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Otages

Série : Bones
Création : 26.10.2007 à 21h31
Auteur : ELECTRA 
Statut : Terminée

Temperance Brennan est prise en otage lors d'un hold-up dans une banque... Seeley Booth va tout tenter pour la sauver...

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Chapitre 11

- Bravo, Bones, vous avez fait du bon boulot !
- Kathy y est aussi pour beaucoup.
- Oui, c'est vrai. Mais heureusement que vous étiez là pour elle.
J'eus un petit sourire.
- Vous en auriez fait autant.
- Moi ? Sûrement pas. Les accouchements, c'est pas mon truc. Je n'y connais rien.
- Vous n'étiez pas là pour la naissance de Parker ?
Il eut un regard sombre.
- Non. J'étais en mission. Je n'ai pas eu la chance de voir naître mon fils. Rebecca m'en a toujours voulu pour ça.
Contracture de la mâchoire.
- Vous vous en voulez ?
- Oui et non. Oui, parce que ma place était auprès de Rebecca. Et non, parce que j'avais obéi aux ordres de mes supérieurs et rempli ma mission à bien.
Nouvelle contracture de la mâchoire.
- Concilier vie de famille et mon travail au FBI n'est pas une chose aussi évidente, Bones.
Je le fixai alors qu'il continuait à regarder devant lui.
- Et maintenant ? demandai-je en appuyant mon dos contre le mur de bois.
- Maintenant, on attend, répondit-il en regardant toujours devant lui.
J'avais l'impression qu'il évitait mon regard.
- On attend quoi ?
- On attend, c'est tout.
- Il n'est pas question que je vous laisse, Booth ! Je resterai avec vous, un point, c'est tout !
- Bones..., grogna-t-il à nouveau en secouant la tête. Seigneur, qu'est-ce que vous pouvez être têtue, vous ! Jamais vu ça !
- Je tiens ça de mon père ! Et n'oubliez pas : vous ne devez plus me mettre ne colère !
- Sinon...
- Sinon, je...
Soudain, il se tourna vers moi et planta ses yeux dans les miens. Mon coeur fit un saut périlleux dans ma poitrine.
- Bones... Pour ce qui s'est passé tout à l'heure...
- Qu'est-ce qui s'est passé tout à l'heure ?
Il me lança un regard étonné.
- Tout à l'heure, nous avons failli nous... nous embrasser... Vous vous rappelez pas ?
Oh que si, je m'en rappelais...
- Oui... oui... je m'en souviens..., bafouillai-je. Mais...
Soudain, autour de nous, les preneurs d'otages commencèrent à s'agiter. Le chef vint leur parler et ils hochèrent la tête à plusieurs reprises. Puis le cagoulé s'approcha de nous et s'adressa à nous et aux autres otages.
- Allez, hop ! Tout le monde debout ! C'est maintenant qu'on va se dire au revoir ! Sauf vous, bien sûr, agent Booth ! dit-il en appuyant ses paroles d'un grand sourire.
Je me relevai et agrippai le bras de Booth.
- Non ! Il est hors de question que Booth reste ici ! Il va sortir avec nous !
- Bones... fermez-la ! grogna Booth en essayant de retirer ma main de son bras. J'ai fais un marché, je dois le respecter ! Ne vous en mêlez pas !
- Mais... Booth...
- BONES ! ALLEZ-VOUS FAIRE CE QUE JE VOUS DEMANDE, UNE BONNE FOIS POUR TOUTES ?
Je sursautai sous ses paroles coléreuses et le fixai dans les yeux. Ils étaient remplis de colère, mais d'autre chose aussi. Ils semblaient briller d'une petite lueur malicieuse qui voulait me dire quelque chose.
Et soudain, je compris. Lui et le FBI avaient concocté un plan pour nous sauver et j'étais en train de tout foutre en l'air avec ma manie de contredire tout ce qu'on me disait de faire. J'aurai dû le comprendre plus tôt. Jamais Booth, ancien sniper, ne se laisserait manipuler ainsi.
Je clignai des yeux comme une chouette prise dans les phares d'une voiture et je reculai de quelques pas, lâchant son bras au passage.
Très bien, agent spécial Seeley Booth. On va faire comme vous avez dit. Je vais jouer votre jeu.
- Très bien. Comme vous voulez. J'aurai tout fait pour vous faire changer d'avis.

ELECTRA  (04.11.2007 à 10:26)
Chapitre 12

Puis je m'approchai de Kathy que j'aidais à se relever, et pris Missie dans mes bras. Elle se réveilla à mon contact et commença à chouiner.
- Chut, Missie, ma puce... On va sortir. Ne pleure pas. Regarde, maman est là, avec ton petit frère.
Kathy se rapprocha de nous et montra le bébé à la petite fille qui ouvrit de grands yeux étonnés.
- Bien, Bones, vous voilà enfin raisonnable, dit Booth d'une voix un peu trop forte.
Il avait compris que j'avais compris.
- Allez, tout le monde se dirige vers la porte de la banque et sans un bruit ! cria le cagoulé tandis que ses sbires nous entouraient, armes toujours braquées sur nous.
Le nerveux se rapprocha de moi.
- Toi et moi, on se retrouvera dehors... et je te ferais payer ton insolence, grogna-t-il entre ses dents.
- Ta gueule ! cria le chef alors qu'il poussait Booth devant lui vers l'autre extrémité de la salle, loin de la porte d'entrée.
Mon coeur s'emballa. Cela m'était insupportable de le voir ainsi à leur merci, mais je devais continuer à jouer le jeu. Pour notre bien et pour celui de Booth.
Mais soudain, la peur de le perdre et de ne plus jamais le revoir sans lui avoir dit ce que je ressentais pour lui, me fit faire quelque chose qui aurait pu me coûter la vie. Sans réfléchir aux conséquences, le coeur battant à tout rompre, je courais vers lui et me jetai dans ses bras. Instinctivement, ses bras entourèrent mes épaules. Je posai mes lèvres sur les siennes et l'embrassai passionnément, mes mains glissant dans sa nuque.
Etonné tout d'abord, il répondit à mon baiser avec la même fougue que moi, glissant sa main droite dans mes cheveux, appuyant sur ma nuque pour approfondir le baiser tandis que sa main gauche descendait le long de mes reins. Je sentais son corps trembler contre le mien. Sa langue vint caresser mes lèvres, puis poussa pour franchir leur barrière. Je le laissai faire, ivre de désir et de passion contenus depuis trop longtemsp.
Mais soudain, nous fûmes arrachés l'un de l'autre, tirés en arrière par nos preneurs d'otages. Booth, par le chef, et moi par le nerveux, qui eut un ricanement que je qualifierai de salace. Il me poussa brutalement vers les autres otages. Je m'arrachai à ses mains et me tournai vers Booth.
- Booth, je vous aime ! criai-je dans un dernier cri d'espoir.
Je vis son regard se charger d'étonnement, de surprise, puis de joie.
- Je vous aime aussi, Bones !
Oh, merci Seigneur... il m'aime aussi... il a des sentiments pour moi...
Malgré la situation dramatique qui se déroulait autour de moi, mon coeur bondit de joie et j'eus envie de crier.
- Faites attention à vous ! Je vous attends à la sortie ! criai-je une dernière fois avant d'être repoussée encre plus brutalement par le nerveux.
Trébuchant, je manquai m'affaler par terre, mais je me rattrapai au mur.
- Espèce de..., grognai-je en me retournant vers lui. Je vais...
- Tu vas quoi, espèce de grognasse ? Allez, viens, je t'attends, si tu as des couilles ! Allez viens !
- Bones, non ! cria Booth de l'autre bout de la salle. Ne faites rien, il n'attend que ça !
Soufflant, le sang battant dans mes tempes, je serrai les poings pour ne pas lui envoyer un coup de pied des familles, là où ça fait très mal, à ce salopard.
Reprenant mon sang-froid, je m'approchai du blessé pour l'aider à se relever, aidé par un des hommes âgés. Mais je remarquai aussitôt son teint blanc et ses yeux révulsés. Je cherchai rapidement le pouls sur son poignet, puis sur son cou. Rien. Plus rien. Le corps était froid. L'homme était mort.
- Seigneur...
Je baissai la tête, en proie à un grand vide, puis un froid glacial s'empara de moi. Je me relevai lentement, la tête me tournant un peu, puis me tournai vers le cagoulé.
- Cet homme est mort, dis-je lentement, essayant de maîtriser les émotions violentes qui s'emparaient de moi.
Mon regard croisa celui de Booth, mais se porta aussitôt sur le chef.
- C'est bien dommage, marmonna celui-ci, je ne voulais pas ça, mais ce qui est fait est fait. Nous continuons comme prévu. Dr Brennan, veuillez rejoindre les autres. Vous allez sortir.

ELECTRA  (04.11.2007 à 10:42)
Chapitre 13

A nouveau, j’eus un nouvel élan vers Booth, que je réprimai aussitôt.
Non, Brennan, contrôle-toi… Le FBI est là… Tout va s’arranger…
Je serrai les mâchoires tandis que le nerveux nous poussait avec rudesse vers la porte de la banque. Je pris Missie dans mes bras et elle vint blottir sa petite tête dans mon cou. Kathy serrait le petit Gregory contre sa poitrine et jetait des regards apeurés autour d’elle. Les autres otages gardaient un calme étonnant, comme s’ils avaient deviné ce qui allait se passer.
- N’ayez pas peur, Kathy… je vous promets que tout va bien se passer… Gardez confiance…
Elle me lança un regard plein d’espoir.
- Je suis sûre que votre mari vous attend dehors… Vous allez bientôt être à nouveau ensemble…
Un des preneurs d’otages ouvrit la porte vitrée et passa sa tête dans l’entrebâillement.
- ATTENTION ! LES OTAGES VONT SORTIR !
Dehors, il faisait nuit, mais c’était comme s’il faisait plein jour grâce aux lumières aveuglantes que le FBI avait installé dans la rue, éclairant uniquement l’entrée de la banque. Une dizaine de voitures de police étaient garées en travers, des ambulances, et des camions de pompiers.Aveuglée par la lumière, je mis une main devant mes yeux. Une foule de curieux se trouvait là, ainsi que toute une armada de journalistes et de cameramens.
- AVANCEZ DROIT DEVANT VOUS ! cria le bandit.
Puis il referma rapidement la porte derrière nous. Se referma sur Booth et mon cœur manqua un battement.
Seigneur… Faites que tout se passe bien pour lui… Je vous en supplie…
Moi, qui ne croyais pas en Dieu auparavant, j’étais en train de le supplier de l’épargner… de le laisser en vie… de me laisser l’aimer…
Tout ça, c’est la faute de Booth, lui et sa maudite idée d’être catholique…
D’un même élan, nous nous précipitâmes tous vers les policiers en courant, soulagés de nous retrouver sains et saufs, dehors, loin de cette bande de salopards.Kathy, malgré sa faiblesse, semblait avoir des ailes dans le dos et courait presque plus vite que moi. Nous étions presque arrivés au niveau des agents du FBI quand elle poussa soudain un cri de joie.
- ADAM !!Je la regardai et vis des larmes couler sur son visage. Alors que le FBI se rapprochait d’elle, elle se jeta dans les bras d’un homme qui la serra contre elle, pleurant de joie lui aussi.
- KATHY ! Seigneur, merci ! Tu es vivante… J’ai eu si peur pour vous deux… Quand j’ai entendu les informations…
Le petit Gregory n’eut pas l’air d’apprécier les retrouvailles et se mit à pleurer. L’homme baissa les yeux vers les cris et ouvrit de grands yeux stupéfaits.
- Oh, mon Dieu… Kathy…
- C’est notre fils, Adam… notre petit Gregory… C’est grâce au Dr Brennan qu’il a pu venir au monde.
- Merci, Dr. Merci infiniment. Oh, il est si petit… (Son regard brillait de joie.) Où est Missie ? demanda-t-il soudain en relevant la tête.
- Ici, monsieur. La voilà, dis-je en lui tendant la petite qui reconnut aussitôt son père et poussa des cris de joie en tendant ses petits bras vers lui.
Il l’attrapa et la serra tendrement contre lui, puis il prit sa femme par le cou et ils formèrent tous les quatre un charmant tableau familial qui me serra le cœur.
Mais ils n’eurent pas le loisir de profiter du moment car des tas de journaliste et cameraman se précipitèrent vers nous, nous filant leurs micros sous le nez et en posant des tas que questions tous en même temps. Les flashs des appareils nous aveuglèrent.
- Dr Brennan, qui sont ses hommes ? Et l’agent Booth, pourquoi est-il resté dans la banque ? Est-ce qu’il est mort ? Ou blessé ?Venant à notre secours, en repoussant tout ce joli monde, des hommes en uniformes du FBI nous entourèrent et nous poussèrent pour nous retrancher derrière les voitures de police.
- Ne restez pas là, messieurs dames ! Vous êtes dans leur ligne de tir !
Nous fîmes ce qu’ils nous demandaient. Je me tournai vers l’un d’eux.
- Je voudrais parler à votre chef ! Vite ! C’est urgent ! Je suis le Dr Temperance Brennan. Je travaille avec l’agent Booth.
- Ah oui ! Suivez-moi, Dr Brennan !
Je ne me fis pas prier et je le suivais tandis qu’il se faufilait à travers la foule des policiers, d’ambulanciers et de pompiers qui circulaient et couraient en tout sens, s’interpellant les uns les autres.Il s’arrêta près d’un homme en costume qui se tenait près d’un des camions techniques du FBI. Ce dernier nous tournait le dos.
- Monsieur, le Dr Brennan est là !
L’homme se retourna et je reconnus Cullen. Le chef de Booth. Celui qui ne m’aimait pas.
- Dr Brennan, quel soulagement de vous voir saine et sauve !
Je haussai les sourcils. Pour la première fois depuis que je faisais équipe avec Booth, Cullen semblait sincèrement heureux de me voir.Mais ce n’était pas le moment des politesses. Booth était en danger et je devais faire quelque chose.
NOUS devions faire quelque chose.
- Monsieur, malgré tout le respect que je vous dois, QU’EST-CE QUE VOUS AVEZ TRAFIQUE AVEC BOOTH ?
J’avais hurlé la fin de ma phrase, mon angoisse et ma peur pour l’homme que j’aimais montant encore d’un cran dans le thermomètre de l’horreur.
- Dr Brennan, pour commencer, calmez-vous. Booth et moi avons tout organisé pour que tout se passe bien.
Serrant les poings et gardant aussi fort que possible mon calme, je reposai ma question.
- Qu’est-ce que vous avez trafiqué ? Je veux savoir. Booth est mon partenaire et je…
Non, tais-toi, Brennan, ne dis rien à Cullen…Du moins, pour l’instant.
- Je ne peux rien vous dire, Dr Brennan. Booth me l’a fait promettre. Il savait que vous alliez poser la question.
- Je me contrefous de ce que Booth a décidé ! JE VEUX TOUT SAVOIR !
Je veux savoir si l’homme que j’aime va mourir… où si nous allons pouvoir commencer une histoire…
Des larmes de colère et de peur me montèrent aux yeux, que je tentai de repousser, sans succès. Soudain, toute la tension qui s’était accumulée pendant toutes ces heures d’angoisse retomba sur moi et des larmes silencieuses se mirent à glisser sur mes joues. Je ne fis rien pour les retenir. Je ne pouvais pas… je ne pouvais plus…
Il me manquait tellement… J’avais si peur pour lui… C’était impensable d’aimer un homme comme ça… C’était la première fois que j’aimais aussi fort, aussi passionnément… Et il fallait qu’il risque sa vie pour moi… pour nous…
Je me sentais si impuissante, ne pouvant rien faire pour l’aider… pour le sauver… J’aurai tant voulu être près de lui.
Soudain, au-dessus de nous, il y eut un bruit de moteur. Je levai les yeux pour découvrir un hélicoptère du FBI se rapprocher pour finalement se poser devant l’entrée de la banque.
Le pilote laissa tourner le moteur et sortit de la cabine pour partir en courant vers le groupe de policiers qui l’attendait un peu plus loin.
- Qu’est-ce que…, commençai-je à dire, mais je n’eus pas le temps de terminer ma phrase.
La porte de la banque s’ouvrit et les preneurs d’otages sortirent tous ensembles, poussant Booth devant eux, se servant de lui comme d’un bouclier humain.
C’était donc ça. Booth s’était porté volontaire pour leur servir de protection quand ils sortiraient de la banque, sachant que le FBI ne pourrait pas tirer sur les preneurs d’otages, sous peine de tuer un de leurs agents.
Dans ma poitrine, mon cœur s’affola. Je me mis à trembler de peur.
Les yeux fixés sur mon partenaire, je ne le quittai pas du regard. Il semblait serein, mais Booth savait cacher son jeu. Il avait un tempérament aussi chaud que le mien.
- NE TIREZ PAS ! cria Cullen. Laissez-les partir, comme convenu !
Malgré tout, les tireurs d’élite maintinrent leurs armes en direction des bandits, prêt à tirer si cela devenait nécessaire.
Pourvu que tout se passe bien…, priai-je silencieusement. Seigneur, je vous en supplie…
Si Booth se sortait de cette affaire, je me promis d’aller à l’église avec lui tous les dimanches matins comme il le faisait.
Le chef des bandits poussa brusquement Booth dans la cabine de l’hélicoptère, puis il monta derrière lui, et les autres suivirent à leur tour. Un des hommes se mit aux commandes et ils décollèrent aussitôt.
Mon regard croisa celui de Booth alors qu’il jetait un œil à travers le hublot.
L’hélicoptère s’éloigna dans le bruit de ses retors, emportant avec lui mon partenaire.
- Et maintenant ? criai-je à l’adresse de Cullen.
Cela n’allait pas s’arrêter ainsi.
- Maintenant, nous allons les suivre sur notre radar.
Il se tourna vers un des hommes qui se tenait assis face à des tas de machines, à l’intérieur du camion.
- Johnson, vous les avez ?
- Oui, monsieur. Net et précis. Ils se dirigent vers la sortie de la ville, côté sud.
- OK ! On y va ! Tout le monde en route ! cria-t-il. Nous avons un agent à récupérer vivant ! Dr Brennan, venez avec moi.
Epoustouflée, je vis tout le monde se mettre en branle. Les agents du FBI et les policiers, tireurs d’élite, pompiers, etc… Tout le monde réintégra son véhicule et ils se mirent en route, sirènes hurlantes, les uns derrières les autres. Un autre hélicoptère, planqué derrière un bâtiment, décolla et se mit à suivre l’hélicoptère des bandits.
Comme un robot, je suivis Cullen qui me fit monter dans sa voiture. Il démarra rapidement la Crow Vic, brancha la sirène et se mit à suivre le camion technique qui ouvrait la marche, parlant dans son micro à intervalles réguliers pour suivre les indications du technicien radar.
- Je…, commençai-je.
- Non, Dr Brennan, me coupa-t-il aussitôt. Je n’ai pas le temps de répondre à vos questions. Je vous expliquerai tout plus tard, quand nous aurons récupéré Booth. Et même mieux, Booth vous expliquera tout ce que vous voulez savoir. (Il me jeta un petit coup d’œil.) J’espère que vous n’êtes pas armée…
Je ne rétorquai pas à sa petite plaisanterie, toutes mes pensées étant dirigées vers Booth. Je glissai mon regard par la vitre, regardant défiler, sans les voir, les arbres sur le côté de la route.
Le téléphone portable de Cullen se mit à sonner. Il prit la communication.
- Oui, elle est près de moi, je vous la passe.
Il me tendit l’appareil.
- Angela Montenegro. Elle veut vous parler.
J’attrapai rapidement le téléphone.
- Angela ?
- Ma chérie, oh, tu es vivante, Dieu soit loué ! Nous avons entendu les dernières nouvelles sur la radio de Jack. Comment vas-tu ?
- Je vais bien, Angela, ne t’inquiète pas.
- Tant mieux. Et Booth ?
- Il est aux mains des bandits, lui répondis-je, la voix enrouée par l’émotion. Nous suivons l’hélicoptère.
- Ma chérie, je suis sûre que tout va s’arranger pour Booth. Aie confiance en lui.
- Je sais, Ange, je sais, mais… c’est plus fort que moi…
- Monsieur, l’hélicoptère des preneurs d’otage s’est posé dans une zone dégagée tout au sud de la ville, grésilla la voix du pilote de l’autre hélicoptère du FBI. Derrière le centre commercial.
Je sursautai au son de la voix et regardai aussitôt Cullen.
- Bien reçu. Nous y sommes presque. Posez-vous un peu plus loin et attendez-nous.
- OK. Bien reçu.
- Ange, je dois te laisser. On a repéré l’hélicoptère des bandits. Je te rappelle dès que tout est terminé.
- Excuse-nous de ne pas être venus te soutenir, mais ici, c’est un peu chaud… Enfin, je t’expliquerai. Prends soin de toi et ramène nous vite notre agent préféré.
- Merci, Ange… Je raccrochai.
Cullen reposa brusquement le micro et enfonça la pédale d’accélérateur. La Crow Vic fit un bond en avant. Je cramponnai la poignée de la portière. Il conduisait aussi mal que Booth.
- Brennan, nous allons récupérer notre meilleur agent, de gré ou de force. Je veux que vous restiez dans la voiture, tout le temps des opérations. Je ne veux pas vous avoir dans nos pattes. Me suis-je bien fait comprendre ?
- Je veux…
- Dans la voiture, grogna-t-il en appuyant son regard sur moi. Et vous ne bougez pas. Si vous ramassez une balle perdue, vous ne pourrez jamais dire à Booth que vous l’aimez.
Je fixai sur lui un regard éberlué. Ainsi, il avait deviné que j’avais des sentiments pour Booth. Bien avant moi. Mais qui étais-je pour ne pas avoir vu que Booth était amoureux de moi ? Et comment n’avais-je pas compris plus tôt que je l’aimais plus que tout bien avant tout ça ?
- Oui, monsieur, j’ai bien compris et je ferai comme vous voulez. Simplement, promettez-moi de me ramener Booth vivant.
- Je vous le promets, Dr Brennan. Booth est mon meilleur agent. Je ne veux pas le perdre. Et vous non plus, je pense.
- Non, moi non plus…
A nouveau, il enfonça la pédale de l’accélérateur et la voiture fit un autre bond en avant.
Cinq minutes plus tard, nous arrivions sur les lieux où l’hélicoptère des bandits avait atterri. Toutes les voitures s’arrêtèrent dans un crissement de pneus et de nuage de poussière.
Je regardai tout autour de moi, autant que me le permettait la vision à travers le pare-brise et la vitre passager. Mais je ne vis rien. L’hélicoptère était vide de tout occupant. Pas de trace à l’horizon de Booth ou des bandits.
Mon cœur s’emballa.
Qu’est-ce qu’il avait prévu avec Cullen ? Je bouillais de colère de ne rien savoir de leur plan. Mais j’avais promis de me tenir tranquille et, docile, je ne bougeai pas de mon siège tandis que Cullen, après avoir armé son arme, descendait de son siège.
Booth, où es-tu ? Fais-nous un signe, je t’en supplie…
Soudain, un des agents cria et désigna un point dans l’obscurité. Je le vis se baisser, puis plus rien. D’autres agents se précipitèrent et je les entendis crier.
N’en pouvant plus, oubliant toute promesse et toute prudence, j’ouvris la portière et descendis rapidement. Je me mis à courir en direction des agents, entendant, dans un brouillard, Cullen m’appeler.Je ne l’écoutai pas, je n’écoutai plus rien, sauf mon cœur. Je savais que c’était Booth que les agents du FBI avaient retrouvé, je le sentais au plus profond de moi, au plus profond de mes tripes.
Courant à perdre haleine, je me rapprochai rapidement, puis freinai en découvrant une forme allongée dans un trou dans le sol. Sous les lampes des agents, je reconnus aussitôt les vêtements de Booth.Un hoquet de peur s’étrangla dans ma gorge alors que je découvrais du sang sur le côté de sa tête.
 
A SUIVRE 

Alors ? Qu’en pensez-vous ? Vite, des commentaires ! Tout plein tout plein !

ELECTRA  (13.11.2007 à 21:26)
Chapitre 14

Oh mon Dieu, non… faites que…
Repoussant brutalement les agents, je m’agenouillai près de Booth et cherchai aussitôt un pouls sur son poignet. J’eus du mal à le trouver, mais il était là, faible, mais présent.
Merci Seigneur, il est vivant…
Je poussai un gros soupir de soulagement.
Alors que je me penchai davantage sur lui, il ouvrit doucement les yeux et fit une grimace en portant une main à sa tête.
- Non, Booth, ne touchez pas. Vous avez une vilaine plaie…
Il retira ses doigts et les regarda, les découvrant plein de sang.
- Effectivement, Bones…
Il tenta de se relever, mais je le repoussai doucement.
- Non, attendez que les ambulanciers vous aient examiné.
Je tournai la tête vers le médecin qui arrivait en courant avec sa trousse.
- Vite, il lui faut des soins !
- Je vais bien, Bones, j’en ai vu d’autres, vous savez…, dit Booth avec une nouvelle grimace douloureuse.
- Ce n’est pas une raison, Booth. Soyez raisonnable !
Le médecin urgentiste se pencha sur lui et je lui laissai ma place pour qu’il puisse faire son travail.
- BRENNAN ! Vous êtes devenue complètement folle ?
Tandis que j’observai le médecin s’occuper de mon partenaire, priant pour qu’il n’ait rien de grave, Cullen s’était approché, sans que je l’entende, et me secouai maintenant par les épaules.
- Quoi… Quoi ? bafouillai-je en le regardant comme si je le voyais pour la première fois.
La pression de peur que j’avais ressenti jusque-là retombait et je ne savais plus très bien où j’en étais.
- Si les bandits avaient encore été dans les parages, ils vous tiraient comme un lapin !
- Booth était allongé là… et…
Mes pensées s’embrouillaient tandis que mes yeux ne quittaient pas les gestes du médecin urgentiste.
- Comment va-t-il ? demanda Cullen en s’approchant de deux hommes.
- Il a reçu un bon coup de crosse à la base du crâne, mais heureusement sans gravité. Votre agent est costaud. Mais, par sécurité, nous allons l’emmener à l’hôpital et lui faire des radios complémentaires.
- Non, pas question…, grommela Booth en tentant de se relever.
- Non, Booth, vous n’êtes pas sérieux, dis-je en m’approchant de lui.
- Je vais bien, je n’ai pas besoin de radios…
Connaissant mon partenaire, je n’insistai pas et lui tendis mes mains pour l’aider à se relever. Il les accepta et se remit lentement sur pieds. Il chancela un petit peu tandis que je le soutenais, puis il reprit son équilibre.
- Agent Booth, en tant que médecin urgentiste, je ne saurai trop vous conseiller ses radios car…
- J’ai dit : pas de radios.Vu le ton catégorique et sans appel de Booth, le médecin fit comme moi : il n’insista pas.
- Très bien, agent Booth. C’est vous qui décidez. Vous allez me signer une décharge et je vais vous prescrire quelques médicaments pour la douleur. Demain, vous allez avoir une sacrée migraine. Je ne saurai trop vous recommander un jour de repos.
Voyant Booth grimacer à nouveau, je pris la parole.
- Ne vous inquiétez pas, docteur. Je me charge de le tenir au repos.
Booth me lança un coup d’œil de travers, mais ne dit rien.
- Très bien, dit Cullen. Agent Booth, je ne veux pas vous voir au FBI avant lundi matin, frais et dispo pour reprendre le travail et à faire votre déposition. C’est bien compris ?
- Mais nous devons retrouver ces bandits… Ils ont tué un homme…
- Nous allons nous en charger, Booth. Vous avez besoin de repos, vous et le Dr Brennan. N’oubliez pas que vous avez été leurs otages.
- Monsieur, je…
- Suffit, Booth. C’est un ordre.
- Oui, monsieur, dit Booth en capitulant.
- Bien. Parfait. Dr Brennan, fit-il en se tournant vers moi, je vous attends à mon bureau demain matin.
- Je serai là.
- Une voiture va vous ramener.
Il s’éloigna. Nous l’entendîmes interpeller un des agents.
- Voici, agent Booth, fit le médecin. Une ordonnance de calmants et d’antidouleurs. Rentrez chez vous et mettez-vous au lit. Une bonne nuit de sommeil est souvent le remède le plus salvateur. Si vous ressentez un malaise ou quoi que ce soit, n’hésitez pas à vous présenter aux urgences. Bonsoir.
Il rangea sa trousse et s’éloigna vers l’ambulance.Je tournai mon regard vers Booth et souris.
- Vous savez que vous êtres très sexy avec ce bandage sur la tête.
- Ah ah, très drôle, Bones !
- Allez, je vous ramène chez moi.
Il me regarda d’un air surpris tandis qu’il s’appuyait sur moi et que nous faisions route vers un des véhicules du FBI où nous attendait notre chauffeur.
- Chez vous, Bones ? Woa woa woa ! Serait-ce une proposition ? fit-il avec son sourire charmeur.
- Ne soyez pas idiot, Booth ! Pas de charme avec moi. Si vous dormez chez moi, je pourrai vous surveiller.
- Je n’ai pas besoin d’être surveillé, je peux me surveiller moi-même, grogna-t-il en se frottant la tête.
- Ouais, c’est ça et dès que j’aurai le dos tourné, vous en profiterez pour enfiler un nouveau costume sexy du FBI et vous repartirez en mission, même si vous êtes au trente sixième dessous. Il n’en est pas question ! Je tiens à vous récupérer lundi matin, en pleine forme.
- Un costume sexy ? répéta-t-il en me regardant d’un air étonné.
- Oui. Vous ne saviez pas que vous êtes très sexy dans vos costumes sombres ?
- Ah bon… Ca, j’aurai jamais cru…
- Menteur…
Nous montâmes dans la voiture. J’indiquai mon adresse à l’agent du FBI, et pendant tout le trajet, nous demeurâmes silencieux. Aucun de nous ne tentait d’amener la conversation sur le baiser et sur nos sentiments que nous avions échangés avant mon départ de la banque. Je mourrais d’envie de le prendre dans mes bras, mais je ne fis aucun geste, doutant, à présent, de ce qui s’était passé dans la banque. Booth ne tenta rien, lui non plus.
Et si j’avais rêvé tout ça ?
Puis je me souvins d’Angela et des autres et décidai de les appeler pour les rassurer. 

Une demi-heure plus tard, je glissai ma clé dans la serrure de mon appartement et j’entrai, Booth derrière moi.
- Installez-vous confortablement, Booth. Je vais vous faire à dîner. Si vous voulez prendre une douche… (Je regardai sa chemise tâchée de sang.) … la salle de bain est par là, lui indiquai-je du doigt.
- Je veux bien. Cette chemise est bonne pour être brûlée.
- Malheureusement, je n’en ai pas d’autre à vous proposer. Je vis seule, souvenez-vous. Je vous passerai un grand sweat-shirt à moi.
- Ca marche, dit-il en commençant à déboutonner sa chemise hors d’usage. Vous savez cuisiner ? dit-il avec un demi sourire.
- Hé ! Je ne suis pas une handicapée de la cuisine ! J’ai pris des cours et j’adore cuisiner !
- Là, vous m’épatez, Bones !
- Quel est votre plat favori ? lui demandai-je alors que je nouai un tablier de cuisiner autour de ma taille.
- Les macaronis au fromage !
- Facile ! C’est ma spécialité ! 
Une heure plus tard, nous étions installés sur le canapé, savourant une tasse de café. Quand j’avais su que Booth était friand des macaronis au fromage, je m’étais surpassée et les pâtes avaient été délicieuses. Malgré une migraine naissante, Booth s’était resservi deux fois et avait fermé les yeux lors la première bouchée.
- Bones…, avait-il dit, vous êtes un vrai cordon bleu ! Ce plat est diaboliquement bon. C’est le Diable, votre professeur de cuisine ? demanda-t-il avec un demi-sourire.
- Oui, et j’ai d’autres recettes aussi diaboliques que celle-ci dans mon grimoire…Il avait éclaté de rire, suivi d’un gémissement lorsque sa tête s’était rappelée à son souvenir. 

Maintenant, nous buvions notre café en silence, sentant tous les deux qu’il était temps de parler de ce qui s’était passé à la banque.
- Bones…, commença-t-il alors que je prononçai son nom en même temps.
Nous sourîmes et nos regards se fixèrent.
- Allez-y, dis-je doucement.
- Non, honneur aux dames.
- Non, vous êtes blessé, c’est à vous de parler.
- J’insiste.
- Non.
- Décidément, vous voulez toujours avoir le dernier mot, hein, Bones ?
Nous étions repartis dans une nouvelle querelle et ça pouvait durer longtemps, ni l’un ni l’autre ne cédant le premier habituellement.
Comme c’est moi qui avais fais le premier pas à la banque, qui l’avait embrassé la première, je jugeai que c’était à moi de parler.
- Booth… pour ce qui s’est passé tout à l’heure, à la banque…
Il posa sa tasse sur la table et je fis de même. Le café attendrait un peu.
Puis, soudain, n’y tenant plus, je me précipitai dans ses bras, les larmes aux yeux.
- Booth, j’ai eu si peur de te perdre… si peur…
Refermant ses bras autour d’elle, il remarqua qu’elle s’était mise à le tutoyer. Il eut un petit sourire. 

A SUIVRE… 

ELECTRA  (13.11.2007 à 21:42)
Chapitre 15

Dernier chapitre, j’espère que la fin vous plaira… J’attends vos commentaires… 

- Bones, n’aie plus peur, je suis là et je suis bien vivant. Je vais bien, mise à part la grosse bosse sur mon crâne, dit-il en grimaçant.
Je me redressai et mes yeux croisèrent son regard.
- Pourquoi as-tu fait ça ?
- Fait quoi ? répéta-t-il avec un air étonné.
- Arrête, Booth, tu sais très bien de quoi je parle. Te laisser garder en otage pour nous sauver. Pourquoi ?
Il posa une main sur la mienne et j’observai nos doigts s’entrelacer, hypnotisée par le geste.
- Je suis ton ami, et les amis, c’est fait pour ça. Je pensais que tu me faisais confiance, murmura Booth en me fixant.
- Evidemment que je te fais confiance, mais mettre ta vie en danger…, répondis-je en resserrant mes doigts sur sa main.
Il glissa un doigt sous mon menton et releva mon visage vers le sien. Je frissonnai sous son regard.
- J’ai fais ce qu’il me semblait juste de faire, et je ne regrette rien…
- Mais…
- Je t’aime depuis si longtemps…
A nouveau, un frisson me parcourut alors qu’il approchait lentement ses lèvres des miennes sans me quitter des yeux. Avec l’intensité qui se dégageait de lui, toute l’angoisse que je ressentais s’envola et seul restait l’instant présent.
Nos lèvres entrèrent finalement en contact, se savourant jusqu’à se dévorer, laissant la passion nous envahir totalement. Mes mains s’égarèrent dans ses cheveux tandis que les siennes glissaient dans mon dos et sur mes hanches.
Soudain, il sursauta et poussa un petit gémissement de douleur. Il porta vivement une main à sa tête.
Je reculai et le regardai.Sa blessure. Je l’avais oubliée.
- Désolée, ta tête… Est-ce que ça va ?
- Oui, c’est juste un peu sensible, répondit Booth avec une grimace.
- Tu veux un cachet pour la douleur ?
- Non. Je crois que le meilleur remède, c’est t’embrasser, dit-il avec son irrésistible sourire charmeur.
Alors, nous reprîmes notre baiser, là où il avait été interrompu. Bientôt, les mains de Booth se glissèrent sous mon chemisier, caressant doucement la peau de ma poitrine. Mon corps s’arquant sous l’effet du plaisir qu’il m’apportait, ma tête retomba en arrière, mettant ma gorge à découvert. Il posa ses lèvres dans mon cou et le couvrit de baisers. Alors, je perdis toute notion du temps et de la réalité, me laissant glisser dans un abîme de plaisir. 

Des frissons et des sensations agréables me réveillèrent en douceur. Je souris et cachai mon visage dans l’oreiller. Les doigts de Booth caressaient lentement mon dos, me gardant proche du plaisir.
Je me retournai et lui lançai un sourire béat. Jamais depuis longtemps je ne m’étais sentie aussi bien, aussi légère, comme si tous mes soucis s’étaient envolés au cours de cette nuit. Et je savais que c’était le cas ; une nuit d’amour avec Booth et j’étais prête à affronter le monde entier.
Me redressant légèrement, je remis derrière mon oreille une mèche de cheveux qui me tombait devant l’œil.
- Comment va ta tête ? lui demandai-je en posant une main sur sa joue où pointait une légère barbe.
- Ca va, répondit-il en prenant ma main pour en embrasser la paume, puis reprenant la même caresse le long de mon bras que la veille au soir.
- C’est incroyable…, j’ai dû mal à croire à tout ça…, murmurai-je en réprimant un frisson. A nous, à l’effet que tu me fais, ajoutai-je en le voyant se rapprocher de moi.
Sans un mot, Booth s’allongea sur moi, déposant de légers baisers sur tout mon visage, puis sur mes lèvres encore douloureuses de nos ébats de la nuit. Il me cloua sur le lit avec son corps musclé, me transmettant toutes ses émotions.
- J’ai attendu ce moment depuis 2 ans, Bones… Celui où je pourrais passer la nuit dans tes bras, dit-il en plongeant son regard dans le mien.
- Ne m’appelle pas Bones, dis-je en me redressant pour l’embrasser fougueusement.
Sans qu’il s’y attende, je le repoussai et prenais l’avantage de la situation en me positionnant au-dessus de lui. Nous échangeâmes un nouveau baiser passionné et, une fois de plus, nos deux corps fusionnèrent dans une étreinte torride. 

EPILOGUE
Les jours qui suivirent enchaînèrent relation professionnelle et relation privée. La journée, Booth et moi gardions le professionnalisme que nous avions vu grandir au fil des deux années et, la nuit, nous déchaînions notre passion mutuelle. Au fil des jours, il m’était devenu indispensable, autant sinon plus que l’air que je respirai. Je ne supportais plus de le voir s’éloigner de moi, je ne supportai plus son absence. Il était le passé, le présent et mon futur. Il m’apportait une paix intérieure que je n’avais pas ressentie depuis longtemps, depuis la disparition de mes parents. Avec lui, auprès de lui, je me sentais revivre. Même nos querelles, que nous avions gardées, m’étaient agréables et me rappelaient que nous étions encore partenaires.
Toute l’équipe avait été heureuse d’apprendre que nous débutions une relation amoureuse, surtout Angela qui n’avait de cesse de me répéter qu’elle le savait depuis le début et que nous avions attendu bien trop longtemps pour nous avouer nos sentiments et profiter de la vie, si tu vois ce que je veux dire, avait-elle dit avec un clin d’œil polisson. Ne t’inquiète pas, Ange, Booth et moi rattrapons le temps perdu, si tu vois ce que je veux dire, lui avais-je répondu à mon tour, avec le même clin d’œil polisson. Elle en était restée coïte, la bouche et les yeux grands ouverts.
Cullen avait appelé Booth le lundi matin, à sa reprise de travail, pour lui annoncer que les bandits avaient été rattrapés par le FBI à la frontière de l’état, alors qu’ils s’apprêtaient à passer les billets volés cachés dans les quatre pneus d’une fourgonnette, volée elle aussi.
Un soir, Booth et moi avions été invités à dîner chez Kathy pour fêter la naissance de Gregory. J’avais été heureuse de revoir la jeune femme qui se portait à merveille. Le petit Gregory aussi. Quant à la petite Missie, elle était venue se jeter en riant dans mes jambes dès que j’étais entrée dans la maison. En riant, je l’avais prise dans mes bras et l’avais fait tourner en l’air, la faisant rire aux éclats. Après l’avoir reposé par terre, elle avait fait la même chose avec Booth. Il s’était contenté de la soulever dans ses bras et de la faire danser, comme une grande et belle jeune fille qu’elle serait plus tard. Nous avions tous bien rigolé et passé une bonne soirée. Kathy et son mari n’avaient pas cessé de nous remercier, surtout Booth pour s’être porté volontaire en tant qu’otage pour permettre notre libération. 
Un soir, après que Booth et moi ayons dîné dans un célèbre restaurant de Washington, nous nous retrouvâmes assis sur un banc, dans un parc.
- Temperance…, commença-t-il en se tournant vers moi.
Je sursautai. C’était la première fois qu’il utilisait mon prénom. Je trouvais ça pas bon du tout.
- Quoi ? dis-je en le fixant.
Il me lança un regard surpris.
- Woa woa, quelle agressivité !
- Je suis agressive car, vu que tu ne m’as jamais appelée par mon prénom, je tends à penser que c’est inquiétant.
Il éclata de rire, puis reprit son sérieux.
- Je te retrouve bien là, ma belle, dit-il en prenant ma main. Non, ce que j’ai à te dire est très important, alors c’est pour ça que j’emploie ton prénom. Voilà. (Il prit une grande inspiration.) Temperance, je veux faire ma vie avec toi.
Sous le choc, mes yeux s’ouvrirent en grand ainsi que ma bouche.
- Non, surtout, ne panique pas, je ne te demande pas en mariage… enfin pas encore… mais je veux que tu saches que vivre avec toi serait mon plus grand bonheur. Qu’est-ce que tu en penses ?
C’était si soudain, si inattendu, que je restai là, sans pouvoir parler, à le regarder comme s’il lui était poussé une deuxième tête. Dans ma poitrine, mon cœur s’était arrêté une seconde, puis était reparti pour battre encore plus vite. Le sang me martelait les tempes. Une bouffée de chaleur partit de mon crâne pour se diffuser dans tout mon corps. Mais, en même temps, je frissonnai. Je me mis à trembler sous l’effet de l’émotion qui me parcourait.
Je tentai de reprendre mes esprits tandis que Booth me fixait toujours, essayant probablement de déchiffrer mes pensées à mon expression, comme il savait si bien le faire.
Combien de temps je restai ainsi, je n’en sais rien…
- Temperance…, chuchota Booth, ça va ?
Sa voix me sortit de ma béatitude et je clignai des yeux, revenant soudain dans la réalité.
- Je… je… Tu veux faire ta vie avec moi ? C’est bien ce que tu as dis ?
Il eut un petit sourire.
- Oui, c’est bien ce que j’ai dis.
- Tu es sérieux ?
Je secouai la tête, persuadée que cette conversation avait lieu dans une autre réalité. Pourquoi Booth voudrait faire sa vie avec moi, moi qui suis si… si froide… si méchante avec les gens… si solitaire…
Non, c’était impossible, j’avais dû rêver ses paroles.
- Temperance, je n’ai jamais été aussi sérieux… et tu me connais bien, n’est-ce pas ?
- Justement, oui, et tu es plutôt du genre à plaisanter. Quand tu es sérieux, c’est que tu es tracassé ou contrarié par quelque chose, une enquête difficile, un dilemme… ou quand on se dispute…
- Ou quand tu es en danger…
Je baissai un instant les yeux, fixant mes mains qui ne cessaient de s’agiter, ne sachant où les mettre. Booth glissa un doigt sous mon menton et releva mon visage vers lui.
- Temperance, je ne te demande pas une réponse immédiate, je sais que tu ne le feras pas… Alors je serai patient, j’attendrai… Tu dois réfléchir, je sais et je…
- NON ! criai-je soudain.
Booth se redressa sous mon cri.
- Non ? Tu ne veux pas faire ta vie avec moi, c’est ça ? dit-il, son regard s’assombrissant sous ma réponse.
- Idiot !
Je me jetai dans ses bras et posai mes lèvres sur les siennes, l’embrassant passionnément, glissant mes doigts dans sa nuque et ses cheveux. Je voulais faire durer ce baiser, éternellement, j’avais besoin de lui, mais j’avais aussi besoin d’oxygène et c’est ce qui m’obligea à reculer.
Je posai mon front contre le sien.
- Booth, non, je ne veux pas faire ma vie avec toi… (Je le sentis se raidir contre moi.) … enfin pas au sens que tu l’entends, une relation juste comme ça… (Je reculai ma tête et le fixai.) … Je veux me marier avec toi…
Cette fois, c’est lui qui prit un air éberlué et béat. Je m’approchai à nouveau de lui et de ses lèvres.
- Je t’aime, Seeley… 

FIN

ELECTRA  (13.11.2007 à 21:55)

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