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Série : Supernatural
Création : 27.04.2019 à 22h55
Auteur : diana62800
Statut : Terminée
« Quand Beth, une jeune femme débarque devant eux, les deux frères cherchent à savoir qui elle est vraiment et ce qu’elle cache mais un lien très spécial les lie tous les trois. » diana62800
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Debout en regardant par la fenêtre, Lucifer pense à Beth et à la dernière fois qu'il l'a vue. Il ne peut pas s'empêcher de sourire à chaque fois qu'il pense à elle.
Flashback - Août 2035.
Le soleil brille, le ciel est d'un bleu clair même si quelques petits nuages blancs sont présents, Beth et Dawn sont en train de marcher dans la rue avec plusieurs paquets dans les mains.
- Tu crois que ça va lui plaire ? demande la petite blondinette.
- T'as l'intention de me poser la question toutes les deux minutes ?!
- C'est possible, ironise Dawn en souriant. C'est juste que Tiphaine a gardé ses goûts de sa vie humaine et c'est pas évident de lui faire un cadeau.
- Je suis sûre que ça va lui plaire. Tu sais aussi bien que moi que Tiphaine a des goûts très simples. Elle nous a comme amies.
- Tu te trompes.
- Sur quoi ?
- On est pas ses amies.
- Si.
- Non, on est ses meilleures amies.
- Jusqu'à c'qu'on lui serve de déjeuner.
- T'es très drôle.
- Je fais c'que je peux, lance Beth en souriant.
- C'est trop ringard le chemisier que je lui ai pris. J'aurais dû prendre autre chose.
- Elle va l'adorer... Et au pire, si vraiment elle en veut pas, tu pourras toujours me le donner, dit-elle en riant.
- T'es hilarante Beth, vraiment hilarante.
- Merci, je vais le prendre pour un compliment.
- C'est pas dans la médecine que tu devrais aller mais faire une école de clown, ironise Dawn.
- J'aime pas les clowns, t'as vu leurs têtes ?!
- Toi et ta peur des clowns, c'est dingue, dit-elle en riant.
- C'est pas marrant.
- Si, ça l'est. Il faut autre chose pour la fête ?
Elles s'arrêtent quelques minutes pour s'asseoir sur un banc sur lequel elles posent leurs paquets. Beth fouille dans son sac à main et en sort un carnet, elle énumère tout ce qu'elle a noté.
- ... La salle, la déco et le gâteau. C'est bon, on a tout c'qu'il faut.
- Heureusement que t'es là pour tout gérer. Je sais vraiment pas comment on ferait sans toi, t'es un peu notre pense-bête.
- Merci, dit-elle étonnée. Je sais pas comment je dois le prendre ?!
- C'est un compliment.
- Étant donné que ça vient de toi, je vais le prendre comme ça.
- Je serais vexée si c'était pas le cas. Castiel va venir ou pas ?
- Je l'ai invité alors normalement oui. Pourquoi ?
- Juste pour savoir, je l'aime vraiment beaucoup.
- Je peux te dire que c'est réciproque.
- Tant mieux, avoue Dawn en souriant.
À quelques mètres de là avec un café à la main, Lucifer regarde Beth et Dawn discuter ensemble. Rien qu'en regardant Beth rire aux éclats, un sourire se forme sur le visage de l'archange. Ce dernier a déjà vu la jeune fille plusieurs fois et la première fois qu'il a posé les yeux sur elle, il l'a trouvée incroyable et sans rien savoir sur elle...
Les deux adolescentes se lèvent et reprennent leur après-midi shopping...
La fin de la journée approche, Beth traverse la route en empruntant un passage-piéton et manque de se faire renverser par une voiture qui freine d'un seul coup.
- Non, mais ça va pas la tête, c'est un passage piéton crétin, hurle Beth. Vous pouvez pas regarder où vous allez ?
- Désolé, je vous avais pas vu, lance Lucifer en avançant vers elle. Vous n'avez rien ?
- Et bin ça, c'est un problème en voiture. Vous avez eu votre permis dans une pochette surprise ou quoi ?!
- Une quoi ?
- Une pochette surprise, imbécile.
- C'est quoi ?
- C'est une... Pfff... Laissez-tomber.
- Vous allez bien ?
- Mouais, à part qu'un abruti du volant, c'est-à-dire vous, a failli me tuer avec sa voiture. Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de vous mettre à la marche à pied ou au vélo, certes, c'est moins rapide mais, il y a moins de danger à renverser quelqu'un.
- Merci du conseil, dit-il en souriant.
- Vous vous foutez de moi en plus ?
- Non, j'oserais pas. Je m'appelle Lucifer.
- Mais bien sûr et moi, c'est la Reine Victoria.
- Je suis sincère, avoue-t-il en lui montrant ses yeux rouges.
- Très joli tour, c'est votre manière de draguer les jeunes filles, espèce de vieux pervers. Vous devriez aller vous faire soigner.
Elle commence à s'éloigner.
- J'ai affaire à une forte tête.
- Et encore, le mot est faible. Qu'est-ce que vous voulez ? demande-t-elle en se retournant pour se diriger vers l'archange.
- Je veux m'assurer que vous allez bien.
- Oui, ça va.
- Je peux vous déposer quelque part ? demande-t-il avec un grand sourire.
- Vous rigolez ? lance-t-elle étonnée.
Il bouge sa tête de gauche à droite.
- Je ne vous connais pas et vous pensez que je vais monter en voiture avec un inconnu. Je suis pas assez suicidaire pour ça, on se connait pas.
- Vous avez un sacré caractère.
- Je sais, vous n'êtes pas le premier à me le dire.
- Pour vous rassurer, je ne suis pas un pervers, un détraqué ou arnaqueur, mais je m'appelle vraiment Lucifer.
- C'est ce qu'un pervers, un détraqué ou un arnaqueur dirait mais on va faire comme si je vous croyais. Je m'appelle Elisabeth Winchester, mais je préfère Beth.
- Enchanté Beth, dit-il en tendant sa main.
- Moi aussi.
- Vous avez un très joli prénom.
- Merci. Vos parents ont un drôle de sens de l'humour.
- Malheureusement, dit en acquiesçant d'un hochement de tête.
Elle lui prend la main et la sert, un très léger courant passe entre eux mais aucun des deux ne le remarque.
- Ravie d'avoir fait votre connaissance mais il faut que j'y aille.
- À bientôt.
- Ou à jamais, dit-elle en s'éloignant.
- Vous êtes sûre que vous voulez pas que je vous dépose quelque part ?
- Sûre et certaine, avoue la jeune adolescente en ouvrant la portière de sa voiture. J'ai de quoi me déplacer par mes propres moyens.
Lucifer lui sourit et la regarde monter dans sa voiture.
- Y a des tordus partout ma parole, se dit-elle à elle-même en attachant sa ceinture.
Elle démarre et prend la route alors que Lucifer lui fait un signe de la main, Beth lui fait un sourire forcé pour toute réponse. Ce dernier la regarde s'éloigner avec un sourire aux lèvres...
Fin du flashback.
Lucifer sourit en repensant à sa première rencontre avec Beth, elle avait déjà un fort caractère, c'est ce qui lui a plu en elle et aussi le fait qu'elle ne se laisse pas faire, sans oublier son magnifique sourire qui le fait tant craquer.
- Mon seigneur, navré de vous déranger, lance un des démons de Lucifer.
- J'espère que t'as une bonne raison de me déranger.
- Oui.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il y a un problème.
- C'est le genre de phrase que je déteste entendre.
- Nous le savons mon seigneur.
- Je t'écoute.
- Roman et Noah ont eu une vision de... de... de...
- De quoi ?
- De Beth et elle... elle... elle...
- Elle quoi ? demande l'archange en haussant la voix.
- Elle était à l'hôpital.
- Elle y travaille, c'est normal qu'elle y soit.
- C'est pas ça mon seigneur.
Lucifer s'approche de son démon et place ses deux mains autour de son cou.
- C'est quoi ? J'espère qu'aucun de vous s'en est pris à elle.
Le démon bouge sa tête de gauche à droite.
- Je t'écoute, dit Lucifer en le lâchant.
- Ils l'ont vue à l'hôpital en train de se faire opérer.
- Quand ?
- Ils ont eu leur vision il y a plus de cinq heures.
- Cinq heures et tu me préviens seulement maintenant ?
- Nous voulions pas vous déranger.
- Je me fiche de l'heure qu'il est, si ça concerne Beth, c'est clair ?
- Très clair, mon seigneur.
- Sors.
- Bien mon seigneur.
- Et la prochaine fois, n'attends pas avant de me prévenir.
Le démon hoche la tête et sort.
Lucifer inspire et expire pour rester le plus calme possible, et disparait pour apparaître devant l'hôpital où Beth travaille. Il change d'apparence et se transforme en Dean, il entre et va la voir directement...
- Excusez-moi, lance une infirmière. Je peux savoir qui vous êtes ?
- Je suis venu voir Beth Winsten.
- Je suis désolée mais seule la famille peut la voir et seulement durant les visites.
- Je comprends, je suis de la famille. Comment va-t-elle ?
- Ça va malgré qu'elle ait fait un arrêt pendant l'opération, tout c'est très bien passé. Beth n'aura aucune séquelle.
- Tant mieux, souffle-t-il avec soulagement.
- On est tous très contents qu'elle aille bien mais je vous demanderais de bien vouloir sortir. Vous pourrez venir la voir dès dix heures du matin, c'est le début des heures de visite, elle sera installée dans une chambre.
- Merci.
- Qui êtes-vous ? demande-t-elle à nouveau.
- Dean, je suis son cousin.
- Elle nous parle beaucoup de vous.
- J'en doute pas.
- La sortie est de ce côté, s'il vous plait.
- Bien sûr, je repasserai.
L'infirmière escorte Dean vers la sortie et elle fait demi-tour pour aller voir ses patients. Ce dernier attend quelques secondes avant de reprendre le même chemin et trouve rapidement Beth qui est en salle de réveil. Dean se transforme en Lucifer en s'approchant d'elle et l'embrasse sur la joue.
- Qu'est-ce que tu me fais pas faire ? dit-il en s'asseyant sur un tabouret juste à côté de Beth.
Beth est allongée avec un tube à oxygène dans le nez et une perfusion plantée sur le dos de la main droite, sans oublier les différents câbles qu'elle a sur la poitrine et qui sont reliés aux machines qui surveillent son rythme cardiaque.
Lucifer la regarde tendrement et la tristesse le submerge.
- Je suis là, dit-il en lui prenant la main dans la sienne. Je croyais que tu travaillais ici, pas que tu étais patiente. Je plaisante, dit-il dans un rire nerveux. J'ai pas l'habitude de ce genre de situation, je sais pas trop quoi dire...Je sais pas c'qu'il faut dire et quoi faire... Je veux pas dénigrer ton travail parce que je l'ai jamais fait mais ça craint de travailler ici... Beth, tu veux bien te réveiller et ouvrir les yeux, tes magnifiques yeux bleus... Je crois que je préfère te voir en colère et énervée contre moi plutôt que te voir allonger ici... Si je m'écoutais, je guérirais tes blessures sur le champ mais je me rappelle que tu m'as demandé de jamais le faire...
Il dépose un baiser sur la joue et lui caresse délicatement le visage.
- J'aime beaucoup te regarder dormir même si pour toi, ça fait très psychopathe, dit-il en riant. C'est étonnant que ta famille ne soit pas là mais si je peux t'avoir rien que pour moi, je vais pas m'en plaindre... Tu sais que j'ai besoin de toi dans ma vie, tu peux pas me laisser... Qui va me botter les fesses quand elle est en colère ? Qui va me remettre sur le droit chemin si t'es plus là ? Qui va me dire qu'elle me déteste alors qu'au fond d'elle, elle est très amoureuse de moi ? Qui va rire à mes blagues pas toujours drôles, je le reconnais ? Et dans mon cas, c'est un exploit... Qui va me faire comprendre les humains à part toi ? Beth, il faut que tu te réveilles pour que tu me dises qui t'a fait ça et que je m'en occupe...
Il continue de lui parler de tout ce qu'il lui passe par la tête, tout en lui tenant la main et sans la lâcher du regard....
Le jour commence à se lever sur la maison des Winchester, Carly arrive dans la cuisine et y voit Castiel assit sur un des tabourets avec le nez sur son portable.
- Bonjour, dit Carly en prenant une tasse de café.
Castiel ne répond pas.
- La journée commence bien, lance-t-elle avec sarcasme.
Elle prend la cafetière et remarque qu’il reste un fond de café mais pas assez pour remplir une tasse.
- T'es resté là, assis sur ce tabouret toute la nuit ?
Toujours aucune réponse.
- Salut Carly...Oh salut Cass, t'as passé une bonne nuit ?... Super, j'ai passé les dernières heures le nez sur mon foutu portable et j'ai décidé de parler à personne ce matin, et toi ?... Oh, j'ai très bien dormi, c'est très gentil de ta part de me le demander Cass... lâche-t-elle dans un monologue.
Elle regarde Castiel.
- Cass. Cass. La terre appelle l'ange perdu dans ses pensées. Cass. Castiel, hurle-t-elle.
- Je suis pas sourd.
- Merci de me rassurer, j'ai cru que tu l'étais devenu pendant quelques minutes.
- Bonjour Carly.
- Salut. Tout va bien ?
- Tu sais où est ta sœur ?
- Sûrement dans son lit en train de dormir. Je l'ai pas entendue rentrer cette nuit.
- Elle est pas là.
- Elle est où alors ?
- J'en sais rien. J'arrête pas de lui envoyer des messages mais j'ai pas de réponses.
- Tu sais qu'il y a un autre moyen de savoir où est Beth ?!
- Lequel ?
- La localisation. Tu sais qu'il suffit que tu penses à elle et hop, tu connais sa position... Dis comme ça, c'est très effrayant et ça fait très psychopathe.
- Je t'ai pas attendu pour le faire. J'arrive pas à la trouver, j'ai essayé, j'ai tout essayé mais c'est comme si ses signaux étaient coupés ou éteints. Je sais pas où elle est. Tu voudrais pas essayer ?
- Je vais d'abord prendre mes deux cafés pour me réveiller.
- Elisabeth est peut-être en danger de mort et madame veut prendre tout son temps en buvant son café.
- Non, mes deux cafés. Cass, tu me connais, tu sais que je suis pas du tout productive sans ma dose de café.
- Okay.
- Et je trouve que t'abuses un peu, Beth est pas en danger de mort.
- Dans ce cas, tu sais où elle est ?
- Pas du tout mais tant qu'on vient pas m'annoncer sa mort, je pense pas au pire. Faut que t'apprennes à te détendre un peu.
Carly regarde la cafetière qu'elle a dans la main.
- T'aurais pu en refaire.
- Pourquoi ?
- Parce que t'as tout bu.
- Pas tout, il reste un fond.
- C'que t'es drôle, t'es à mourir de rire, dit-elle avec sarcasme. Un petit conseil d'ami, arrête de trainer avec mon père, son humour commence à déteindre sur toi.
Elle claque des doigts pour faire apparaître un copieux petit-déjeuner sur l'îlot central de la cuisine et s'installe devant.
- Je suis sûr que t'angoisses pour un rien, Beth est probablement en train de dormir dans la salle de garde, c'est tout. Ça lui arrive très souvent de faire ça... Elle devait être trop fatiguée hier soir pour rentrer en voiture et elle a préféré dormir là-bas.
- Ou elle est partie rejoindre qui tu sais avec lequel elle s'est bien amusée toute la nuit. Ça serait pas la première fois qu'elle prendrait du plaisir avec lui, elle a dû se faire sauter par Lucifer toute la nuit, je me demande encore si c'est bien bad Beth qui était avec lui, Elisabeth a trouvé cette excuse pour expliquer ses actions.
- Tu plaisantes ? demande-t-elle choquée.
- Non, pas du tout, je suis très sérieux. À mon avis, ta chère petite sœur a dû s'amuser comme la garce qu'elle est. Y a qu'une traînée pour vouloir coucher avec Lucifer.
Carly se lève de son tabouret, attrape Castiel par le cou et le plaque contre l'îlot.
- Je t'interdis de traiter ma sœur de garce et de traînée, c'est clair ?! Beth a beaucoup de défauts, elle le dit elle-même mais c'est pas une garce, ni une traînée, Beth est une personne en or. Cass, je t'aime bien mais je te jure que si tu continues à te comporter de cette façon avec ma sœur, je t'en fous une, j'espère que j'ai été claire ?
- Très clair mais j'ai le droit de me poser des questions.
- Oui mais pas en dénigrant et en rabaissant ma petite sœur comme t'aimes si bien faire ces derniers temps.
- Elle a dû se faire baiser par Lucifer toute la nuit et je suis sûr qu'elle a aimé ça. Si ça c'est pas une salope et une traînée, je sais pas c'que c'est.
- Cass, dit Carly avant de lui donner un coup de poing en plein visage.
Castiel bouge seulement son visage et Carly s'est fait très mal à la main.
- Oh bordel, ça fait mal... Putain que ça fait mal...
- Je peux savoir c'qui t'a pris ?
- Alors là, je vais pas prendre de risques.
Elle envoie Castiel à l'autre bout du salon en utilisant ses pouvoirs et se réinstalle pour finir son petit-déjeuner...
Lucifer est toujours assis aux côtés de Beth. Il tient un journal dans les mains et lui lit les dernières informations.
- Bla-bla... bla-bla... On va éviter les potins, je sais que t'aimes pas ça et que la vie des pseudos stars t'intéresse absolument pas... La bourse a perdu deux points mais par contre le prix du pétrole a augmenté de vingt-sept centimes... Bla-bla... bla-bla... bla-bla... La musique et le cinéma ont la cote en ce moment, ce qui est dommage, c'est que ça va pas durer... Y a quoi d'autre ?... On va éviter la rubrique nécrologique, j'ai pas envie que ça te porte la poisse, au pire, je pourrais toujours te ramener mais j'aimerais éviter d'attraper tes foudres... Bla-bla... bla-bla...
Il continue sa lecture, Beth commence à bouger ses doigts pendant quelques secondes avant d'ouvrir lentement ses yeux et de s'habituer à la lumière. Elle regarde rapidement sur sa droite alors que Lucifer est encore plongé dans sa lecture. Elle tourne sa tête vers sa gauche.
- Là, y a plus aucun doute, je suis bien Enfer.
- Beth, t'es enfin réveillée ?
- Non, je parle et j'ai les yeux grands ouverts mais je suis encore endormie.
- Ma chérie, je suis tellement content que tu sois réveillée.
- Combien de fois je t'ai dit d'arrêter de m'appeler comme ça ?
- Beaucoup et tu sais que je continuerai à t'appeler comme ça. Comment tu te sens ?
- Ça va. Je suis très fatiguée mais ça va.
- C'est pas bon signe, tu veux que j'appelle quelqu'un ?
- Non, c'est normal d'être fatigué après une opération.
- Comment tu... ?
- Je reconnais l'endroit, c'est ici qu'on laisse les patients juste après leur opération. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je crois que c'est à moi de te poser cette question.
- Va en enfer Lucifer.
- Pas besoin, j'y suis quand t'es pas avec moi. J'ai cru faire une attaque quand je t'ai vu allongée dans ce lit. Qui t'a fait ça ?
- On dit sur ce lit. Personne, je suis tombée.
- Mais bien sûr.
- Je t'assure, j'ai perdu l'équilibre en marchant sur quelque chose et je suis passée à travers une porte.
- Qui t'a poussée ?
- Personne, ment-elle.
- Contrairement aux autres, je sais quand tu mens. Beth, dis-moi qui s'en est pris à toi ?
- T'es sourd ou quoi ? Je viens de te le dire, personne.
Les bras le long de son corps, Beth ressert discrètement les doigts de sa main droite pour que Lucifer manque d'air et ne puisse plus bouger mais rien ne se passe, elle recommence plusieurs fois mais en vain...
- Lucifer, tu veux bien me faire plaisir ?
- Bien sûr ma chérie.
Elle se redresse un tout petit peu en grimaçant dû à la douleur.
- Petit un, arrête de m'appeler chérie, petit deux, je veux que tu sortes d'ici et petit trois, je veux que tu me laisses tranquille.
- Tu devrais rester allongée, dit-il en l'allongeant délicatement. Je vais appeler quelqu'un.
- Lucifer, je veux que tu partes et que tu me laisses tranquille, c'est quand même pas compliqué à comprendre.
- Tu sais que c'est impossible. T'as vraiment pas l'air bien, je vais arranger ça, dit-il en posant sa main sur le front de la jeune femme.
- Lucifer, retire tout de suite ta main de ma tête.
- J'en ai que pour quelques secondes.
- J'ai dit non, lance-t-elle en haussant la voix. Je croyais avoir été très claire avec toi, je ne veux pas que tu utilises tes pouvoirs sur moi, je ne veux pas que tu me guérisses et je ne veux pas que tu me ramènes de la mort, c'est compris ? C'est pas la première fois que je te l'dis, dit-elle très énervée.
Il enlève sa main d'un air très triste tandis que Beth ferme les yeux quelques secondes en inspirant et expirant profondément. Elle regarde Lucifer et voit la peine qu'elle vient de lui faire.
- Je suis désolée de m'être énervée, c'est pas contre toi personnellement.
- Ça me rassure.
- Je suis sincèrement désolée.
- Excuses acceptées.
- Tu veux bien faire quelque chose pour moi ?
- Bien sûr, tout c'que tu veux ?
- Est-ce que tu veux bien me laisser tranquille, s'il te plait ? J'ai pas envie que ma famille et surtout Castiel te voient ici.
- Cassandre te mérite pas.
- C'est Castiel.
- C'est pareil. T'es vraiment sûre que tu veux que je m'en aille parce que tu veux pas que ta famille me voit ?
- Oui.
- T'es sûre ?
- Oui, oui, oui et oui.
Elle regarde Lucifer en se concentrant pour le faire sortir par la pensée grâce à ses pouvoirs mais rien ne se passe et ça l'inquiète beaucoup.
- T'es sûre que ça va ?
- Oui, va-t'en.
- D'accord mais je reviendrai.
- Non.
- On est dans un pays libre, Beth. Je peux faire ce que je veux, aller où je veux et quand je veux.
- Dawn va te demander des droits d'auteur, c'est sa phrase fétiche, dit-elle en souriant.
- Je sais, elle doit la sortir environ cinq fois par jour et je suis content, j'ai réussi à te faire rire. En parlant de Dawn, elle va bien.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Comment tu le sais ?
- J'ai été lui rendre une petite visite la semaine dernière et ça allait même si je l'ai trouvée bizarre.
- Tu trouves tous les humains bizarres. On est tous bizarres et étranges à tes yeux.
- C'est vrai, sauf toi.
- Pourquoi t'as été la voir ?
- Pour prendre de ses nouvelles.
Elle le regarde avec stupéfaction en haussant les sourcils.
- Tu veux pas faire des allers-retours entre ton époque et celle-ci alors je le fais à ta place.
- Merci. Elle a dû être surprise.
- C'est le mot.
- Elle va bien, c'est vrai ?
Il hoche la tête en souriant.
- Elle te passe le bonjour, pareil pour Tiphaine et Victor.
- Je suis soulagée de savoir qu'ils vont bien, j'ai vraiment hâte de les revoir.
- Eux aussi.
- Merci Lucifer.
- Avec plaisir.
Lucifer caresse doucement la joue de Beth en la regardant avec tendresse.
- Un jour, tu t'apercevras que je suis le bon pour toi et quand ça arrivera, je serai là et je serai le plus heureux des hommes, ou plutôt le plus heureux des archanges... Toi et moi, on est fait l'un pour l'autre. Tu le sais, je le sais... T'as beau te répéter le contraire, je sais pour qui ton cœur bat et au fond de toi, tu sais que c'est moi. Je sais ce qu'on dit sur moi, que je suis le diable en personne, l'antéchrist, que je suis incapable d'éprouver le moindre sentiment envers une personne, mais c'est faux... Tu m'as déjà planté la lame angélique de mon jeune frère et avec la puissance que t'as, t'aurais pu me tuer pour de bon mais ça s'est jamais produit, parce que tu ne le veux pas, tu veux pas me tuer parce que tu m'aimes... tu refuses de l'admettre mais je sais qu'un jour, ça arrivera... Toi et moi, on est fait l'un pour l'autre, Beth.
Beth est tellement émue et touchée par les paroles de Lucifer que ses yeux commencent à s'humidifier. Ce dernier se lève et approche son visage près de celui de Beth.
- Castiel ne se rend pas compte de la chance qu'il a d'être avec toi. Il te rend très malheureuse et ne sait pas te mettre en valeur, il te tire vers le bas et ne t'encourage pas. Je t'aime Beth et tu vaux la peine qu'on se batte pour toi. J'attendrai aussi longtemps qu'il le faudra.
- La patience et toi, ça fait deux. T'as pas de patience.
- C'est vrai mais avec toi, je suis prêt à attendre toute une vie. Ça fait des millénaires que je t'attends alors attendre encore un peu, ne me pose aucun problème. Tu mérites d'être avec quelqu'un qui t'aime et qui te respecte.
- Je te hais.
- C'est ce que tu dis mais tu penses le contraire.
Ils se regardent avec une telle intensité.
- C'qui a de bien avec toi, c'est que t'as pas besoin de parler, tes yeux le font pour toi... Et faut dire aussi que j'ai toujours su lire en toi.
- Sors de ma tête.
- J'ai pas besoin de lire dans tes pensées pour ça, il suffit que je t'regarde pour savoir à quoi tu penses.
Il lui murmure quelques mots à l'oreille.
- Et ça, je sais que c'est réciproque, avoue-t-il.
Il l'embrasse tendrement sur les lèvres et Beth répond à son baiser.
- Je repasserai ma chérie, dit-il en souriant. Repose-toi bien.
Il lui sourit en lui faisant un clin d'œil et sort sans un mot, sous le regard troublé de la jeune Winchester.
Des larmes coulent le long de ses joues, Beth lève sa main droite, la dirige vers la tablette à roulette pour la faire avancer vers elle, mais rien ne bouge.
- C'est pas vrai, souffle-t-elle les yeux humides.
Elle claque plusieurs fois des doigts mais rien ne se passe.
- Non, c'est pas possible. Allez, ça doit marcher.
Elle lève de nouveau sa main en se concentrant pour faire bouger les diverses choses qui se trouvent autour d'elle mais en vain... Ça ne fonctionne pas.
Ses larmes coulent davantage sans qu'elle puisse les contrôler, elle se dit que ce n'est pas possible qu'elle ne puisse plus utiliser ses pouvoirs. Sans eux, elle est vulnérable surtout qu'elle les a depuis sa naissance et qu'elle se demande pour quelle raison, ça ne marche plus...
À la maison, Carly termine son petit-déjeuner et Castiel continue de suggérer que Beth a passé la nuit avec quelqu'un d'autre. Ne supportant plus ses propos envers cette dernière, l'aînée des sœurs envoie l'ange à l'autre bout de la pièce avec ses pouvoirs.
- T'en as pas marre ?
- T'entendre parler de cette façon de ma sœur ? Si.
Un bruit se fait entendre.
- C'est quoi ce bruit ? demande-t-il en se relevant.
- Mon portable.
- Elisabeth t'envoie un message où elle te demande de la couvrir pour sa folle nuit d'amour et de sexe avec mon frère ?!
- Si c'est le cas, je la comprends, souffle-t-elle. Non abruti, mon portable était éteint, j'avais plus de batterie, il me prévient seulement que j'ai des appels manqués, c'est tout.
- J'imagine l'un des messages que t'as reçu hier soir : « Carly, c'est Beth. Tu peux dire à tout le monde que je vais travailler toute la nuit mais c'est pas vrai, je vais rejoindre Lucifer pour m'envoyer en l'air toute la nuit, bonne nuit à demain ». Elle m'a déjà trompé avec lui et elle continue. Il manquerait plus qu'elle tue des innocents sur son chemin.
- T'as pas dit que tu lui pardonnais tout c'qu'elle a pu faire quand elle était Bad Beth ?
- Comment tu veux que le lui pardonne une chose pareille.
- Parce que Beth ne savait pas c'qu'elle faisait.
- Comme elle a pu faire cette nuit.
- T'es vraiment lourd avec ça Cass, change un peu de disque, il commence à rayer.
- Évidemment, tu prends sa défense.
- C'est ma sœur, évidemment que je prends sa défense et vu ton comportement, je suis pas étonnée qu'elle aille voir quelqu'un qui la respecte.
- Lucifer ne respecte personne à part lui-même.
- T'es pareil ces derniers temps, t'es même pire. Ça me tue presque de le dire parce que tu sais à quel point je déteste ton frère, je l'ai en horreur mais il aime vraiment Beth.
Carly écoute ses messages dont plusieurs d'entre eux viennent de Zoey, qui travaille à l'hôpital avec Beth.
- C'est pas vrai.
- Laisse-moi deviner...
- Papa, Sam, hurle Carly plusieurs fois.
- Elle t'a appelée pendant qu'elle était en pleine action avec Lucifer.
- Papa, Sammy, dit-elle en hurlant. Cass, ferme-la, je te demande de la fermer.
- À mon avis, ils sont comme moi, ils veulent rien savoir des parties de jambes en l'air de mademoiselle Beth.
Elle claque des doigts et se retrouve habillée en moins de deux secondes.
- Ferme-la Cass, je te demande de la fermer, sinon, j'explose ta tête contre le mur.
- C'est ça, elle était avec lui toute la nuit.
- Pitié, évitez-nous les détails dès le matin, lance Dean en arrivant à moitié endormi. Carly, il est beaucoup trop tôt. Est-ce qu'il faut que je te rappelle l'heure à laquelle on a été se coucher ?!
- Non, c'est pas la peine, avoue-t-elle en claquant à nouveau des doigts.
- Pourquoi tu nous... ?
- Et maintenant, tout le monde en voiture.
- Si c'est pour aller chercher Elisabeth chez Lucifer, non merci, ça sera sans moi. J'ai vraiment pas envie de les voir se faire des mamours.
Carly prend Castiel par le col de sa chemise et le plaque contre le mur.
- Mais putain Castiel, ma sœur n'est pas avec ton frère mais je dois dire que j'aurais préféré qu'elle le soit, parce que t'es de plus en plus insupportable en ce moment. T'arrêtes pas de la dénigrer et de la rabaisser sans arrêt et c'est de pire en pire.
- Elle a raison et on t'en a déjà fait la remarque.
La jeune femme relâche Castiel.
- Tu veux que je te dise, tu risques de la perdre si tu continues à te comporter comme un enfoiré et Lucifer risque d'en profiter mais c'est peut-être c'que tu veux ?!
- Tu...
- Stop tous les deux, intervient Sam. Carly, tu nous réveilles pour qu'on assiste à une autre de vos disputes ? demande-t-il.
- Il est beaucoup trop tôt pour ça. J'ai besoin de café pour me réveiller et j'ai surtout besoin de bières, de beaucoup de bières pour supporter vos disputes.
- Dean, t'exagères, il est presque onze heures.
- C'est bien c'que je dis, il est trop tôt.
- La batterie de mon portable était à plat et je viens seulement d'avoir les messages. Beth est à l'hôpital.
- C'est normal, elle y travaille.
- Ou alors, elle dit qu'elle y est et elle passe ses journées autre part.
- T'es lourd, avouent les trois Winchester en même temps.
- Une de ses collègues l'a trouvée inconsciente à terre baignant dans son sang.
- Qu'est-ce que t'irais pas inventer pour la couvrir ? Elle est avec qui vous savez, point final.
- Tu m'emmerdes Cass, tu m'emmerdes vraiment. Après l'avoir trouvée, ils l'ont tout de suite emmenée au bloc, ils lui ont aussi passé des examens. S'ils découvrent qu'elle est pas totalement humaine, je crains de c'qu'il pourrait arriver à ma sœur, dit-elle complètement paniquée.
- On y va.
Les trois Winchester se dirigent vers la porte en attrapant leurs manteaux.
- Tu viens pas ? demande Sam.
- Carly, t'en fais un peu trop là.
- Tu crois que je serais dans un tel état si c'était pas vrai, avoue-t-elle au bord des larmes.
- T'es sérieuse ?
Elle hoche positivement la tête.
- Okay, je te crois.
- Il est temps et une chose, évite de te comporter comme un vrai goujat quand on sera là-bas.
Ils sortent tous les quatre de la maison, montent dans l'Impala et Dean prend la route...
Toujours à l'hôpital, Beth a été installée dans une chambre et sur un autre lit. Une fenêtre est à sa droite avec une table et deux chaises, une armoire de taille moyenne se trouve juste à côté de la porte à sa gauche, une télévision est accrochée sur le mur en face d'elle.
Des larmes coulent le long de ses joues alors qu'elle essaye de faire bouger la tablette qui est juste en dessus de l'écran plat.
- Allez, tu vas bouger.
Mais rien ne se passe, elle n'arrive pas à la faire bouger.
Elle se redresse pour s'asseoir mais fait une grimace à cause de ses blessures et surtout de ses fils qui tirent quand elle bouge.
- Je te maudis Garrett, dit-elle avec rage en se rallongeant.
Elle regarde sa main, ferme les yeux et les ouvre quelques secondes plus tard.
- Bordel, c'est pas vrai, lâche-t-elle énervée. Où sont passés mes pouvoirs ?
On frappe à la porte.
- Entrez, dit-elle en essuyant ses larmes.
Carly, Dean, Sam et Castiel entrent dans la chambre.
- Faut pas nous faire des peurs pareilles sœurette, dit Carly en prenant sa sœur dans ses bras.
- Aie, ça fait mal, crie Beth.
- Désolée.
Dean et Sam prennent Beth dans leurs bras chacun leur tour. Cette dernière regarde Castiel qui est resté à l'écart.
- À ce que je vois, t'es toujours en colère contre moi.
- Non, il l'est pas, c'est seulement un abruti qui agit comme un crétin ou un crétin qui agit comme un abruti.
- Vous vous êtes encore engueulés ?
- Non, répondent Carly et Castiel en même temps.
- Si, avoue Dean. C'est leur jeu préféré.
- J'ai simplement pris la défense de ma petite sœur.
- Pourquoi ? demande la cadette.
- Pour notre petit angelo, t'es qu'une traînée qui saute sur tout ce qui bouge et qui aime ça.
- Quoi ? Castiel, combien de fois il va falloir que je te le dise ?
- Je crois qu'il y a des interférences qui bloquent dans son cerveau. Mais est-ce que les anges ont un cerveau ?
- Oui.
- Vu tes agissements et tes réactions, on peut se poser la question, mon p'tit Cass.
- Ça suffit, souffle Beth.
- Comment tu vas ? demande Dean en s'approchant de sa fille.
- Enfin quelqu'un qui me pose la question, merci papa. Ça va, je vais bien... enfin, je vais aussi bien pour une personne qui s'est fait opérer.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
Beth se demande si elle doit leur dire la vérité ou leur mentir. Leur dire que Garrett s'est pointé à l'hôpital et que c'est à cause de lui qu'elle a fini au bloc, qu'elle a de nouveau entendu les pleurs d'un bébé, qu'elle a vu l'esprit de son père, que son cœur s'est arrêté de battre et que Lucifer était là à son réveil sans oublier qu'elle a un problème avec ses pouvoirs ou rien leur dire. La jeune femme hésite vraiment parce qu'elle veut être honnête avec eux, elle a horreur de mentir aux personnes qu'elle aime.
- Beth, tu peux nous le dire, on est ta famille, personne te jugera, lance Carly.
Tous les regards se posent sur Castiel.
- Je veux dire toutes les personnes qui te font confiance ne te jugeront pas.
- J'ai de quoi douter de sa sincérité.
- Cass, tu me gonfles, souffle Carly.
- Et c'est pas la seule, avoue Dean.
Beth est très déçue de l'attitude de Castiel à son égard.
- Je vous le dirai mais pas ici, j'ai pas envie qu'on nous écoute. Certaines personnes pourraient entrer et entendre c'que je dis et découvrir ma vraie nature.
- Okay.
- On comprend, tu nous le diras quand tu seras prête.
- Merci Sammy.
- Ah non, c'est tonton Sammy.
- Oh le pauvre. Désolée Sam.
Ils se mettent à rire.
- Évite de me faire rire, j'ai mes points qui me tirent et ça fait mal, avoue Beth en grimaçant.
- Je voudrais pas casser l'ambiance, mais est-ce qu'ils t'ont fait des examens avant de t'opérer ?
- Oui.
- Oh non, ils ont...
- Non, mes examens, y compris ma prise de sang, sont normaux.
- Quoi ?
- T'as bien entendu Carly, mon sang est tout c'qu'il y a de normal.
- Tant mieux, lâche Dean.
- T'es sûre ?
- Oui, ils me l'ont dit. Regarde mon dossier, tout est noté dessus, avoue Beth en désignant le bout de son lit.
Carly le prend et le lit.
- Je comprends rien, c'est du chinois pour moi. Tiens, tu pourrais peut-être nous le traduire, dit-elle en le donnant à sa sœur. Ça sert d'avoir une sœur qui est infirmière.
- Version courte et simple s'il te plait, lance Dean.
- D'accord, dit la jeune femme en souriant. Il est noté que j'ai subi une intervention chirurgicale qui s'est très bien passée malgré que j'ai fait un arrêt, pareil pour l'anesthésie. Pas de complication post-opératoire, ce sont les heures qui suivent l'opération, avoue-t-elle en voyant le visage de son père et sa sœur.
- Je le savais, répondent-ils en même temps.
- J'en suis sûre, avoue Beth en riant. Les radios montrent qu'il y avait des corps étrangers, je suis passée à travers une vitre, le chirurgien a enlevé un gros morceau de la vitre, juste ici, dit-elle en montrant sa blessure, ainsi que d'autres petits morceaux de verre et de bois... J'ai reçu plusieurs poches de sang... Le scanner a révélé que j'ai aucun traumatisme crânien, mes reins et mes poumons fonctionnent très bien mais les radios montrent que j'ai deux côtes cassées mais je vais bien... J'ai fait au plus simple dans mes explications pour que tout le monde comprenne.
- Donc, tu vas pouvoir sortir aujourd'hui ? demande Castiel sèchement.
- Oh mon dieu, c'est un miracle, il sait parler. Je vais aller à l'église pour allumer un cierge.
- Carly, souffle Beth. Non, pas aujourd'hui.
- Pourquoi ? Si tu vas bien, ils devraient te laisser sortir.
- Oui, je vais bien mais ils n'ont pas le droit de laisser sortir une personne qui vient de se faire opérer. Des complications peuvent arriver quelques heures, voire quelques jours après une opération. C'est pour ça que les médecins gardent leurs patients plusieurs jours après les avoir opérés.
- Tu viens de nous dire tout c'qui est marqué là-dessus ?
- Oui.
- Comment t'arrives à lire ce truc ? Je te jure que c'est du chinois pour moi. Il y a des noms imprononçables et des chiffres avec lesquels, on pourrait faire un loto.
- Carly, on ne jure pas s'il te plait.
- C'est vrai, désolée.
- C'est rien.
Les deux sœurs se sourient.
- Je l'ai appris pendant mes études, je passais pas mon temps à me tourner les pouces en cours. J'écoutais mes profs.
- Même quand tu étais bad... Enfin, je veux dire que... ?
- Oui, mes études me tenaient à cœur et j'avais envie de les réussir... Et je pense que Bad Beth aussi voulait les réussir, c'est pour ça qu'elle n'a jamais raté un seul cours.
- Comment tu le sais ?
- Grâce aux souvenirs que j'ai récupérés.
- Faut que tu saches que ta grande sœur préférée est très fière de toi.
- J'ai qu'une sœur.
- Je sais.
Carly la prend dans ses bras.
- On peut se demander si Bad Beth a réellement existé ? C'est sûrement un de ses mensonges.
- C'est pas vrai, il recommence !!!
- Elle a vraiment existé Castiel, dit Beth avec rage. Je n'aurais jamais fait un tel massacre de mon plein gré.
- Il faut que j'y aille, j'ai des choses à faire, lance Castiel en se dirigeant vers la porte.
- Tu plaisantes ? demande Carly surprise. Beth a dû avoir la peur de sa vie et toi, t'es pas capable de rester un moment ici, avec elle. Elle est aussi repoussante que ça.
- J'ai pas dit ça.
- Tu le penses, c'est pire.
- D'accord, répond Beth.
- Quoi ? Tu vas rien lui dire ?
- Je vais pas le forcer à faire quelque chose qu'il veut pas.
- Tu pourrais au moins l'embrasser.
Tous les yeux se posent sur Castiel. Il soupire et avance vers Beth.
- Elle est aussi repoussante que ça ?!
Cette dernière sourit mais son sourire disparaît quand Castiel dépose un baiser très rapide sur sa joue et sort sans rien dire.
- Et toi, tu dis rien ?
- Pour qu'il se braque encore plus, non merci...
- Personnellement, je te comprends pas Beth.
- Je sais pas c'qui lui arrive en ce moment mais j'ai vraiment pas envie qu'il passe à nouveau ses nerfs sur moi et qu'on s'engueule encore une fois, j'ai ma dose.
Les trois Winchester s'installent confortablement et parlent avec Beth pendant plusieurs heures au bout desquelles les visites se terminent. Ils quittent la chambre laissant la jeune femme seule...
Dans un grand entrepôt, Dawn pianote rapidement sur un ordinateur, alors que du bruit se fait entendre à l'extérieur.
- Ça y est, t'as réussi ? demande Tiphaine qui arrive en courant.
- Encore une petite minute et ça sera bon.
- Le problème, c'est qu'on a pas une minute.
- Je te signale que c'est le programme de Beth, pas le mien. C'est elle qui l'a créé.
Victor arrive à son tour.
- Toutes les portes sont bloquées, avoue-t-il.
- C'est une bonne chose.
Dawn continue de taper sur son clavier pendant quelques secondes et un bruit sourd se fait entendre.
- C'est bon, on est à l'abri.
- Okay, mais pour
Toujours à l'hôpital, Beth est allongée sur son lit en train de lire un roman avec la télévision qui émet un bruit de fond. Debout appuyée contre l'encadrement de la porte, une personne, avec les bras croisés contre la poitrine, regarde la jeune femme.
- T'as l'intention de rester planté là à me regarder toute la journée ou il faut que je t'envoie un carton d'invitation pour entrer ?!
- Je veux bien une invitation, lance Lucifer avec ironie.
- Tu es très drôle, dit-elle avec sarcasme.
- Je sais. Bonjour ma chérie.
- M'appelle pas comme ça. Bonjour Lucifer.
Il entre, s'approche de Beth et dépose un baiser sur le haut de sa tête.
- Laisse-moi un petit instant s'il te plait, j'aimerais terminer mon chapitre.
- Prends tout ton temps, dit-il en souriant.
Cette dernière sourit aussi et continue sa lecture. Lucifer prend la chaise qui se trouve près de la porte et la place à côté du lit avant de s'asseoir dessus.
- Voilà, j'ai fini mon chapitre.
Elle met son marque-page et ferme son livre qu'elle pose à côté d'elle.
- T'aimes toujours autant la lecture à ce que je vois.
- Oui. De toute façon, il y a rien à la télé la journée, tous les programmes qu'on nous propose sont chiants à mourir et dire qu'à mon époque, c'est pire. Les chaînes de télé n'ont plus aucune idée de programme, j'ai l'impression. Et je te parle même pas de la télé-réalité, oh mon Dieu, c'est une horreur.
- Sois gentille, évite de parler de mon père.
- Désolée.
Il lui sourit en la regardant avec tendresse.
- Dans ce cas, pourquoi la télé est allumée ?
- J'aime avoir un bruit de fond quand je suis toute seule.
Lucifer continue de lui sourire.
- J'ai dit quelque chose de drôle ?
- Non.
- Qu'est-ce qui te fait sourire ?
- Toi.
- Vaut mieux ça que faire pleurer ou faire pitié. Je peux savoir c'que tu fais là ? demande-t-elle agacée.
- Je suis venu pour te voir.
- Pourquoi ?
- J'adore quand tu me hurles dessus sans raison, ça met du piment dans ma vie.
Elle le regarde avec un air exaspéré.
- La dernière fois que je suis venu, je t'ai dit que j'allais repasser, alors me voilà.
- Tu m'as vu, je vais bien, tu peux t'en aller.
- Je vois que t'es de très bonne humeur, ça fait plaisir. C'est Noël aujourd'hui, ta fête préférée, tu devrais être contente.
- Je suis bloquée sur un lit d'hôpital, il y a mieux comme endroit pour fêter Noël.
- C'est pas faux.
Beth pousse un grand soupir.
- Je pense pas que ce soit vraiment ça le problème, je me trompe ?
Elle bouge sa tête de gauche à droite.
- Allez, dis-moi tout. Tu sais que je ne te jugerai pas.
- Je sais.
- Raconte à ton Lucifer adoré.
- Mon père, mon oncle, Carly et Castiel sont venus ce matin, avoue-t-elle irritée.
- J'ai perdu une occasion de me taire.
La jeune femme hoche positivement de la tête.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Castiel et moi, on s'est encore engueulé et on en est même venu aux mains.
- Carrément ?!
- Oui. Il s'en est pris à moi et mes points de suture ont sauté à cause de lui. Ce qui veut dire que je vais rester un peu plus longtemps ici.
- Tu pourras te reposer le temps que tu seras ici.
- On peut voir ça comme ça.
- Évidemment, il y aurait un moyen plus rapide pour toi de guérir si tu me laissais faire.
- Lucifer, je veux pas que tu utilises tes pouvoirs sur moi et tu le sais.
- Oui, je le sais, tu me l'as déjà dit.
- Je veux que ça guérisse tout seul même si ça prend du temps. Tu dois me prendre pour une cinglée ?!
- Pas du tout.
- Merci.
- Y a pas de quoi ma chérie.
Elle le regarde sans rien dire.
- Il y a une chose que tu dois savoir.
- Quelle chose ?
- On a rompu, j'ai rompu avec Castiel.
- C'est vrai, s'exclame Lucifer avec joie. Je veux dire : C'est vrai ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Il m'accuse encore et toujours de le tromper avec tous les hommes qui travaillent ici et surtout avec Tyler, c'est un de mes collègues, parce que je passe beaucoup de temps avec lui...
- C'est normal de passer du temps avec les personnes avec lesquelles tu travailles.
- C'est c'que je lui ai dit et que j'arrête pas de lui répéter... Et aussi avec toi, il croit qu'on a une liaison tous les deux... pour lui, je vais pas travailler mais je pars te rejoindre chez toi et on passe tout notre temps au lit.
- Je préfère que tu dises être ensemble que liaison.
- Lucifer, on...
- La façon dont tu dis mon nom, j'adore.
- Une tarte en pleine tête, ça te dit ?
- Vas-y, si ça peut te faire plaisir.
- T'es vraiment énervant par moment.
- Ça fait partie de mon charme, avoue l'archange en souriant.
Beth lui rend son sourire.
- Bon je reprends, on est pas en couple toi et moi. J'ai beau lui répéter en boucle que moi, Beth, je l'ai jamais trompé, il me croit pas. Je sais pas c'qui lui arrive ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir un autre Castiel en face de moi. Un coup, il est le Castiel que j'ai toujours connu et la seconde d'après, il change de comportement, il est aigri, insultant, méprisant et son regard est très noir, voire menaçant...
Flashback.
Dean, Sam, Carly et Castiel sont avec Beth dans sa chambre d'hôpital depuis plus de deux heures. Aucun des quatre ne sait encore qu'elle n'a plus ses pouvoirs, elle préfère attendre d'être rentrée pour leur annoncer.
- Les visites du matin sont presque terminées, lance tristement Carly.
- Je sais mais rassurez-vous, j'ai pas l'intention de rester moisir ici jusqu'à la fin des temps, je compte bien sortir un jour.
- T'as intérêt.
- Mais oui papa.
- Et on fera un grand dîner tous ensemble.
- Ça sera génial.
- Ouais, surtout si la cheffe Carly est aux fourneaux.
- Tu sais la prendre par les sentiments.
Sam hoche positivement de la tête.
Depuis qu'il est entré dans la chambre, Castiel est resté près de la porte et les seuls mots qu'il a prononcés, étaient pour insulter Beth. Cette dernière supporte de moins en moins l'attitude de l'ange à son égard.
- Dites... euh... Est-ce que vous pouvez nous laisser ? J'aimerais parler à Castiel.
- Tu peux lui parler devant nous.
- Il me fera rien.
- T'as peut-être oublié qu'il a failli s'en prendre à toi et heureusement qu'on était là pour le retenir, dit Dean.
- Je sais. S'il vous plait ?
- Okay, on va attendre à côté.
- Je trouve que vous en faites trop là.
- Nous, on trouve pas.
- On n'aime pas quand on voit des personnes traîner dans les couloirs, avoue Beth.
- Okay, message reçu.
Les quatre Winchester parlent ensemble quelques instants avant de quitter la chambre pour laisser Beth et Castiel seuls.
- Si t'as quelque chose à me dire, vas-y.
- Comme quoi ?
- J'en sais rien... Peut-être m'avouer que tu te tapes tous les types qui travaillent ici.
- Non mais tu délires... Castiel, tu..., dit-elle en se levant du lit.
Elle s'approche doucement de Castiel, ses points de sutures lui font encore très mal. Elle pose ses mains sur les bras de ce dernier.
- Tu n'as aucune raison de douter de moi. Je ne te trompe pas et j'ai pas l'intention de le faire.
- Tu es très proche de ce Tyler.
- Tyler est un ami.
- Mouais un ami, vous êtes très proches pour de simples amis.
- Mais putain Castiel, tu vas arrêter avec tes crises de jalousie, t'es complètement parano. Il ne se passe absolument rien entre Tyler et moi, on est ami, c'est tout.
- C'est tout ?
- Oui. On est de très bons amis et il est marié. Je vais pas aller m'excuser d'être amie avec certains de mes collègues, je suis très sociale contrairement à toi.
- C'est pour ça qu'il y a quelques semaines, t'as passé la nuit avec Lucifer.
- Mais combien de fois il va falloir que je le répète ? J'étais sous l'influence du chocolat, je me contrôle pas quand j'en mange.
- Elle est pratique cette excuse Beth, t'as rien trouvé de mieux que ça. T'as envie de te taper mon frère, dis-le, au lieu de trouver des excuses aussi connes que toi.
- Quoi ? Comment tu viens de m'appeler ? Castiel, tu m'appelles jamais Beth.
- Une garce restera toujours une garce. Mais à mon avis, tu dois aimer ça, te faire prendre par le premier type que tu croises, j'aurais dû te laisser mourir quand t'as voulu sauter de ce pont.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Et dire que je t'ai toujours cru quand tu disais que Bad Beth était ton double diabolique et que toutes les deux, vous étiez très différentes.
- C'est le cas, Castiel, tu dois me croire.
- Te croire ?
- Oui.
- Croire une sale sorcière qui est la pire traînée de toutes et qui se croit supérieure à tout le monde. T'es vraiment pitoyable ma pauvre, mais regarde toi, tu fais pitié à voir... Incapable de sauver les personnes que t'aimes. Au contraire, tu les tues de tes propres mains, tu as leur sang incrusté en toi, t'es le mal en personne Elisabeth. Tu as tué ton père, t'as massacré ta meilleure amie sans parler de tous ces pauvres innocents qui ont croisé ta route...
- C'était pas moi, souffle-t-elle très en colère.
- Et cette pauvre Karen, t'as emmuré ta mère vivante, t'as vraiment aucun cœur pour avoir osé faire ça...
- Ferme-la.
- Oh, on ne supporte pas la vérité, on dirait.
- Je t'ai dit de la fermer.
- Alors dis-moi, tu t'éclates bien avec tous les types avec lesquels tu t'envoies en l'air ? Tu prends bien ton pied avec eux ?! À mon avis, Lucifer doit être en rage de savoir que tout le monde te passe dessus. T'es vraiment tombée bien bas, ma pauvre fille.
Beth donne un coup de poing à Castiel, ce dernier a seulement sa tête qui bouge et la jeune femme tient fermement sa main avec l'autre. Elle ressent une vive douleur au niveau de sa blessure à cause de ce qu'elle vient de faire.
- Oh bordel, qu'est-ce que ça fait mal, murmure-t-elle.
- T'as oublié comment te battre ?
- Va te faire voir.
- Non, toi, va te faire foutre.
- Dégage, lance-t-elle avec rage et colère. Toi et moi, c'est terminé, c'est vraiment et définitivement terminé. Sors, je veux plus te voir.
Ses yeux s'humidifient mais elle retient ses larmes qui demandent qu'à sortir. Le revers de la main de Castiel vient frapper la joue de Beth, cette dernière se retrouve brusquement allongée sur son lit et pose sa main à l'endroit où elle vient de recevoir le coup.
- Non, mais t'es dingue. Qu'est-ce qui va pas chez toi ?
- J'ai enfin ouvert les yeux sur qui tu es vraiment.
Castiel s'approche de la jeune femme avec un regard très noir.
- Et je suis quoi ? Vas-y dis-moi, je suis quoi pour toi ?
- Tu le sais très bien, affirme-t-il en serrant très fort les poignets de Beth.
- Lâche-moi, tu me fais mal.
Une tache de sang apparaît sur sa blouse, à l'endroit où elle s'est fait opérer. Castiel continue son emprise sur la jeune Winchester, qui se débat comme elle peut. Mais n'ayant plus ses pouvoirs, c'est beaucoup plus difficile pour elle de se défendre.
- Castiel, je peux savoir ce qui te prend ? T'es vraiment dingue.
Il ne répond pas et son regard est toujours aussi noir. Beth n'aime pas ce qu'elle voit, elle ne l'a jamais vu ainsi et il ne s'est jamais comporté comme ça avec elle.
Elle repense à ce que son père lui a dit sur le fait qu'elle devait avoir confiance en elle et ne jamais laisser personne décider pour elle, qu'elle est bien plus forte et intelligente que tout le monde peut penser. Elle veut que son père soit fier d'elle et ne veut pas le décevoir, ni même se laisser faire par n'importe qui.
Apercevant que ses points de suture ont fini par céder, Beth place son pied sur le torse de Castiel, se libère avec difficulté de son emprise et le pousse de toutes ses forces contre le mur. Il tombe lourdement à terre, pendant que la jeune femme se relève doucement en appuyant sur sa blessure.
- Me touche pas, c'est compris, affirme-t-elle en se mettant de l'autre côté de son lit.
- Tu préfères que ce soit Lucifer qui te touche, c'est ça ?
- T'es en plein délire. Sors d'ici, hurle-t-elle. Sors, je veux plus te voir.
Il se relève et s'approche du lit où il pose ses mains à plat. Son regard est très sombre et dur, Beth est effrayée mais tente de rester stoïque.
- Castiel, je te demande de sortir de cette chambre et aussi de ma vie, par la même occasion. Toi et moi, c'est fini. Je peux accepter beaucoup de choses mais là, t'as été trop loin.
Castiel pose sa main sur celle de Beth. Un long fil épais bleuâtre lumineux apparaît autour de leurs mains. Ils se regardent quelques secondes avant de poser à nouveau leurs yeux sur cette lumière. La taille du fil augmente et blanchit de plus en plus. Voyant ça, Beth et Castiel enlèvent leurs mains mais n'y arrivent, elles sont comme collées au lit. La lumière brille davantage, ce qui les inquiète énormément, au point que la terreur se lit sur leur visage.
Une partie de la chambre est éclairée par cette lumière qui disparaît dans une explosion silencieuse et projette le duo en arrière contre le mur.
Castiel se relève sans problème contrairement à Beth qui a mal partout.
- C'était quoi ça ?
- Mon lien... enfin notre lien, je devrais dire.
- Quoi ?
- Le lien qu'on partageait, tous les deux, vient de se briser pour de bon.
Il s'approche de Beth et lui tend sa main pour l'aider à se relever mais Beth le repousse. Cette dernière préfère rester à terre pour l'instant.
- Ça va aller, je sais me débrouiller toute seule.
Castiel semble perdu dans ses pensées.
- Comment ? Comment il a pu se briser ?
- J'en sais rien. Normalement, un lien entre un sorcier ou une sorcière et sa moitié ne peut pas se briser, c'est impossible.
- Elisabeth, je suis désolé. Je sais pas ce qui m'a pris de te dire toutes ces choses.
- Sors, je veux plus te voir.
- Je...
- Castiel, je veux que tu t'en ailles et tout de suite, c'est clair, crie-t-elle. Toi et moi, c'est terminé.
Castiel sort sans un mot et se retrouve dans le couloir. Il se demande ce qui a bien pu se passer pour qu'il change à ce point et il s'en veut pour la façon dont il s'est comporté avec Beth. Il continue à ruminer à tout ça en se dirigeant vers la sortie.
Toujours assise à terre, Beth prend quelques secondes pour souffler un peu et pour se remettre de ses émotions. À ce moment précis, elle voudrait partir loin, retourner à son époque, prendre des vacances, tout oublier pendant quelques jours... Oh oui, elle aimerait tout abandonner et penser qu'à elle et seulement à elle... mais malheureusement, elle ne peut pas, pas avant d'avoir retrouvé Raxe et le tuer pour que son époque redevienne comme avant.
La jeune femme enlève sa main qui est couverte de sang.
- Il manquait plus que ça.
Elle se lève en grimaçant, va vers son lit et appuie sur le bouton posé à côté de son oreiller pour qu'on vienne l'aider...
Fin du flashback.
Lucifer écoute Beth avec beaucoup attention.
- Voilà, tu sais ce qui s'est passé maintenant. Castiel et moi, c'est bel et bien fini... mais je me demande encore comment mon lien avec lui a pu se briser, il est normalement indestructible, rien ne peut le briser... Et heureusement que personne n'est entré dans la chambre à ce moment-là parce que je sais pas quelle excuse j'aurais pu donner...
Il la regarde d'un air pensif, tout en l'écoutant très attentivement.
- Dis-le si je t'ennuie.
- Tu m'ennuies jamais et j'adore t'écouter parler.
Il continue de la regarder.
- Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai du bleu sur le visage ? demande-t-elle en touchant son visage.
- Non, ton visage est parfait même avec ces petites coupures. T'as un visage d'ange.
- Lucifer, souffle la jeune femme un poil agacé.
- Je vais pas te mentir et dire que je te trouve moche.
Il continue de la regarder de haut en bas.
- Mais quoi ?
- Rien, c'est juste que... que je sais pas, mais je te trouve très différente.
- Ça fait quatre jours que je suis sur ce lit d'hôpital et j'en ai marre d'être là, allongée toute la journée... C'est sûrement mon agacement que tu ressens.
- Non, c'est autre chose mais j'arrive pas à savoir c'que c'est. Il y a quelque chose de très différent chez toi, c'est très perturbant.
- À part c'que je viens de te dire, tout va bien, je vais bien et tout est normal, ment-elle.
- Pourquoi tu me mens ?
- Je te mens pas.
- Même en me disant que tu mens pas, tu mens.
Beth ne lui répond pas mais le regarde quelques secondes. Elle se redresse légèrement en grimaçant.
- Ils t'ont encore opérée ?
- Non, juste recousue et ça fait très mal.
Elle prend son livre et le met sur la petite table à sa gauche.
- « Orgueil et Préjugés », lance Lucifer en lisant le titre du livre. Il est bien ?
- Non, il est magnifique, c'est un chef d'œuvre de la littérature. Tu devrais le lire, je te le conseille, avoue-t-elle en souriant.
Son regard se perd dans ses pensées quelques secondes avant de revenir à elle.
- J'aurais jamais pensé que tu ferais une bibliothèque.
- Je voulais te faire plaisir.
- C'est pour Bad Beth que tu l'as faite, pas pour moi.
- On va dire que c'est pour vous deux, parce que l'une comme l'autre, vous aimez la littérature. T'as même réussi à me faire lire Roméo & Juliette et plusieurs fois.
- Vraiment ?
- Oui.
- Ce qui veut dire que t'aimes cette histoire ?
Il hoche positivement de la tête en souriant. Beth lui sourit en retour.
- Comment tu vas ?
Il la regarde avec étonnement, en levant les sourcils.
- Oui, tu ne rêves pas, je t'ai bien demandé comment tu allais, avoue-t-elle.
- Je voulais en être sûr. Je vais bien, je vais toujours très bien quand je te vois.
Il claque des doigts et une boîte apparait dans sa main qu'il tend à la jeune femme.
- J'ai quelque chose pour toi.
- Merci mais pour quelle raison ?
- Faut toujours une raison pour offrir un cadeau à la femme qu'on aime ?!
- Luci..., commence à dire Beth.
- Non, ne dit rien. C'est juste un cadeau, je crois que ça se fait le jour de Noël, non ?
- Si, mais...
- Pas de mais, s'il te plait.
- J'ai rien pour toi.
- Tu as tort, te voir sourire est mon plus beau cadeau. Joyeux Noël Beth.
- Merci beaucoup, je suis très touchée par ton geste.
Beth prend la boîte et l'observe pour savoir ce qu'elle peut contenir.
- N'utilise pas tes pouvoirs.
- Promis. Je me demande ce qu'il peut y avoir dedans.
- Il y a un moyen pour le savoir, ouvre-la.
- C'est une excellente idée.
Beth ouvre la boîte sous le regard joyeux de Lucifer. Elle est très émue en découvrant le contenu.
- Lucifer, dit-elle d'une petite voix. C'est bien ce que je crois ?
- Oui.
- Comment t'as fait pour... ?
- J'ai fait des recherches pour la retrouver.
- Une pierre Daurias.
Beth sort une grosse pierre transparente avec des reflets de couleurs jaune et mauve, qui ressemble à un gros diamant non taillé.
- Plus qu'une et tu les auras toutes retrouvées.
- Merci Lucifer, merci beaucoup.
Elle s'approche de lui et le prend dans ses bras.
- Merci infiniment.
- Y a pas de quoi, dit-il en resserrant son étreint.
L'avoir dans ses bras, même quelques secondes, le voilà son cadeau. Il se sent tellement bien et heureux avec elle, il voudrait que le temps s'arrête pour en profiter plus longtemps.
- Je vais pouvoir la mettre avec les autres, enfin si je rentre chez moi, à mon époque.
- Évidemment que tu vas rentrer.
- J'aurais dû dire quand je serai de nouveau chez moi.
- Je préfère.
Le sourire aux lèvres, Beth regarde sa pierre avec admiration.
- Je te remercie encore Lucifer. Je t'offrirai quelque chose en échange.
- J'ai pas fait ça pour que tu m'offres un cadeau.
- J'en ai envie.
Lucifer ne peut détacher ses yeux de la jeune femme.
- Surtout prends pas mal c'que je vais te dire, mais t'as pas l'air très affectée par ta rupture avec Castiel.
- Comment ça ?
- Normalement un humain pleure, est triste, n'arrive pas à se bouger, il déprime à mort quand il se sépare de quelqu'un mais toi, t'as rien de tout ça.
- J'ai aucune raison de déprimer, je vais bien.
- T'es sûre ?
- Oui. Un lien entre une sorcière et sa moitié est indestructible, ce qui veut dire qu'on peut faire tout ce qu'on peut pour le briser, personne n'y arrivera.
- Mais pourtant celui qui existait entre toi et Castiel s'est brisé ?
- Oui et ça veut dire que Castiel n'était pas fait pour moi, et que l'heureux élu est quelqu'un d'autre.
- Qui ?
- Je sais pas, le lien se crée automatiquement quand on croise le regard de la bonne personne, je parle d'être humain. Quand il s'agit de créatures, c'est différent.
- Différent dans quel sens ?
- Faut que le sorcier ou la sorcière ouvre son esprit et son cœur à cette créature, comme Carly et Tiphaine. Tant que ma sœur refusera d'accepter Tiphaine dans son esprit et surtout dans son cœur, le lien n'arrivera pas à se créer.
- Comment Carly sait que c'est Tiphaine ?
- On le sait au fond de nous, c'est comme inscrit dans notre ADN.
- Tu me l'as jamais dit.
- Tu me l'as jamais demandé.
- C'est vrai.
- Merci encore pour ton cadeau.
- Je savais que ça te plairait.
- Ça va le melon ?
- T'as faim ? Tu veux que j'aille te chercher quelque chose à manger ?
- Non, on va venir m'apporter un plateau dans pas très longtemps. C'est une expression qui veut dire que t'as la grosse tête, on peut dire aussi avoir les... Okay, je marche pas, je cours, avoue-t-elle en voyant la mine joyeuse de Lucifer.
Il hoche positivement de la tête, et ils se mettent à rire.
- Évite de me faire rire s'il te plait, mes points de suture me tirent.
- J'aime t'entendre rire.
- C'est gentil.
- Je peux être très gentil.
Elle lui sourit.
- Je peux te poser une question ?
- Bien sûr.
- Comment t'as su que mes pierres de famille avaient disparu ?
- Par toi. C'est toi qui me l'as dit.
- Ça, je crois pas, je m'en souviendrais si je te l'avais dit.
- Tu me l'as pas dit directement mais je sais lire entre les lignes.
- Tu te mets aux expressions humaines, ironise-t-elle.
- Tu déteins sur moi... pour mon plus grand bonheur.
Il claque des doigts pour faire apparaître un gros bol sur la tablette qui se trouve près du lit.
- C'est pour toi.
Lucifer le prend et lui donne.
- Un latté noisette-vanille ?
- Oui.
- J'adore ça.
- Je sais.
- Merci.
- Joyeux Noël Beth.
- Joyeux Noël Lucifer.
Elle avale une petite gorgée de son latté très chaud.
- Il est excellent.
Il lui sourit.
Le duo continue de parler de tout et de rien. Sans s'en rendre compte, Beth apprécie de parler et passer du temps avec Lucifer. Après un moment, ce dernier a dû partir car les visites sont terminées mais il lui a promis qu’il reviendra la voir avant qu'elle quitte l'hôpital...
Beth est sortie de l'hôpital quelques jours plus tard pour son plus grand plaisir. Elle est installée sur le canapé en train de regarder un film de Noël, que Carly a enregistré, emmitouflée dans un plaid bien chaud.
- T'as besoin de quelque chose ?
- Carly, ça fait dix fois que tu me poses la question en moins d'une heure. Non, j'ai besoin de rien, j'ai tout c'qu'il me faut.
- Okay. Alors, je t'ai mis plusieurs potions sur l'îlot central de la cuisine, tu verras, j'ai aussi mis à quoi elles correspondent, elles pourront t'aider contre certains démons. Et j'ai aussi mis des armes un peu partout dans la maison pour que tu puisses te défendre.
- Carly, respire et calme-toi, Sam, papa et toi, vous partez dans la ville d'à côté pour tuer un démon, vous déménagez pas à l'autre bout du monde.
- Je sais mais t'es ma petite sœur et je prends soin de toi.
- T'en fais un peu trop.
- Je trouve pas. Beth, t'as plus de pouvoirs, ce qui veut dire que t'es vulnérable et tu viens à peine de sortir de l'hôpital.
- Je suis sortie il y a plus d'une semaine et je reprends le travail la semaine prochaine.
- Tu devrais demander une semaine de plus.
- Je vais bien et j'ai envie de reprendre le plus tôt possible.
- T'es toujours aussi bornée à ce que je vois... Je suis jamais d'accord avec lui mais Lucifer a raison.
- Quoi ? Il a raison sur quoi ?
- Laisse-le te guérir.
- Non, j'ai été très claire avec ça.
- Je m'en souviens mais si tu...
- Carly, non. Même si je suis à deux doigts de mourir, tu ne l'appelles pas, je veux pas. Je suis très sérieuse, t'as compris ?
Carly hoche sa tête de haut en bas.
- Mais j'espère qu'un jour, tu changeras d'avis.
- Y a peu de chances. T'es d'accord avec Lucifer maintenant ?
- Non, jamais mais sur ce point, oui.
L'aînée des deux sœurs enfile son manteau et attrape ses affaires.
- Et surtout, t'hésites pas à m'appeler si tu as un problème.
- Oui, maman.
- Très drôle.
Beth lui sourit pour toute réponse.
- On devrait être revenu cette nuit ou demain matin au plus tard. T'as tout ce qu'il te faut, t'es sûre ? T'as besoin de rien ?
Beth se lève et s'approche de sa sœur.
- Carly, tu es ma sœur et je t'aime mais je suis une grande fille maintenant, t'as plus besoin de me protéger comme tu le fais.
- Je te protégerai toujours Beth, c'est mon rôle de grande sœur.
- On est aussi bornée l'une que l'autre.
- C'est un trait de caractère de famille.
- Papa ou maman ?
- Les deux.
Les deux sœurs se mettent à rire.
- Bien maintenant que tu sais que je vais bien, dehors.
- D'accord, mais...
- Je lancerai une énorme fusée de détresse si j'ai le moindre problème, c'est promis.
- Dis à papa et Sam que je les attends dans la voiture.
- Pas de problème.
Elles se prennent dans les bras quelques secondes avant que Carly ne sorte de la maison. Profitant d'être debout, Beth va se faire un thé bien chaud.
À sa sortie de l'hôpital, Beth a avoué à Dean, Sam, Carly et Castiel qu'elle n'a plus de pouvoirs et qu'elle ne peut pas expliquer comment ça s'est passé, ni si elle les récupérera un jour. Elle a aussi raconté ce qui s'est passé avant qu'elle perde connaissance sans dire que c'est Garrett qui est responsable de son état. Elle veut régler ça elle-même. Les trois Winchester sont au courant que le lien entre Beth et Castiel est brisé et qu'ils ne sont plus ensemble.
Beth s'installe, à nouveau, sur le canapé avec son plaid douillet et son thé bien chaud...
Carly vient de sortir de la maison, descend les quelques marches et va directement à la voiture, elle met le sac rempli d'armes dans le coffre. Elle le referme et se retourne d'un seul coup avant d'utiliser ses pouvoirs sur une personne pour la projeter en arrière.
- Tad, je peux savoir c'que tu fais ici ?
- Je suis passé pour vous souhaiter une bonne année, ça se fait entre personnes civilisées.
- Dégage, t'as rien à faire ici.
- Je crois que tu m'as mal compris Carly, je t'ai laissé assez de temps pour me dire où se trouvait le morceau de mon parchemin.
- Ça devient une véritable obsession. Tu sais que ça se soigne, il existe des traitements pour ça. Tu devrais penser à consulter, t'en as vraiment besoin.
- Où est-il ?
- Va te faire voir !!!
- Je vais me faire un plaisir d'aller tout raconter à Beth.
- Vas-y, qu'est-ce que tu attends ?! dit-elle en désignant sa maison.
- J'y vais.
Tad lui sourit et se dirige vers la maison, il fait quelques pas quand, d'un coup, il est violemment projeté plusieurs mètres en arrière sous le regard victorieux de Carly. Cette dernière s'approche et s'accroupit à ses côtés.
- Tu peux recommencer autant de fois que tu veux, t'arriveras jamais à entrer dans cette maison.
- C'était quoi ça ? demande-t-il en se relevant.
- Un bouclier protecteur, j'ai enterré des amulettes tout autour de ma maison, j'ai fait pareil pour l'hôpital dans lequel travaille Beth et aussi dans tous les autres endroits qu'elle fréquente... Sans oublier sa voiture.
- Il me suffit de les trouver et de les détruire.
- Je te le déconseille, tu risquerais d'y laisser la vie. Les amulettes sont enterrées bien profondément. Impossible pour toi de les trouver.
- J'arriverai bien à lui dire.
Carly attrape Tad par la gorge et sert sa main.
- La dernière fois qu'on s'est vu, t'as pris le dessus parce que je m'y attendais pas, mais maintenant, c'est ton tour. Tu vas laisser ma petite sœur tranquille ou sinon, je te jure que je m'occuperai personnellement de ton cas.
- Elle finira par le savoir, c'est qu'une question de temps.
- Je pourrais en finir avec toi ici et maintenant.
- Qu'est-ce que tu attends pour le faire ?
Elle ne répond pas et évite son regard.
- Ah mais oui, c'est vrai, tu n'es pas assez forte pour me vaincre contrairement à Beth.
- Je suis la meilleure et la plus puissante des sorcières, alors la ferme.
- Non, Beth est la sorcière qu'on redoute le plus et tu le sais, je te l'ai déjà dit. Toi, tu n'es rien.
- Laisse ma soeur tranquille, elle n'a plus de pouvoir et n'a aucun moyen de se...
- Beth a perdu ses pouvoirs ?
- Non, ment-elle. J'ai dit ça comme ça, oublie c'que je viens de dire.
- Ça, je crois pas. Personnellement, c'est pas après elle que j'en ai, c'est après toi.
Dean et Sam sortent de la maison pour se diriger vers l'Impala.
- Carly, crie Dean plusieurs fois.
Carly a toujours sa main autour du cou de Tad.
- Oh, je crois que t'es attendue quelque part.
- J'en ai pas encore fini avec toi.
- Mais j'y pense...
- Fais attention, ton cerveau n'est pas habitué.
- Change de disque, tu l'as déjà faite celle-là. Comment tu comptes faire réparer tout ce que t'as fait ?
- Réparer quoi ?
- J'en sais rien, peut-être le merdier que t'as créé à ton époque.
- C'est pas les quelques démons qui traînent qui vont changer le monde.
- T'es un monstre Carly.
- Je devrais t'envoyer en enfer.
- Vas-y, tue-moi, prouve-moi que j'ai tort.
Carly ne répond pas.
- J'ai raison, t'as pas assez de pouvoirs.
Elle enlève sa main et lui donne un coup de poing en plein visage.
- Ne t'avise plus jamais de nous approcher, c'est compris, lance-t-elle sur un ton sec.
Tad, encore secoué par le coup de poing, ne répond pas et regarde Carly s'éloigner. Il n'a pas encore dit son dernier mot et n'a pas l'intention de capituler.
- Je suis là, on peut y aller, lance Carly en arrivant près de la voiture.
- T'étais où ?
- J'ai entendu quelque chose et je suis allée voir.
- Et c'était quoi ?
- C'était simplement le vent, ment-elle.
- Tout le monde en voiture, on a de la route à faire, dit Dean avant de prendre place côté conducteur.
- On a tout c'qu'il nous faut ?
- Oui, j'ai mis le sac dans le coffre.
Dean démarre et prend la route. Le trio parle et Sam en profite pour faire un dernier point sur leur enquête actuelle...
Dans l'entrepôt qu'ils occupent depuis des mois, Dawn, Tiphaine et Vic sont enfermés dans une pièce qui a été transformée par le trio il y a quelques semaines. Ce dernier est allongé à terre.
- Vic, dit Dawn en le giflant, Vic, faut que tu restes éveillé.
- Prends-toi un coup sur la tête et on verra si t'arrives à garder les yeux ouverts. T'as réussi à contacter Beth ?
Dawn et Tiphaine se lancent un regard très inquiet.
- Pas de réponse, j'imagine que ça veut dire non.
- Je suis sûre qu'elle doit être occupée.
Tiphaine préfère rester de l'autre côté de la chambre pour éviter d'être tentée de s'attaquer à ses deux amis. Dawn le remarque.
- J'ai mis des poches de sang dans l'armoire qui est là, tu devrais en avaler une.
- Ça va aller, je peux tenir.
- T'es sûre ?
La vampire hoche la tête.
- Okay.
Dawn se lève, prend une petite bouteille d'eau et la donne au jeune homme.
- Merci.
Il en avale plusieurs gorgées.
- Je veux être le premier à dire qu'on est fichu.
- Dis pas ça.
- Dawn, ouvre les yeux s'il te plait. Notre monde est devenu un enfer depuis que des ouvertures d'autres univers sont apparues un peu partout sur Terre. Des démons et des créatures, dont j'arrive même pas à prononcer le nom se baladent dans les rues, l'atmosphère est devenue tellement irrespirable ces derniers temps qu'on peut même plus mettre le nez dehors, on a aucune nouvelles de Beth depuis des jours, des démons ont réussi à pénétrer à l'intérieur de l'entrepôt et nous, on est obligé de se cacher dans le bunker que Beth a créé très profondément dans le sol, pour rester en vie. On est fichu, on va mourir. C'est sans espoir.
- C'est vrai qu'on est mal barré mais on est toujours en vie et le plus important, c'est qu'on est tous les trois. On est pas seul puisqu'on est ensemble et tant qu'on reste ensemble, on peut s'en sortir.
- Vic, reste calme et respire, s'il te plait.
- Les trucs de Bouddha, ça marche pas sur moi Tiphaine et tu le sais. Quand ça va pas, faut que ça sorte. Essaye de joindre Beth.
- J'ai déjà essayé plusieurs fois, ça fonctionne pas. On dirait que la ligne est coupée.
- Mais ça doit marcher, dit Vic totalement effrayé. Elle doit revenir pour nous aider. On est trop jeune pour mourir.
- On va pas mourir. Je fais confiance à Beth, elle va trouver une solution pour nous aider et nous sauver.
Avant de partir dans le passé, Beth les a mis à l'abri du besoin mais n'ayant plus ses pouvoirs, la jeune femme ne peut plus les protéger et la vie de ses amis est en grand danger.
À la surface de la Terre, le paysage du monde a complètement changé, plus rien d'humain ne peut survivre. Des ouvertures d'autres mondes apparaissent, amenant de nouvelles créatures. Le ciel est sombre, le soleil est peu présent, le climat météorologique est totalement déréglé, des tornades, des pluies diluviennes, des inondations, des grêles, des tsunamis rythment les journées de la Terre. À l'exception du trio, il n'y a plus aucun humain à l'époque des deux sœurs...
Alors que les quatre Winchester dorment profondément, une personne apparaît dans la chambre de Beth qui passe ses nuits toute seule depuis qu’elle a rompu avec Castiel. Elle la regarde quelques secondes avant de s’approcher et de la secouer doucement.
- Beth, dit-elle plusieurs fois.
- Laisse-moi dormir. C’est pas encore le matin alors retourne dormir, lance Beth d’une petite voix encore endormie.
- Réveille-toi Beth.
- Carly, j’ai encore quelques heures à dormir avant d’aller travailler alors sois gentille avec ta petite sœur adorée et laisse-moi dormir. Tu sais que je suis très grognon quand j’ai pas mon quota d’heures. Si t’as quelque chose à me dire, tu me le diras quand il fera jour.
- C’est pas Carly.
La jeune femme ouvre un œil, sent qu’une personne est dans sa chambre, qui est plongée dans l’obscurité et se met à hurler. Elle prend son oreiller et le lance à travers la pièce avant d’allumer sa lampe de chevet.
- Vous êtes qui ?
La personne en question est Wyatt.
- Faite gaffe à vous, je suis très douée en arts martiaux même si je suis encore endormie. Je répète ma question : qui êtes-vous ?
- Un ami.
La porte s’ouvre d’un seul coup pour laisser apparaître Carly et Castiel, suivis de Sam.
- Beth, ça va ?
- Ouais, ça va. L’un d’entre vous pourrait le mettre dehors ?
- Wyatt, ça fait tellement plaisir de te revoir.
- Moi aussi Carly.
Wyatt et Carly se serrent dans les bras quelques instants sous le regard étonné de Beth.
- Euh... Carly ?!
- Sam.
- Wyatt.
Les deux hommes se serraient la main.
- Castiel.
- Wyatt, ça fait longtemps.
- Je sais mais j’avais des trucs à régler en urgence et je pensais pas que ça prendrait autant de temps.
- L’un d’entre vous pourrait m’expliquer qui est ce type ou il faut que je devine toute seule ?
- C’est Wyatt.
- Alors ça, c’est une réponse claire et précise, c’est Wyatt. Je suis censée savoir qui c’est ?
- Oui.
Carly place sa main à côté de la tête de sa sœur.
- Je peux savoir c’que tu fais ?
- C’est plus simple et plus rapide que t’expliquer qui est Wyatt.
Elle claque des doigts et les souvenirs de Beth à propos de Wyatt lui reviennent en mémoire.
- Je croyais qu’on avait conclu un pacte toutes les deux, on a pas le droit d’utiliser nos pouvoirs l’une sur l’autre, on a été très clair là-dessus.
- Tu vas t’en remettre, souffle Carly.
- Je suis désolé de t’avoir réveillé Beth.
- C’est rien, j’ai seulement été surprise. Je m’attendais pas à te voir débarquer dans ma chambre et en plein nuit.
Elle se lève. Wyatt la prend dans ses bras quelques instants avant de la fixer intensément.
- Pourquoi tout le monde me regarde de cette façon ces temps-ci ? J’ai quelque chose qui cloche ou quoi ?
- Beth, où sont tes pouvoirs ?
- T’es direct.
Il hoche la tête.
- C’est pas étonnant que tu t’entendes si bien avec Carly.
Il lui sourit.
- Tu te souviens de moi ?
- Oui, d’ailleurs, j’aimerais savoir pourquoi je me souvenais pas de lui.
- J’ai dû oublier ce morceau quand on t’a ramené.
- Sympa pour moi, souffle Wyatt.
- Il y a d’autres « morceaux » que j’ai oubliés ?
Castiel et Carly se regardent quelques secondes.
- Ça serait peut-être le moment de lui dire pour sa grossesse, lance Castiel par la pensée.
- Non, tu la boucles, on lui dit rien. Elle doit jamais le savoir, répond Carly.
- Carly, je te parle.
- Non, il y a pas d’autres « morceaux ». T’as récupéré tous tes souvenirs, ment-elle.
- T’es sûre de toi, je vais pas avoir de mauvaises surprises ?
- Non, aucune.
- Tant mieux.
- Beth, où sont tes pouvoirs ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Et si on allait finir cette charmante conversation au salon ?
- J’ai encore mieux, on va aller finir notre nuit et on parlera de ça quand il fera jour.
- Allez viens Beth, tu finiras ta nuit après.
- Cass, t’es mignon mais contrairement à toi, j’ai besoin de dormir.
Ils vont tous au salon et s’installent sur le canapé et les fauteuils.
- C’est nouveau ça ? demande Wyatt.
- Quoi ?
- Que Beth et Castiel s’appellent par leur surnom.
- C’est tout récent.
Wyatt observe tour à tour les deux anciens amoureux, ce qui met Beth mal à l’aise.
- Quoi ?
- Où est votre lien ?
- Je vais résumer, ça sera plus simple : je me suis fait agresser et quand je me suis réveillée, j’avais perdu tous mes pouvoirs, et je sais pas qui a fait ça. Pour ce qui est de Cass et moi, on est séparé et notre lien s’est brisé après une énorme dispute.
- Quoi ?
- M’oblige pas à me répéter, s’il te plait, j’ai seulement envie de retrouver mon lit. Oh oui, mon lit bien douillet, confortable et tranquille. Lui seul me comprend, on est tellement bien tous les deux.
Ils se mettent à rire.
- On peut savoir pourquoi tu es là ? demande Carly en souriant.
- J’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
- Tu m’inquiètes là.
- Y a de quoi.
- Vas-y, dis-nous ce que t’as à dire pour que je puisse finir ma nuit.
- Beth, c’est très grave c’que j’ai à vous dire, t’iras dormir plus tard.
- Mais je travaille.
- Tu travailles ?
- Oui.
- Où ça ?
- À l’hôpital, j’ai été engagée le mois dernier.
- Oublie tout de suite ton boulot à l’hôpital.
- À non, tu vas pas t’y mettre toi aussi, j’ai déjà eu Cass sur le dos avec ça mais heureusement pour moi, il s’est calmé de ce côté-là.
- Stop, crie Carly.
- Baisse d’un ton, papa dort encore.
- On t’écoute.
- Okay, je vais être direct et ne pas tourner autour du pot. Votre époque est envahie par des démons et des créatures qui viennent d’autres mondes.
- On le sait déjà.
- Non, je crois que vous m’avez mal compris. La Terre est envahie par des démons et des créatures, il y a plus aucun humain, ils sont tous morts.
- Quoi ?
- C’est la vérité.
- C’est pas possible, souffle Beth. Tu te trompes.
- Non, je te dis la vérité.
- Dawn, Tiphaine et Victor sont toujours là-bas, dit la jeune sorcière avec les yeux humides.
- Beth, je vais te le redire, il n’y a plus aucun humain vivant à ton époque, il y plus rien d'humain. On peut même dire que c’est l’apocalypse qui a débarqué sur Terre.
- Je pense qu’on peut remercier Lucifer pour ça.
- Carly, arrête. Lucifer n’y est pour rien.
- Qu’est-ce que t’en sais ?
- C’est quelque chose que je ressens tout au fond de moi.
- On sait tous de quoi il est capable et ça serait bien son genre de faire une chose pareille.
- Non mais là faut arrêter d’accuser Lucifer de tout ce qui va de travers dans le monde. Si tu veux trouver un coupable, pense à Raxe, c’est lui qui est responsable de tout ça.
- Raxe ?
- Oui, Raxe. C’est bien lui qui a créé plusieurs ouvertures d’autres mondes et qui a attiré ces créatures sur Terre, c’est aussi lui qui t’a enlevé avec l’aide de Tad, celui-là, je vais me le faire quand je le verrai.
- Non.
- Si, je vais mettre cette face de rat en bouillie.
- T’as plus de pouvoirs.
- Je sais Carly, c’est pas la peine de me le rappeler mais je sais me défendre et je peux remercier Cass pour ça.
Carly et Sam se regardent.
- Quoi ?
- Rien, c’est juste que ça fait très bizarre de t’entendre dire Cass.
- J’ai demandé à Cass si je pouvais l’appeler comme ça et il m’a dit que ça lui posait aucun problème.
Castiel hoche positivement de la tête en souriant.
- On préfère vous voir comme ça, on en avait vraiment marre de vous entendre vous engueuler à longueur de temps.
- C’est vrai que c’est bizarre, on sait pas du tout ce qui a provoqué ça.
- Et ça t’inquiète pas ? demande Sam.
- Si, bien sûr que si mais je... je...
- Tu quoi ?
- Je... je sais pas, j’ai pas la science infuse Carly, je sais pas tout.
- Mais t’as...
- Carly, arrête, laisse la tranquille, lance Castiel.
Carly lève les mains en signe d’abandon.
- Wyatt, t’as une idée de l’endroit où sont mes amis ?
- Non mais il y a peu de chances qu’ils soient encore en vie.
- Si, il y en a une.
- Beth, c’est de l’hébreu c’que je te dis, il y a plus âme qui vive à ton époque.
- Tu as tort. Si des créatures ont réussi à briser le champ de protection que j’ai créé et à entrer dans l’entrepôt, ils ont dû aller dans le bunker que j’ai fait avec mes pouvoirs.
- J’ai radiographié tous les coins et recoins de la Terre, c’est ça qui m’a pris beaucoup de temps, et j’ai trouvé personne. Je suis désolé Beth mais tes amis sont morts.
Les larmes de Beth coulent à la pensée qu’elle ne reverra plus jamais ses amis. Ses amis si chers à son cœur, qu’elle les considère comme des membres de sa famille.
- Ça veut dire qu’on ne pourra plus jamais retourner à notre époque et qu’on est coincé ici pour toujours.
Wyatt hoche sa tête alors que les larmes de Beth ont doublé.
- T’as d’autres bonnes nouvelles comme celle-là à nous dire ?
- Non mais j’ai une question pour toi.
- Je t’écoute.
- C’est une fille ou un garçon ?
- Quoi ?
- T’as eu une fille ou un garçon ?
- Je dois être complètement demeurée parce que je comprends rien. Quoi ?
- Okay, je vais être plus direct avec toi. T’as accouché quand ?
- Quoi ? Mais de quoi tu parles ? J’ai jamais accouché, j’ai jamais été enceinte. J’ai pas d’enfants et j’en veux pas... en tout cas, pas pour l’instant.
- Si Beth, je t’assure.
- Non Wyatt.
- Je t’assure que si, c’est même Carly et Castiel qui m’ont annoncé la bonne nouvelle.
- À ce que je vois, je suis pas la seule personne à avoir besoin de dormir. T’es fatigué Wyatt, tu devrais aller dormir ou alors t’as besoin d’aller consulter. Je connais quelques psys qui pourront t’aider pour tes petits problèmes dans la tête.
- Beth, je délire pas. Juste après que tu sois devenue Bad Beth, Carly m’a appelé pour l’aider et c’est là qu’elle m’a annoncé la bonne nouvelle. Alors félicitations pour cette naissance, ça doit te changer la vie d’être devenue maman.
- Quoi ? Attends, quoi ? demande-t-elle les yeux écarquillés.
- L’écoute pas Beth, il raconte n’importe quoi, souffle Carly.
- Non, je te promets que c’est la vérité.
- Si c’est une blague que tu me fais, elle est très drôle, lance la jeune sorcière avec sarcasme.
- Beth, je te jure sur...
Elle le regarde avec des gros yeux.
- Ah oui, c’est vrai, faut pas jurer devant toi.
- Je te remercie.
- Beth, je te promets que je te dis la vérité.
Il se lève et s’installe en face de Beth.
- Je connais un moyen pour que tu me croies. Donne-moi tes mains et je pourrais te le montrer, dit-il en tendant les siennes.
Le visage de Carly se décompose d’un seul coup.
- Me montrer quoi ?
- Que je te dis la vérité.
- Elle a plus ses pouvoirs, ça marchera pas.
- Mais moi, j’ai les miens Carly. Ça marchera Beth, fais-moi confiance.
- D’accord.
Elle pose ses mains sur celles de Wyatt et ferme les yeux.
Flashback.
Dans un parc à l’abri des regards, Carly fait les cent pas alors que Castiel est assis sur un banc.
- Il en met du temps.
- Laisse-lui le temps d’arriver. Il est sûrement très occupé.
- Comment tu fais pour être autant calme ? Parce que moi j’y arrive pas. Voir ma sœur et Satan ensemble me donne des envies de meurtres et la nausée.
- Il y a assez de cadavres comme ça.
- Je sais mais pour mes envies de meurtres, je parlais d’envoyer Lucifer dans le néant. Faut que Wyatt nous aide pour la ramener et pour que toi et Beth puissiez élever votre enfant tous les deux. J’en reviens pas, je vais devenir tata.
- Moi papa. Je m’attendais pas à une telle nouvelle.
- Je pense que Beth non plus.
- Je sais.
Ils continuent de parler de Beth, du bébé qu’elle attend et des tueries que Bad Beth a commis avec Lucifer quand d’un seul coup Wyatt apparaît derrière elle.
- Je suis là.
- Enfin, souffle Carly.
- J’espère que t’as une bonne raison de me faire venir ici.
- Oui, avoue-t-elle inquiète.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- C’est Beth.
- Elle va bien ?
- Non, pas vraiment.
- Comment ça ?
Carly ne répond pas.
- Carly, tu m’as appelé pour que je vienne t’aider et me voilà, mais je pourrais rien faire si tu me dis rien.
- Tu veux la version courte ou la version longue ?
- La courte et rapide.
- Okay. Ma sœur est enceinte...
- C’est génial pour elle mais je vois pas où est le problème. Même si elle accouche ici, une fois que vous serez de retour à votre époque, elle utilisera ses pouvoirs pour tout remettre en ordre concernant votre enfant. Félicitations Cass.
- Merci.
- Tu dois être aux anges de devenir papa.
- C’est pas ça le problème.
- C’est quoi alors ?
- Bad Beth est de retour.
Wyatt explose de rire.
- Elle est bonne celle-là.
Il arrête de rire en voyant l’air sérieux du duo.
- T’es sérieuse ?
- Elle est très sérieuse.
- Là, on est dans la merde mais dans la merde totale.
- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Faut la ramener avant qu’elle commence à massacrer de pauvres innocents.
- C’est déjà fait, Bad Beth et Lucifer ont commencé leur bain de sang et ils s’en donnent à cœur joie.
- Je suis désolé de te dire ça mais votre futur va changer si elle continue.
- Wyatt, il a changé le jour où l’enfer a débarqué sur Terre, je pense que t’as un train de retard, hurle-t-elle.
- Calme-toi Carly, Wyatt n’y est pour rien dans le changement d’Elisabeth.
- Ouais, c’est vrai. Excuse-moi.
- Excuses acceptées.
- Tout ça, c’est de ta faute Cass.
- C’est la faute de Lucifer ou celle de Castiel ? Faut savoir.
- Les deux.
Carly explique en quelques mots ce qui est arrivé à Beth.
- T’as une idée ?
- Fait exactement comme les deux dernières fois.
- T’as pas une autre idée.
- Là tout de suite, non.
- Et pour son bébé ?
- Normalement, il devrait pas y avoir de problèmes.
- Okay, soufflent Carly et Castiel en même temps.
- Si vous revoyez Beth avant moi, félicitez-la de ma part.
- Avec plaisir.
- Autre chose ?
- Non, on va suivre tes conseils et faire au mieux même si ça va prendre un peu de temps.
- Le travail bien fait prend du temps Carly. Une dernière chose que vous devez vous rappeler : ne sous-estimez jamais Bad Beth, elle est très intelligente et plus rusée qu’on peut le croire.
- On le sait Wyatt, t’es pas le seul à l’avoir déjà affronté.
Ils parlent quelques instants avant que Wyatt s’éclipse...
Fin du flashback.
Toujours les paupières clauses, Beth voit les images défiler jusqu’au moment où elle ouvre les yeux et retire ses mains d’un seul coup. L’expression sur son visage parle pour elle.
- Je suis désolé Beth, murmure Wyatt.
- Alors c’est vrai ?
Il hoche positivement sa tête.
- Comment t’as pu Carly ? Comment t’as pu ?
- Beth, reste calme, d’accord ?!
- Ne me dis pas de rester calme, parce que tu sais que plus on me dit de faire les choses et plus je fais le contraire, dit-elle en haussant la voix.
- Parle moins fort, tu vas réveiller papa.
- T’as osé me mentir en me regardant droit dans les yeux, t’as osé jouer avec mes souvenirs.
- T’exagères pas un peu là ?
- Tu te fous de moi en plus !!! crie Beth en se levant.
- C’est pas ce qu’elle a voulu dire.
- Cass, si j’étais toi, je le bouclerais, intervient Sam.
- J’aimerais savoir pour quelle raison, je me souviens pas d’avoir été enceinte.
- Faut pas toujours croire ce que tu peux voir.
Beth approche de sa sœur, l’observe quelques secondes et la gifle.
- T’es folle.
- Arrête de me mentir Carly et dis-moi la vérité, j’en ai marre des mensonges.
- Quelle vérité ?
- Carly, tu t'enfonces là alors arrête de me prendre pour une imbécile.
- Je vois pas du tout de quoi tu parles.
Elle lui donne une autre gifle.
- Mais t’as fini ?
- Non, je commence à peine, lance la cadette en lui donnant une claque beaucoup plus forte.
Beth regarde sa sœur ainsi que Castiel.
- Tu le savais et t’as préféré garder le secret toi aussi, c’est ça ?
Castiel ne répond pas.
- Réponds-moi quand je te parle.
- Arrête de hurler, tu vas réveiller tout le quartier.
- J’en ai rien à foutre Carly. Je comprends par ton silence que j’ai raison, dit-elle en s’adressant à Castiel.
- Beth, je suis dés...
- Tais-toi Cass. Par pitié, tais-toi. J’ai pas envie d’entendre tes excuses bidons. Je veux seulement entendre la vérité.
- On t’a pas menti, lâche Carly.
- Mais putain Carly, c’est quoi ton problème avec la vérité.
- Tu deviens parano Beth. T’as raison, t’es fatiguée, tu devrais aller finir ta nuit.
- Pas avant que tu me dises pour quelle raison tu m’as caché une chose pareille.
- C’était pour... dit Castiel avant d’être projeté en arrière par Carly.
Sam et Beth s'approchent de l’ange et l’aident à se relever.
- Nan mais t’es malade, pourquoi t’as fait ça ?
- Elle veut pas que je te dise que c’était son idée. Elle t’a caché ça parce que d’après elle, c’était mieux pour toi, si tu te souvenais de rien.
- Et pourquoi tu m’as pas rendu mes souvenirs concernant Wyatt ?
Carly ne répond pas.
- Laisse-moi deviner, tu voulais éviter que je le contacte. Carly, je t’ai posé une question.
L’ainée des sœurs préfère garder le silence. Beth regarde Castiel qui finit par hocher positivement sa tête.
- Ce que tu voulais surtout, c’est que j’évite d’apprendre que j’étais enceinte, mais t’es vraiment irresponsable ma parole.
- Dis celle qui a passé des mois à torturer et à massacrer des humains sans aucun remords et qui s’est envoyé...
Carly réalise ce qu’elle vient de dire.
- C’est pas ce que je voulais dire.
- Mais tu l’as dit. Je savais que toutes les mauvaises choses, que Bad Beth a faites, allaient me revenir en pleine tête mais je pensais pas que tu le ferais.
- Je voulais simplement te protéger Beth, je vois pas où est le mal.
- Tu réalises ce que tu me dis ?
- Oui. Je te protège Beth comme je l’ai toujours fait.
- Oh bordel de merde, Lucifer avait raison.
- Si on pouvait éviter de parler de l’antéchrist, ça arrangerait tout le monde et surtout moi. Je le supporte pas.
- Je l’ai insulté de menteur.
- C’est pas la pire insulte que tu lui aies dite, et c’est pas une insulte, c’est la vérité. C’est un menteur doublé d’un enfoiré qui mérite d’aller brûler en enfer.
- Laisse-le tranquille, c’est clair. Tu peux pas l’accuser de tout et il a toujours été très gentil avec moi.
- Te faire un lavage de cerveau, t’appelles ça être gentil ?
- T’en as pas marre de toujours remuer le passé ?
- J’expose les faits et j’y peux rien si Satan les commet.
- Je viens de découvrir que tu m’as caché une chose très importante alors t’es mal placé pour venir faire des leçons de morale aux autres. Il m’a dit la vérité et je l’ai pas cru.
- Il t’a quand même donnée du Olympre sans te le dire.
- Je veux pas me mêler ce qui me regarde pas mais il a bien fait de lui en donner, parce que sans lui, elle serait plus de ce monde.
- Dis pas n’importe quoi, Beth et Castiel sont faits l’un pour l’autre.
- Non et tu le sais aussi bien que moi Carly, avoue Wyatt. Un lien entre une sorcière et sa moitié ne peut pas se briser, c’est impossible. Si Beth avait été jusqu’au bout de sa grossesse, elle serait morte et son bébé aussi.
- On aurait trouvé un moyen de la sauver.
- Bon, moi, je vais y aller, lance Wyatt. J’étais simplement venu pour te dire que votre époque n’existait plus et rien d’autre.
- Merci Wyatt, merci de m’avoir dit la vérité. Toi, au moins, t’es un véritable ami à qui je peux faire confiance.
- Je suis sincèrement désolé pour tes amis.
- Merci.
Ils se prennent dans les bras de l'autre pendant quelques secondes.
- Je vais venir avec toi, je sens que ça va dégénérer ici et je préfère ne pas être là, avoue Castiel.
- Okay mais Cass, tu me dois quelques explications.
- Pas de problèmes.
- J’espère.
Wyatt et Castiel disparaissent en même temps alors que Beth dévisage sa sœur.
- Bon, on va tous aller dormir pour être en forme.
Carly commence à s’éloigner mais Beth la retient par le bras.
- Pas si vite Carly, j’en ai pas fini avec toi.
- Je croyais que t’étais fatiguée.
- C’est le cas mais t’as des explications à me donner.
- Les filles, ça serait peut-être bien de reprendre cette conversation à une heure convenable.
- Très bonne idée.
- Ne t’inquiète pas Sammy, je vais pas la tuer.
- C’est trop aimable de ta part sœurette.
Beth fait un sourire forcé à sa sœur.
- Tu peux retourner dormir Sammy.
- Vous êtes sûres ?
Les deux sœurs hochent la tête en même temps.
- Okay mais évitez de tout casser.
- Promis.
Sam regarde ses nièces quelques instants avant de rejoindre sa chambre.
- Bon, maintenant qu’on est toutes les deux, tu vas me dire la vérité et arrêter de me prendre pour une idiote.
- Beth, tu connais la vérité, je te l’ai dit.
- Cass m’a foutu en cloque, je suis devenue Bad Beth. Lucifer m’a donné du Olympre pour me sauver la vie, il a bien fait d’ailleurs...
- Oui, c’est ça. Y a rien d’autre à dire, souffle Carly.
- Je veux savoir pour quelle raison tu me l’as pas dit ?
- Comme je t’ai dit, je voulais te pro...
- Non Carly, non. J’ai plus 5 ans alors arrête de me traiter comme si c’était encore le cas.
- Et pourtant, c’est le cas, j’ai promis à papa et maman de toujours veiller sur toi et c’est ce que je fais.
- Ça, je comprends mais ce que je ne comprends pas c’est que tu m’aies menti Carly. T’imagines c’que ça m’a fait de l’apprendre par Wyatt... Et en parlant de Wyatt, j’en reviens pas que t’aies voulu l’effacer de ma mémoire.
- Techniquement, j’y suis pour rien si tu te souvenais pas de lui.
- Joue pas sur les mots, s’il te plait. T’aurais pu me rendre tous mes souvenirs quand Bad Beth a disparu.
- Tu connais la vérité maintenant, on va pas passer 10 ans là-dessus.
- J’essaye de te faire comprendre que c’que tu as fait est grave mais toi, tu t’en fous.
- Arrête de hurler et calme-toi.
- Mais j’ai pas envie de me calmer, je veux que...
- Okay, je regrette ce que j’ai fait, j'aurais pas dû te cacher ça. Voilà, je l’ai dit, t’es contente ?!
- Tu comprends rien ma parole.
Beth continue de s’emporter et de s’énerver contre sa sœur qui finit par la gifler.
- Ça y est, t’es calmée, dit Carly d’un ton sec.
- Je rêve ou tu viens de me frapper ?
- Tu rêves pas. T’en veux une autre pour te remettre les idées en place ?
- T’es complètement folle.
- Alors toi, tu peux me gifler mais pas moi ?! Va dormir Beth sinon t’arriveras pas à te lever pour aller travailler.
- Mais qui es-tu ? Parce que j’ai vraiment du mal à te reconnaître.
- Carly, ta grande sœur.
- Non, je crois pas, ma sœur me ferait pas une chose pareille. Comment tu veux que je te fasse confiance maintenant.
- Tu oses me parler de confiance après toutes les horreurs que t’as faites avec Lucifer.
- Pourquoi il faut toujours que tu mettes Lucifer sur le tapis ?
- Parce qu’il est la raison de tous les problèmes qu’on rencontre. Pourquoi il a fallu qu’il tombe amoureux de toi ? Il aurait pas pu en trouver une autre.
- C’est vrai qu’il l’est mais pas moi.
- Pour l’instant, murmure Carly d’une toute petite voix pour que Beth n’entend pas.
- Quoi ?
- Rien. Reste loin de Satan s’il te plait.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Tu plaisantes ?
Beth bouge sa tête de gauche à droite.
- Parce que c’est Lucifer et qu’il est le mal en personne.
- Il a toujours été très gentil avec moi.
- Pour te manipuler juste derrière.
- Comme toi avec mes souvenirs.
Elle regarde sa sœur.
- Je vais me coucher, parce que t’admettras jamais que t’as mal agi et que j’ai besoin de dormir. Je suis pas prête à te pardonner Carly.
- Pourtant t’as pardonné à Lucifer.
Elle s’éloigne, sans un mot, pour aller dans sa chambre et y finir sa nuit.
- Et merde, souffle Carly.
Carly pose ses deux mains sur l’îlot central de la cuisine.
- Et il a fallu que Wyatt débarque ici et qu’il lui balance tout... Il faut que je trouve un moyen d’arranger tout ça rapidement... Et surtout avant que Beth réalise que l’antéchrist est sa moitié et que leur lien réapparait... Je dois faire quelque chose... se dit-elle à elle-même.
Elle se dirige dans sa chambre, elle s’allonge sur son lit où elle rumine un petit moment sur la conversation qu’elle vient d’avoir avec sa sœur...
Assise sur un tabouret à roulette dans sa tenue d’infirmière, Beth est en train de terminer un bandage sur le poignet d’une femme. Elle est toujours très remontée contre sa sœur mais essaye de rester très professionnelle.
- Encore quelques secondes et j’ai terminé.
- Vous faites ça très bien.
- Merci beaucoup.
- Vu mon grand âge, j’en ai connu des infirmiers mais vous êtes la première qui soit aussi douce.
- C’est très gentil à vous. Je fais mon métier avec passion.
- Ça se voit.
Elles se sourient.
- Et vous êtes très jeune et je suis sûre que vous devez faire tourner la tête de certains hommes.
- Ah, si vous saviez, répond la vieille dame.
Elles se mettent à rire.
- Et voilà, j’ai terminé.
- Vous êtes une perle, merci beaucoup.
- Merci à vous.
Beth met le poignet de sa patiente dans une attelle qui est soutenu par une bande au niveau de son cou.
- Je vais aller voir si le médecin a bien préparé vos papiers de sortie. Voulez-vous que je prévienne un membre de votre famille pour qu’on vienne vous chercher ?
- Je veux bien.
La patiente fouille dans son sac, y en sort un petit calepin pour regarder dedans.
- Vous pouvez appeler ma fille Kirsten s’il vous plait ?
- Bien sûr. Je vous laisse quelques instants.
- Vous êtes bien gentille mademoiselle, dit la dame en donnant son calepin.
- Je vous en prie, appelez-moi Beth.
Beth lui sourit et s’éloigne de sa patiente pour se diriger vers le comptoir. Elle cherche le dossier de sa patiente.
- L’un d’entre vous a vu le dossier de ma patiente ?
- Quel nom ?
- Madame Mervier.
- Non, désolé, répondent les trois personnes à côté d’elle.
Elle continue de le chercher.
- C’est pas vrai, il a pas pu s’envoler quand même.
Tyler arrive.
- Je crois que c’est à toi, lance-t-il en donnant quelque chose à Beth.
- Merci, dit-elle en le prenant. Il était où ?
- C’est docteur moustachu qui m’a demandé de le descendre.
- Evidemment, souffle Beth.
- Il doit penser qu’on a que ça à faire de nos journées, courir après les dossiers de nos patients.
- J’en ai bien l’impression.
Beth regarde le dossier qu’elle a dans les mains et voit que les papiers de sortie de sa patiente sont remplis. Elle prend l’un des téléphones libres pour contacter la fille de madame Mervier.
- C’est toujours d’accord pour demain ?
- Oui.
- Et toi Beth ?
La dispute qu’elle a eue la veille avec Carly ainsi que la nouvelle à propos de ses amis tournent dans son esprit depuis la veille et elle a du mal à rester concentrée.
- Beth ?
- Oui, dit-elle en revenant à elle.
- Pour demain, t’es toujours d’accord ?
- Oui, tu peux compter sur moi.
- Génial, dit Zoey toute joyeuse.
Beth passe les portes des urgences, Kirsten est venue chercher sa mère, cette dernière a une nouvelle fois remercié la jeune femme pour sa gentillesse à son égard.
- Un carambolage a eu lieu sur l’autoroute, ce qui veut dire beaucoup de blessés, informe la chef des urgences.
Une bonne partie du personnel des urgences se prépare à l’arrivée des blessés. Beth, perdue dans ses pensées, bouscule une personne.
- Je suis désolée.
- Y pas de mal. Beth, tout va bien ? demande un jeune homme.
- Oui, ça va.
Elle relève la tête et aperçoit le jeune homme en question.
- Lucifer.
Il bouge la tête de gauche à droite.
- Nick... Je veux dire Oliver. Qu’est-ce que tu fais ici ? demande-t-elle sèchement.
- Je vois que t’es de bonne humeur.
- T’en as eu marre de la tête de Nick.
- Je trouve qu’Oliver a une bonne tête et au moins, on vient pas m'emmerder quand j’ai cette tête.
- Je vais pas te contredire.
Il lui sourit.
- Tu vas bien ?
- Oui, ment-elle.
- Je t’ai déjà dit que c’était inutile de me mentir.
Il la regarde de haut en bas durant quelques secondes.
- Il y a quelque chose de différent chez toi.
- Je suis fatiguée, dit-elle au bord des larmes.
- Non, c’est autre chose.
- Il faut que j’y aille, j’ai beaucoup de travail.
Elle s’éloigne mais Lucifer la retient délicatement par le bras.
- Beth, tu sais que tu peux me parler.
Elle hoche la tête.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Je suis désolée, j’ai mal agi avec toi.
Lucifer est étonné par les paroles de la jeune Winchester.
- Oui, tu as bien entendu, je suis désolée. J’ai appris que tu avais raison.
- C’est normal, j’ai toujours raison, ironise-t-il. Et sur quoi, j’ai raison ?
- J’ai découvert que je suis bien tombée enceinte de Castiel, et ma sœur qui le savait me l’a caché.
- Je suis désolé pour toi.
La voyant au bord des larmes, il s’approche d’elle pour la prendre dans ses bras mais elle le repousse doucement.
- Il y a vraiment quelque chose de différent chez toi.
- Tu veux savoir ? Tu veux vraiment savoir ce qui m’arrive ?
- Oui, je veux t’aider, avoue-t-il en posant sa main sur la joue de Beth.
- Ma sœur me ment, j’ai rompu avec Cass après une violente dispute, je suis à la recherche de Raxe pour le zigouiller, mon époque n’existe plus parce que l’enfer est sur terre, mes amis sont probablement morts et pour couronner le tout, j’ai perdu tous mes pouvoirs, ce qui veut dire que je suis bloquée ici pour toujours.
- Quoi ?
- J’ai plus de pouvoirs Lucifer, dit-elle en larmes. J’ai plus aucun pouvoir.
- C’est impossible.
- T’es le premier à l’avoir remarqué, t’as vu tout de suite que quelque chose avait changé en moi.
Ils se regardent.
- Je sais que j’ai dit que je voulais plus de mes pouvoirs mais je pensais pas que je les perdrais un jour.
- Comment tu les as perdus ?
- J’en sais rien.
- Viens, dit-il en ouvrant ses bras.
- Non. Il faut que j’y aille, j’ai du travail.
- Beth, je suis sûr que tout va s’arranger.
- Vraiment ? Parce qu’à moins d’un miracle pour que mon époque retrouve sa tranquillité et que mes amis soient tous en vie, je vois pas comment c’est possible. Tout ce que je sais, c’est que j’ai plus de pouvoirs, ce qui veut dire que l’ouverture que je tenais fermée avec mes pouvoirs s’est refermée définitivement et que je suis bloquée à cette époque pour toujours. Et surtout mes amis... mes amis sont morts... Ils sont morts Lucifer, dit-elle en larmes.
- Beth...
Il la prend dans ses bras quelques instants jusqu’au moment où Beth s’écarte.
- Excuse-moi Lucifer...euh, je veux dire Oliver mais il faut que j’y aille.
Lucifer le regarde s’éloigner et se dit qu’il doit faire quelque chose pour l’aider.
Beth marche quelques mètres et regarde autour d’elle pour vérifier qu’il y a personne. Elle colle son dos contre le mur, se laisse glisser tout le long pour s'asseoir à terre et laisse échapper les sanglots qu’elle garde au fond d’elle depuis plusieurs jours. Ces derniers événements la touchent énormément et elle se demande comment faire pour tout arranger...