ton père et ton oncle, on rentre chez nous, et on retrouve le monde comme on l'a connu avant que l'enfer s'abat sur Terre.
- Et d'après toi, je pourrais pas faire mon travail à l'hôpital et faire des recherches quand je serai ici.
- Non.
- J'essaye vraiment de garder mon calme Castiel mais là t'es en train d'aller trop loin.

Elle se dirige vers la porte d'entrée.

- Elisabeth, si tu passes cette porte, tu vas m'o...
- Tu vas quoi ? Hein ? Tu vas quoi Castiel ? demande-t-elle en hurlant.
- Tu vas m'obliger à faire quelque chose que j'ai pas envie de faire.
- T'es peut-être un ange mais n'oublie pas que je suis une des sorcières les plus puissantes de tous les univers que tu connais alors un petit conseil mon cher ange, évite de me chercher.
- Elisabeth, dit-il en dirigeant sa main vers elle.
- Joue pas à ça avec moi.
- Si je fais ça, c'est pour toi.

Beth ferme les yeux quelques secondes durant lesquels elle se concentre et fait apparaître un cercle de feu autour de Castiel.

- Je te l'ai déjà dit, je laisserai jamais personne diriger ma vie et mes choix.
- Elisabeth.
- Non Castiel, là, t'as été trop loin.
- Tu devrais pas y aller.
- Je fais c'que je veux.
- Tu vas pas me laisser là ?
- Je te libérerais quand je reviendrai de mon rendez-vous et on finira cette conversation parce que j'ai quelques questions en suspens.

Elle sort, se dirige vers sa voiture et monte dedans. Dès qu'elle est installée, elle prend quelques secondes pour souffler un peu et prend la route direction l'hôpital. Pas très loin de la maison des Winchester, Garrett est assis au volant d'une voiture, il croque dans une pomme et a l'air très heureux.

- Ma pauvre sorcière, tu sais vraiment pas c'qui t'attend avec ton très cher Castiel.

Posé sur le siège passager, il y un petit récipient avec un liquide bleuâtre à l'intérieur, il le prend à deux mains et le met en face de lui après avoir posé sa pomme. Il souffle dessus et les visages de Beth et Castiel apparaissent avec un fil, très endommagé, qui les relient, le fil est le lien qui les unit. Il murmure quelques mots et le fil se dégrade un peu plus.

- On verra si ton couple est solide après ça, sale petite sorcière.

Il fait disparaître le bol et reprend sa pomme qu'il continue à manger en souriant...


diana62800  (21.02.2026 à 18:37)

Étant partie le ventre vide et en avance, Beth s'est arrêtée dans le même café que la veille et s'est installée à la même table. La jeune femme prend sa grande tasse, en boit quelques gorgées et la repose mais garde ses mains dessus. Elle est encore blessée par les mots et le comportement de Castiel au point que ses yeux s'humidifient.

Son regard est perdu dans le vide et ses pensées sont submergées par ses souvenirs.

Flashback (Mai 2037)

C'est le jour de la remise des diplômes pour Beth et tous les élèves de sa promo. Leurs proches, que ce soit la famille ou les amis, prennent place sur les chaises prévues à cet effet avant que les futurs diplômés arrivent à leur tour et s'installent enfin. Carly, Castiel, Iris ainsi que Sam, Eileen et leurs enfants, qui ont fait le voyage pour l'occasion, assistent à cet évènement. Assis au dernier rang, Lucifer est venu pour assister à la cérémonie mais sous les traits d'un autre vaisseau.

Le proviseur s'approche du micro et dit quelques mots pour féliciter les élèves, parmi lesquels se trouvent Victor, Tiphaine, Dawn et Beth, ces deux dernières sont assises l'une à côté de l'autre.

- T'es prête ?
- Pas vraiment, avoue Beth nerveusement.
- Je suis désolée de te l'dire mais tu vas devoir y aller.
- Je sais, souffle la jeune Winchester. J'ai une idée, tu veux pas y aller et le faire à ma place ?
- Non, répond la petite blondinette. C'est toi la majeure de promo cette année, pas moi et j'ai pas envie qu'ils me lancent des tomates, ironise-t-elle.
- T'as le chic pour arriver à me remonter le moral.
- Je fais c'que je peux.

Les deux amies se sourient.

- Beth, tu connais ton discours sur le bout des doigts, tu vas y arriver.
- Et comment tu le sais ?
- Je t'ai vu le travailler pendant des jours et je le trouve vraiment génial. Beth, j'te fais confiance et je sais que t'en es capable.
- Non.
- Si, répond Dawn en souriant. Beth, je te connais depuis qu'on a six ans alors crois-moi quand je te dis que t'en es capable. T'arrives à massacrer des démons qui sont monstrueux mais t'es pas capable de parler devant du monde ?

Beth hoche la tête.

- Parce qu'en face d'un démon, je peux utiliser mes pouvoirs sur eux mais pas sur les humains.
- Imagine-les en sous-vêtements.
- Je risque d'avoir un fou-rire si j'imagine monsieur Drymer en sous-vêtements.
- Oh pitié, évite-moi cette vision d'horreur. D'accord, on va oublier cette idée. Porte ton attention sur une personne en particulier, propose-t-elle en scrutant le public en face d'elle. Je vois Castiel, regarde-le en disant ton discours et si tu oublies des phrases, raconte c'qui te passe par la tête.
- Merci Dawn.
- Y a pas de quoi, on est amies toutes les deux et je suis là pour ça.
- Non.
- Non ?
- Non, t'es pas mon amie, ni ma meilleure amie.
- Quoi ? demande Dawn la voix brisée.
- T'es ma sœur, je te considère comme ma sœur.

Dawn est très touchée et émue par ce qu'elle vient d'entendre que ses larmes coulent toutes seules.

- Tu vas devoir refaire tout ton maquillage.
- Je m'en fiche.

Les deux amis se prennent dans les bras l'une de l'autre alors que le proviseur termine son discours et commence à appeler tous les élèves...

- Robert Nevers. Sarah Prisner. Jules Robinson. Serena Sanders. Charles Travers. Dawn Walker et pour finir Elisabeth Winchester.

Tous les proches de Beth se lèvent et applaudissent en souriant pour lui montrer qu'ils sont très heureux pour elle, Carly a les larmes aux yeux en voyant sa petite sœur avec son diplôme dans les mains, Lucifer en fait autant et on peut voir à la façon dont il la regarde qu'il est très fier d'elle.

- Félicitations à tous nos diplômés, vous l'avez tous mérité. Et maintenant, nous allons tous écouter notre majeure pour la promo 2037, mademoiselle Elisabeth Winchester.
- Vas-y, tu vas y arriver, je crois en toi.

Beth lui sourit, elle souffle un bon coup, se lève et se dirige vers le pupitre où se trouve le micro. Elle déplie la feuille et la pose devant elle à l'abri des regards, la regarde quelques secondes avant de la replier.

- Merci monsieur Palmer. Bonjour à tous et merci d'être venu pour ce jour très important pour nous. Rassurez-vous, je vais faire très court, je suis pas une grande fan des long discours qui dure pendant des heures et où tout le monde a oublié c'qui a été dit au début...

Des rires se font entendre. La jeune fille est nerveuse mais ne le montre pas et croise le regard de Castiel qui l'encourage par la pensée. Elle lui sourit.

- Je pense c'que je dis mais plus sérieusement, nous sommes à la fin du lycée, à la fin d'une époque, c'est comme une porte qui se ferme. Mais qui dit une porte qui se ferme, dit une porte qui s'ouvre. Une nouvelle page de notre vie s'ouvre devant nous, le monde nous ouvre ses bras où on peut faire ce qu'on veut, choisir les études qu'ils nous plaisent ou pas, se tromper et recommencer autant de fois qu'il le faudra parce que le plus important, c'est d'y arriver par soi-même et d'essayer de réaliser ses rêves. Mon père m'a dit un jour : peu importe les études que tu feras, les amis que tu auras, la ville dans laquelle t'habiteras, le métier que tu auras, reste toujours toi-même, reste toujours fidèle à tes principes et tes convictions, parce que c'est toi qui fait tes propres choix...

Carly est très émue et ses yeux commencent à s'humidifier.

- Tant que tu restes la même Beth que j'ai toujours connue, je serai toujours fier de toi. C'est quelque chose que j'ai toujours gardé en tête et je remercie mon père parce que c'est grâce à lui que je suis devenue celle que je suis aujourd'hui. Croyez toujours en vous et en vos proches parce que c'est grâce à eux qu'on devient qui on est. Merci.

Toute l'assemblée se lève en applaudissant, ce qui touche beaucoup Beth. Cette dernière retourne à sa place.

- Très beau discours Elisabeth, lance le proviseur.
- Je suis de son avis, avoue Dawn.
- C'est gentil.
- C'est un honneur pour moi de vous présenter les diplômés de la promotion pour l'année 2037 du lycée Silverman. Bravo à tous nos élèves.

Les élèves lancent leurs toques en l'air et tout le monde les acclame...

Beth descend les quelques marches du podium et se dirige vers sa sœur.

- Je suis tellement fière de toi ma sœur d'amour, si tu savais.
- Merci.
- Très beau discours.
- C'est vrai. Il était pas trop ou pas assez... ?
- Non, il était génial, j'aurais pas fait mieux.
- Je pense pareil, lance Castiel qui est dans un autre vaisseau pour l'occasion.
- Castiel, je suis tellement contente que tu sois là.

Elle le regarde tendrement.

- Tu le penses ? demande-t-elle.
- Oui.
- T'as écrit un autre discours ?
- Non.
- Beth, j'ai lu le discours que t'as écrit et c'est pas celui que t'as prononcé.
- Je sais, j'ai pensé que ça serait mieux si je disais c'que je pensais sur le moment et que je laisse mon cœur parler.
- Papa serait tellement fier de toi s'il était encore avec nous. Maman aussi.

Beth ne répond pas.

- On se voit plus tard, je viens de voir une ancienne amie que j'ai pas vue depuis des lustres.
- En disant des lustres, tu veux dire trois quatre ans ?
- Non, deux trois mois.

Les deux sœurs se sourient avant de se prendre dans leurs bras.

- Je suis très fière de toi..
- Tu l'as déjà dit.
- Je sais. Je t'aime ma sœur.
- Je t'aime aussi.

Elles mettent fin à leur étreinte et Carly s'éloigne en laissant les deux amoureux seuls.

- Je suis d'accord avec Carly.
- Merci Castiel.
- Je voulais que tu saches que peu importe c'que tu feras l'année prochaine, sache que je te soutiendrais toujours.
- Toujours ?
- Oui, toujours. Je crois en toi.
- Moi aussi, je crois en toi.
- Cette toque te va très bien, avoue-t-il en souriant.
- Vraiment ?

Il hoche positivement de la tête.

- Dans ce cas, je vais la garder.
- Félicitations pour ton diplôme Elisabeth.
- Merci.

Elle pose ses mains sur ses joues et l'embrasse sur les lèvres, Castiel approfondit leur baiser quelques instants avant qu'ils ne se prennent dans les bras de l'autre.

Lucifer, qui est à quelques mètres d'eux, les regarde et ses yeux se posent sur la jeune Winchester.

- Excusez-moi de vous déranger les amoureux, mais j'ai besoin de t'emprunter Cass quelques minutes, lance Tiphaine.
- Pourquoi ?
- Pour quelque chose de super méga important.
- Quelle est cette chose ?
- Ma voiture refuse de s'ouvrir et j'ai absolument besoin que Cass vienne avec moi pour l'ouvrir.
- Ça peut pas attendre dix petites minutes ?
- Si t'as envie d'assister à un bain de sang, oui, pas de problème et je finirai sûrement avec toi mais j'aimerais éviter. J'ai pas du tout envie de te tuer Beth.
- C'est gentil.
- Je vais t'aider, répond Castiel.
- Mais tu reviens juste après ?
- Oui, dit-il en souriant. Ton sac est prêt ?
- Ça fait une semaine qu’il attend bien sagement dans ma chambre.
- Cass, j'ai la gorge en feu, ça urge.
- Oui, on y va.

Beth les regarde s'éloigner et Lucifer continue de la regarder avec un sourire accroché à son visage. Cette dernière, qui sent qu'on l'observe, regarde autour d'elle et au moment où ses yeux se posent sur l'endroit où se trouvait Lucifer, elle le voit ou du moins, elle croit le voir. Elle avance d'un pas rapide pour être sûre mais il disparaît avant qu'elle arrive...

Fin du flashback.

Beth n'a toujours pas bougé du café...

Flashback (Mai 2039)

Beth vient de recevoir son diplôme qui fait d'elle une infirmière reconnue. Elle l'a dans les mains et le regarde avec beaucoup d'émotion.

- Où est la reine du jour ? demande Carly qui arrive accompagnée de Castiel.
- Elle est devant toi. Regardez, je suis enfin diplômée, ces deux ans de travail ont payé.
- Il est très beau, avoue Castiel après l'avoir regardé.
- C'qui est marrant, c'est qu'ils se foulent jamais avec les diplômes.
- Je m'en fiche parce qu'avec ce diplôme, je pourrais enfin faire le métier que je veux. Je voulais vous remercier.
- Pourquoi ?
- Pour m'avoir soutenue, pour avoir cru en moi, pour tout.
- Ah mais maintenant que tu es officiellement infirmière, tu vas pouvoir me soigner gratuitement quand Cass sera pas là.
- Je suis pas médecin Carly.
- C'est pareil.
- Où tu veux que j'aille ?
- J'en sais rien mais ça arrive que tu partes pendant des jours et qu'on ait aucune nouvelle de toi.
- Elle a pas tort et ce temps-là est très long pour moi. J'aime pas quand on est obligé de se séparer trop longtemps.
- Elisabeth, sache que peu importe où je suis, je pense toujours à toi et que mon cœur est avec toi.
- C'est beau l'amour.
- J'ai trouvé la perle rare.
- J'aimerais bien enfin trouver la mienne.
- Carly, t'as oublié ta veste, lance Tiphaine qui vient d'arriver.
- Merci.
- Et bien, je crois que t'as trouvé la tienne.
- Arrête, souffle Carly à sa sœur.
- Y a un problème ? demande Tiphaine.
- Non, aucun.
- Beth, je suis tellement contente et très fière de toi.
- J'en ai de la chance d'avoir autant de personnes qui sont fières de moi.
- On peut dire le contraire si t'aimes pas les compliments, ironise Carly.

Ils se mettent à rire.

Au loin, Lucifer, qui a assisté à la remise des diplômes de Beth, la regarde avec admiration durant quelques instants. Beth, de son côté, sent qu'on la regarde, observe autour d'elle et au moment où elle est sur le point de voir Lucifer, il disparaît avant qu'elle le voie...

Fin du flashback.

Beth est toujours assise avec son café dans les mains...

Flashback (Janvier 2039)

Il fait nuit mais le ciel est dégagé ce qui donne une belle vue sur les étoiles. Assis dans un parc avec une couverture sur elle, Bad Beth est blottie dans les bras de Lucifer, ils sont en train de lire un livre à voix haute, ils lisent un chapitre chacun leur tour.

- ... Fin, lance-t-elle.
- T'es en train de me faire aimer la littérature.
- Tu devrais lire Roméo et Juliette, je suis sûre que t'aimerais cette histoire.
- Peut-être un jour, on verra, dit-il en souriant.
- J'adore la lecture, c'est un bon moyen de s'évader et d'oublier ses problèmes pendant quelques temps. Et c'est aussi génial pour faire travailler son imagination.
- T'as pas besoin de ça, t'as une imagination débordante.
- D'où elle vient à ton avis ?

Ils se sourient. Elle se blottit encore plus dans les bras de Lucifer avant de remonter la couverture jusqu'à son menton.

- T'as froid ? Tu veux qu'on rentre ?
- Pas tout de suite.
- J'ai pas envie que t'attrapes quelque chose.
- Lucifer, je suis jamais malade.
- Ça, je sais. Je prends soin de toi, c'est tout.
- Et j'apprécie.

Elle le regarde et dépose un tendre baiser sur sa joue.

- Je voudrais te demander quelque chose.
- Tout c'que tu veux ma chérie.
- Tu sais pas c'que c'est.
- Tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi.

Elle lui sourit pour toute réponse.

- Je t'écoute.
- Ma remise des diplômes aura lieu dans quatre mois et j'aimerais bien que tu viennes.
- T'es sûre ?
- Oui mais si tu veux pas ou que tu peux pas, je comprendrais mais j'aimerais bien que tu sois là.
- Je serai là. Et pour ta sœur ?
- Elle sera là, souffle-t-elle avec découragement, mais je veux que tu sois là, c'est super important pour moi que tu sois là quand je recevrai mon diplôme qui fera enfin de moi une vraie infirmière.
- Si c'est aussi important pour toi, je viendrai.
- Merci, t'imagines pas comme ça me fait plaisir.

Bad Beth tremble comme une feuille et Lucifer le remarque.

- Allez, viens, on rentre.
- Non, on est bien ici.
- Ma chérie, tu trembles et si ça continue, tu risques de te transformer en glaçon.

Elle commence à embrasser sa mâchoire.

- Mais je connais une activité qui pourrait me réchauffer rapidement.
- C'est très tentant...
- C'est le but recherché.
- On est au beau milieu d'un parc.
- Il doit être comme... trois heures du matin Lucifer, y a personne qui viendra nous déranger. Allez, j'en ai très envie. J'ai très envie de toi mon amour.
- J'ai jamais su te dire non.
- Ah, ça je sais, avoue-t-elle avec un grand sourire.

Elle se retourne et se met à califourchon sur Lucifer.

- T'es sûre ?
- J'ai l'air de douter ?
- Non.
- Alors t'as ta réponse.

Ils s'embrassent tendrement durant quelques secondes au bout desquels leur baiser devient passionnel et se transforme en baiser torride. Leurs vestes commencent à descendre doucement et ensuite ce sont leurs pulls qui atterrissent à terre, le couple continue de s'embrasser, tout en se déshabillant lentement pour faire durer le plaisir plus longtemps...

Il la fait rouler et se retrouve au-dessus d'elle où il admire chaque parcelle de son corps qui réagit à chacune de ses caresses. Il l'embrasse dans le cou ce qui la fait frissonner.

- Lucifer, souffle-t-elle dans un murmure, Oh oui, continue.

Il continue ses baisers ainsi que ses caresses qui se font de plus en plus intenses. Il dégrafe le soutien-gorge de la jeune femme laissant une belle vue sur sa poitrine qu’il embrasse avec délicatesse... Le dernier morceau de tissu enlevé, Bad Beth se tourne pour se retrouver sur son archange, elle dépose plusieurs baisers qui vont de ses lèvres, en passant sur sa mâchoire, ainsi que sur son torse où elle prend tout son temps pour explorer chaque partie...

- Mmh, gémit-t-il.

Ses baisers continuent sur son ventre et refont le chemin inverse pour arriver de nouveau sur ses lèvres.

- Je crois que t'as un vêtement en trop sur toi.
- Tu peux l'enlever s'il te gêne.
- Faut pas me le dire deux fois.

Bad Beth claque des doigts pour lui enlever son boxer qui se retrouve à côté de sa petite culotte. Elle regarde vers son entrejambe et un sourire se forme sur son visage.

- Je vois que t'es très heureux de me voir.
- Et encore, le mot n'est pas assez fort. J'ai tellement envie de toi ma chérie.
- Fais-moi l'amour mon amour.

Elle place sa main devant les yeux de Lucifer quelques secondes avant de l'enlever.

- Je préfère ces yeux-là.

Ils reprennent leur baiser qui redevient torride. Elle l'attire vers elle pour qu'ils soient peau contre peau, la chaleur de l'un fait du bien à l'autre, tout comme les baisers et les caresses... Lucifer commence, doucement, à pénétrer sa sorcière qui apprécie ce délicieux moment...

- Mmh, soufflent-ils en même temps.

Les coups de reins se font doucement pour commencer puis augmentent petit à petit...

- Oh oui...
- Oh Lucifer... Oh oui, continue...

La cadence s'intensifie un peu plus autant pour Bad Beth que pour Lucifer. Le plaisir envahit la jeune femme qui gémit de plus en plus en lançant sa tête en arrière tout en fermant les yeux pour ressentir encore plus intensément ce plaisir. Lucifer aime la voir comme ça, il aime lui donner autant de plaisir.

- Lucifer, continue...
- Beth, regarde-moi.

Elle le regarde avec amour et désir.

- T'aimes quand on se regarde.
- Oui, j'aime te regarder quand tu prends du plaisir.
- Tu sais que tu peux m'appeler Bad Beth ?
- Oui, je sais mais je préfère t'appeler Beth.
- Fais comme tu veux... mon amour, dit-elle en gémissant de plaisir.
- Je t'aime tellement.
- Je t'aime aussi.

Elle le fait allonger avant d'entrelacer ses doigts avec les siens. Leurs va-et-vient se font de plus en plus rapides et de plus en plus fort, leur respiration se fait de plus en plus saccadée...

Leur plaisir continue de grandir, chacun d'eux en veut plus de l'autre...

- Oh oui... Oh mon amour...
- J'te fais mal ?
- Non, au contraire... Continue, j'en veux encore plus...

Il pose sa main droite sur sa joue et la regarde intensément avant de rouler sur elle et de s'enfoncer plus profondément en elle.

- Qu'est-ce que c'est bon... Oh mon dieu... lâche-t-elle sans s'en rendre compte.
- Sois gentil et laisse mon père en dehors s'il te plait.
- Désolée, c'était pas voulu. De toute façon, y a qu'un dont j'ai envie, c'est toi. J'aime te sentir en moi, continue... Lucifer...
- Beth... Beth... Beth, ma chérie...
- Lucifer... Oh Lucifer...

Lucifer prend les mains de Bad Beth dans les siennes et entrelace ses doigts avec les siens.

- Oh oui, encore...encore... mmh... mmh... encore, soufflent-ils en même temps.

Les baisers continuent d'explorer chaque parcelle de peau de l'autre, une sensation de chaleur commence à les envahir tous les deux et aucun d'eux ne veut que ça s'arrête, ils veulent ressentir encore et encore la présence de l'autre jusqu'au bout...

Leur souffle devient de plus en plus court alors que les gémissements se font de plus en plus forts et intenses.

- Continue à me regarder.

Ils s'embrassent tout ayant les yeux ouverts, ils ne veulent pas et ne peuvent pas détacher leurs yeux de l'autre. La chaleur les envahit totalement, les va-et-vient sont beaucoup plus forts, chacun est prêt à donner du plaisir à l'un et à le recevoir de l'autre.

- Beth.
- Lucifer.

C'est dans une explosion de plaisir qu'ils atteignent l'orgasme tous les deux en même temps et en criant le nom de l'autre tout en se regardant avec amour.

- T'es vraiment fantastique.
- C'est toi qui rends ces moments aussi intenses mon amour. Promets-moi qu'on arrêtera jamais de se donner autant de plaisir.
- Je te le promets ma chérie.
- Tu me laisses dix petites minutes le temps que j'atterrisse et que je reprenne mon souffle, et on remet ça.
- Tout c'que tu veux.
- C'était incroyable mon amour.

Ils s'embrassent et profitent de ce moment d'amour...

Fin de flashback.

Toujours assise, Beth sourit à la pensée de se souvenir, elle en garde un agréable souvenir mais secoue la tête pour arrêter d'y penser.

Elle avale à nouveau une gorgée de son café avant de prendre un morceau de son bretzel qu'elle met dans sa bouche. Elle sent une personne s'approcher d'elle.

- J'aimerais que tu me laisses tranquille.
- T'es de bonne humeur à c'que je vois, lance Lucifer en s'asseyant en face d'elle.
- Ça allait jusqu'à c'que t'arrives.
- Tu mens.
- Non.
- Si, tu mens et tu sais comment je le sais ?
- Non mais j'imagine que tu vas me l'dire.
- À ta façon de me regarder. Je sais pas à quoi tu pensais mais t'as pas envie que je parte.
- Si, dégages.
- D'accord, c'est si gentiment demandé, je vais rester et te tenir compagnie. À quoi tu pensais ?
- À la façon dont je pourrais me débarrasser de toi.
- Outch, tu viens de me toucher en plein cœur.

Elle avale le reste de son bretzel et boit son café.

- C'est pas que je m'ennuie mais il faut que j'y aille, dit-elle en se levant.
- Tu pars déjà, c'est vraiment dommage.

Elle attrape ses affaires qu'elle enfile avant de prendre son sac et de le mettre sur son épaule.

- Contente de t'avoir revue et bonjour chez toi Lucifer.

Elle se dirige vers la porte, qu'elle ouvre pour sortir, Lucifer la regarde, se lève à son tour et lui court après.

- Beth. Beth.

La jeune femme ne répond pas et continue de marcher. Il arrive à la rattraper rapidement.

- Beth, tu vas où ?
- J'ai un rendez-vous.
- Tu vas pas dans la bonne direction, l'hôpital se trouve dans l'autre direction.
- Je sais petit malin. Je suis venue en voiture.
- Dans ce cas, le parking se trouve de l'autre côté de la route.
- Je le savais.
- Beth, c'est pas dans tes habitudes d'être autant...
- Autant quoi ?
- Autant perturbée.
- Je vais bien.
- C'est pour ça que tu refuses de me regarder dans les yeux quand tu me parles.

Elle le regarde et le souvenir de sa nuit d'amour et du plaisir qu'elle a pris avec lui dans le parc, tourne en boucle dans sa tête.

- Je sais pas à quoi tu penses mais ça doit être très agréable pour toi. D'habitude quand tu me regardes comme ça, c'est quand je...

Un sourire se forme sur le visage de Lucifer.

- C'est quel moment ?
- Je vois pas de quoi tu parles.

Il pose sa main sur la joue de la jeune Winchester, qui ferme les yeux pour apprécier ce contact quelques secondes mais finit par se ressaisir. Ce toucher donne à Lucifer un accès au souvenir que peut avoir Beth à ce moment précis. 

- Notre nuit d'amour dans le parc. Pour moi aussi, ça reste un de mes meilleurs souvenirs.
- C'est Bad Beth qui était avec toi, pas moi.
- Dans ce cas, pourquoi ça te fait autant d'effet quand t'y penses ? Tu te retiens pour pas me sauter dessus.
- T'as raison, je me retiens pour pas te tuer.
- Parce que t'as pas du tout envie de me tuer, t'as plutôt envie de m'embrasser.

Beth se dirige vers sa voiture, ouvre la portière et colle son dos contre la porte arrière.

- Beth, tu peux continuer à le nier mais tu m'aimes. Toi et moi, on finira ensemble, c'est qu'une question de temps, faut que t'ouvres les yeux.
- Mes yeux sont ouverts.
- Ils sont ouverts mais tu vois rien. T'en as pas besoin mais bonne chance pour ton rendez-vous, je suis sûr que tu vas avoir ce poste.

Lucifer s'approche de la jeune femme et seuls quelques millimètres les séparent.

- Tu serais tellement plus heureuse avec moi, mon frère ne te traite pas comme il devrait. Tu mérites tellement plus, tu mérites le monde Beth.

Il pose ses mains sur ses joues.

- Je t'aime Beth et tu m'aimes.
- Non, j'aime Castiel.
- Si tu pensais c'que tu viens de dire, tu m'aurais déjà envoyé de l'autre côté de ta voiture. T'as rien à faire avec Cassandre.
- C'est Castiel.
- C'est pareil.

Il la regarde tendrement et l'embrasse sur les lèvres, Beth se laisse faire.

- Si un jour t'as besoin de moi, tu sais comment me joindre.

Il l'embrasse à nouveau sur les lèvres et c'est à ce moment-là qu'elle entend des pleurs d'un bébé, les mêmes qu'elle avait entendu la veille au matin. Elle repousse délicatement Lucifer.

- T'as entendu ?
- Non, quoi ?
- Rien. Toi aussi, tu vas me prendre pour une folle.
- Je te prendrai jamais pour une folle.
- J'ai entendu les pleurs d'un bébé.
- Je te crois.
- C'est vrai ?

Il hoche positivement de la tête. Elle les entend à nouveau.

- Ça recommence, tu les entends ?
- Non.
- Je comprends pas pourquoi je les entends.
- T'en as parlé avec Cass.
- Il me prend pour une cinglée qui devrait aller faire un p'tit tour à l'asile.
- T'es pas folle Beth. Tu devrais aller à ton rendez-vous.
- C'est c'que j'allais faire.

Il se rapproche d'elle et dépose un baiser sur sa joue.

- C'est pour te porter bonheur. Appelle-moi si besoin.

Il fait quelques pas en arrière et disparaît.

Beth émet un léger sourire, pose deux doigts sur ses lèvres et repense au baiser que vient de lui donner Lucifer à l'instant. Elle se ressaisit, monte dans sa voiture et va directement à l'hôpital...

Elle se gare sur le parking des visiteurs, entre par la grande entrée et se dirige vers l'accueil.

- Bonjour mademoiselle, lance une femme d'une quarantaine d'années.
- Bonjour, je suis Elisabeth Winsten, j'ai rendez-vous avec madame Olsens.
- Oui, venez avec moi, je vais vous conduire à son bureau.
- Merci.

Beth la suit sur plusieurs mètres.

- Vous pouvez vous asseoir, elle va vous recevoir rapidement.
- Je vous remercie.

La femme retourne à son poste de travail alors que Beth prend place sur une des chaises qui s'offrent à elle...


diana62800  (22.02.2026 à 23:05)

Beth, qui attend patiemment que madame Olsens vienne la chercher, repense à ces derniers jours, et même ces dernières semaines, durant lesquels sa relation avec Castiel s'est dégradée. Elle essaye de comprendre comment ils ont pu en arriver là.

Ces disputes la touchent de plus en plus et la rendent plus vulnérable dans sa vie de tous les jours ainsi que dans la chasse aux démons. Il y a une dizaine de jours, elle a bien failli perdre un innocent, un petit garçon, âgé de sept ans, parce qu'elle se disputait avec Castiel et que le démon qu'ils recherchaient les avait attaqués par surprise...

En repensant à sa dernière dispute avec Castiel qui a eu lieu ce matin et étant de nature très sensible, ses yeux commencent à s'humidifier durant quelques instants cependant la jeune femme se ressaisit en prenant une bonne inspiration et en soufflant doucement.

Elle veut faire une bonne impression, donner l'image d'une jeune femme forte et courageuse, et pas celle d'une personne faible qui s'effondre à la moindre difficulté parce que ça, c'est pas dans ses habitudes.

Elle est nostalgique des bons moments qu'elle a passés avec son ange.

Flashback (Janvier 2037)

Marchant dans les rues très enneigées de la ville de Denver, Beth et Castiel se tiennent la main avec leurs doigts entrelacés. La jeune fille a un bandeau noir sur les yeux.

- Je peux savoir où tu m'emmènes ?!
- Si je te le dis maintenant, ça sera plus une surprise, et je veux que tu aies la surprise.
- D'accord mais préviens-moi s'il y a un poteau, une marche ou je sais quoi pour éviter que je me fasse mal ou que je tombe.
- Promis. Tu vas adorer ma surprise.
- J'aime les surprises.
- C'est c'que j'ai cru comprendre.
- On est arrivé ?
- Bientôt.

Ils parcourent encore plusieurs mètres avant de s'arrêter.

- On est arrivé.
- C'est bon, je peux l'enlever ?!
- Attends un instant, dit-il en la plaçant au bon endroit. Je vais te l'enlever mais garde les yeux fermés s'il te plait.
- D'accord.

Il lui enlève le bandeau et se met à ses côtés.

- C'est bon, tu peux les ouvrir.
- Whoua, souffle-t-elle en voyant l'endroit où elle se trouve.

Ils se trouvent dans l'endroit préféré de Beth, il s'agit de la fontaine qui est entourée de tortues. Castiel a décoré le lieu pour l'occasion avec des guirlandes de lumières et il y a une petite table avec deux bols ainsi que des muffins posés dessus.

- Castiel, c'est magnifique.
- Je sais que ton anniversaire te fait penser à ton père et que depuis ta naissance, vous aviez l'habitude de le fêter en même temps.
- Il me manque tellement.
- C'est normal qu'il te manque.

Ils se sourient.

- Je voulais t'offrir un cadeau qui pourrait te faire sourire.
- T'es là, c'est le plus important à mes yeux.
- C'est gentil de dire ça.

Elle s'approche de lui.

- C'est la vérité Castiel.

Elle dépose un tendre baiser sur la joue.

- Je sais aussi que tu adores la patinoire.
- Oui mais elle est fermée maintenant.
- Je le sais et je me suis dit que ça serait bien si tu avais une patinoire privée rien que pour toi.
- Quoi ? demande-t-elle sans comprendre.

Il s'éloigne de Beth pour se diriger vers la fontaine, il pose deux doigts sur l'eau qui se transforme en glace. Il fait quelques pas et se baisse pour prendre quelque chose, ce sont deux paires de patins.

- Bon anniversaire Elisabeth, dit-il en lui donnant une paire.
- Castiel, dit-elle très émue et en prenant les patins. Merci, merci beaucoup, je sais pas quoi dire d'autre à part merci
- Ça me suffit. Je voulais un cadeau spécial pour une jeune femme très spéciale à mes yeux.
- Je t'aime tellement.
- Je t'aime aussi.

Elle place ses bras autour de son cou et l'embrasse avec amour.

- Je te souhaite un très bon anniversaire Elisabeth.
- C'est un magnifique cadeau Castiel. Merci.
- C'est toi qui est magnifique.

Ils se regardent tendrement.

- On peut faire quelques tours ? demande-t-elle.
- Bien sûr, c'est fait pour.
- La glace va pas se briser et je risque pas de me retrouver aux urgences ?
- Non, promis.
- Génial.

Ils mettent leurs patins et se retrouvent tous les deux sur la glace à faire des tours en amoureux. Castiel a du mal à trouver son équilibre et se retrouve très souvent sur les fesses.

- Dis-moi la vérité, t'en n'as jamais fait ?
- Si.
- Castiel.
- Si, je t'assure.

Elle le regarde en levant les sourcils.

- D'accord j'l'avoue, c'est la première fois.
- Ça se voit mais tu te débrouilles pas si mal, dit-elle en souriant.
- Tu te moques de moi ?
- Non, t'es arrivé à faire presque le tour avant de tomber.

Elle l'aide à se relever avant de se placer devant lui et de prendre ses mains dans les siennes.

- Fléchis légèrement les jambes. Tes jambes sont trop tendues, c'est pour ça que t'arrives pas à trouver ton équilibre.

Castiel suit les conseils de Beth.

- Voilà, t'y arrives.
- T'es sûre parce que moi j'en suis pas sûr, dit-il avant de tomber et d'entraîner Beth dans sa chute.

Castiel est sur le dos et Beth est allongée sur lui, cette situation les fait rire tous les deux.

Des flocons de neige commencent à tomber, alors que les deux amoureux se regardent amoureusement.

- Tu veux qu'on rentre ?
- Non, on est bien là et c'est pas quelques flocons qui vont gâcher ce moment.
- D'accord.

Elle l'embrasse tendrement sur les lèvres.

- Il y a quoi dans les bols ?
- Du latté.
- Noisette-vanille ?

Il hoche positivement de la tête.

- Et j'ai aussi apporté des muffins.
- T'es le meilleur.

Elle claque des doigts et ils se retrouvent sur le banc qui se trouve à côté de la petite table. Ils ont chacun un bol dans les mains que la jeune femme a réchauffé en utilisant ses pouvoirs.

- Il manque quelque chose, avoue Castiel.
- Non, c'est parfait, tout est parfait.
- Il manque ça, dit-il en claquant des doigts.

Une couverture apparaît sur Beth au grand étonnement de celle-ci.

- J'ai pas envie que tu te transformes en glaçon ou que tu tombes malade.
- Je suis jamais malade.
- Oui, je le sais, tu me l'as déjà dit mais je veux que tu sois installée le mieux possible.
- Merci. Je suis étonnée.
- De quoi ?
- Qu'il ait deux bols parce qu'à chaque fois que je te propose quelque chose à boire, tu me dis que tu veux rien.
- J'ai pas besoin de boire ni de manger pour vivre.
- C'est c'que tu me sors tout le temps, dit-elle en souriant.
- Ce soir, j'avais envie de te faire plaisir.
- C'est adorable de ta part, avoue-t-elle avant de l'embrasser sur la joue.

Ils parlent pendant un long moment tout en buvant et en mangeant en tête-à-tête...

Le couple arrive, main dans la main, devant la maison de la jeune femme.

- Merci pour la soirée et la surprise.
- Je suis très content que ça t'ait plu.
- C'était un très beau cadeau.
- Je vais te laisser, dors bien.

Il dépose un tendre baiser sur sa joue.

- Bonne nuit Elisabeth.

Il lui sourit et s'éloigne.

- Castiel, tu veux entrer ?
- Tu dois sûrement être fatiguée.
- Pas du tout, je suis en pleine forme et je veux que tu restes.
- Ta mère et ta sœur vont pas être d'accord.
- Ma mère est dans un autre monde en train de chercher je sais pas quelle plante pour je sais pas quelle potion...
- Elle continue ?
- Oui, Carly et moi, on lui a demandé d'arrêter d'essayer de ramener notre père mais elle veut rien écouter, elle est vraiment déterminée à le ramener. Quant à Carly, elle passe la soirée chez des amis et telle que je connais ma grande sœur, elle rentrera seulement demain matin. Elles diront rien si tu restes, crois-moi.
- Ce qui veut dire que tu es seule ce soir ?
- Oui, bonne déduction sauf si tu décides de rester.
- Je veux bien, avoue-t-il avec un grand sourire.
- Génial, lance-t-elle toute contente.

Il s'approche et se colle à elle avant de se diriger tous les deux vers la maison. Beth cherche ses clés qu'elle trouve rapidement et ouvre la porte avec.

- Je voulais te dire à nouveau merci pour ton cadeau, ta surprise m'a fait tellement plaisir.
- La soirée n'est pas encore terminée.
- J'espère bien, affirme-t-elle en fermant la porte avec son pied. Ma chambre se trouve à l'étage.
- Je sais.

Le couple commence à s'embrasser tendrement.

- Viens, dit-elle en lui prenant le haut de sa veste. Je vais te dire, je suis aussi très contente que t'aies décidé de changer de tenue et de mettre un jean. Tu devrais en mettre plus souvent, ça te va très bien.
- Je vais y penser.

Elle lui sourit. Ils reprennent leur baiser, et commencent à enlever le manteau et la veste de l'autre tout en montant les escaliers. Arrivés à l'étage, ils retirent leurs chaussures et entrent directement dans la chambre de la jeune femme qui ferme la porte avec sa main. Sans arrêter de s'embrasser, ils s'approchent du lit en déboutonnant la chemise de l'autre, Castiel s'assoit et Beth se pousse délicatement avant d'enlever son chemisier et de s'allonger sur lui. Elle embrasse ses lèvres, sa mâchoire pour descendre sur son torse qu'elle parsème de baisers tout en retirant sa chemise. Elle continue de déposer des baisers doux et sensuels en même temps ce qui fait plaisir à Castiel qui apprécie ce contact.

- Mmh, gémit-il.

Beth sourit en entendant que Castiel prend du plaisir avec ses baisers. Elle poursuit ses baisers et enlève la ceinture de son ange avant de déboutonner son jean et de passer sa main sur son entrejambe.

- Mmh...mmh..., gémit-il à nouveau. Elisabeth.
- Je crois que quelqu'un aime mes caresses.
- Je les aime pas, j'adore les savourer.

Elle sourit en entendant sa phrase. Elle continue ses caresses sur l'entrejambe de Castiel tout en embrassant son torse de bas en haut pour finir sur ses lèvres.

- Normalement, c'est ta soirée pas la mienne.
- J'aime te faire plaisir.
- Je sais mais on va inverser les rôles maintenant, avoue-t-il en roulant sur elle.

C'est maintenant autour de Castiel de prendre les choses en main, il caresse doucement le bras de la jeune femme tout en lui descendant la bretelle de son soutien-gorge et fait pareil avec l'autre, il le dégrafe et lui enlève laissant une magnifique vue sur sa poitrine. Il dépose plusieurs baisers sur chacun de ses seins ce qui la fait frémir de plaisir.

- Mmh, Castiel.
- C'est que le début, souffle-t-il en embrassant son ventre.

Il lui retire sa jupe ainsi que ses collants et sa culotte. Beth claque des doigts et Castiel se retrouve nu.

- Je trouve pas juste que je sois la seule toute nue, dit-elle en souriant.

Il lui fait un clin d'œil. Castiel prolonge ses baisers et arrive devant l'intimité de Beth, il lui écarte doucement les jambes et apprécie la vue qui s'offre à lui. Il met sa tête entre les cuisses de sa sorcière et commence à embrasser ses lèvres du bas.

- Castiel, souffle-t-elle de plaisir.

Il poursuit ses baisers avant de commencer à passer sa langue sur son entrejambe.

- Oh Castiel... Castiel...

Il continue en donnant le plus de plaisir à Beth qui aime la sensation que ça lui procure.

- Mmh... Mmh... Oh Castiel... Mmh... Ah...Ah...

Les hanches et le bassin de Beth bougent sous le plaisir qu'elle ressent et que lui fait Castiel.

- Castiel... Continue, t'arrête surtout pas... Encore... Oh oui encore...

Castiel continue ses coups de langue encore quelques instants jusqu'à ce que Beth atteigne son plaisir.

- Tu sais y faire avec ta langue.
- Et encore, c'est que le début.

Elle lui sourit.

- Bon anniversaire Elisabeth.
- Tu sais que t'es le seul à m'appeler par mon prénom complet ?
- Oui. J'ai beaucoup trop de respect pour toi pour t'appeler par ton surnom.
- Maintenant, c'est à moi de m'occuper de toi.
- Non, c'est ta soirée, laisse-moi faire.

Il remonte vers son visage en l'embrassant.

- Te amo* Castiel.
- Te amo nimis** Elisabeth.

Ils sourient quelques secondes durant lesquelles ils ne se quittent pas des yeux.

Castiel commence à diriger son pénis vers l'intimité de Beth avant de s'introduire avec douceur et amour en elle.

- Ah..., soufflent-ils en même temps.

Les coups de reins se font doucement pour commencer et de plus en plus vite avec l'intensité qui va avec.

- Oh oui... Ah, Castiel... Castiel...
- Mmh... Elisabeth... Mmh...

Le couple entre dans une danse de va-et-vient intense qui procure beaucoup de plaisir aux deux amoureux qui dure pendant un long moment. Ils changent plusieurs fois de position et le plaisir continue de grandir pour et en eux.

Castiel est assis sur le rebord du lit et Beth est installée sur lui, le dos de cette dernière est collé contre son torse. Ils s'embrassent tout en continuant leur va-et-vient.

- Ah... Ah... Ah..., gémirent-ils en même temps.
- Oh oui, encore... Encore... Castiel, encore... Oh oui encore... Continue...
- Et toi, tu sais que t'es une des rares personnes à toujours m'appeler Castiel.
- Castiel... Ah... Ah... Oh mon dieu... Oh mon dieu... Oh mon dieu... Castiel...
- J'suis ton dieu ?
- Oui, avoue-t-elle en souriant.
- Mmh...Ah... Ah...
- Encore, Castiel, encore...
- Tes désirs sont des ordres.

Leurs coups de reins vont de plus en plus vite et sont beaucoup plus profonds au point que le lit cogne contre le mur.

- Tes voisins vont pas être contents.
- Je m'en fiche, continue.

Elle entrelace ses doigts avec ceux de Castiel et les serre très fort.

- Je sens que je vais venir mon ange, dit-elle avant de l'embrasser sur les lèvres.

Elle lance sa tête en arrière, qui monte à Castiel qu'elle aime le plaisir qu'il lui donne.

- Elisabeth, Elisabeth...
- Castiel...

Il pose sa main sur sa joue et l'embrasse avec passion tout en continuant ses coups de reins.

- Aaaaaaaaah, crient-ils en même temps alors qu'ils atteignent tous les deux l’orgasme.

Ils s'embrassent et se sourient.

- Bon anniversaire.
- Je vais m'en souvenir pendant très longtemps de mon dix-huitième anniversaire, avoue-t-elle en reprenant son souffle. C'était incroyable et merveilleux.
- C'est toi qui es merveilleuse.

Castiel pose ses mains sur les hanches de Beth pour la soulever mais elle les enlève.

- Non, j'ai envie qu'on reste comme ça encore un moment et j'ai pas envie d'aller dormir ou que tu partes. Je veux que tu restes jusqu'à demain.
- D'accord.
- Je t'aime Castiel, je t'aime tellement.
- Je t'aime beaucoup plus.

Ils s'embrassent, Beth prend les mains de Castiel, les pose sur sa poitrine et la caresse. Elle pose sa tête sur son épaule et apprécie ses caresses qui lui font du bien et lui donne beaucoup de plaisir...

Fin du flashback.

Beth garde un bon souvenir de cette soirée et de cette nuit où elle a fêté ses dix-huit ans même s'ils l'ont célébré quelques jours après. Elle a aimé qu'il la surprenne comme il avait fait ce soir-là.

- Je vais pas bien, je pense à ça alors que je suis dans un hôpital pour un entretien, se dit-elle à elle-même.

Le bruit d'une paire de talons se rapproche de plus en plus de la jeune femme.

- Mademoiselle Winsten ? demande une voix féminine.
- Oui, c'est bien moi, avoue Beth en levant la tête.
- Bonjour, je suis Karla Olsens, la directrice de l'hôpital.
- Bonjour madame Olsens, je suis enchantée de faire votre connaissance, lance Beth en se levant.

Elles se serrent la main.

- Moi également. On va aller dans mon bureau, on sera mieux pour discuter.
- Je vous suis.

Les deux femmes font quelques pas et se retrouvent dans un bureau de taille moyenne mais très lumineux grâce aux deux grandes fenêtres qui donnent beaucoup de lumière.

- Installez-vous, je vous en prie, dit Karla en désignant l'une des deux chaises en face de son bureau.

Beth s'assoit et Karla s'installe sur son fauteuil, un bureau, où plusieurs cadres de photos sont posés dessus, de couleur noire séparent les deux femmes.

- Je pense que vous savez la raison de votre venue ici.
- D'après ce que vous m'avez dit hier, vous vouliez me voir pour un entretien.
- Oui. J'ai lu votre curriculum vitae et je dois dire que je suis vraiment impressionnée, et j'aimerais vraiment vous avoir parmi nous.
- Vraiment ? demande Beth étonnée.
- Oui. J'ai lu aussi que vous aviez fait du bénévolat pendant que vous étiez au lycée.
- C'est exact. J'en ai fait pendant plus de trois ans quand j'étais au lycée et j'ai continué après avoir obtenu mon diplôme, j'aime pouvoir apporter un peu de soutien et du réconfort à ceux qui en ont besoin, ça me tient vraiment à cœur.
- Pourquoi avoir choisi le métier d'infirmière et pas celui de médecin ? Je suis sûre que vous avez les capacités pour être un bon médecin.
- C'est gentil à vous de dire ça.

Elles se sourient.

- Je pense que j'apporte un plus dans la vie de mes patients en tant qu'infirmière, j'ai rien contre les médecins, je les respecte mais ils ne passent pas beaucoup de temps avec leurs patients et c'est ce côté humain que j'aime dans mon métier. Tenir la main d'un enfant, écouter une personne qui a besoin de parler, soigner les petits « bobos » comme on dit, les rassurer quand ils doivent aller passer une IRM ou un scanner... Ce sont toutes ces petites choses qui rendent ce métier aussi passionnant et enrichissant. Et je trouve que c'est pour moi le meilleur métier du monde et j'en changerai pas, même pour tout l'or du monde. Je me souviens d'une patiente durant ma première semaine en tant qu'infirmière qualifiée. Elle s'appelait Anna, elle avait seize ans et elle venait pour une simple entorse à la cheville, j'ai passé plus de trois heures à ses côtés car elle avait la phobie des hôpitaux et j'ai essayé de la rassurer comme j'ai pu et vous savez ce qu'elle m'a dit avant de partir.

Karla bouge sa tête de gauche à droite.

- Elle m'a remercié avec un grand sourire parce que d'habitude quand elle dit qu'elle a peur des hôpitaux, on lui dit qu'elle doit se calmer, que tout va bien se passer et on la laisse toute seule. Elle m'a dit merci d'être restée...

Alors qu'elle est en train de parler, Beth se fige à cause d'une vision et son regard se perd dans le vide.

Vison de Beth.

Beth se débat de l'emprise de deux démons qui la retiennent. Des larmes commencent à couler sur les joues de la jeune sorcière et Tad plante une lame dans le dos de Castiel... Au moment même où Castiel reçoit la lame, Beth ressent une énorme douleur en plein cœur, comme si elle aussi recevait le coup de poignard.

- Non, hurle Beth à pleins poumons. Non !!! Lâchez-moi tous les deux, crie-t-elle en se débattant. Lâchez-moi putain !!! Castiel !!! Castiel !!! Non !!!
- C'est bon, vous pouvez la lâcher, ordonne Tad.

Enfin libre de ses gestes, Beth se retourne pour faire face aux deux démons et leur envoie une boule de feu pour les tuer, elle s'approche de Tad et le tient en lévitation avec ses pouvoirs.

- Maintenant, tu vas savoir ce que je vis au quotidien.
- Tu vas regretter ce que t'as fait.

Les yeux de Beth deviennent noir corbeau avec de l'électricité qui en sort, elle dirige son autre main vers Tad mais elle est projetée contre le mur derrière elle.

- Tu devrais arrêter de me sous-estimer Beth.
- Et toi, tu devrais arrêter de me prendre pour une imbécile.

Beth se relève et Tad en profite pour s'enfuir. Cette dernière court jusqu'à Castiel qui est allongé à terre.

- Castiel !!! Je t'en prie Castiel, ouvre les yeux !!!

Elle prend le visage de Castiel entre ses mains.

- Castiel, c'est Beth. Castiel, tu m'entends ? C'est moi. Castiel. Castiel, respire. Castiel. Castiel, je t'en prie. Castiel, me laisse pas. Castiel, dit-elle en larmes.

Elle l'embrasse sur les lèvres mais rien ne se passe.

- Castiel. Je t'aime Castiel. Castiel, reviens s'il te plait. Castiel, je t'en prie, me laisse pas.

Elle tape plusieurs fois sur sa poitrine avant de finir en pleurs sur le corps inerte de Castiel avec des ailes d'anges dessinées à terre.

Elle relève la tête et remarque qu'il y a quelque chose de bizarre sur le visage de Castiel, comme si un autre visage avait été posé dessus. Elle retire ce visage et s'aperçoit qu'il s'agit de Lucifer.

- Lucifer ?! dit-elle les larmes aux yeux. Lucifer. Lucifer, reviens vers moi.

Ses larmes continuent de couler sans qu'elle puisse les contrôler et les arrêter. Elle lui prend la main et reste à ses côtés à pleurer...

Fin de la vision.

- Mademoiselle Winsten. Mademoiselle Winsten.

Beth revient à elle en secouant légèrement la tête.

- Mademoiselle Winsten, vous allez bien ?
- Quoi ?
- Tout va bien ?
- Oui, oui, ça va. Je vais bien. Désolée, où en étions-nous ?
- Vous étiez en train de me parler de votre jeune patiente Anna, vous étiez arrivée au moment où elle vous a remercier d'être restée... avec elle, j'imagine. 
- Oui, c'est ça, elle... Euh... Elle... Euh... Euh... Je... Elle...Désolée, je me sens pas très bien.
- Respirez.

Karla va chercher un verre d'eau qu'elle donne à Beth.

- Tenez.
- Merci.

La jeune femme boit quelques gorgées. Elle est toute retournée par la vision qu'elle vient d'avoir parce que c'est pas la première fois qu'elle « voit » ce moment mais que Lucifer y apparaît, ça c'est nouveau et ça la perturbe beaucoup.

Elle aimerait comprendre pourquoi Lucifer apparaît, pourquoi elle est restée à ses côtés à pleurer et pourquoi ça la rend triste de le voir sans vie dans sa vision.

- Excusez-moi.
- C'est rien.
- Alors je disais... euh... Anna m'a dit qu'elle... euh qu'elle était contente que je reste avec elle et que grâce à moi, elle avait eu moins peur.

Beth prend une bonne respiration.

- Pour certaines personnes, c'est peu mais pour moi, c'est beaucoup et c'est ça qui me plait dans mon travail.

Beth se lève et attrape ses affaires.

- Il faut que j'y aille. Merci beaucoup de m'avoir reçue et de m'avoir accordé du temps... J'imagine que vous n'allez pas me rappeler, ni me prendre et je comprends très bien votre choix. Je suis vraiment navrée...

Elle revoit en boucle la dernière scène de sa vision et ça la perturbe beaucoup au point que ça lui fait perdre tous ses moyens.

- Ravie d'avoir fait votre connaissance et merci infiniment de m'avoir reçue. Au revoir madame Olsens.

Beth n'attend pas que Karla lui réponde, elle sort précipitamment du bureau et quitte rapidement l'hôpital. Elle rejoint très vite sa voiture, monte dedans et pose ses affaires sur le siège passager. Elle souffle un bon coup.

- Et merde, lance-t-elle en tapant sur le volant. Merde, merde, merde, merde, merde, merde... souffle-t-elle en continuant de frapper sur le volant. Alors là, on peut dire que tu t'es planté en beauté ma fille... Elle me rappellera jamais, c'est foutu.

Elle prend un peu de temps avant de retourner chez elle...

Elle arrive et se gare avant de sortir de sa voiture et de rentrer. Elle ouvre la porte et la ferme d'un air très triste avec les yeux rouges. Castiel n'a pas bougé et est toujours dans le cercle de feu. Elle le regarde et claque des doigts.

- Désolée pour le feu mais j'étais énervée.
- Elisabeth, tu...
- Je sais, c'était pas une raison.

Elle pose son sac et son manteau sur une des chaises qui se trouvent à sa droite.

- J'ai été à mon rendez-vous et tu seras sûrement ravi d'apprendre qu'elle va pas me prendre. Tu dois être content, je vais pouvoir vous aider à traquer Raxe, comme ça, on va tous pouvoir vite rentrer chez nous. Notre époque qui n'est que misère, ruine, sans vie et malheur.
- En le tuant, tout va rentrer dans l'ordre.
- Si tu le dis, dit-elle d'un air blasé.
- Elisabeth, tout va bien ?
- Tout va à merveille, ment-elle. Si tu veux bien m'excuser, j'ai besoin d'être seule.
- Elisabeth, je suis désolé.
- Je vais m'en remettre, j'en suis pas à mon premier refus et y a d'autres endroits où je pourrais trouver du travail.
- T'es pas sérieuse ?
- Si, je le suis. Tu vas pas recommencer ?
- Faut que t'arrêtes avec ton obsession de vouloir travailler à tout prix.
- Tu sais quoi ? Je vais pas rentrer dans ton jeu et me disputer avec toi. Je suis fatiguée, je suis vraiment fatiguée de tes crises et j'en ai marre. Je veux seulement ton soutien Castiel, pas de tes reproches.
- Je suis censé rester là à te regarder faire, sans rien dire ?
- Oui, je te demande seulement ton soutien, c'est tout. S'il te plait Castiel, c'est tout c'que je veux, je te demande rien d'autre.
- Tu m'en demandes trop là.
- Va-t'en, dit-elle les larmes aux yeux.
- Non.
- Non ?
- T'as bien entendu. Vous avez besoin d'aide toutes les deux. Vous avez besoin de mon aide.
- Carly et moi, on sait très bien se défendre au cas où tu l'aurais oublié.
- Je sais, c'est moi qui vous a appris à vous défendre et à vous battre, tu t'en souviens ?
- Oh que oui, je m'en souviens. Tu t'étais transformé en sergent instructeur des travaux finis et tu nous passais rien, on devait faire aucune erreur.
- Et grâce à moi, tu arrives à mettre n'importe qui à terre et sans le moindre effort.
- Si je comprends bien c'que tu me dis, commence-t-elle à dire en pleurant, je suis rien et je suis qu'une pauvre fille sans toi ?
- C'est toi qui le dis pas moi.

Elle s'approche de lui et lui donne une énorme gifle.

- Va te faire voir Castiel.

Beth a son regard qui se perd dans le vide, signe qu'elle a une vision.

Vision de Beth.

Elle se trouve avec Lucifer et plus précisément dans ses bras en train de pleurer. Il lui murmure quelques mots à l'oreille.

- Non, s'il te plait, ne pars pas. Reste, reste avec moi. Lucifer s'il te plait.
- Il le faut.
- Je veux pas que tu partes, me quitte pas.
- J'aimerais rester, je veux rester mais je peux pas. Il faut que je parte pour toi, pour que tu puisses avoir la vie sauve.

Ils s'embrassent avec passion. Ils collent leur front l'un contre l'autre.

- Je t'aime.
- Je t'aime aussi. Je t'aime tellement. Est-ce qu'on se reverra un jour ?
- Je sais pas mais je l'espère et je te fais confiance pour ça Beth.
- Reste en vie, fais-le pour moi.
- Je te le promets.

Il l'embrasse tendrement sur le front...

Fin de la vision.

Beth revient à elle en secouant légèrement la tête.

- Qu'est-ce que t'as ?
- Tu oses me poser la question ? J'en peux plus de ton comportement envers moi, dit-elle en colère.
- Et toi, l'égoïste qui ne pense qu'à elle, qui massacre des pauvres innocents, n'oublie pas d'ajouter Iris à la liste. Tu te souviens d'elle ? Iris, ta meilleure amie que t'as pas hésité à briser en mille morceaux et c'est pas une image.
- Mais vas-y, continue si ça te fait plaisir Castiel.
- Et sans oublier que t'aimes te faire prendre par tous les types que tu croises, ça aussi, on peut en parler si tu veux.
- Oh mais c'est vrai que toi, t'es l'ange parfait qui fait tout bien. Tu ne fais jamais d'erreur et tu n'as jamais menti, ni caché des choses aux personnes qui t'aiment. Je te signale que tu m'as jamais dit que t'avais plus ta Grâce, je l'ai découverte toute seule.
- J'avais une bonne raison de le faire contrairement à toi.
- Va-t'en, sors de cette maison, hurle-t-elle.
- Non, je reste, dit-il d'un ton sec.
- Okay, fais comme tu veux mais je veux que tu me lâches, c'est compris.

Elle reprend ses affaires et se dirige vers sa chambre.

- Tu vas où ?
- Me faire baiser par le premier type que je croise étant donné que je suis bonne qu'à ça, lâche-t-elle sèchement.

Beth traverse le couloir qui l'amène à sa chambre, elle entre et ferme la porte derrière elle. Elle pose ses affaires sur la chaise de sa coiffeuse, récupère son portable qui se trouve dans son sac et va s'asseoir sur son lit. Elle prend quelques secondes durant lesquelles elle inspire et expire profondément, ça l'aide pour se calmer...

Son portable sonne, elle le prend et regarde le numéro, c'est Karla Olsens qui l'appelle, elle avait enregistré son numéro la veille.

- Allo, madame Olsens, dit Beth après avoir décroché.
- Mademoiselle Winsten ?
- Oui. Je suis vraiment désolée d'être partie comme ça.
- Je voulais m'assurer que vous alliez bien.
- Ça va.
- Vous êtes partie tellement vite que vous m'avez pas laissé le temps de vous dire que...
- Que j'ai pas le poste.
- Non, c'est le contraire.
- Quoi ?
- J'aimerais vous avoir parmi nous.
- C'est vrai ?
- Oui. Est-ce que vous pouvez commencer lundi prochain ?
- Attendez, vous êtes sérieuse ?
- Oui.
- Mais vous m'avez vu pendant à peine un quart d'heure et je suis partie presque comme une voleuse.
- J'ai un bon instinct qui me fait jamais défaut et que je suis. Et mon instinct me dit que vous êtes une très bonne infirmière.
- Vous m'avez jamais vu travailler.
- Vous avez sauvé la vie de deux personnes il y a quelques semaines et ça, ça prouve que vous connaissez très bien votre métier.
- Comment vous... ?
- C'est dans le rapport qui est dans le dossier des patients. Vous acceptez ou pas ?
- Oui. Oui, j'accepte.
- Génial, je fais établir votre contrat et je vous rappelle pour que vous veniez le signer et apporter les papiers qu'il faut.
- D'accord, merci madame Olsens.
- De rien et un petit détail, personne m'appelle madame Olsens ici, tout le monde m'appelle par mon prénom.
- D'accord et moi, c'est Beth.

Les deux femmes discutent ensemble quelques minutes avant de raccrocher en même temps.

Beth se sent un peu mieux après ce coup de téléphone, travailler va lui faire du bien, et elle espère que tout le monde, y compris Castiel, sera très content pour elle.

Elle enlève ses chaussures et s'allonge sur son lit. Elle repense aux deux visions qu'elle a eues, elle ne comprend pas le signe que ça peut avoir et c'est au bout de longues minutes à cogiter qu'elle finit par s'endormir...

 

*Je t'aime.
** Je t'aime aussi. 


diana62800  (04.03.2026 à 01:07)

Après être parti faire un tour, Castiel entre dans la chambre de Beth, qui est toujours en train de dormir. Il s'approche de la jeune femme, la regarde tendrement avant de déposer un baiser sur sa joue et de s'allonger à ses côtés. Il s'en veut d'être comme ça, d'être autant agressif avec Beth parce qu'il l'aime vraiment, il voudrait lui dire qu'il est très heureux qu'elle reprenne sa vie en main, qu'elle ait trouvé un travail mais il y arrive pas. C'est comme si quelque chose l'en empêchait.

Beth, emmitouflée sous ses couvertures et sa couette, a un sommeil plutôt agité.

Dans une forêt sombre, Iris est en train de courir très vite en regardant derrière elle alors que des pas, qui la suivent, se font entendre.

- C'est pas la peine de te cacher Iris, j'arriverai à te rattraper, lance une voix féminine.

Iris court encore et aussi vite qu'elle peut mais elle est stoppée par Beth qui apparaît juste devant elle. Cette dernière a un regard très noir et cruel.

- Je t'ai dit que ça servait à rien de courir... dit la jeune sorcière en attrapant Iris par la gorge. Et en plus de ça, j'ai une sainte horreur de me répéter.
- Beth arrivera à te battre Bad Beth.
- Ça, c'est c'que tu crois.
- Je suis sûre qu'il y a encore une partie d'elle qui est là et qui se bat pour revenir.
- Oui, t'as raison, elle est toujours là en sommeil mais je suis bien plus forte qu'elle. Beth est faible et se laisse facilement envahir par ses émotions, c'est pour ça qu'elle arrivera jamais à ma hauteur.
- Beth, si tu m'entends, bats-toi, acrroche-toi aux personnes que tu aimes parce qu'on attend tous ton retour, crie Iris. Beth, hurle-t-elle plusieurs fois.

Bad Beth envoie Iris contre plusieurs arbres avec ses pouvoirs, cette dernière tombe à terre et se tord de douleur.

- Beth, reviens s'il te plait, on a tous besoin de toi.
- C'est peine perdue trésor. La gentille et douce Beth ne reviendra jamais parce que je le permettrai pas. Je suis là, je suis revenue et il est hors de question que je reparte, j'ai enfin la vie que je veux avec mon Lucifer et c'est pas un simple démon dans ton genre qu'il va m'arrêter.
- Je suis peut-être qu'un simple démon comme tu dis, avoue Iris en se levant avec beaucoup de mal, mais je sais que Beth arrivera à revenir.

La jeune Winchester s'approche d'Iris, l'observe quelques instants en souriant avant de la gifler.

- Faut peut-être que je sois plus claire avec toi. J'ai aucune conscience et ça me dérange pas du tout de tuer, au contraire, j'aime tuer, ça me donne un sentiment de puissance. Tu veux peut-être finir sur ma liste ?
- Beth, crie Iris plusieurs fois.
- Tu commences vraiment à me gonfler là.

Bad Beth attrape Iris par ses cheveux et tire sa tête en arrière.

- Je devrais peut-être te montrer c'qui arrive aux personnes qui se croient supérieures à moi.
- Et tu crois que Lucifer sera content que tu t'en prennes à ses démons ?!
- Il m'a dit que j'avais carte libre avec vous alors oui, il le sera, avoue-t-elle en souriant. D'ailleurs en parlant du diable, il arrive.
- Je vois qu'on s'amuse bien ici, lance Lucifer en se mettant aux côtés de Bad Beth.

Bad Beth lâche Iris en la poussant violemment par terre. Elle met ses bras autour du cou de Lucifer et l'embrasse avec passion.

- Whoua, quel baiser.
- Et j'en ai encore d'autres mon amour.

Lucifer lui sourit et l'embrasse à son tour.

- Tu peux penser c'que tu veux, il est hors de question que je laisse quelqu'un ou quelque chose me séparer de mon Lucifer. Je suis bien là et j'ai l'intention de rester.

La jeune sorcière murmure quelques mots à l'oreille de Lucifer.

- J'ai vraiment hâte d'y être ma chérie, avoue-t-il avec un grand sourire.
- Moi aussi, répond Bad Beth en souriant.

Ils se regardent tendrement avant que Bad Beth l'embrasse sur la joue.

- Elle arrivera à revenir, Beth est plus forte que tu le crois même Lucifer le pense.

Bad Beth voit rouge, son visage se durcit et ses yeux changent de couleur pour devenir noir corbeau avec de l'électricité qui en sort, la jeune femme ne supporte pas que quelqu'un affirme que Beth soit meilleure qu'elle.

Elle se place en face d'Iris, la regarde froidement durant quelques secondes avant de mettre sa main devant le visage du gentil démon.

- Beth, hurle à nouveau Iris.
- Ferme-la, dit Bad Beth en haussant la voix.

Les lèvres d'Iris se scellent d'un seul coup.

- Ah, là, c'est beaucoup mieux. J'ai toujours carte blanche ?
- Oui, toujours.

Elle lui sourit pour toute réponse avant s'accroupir en face d'Iris qui est terrifiée. Cette dernière se retrouve sur le dos et est maintenue ainsi par les pouvoirs de Bad Beth.

- À ton avis Iris, est-ce que t'arriverais à marcher avec une seule jambe ?

Ayant toujours les lèvres scellées, Iris ne peut pas répondre. La petite brune lui gèle la jambe droite et fait apparaître un marteau. En voyant ce que Bad Beth a dans les mains, Iris prend peur et ça se voit dans son regard.

- T'as raison d'avoir peur, parce que je vais faire exactement c'que tu penses, ma p'tite.

Bad Beth lève sa main et frappe la jambe d'Iris avec le marteau. Elle pose sa main sur la fesse de celle-ci.

- C'est pas marrant, j'entends rien, souffle Bad Beth.
- C'est normal, tu lui as scellé les lèvres.
- Ouais, c'est pas faux.

Elle claque des doigts et Iris se met à hurler de douleur.

- Ça fait mal, j'espère ?
- T'es malade !!! T'es vraiment cinglée, ça te va pas de le fréquenter, avoue Iris en désignant Lucifer.
- Là, j'y suis pour rien, c'est Bad Beth qui fait ça, pas moi, lance Lucifer.

Lucifer et Bad Beth se regardent en souriant.

- Il est la meilleure chose qui me soit arrivé dans la vie et je laisserai jamais personne se mettre en travers de mon chemin.
- Je veux que Beth revienne.
- C'est bien de croire encore au père Noël à ton âge mon petit démon, dit Bad Beth avec sarcasme.
- Pourquoi t'as fait ça ?

La jeune Winchester place ses deux mains sur la jambe droite d'Iris.

- Parce que j'en avais envie, dit-elle en lui arrachant la jambe.
- Beth, viens m'aider, crie Iris tout en pleurant à cause de la douleur qu'elle ressent.
- Tu peux toujours l'appeler pour qu'elle vienne mais autant que tu te mettes en tête, que ça n'arrivera plus jamais. C'est moi qui suis là dorénavant, moi et uniquement moi, dit la petite brune en se plaçant en face d'Iris.

Elle place ses deux mains sur les cuisses d'Iris et appuie très fort dessus.

- Arrête, tu me fais mal.

Elle continue d'appuyer très fort au point que les cuisses de la pauvre Iris deviennent très flasques. Cette dernière lève sa main droite vers Bad Beth.

- Oh non, je te le déconseille ma p'tite, parce que t'es pas en position de m'affronter, dit la jeune sorcière. Je continue par quoi en suite ? Les hanches ? Le bras gauche ? Le bras droit ? Les intestins ? Oui, je vais faire ça, j'ai très envie de voir si les tiens sont aussi longs que ceux des humains mais je suis sympa, je te laisse choisir.
- Tue-moi, ça sera moins douloureux.
- Non, pas tout de suite. J'ai envie de m'amuser un peu avant.

Iris ne répond pas mais continue de pleurer. La douleur est tellement vive qu'elle voudrait que Bad Beth la tue sur-le-champ.

- Et toi, tu vas rien lui dire ? demande Iris à Lucifer.
- Pourquoi je lui dirais quelque chose ? Ça lui fait tellement plaisir.
- Parce que tu sais que si Beth était là, elle...
- Mais elle est pas là, répond Bad Beth avec rage. Combien de fois il faut te le dire pour que ça rentre dans ta p'tite caboche ? dit-elle en tapotant sur la tête d'Iris.

Bad Beth place ses mains au-dessus des bras d'Iris tout en souriant, elle utilise ses pouvoirs qui font tourner les bras de la pauvre jeune femme, dont les larmes ne font que couler, sur eux même.

- Arrête, j'en prie arrête.
- Pas tout de suite.

Bad Beth continue de torturer Iris en faisant tourner ses bras jusqu'à ce que la jeune Winchester attrape les bras de la démon en souriant.

- Respire un bon coup parce que ça va être très douloureux.

Iris ne dit rien mais prie intérieurement pour que les tortures s'arrêtent le plus rapidement possible. Elle ferme les yeux tout en respirant profondément pendant que Bad Beth prend un grand plaisir à la faire souffrir sous le regard très impressionné de Lucifer.

Bad Beth enlève sa main droite du bras d'Iris pour venir le planter dans son ventre.

- J'espère que t'as pas trop mal ?! Je suis seulement en train de te faire un petit nettoyage de printemps, dit-elle à l'oreille d'Iris en souriant. Comme tu m'as pas répondu, j'ai choisi pour toi.

Elle remue assez fort sa main pour la sortir rapidement avec un morceau d'intestin d'Iris.

- Je vais te donner un petit cours d'anatomie, ce que je tiens dans ma main, c'est une partie de ton intestin et plus précisément, ton gros intestin, et cette partie-là, c'est le côlon transverse, qui te servira plus.

Iris a tellement mal qu'elle est incapable de sortir le moindre bruit que celui de pleurer.

- Je crois que t'as plus besoin de tes bras, annonce-t-elle en lui arrachant les deux bras en même temps. Rassure-toi, j'ai bientôt fini avec toi.

Bad Beth sourit à Iris qui souffre atrocement. Elle se relève et s'approche de Lucifer.

- Je suis très fier de toi.
- Merci mon amour.

Elle l'embrasse tendrement.

- Tu vois Iris, commence-t-elle à dire en la mettant en lévitation, c'est c'qui arrive quand on me prend pas au sérieux. Je t'ai demandée plusieurs fois d'arrêter de m'emmerder, tu m'as pas écoutée. Tu voulais absolument faire revenir Beth, la sainte nitouche, tu m'as pas écoutée non plus. T'as voulu jouer les malignes et les plus fortes, et voilà le résultat, il te reste que le tronc et la tête... mais plus pour très longtemps.

Un grand sourire apparaît sur le visage de Bad Beth qui est dans les bras de Lucifer.

- Tu passeras le bonjour à Beth quand tu la verras.

Avec ses pouvoirs, elle sépare la tête et le tronc d'Iris en deux avant qu'ils tombent, lourdement par terre.

- Je suis vraiment la meilleure.
- La meilleure des meilleures mais...
- Mais quoi ?
- T'as pas peur des représailles.
- Les représailles de qui ?
- Tu le sais.
- De Beth ? Celle qui est en train de roupiller depuis des mois ?

Lucifer hoche la tête.

- Ne t'inquiète pas pour moi mon amour, je sais me défendre.

Il lui sourit, et ils s'embrassent avec passion...

Toujours en train de dormir dans son lit, Beth s'agite beaucoup.

- Non, dit-elle plusieurs fois.

Castiel n'a pas bougé et est toujours à ses côtés.

- Non, hurle-t-elle en se redressant d'un seul coup.

Elle est complètement paniquée par le mauvais rêve qu'elle vient de faire et respire très vite.

- Elisabeth, respire. Respire.

- Castiel ? dit-elle en tournant sa tête vers lui.

Il hoche la tête. Beth repense à son rêve mais elle sait que c'est pas qu'un simple rêve, c'est un souvenir. Un mauvais souvenir qu'elle voudrait bien oublier mais elle n'y arrive pas.

- Je suis un monstre.
- Quoi ?
- J'ai tué une de mes meilleures amies. Je savais que je l'avais tuée mais je me souvenais plus de quelle façon, j'suis un vrai monstre, cruelle et sans pitié mais comment j'ai pu faire une chose pareille, avoue-t-elle en larmes. C'est même étonnant que Crowley s'est pas encore pointé ici pour faire c'que j'ai fait à Iris.
- Tu as tort, tu n'es pas un monstre.
- Si, j'en suis un. Toi aussi, tu le penses.

Castiel la regarde sans comprendre.

- Je t'ai entendu le dire plusieurs fois à Carly, à Sam et même à mon père.
- Oh...
- Oui, mais je t'en veux pas parce que c'est la vérité.

Beth ramène ses jambes qu'elle colle contre sa poitrine et entoure ses bras autour.

- J'ai dû le dire sans m'en rendre compte.

Elle pose sa tête sur ses genoux alors que ses sanglots se font de plus en plus forts.

- Elisabeth, souffle Castiel en caressant doucement le dos de la jeune femme, tu as tort, t'es pas un monstre Elisabeth.
- Si, j'en suis un. Va demander à toutes les personnes que j'ai torturées et massacrées, elles te confirmeront que je suis un véritable monstre sans cœur et sans pitié.

Il place une mèche de cheveux, qui lui cache le visage, derrière l'oreille de Beth, au grand étonnement de cette dernière, il avait pas eu ce genre de geste envers elle depuis bien longtemps.

- T'y es pour rien dans la mort d'Iris, c'est Bad Beth qui l'a tuée, pas toi.
- C'est pas c'que tu m'as dit tout à l'heure.
- Je sais, mes paroles ont dépassé ma pensée.

Les larmes de Beth continuent de couler.

- Elisabeth, je suis désolé.
- Pourquoi ?
- Pour mon comportement envers toi. T'avais raison.
- Tu peux garder ta pitié, j'en veux pas.
- C'est pas de la pitié, je suis sincère. J'ai agi comme un vrai connard et je le reconnais.
- Encore heureux.
- Je suis sincèrement désolé et je suis vraiment navré de savoir que t'as pas eu ce travail à l'hôpital.

Elle relève la tête en entendant les mots de Castiel et le regarde.

- T'es sincère ?

Il hoche positivement de la tête.

- Je le suis et je suis aussi très fier de toi.
- J'avais besoin d'entendre ces mots sortir de ta bouche.

Elle se blottit dans ses bras en mettant ses bras autour de son cou et Castiel ressert son étreinte durant quelques instants.

- Pourquoi t'as changé d'avis ? demande-t-elle en s'écartant doucement.
- Carly m'a fait comprendre deux trois petites choses.
- Quelles choses ?
- C'est pas important.
- Ça l'est pour moi.
- J'ai peur que tu rencontres quelqu'un d'autre et que tu me quittes.
- Ça n'arrivera pas.
- T'oublies Lucifer, il...
- Castiel, stop avec Lucifer, lance-t-elle sèchement. Parce que je te promets que si tu me fais une autre crise à propos de ta jalousie maladive envers Lucifer, je romps définitivement avec toi, même si je t'aime.
- D'accord.
- Je t'assure que je le ferai.
- J'ai compris, dit-il avec un léger sourire.
- Avant que je m'endorme, la directrice de l'hôpital m'a téléphonée pour m'annoncer qu'en fait, j'avais ce travail.
- C'est vrai ?
- Oui, j'ai été très étonnée, je pensais avoir raté mon entretien à cause des deux visions que j'ai eues.
- C'est vraiment super pour toi, avoue-t-il en souriant.
- C'est étrange ce changement soudain, faut arriver à te suivre.
- Ouais, c'est vrai que c'est étrange.

Elle hoche la tête.

- Tu veux me parler de tes visions ?
- Tu promets de pas t'énerver contre moi et de pas t'emporter comme hier ?
- Je te le promets.
- Okay. Pour la première, je l'ai déjà eue plusieurs fois, c'est celle où Garrett te tue et où j'apprends que sa femme a été tuée par une de mes ancêtres. Tu es là, à terre et sans vie, je pleure sur ton corps et c'est là que ça change... Je lève la tête et je m'aperçois qu'un visage est posé sur le tien, je l'enlève et je vois que c'est celui de Lucifer... Et je sais pas pourquoi mais ça m'a rendu très triste au point de lui demander de revenir vers moi et de me mettre à pleurer.
- Okay, souffle-t-il, et la deuxième.
- Pour celle-là, je suis dans les bras de Lucifer en train de pleurer et je lui demande de ne pas me laisser, de rester avec moi parce que j'ai pas envie qu'il parte. Il me dit qu'il peut pas rester, qu'il doit partir pour que je puisse avoir la vie sauve. On s'embrasse, on se dit qu'on s'aime, et ma vision s'arrête comme ça... Je sais vraiment pas c'que ça veut dire.
- Ça veut sûrement rien dire.
- Mes visions finissent toujours par se réaliser.
- C'est faux et tu le sais, rappelle-toi que t'as eu une vision où tu voyais Dawn se faire renverser par une voiture et ça s'est pas produit.
- Parce que je suis arrivée à temps, si j'étais arrivée dix secondes plus tard, Dawn ne serait plus de ce monde. Mes visions finissent toujours pas se réaliser Castiel, c'est juste une question de temps.
- Tes visions sont pas toujours exactes, elles peuvent changer, la preuve, celle où tu me vois mort mais en fait, c'est Lucifer qui est à ma place.
- Mouais mais pourquoi ça m'a rendu tellement triste de le...

Il l'embrasse sur les lèvres pour qu'elle ne finisse pas sa phrase.

- On verra ça en temps voulu Elisabeth.

Elle le regarde et hoche la tête.

- Je suis vraiment désolé j'aurais pas dû te dire c'que je t'ai dit hier et aussi ce matin. J'ai complètement pété un câble.
- Je vais pas te contredire. Tu m'as blessée, tu m'as fait beaucoup de mal.
- Je sais et je suis désolé. Viens, dit-il en tendant ses bras vers la jeune femme.

Les larmes de Beth reprennent de plus belle et elle se replie sur elle-même.

- Eh, murmure-t-il en essuyant les joues de Beth. Qu'est-ce que t'as ?
- J'en sais rien, je sais pas c'que j'ai.
- J'ai une idée qui pourra te rendre le sourire.
- Qu'est-ce que c'est ?

Il lui prend délicatement la main en lui demandant de le suivre. Ils sortent de la chambre et vont directement dans le salon.

- Installe-toi sur le canapé, j'arrive.
- Tu vas où ? demande-t-elle en s'asseyant sur le canapé.
- J'en ai pour quelques secondes.

Il dépose un baiser sur la tête de Beth avant de s'éclipser quelques instants et de revenir.

- Et voilà, dit-il en posant un plateau sur la table basse.

Il s'installe à ses côtés mais Beth a l'esprit ailleurs.

- Elisabeth. Elisabeth.
- Je les entends encore.
- Quoi ?
- Les pleurs, je t'assure que je suis pas folle Castiel. J'entends vraiment les pleurs d'un bébé et ça me fait flipper. D'où est-ce qu'ils viennent ? Et surtout pour quelles raisons je les entends ?
- J'en sais rien.

Il pose une couverture sur la jeune femme et lui donne un des bols qu'il a ramenés.

- Merci.
- Ce matin, Lucifer m'a...
- Encore lui.
- Tu m'as promis.
- Je sais, souffle-t-il.
- Alors comme j'allais dire, ce matin, Lucifer m'a avoué qu'il m'avait donné du Olympre...
- Quoi ? Il est complètement dingue... Enfin, ça je le savais déjà.
- Je peux finir ?

Il hoche la tête.

- Merci. Bon, je disais qu'il m'avait donné du Olympre et s'il a fait ça, c'est parce que j'avais quelque chose à l'intérieur de moi qui aurait fini par me tuer. D'après lui, il a fait ça pour me sauver la vie et il m'a aussi dit que tu savais c'que c'était parce que t'étais en partie responsable.
- Et ?
- Et je veux savoir c'que c'est.
- J'en sais rien.
- Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ou est-ce que j'ai dit quelque chose juste avant que Bad Beth débarque ?

Castiel repense à sa petite discussion avec Carly sur le fait de ne rien dire à Beth sur sa grossesse. Il se dit que la garder dans l'ignorance ne peut pas lui faire de mal.

- Non, ment-il. Non, t'as rien dit et il s’est rien passé. Tout était normal avant que tu deviennes mauvaise. Je te cache rien.
- Okay, je vais chercher ailleurs dans ce cas.
- Et oublie pas que Lucifer est un menteur, il passe son temps à mentir sur tout et à tout le monde.

Elle hoche positivement de la tête mais n'arrête pas de penser à ce que Lucifer lui a dit sur le Olympre et aussi que Castiel n'a pas la réaction qu'elle espérait.

- Un petit film de Noël, ça te dit ?
- J'adore les petits films de Noël.
- Je sais.

Il claque des doigts et le film commence.

- Où est le reste de la famille ?
- Dehors, ils devraient revenir dans deux petites heures.
- Okay.

Elle se blottit dans les bras de son ange, tout en pensant aux pleurs et au Olympre que Lucifer lui a donné, pour elle ces deux choses sont liées mais elle ignore pour quelles raisons...

Les jours passent pour tout le monde. Beth prend ses marques dans son travail à l'hôpital et plus précisément aux urgences. Ses nouveaux collègues l'ont bien accueillie et l'ont tous accepté.

Habillée dans sa tenue d'infirmière, une blouse avec un sous-pull en dessous et un pantalon, Beth se dirige vers le comptoir de l'accueil avec un dossier dans les mains qu'elle met avec d'autres, c'est à cet endroit que sont déposés les dossiers des patients qui sont dans le service des urgences.

- La barge aux marteaux a passé ses radios, ça a été du sport.
- Pourquoi ?
- On a été obligé de lui donner un calmant parce qu'elle voulait monter au plafond. Elle attend une évaluation psy.
- La barge aux marteaux ? demande un des médecins.
- Oui, elle est arrivée ici avec au moins une quinzaine de marteaux.
- Pourquoi faire ?
- À mon avis, faut pas chercher à comprendre, avoue Beth en souriant.
- Il faudrait faire un premier examen pour l'homme qui est au rideau huit.
- D'accord, où est son dossier ?
- Juste là, dit une femme avec une blouse de médecin.
- Merci Aurore, lance Beth en prenant le dossier.
- Au fait, on va tous au bar ce soir, t'es des nôtres ? demande Aurore.
- Bien sûr, j'ai pas envie de rater ça.
- Tu verras, ça vaut le détour. Voir notre brillant chirurgien chanter, ça n'a pas de prix.
- J'ai hâte d'y être.

Elle parle quelques secondes avec ses collègues avant de se diriger vers le rideau numéro huit.

- Monsieur Vaught, dit-elle en lisant le dossier qu'elle tient dans sa main tout en tirant le rideau, je me présente je suis... commence-t-elle à dire avant de lever la tête et de voir la personne qui est allongée sur le lit.

L'homme qui est allongé est Lucifer.

- Une magnifique jeune femme très intelligente.
- Oh non, souffle-t-elle.

Elle tire le rideau derrière elle et fait quelques pas vers lui.

- Et si, dit-il avec un grand sourire.
- Lucifer, je peux... ?
- Tu te trompes, il est noté que je m'appelle Nick Vaught.
- C'est le nom de famille de Nick ?

Il hoche positivement de la tête.

- Lucifer...
- J'aime la façon dont tu dis mon nom mais appelle-moi Nick, au cas où une personne serait derrière ce rideau pour nous écouter.
- Lucifer, je veux dire Nick, je peux savoir c'que tu fais ici ?
- Je me sens pas très bien, je couve peut-être quelque chose. Vaut mieux prévenir que guérir comme on dit.
- T'es un archange, t'es jamais malade.
- On a un autre point commun tous les deux.
- Je suis une sorcière, pas un archange. 
- Tu sais c'que je veux dire. 
- Qu'est-ce que tu fais ici Lucifer ?

Il lève ses sourcils.

- Nick.
- Ça fait presque trois semaines que je t'ai pas vu et je voulais prendre de tes nouvelles.
- Tu m'as vue, je vais bien et maintenant, je te demande de t'en aller.
- T'as parlé à Castiel ?
- Je le vois presque tous les jours alors oui, je lui parle.
- Je veux dire du Olympre.
- Oui, je lui ai dit.
- Et ?
- Et quoi ?
- Et qu'est-ce qu’il a dit ?
- Il se demande, tout comme moi, la raison pour laquelle tu m'en as donnée.
- Il t'a rien dit.
- Dis quoi ?
- J'en reviens pas qu'il ait osé te mentir encore une fois. Venant de lui, ça m'étonne pas.
- Tu peux traduire, je comprends rien.
- La raison pour laquelle je t'ai donnée du Olympre, c'est parce que t'étais enceinte de lui et t'es devenue Bad Beth juste après.
- Quoi ?
- Tu étais enceinte et Castiel le savait.
- Non, je refuse de te croire.
- Je te dis la vérité. J'ai beaucoup de défauts, c'est vrai et je l'admets mais tu sais aussi que je suis honnête avec toi, et au fond de toi, tu sais que j'ai raison.
- Si je comprends bien, Castiel me met enceinte, je deviens Bad Beth et tu me donnes du Olympre dans mon dos pour ton plaisir ?
- Tu déformes mes propos. Quatre de mes serviteurs ont vu que t'allais mourir en accouchant et je refusais de te perdre, c'est pour ça que je t'en ai donnée.

Le regard noir, elle s'approche de Lucifer et lui donne une énorme gifle.

- De quel droit t'a fait ça ? C'était à moi et à moi seule de prendre cette décision, c'est mon corps, c'est mon choix et personne n'a le droit de décider pour moi.
- Et moi, je refuse de te perdre. 
- On est pas ensemble Lucifer.
- Nick, s'il te plait, quelqu'un pourrait t'entendre.
- Je m'en fiche, dit-elle très énervée. Castiel et moi, on est lié, on est connecté, je peux tomber enceinte de lui, la preuve, c'est arrivé.
- Dans ce cas, pourquoi ils ont eu tous les quatre la même vision ?
- J'en sais rien, avoue-t-elle sèchement. Peut-être pour t'impressionner, t'y as pas pensé j'imagine.
- J'ai fait ça pour te sauver la vie et réfléchis un peu...
- T'es carrément en train de m'insulter là.
- Non. Tu sais aussi bien que moi, que si tu devais avoir ce bébé, tu l'aurais eu et le Olympre n'aurait eu aucun effet, ni sur toi, ni sur lui ou elle... Et tu sais maintenant d'où viennent ces pleurs, c'est ton inconscient qui t'envoie un signe.

Elle répond pas.

- Ton silence parle pour toi. Castiel et toi, vous n'êtes pas faits l'un pour l'autre alors que nous deux, on l'est.
- Va brûler en enfer.
- J'y suis déjà en enfer, surtout quand j'te vois avec lui.
- Castiel et moi, on est très heureux en ce moment alors viens pas tout gâcher avec tes histoires à dormir debout.
- Demande-lui et tu verras c'qu'il te dira. Il savait pour ta grossesse.

Elle lui donne un coup de poing en plein visage.

- Fous-moi la paix. Sors d'ici et ne reviens plus jamais, c'est clair.
- J'espère que t'accueilles pas tes patients comme ça ?!
- T'es pas un patient, t'es le diable en personne.
- T'es dure. Parle à Castiel et tu verras que j'ai raison.

Beth tire le rideau, se dirige vers le comptoir où elle pose le dossier de Nick/Lucifer.

- Beth, tout va bien ?
- Oui, ça va.
- T'es sûre parce qu'on dirait pas.
- Je vais bien Tyler, je t'assure que je vais bien mais j'ai besoin de prendre une petite pause.
- Okay.

Tyler est infirmier tout comme Beth. Il prend le dossier que cette dernière vient de poser sur le comptoir.

- Beth, t'as pas rempli le dossier de monsieur Vaught.
- C'est un petit plaisantin, il est pas malade. C'était simplement un gage qu'on lui a donné à faire.
- Y en a qui ont que ça à faire.
- Oui malheureusement. Je sors un petit moment.
- D'accord, je viendrais te chercher si on a une urgence.
- Merci Tyler.

Beth s'éloigne vers les vestiaires pour prendre son manteau avant de sortir. Elle s'assoit sur un banc et pense à la discussion qu'elle vient d'avoir avec Lucifer mais aussi les disputes qu'elle a pu avoir avec Castiel. L'émotion l'envahit et ses larmes commencent à couler le long de ses joues en pensant à ce que Lucifer lui a dit et que ça pourrait être vrai, ça la perturbe beaucoup de penser ça... 

De l'autre côté de la rue, Lucifer la regarde, il est content qu'elle sache la vérité mais ça le rend très triste de la voir aussi affectée...


diana62800  (31.05.2026 à 16:21)

Assise à terre avec plusieurs feuilles, quelques livres ainsi que son grimoire étalés autour d'elle, Carly fait des recherches depuis plusieurs heures.

- Tu devrais faire une pause.
- Plus tard Sammy, j'ai pas le temps.
- Mange quand même quelque chose .
- Plus tard.
- Tu veux un peu d'aide ?
- Je veux bien.

Sam assoit aux côtés de sa nièce.

- T'en es où ?
- Je patauge complètement, je pensais l'avoir retrouvé il y a deux semaines dans le sud de l'Arkansas mais c'était une fausse piste. On retrouvera jamais Raxe si on a que des fausses pistes, dit-elle en regardant Sam du coin de l'œil.
- On pourrait peut-être demander à quelqu'un.
- Je veux bien mais à qui ? Il faudrait qu'on trouve une personne qui connaît Raxe, Beth et moi.
- Je me souviens d'un certain Wyatt, on pourrait peut-être lui demander.
- Mais oui, Wyatt. Comment tu l'as rencontré ?
- C'est lui qui est venu nous voir pour nous dire que Beth avait besoin d'aide.
- C'est bien son genre de prendre soin de nous.
- Mais la toute première fois qu'on l'a rencontré, c'était à New York, il était serveur et il a dragué Beth ouvertement.
- Wyatt qui drague ?

Sam hoche positivement de la tête.

- C'est impossible, c'est pas son genre de faire ça.
- Je t'assure que c'est vrai.
- Je te crois mais ça me paraît complètement... Oh non, c'était pas Wyatt que t'a vu à New York.
- Je t'assure que c'était bien lui.
- Wyatt n'est pas le genre d'hommes à draguer, c'est pas mon père, ni moi, ironise-t-elle.

Sam se met à rire.

- À mon avis, je pense que c'était Tad. Il a la capacité de prendre l'apparence de n'importe qui. Dis-moi exactement ce qui s'est passé les deux fois où vous l'avez vu.

Sam lui dit avec précision tout ce qui s'est passé lors des deux rencontres qu'ils ont eues avec Wyatt.

Ils parlent tous les deux en se donnant des idées pour arriver à retrouver Raxe rapidement cependant Carly est très distante.

Alors que Sam lui parle, Carly se redresse d'un seul coup quand elle entend quelqu'un lui parler par la pensée.

- Tout va bien ?
- Oui, mais il faut que je sorte un petit moment, je viens de me rappeler que je dois aller voir quelqu'un.
- Quoi ? Maintenant ?

Elle hoche la tête de bas en haut.

- Il neige dehors.
- Oh mon dieu, faut tout de suite avertir les autorités qu'il neige, dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Sammy, je suis une grande fille qui est capable de se débrouiller toute seule. Je n’en n'ai pas pour longtemps et je pense pouvoir affronter quelques flocons.
- Okay, fais comme si j'avais rien dit.
- Merci tonton.
- Oh pitié non, je viens de prendre vingt ans en pleine tête, dit-il faussement vexé.
- Mais t'es toujours aussi beau et jeune mon petit tonton adoré.

Ils se sourient. Carly attrape son manteau qu'elle met tout en se dirigeant vers la porte. Une fois à l'extérieur, elle fait quelques pas avant de claquer des doigts et de disparaître...

Assis sur le capot d'une voiture, un homme est tranquillement en train de fumer une cigarette quand Carly apparaît dos à lui.

- Tu devrais faire attention à l'endroit où t'apparais. On sait jamais qui peut te voir.

Carly se retourne.

- J'en veux pas de tes conseils Raxe, tu peux les garder. T'en as mis du temps pour venir, ça fait des jours pour pas dire des mois que je t'appelle.
- Je suis pas à tes ordres. Pourquoi tu voulais me voir ? Et dépêche-toi, parce que j'ai pas que ça à faire.
- C'est à propos de Beth.
- Je croyais que j'en avais fini avec elle.
- C'est aussi c'que je croyais mais non. Combien de temps dure ton charme ?
- Celui que j'ai lancé sur ta sœur ?

Elle hoche positivement de la tête.

- À vie, jusqu'à sa mort.
- Dans ce cas, on a un problème.
- Pourquoi ? Lequel ?
- Ma sœur est à deux doigts de rompre avec Castiel.
- Désolé de te dire ça Carly mais ce sont des choses qui arrivent.
- Tu m'avais assuré que ton charme fonctionnerait.
- Il fonctionne, la preuve, elle est avec Castiel.
- Ouais mais pour combien de temps encore ?!

Raxe descend du capot de la voiture, écrase sa cigarette à terre avec son pied et s'approche de Carly.

- Je te signale que c'est toi qui es venue me voir parce que tu voulais que je brise le lien qui unissait ta sœur à Lucifer et que j'en crée un autre aussi fort entre elle et Castiel, alors qu'elle le connaissait pas encore. C'est toi qui m'as demandée ça et c'est c'que j'ai fait alors viens pas me casser les burnes.
- Le problème, c'est qu'il est à deux doigts de se briser, il tient plus qu'à un fil ton foutu charme, alors fais quelque chose.
- J'y peux rien si les sentiments que Beth a pour Lucifer sont très forts, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à le briser, j'y ai même laissé quelques pouvoirs. C'est sûrement pour ça que le lien que j'ai créé entre Beth et Castiel est en train de se briser, je vois que ça... Elle est censée être avec Lucifer et pas Castiel, je te rappelle.
- Jamais. Je refuse de voir Satan avec ma sœur.

Raxe sourit.

- Que tu le veuilles ou pas, c'est la vérité Carly.
- Refais-le, lance de nouveau ton charme sur ma sœur. Beth ne peut pas être avec Lucifer.
- C'est son destin, elle est faite pour lui, comme lui est fait pour elle. T'oublies une chose ?
- Laquelle ? demande-t-elle agacée.
- Beth est la sorcière la plus puissante de tous les univers qui puissent exister, elle est capable de tuer n'importe quelle créature, vraiment n'importe laquelle, excepté Dieu et la Mort... Ce qui veut dire qu'elle peut tuer Lucifer, le tuer définitivement je veux dire et ça tu le sais aussi bien que moi. Si Lucifer est toujours en vie, c'est parce qu'au fond d'elle, Beth le veut pas parce qu'elle l'aime.
- Non, elle le hait.
- Non, elle l'aime, par contre toi, tu le détestes. Beth devrait être avec Lucifer. Ces deux-là sont faits l'un pour l'autre et tu le sais alors arrête ton petit numéro.
- Relance ton charme sur ma sœur pour resserrer le lien que t'as créé entre elle et Cass.
- Pourquoi ?
- Parce que je te le demande.
- Non, je refuse.
- Non ?
- Oui, t'as bien entendu, c'est non.
- Mais pourquoi ?
- Attends... laisse-moi réfléchir quelques instants... Peut-être bien parce que t'as été dire à tout le monde que j'étais responsable d'avoir ouvert l'enfer sur Terre, alors qu'en fait, c'était toi qui as fait ça.
- J'allais pas dire que c'était moi.
- Et pourquoi pas ?
- J'ai foiré un de mes sorts, ça peut arriver.
- C'est plus que foirer un sort là et au lieu d'assumer c'que t'as fait, tu m'as fait porter le chapeau.
- Ça va, tu vas t'en remettre.
- Et t'as aussi été dire que je t'avais enlevée et que je complotais avec Tad mais t'es complètement cinglée ma parole. T'as envie de me faire tuer ou quoi ?! Je pense que Beth n'est pas la seule à avoir un côté sombre, toi aussi, t'en as un.
- Non, j'ai aucun côté sombre.
- Oh que si t'en as un, je dirais qu'il est même pire que celui de Beth.
- Je ferai c'que tu veux, supplie-t-elle.
- C'que je veux ? Vraiment ?

Carly pousse un soupir d'agacement.

- Oui.
- Okay, vas dire à tout le monde que j'y suis pour rien et j'accepte de relancer mon charme sur ta sœur.
- Non, trouve autre chose.
- Tant pis pour toi. Et la prochaine fois, évite de me faire déranger pour rien parce que j'ai pas que ça à faire.

Il commence à s'éloigner mais s'arrête et se retourne.

- Si j'ai bien compris c'que tu m'as dit, le lien qui unit Beth et Castiel sera bientôt de l'histoire ancienne ? 

Carly hochement positivement de la tête en soupirant.

- Dans ce cas, tu devrais faire très attention parce que ça sera au revoir Castiel et bonjour Lucifer pour Beth. Bye Carolina.

Il lui fait un signe de la main et reprend sa route. La colère envahit Carly, dû au fait qu'il ne veut pas l'aider. Elle utilise ses pouvoirs sur Raxe en l'envoyant contre la voiture sur laquelle il était assis.

- Non, mais t'es complètement folle, dit-il en se relevant.
- Je refuse que ma sœur soit avec ce monstre.

Il se relève et se met face à Carly.

- Et tu me le reproches ?
- Oui, parce qu'on avait conclu un accord tous les deux.
- J'ai fait ma part du contrat. Les sentiments de Beth pour Lucifer sont vrais et réels. Tu peux lancer tous les sorts, les charmes et les potions que tu veux, ça changera rien. Beth aime réellement Lucifer, seulement elle le sait pas.
- Si tu refuses de m'aider, je le ferai toute seule.
- Bonne chance, dit-il en levant ses deux pouces en l'air. Et évite de m'appeler pour rien.

Il s'éloigne à nouveau.

- Oh et si, tu pouvais me prévenir le jour où tu lui diras, j'ai envie d'être présent pour voir ça.
- Va te faire voir, lance-t-elle avec rage.
- Je vais y aller avec plaisir.

Il s'arrête et se retourne. Il ouvre sa main et une toute petite boule lumineuse de couleur grise apparait devant lui.

- Comme je suppose que tu vas pas me prévenir quand tu lui diras, je vais prendre mes précautions.
- Comment ça ?

Il projette la toute petite boule lumineuse sur Carly qui entre directement en elle.

- C'était quoi ça ?
- C'est pour me prévenir.
- Te prévenir de quoi ?
- Du jour où Beth découvrira c'que t'as fait, j'ai envie d'être aux premières loges pour ça.

Raxe reprend sa route sous le regard très colérique de Carly.

- C'est pas vrai, souffle-t-elle en donnant un coup de pied dans la portière de la voiture. Putain, bordel de merde...

Elle tape dans la vitre de la voiture avec son poing avec rage et la brise. Sa colère continue de monter au point que la couleur de ses yeux passe du bleu au rouge vif.

- Faut que je trouve un foutu démon pour me calmer.

Elle ferme les yeux quelques secondes avant de les ouvrir et de disparaître pour atterrir dans une maison complètement délabrée, occupée par plusieurs démons, qui ont tous des pics de couleurs mauve et noire, sur leurs visages, leurs bras ainsi que sur leurs mains.

- Qu'est-ce que tu fous là ?
- Vous êtes des démons et moi, une sorcière, et c'est mon devoir de vous mettre hors d'état de nuire.
- T'es qui ?
- Ça n'a pas d'importance de le savoir, vous serez tous morts dans dix secondes, affirme-t-elle en faisant apparaître un poignard dans chacune de ses mains. Qui sera le premier à y passer ?

Aucun ne répond.

- Allez mes cocos, approchez, dit-elle en en leur faisant signe d'avancer vers elle.

Les démons ne bougent pas.

- Eh bin alors, on a peur d'affronter une sorcière ? Des démons comme vous devraient pas avoir les chocottes.
- Les sorcières ne sont pas admises ici.
- Arrête, t'es en train de me faire peur en me disant ça.

Toujours avec ses yeux rouges, Carly fait apparaître des lames, des couteaux et autres instruments tranchants qu'elle tient en lévitation alors qu'elle a toujours ses poignards dans ses mains.

- Autant vous prévenir, je suis de très mauvaise humeur ce soir, alors évitez de me chercher.
- C'est toi qui viens dans notre tanière, alors dégage.
- Je crois qu'on a notre premier volontaire.

Carly prend une hache et la lance sur le démon en plein milieu de sa poitrine.

- Au suivant, dit-elle avec un grand sourire.

Les démons courent vers Carly et commencent à se battre, les coups volent dans tous les sens et ce par tout le monde autant par les démons que par Carly qui ne se laisse pas faire. Pour avoir l'avantage sur eux, la jeune femme n'hésite pas à utiliser ses pouvoirs qui vont de la lévitation, à la télékinésie en passant par le claquement de doigts pour faire apparaître divers objets pour se défendre...

À l'hôpital, Beth fait le pied de grue devant une des salles de trauma, plusieurs personnes dont Tyler, sont à l'intérieur de la salle et s'occupent d'un patient.

- Alors ? demande Beth très inquiète.
- Il va s'en sortir, répond Tyler qui vient de quitter la salle de trauma et s'avance vers Beth.

Elle pousse un soupir de soulagement et dans un élan de spontanéité, elle prend Tyler dans ses bras.

- Tant mieux, je suis rassurée. C'est ma faute.

Elle s'écarte des bras de Tyler.

- Non, ce sont des choses qui arrivent très souvent dans le service des urgences et tu le sais.
- Je lui ai donné quinze millilitres au lieu de cinq, c'est énorme, j'ai bien failli tuer un patient. Je vais me faire virer, c'est sûr.
- Mais non, t'es très compétente et on se sépare pas de très bons personnels.
- C'est gentil de ta part de dire ça mais c'est une faute très grave.
- C'est pas gentil, c'est seulement la vérité.
- T'es sûr qu'il est hors de danger ?

Tyler hoche la tête.

- Dis-moi.
- Quoi ?
- T'es sûre que tout va bien ? demande Tyler inquiet.
- Oui, pourquoi ?
- Parce que c'est pas ton genre d'être aussi...
- Perturbée.
- Non, j'allais dire distraite.
- Ça veut dire la même chose, avoue-t-elle avec un petit sourire.
- C'est pas faux.
- Tyler, surtout le prends pas mal mais on se connaît que depuis à peine deux semaines.
- J'ai un bon instinct.
- On a ça en commun, enfin quand le mien veut bien fonctionner correctement.
- C'est peut-être pour ça qu'on s'entend très bien tous les deux. C'est vrai qu'on se connaît à peine mais j'ai vu la détermination que tu mets dans ton travail et toute l'attention que tu portes à tes patients et aussi envers les personnes avec lesquelles tu travailles, je trouve ça très admirable surtout pour ton jeune âge.
- Merci, je te retourne le compliment.
- Merci à toi mais je suis plus tout jeune.
- T'as à peine la trentaine je te signale.
- J'en ai 34 mais chut, c'est un secret, ironise-t-il.
- Okay, j'emporterai ton secret dans ma tombe, dit-elle en riant.

Tout en parlant avec Tyler, elle regarde à travers la vitre pour apercevoir son patient allongé sur le lit et toutes les personnes autour de lui sortent de la salle, dont un médecin qui se dirige vers Beth.

- Rassure-toi Beth, il va bien, avoue le médecin.
- C'est ce que Tyler vient de me dire. Il aura des séquelles ou pas ?
- Non, aucune, on l'a pris en charge à temps.
- Je vais me faire virer. Je vais me faire virer pour faute grave.
- Mais non.
- C'est c'que j'arrête pas de lui dire.
- Et t'as raison, dit le médecin à Tyler. Beth, on fait tous des erreurs mais on ne doit pas se sentir coupable pour ça. Si tu savais toutes les erreurs et conneries que j'ai faites durant ma carrière, t'aurais du mal à me croire et pourtant, je suis toujours médecin dans cet hôpital.
- Je suis sûr que tu la rassures pas en disant ça.

Beth bouge sa tête de gauche à droite.

- Je veux dire que j'ai appris de mes erreurs et c'est ce qui fait de moi un meilleur médecin. J'imagine que t'as déjà eu des patients avant d'arriver ici.
- Oh que oui, de tout genre et de tout style.
- Et certains d'entre eux sont décédés ?
- Oui, malheureusement.
- Pourtant, t'as continué à t'occuper des suivants qui sont venus le lendemain et les jours d'après ?
- Oui, répond la jeune femme.
- Où tu veux en venir ? demande Tyler perdu.
- Ce que Michael veut dire, c'est pas parce qu'on perd un patient que ça fait de nous un mauvais médecin ou dans mon cas, une mauvaise infirmière. Dans notre travail, il peut nous arriver de faire des erreurs, surtout avec la fatigue mais on continuera toujours de soigner les personnes qui franchissent les portes et qu'il faut surtout pas qu'on se blâme ou qu'on se sente coupable parce qu'on peut pas revenir en arrière et qu'il faut assumer nos actes, et c'est ce qui fera de nous une meilleure personne.
- C'est exactement ça, avoue Michael. Je croyais t'avoir dit que je préfère qu'on m'appelle Mike.
- Je sais, dit-elle en souriant. Merci.
- De rien, j'aime transmettre mon savoir.
- Il a un gros melon, lance Tyler.
- J'ai remarqué, répond Beth avec un grand sourire.

À quelques mètres de la jeune femme, Garrett, avec un visage normal, observe Beth qui discute avec ses collègues.

- Dis-moi, on t'a attendu avant-hier soir.
- Je suis désolée mais j'ai pas pu venir.
- On a vu ça, et à cause de toi, j'ai perdu mon pari.
- Quel pari ?
- Zoey a lancé un pari sur l'heure à laquelle t'allais arriver et bien sûr, Mike a perdu.

Beth se met à rire.

- J'ai dit que t'allais arriver dans l'heure. J'aurais dû m'abstenir et garder mon argent. J'ai parié cinquante billets. 
- Oui, t'aurais dû. Je suis vraiment désolée pour toi mais j'étais de garde ce soir-là.
- Effectivement, c'est une bonne raison.

Ils se mettent à rire et le trio continue de discuter quelques instants avant que Mike soit bipé. Beth regarde à nouveau son patient par la vitre de la porte.

- Tyler, on a besoin de toi, demande une infirmière qui passe à côté du duo.
- Okay, j'arrive. Beth, ça va aller ?
- Oui, ne t'inquiète pas, je... commence-t-elle à dire avant de voir Garrett.

Garrett lui fait un petit coucou de la main.

- Tu devrais y aller, ils doivent t'attendre. Merci Tyler.
- Y a pas de quoi.

Tyler s'éloigne tandis que Beth marche d'un pas très rapide en direction de Garrett, qu'elle prend par la gorge.

- Salut enfoiré. Dans mon bureau, tout de suite.

Elle regarde autour d'elle pour s'assurer que personne ne regarde vers eux et se téléporte dans une salle à part pour éviter d'attirer l'attention de ses collègues.

- Tu utilises tes pouvoirs en public, c'est pas ton genre.
- Qu'est-ce que tu fous ici ? demande-t-elle très en colère et en le plaquant contre le mur.
- Ça te réussit pas de travailler ou c'est peut-être Castiel qui te rend comme ça. Comment va le diable ? T'es toujours folle d'amour pour lui ?

Beth ne fait pas attention à ce que peut lui dire Garrett.

- Ton visage est anormalement normal, comment t'as fait ?
- Je te l'ai dit la dernière fois qu'on s'est vu, t'es pas la seule à connaître quelques petits tours.

Elle lui donne un coup-de-poing et replace sa main sur son cou.

- Si tu savais comme j'ai hâte de retrouver mon époque pour te détruire.
- On verra si t'y arrives.
- Oh mais ne t'en fais pas pour ça, j'arriverai à t'envoyer en Enfer.
- T'en fait pas, l'enfer j'connais.
- Ah oui, c'est vrai que t'as déjà tes quartiers là-bas, tu voudrais pas y retourner de toi-même ?
- Et ne plus te gâcher la vie ? Non, je préfère rester, avoue-t-il d'un air supérieur.

Il sourit avec un petit air de satisfaction ce qui a le don d'énerver Beth.

- Comment était ton latté ? T'as apprécié ma petite surprise j'espère.

Elle le soulève de quelques millimètres en utilisant ses pouvoirs et le lance à l'autre bout de la salle.

- T'es vraiment qu'une sale pourriture.
- Vous étiez si mignons, tous les deux, à vous faire des mamours, c'était vraiment à vomir.
- J'ai failli coucher avec Lucifer par ta faute.
- Allez, avoue que t'aurais aimé ça... et ça serait pas la première fois, et d'après c'que j'ai entendu dire, t'étais plutôt satisfaite de tes parties de jambes en l'air avec lui. À c'qui paraît, les serviteurs de Lucifer pouvaient t'entendre crier de plaisir... Faut pas avoir honte de c'qu'on aime.
- Et ça te fait rire en plus ?
- Je vais pas pleurer.

Elle l'envoie à l'autre bout de la pièce, se déplace rapidement et le reprend par la gorge.

- Et toi, j'espère que t'as apprécié ton visage, dit-elle avant de mettre son autre main sur la tête de Garrett.

Elle dit quelques phrases en latin et le visage de Garrett retrouve son ancienne apparence.

- Et me remercie pas surtout.

Garrett touche son visage et réalise ce que Beth vient de lui faire.

- T'es vraiment qu'une petite garce.
- T'as vraiment une tronche à faire peur mon p'tit monstre.
- Va te faire voir.
- Quand on me cherche, on me trouve.
- C'est toi qui as commencé en tuant ma fille.
- Combien de fois il faut que je te le répète ? J'y suis pour rien dans la mort de Délia. C'est un Vadogroa qui l'a tuée, c'est pas moi.

Garrett pose ses deux mains sur les épaules de Beth et la pousse en arrière. La jeune femme fait un vol plané et atterri brutalement sur le sol, une grimace de douleur s'affiche sur son visage alors qu'elle essaye de se relever. Garrett lui saute dessus, prend les poignets de Beth dans ses mains et les plaque violemment contre le carrelage.

- Lâche-moi, tu me fais mal.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Tant mieux.
- Je t'assure que je n'ai pas tué Délia, je ferais jamais de mal à personne et surtout pas à un enfant.
- Vas dire ça à toutes les personnes que t'as torturées et tuées depuis que t'es ici. Remonter le temps ne te réussit pas, pétasse.
- C'est bad Beth qui les a tuées, pas moi.
- C'est c'que tu te dis pour avoir bonne conscience et arriver à dormir la nuit.

Elle ne répond pas.

- Je vois que j'ai vu juste. Pourquoi tu as tué ma fille ? J'arrêterais pas de te poursuivre jusqu'à c'que j'ai mes réponses.
- Mais c'est pas moi bordel.

Toujours sur elle, il lui donne un coup-de-poing en plein visage.

- Je t'assure, je l'ai pas tuée.

Il lui en redonne un autre.

- Tu l'as pas tuée ? Comme t'as pas tué Iris qui était quand même une de tes meilleures amies.
- Je t'interdis de prononcer son prénom.
- Où est cette chère Iris aujourd'hui ? Sûrement en train de hurler à la mort en enfer. Étant donné que c'est un démon... Oups, je voulais dire que c'était un démon... faut parler d'elle au passé maintenant, elle a fini en enfer et elle y restera pour l'éternité... et tout ça, c'est à cause de toi.
- Okay, tu veux me faire porter le chapeau pour toutes les vies que Bad Beth a prises...
- Que tu as prises.
- Okay, que j'ai prises mais vas-y, fais-le. T'as raison, j'ai tué toutes ces personnes mais pour Délia, c'est pas moi et je vais pas porter le chapeau pour un crime que j'ai pas commis.
- Dans ce cas, pourquoi j’ai senti ton odeur sur elle quand je l'ai retrouvée ?
- Parce que j'étais là le jour où elle est morte. Il me fallait une griffe d'un Vadogroa et au moment où j'ai réussi à en avoir une, j'ai vu l'un d'eux s'en prendre à ta fille.
- Tu mens, hurle-t-il en faisant une pression tellement forte sur les poignets de Beth que celle-ci commence à avoir les yeux humides.
- Je t'assure que non, ils voulaient que tu payes pour avoir tué plusieurs d'entre eux.
- T'es une sorcière très puissante, t'aurais pu l'aider, pourquoi tu l'as pas fait ?
- Tu sais c'que fait le plomb sur les sorciers ?
- Il bloque vos pouvoirs.
- Exact.
- Je vois pas le rapport.
- En me battant avec l'un d'entre eux, je me suis retrouvée enfermée dans un cercle de plomb.
- Je devrais faire pareil et te torturer jusqu'à c'que tu me dises la vérité.
- Je suis en train de te la dire la vérité, j'ai pas tué Délia.

Beth ferme les yeux pour se concentrer quelques instants. Elle lève ses bras et arrive, avec la force de son esprit, à enlever les mains de Garrett de ses poignets avant de lui prendre un de ses bras, de placer son pied sur son torse et de le pousser contre le mur.

Ils se relèvent en même temps et courent l'un vers l'autre, Garrett lève une jambe pour donner un coup de pied à Beth mais cette dernière le stoppe avec sa main et lui fait faire un tour sur lui-même pour le faire tomber lourdement à terre. Les coups de poings et de pieds fusent de toutes parts, il attrape la jeune femme par les cheveux pour la jeter violemment contre les étages, avec plusieurs objets dessus, accrochées au mur. Beth se relève mais Garrett prend brutalement la jeune femme par son haut, qui est sa tenue de travail, dans son dos et lui donne plusieurs coup-de-poing dans le ventre et finit par un coup en plein visage, avant qu'elle tombe une nouvelle fois par terre.

- Faut peut-être que ton angelo préféré te donne des cours, parce que là, je t'assure que tu fais vraiment pitié à voir, trésor, tu te ramollis, lâche-t-il avec beaucoup de haine.
- Je t'emmerde, dit-elle en se relevant avec beaucoup de mal.

Elle arrive à se mettre debout et se place en face de Garrett. Les deux sont bien amochés.

- C'est tout c'que t'as en magasin ? Moi qui croyais que t'aurais mieux que ça, je suis déçu.

Elle lui donne plusieurs coups-de-poing dans le ventre pour terminer par un gros coup de pied qui l'envoie à terre.

- Faut que t'arrêtes de me sous-estimer Garrett et pour la dernière fois, je n'ai pas tué Délia.
- Ne dis plus jamais le prénom de ma fille devant moi, souffle-t-il en se mettant debout.
- Sinon quoi ? Qu'est-ce que tu vas me faire ?

Beth fait bouger ses mains l'une en face de l'autre pendant quelques secondes, un rayon lumineux de couleur blanche avec des reflets mauves apparaît et elle l'envoie vers Garrett qui le bloque avec ses pouvoirs. Chacun d'eux envoi un rayon à l'autre qui finit par les projeter en arrière, Garrett passe par la fenêtre et atterrit à l'extérieur de l'hôpital dans une poubelle remplie de déchets et d'ordures tandis que Beth traverse une porte, avec une vitre, qui a cédé sous la pression du rayon de Garret. Son visage ainsi que son corps sont recouverts de coupures qui saignent et un morceau de la vitre s'est planté dans sa hanche droite quand elle a été propulsée. La jeune femme est dans la salle d'à côté, allongée sur le dos inconsciente après avoir perdu connaissance en se cognant la tête sur le sol...


diana62800  (31.05.2026 à 17:09)

Après avoir tué un groupe de démons, Carly marche en direction de chez elle quand une personne, qui était cachée derrière un arbre, se plante devant elle.

- Bonsoir Carolina, lance Tad avec un petit sourire.
- Dégage, je suis pas d'humeur à faire la causette avec toi.
- Ça, je m'en fiche. On a une affaire à régler tous les deux.
- Quelle affaire ?
- Tu le sais très bien.
- Non, souffle-t-elle.
- Okay !!! Dans ce cas, je vais te rafraîchir la mémoire.
- Tu m'excuses mais je suis pas assez désespérée pour passer ma soirée avec toi pour qu'on se raconte des souvenirs tous les deux.
- Comme c'est dommage mais tu vas y avoir droit. Tu m'as fait venir jusqu'ici pour que j'efface certains souvenirs de ta sœur et de son entourage, sauf à toi, et que j'en crée de nouveaux pour que ton foutu plan marche... mais ce que je savais pas, c'est que tu manigances dans mon dos.
- Et ? demande-t-elle agacée.
- « Et »? C'est tout c'que t'as à répondre ?
- Oui.
- À cause de tes manigances, je peux plus rentrer chez moi. J'suis pas de cette planète au cas où tu l'aurais oublié et je voudrais rentrer chez moi, dans mon monde.
- Et bien, fais-le.
- Mais c'que t'es drôle, lance Tad avec sarcasme. Tu m'as appelé, alors je suis venu mais l'ouverture que j'ai créée s'est refermée au moment où tu as déchiré mon parchemin en morceaux...
- En six morceaux pour être exacte.
- Et ça te fait rire en plus ?!
- Je vais pas pleurer.
- Je reprends, t'as déchiré mon parchemin en morceaux avant de le donner à je sais pas qui.
- T'étais pas obligé d'accepter ma proposition, t'aurais pu refuser.
- T'étais à deux doigts de tuer mon peuple, t'appelles ça avoir le choix ?
- Oui.
- J'ai réussi à en récupérer cinq et je veux que tu me dises à qui tu as donné le dernier ?

Carly a un sourire sournois.

- Pourquoi je ferais ça ?
- Pour que je puisse enfin rentrer chez moi, dans mon monde et ne plus jamais te revoir de ma vie. J'en peux plus de cette planète.
- Désolée mais je peux rien pour toi. Si tu veux bien m'excuser, il faut que j'y aille.

Carly contourne Tad et reprend sa route.

- Tôt ou tard, Beth finira par découvrir tout c'que t'as fait et il risque d'y avoir des dégâts.
- Y a rien à dire, dit-elle en se retournant.
- À mon avis, elle sera ravie d'apprendre que tu m'as fait venir dans votre monde, que tu m'as demandé de lui effacer ses souvenirs et de les remplacer par d'autres, et que t'es venue à cette époque de ton plein grès et que personne ne t'a enlevé. T'as débarqué en 2009 de toi-même pour éviter d'affronter ta sœur et lui donner des explications sur c'que tu as fait. Sans oublier que t'as demandé à Raxe de briser son lien avec ce cher Lulu pour en créer un autre avec Cass, et que tu lui as menti sur le fait que les sorcières de votre lignée ne peuvent tomber enceinte que d'un seul homme et qu'elle risque de mourir si c'est pas le bon. Ça te suffit ou tu veux que je continue ? Parce que la liste est encore très longue.
- Ma sœur ne doit jamais, au grand jamais découvrir c'que j'ai fait.
- T'es un monstre Carly.
- Tu t'es regardé ?
- Mais t'es pire que moi. J'ai jamais trahi ma famille comme toi.
- J'ai fait c'qu'il fallait. Ma sœur est bien là et en vie.
- Parce que Lucifer a fait c'qu'il fallait pour que Beth reste en vie. S'il lui avait pas donné c'qu'il fallait, elle serait morte aujourd'hui et toi, t'aurais que tes yeux pour pleurer. Cass l'a mise en cloque et elle aurait pu y rester. Ça te fait rien ?

Carly ne répond pas.

- Je suis sûr qu'elle sera ravie de savoir tout c'que t'as fait... et je me ferai un plaisir de lui dire moi-même si je récupère pas le dernier morceau de mon parchemin.
- Dis-lui, elle va jamais te croire.

Tad s'approche de Carly d'un air méchant et se place en face d'elle. Il rapproche ses mains l'une à côté de l'autre et ressert ses doigts vers ses paumes.

- Évite de me chercher Carly.
- Et tu crois que Beth va te croire ? Toi qui as passé tout ton temps à lui mentir.
- Oui, si je lui donne des preuves.
- J'aimerais bien les voir tes preuves.

À cause de la pression qu'exerce Tad avec ses mains, Carly commence à manquer d'air.

- Dis-moi, qui est la personne à avoir le dernier morceau de mon parchemin ?

Carly, qui s'accroupit avec ses mains sur son cou, le regarde et lui répond par la pensée qu'elle ne lui dira rien.

- Je peux continuer comme ça très longtemps.

Au bout de quelques instants, Carly finit par capituler.

- Okay, je vais te le dire.
- Je t'écoute.

Il relâche la pression.

- Je l'ai donné à ta mère connard, dit-elle avant de le projeter en arrière avec ses pouvoirs. Tu devrais éviter de t'attaquer à une des sœurs Winchester. On peut faire beaucoup de dégâts quand on nous énerve.
- Tu peux essayer de faire c'que tu veux mais t'arriveras jamais à la cheville de Beth, lance-t-il en se relevant. À ton avis, pourquoi tous les démons, sorciers, les entités, en un mot, toutes les créatures vivantes et non vivantes ont toutes peur d'elle ? Même moi, elle arrive à me foutre la trouille.
- Parce qu'on est très puissante.
- Rectification, Beth est très puissante, elle est même super puissante. On a tous peur d'elle parce qu'elle est la seule à pouvoir nous tuer d'un claquement de doigts, alors que toi, non. C'est à peine si tu sais lancer un sort.
- Je t'emmerde.
- Oh, t'es vexée. Je t'ai vexée, je sens que je t'ai vexée.

Carly lui lance un regard noir tout en inspirant et expirant profondément.

- Tu sais que c'est la vérité Carly. La sorcière de ta famille, c'est Beth, pas toi, même ta mère est de mon avis.
- Ne parle pas de ma mère.
- Cette chère Karen, t'es une honte pour elle.

Il fait quelques pas vers elle en tendant son bras vers la jeune femme. Un rayon transparent sort de la main de Tad et est dirigé vers Carly qui ressent une petite douleur au bout de quelques instants.

- Je vais te répéter ma question Carly, qui a le morceau de mon parchemin qui me manque ?
- Tu peux me tuer, je te le dirai pas, avoue-t-elle en tombant à genoux.
- Rassure-toi, j'ai pas l'intention de te tuer, je préfère te torturer. Réponds-moi, crie-t-il.
- Tu devrais éviter de crier, on risque de t'entendre.
- Ils peuvent venir, ça me dérange pas.
- T'as utilisé ton charme d'invisibilité ?
- C'que t'es forte. J'ai appris beaucoup de choses avec Bad Beth pendant le temps qu'elle était avec notre cher archange. Ah mais oui, j'avais oublié, c'est à cause de toi, si Bad Beth existe.
- Qu'est-ce que tu racontes encore ?

Tad se place en face de Carly et se met à sa hauteur.

- Fais pas celle qui sait pas de quoi je parle, elle va te haïr quand elle va tout savoir.
- Va te faire voir, enfoiré.
- Avec tout c'que tu lui as fait, c'est pas étonnant que Beth ait voulu se protéger et qu'elle ait créé Bad Beth, sans qu'elle le veuille évidemment.
- Pour Bad Beth, j'y... j'y... j'y suis... suis pour... rien.
- Oh que si, c'est ta faute, c'est toi la seule responsable. Si t'avais pas demandé à Raxe et à moi de faire toutes ces manipulations dans la tête et l'esprit de Beth, tout ce merdier serait jamais arrivé et ton père serait toujours en vie.

Carly continue d'inspirer et expirer profondément.

- J'ai très mal, tu pourrais arrêter ?
- Pas avant que tu répondes à ma question.
- C'est un démon qui a tué mon père, c'est pas ma sœur.
- Je sais mais tout est lié ma petite Carolina, si tu t'étais pas mêlée du lien et de la vie amoureuse de Beth, Bad Beth n'existerait pas et elle n'aurait pas tué toutes ces personnes. T'as les mains pleines de sang.

Carly n'ose pas regarder Tad dans les yeux.

- Oui, je suis au courant de ton petit marché avec Raxe, j'ai reçu une bonne raclée de sa part, parce qu'il pensait que je l'avais entubé. Et t'as fait tout ça, t'as créé tous ces problèmes pour ta petite personne... mais t'es qu'une égoïste.
- Dit celui qui se nourrit des cerveaux de ses victimes.
- Je suis obligé pour rester en vie.
- Ma sœur est beaucoup mieux avec Cass, qu'avec cet enfoiré. Lucifer ne mérite pas ma sœur.
- C'est pour ça qu'ils passent tout leur temps à s'engueuler et que Cass n'arrête pas de lui faire des reproches à longueur de journée.
- C'est qu'une passade, ils vont arranger les choses. Ils s'aiment trop pour rompre.
- Dis-moi, combien de fois par jour tu te répètes cette phrase pour arriver à y croire ?

Carly le regarde sans répondre alors que Tad continue d'exercer ses pouvoirs sur cette dernière.

- Tu dois te le répéter tous les jours pour y croire. À ton avis, comment va réagir Beth quand elle va découvrir tout c'que t'as fait 
- Elle le saura jamais.
- Tu prends vraiment ta sœur pour une imbécile ma parole. Je suis en train de réfléchir...
- Tu devrais éviter, tu risques de cramer ton cerveau, il a pas l'habitude.
- Mais c'que t'es drôle, répond Tad avec sarcasme. Beth et Bad Beth sont une seule et même personne avec une personnalité très différente... perso, je préfère avoir Beth que Bad Beth en face de moi... mais pourquoi Bad Beth aime Lucifer et pas Beth ?
- Beth déteste Lucifer, la voilà la raison.
- T'as vraiment fini par y croire, ma parole. Le charme de Raxe n'a pas eu d'effet sur Bad Beth parce qu'à ce moment-là, Beth n'avait pas encore sa double personnalité, c'est ça ?
- T'es moins stupide que t'en as l'air.
- Je vais prendre ça pour un compliment.
- Ne t'y habitue pas trop.
- J'ai raison, c'est ça ? Bad Beth n'a pas été touchée par le charme de Raxe, c'est pour cette raison que quand elle « revient », elle va automatiquement vers Lucifer et pas Castiel... parce que son lien, à elle, est intact, contrairement à celui de Beth ?!

Ils se regardent quelques secondes avant que Carly détourne à nouveau les yeux.

- Ton silence parle pour toi, j'ai raison, ça fait vraiment très plaisir d'avoir raison.

Tad la regarde en souriant.

- Je suis sympa, je vais te laisser jusqu'à vendredi vingt heures pour me dire à qui t'as donné le bout de mon parchemin, ce délai dépassé, je débarque chez toi et je balance tout à Beth.
- Non, pas vendredi.
- Pourquoi ?
- Vendredi, c'est le réveillon et c'est une fête très importante pour ma sœur. Elle attend ce moment tous les ans, toute l'année. Si tu fais ça, tu vas lui gâcher sa soirée.
- Mais ça, je m'en tape complètement. Moi je veux rentrer chez moi, on a pas toujours ce qu'on veut Carly. Tic-tac, tic-tac, tic-tac, le temps passe très vite Carly. À toi de te décider, soit je récupère mon parchemin, soit ta sœur sera au courant de tout.
- T'as en train de me faire chanter ?
- Appelle ça comme tu veux.
- Va en enfer.
- J'y suis en plein dedans et à cause de toi.

Il se relève, fait disparaître son rayon et prend Carly par ses poignets.

- Je suis très sérieux Carly.
- T'aurais jamais du... commence-t-elle à dire en levant sa main.

Tad attrape la main de Carly avant de lui torde, ce qui fait hurler la jeune femme de douleur.

- Je connais tes petits tours, ma p'tite, l'oublie pas ça. J'ai horreur qu'on me prenne pour un imbécile.
- Tue-moi parce que je te dirai jamais c'que tu veux savoir.
- Mais non, je vais pas te tuer, ça serait trop facile. De toute façon, tu finiras par me le dire

Tad prend le bras de Carly dans ses mains et lui casse. Cette dernière hurle de douleur et tombe à terre sur le côté en tenant son bras avec son autre main contre sa poitrine.

- Ça, c'était qu'un avant-goût de c'qui risque de t'arriver si Beth... non quand Beth découvrira tout c'que t'as fait. N'oublie pas Carly, t'as jusqu'à vendredi vingt heures, avoue Tad avant de s'éloigner.
- Et merde, il manquait plus que ça...

Toujours à terre en tenant son bras, Carly pleure dû à la douleur qu'elle ressent mais aussi à la peine que Beth va avoir si elle découvre tout ce qu'elle lui a fait. La jeune sorcière se demande si elle doit accepter ou pas le chantage de Tad... Pour elle, elle a seulement tout fait pour que sa sœur soit avec quelqu'un de bien et pas le diable en personne.

Après quelques instants, elle se relève et rentre directement chez elle, où son père, son oncle et Castiel sont présents.

- Bonsoir, lance Carly en fermant la porte.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? demandent Dean et Sam en même temps.
- J'avais presque oublié le coup de la stéréo. Je poursuivais un groupe de démons et l'un d'eux a pris le dessus sur moi, ment-elle, faut dire que je l'ai pas vu arriver.
- La prochaine fois, j'irai avec toi.
- J'ai pas besoin de chaperon papa.
- Il est où cet enfoiré pour que j'aille lui démonter la tête ?
- Mort, il est mort, ment-elle à nouveau.
- Tant mieux pour lui, faut pas toucher à mes enfants.
- C'est rassurant de savoir que tu seras un papa très protecteur avec tes filles.
- Et encore, là c'est rien. Attends que Beth vienne au monde et ça sera pire.

Sam et Carly se mettent à rire.

- Je suis un père... ou je serai un père qui protège ses filles, je vois pas où est le mal.
- Relaxe papa, on est grande maintenant.
- Tu lui as fait sa fête à ce démon de pacotille avant de le tuer ?

Carly hoche positivement de la tête.

- Avec quelques insultes bien placées.
- Ça, c'est ma fille. Ça, c'est une Winchester.
- J'ai un super modèle.
- Vous ferez votre petit numéro de comique un peu plus tard.
- Okay. En parlant de Beth, où est-elle ?
- Elle est pas encore rentrée.
- Avec le mont de neige qu’il y a dehors, elle va mettre du temps à rentrer... Et dire que Beth aime ce temps, elle est cinglée, lance Carly en riant.
- Ou elle est sûrement en train de s'amuser avec un de ses patients, lâche sèchement Castiel.
- Cass, ça suffit. Beth travaille à l'hôpital, elle drague pas.
- Je sais mais c'est plus fort que moi, j'arrive pas à m'enlever de la tête qu'elle est peut-être avec qui vous savez ou alors en train de fricoter avec un autre homme, un médecin, un infirmier ou même un patient.
- Fricoter ? Où t'as entendu ce mot mon p'tit Cass ?
- Je le sors de temps en temps pour lui apprendre la vie.
- Papa, tu...
- T'inquiète pas, je lui apprends seulement à s'intégrer à notre monde.
- C'est rarement rassurant quand tu dis ça.
- Elisabeth en met du temps pour rentrer.
- Je viens de l'dire, vu le temps, c'est pas étonnant.
- Elle peut utiliser ses pouvoirs.
- Elle veut plus les utiliser.
- Elle s'est pas gênée pour massacrer des humains avec ses pouvoirs, souffle Castiel.
- C'est en partie pour ça qu'elle ne veut plus les utiliser et arrête de lui faire des reproches, c'est agaçant à la longue. Ils ont dû avoir des patients au moment où elle allait partir, et connaissant ma sœur comme je la connais, elle a voulu rester pour les aider. Je suis sûre qu'elle va pas tarder à arriver.
- Ou c'est autre chose.
- Cass, tu deviens lourd avec ça. Ma sœur est avec toi et personne d'autre. Castiel, t'aimes ma sœur et Beth est folle amoureuse de toi, alors arrête d'être aussi buté et con, parce que ça te va pas du tout. Tout c'que tu fais, c'est la pousser dans les bras d'un autre et ça non merci. Alors, par pitié, fais un effort.
- Je sais Carly mais j'ai comme l'impression qu'il y a quelque chose qui me pousse à agir comme ça. Je vais essayer.
- Non, tu vas pas essayer, tu vas le faire.
- Depuis quand tu donnes des ordres aux autres ? demande Dean.
- C'est de famille, t'es pareil.
- Elle a pas tort, avoue Sam en souriant.
- Non, c'est faux.
- Si tu le dis, lancent Sam et Carly en même temps.
- Cass, est-ce que tu pourrais arranger mon bras s'il te plait ? Ça me fait très mal.

Castiel hoche positivement de la tête et soigne Carly en posant deux doigts sur son front. Quelques secondes plus tard, Carly retrouve son bras intact.

- Merci. C'est très pratique d'avoir un beau-frère comme ange.
- Ils sont pas mariés.
- Pas encore.
- Et c'est pas prêt de se faire, il est hors de questions que je me marie avec elle, lance Castiel sans s'en rendre compte.

Les trois Winchester se regardent sans parler mais leur étonnement se lit sur leur visage.

- Tu vas bien ?
- Oui, Carly, je vais bien.
- Cass, faut que t'arranges les choses avec Beth.
- Mêle toi de tes affaires, okay ? Et arrête de me prendre la tête avec Beth, tu deviens lourde à force, hurle Castiel.
- Pas la peine de t'énerver.
- Je rêve ou il vient d'appeler Beth par son surnom ?
- Dans ce cas, on fait le même rêve, répond Sam.
- Cass, on peut savoir c'qui t'arrive ?
- Rien, je vais bien, avoue l'ange calmement.

Carly observe Castiel du coin de l'œil tout en se dirigeant vers son oncle. Ce dernier lui demande ce qui se passe avec un mouvement de tête...

À quelques mètres de la maison, Garrett est assis à terre, une photo de Castiel, qui a été coupée, est en face de lui, l'autre moitié, où se trouve Beth, est à sa droite. Il a ses mains juste au-dessus de la photo de Castiel en bougeant légèrement les doigts et prononce plusieurs fois les mêmes phrases en latin...

- On verra si ton couple et ton Castiel tiendront le coup Beth, dit Garrett en souriant.

Un portrait du couple est à sa gauche dans les airs et de petites fissures se dessinent entre les deux, comme si on essayait de séparer le portrait en deux. Il continue de dire ses incantations avec un sourire accroché à ses lèvres...

Les Winchester et Castiel sont toujours dans la maison. Carly regarde l'horloge accrochée au mur.

- Ça vous dit un petit repas maison ?
- On allait commander mais vu que tu te proposes, oui.
- Je suis une grande cheffe à la tête de cinq grands restaurants étoilés avec de très bonnes critiques alors autant dire que j'aime cuisiner.
- Quatre, le cinquième n'a pas eu le temps d'ouvrir à cause de Raxe et des démons qu'il a fait venir sur terre.
- Ouais, c'est vrai, les foutus démons de Raxe, dit-elle mal à l'aise. Mais tout ça pour dire que je suis une excellente cheffe.
- On en doute pas, on a déjà eu le plaisir de goûter tes plats.

Elle se dirige vers la cuisine qui donne sur le salon, ce qui fait qu'elle peut continuer à parler avec les trois hommes tout en préparant le repas.

- Tu veux un coup de main ? demande Sam.
- Oui, je veux bien tonton.

Dean pouffe de rire.

- C'est pas drôle Dean.
- Tonton, ça te va très bien.
- Je trouve aussi, papounet.

C'est au tour de Sam de rire. Il rejoint sa nièce en cuisine, il se lave les mains et commence à éplucher les pommes de terre et Carly s'occupe des carottes.

Assis sur une chaise, Castiel ressent une petite douleur dans la poitrine durant à peine quelques secondes qui disparaît très rapidement mais il ne dit rien à personne...

Allongée dans le couloir de l'hôpital, Beth est toujours inconsciente, une flaque de sang s'est formée à terre au niveau de sa blessure mais aussi à côté de sa tête.

Une infirmière arrive dans le couloir, regarde dans une des étagères avant de voir Beth inconsciente.

- Beth ?! Beth, crie-t-elle en courant vers la jeune femme. Beth, tu m'entends ? Beth, c'est Zoey, tu m'entends ? demande-t-elle en prenant son pouls.

Elle regarde tout autour d'elle et commence un massage cardiaque.

- J'ai besoin d'aide, hurle-t-elle. Vite, j'ai besoin d'aide... Beth, accroche-toi, on va s'occuper de toi... Vite, de l'aide... J'ai besoin d'aide...

D'autres collègues de Beth arrivent dont deux d'entre eux ont un brancard.

- Vite, faut la mettre sur le brancard.

Ils prennent délicatement Beth avant de la poser doucement sur le brancard. Un des infirmiers pose ses deux mains sur la blessure de cette dernière.

- Faut vite l'emmener au bloc avant qu'elle ne se vide complètement de son sang, avoue un médecin.
- Okay, on y va.
- Je vais prévenir sa famille.

Ils se dirigent vers l'ascenseur, mettent le brancard à l'intérieur et seulement trois personnes montent dedans pour aller directement en chirurgie.

- Je préviens sa sœur, dit une jeune femme avant de s'éloigner.
- Zoey ?
- Oui, dit-elle en se retournant.
- Demande-lui de venir ici sans lui dire c'qui vient d'arriver, faudrait pas qu'elle ait un accident sur la route.
- Je sais.

Zoey s'éloigne et retourne aux urgences pour prévenir Carly que Beth est blessée...

À la maison, Dean, Sam et Castiel sont à table, Carly arrive avec un plat dans ses mains.

- Et voilà, le repas est servi.
- Ça sent très bon.
- Merci Sammy et Cass, tu vas me faire le plaisir de manger avec nous.
- Tu sais que je mange pas.
- Oui, je le sais mais j'en ai marre que tu sois là à nous regarder manger alors ce soir, tu manges avec nous et je veux aucune protestation de ta part.
- Okay.
- Merci.

Carly s'assoit à son tour et ils mangent tout en discutant...

Après être passée aux toilettes pour se laver les mains, Zoey appelle Carly mais elle tombe à chaque fois sur son répondeur. Au bout de plusieurs tentatives, elle laisse un message.

- Bonsoir mademoiselle Winsten, je suis Zoey Sanders, je suis infirmière à l'hôpital où travaille votre sœur... et si je vous appelle, c'est... c'est à propos de Beth, il faudrait que vous veniez le plus rapidement possible. Merci.

Zoey raccroche avec l'inquiétude qui se lit sur son visage...

Beth est au bloc en train de se faire opérer quand son esprit se retrouve hors de son corps.

- Oh non, pas encore, se dit Beth à elle-même.

Elle regarde vers le moniteur où elle peut voir les battements de son cœur.

- Dieu, je sais que nos rapports ne sont pas aux beaux fixes mais dites à la Mort ou à l'ange de la Mort de rester très loin de moi et de mon corps. J'ai pas du tout envie de mourir.

Beth est terrifiée à l'idée qu'on pourrait découvrir qu'elle est une sorcière, encore plus que de mourir.

Alors qu'elle rumine, elle entend un bébé pleurer.

- Même en étant un esprit, j'entends des choses.

Les pleurs continuent et se font de plus en plus forts.

- Y a quelqu'un ? demande-t-elle plusieurs fois en arpentant le couloir.

Elle marche d'un pas hésitant en se demandant ce qui lui arrive.

- Garrett, tu vas me payer ça, enfoiré.

Elle continue de marcher et entre dans une chambre où les pleurs se font entendre quelques secondes avant de s'arrêter d'un seul coup.

- Tu devrais pas être là, dit une voix masculine.

Cette voix, elle l'aurait reconnue n'importe où, elle l'a entendue tellement de fois.

- Papa ? dit-elle les yeux humides.
- Oui ma puce, c'est moi, avoue Dean, avec l'apparence qu'il avait le jour de sa mort, en avançant vers sa fille. Beth, tu devrais pas être ici.
- Est-ce que ça veut dire que je suis morte ? C'est impossible, mon cœur bat encore.
- Là, ça n'a rien à voir avec ton cœur qui bat, c'est ton esprit qui prend le contrôle et tu dois l'empêcher de faire c'qu'il veut, si tu ne veux pas me rejoindre. T'es beaucoup trop jeune pour mourir Beth.
- J'essaye mais par moment, j'ai vraiment du mal et y a des jours où j'ai envie de tout laisser tomber. Papa, c'est toi ? C'est vraiment toi ?

Dean hoche la tête en souriant.

- Papa, dit-elle en se jetant dans les bras de son père. Je suis tellement contente de te voir, tu me manques tellement.
- Je vois pas pourquoi, dit-il en s'écartant, je suis avec toi tous les jours.
- Mais le Dean du passé n'a rien avoir avec toi, il est pas toi.
- Si, il l'est mais il a pas encore rencontré Karen. Tu sais que ma rencontre avec ta mère m'a beaucoup changé ?!

Elle hoche positivement sa tête.

- Ça m'a changé mais en bien, avoue-t-il en souriant. Je dirais que ça m'a changé en mieux.
- Tu sais c'qui s'est passé avec maman ?
- Oui, je veille sur vous de là-haut mais pas pendant vos moments intimes.
- C'est rassurant.

Dean sourit.

- Je suis désolée papa.
- Pourquoi ?
- Pour ce que Carly et moi, on a fait à maman, on a été obligée de l'endormir et de l'enfermer parce qu'elle était devenue incontrôlable.
- Je comprends.
- Vraiment ?
- Oui.
- Tu nous en veux pas ?
- Bien sûr que non Beth.

Les larmes de Beth coulent le long de ses joues.

- Arrête de pleurer, s'il te plait.
- Ça coule tout seul. Je dois beaucoup te décevoir.
- Quoi ? dit-il surpris. Non, tu m'as jamais déçu, ma puce. Jamais.
- Mais j'ai fait des choses dont je suis pas très fière. J'ai fait toutes ces atrocités et on me le répète très souvent, je suis le mal en personne et je mérite de finir en enf...
- Beth, stop. Ça suffit maintenant, dit-il en haussant la voix.

Surprise par le ton de son père, Beth fait un pas en arrière.

- Je suis désol...
- Non, ne sois pas désolée. Bon sang Beth, qu'est-ce qui t'est arrivé pour que tu passes ton temps à te blâmer toute seule ?!
- Je t'ai perdu.
- Non, il doit y avoir autre chose mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus.
- Ou alors, je suis pas aussi forte que je le dis.
- Où est la Beth qui est sûre d'elle et qui a confiance en elle ? Où est passée ma fille qui a du caractère et qui se laisse jamais marcher sur les pieds ?
- Elle a disparu le jour où tu es mort. Plus rien n'est comme avant depuis que t'es plus là... et ces derniers temps, c'est pire. En fait, c'est pire depuis que je suis redevenue moi-même, sans oublier que Castiel et moi, on passe notre temps à s'engueuler, et il n'arrête pas de me faire des reproches, sans oublier qui me répète plusieurs fois par jour que j'ai couché avec Lucifer.
- Et tu te laisses faire ?
- Non, mais j'essaye de pas envenimer les disputes avec lui alors je laisse couler, je dis rien.
- C'est ça, tu te laisses faire. Beth, fais-moi plaisir et reprends confiance en toi.
- C'est plus facile à dire qu'à faire. Attends, tu connais Castiel ?

Dean sourit, ce qui étonne Beth.

- Quoi ? demande-t-elle sans comprendre.
- Évidemment que je le connais et j'aime pas sa façon d'agir avec toi. Et je pense qu'il n'est pas fait pour toi.
- Si, il l'est. On a un lien qui nous unis comme toi et maman.
- À la seule différence que j'ai jamais traité ta mère comme Castiel te traite. Dans un couple, on doit se respecter et se faire confiance.
- Il n'a plus confiance en moi.
- Mais c'est pas une raison. Beth, t'es une personne formidable et je suis tellement fière de toi, je suis tellement fier de la jeune femme que tu es devenue. T'as réussi à faire quelque chose de ta vie...

Beth est très touchée par les paroles de son père.

- Merci papa, je crois que j'avais besoin d'entendre ça.
- Avec plaisir.

Beth se blottit de nouveau dans les bras de son père.

- Ça va s'arranger Beth, je te le promets mais pour ça, il faut que tu vives.
- Je veux pas que tu me laisses toute seule papa.
- T'es pas toute seule, t'as Carly avec toi. Et je te l'ai dit, je suis tous les jours avec toi, il suffit que tu penses à moi et je suis avec toi. Je suis pas là, physiquement mais je suis avec toi, là, avoue-t-il en désignant le cœur de Beth. Faut que tu te pardonnes Beth, c'est pas ta faute.
- Si j'étais restée dans ma chambre ce jour-là, si j'avais pas été aussi bornée...
- Tu l'es toujours, dit-il amusé.
- Si je t'avais pas déconcentré pendant ta chasse, si j'avais rien fait de tout ça, tu serais toujours en vie, tu serais toujours avec nous et maman n'aurait pas pété les plombs... Tout serait parfait, lâche-t-elle en larmes.
- En quelle langue il faut que je te le dise ? C'est pas ta faute Beth, c'est pas ta faute. Tu dois arriver à te pardonner ma puce.
- C'est c'que Carly, Dawn et Tiphaine n'arrêtent pas de me dire mais j'y arrive pas.

Des pleurs d'un bébé se font de nouveau entendre.

- Je deviens folle, c'est pas possible autrement.
- Je vais te rassurer, t'es pas folle parce que tu tiens de moi et j'étais pas fou.
- Par moments, tu l'étais, avoue Beth en souriant.
- Non, j'avais beaucoup d'imagination, avoue-t-il en souriant. Moi aussi, je les entends.
- C'est vrai ?

Dean hoche sa tête de bas en haut.

- Ces pleurs sont là pour que tu te souviennes de quelque chose qui t'est arrivé.
- C'est quoi ?
- Tu le sais déjà. On te l'a déjà dit mais t'as pas voulu le croire. Je crois que tant que tu t'en souviendras pas, tu resteras bloquée et t'arriveras pas à avancer... et tu devrais faire confiance à certaines personnes qui veulent que ton bien.
- Je vais y réfléchir, merci papa.

Dean se raidit d'un seul coup.

- Et maintenant, tu repars, t'as rien à faire ici, dit-il sèchement.
- Si j'ai bien compris, tu m'as dit c'que t'avais à me dire et maintenant, je dois dégager ?
- C'est un bon résumé.
- Je veux pas que tu nous laisses encore une fois.
- Beth...
- Est-ce qu'on te reverra un jour ?
- Tu veux la vérité ou que je te mens ?
- La vérité.
- Oui, on se reverra, je te le promets. Beth repart, maintenant.

Dean sort de la chambre pour aller directement dans le bloc où se trouvent les médecins qui s'occupent de Beth.

- Les palettes, vite, dit le chirurgien.
- Tenez.

Un infirmier passe les palettes que le médecin prend, une infirmière met un peu de gel dessus et ce dernier les frotte l'une contre l'autre.

- Chargez les palettes à 160. On dégage, dit le chirurgien en les posant sur Beth.

La poitrine de la jeune femme se soulève.

- Chargez à 200. On dégage. Chargez à 230. On dégage. Chargez à 260. On dégage. Chargez à 300. On dégage.

Le chirurgien continue plusieurs fois pour ramener Beth...

Pensant aux bons moment qu'il a partagé avec Beth, Lucifer sent que quelque chose ne va pas avec la jeune femme...

La poitrine de la jeune femme se soulève.

- C'est bon, on a un pouls.

Les esprits de Dean et Beth regardent le chirurgien en train d'opérer la jeune femme.

- Beth, tu dois repartir et tout de suite.
- Papa, je veux pas...
- Et moi, je veux pas que tu meures, tu peux le comprendre ça ?! T'as une longue vie qui t'attend avec un homme qui t'aimera comme j'aime ta mère. Tu peux pas lui faire ça et tu peux pas faire ça aux personnes qui t'aiment. Pense à ta mère, à ta sœur, à tes amis... Pense à eux. Beth repart avant qu'il soit trop tard.
- Et toi ?
- Ne t'inquiète pas pour moi, je te l'ai dit, on se reverra, je te le promets. Maintenant, retourne dans ton corps.

Beth prend son père dans ses bras.

- Je t'aime tellement papa.
- Je t'aime aussi ma puce.

Ils s'écartent des bras de l'autre.

- Maintenant, repars.
- Je...
- Tu sais comment faire ?!
- Oui, je sais quoi faire, c'est pas ça.
- C'est quoi ?
- Je voulais savoir si tu étais... tu étais...
- Oui, je suis très fier de toi Beth, je l'ai toujours été et je le serai toujours.
- Et moi, je suis très fière de toi et d'être ta fille, je suis tellement fière de porter le nom de Winchester.
- Tu ne m'as jamais déçu Elisabeth Joanna Winchester. Jamais.

Beth prend de nouveau son père dans ses bras quelques secondes avant de se diriger vers le lit.

- Tu peux y aller sans crainte, avoue Dean.

Beth fait un petit signe de la main en souriant à son père qui lui rend. Elle s'assoit, place bien ses jambes et s'allonge en fermant les yeux.

- Tout va très bien se passer Beth, tu verras. Tout va s'arranger, je te le promets, dit Dean en regardant l'esprit de sa fille retourner dans son corps.

Dean jette un dernier coup d'œil et disparaît.

Le chirurgien termine d'opérer Beth. Après avoir terminé, il sort du bloc et la jeune femme est emmenée en salle de réveil et va y rester pendant quelques heures. Tout l'hôpital a été prévenu que l'opération s'était très bien passée...

Toujours à l'accueil, Zoey a essayé de joindre Carly mais elle tombe toujours sur son répondeur.

Les trois Winchester et Castiel ont terminé de manger le délicieux repas préparé par Carly qui, au grand étonnement de Dean, n'a pas utilisé ses pouvoirs pour le faire. Ils sont tous les quatre installés au salon en train de parler. Le portable de Carly, qui est sur silencieux, indique qu'il n'a plus de batterie et s'éteint... 


diana62800  (07.06.2026 à 18:16)

Ne manque pas...

Un quartier The Madison est en construction sur Hypnoweb !
En construction | The Madison

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E234
Jeudi 23 juillet à 20:40
2.05m / 13.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E234
Jeudi 23 juillet à 19:15
1.97m / 17.2% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E233
Mercredi 22 juillet à 20:40
1.96m / 13.2% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E233
Mercredi 22 juillet à 19:15
1.98m / 17.0% (Part)

Logo de la chaîne France 3

OPJ, Pacifique Sud, S07E02
Mardi 21 juillet à 22:00
2.63m / 19.5% (Part)

Logo de la chaîne France 3

OPJ, Pacifique Sud, S07E01
Mardi 21 juillet à 21:10
2.87m / 18.9% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E232
Mardi 21 juillet à 20:40
2.28m / 14.2% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E232
Mardi 21 juillet à 19:15
2.06m / 17.4% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Des retours attendus et des nouveautés à découvrir, voilà un programme qui s'annonce divertissant....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Avec sept nouvelles séries à découvrir du côté anglophone, vous pouvez occuper chacune de vos...

Le Capitaine Crochet de Once Upon a Time et deux autres acteurs rejoignent Robin Hood

Le Capitaine Crochet de Once Upon a Time et deux autres acteurs rejoignent Robin Hood
La saison 2 de Robin Hood accueille trois nouveaux visages. Selon les informations exclusives de...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Parmi les huit nouveautés arrivant sur vos écrans cette semaine, il y a  des titres provenant de...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Avec une douzaine de nouveautés, allant de la comédie au drame, en passant par le fantastique et les...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 17.07.2026 à 17:05

Nouvelle PDM sur le quartier Meurtres au Paradis, merci à Sanct, venez voter et si vous voulez nous aider n'hésitez pas

choup37, 18.07.2026 à 17:00

Nouvelle photo dialoguée postée sur Kaamelott, venez vous amuser à écrire votre propre script

Locksley, 18.07.2026 à 19:34

Le quartier Marvel vous propose un nouveau Spider-Sondage. Merci d'avance de votre participation et excellent week-end !

ShanInXYZ, 21.07.2026 à 02:06

Nouveau sondage sur Meurtres au Paradis, pas besoin de connaître la série

ShanInXYZ, 21.07.2026 à 02:07

Fans de Meurtres au Paradis, le quartier a besoin de votre aide pour se développer, tous les détails dans l'animation Chantier d'été au Paradis

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage