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Le sniper

Série : CSI : NY
Création : 08.10.2007 à 16h53
Auteur : dangie 
Statut : Terminée

« Un sniper s'en prend à l'équipe de Mac. Bonne lecture » dangie 

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    Chapitre 1

            
    Le soleil se levait à peine mais la journée s’annonçait  radieuse, claire,
ensoleillée. Le mois de juin s’égrainait doucement et l’été qui approchait à grands pas promettait d’être exceptionnel, torride.
    Michael Matters se moquait bien du temps qu’il faisait ou qu’il fera. Il aurait aussi bien pu pleuvoir des cordes ou neiger à gros flocons, il serait quand même resté là, allongé dans cette allée à fixer le ciel bleu azur de New York. La tache rouge sur sa chemise élimée avait fini de s’agrandir. Son visage était resté figé dans une expression de surprise. Il n’avait rien vu venir, il n’avait pratiquement rien senti, tout était allé si vite qu’il était déjà mort avant de toucher le sol.
    Le détective Don Flack n’était pas arrivé depuis longtemps sur les lieux, pourtant il commençait déjà à ressentir les premiers signes d’impatience. Il attendait ses collègues de la police scientifique et ceux-ci n’avaient pas l’air pressés de faire leur apparition. Décidément, Danny Messer avait toujours eu du mal à se lever tôt. Pourtant cette affaire préoccupait Don, ce n’était certainement pas une simple bagarre entre S.D.F., une simple altercation après une soirée un peu trop arrosée et qui aurait fini en drame. Non, si ce type avait bien l’air d’être un sans- abri, il n’avait certainement pas succombé à un coup de couteau. Il avait été transpercé de part en part. Si c’était par une arme à feu, celle-ci devait être très puissante, mais où était la douille ?
     Flack n’eut pas le temps de se poser d’autre questions qu’il entendit une voiture se garer et vit en descendre Aiden Burn et Danny Messer. Il les observa s’approcher, la jeune femme d’abord suivit de près par son ami. Don s’amusait toujours de voir le petit jeu qu’ils jouaient tout les deux, ne cessant de s’asticoter, on aurait dit un match de tennis, chacun renvoyant la balle à l’autre, chacun cherchant à ne jamais laisser l’autre gagner. Mais, Don voyait bien que les deux experts aimaient travailler ensemble car ils aimaient ce jeu et chaque jour qui passait, ils se rapprochaient un peu plus.
    Aiden avait du sonner au moins une bonne dizaine de fois avant que Danny ne daigne lui ouvrir. Elle lui avait juste laisser le temps de s’habiller avant qu’elle ne l’entraîne jusqu’à sa voiture pour rejoindre le lieu du crime. Elle lui avait dit qu’il aurait le temps de prendre son petit déjeuner tout à l’heure, c’est même elle qui régalerait si il voulait, mais le travail n’attends pas. Elle s’avançait énergiquement vers le corps étendu dans l’allée, sentant dans son dos, Danny qui tentait de suivre son rythme. Puis, d’un seul coup, elle entendit un drôle de bruit, juste derrière elle.
    - Hé, Messer, tu supporte plus la vue du sang ou t ‘es en hypoglycémie ? demanda t-elle joyeusement en se retournant.
    Mais son sourire disparu aussitôt quand elle vit Danny, étendu par terre, du sang avait déjà recouvert une partie de sa chemise, il respirait difficilement. Elle se précipita vers lui et appuya de toutes ses forces sur la blessure tentant désespérément de stopper l’hémorragie, tentant de comprendre ce qui avait pu se passer.
    Don, lui, avait tout vu et pourtant il n’avait pas compris tout de suite. Danny avait été projeté en arrière comme par une main invisible et il s’était écroulé. Don avait tout de suite pensé à une balle mais pourquoi n’avait-il pas entendu de détonation? Tout en appelant les secours, il scrutait les immeubles environnants avec angoisse. Si un tireur les avait encore dans sa ligne de mire, ils n’avaient pas beaucoup de chances de s’en sortir.


    Chapitre 1 bis


    Qu’est ce que cette fille est sexy! Je devrais pas la laisser passer devant moi, je peux pas m’empêcher de la regarder, j’ me fais du mal tout seul... je vais encore me mettre dans un état pas possible et  Don va se foutre de moi... Y’a pas à dire, maintenant je suis bien réveillé. C’est quand même agréable de se faire tirer du lit par une telle nana, peut-être un peu trop rude à mon goût, mais quand même, qu’est ce que cette fille est sexy! Même en combinaison, au beau milieu d’une barge d’ordure, elle est toujours sexy, j’en reviens pas...
    ...C’est pas faute d’avoir tenté ma chance avec elle, je me suis tellement pris de râteaux que je pourrais ouvrir une quincaillerie. Mais c’est quand même plus agréable de bosser avec elle qu’avec Mac... C’est pas que j’aime pas Mac... j’apprends énormément avec lui, tous les jours, mais côté rigolade, on peut pas dire que Mac soit un bout en train. Enfin, je m’égare, on est là pour quoi en fait …
    ...Hé, mais qu’est qui se passe??? Je comprends pas pourquoi je me retrouve par terre! Y’a encore une seconde, je matais les fesses d’Aiden et voilà que je me retrouve par terre...Hé, mais arrêtes ça!!! t’es malade ou quoi? Tu me fais mal!!! t’es en train de me broyer l’épaule! Aiden! je t’ai rien fait! je t’ai juste regardé !… bon je sais, c’est tes fesses que j’ai regardé mais tu vas pas te fâcher pour ça? Allez... arrêtes... s’il te plait… Tu sais l’amour vache, ça n’a jamais été mon truc, je plaisantais quand je te demandais si tu voulais que je te sangle à cette voiture. JE PLAISANTAIS !!!, ALORS ARRETES!!!… Je peux plus respirer !... je t’ai déjà dit que ta beauté me coupait le souffle mais là, c’est tes mains qui me coupent le souffle... lâches moi…
    ...Promis, je ferais tout ce que tu voudras, j’irais même te chercher du café ou laver ta voiture si tu veux. Tu pourras disposer de mon corps, mais lâche mon épaule. Pourquoi t’entends pas ce que je dis, et toi, Don pourquoi tu fais rien? Tu dis que t’es mon ami, mais tu laisses cette furie s’acharner sur moi. Fais quelque chose, quoi!!!…Pourquoi personne m’entends???


dangie  (08.10.2007 à 17:08)
Chapitre 2

    Ils entendaient les sirènes de l’ambulance hurler à quelques blocs d’eux mais, pourtant aucun signe des secours. Don Flack avait réussit à joindre Mac Taylor et celui-ci lui avait assuré qu’il serait sur place dans quelques minutes, cela l’avait un peu rassuré, d’autant que si le tireur avait voulu faire un carton, il aurait certainement déjà continué. Puis, Don avait vu le visage de son ami, tout ce sang, là encore, il avait gardé son calme. Il avait alors croisé le regard d’Aiden… et là, il avait paniqué. Dans les situations d’urgences, la jeune femme ne perdait jamais son calme préférant laisser éclater sa colère ou sa joie une fois le moment critique passé.
    - J’y arrive pas!… il va mourir si j’arrive pas à arrêter tout ce sang, murmura t-elle.
    - Mais si, tu fais un super boulot, t’arrêtes pas, les secours vont arriver, la rassura Don.
    Il avait un tant soit peu retrouvé son calme, il y était obligé, au moins un des deux devait garder le contrôle de la situation. En réponses à ses prières, l’ambulance tant attendue arriva enfin. Deux hommes en sortirent et accoururent vers le blessé. Don saisit Aiden par les épaules pour la faire se relever et laisser les secouristes faire leur travail. Elle vit d’un œil absent les deux hommes s’affairer, posant une perfusion, comprimant la blessure, installant un masque à oxygène sur le visage de Danny. Puis, son regard se posa sur ses mains, ses mains pleines de sang. Bien sûr qu’elle avait déjà vu autant de sang, mais là c’était le sang de Danny. Elle pensait avoir été dure avec lui ce matin, mais en réalité, elle n’avait pas été plus dure que d’habitude. Danny avait besoin d’être un peu boosté le matin et elle s’amusait à jouer ce rôle. Mais, surtout, ce sang sur ses mains réveillait un souvenir qu’elle avait cru pouvoir enfouir dans sa mémoire à jamais. Un souvenir qui avait forgé sa personnalité, qui avait décidé de la tournure qu’elle avait voulu donner à sa vie.
     Don posa doucement une main sur son épaule. Elle n’avait jamais été très proche du meilleur ami de Danny mais à ce moment précis, elle sentit qu’ils étaient en phase tout les deux, qu’ils étaient solidaires. Elle baissa les yeux et vit ce que Don lui tendait : un mouchoir. Un mouchoir pour essuyer ses mains tachées de sang. Elle le prit sans dire un mot.
    - Mac va arriver, tu vas aller avec Danny dans l’ambulance, on vous retrouvera à l’hôpital, dit Flack la voix encore chargée d’émotion.
    Les secouristes installèrent Danny sur un brancard et le transportèrent vers leur véhicule. Aiden monta avec lui à l’arrière et les portes claquèrent. L’ambulance redémarra enclenchant une nouvelle fois la sirène. Don se retrouva seul à scruter vainement les immeubles environnants pour tenter de déceler un indice indiquant la position du tireur.

    Chapitre 2 bis

    Ca y est ! La furie m’a lâché !  Je sais pas ce qu’elle m’a fait mais qu’est-ce que j’ai mal !… Aiden, je crois que tu m’a cassé l’épaule!!! Je t’ai juste maté les fesses, ta réaction est quand même un peu disproportionnée…Non? Je sais que t’es de mauvaise humeur ce matin, je l’ai su dès que tu as commencé à t’acharner sur ma sonnette, mais c’est pas une raison pour m’en faire subir les conséquences ! Et toi Don ? Tu lui dis rien ? Tu l’a laissé faire? A bien bravo ! sympa les amis !
    …Hé ? Mais qu’est qui font ces deux là maintenant???…Hé, mon pote pourquoi tu déchires ma chemise? Si elle te plaisait pas, suffisait de le dire, t’es pas obligé de la massacrer ! Moi, elle me plaisait bien cette chemise, c’est le premier truc que j’ai trouvé ce matin parce que l’autre furie ne m’en a pas laissé le temps…Enfin, maintenant, elle est bonne pour la poubelle. Ou alors à la rigueur pour en faire un chiffon…pour nettoyer la voiture d’Aiden ?…Non, après ce qu’elle vient de me faire, ça serait plutôt à elle de nettoyer ma voiture…
    …Hé ? Mais, il vient de me planter une aiguille à tricoter dans le bras celui-là, t’es malade ou quoi ??? C’est pas vrai, je suis entouré de malades, faut vous faire soigner les mecs!!! Et c’est reparti…Voilà l’autre cinglé de la chemise est de retour…Hé? Mais rends-moi mes lunettes ! J’en ai besoin quoi !…  Voilà qui me met un truc sur la figure ! Ca sent le plastique, ton truc ! Hé? J’suis pas Dark Vador!!!  T’en profite parce que je peux pas bouger mais tu perds rien pour attendre! je te retrouverai, mec!… LACHEZ-MOI, FOUTEZ-MOI LA PAIX!!!
    …Hé ? Mais qu’est-ce qui se passe ? V’là maintenant que tout bouge ! Mais c’est pas vrai, où vous m’emmenez ? Pourquoi vous m’avez attaché? Vous voulez me mettre à l’avant d’une voiture??? Aiden, je t’ai dis que je plaisantais!!! Ou alors, vous avez peur que j’me sauve ? Et bien, vous avez raison, si j’arrivais seulement à bouger… Et arrêtez de me ballotter comme ça, je vais vomir !… Je vais vomir dans mon masque de Dark Vador!!! Enfin, vomir ça s’rait un grand mot puisque j’ai rien mangé ce matin la faute à l’autre furie… J’te signale Aiden que tu me dois un petit- déj ! Et avec ce que tu viens de me faire, j’ peux te dire que l’addition sera salée, tu peux y compter…
    …Où est-ce que vous m’emmenez les mecs ? vous pourriez au moins me dire ça? Je suis pas un morceau de viande ! C’est pas vrai, ils se sont tous donné le mot pour me gâcher ma journée. Y’a un rendez-vous de cinglés et c’est sur moi qu’ils ont décidé de passer leurs nerfs. Je savais que cette journée allait être une journée de m…. mais là, ça démarre fort, je veux même pas savoir comment ça va finir. J’en ai marre et pourquoi, est-ce que personne ne m’entends ? C’est pas vrai ça, répondez-moi!!!



dangie  (09.10.2007 à 09:38)


    Chapitre 3


    Les collègues de Don commençaient à arriver en nombre mais celui qu’il attendait n’était toujours pas là. Qu’est ce qu’il allait pouvoir raconter à Mac ? Il pourrait lui reprocher de n’avoir pas bien sécurisé le périmètre, d’avoir laisser un membre de son équipe se faire descendre comme un lapin. De toute façon, Mac n’avait pas à lui dire qu’il n’avait pas fait son boulot, Don se sentait déjà assez coupable comme ça. Il se sentait si impuissant, si inutile.
    Flack entendit des pneus crisser, il se retourna pour voir Mac sortir en trombe de sa voiture. Il se précipita vers l’allée suivit de près par Stella.
    - Qu’est ce qui s’est passé? demanda t-il sans préambules.
    - Un tireur embusqué, je pense…Mais, en fait, je suis sûr de rien, on a pas entendu de coup de feu, rien.
    - Et Danny ?
    - La balle lui a traversé l’épaule, il a perdu beaucoup de sang, mais Aiden a bien ralenti l’hémorragie. Les ambulanciers viennent de l’emmener, il était inconscient mais ils ont dit qu’il tenait le coup pour l’instant.
    - Et l’autre victime ?
    - Un S.D.F. apparemment, mais il n’a aucun papiers sur lui. On dirait qu’il a, lui aussi, reçu une balle. Personne n’a rien vu ou entendu, c’est le néant.
    - Mais tu penses que c’est le même tireur ? hasarda Stella.
    - Ca y ressemble, répondit simplement Flack.
    - Ce type a attendu sur place, attendu que la police arrive ? Un peu risqué, non? s’interrogea Stella.
    - Mais pourquoi, il ne m’a pas tiré dessus? J’étais là avant, je comprends pas.
    - Peut-être que ce n’est pas toi qu’il voulait tuer, dit Stella.
    - Quelqu’un qui en voudrait à Danny ? Quelqu’un qu’il aurait mis sous les verrous ?
    - Si c’est le cas, nous sommes tous en danger également. Danny n’a suivit encore que quelques affaires en solo, constata Stella en jetant un œil inquiet sur les immeubles alentour.
    - Ou alors c’est quelqu’un qui lui en veut pour une toute autre raison, d’avant son entrée dans la police, proposa Don.
    - Mais comment pouvait-il savoir que ce serait lui qui viendrait ici? demanda Stella.
    - Un coup de chance !
    - Ou alors, il espionne les fréquences de la police, il connaît les tours de services.
    - Ou alors, il en voulait à la police scientifique, et Danny n’est que le premier, proposa Don.
    - Mais pourquoi ne pas avoir tiré sur Aiden ? demanda Stella.
    - Ca sera pour la prochaine fois, la prochaine scène de crime, termina Don.
    Pendant tout cet échange, Mac n’avait pas ouvert la bouche mais ni Stella, ni Don ne semblaient avoir remarqué son silence. Il commençait à avoir une petite idée des intentions du tireur même si il n’en saisissait pas les motivations. Mac aurait préféré un affrontement direct plutôt que ce petit jeu du chat et de la souris. Le tireur les observait-il encore? Savourait-il sa victoire en voyant la peur dans leurs yeux?
    Tous les trois regardèrent autour d’eux mais aucun nouveau coup de feu ne vient. Le tireur avait eu ce qu’il voulait pour le moment. Ils devaient maintenant tenter de trouver quelque chose pour le stopper. La position du corps de leur victime inconnue ainsi que la trajectoire de la balle allaient certainement leur donner de précieuses indications sur la position  du sniper.
    Mac scruta l’endroit où Danny était tombé, son esprit fonctionnait à toute allure, s’imaginant la scène, tentant de recréer mentalement ce qui s’était passé. D’un coup, il se précipita vers la voiture de Flack, garée juste au bout de l’allée, juste derrière Danny quand il avait été touché. Dans la portière arrière gauche, il vit un impact. Comment avait-il pu passer à côté sans le voir avant ? Mais la balle était là, logée à l’intérieur de la voiture. La carrosserie avait stoppé sa course folle mais Mac ne voulait pas tenter de la déloger ici. Il voulait pouvoir la ressortir avec le maximum de précautions pour éviter de l’abîmer plus qu’elle ne devait déjà l’être. Sous l’œil incrédule de Flack, il appela une dépanneuse pour faire remorquer la voiture.
    - Mais, Mac, c’est ma voiture, commença Don.
    - Non, maintenant, c’est une pièce à conviction, désolé.
    - Je sais, je sais, répondit Don résigné.
    Ce type, il allait le coincer, c’est sûr, s’en prendre à son meilleur ami et à sa voiture par la même occasion, il allait lui faire regretter son geste. Bien sûr, sa voiture, il s’en moquait bien mais c’était juste la petite goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
    Mac laissa le détective sur place et reparti en direction de l’allée. Là, il observa attentivement la position du corps de leur inconnu. Comme il l’avait déjà fait pour Danny, il tenta de recréer mentalement la scène. L’homme avait à peu près la même taille que Danny mais, lorsqu’il avait été touché, il était plus loin dans la ruelle. La balle avait très bien pu ricocher sur le sol et se loger ailleurs. Armé de sa lampe de poche, Mac se mit à arpenter l’extrémité de l’allée, vers la rue. Stella et Don comprirent immédiatement ce qu’il recherchait et firent de même. Au bout de longues minutes de recherches, ils trouvèrent enfin une petite marque blanche sur l’asphalte, une marque très récente. Ils la suivirent et réussirent à extraire une balle logée dans le trottoir en face, une balle complètement déformée, une balle certainement inutilisable pour une quelconque comparaison ultérieure.
    Pendant ce temps, dans l’ambulance Aiden retrouvait peu à peu son calme, elle savait que Mac avait pris les choses en main. L’état de Danny semblait stable, sa tension était un peu basse mais le secouriste juste à côté d’elle, maîtrisait la situation. Elle se mit à espérer, à prier si fort que les mots sortirent de sa bouche sans qu’elle s’en rende compte.
    - Danny, je t’en prie accroches-toi… Me laisses pas…
    Mais, Danny ne pouvait pas l’entendre, mais elle continua quand même à lui parler.


    Chapitre 3 bis


    …Hé là ! Arrêtez quoi ! Ca bouge trop ! J’ vous dit que je suis malade en voiture ! surtout à l’arrière. Vous êtes pas un peu cinglés de rouler aussi vite ? Et puis cette sirène, c’est pas possible, ça me vrille les tympans ! Décidément, je sais pas ce que je vous ai fait, mais là c’est trop ! J’en ai vraiment raz le bol!!!
    …Et l’autre furie, elle est toujours là ! Qu’est-ce qu’elle fait encore là? Ca y est ! Elle me prend la main ! Arrêtez-la, elle va me la broyer comme elle m’a bousillé l’épaule ! J’ vous dit que c’est une cinglée!!! Mais, oui ! C’est vrai ! Ils sont tous de mèche, ils sont tous contre moi… Hé, Don où t’es ? C’est vrai que jusque là, tu m’a pas beaucoup aidé mais me laisser seul avec tous ces malades!… c’est pas cool… vraiment pas cool… Je m’en souviendrais, t’inquiète pas !
    …Et Mac, qu’est-ce qu’il fait? Ca pour me mener la vie dure, il est toujours derrière moi, mais quand il s’agit de me sortir des griffes d’Aiden, y’a personne ! Ca c’est sûr. Merci les amis, je suis pas prêt de faire une croix sur ce que vous m’avez fait !
    …Quoi? Qu’est-ce que tu me dis ? Que je « te laisses pas »? Mais, où on va? C’est le monde à l’envers ! Depuis le temps que je te fais des avances et que tu me remballes, tu crois pas que t’exagères un peu? Tu te fous de moi? C’est un peu facile ! Il faudrait savoir ce que tu veux. Tu me massacres l’épaule et après tu voudrais que j’oublie tout ? Et puis quoi encore ???
     …OK, d’accord ! Arrêtes de parler comme ça, on dirait que tu vas pleurer, je supporterai pas de te voir pleurer… Allez ! J’te pardonne si tu dis à tes potes de me conduire à l’hosto ! Tu sais les pros des sévices corporels… et bien, ils changent leurs plans et ils me déposent au premier service d’urgence qu’ils trouvent sur leur route. Voilà ! Basta ! On en parle plus ! Je sais pas ce qu’ils voulaient faire de moi, mais je passe l’éponge, on oublie tout…
    …Allez, Aiden s’il te plait ! J’ai vraiment trop mal ! Je plaisantes pas ! J’ai pas l’habitude de me plaindre, mais je crois que tu m’as cassé quelque chose ! C’est incroyable la force que t’as ! Non pas que je doute de tes capacités, jamais ! J’pourrais jamais faire une chose pareille, surtout après ce que tu viens de me faire simplement pour avoir maté tes fesses !… J’arrête, j’arrête !… Aiden ! excuses-moi ! Je voulais pas que tu le prennes mal, c’est tout. Allez ? S’il te plait Aiden ? REPONDS MOI QUOI???  


dangie  (10.10.2007 à 20:36)
Chapitre 4

    Dès que l’ambulance stoppa devant la porte des urgences, deux internes se précipitèrent  pour chercher le blessé.
    - Lieutenant Daniel Messer, 33 ans, il est policier, blessure par balle à l’épaule droite. La balle a traversé. Tension 10/6, pouls 120, sat 96% sous 5 litres d’O2, il a une grosse voie veineuse et a déjà reçu 750 cc de physio. Perte sanguine importante, dit rapidement l’ambulancier.
    -Bien, on le met en réa 2, appelez le bloc, il nous faut une salle rapidement, faites lui 10 de morphine, lança l’interne qui se tourna ensuite vers Aiden.
    - Vous êtes de la famille ?
    - Non, je suis sa collègue…c’est mon ami, je peux rester avec lui ?
    - Je suis désolé, mais c’est impossible. Vous ne pouvez pas entrer ici, l’infirmière va vous conduire dans une salle où vous pourrez patienter, je viendrai vous voir dès que j’en saurais plus.
     Aiden lâcha à regret la main de Danny et regarda la porte de la salle de réanimation se refermer sur lui. Toute l’équipe médicale s’affairait déjà. Elle aurait tout donner pour pouvoir sortir d’ici et retourner sur la scène de crime, pour pouvoir faire son travail, pour pouvoir faire ce qui donnait un sens à sa  vie. Mais, elle savait que Mac voulait qu’elle reste là et elle avait appris à ne jamais contrarier son supérieur. Lui seul avait su calmer son impatience, lui seul avait réussit à canaliser son énergie. Elle se mit donc à la recherche d’une machine à café, puis quand elle se trouva juste devant, elle se dit que la caféine n’était peut-être pas, dans l’immédiat, la meilleure idée. Finalement, elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie, à la recherche d’un bon bol d’air.
    Dans la ruelle, le corps de l’inconnu avait été transporté vers la morgue. Stella et Flack étaient  partis pour le labo. Seul Mac était resté prétextant des derniers relevés à faire. En fait, Mac avait voulu rester seul un instant. Il se doutait que le tireur avait quitté son poste d’observation depuis longtemps mais il voulait imaginer qu’il était encore là. Il aurait voulu le défier du regard, lui montrer qu’il n’avait pas peur de lui, lui montrer que rien n’arrêterait sa quête de vérité.

Chapitre 4 bis
   
    …J’y crois pas, cette maudite sirène a enfin rendu l’âme, c’est pas trop tôt. Mais, hé! …Où est-ce que vous m’emmenez maintenant??? C’est quoi ces lumières au plafond et c’est qui vos nouveaux potes ???. Me dites pas qu’ils font aussi partis du club des sadiques… Aiden, je t’en prie, c’est bon, j’ai compris, me laisses pas avec eux! Je sens que c’est pas des tendres ces mecs là…
    …Hé, toi ! c’est de moi que tu parles, je suis là, tu crois que j’te vois pas ? Tu crois que je t’entends pas ? Ma tête fonctionne très bien, c’est juste mon épaule qui me fait un mal de chien. Bon, d’accord, j’arrive pas à bouger mais c’est pas une raison pour me traiter comme une marchandise… Hé ? Me dites pas que je suis mort???…C’est ça??? Hein??? C’est pour ça  qu’Aiden est toute bizarre ? C’est ça toutes ces lumières ? C’est pour ça que personne m’entend???… Non, c’est pas possible, je croyais qu’on avait plus mal nulle part quand on était mort!!!… Enfin, personne n’est jamais revenu, non plus, alors si ça se trouve, la douleur, elle aussi, est éternelle. J’ai pas envie que le paradis soit aussi douloureux…mais si ça se trouve, c’est pas au paradis que je vais !…Allez ! C’est pas possible ! Je sais que j’ai pas toujours été un enfant de cœur mais, j’ai changé, enfin je crois. Merde, me faites pas un truc pareil !!!
    …Holà, ça bouge encore. C’est quoi, une dernière épreuve ? Un rite de passage ? Mais, j’ai l’impression d’avoir moins mal. Alors ça y est ? Je suis mort ? En tout cas, si je me réveille et que je vois Hawkes, alors je serais fixé. J’avais encore tellement de choses à faire, tellement de choses à voir…


dangie  (12.10.2007 à 08:32)
Chapitre 5

     L’inconnu de la ruelle avait pu être identifié grâce à ses empreintes qui figuraient au fichier. En effet, Michael Matters avait été arrêté à de nombreuses reprises pour ivresse sur la voie publique. Son dernier domicile connu était un foyer pour sans-abris à quelques blocs de l’allée où il avait trouvé la mort. Rien ne laissait supposer que le sniper lui en ait voulu personnellement. Tout laissait entrevoir que Michael Matters n’avait été qu’un rouage dans le plan bien huilé du tireur. Hasard des coïncidences ou pas mais, le tueur n’avait fait qu’abréger les souffrances de Michael. La cirrhose qui le rongeait aurait de toute façon eu raison de lui dans quelques mois maximum.
    Après une visite au Dr Hawkes qui terminait l’autopsie de Michael Matters, Mac Taylor avait rejoint Stella au labo informatique. Ensemble, ils tentaient de retrouver l’endroit où s’était installé le tireur, son point d’observation. En regroupant les diverses informations dont ils disposaient, la trajectoire de la balle à travers le corps de Michael et jusqu‘au trottoir où ils l‘avaient retrouvé, l’endroit où ils avaient retrouvé la balle qui avait blessé Danny, et la position de l’expert à ce moment là, ils purent déterminer avec une certaine précision l’immeuble et l’étage où le tireur avait attendu. Un immeuble de bureaux à deux cents mètres de l’allée, un travail de professionnel, un travail de tireur d’élite.
    Mac sentit son sang se glacer, il s’en doutait bien mais, au fond de lui, il avait espérer qu’il en serait autrement. Les spéculations n’étaient plus de mises, mais pour en avoir le cœur net, il devait se rendre dans cet immeuble et inspecter la fenêtre à travers laquelle le tueur avait  visé. Il était possible, même probable, qu’il ai laissé un indice sur place.
    Sans perdre un instant, ils appelèrent Don Flack pour lui donner rendez-vous au pied de l’immeuble d’où le sniper avait tiré. Pendant le trajet qu’il les y conduisit, Mac ne desserra pas les dents et Stella comprit à l’expression de son visage, qu’elle ne devait pas le déranger. Elle aussi était préoccupée par l’état de Danny, elle aussi s’inquiétait et avait peur d’être la prochaine cible, mais Mac, lui, semblait perdu dans un monde à part, un monde de souvenirs.


Chapitre 5bis
    
    Non… C’est pas possible… Je ne peux pas le croire… Je ne veux pas le croire… Non, non, ne pas se laisser entraîner par ses sentiments, ne pas se laisser emporter par ses intuitions. Je n’arrêtes pas de le leur dire à tous, pourquoi je n’arrives pas à suivre mes propres conseils ? Pourquoi je n’arrives pas à attendre d’avoir des certitudes au lieu de me lancer dans des déductions trop hâtives ?
    …Je le répète sans cesse à Danny, je lui reproche de laisser parler son cœur, je lui conseille sans cesse de faire confiance à la science, rien qu’à la science. Je ne me rendais pas bien compte à quel point c’est difficile ce que je lui demande. Peut-être que j’attends trop de lui? Peut-être que je suis trop exigeant avec lui?… Je suis exigeant avec toute mon équipe, tous sans exceptions, mais avec Danny, c’est différent. Je sais que parfois, sa façon de travailler, sa façon de réagir me mettent hors de moi, mais ce n’est pas qu’il fasse mal son travail, c’est juste qu’il a sa méthode qui n’est pas forcément la mienne. Je ne veux pas qu’il me ressemble…Je veux juste qu’il soit un bon enquêteur, un bon scientifique… Il est déjà un bon enquêteur, il est déjà un bon scientifique, juste un scientifique que se laisse guider par ses intuitions…Un scientifique qui laisse parler son cœur…
    …Je sais que je ne pourrais pas le faire changer, je ne crois pas que je veuilles qu’il change de toute façon, mais j’ai tellement d’espoirs pour lui, il y a tellement de possibilités qui s’offrent à lui…Non, non, non, il faut que j’arrêtes, que je me concentre sur cette affaire et uniquement sur cette affaire… Si ce que je crains ce révèle exact, je ne pourrais jamais me le pardonner…II ne pourra jamais me le pardonner…
    …Bien sur, les coïncidences n’existent pas, notamment en matière criminelle, et là, il y a beaucoup trop de coïncidences… Mais, si c’est vraiment ce que je crois…NON, NON, NON! je dois attendre, attendre d’avoir des preuves, attendre de retrouver cette carte…J’espère de tout mon cœur qu’il n’y aura pas de carte, je prie pour ça…Depuis deux semaines, je ne pense qu’à ça…Les coïncidences n’existent pas, pas en matière criminelle.
    


dangie  (12.10.2007 à 08:42)

       Chapitre 6

    Le Dr Sheldon Hawkes avait enfin terminé son service. Il avait, pour une fois, délaissé la morgue qui était devenue sa deuxième maison. Depuis quelques temps, il caressait l’idée de donner une autre direction à sa carrière, d’ouvrir un peu plus son horizon, de sortir de l’univers clos et froid mais aussi rassurant de la salle d’autopsie. Ce changement ne se ferait pas sans efforts, ni sans travail, mais ni l’un ni l’autre ne lui faisaient peur. De plus, il avait trouvé un allié de choix dans son entreprise. En effet, Danny voyait d’un très bon œil l’entrée d’un autre homme dans l’équipe, autre que Mac, et il avait pris plaisir à aider Hawkes dans ses révisions pour l’examen qui pouvait lui ouvrir les portes du « terrain ».
     Bien sur, Hawkes ne savait pas si Mac Taylor le prendrait dans son équipe. Même si, secrètement il en rêvait, il ne voulait pas, pour l’instant, se faire trop d’illusions. Mac ne prenait que ceux qu’il considérait comme les meilleurs, il choisissait avec soins les personnes avec qui il voulait travailler. Dans cette optique, Danny avait donné de nombreux petits conseils au médecin légiste et très rapidement, les deux hommes s’étaient rendus compte qu’ils avaient de nombreux points communs dans leur façon de travailler, dans leur façon d’envisager leur vie. Danny avait découvert que le Dr Hawkes avait beaucoup plus d’humour qu’il ne l’avait imaginé et, au fur et à mesure de leurs révisions, ils étaient devenus des amis. Aussi, le Dr Sheldon Hawkes se sentait redevable envers Danny, il tenait à être près de lui dans ces moments difficiles, il tenait à lui apporter tout son soutient.
    Arrivé à l’hôpital, Hawkes trouva Aiden dans la salle d’attente. Elle était assise sur un des fauteuils inconfortables et regardait d’un air absent le gobelet qu’elle tenait à la main. Le café avait refroidi depuis longtemps mais la jeune femme ne semblait pas s’en rendre compte. Elle fixait le liquide brunâtre mais son esprit semblait être à des lieux d’ici, ses yeux étaient encore rougis mais les larmes sur ses joues avaient séchées. Hawkes l’observa un instant depuis le couloir. Il ne la connaissait pas aussi bien qu’il connaissait Danny à présent, mais, il devina immédiatement, qu’elle ne voudrait pas qu’il la voit dans cet état. Discrètement, il s’éclipsa et resta un instant dans le couloir jusqu’à ce qu’il vit un médecin se diriger vers la salle d’attente.
    A son arrivée, Aiden sembla sortir de sa torpeur, elle s’essuya rapidement les yeux et jeta le gobelet dans la poubelle tout près d’elle. Hawkes profita de cet instant pour entrer lui aussi. Aiden le salua de la tête et reporta tout son attention sur le médecin.
    - Comment va t’il ? demanda t’elle précipitamment.
    - Il est sorti du bloc, il a perdu beaucoup de sang mais ça va aller maintenant, lui répondit le médecin dans un sourire.
    Aiden poussa un soupir de soulagement, ferma les yeux et se détendit pour la première fois de la journée.
    - Les ambulanciers m’ont dit que vous aviez réagit très vite. Je peux vous dire que vous avez certainement sauvé la vie de votre ami, continua le médecin.
    Aiden rouvrit les yeux et sourit.
    - N’allez pas le lui dire, sinon il ne va plus me lâcher, répondit elle.
    Hawkes s’approcha à son tour et demanda :
    - Est-ce qu’on peut le voir ?
    - On est en train de le transférer dans sa chambre, vous pourrez le voir dans quelques minutes, termina le médecin en prenant congé.
    Aiden fixa  Hawkes, étonnée de le rencontrer en dehors de la morgue. Ils étaient tous les deux soulagés et la toute la tension de ces dernières heures s’était miraculeusement envolée.
    - Comment avance l’enquête ? reprit Aiden d’un ton strictement professionnel.
    - Quand j’ai quitté le labo, Mac et Stella avaient réussit à déterminer où le tireur était posté. Ils devaient se rendre sur place avec Flack.
    - Et notre victime ?
    - Il est mort d’une balle en plein cœur…
    - Une balle ?
    - Oui, apparemment du même calibre que celle qui a touché Danny.
    - A quelle heure ?
    - 5 heures et demi ce matin.
    Aiden n’en croyait pas ses oreilles. Leur première victime avait été tuée quasiment vingt minutes avant qu’ils arrivent sur les lieux. Le tireur avait attendu tout ce temps, tranquillement, patiemment. L’audace de ce type, les snipers étaient quasiment toujours des hommes, lui fit froid dans le dos. Aiden était encore perdue dans ses pensées lorsque le médecin revint et les conduisit auprès de Danny.
    Excepté le bandage qui recouvrait son épaule, ils auraient pu croire que leur ami était tranquillement endormi. Son visage semblait reposé, il ne paraissait pas avoir mal.
    - Il devrait se réveiller bientôt, ne vous inquiétez pas, il est sorti d’affaires.
    - Est-ce qu’il a mal ? demanda Aiden soucieuse.
    - Il est sous morphine, on réadaptera les doses quand il se réveillera, répondit le médecin calmement.
    - On peut rester un peu avec lui ?
    - Oui, mais pas trop longtemps, il a besoin de repos.
    - Merci, merci pour tout, termina Aiden.
    Elle approcha une chaise près du lit de Danny, bien décidée à attendre son réveil.
    - Tu as besoin de quelque chose, je peux aller te chercher un café, si tu veux, demanda Hawkes plein de sollicitude.
    - Non, merci, je veux juste rester un peu avec lui.
    Aiden et Hawkes se sourirent, ils avaient tous les deux envie de la même chose.


    Chapitre 6 bis
    

    …Waouw ! Ce truc est génial ! J’ai plus mal du tout ! C’est le pied! Je crois même que je plane, c’est excellent, je dirais même plus, c’est hallucinant!!!…
    …Bon, j’ai quand même du mal à accepter le fait d’être mort, c’est pas possible, j’y crois pas!!! Si j’avais su que c’était mon dernier jour, qu’est-ce que j’aurais fait de différent ? J’aurais dit à Mac que je le considère comme mon père… J’aurais appelé mon frère pour me réconcilier avec lui… J’aurais serré ma petite sœur dans mes bras pour lui dire combien je l’aime et que tout finira par s’arranger…Et surtout…Surtout, j’aurais pas maté les fesses d’Aiden, ça jamais!!! Enfin, tout d’abord, j’aurais pas du lui ouvrir, j’aurais du la laisser s’exciter sur la sonnette jusqu’à ce qu’elle perde patience et qu’elle aille se chercher une autre victime. Mais, bon, j’ai jamais su lui résister. D’ailleurs, je sais pas comment on peut résister à une fille pareille?
    …Je me demande bien ce que Mac va lui dire. Elle mérite au moins un blâme pour avoir tué un membre de l’équipe… Non??? Une petite tape sur les doigts alors ???
    « Allez, Aiden, une semaine de mise à pied et on en parle plus. On prend Hawkes à la place de Danny et l’équipe est de nouveau complète. Je crois même qu’elle fonctionnera mieux sans cette tête de mule de Messer!!! »
     …Hé, Mac! Vous pouvez pas me faire ça !…Elle mérite au moins deux semaines de mise à pied quand même!… Elle m’a tué merde!!!…Enfin je crois…Je sais plus… J’aimerais que quelqu’un me dise ce qui se passe parce que je comprends plus rien. Si ça se trouve, je suis encore dans mon lit, je suis en train de rêver… ou plutôt, je suis en plein cauchemar…Ouaie, c’est ça… C’est un cauchemar, je vais me réveiller et j’aurais tout oublié, tout…
    …Mais, qu’est ce qui se passe, j’entends des voix…Y’a quelqu’un chez moi ? Pourquoi je peux pas me lever, simplement me réveiller???
    …Hé, mais c’est qui là???… Hawkes!… J’le crois pas!!! Non, ah, non, non, non, c’est pas possible!…Ca y est! J’suis mort! Bon, mais maintenant je sais que c’est fini, j’ai plus de questions à me poser, juste des regrets…
    …Hé! Mais qu’est-ce que j’entends? Tu veux lui apporter un café ??? Hé, Hawkes! Pourquoi t’es aussi gentil avec elle…C’EST ELLE QUI M’AS TUE, MERDE!!!…


dangie  (13.10.2007 à 08:32)
Chapitre 7


    Don Flack avait rejoint Mac Taylor et Stella Bonasera au pied du numéro 284 sur la 25ème rue est à Brooklyn. Un immeuble de bureaux on ne peut plus ordinaire situé à environ deux cent mètres à vol d’oiseau de l’allée où le crime avait eu lieu. Jusqu’à présent, Don avait épluché les dossiers que Danny avait traités mais parmi les criminels qu’il avait contribué à mettre sous les barreaux, aucun ne semblait en mesure d’un tel exploit. Flack avait donc accueillit avec enthousiasme cette nouvelle piste, cette nouvelle occasion de faire progresser l’enquête. D’après les calculs de Stella et Mac, le tireur devait se trouver au huitième étage. Ils se dirigèrent ensemble vers l’accueil et découvrirent rapidement que tous les bureaux du huitième étaient occupés par diverses sociétés, tous sauf un. En effet, une petite société d’import export venait juste de déménager pour un bureau plus grand. Le local était vacant depuis tout juste une semaine leur avait appris la réceptionniste de l’immeuble.
    Ils montèrent jusqu’au huitième étage armés de la clé du local que le gardien leur avait confié à Flack d’un air inquiet. A première vue, la serrure n’avait pas l’air d’avoir été forcée. Lorsqu’ils pénétrèrent à l’intérieur, une simple petite inspection sommaire leur appris qu’ils étaient au bon endroit. La petite pièce ne comportait qu’une porte vitrée donnant sur le couloir et qui avait été cachée par une petite plaque de carton. Ainsi, de l’extérieur, les rares personnes qui auraient pu passer à l’étage à cette heure matinale, n’auraient de toute façon, eut aucun moyen de voir à l’intérieur. A gauche de la porte d’entrée, un petit local avec toilettes et lavabo constituait le seul luxe du bureau. Juste en face de l’entrée, deux fenêtres donnant plein sud, exactement dans la direction de l’allée. Tout indiquait que cette pièce avait servi de repère au tireur, et, étant donné qu’il avait du passer un certain temps au même endroit pour surveiller l’arrivée de la police scientifique sur place, il y avait de grandes chances pour qu’il ait laissé, involontairement, des traces de son passage.
    Les policiers se mirent immédiatement au travail, ramassant et identifiant le peu de choses qui traînait par terre.  A peine quelques morceaux de papiers éparpillés peut-être laissés par le locataire précédent, pas le moindre mégot de cigarette, pas la moindre tasse de café, pas le moindre emballage de bonbon que le tueur aurait pu manger durant son attente.
    Mac avait jeté un rapide coup d’œil sur la serrure et décidé de la démonter pour pouvoir tranquillement l’examiner au labo puis il s’était concentré sur la petite pièce. Flack était allé trouver le gardien pour le prévenir des intentions de Mac puis il était parti à la pêche aux infos et interrogeait les occupants des bureaux environnants. Stella, quand à elle,  s’intéressait au petit cabinet de toilette. A première vue, celui-ci ne paraissait pas avoir été utilisé. Le lavabo ne comportait aucune traces, mais Stella démonta néanmoins le siphon pour ne rien laisser au hasard. Mais, rien, à part quelques dépôts de savons visiblement présents depuis un bon bout de temps. Alors qu’elle se relevait, Stella aperçu, dans la lumière rasante de sa petite lampe de poche, une minuscule tache sur le carrelage immaculé, juste à côté de la cuvette des toilettes. En y regardant de plus près, Stella pensa immédiatement qu’il s’agissait d’une tache d’urine, certes minuscule mais qui pourrait peut-être leur révéler des informations capitales sur le tueur. Triomphante, elle fit un prélèvement à l’aide d’un écouvillon qu’elle rangea précautionneusement dans un petit sachet. Toute joyeuse de sa découverte, elle retourna dans l’autre pièce.
    - Mac, j’ai trouvé quelque chose d’intéressant !
    Mais, Mac ne l’entendit pas. Il était debout face à la fenêtre de droite, fixant d’un regard absent une carte à jouer qu’il tenait du bout de ses doigts gantés.


    Chapitre 7 bis


    C’est bon, c’est là, je le sais, je le sens…Non, c’est juste logique, c’est la solution la plus logique, c’est tout. Le seul bureau vide, le seul endroit où ce salopard pouvait rester tranquillement caché sans risquer d’être dérangé par les femmes de ménages qui doivent bien être les seules personnes à hanter ces couloirs à cette heure de la matinée… T’ as bien préparé son coup, c’est certain, mais je vais te coincer, je te le jure. Je vais peut-être y mettre le temps, mais je vais te traquer, je vais te trouver. Il n’y aura pas un endroit où tu seras tranquille…
    …Il a forcément laissé quelque chose, il a forcément oublié quelque chose et je le trouverai. Il a forcément laissé un message comme la dernière fois… Non, il faut que j’arrête, pour l’instant, rien ne me dit que c’est le même. Il faut que je me calme…Respires et réfléchis, ouvres tes yeux et observes, ne laisses rien passer, ne négliges aucune poussière…Fais ton boulot et arrête de te faire des films, restes concentré, toujours concentré…
    …Qu’est ce qui dépasse juste sous le montant de la fenêtre ? On dirait un bout de papier?…Non ! C’est pas ce que je crois ? C’est pas ce que je crains? Allez bouges ! Fais les quelques pas qui te sépare de cette maudite fenêtre. Si tu ne t’approches pas, tu ne sauras jamais…Respires un bon coup, tu y es presque… Avances ta main.. tu peux la toucher… la prendre et la regarder…
    …NON, NON, NON!!!…Je le savais! …Je le savais depuis le début mais je n’ai pas voulu le croire, je ne pouvais pas le croire ! Mais, c’est vrai ! Il a recommencé ! D’abord Olivia et maintenant Danny…Pourquoi eux et pas moi ???


dangie  (13.10.2007 à 08:37)
Chapitre 8

    - Mac, vous m’entendez ? reprit Stella un peu plus fort.
    Son patron sembla sortir de sa torpeur, il releva doucement la tête, délaissant un instant la carte qu’il avait découvert.
    - Qu’est ce que vous avez trouvé ? demanda t’elle impatiente.
    Mais, Mac ne lui répondit pas, son regard devint encore plus impénétrable que d’habitude. Sans un mot, il passa à côté de Stella et s’apprêtait à quitter la pièce quand il se heurta à Don Flack qui revenait prendre des nouvelles des avancées de leurs recherches.
    - Hé, Mac, où est ce que vous courrez comme ça ? demanda t’il en le rattrapant, Stella juste derrière lui.
    Mac s’arrêta devant l’ascenseur mais celui-ci avait déjà quitté leur étage.
    - Mac, vous ne pouvez pas partir comme ça, qu’est ce que vous avez trouvé?
     Stella n’avait encore jamais parlé à son patron de la sorte mais elle ne pouvait supporter cette situation, elle sentait qu’elle devait à tout prix savoir ce qui lui arrivait. Mac regarda ses deux collègues et poussa un long soupir en tendant la carte à jouer à Stella.
    - Un valet de cœur! Qu’est ce que ça signifie? Ça veut dire quelque chose pour vous?
    - C’est un message, un message qui m’est destiné.
    - Je ne comprends pas, comment vous savez que c’est un message? Vous avez déjà eu affaire à ce type?
    Mac jeta un œil au couloir désert, les têtes des personnes occupants les bureaux voisins commençaient à fleurir aux portes, alertées par les éclats de voix. Doucement, Mac reprit le chemin du bureau vacant en invitant Stella et Don a le suivre. Une fois qu’ils furent tous entrés, il referma la porte derrière eux.
    - Ce n’est pas la première fois que je reçois ce genre de message, commença t’il d’une voix lasse.
    - Pas la première fois? Mais quand? demanda Stella incrédule.
    - Il y a deux semaines, le lieutenant Olivia Mayer a été tuée d’une balle en plein cœur, sur une scène de crime…
    - Mayer ? De quelle unité ? J’en ai pas entendu parlé, le coupa Flack.
    - A Chicago. Les policiers chargés de l’enquête ont retrouvé une carte à jouer sur les lieux où le tireur s’était installé…Une dame de cœur.
    - Pourquoi vous croyez que ce message vous est destiné ? continua Stella qui ne voyait pas où son patron voulait en venir.
    - Olivia a travaillé sous mes ordres quand j’étais à Chicago, c’est moi qui l’ai formée, c’est moi qui l’ai choisit pour rentrer dans mon équipe.
    - Vous croyez que ce type vous en veut personnellement? demanda Don incertain.
    - Oui, sans aucun doute.
    - Mais pourquoi s’en prendre à Danny ou à Olivia Mayer?
    - Je ne sais pas du tout mais je vais le découvrir avant qu’il ne fasse d’autres victimes.
    Stella et Don se regardèrent un instant. La fureur qu’ils pouvaient lire dans les yeux de Mac ne présageait rien de bon.
    
 Chapitre 8bis
    
    …Je le savais ! Je le savais ! Je le savais !…C’était forcément ça! J’en étais sûr, maintenant j’en suis certain… Comment c’est possible? C’est un cauchemar, je vais me réveiller et Olivia sera vivante, plus vivante que jamais comme dans mon souvenir. Je vais croiser Danny dans les couloirs du labo, les bras chargés de dossiers mais toujours ce sourire sur les lèvres, toujours ses remarques et ses blagues qui me mettent parfois hors de moi… Je donnerais tout pour me réveiller et que tout soit comme avant…
    …Je ne vais plus pouvoir le regarder dans les yeux comme je n’ai pas pu regarder les parents d’Olivia dans les yeux lors de son enterrement. Danny ne pourra jamais me pardonner, en tout cas, moi, je ne pourrais jamais me le pardonner. La seule et unique manière de réparer un peu les choses, c’est de retrouver ce pourri, ce lâche qui s’en prend aux personnes à qui je tiens le plus… Je vais lui faire payer…
    …Non, je ne peux pas leur raconter ça ! J’ai trop honte ! Après, eux non plus ne pourrons pas me pardonner, surtout Don. Je ne pourrais pas supporter leur regard mi-pitié, mi- horrifié…Je sais que je devrais tout leur dire de toute façon, tenter de m’expliquer mais je ne pourrais jamais minimiser mon rôle dans toute cette sale histoire… D’ailleurs, je ne veux pas minimiser mon rôle car je suis responsable, responsable de tout. Responsable et coupable !  Coupable à leurs yeux et aux miens et je dois aussi être coupable de quelque chose aux yeux de ce type pour qu’il veuille me faire payer de cette façon. Mais quoi??? Mais qui??? Je ne comprends pas ce qu’il me veut… C’est forcément quelqu’un que je connais, que j’ai connu. Peut-être quelqu’un que j’ai arrêté mais qui est au courant de mon passé ? Quelqu’un qui me connaît bien…


dangie  (14.10.2007 à 09:54)

    Chapitre 9


    Le Dr Sheldon Hawkes riait de toute ses dents. Il ne s’était pas senti aussi bien et aussi détendu depuis un temps considérable. Décidément, il avait vraiment bien fait de quitter le cocon rassurant de la morgue. Danny avait ouvert les yeux depuis quelques minutes maintenant et le mouvement de recul qu’il avait eut immédiatement avait d’abord surpris Aiden et Hawkes. Puis, une fois qu’il leur avait raconté qu’il pensait être mort, qu’il pensait qu’Aiden lui avait sauté dessus, ils avaient rit tous les trois. Ils avaient tellement rit que le médecin légiste en avait mal aux côtes. Toute la tension accumulée ces dernières heures avait fait place à un immense soulagement.
    Puis, Hawkes avait regardé les deux jeunes experts et il s’était dit qu’il aimerait vraiment faire partie de leur équipe. Cette solidarité qui les unissait, il voulait aussi y participer. Mais, pour l’instant, il n’était pas encore tout à fait de la famille et il se dit que sa place n’était pas forcément là.
    - Je pense que je vais vous laisser, j’ai encore un peu de boulot, prétexta Hawkes.
    - Merci, merci d’être venu. Si tu as un peu de temps plus tard, repasses par ici, dit Danny dans un sourire crispé par la douleur.
    - J’y manquerai pas, lui répondit le médecin légiste en quittant la chambre.
    Il adressa un signe de la tête à Aiden et les laissa seuls. Il sentait que les deux experts semblaient avoir beaucoup de choses à se dire. La jeune femme attendit que Hawkes se soit éloigné et reporta son attention sur Danny. Celui-ci grimaça une nouvelle fois et Aiden voulu appeler le médecin pour qu’il réadapte les doses de morphine mais Danny lui posa sa main valide sur le bras.
    - Non, pas maintenant, je vais bien, ne t’inquiètes pas.
    - Tu veux que je prévienne ta famille? Je ne savais pas qui appeler.
    - C’est pas la peine. Ma sœur est en vacances et elle en a besoin. Je ne veux pas qu’elle revienne pour moi.
    - Et ton frère?
    - Je ne sais même pas où il est en ce moment et puis, de toute façon, je n’ai pas envie de le voir…Non, c’est bon, j’ai tout ce qu’il me faut…
    - Arrêtes ça tout de suite, répondit Aiden le regard soudain noir.
    - OK, OK, j’arrête je tiens à mon autre épaule!
    - Tu as vraiment cru que je t’avais frappé ?
    - Il me semble mais tu sais je crois aussi que je délirais, c’était très bizarre.
    - Tu m’en crois capable?
    - Sans aucun doute, répondit Danny en fermant les yeux et en attendant le coup de poing d’Aiden.
    Elle avait déjà levé la main mais elle suspendit son geste. La jeune femme le regarda mi-amusée, mi-peinée que son ami puisse envisager qu’elle pourrait lui faire du mal intentionnellement. Elle sourit, le poing en l’air, en voyant Danny se préparer à recevoir un coup. Quand celui-ci ne vint pas, Danny rouvrit les yeux. Le sourire d’Aiden s’était envolé pour céder la place à un visage fermé, triste.
    - Aiden, fait pas cette tête, je vais bien, dit Danny doucement.
    - C’ est pas ça…C’est juste que tu m’as fais une peur bleue, j’ai bien cru que j’allais te perdre…
    - Hé non, c’est pas encore pour cette fois, reprit Danny en tentant de redonner le sourire à la jeune femme.
    Mais, Aiden ne semblait pas d’humeur à apprécier l’humour de son collègue.
    - Qu’est ce qui t’arrives, j’aime pas te voir comme ça, dis moi quelque chose.
    - C’est juste que…toute cette histoire m’a rappelé quelques souvenirs…
    - Des mauvais souvenirs ?
    - Oui… enfin pas tous…
    - Tu as envie de m’en parler?
    - Je sais pas.
    - Je te fais cadeau du petit-déj que tu me dois si tu me dis ce que tu as sur le cœur.
    - Je sais pas si j’y gagne au change?
    - C’est toi qui vois mais n’oublie pas ce que je peux avaler quand j’ai vraiment faim!
    Aiden esquissa un sourire de nouveau. C’était peut-être l’occasion ou jamais et puis de toute façon, elle n’avait jamais pu résister à Danny même si elle faisait bien semblant. Elle baissa les yeux et commença son récit d’une voix sourde.
    - …Quand j’étais gamine, j’étais plutôt un garçon manqué, je traînais dans la rue avec mes copains, l’école j’y allais juste pour faire plaisir à mes parents... Un jour, le prof de sciences nous a donné un exposé à faire sur la datation au carbone 14 des ossements. Moi, ça m’emballait pas. C’est le prof qui a fait les équipes et je me suis retrouvée avec un gamin… une tête. Il s’appelait Miguel, on habitait à deux pâtés de maisons l’un de l’autre mais c’est tout juste si je savais qu’il existait.
    Aiden fit une pause dans son récit, elle voulait choisir ses mots avec soin, elle voulait se souvenir avec précision de Miguel. Danny, lui, pour une fois, ne dit rien. Il savait combien il était dur de se livrer, de se remémorer un passé douloureux.
    - …Miguel, c’était un phénomène, un gamin génial. Il était passionné par les sciences et il savait comme personne faire partager sa passion. On a bossé ensemble et il m’a fait découvrir tout un monde dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Je suis devenue accro, on est devenus des amis. J’adorais passer mon temps avec lui, d’ailleurs au bout de quelques semaines, je passais tout mon temps avec lui. On partaient ensemble à l’école, on étaient dans la même classe, et on revenaient ensemble. On se quittait jamais. Il m’a transmis sa passion. Tous les jours devenaient une découverte et je pouvais enfin m’évader de mon petit monde fermé…
    Aiden stoppa son récit, ses yeux brillaient. Elle cru que son émotion allait la submerger mais elle se reprit quand Danny lui prit la main et l’encouragea du regard à poursuivre.
    - …Un soir, Miguel m’a déposé chez moi. J’avais à peine posé mon sac d’école et commencé à enlever ma veste et mes chaussures que j’ai entendu des coups de feu. Je ne sais pas pourquoi j’ai tout de suite pensé à Miguel, je pense qu’on devait être connectés en quelque sorte, mais je suis sortie tout de suite pour voir ce qui se passait. Je me suis retrouvée pieds nus à courir dans la rue… Juste au coin de mon immeuble, je l’ai vu… Miguel était allongé par terre dans une mare de sang… Je me suis précipitée vers lui et j’ai essayé de stopper l’hémorragie… J’ai appuyé de toute mes forces sur sa blessure…mais je n’y suis pas arrivée. Quand l’ambulance est enfin arrivée, Miguel était mort…il était mort juste sous mes yeux.
    - Qu’est ce qui s’était passé? osa demander Danny.
    - Je n’ai jamais vraiment su, mais Miguel avait été témoin de quelque chose, quelque chose de grave. Il n’a pas eu le temps de m’en parler et je n’ai pas eu envie de savoir. Tout ce qui était important, c’est que Miguel n’était plus là.
    Un silence s’installa mais pas un silence gêné, mais plutôt un silence de recueillement. Danny ne voulait pas brusquer Aiden. La femme forte et décidée qu’il connaissait si bien avait fait place à une autre plus fragile qui le bouleversait totalement.
    - Quand je t’ai vu par terre, j’ai eu si peur que le passé se renouvelle…j’ai eu si peur de te perdre…
    - C’est fini, je vais bien, d’accord?    
    Aiden le regarda, les yeux remplis de larmes qu’elle ne voulait pas laisser couler. Elle n’avait encore jamais parlé de Miguel mais Danny était certainement la personne la plus à même de comprendre ce qu’elle ressentait.
    

    Chapitre 9 bis
    
    
    …Allez ! Je sens que je peux y arriver… Je vais pas me laisser faire comme ça ! Je vais regarder la mort en face…Allez ! Ouvres les yeux ! Un petit effort ! Un dernier effort !
    …Waouw !…Je savais bien que c’était Hawkes que j’avais entendu ! J’espère en tout cas que je vais pas sentir ce qu’il va me faire avec son scalpel !… Merde ! Je croyais qu’on était amis ! T’aurais pu laisser un autre faire ça ! J’ai pas envie que tu me vois à poil ! J’ai pas envie que tu mettes tes mains à l’intérieur de ma poitrine et que tu pèse mon cœur sur ta petite balance ! Est ce qu’au moins elle te donne le poids de tout l’amour que j’ai déjà donné?… Le poids de tout l’amour que j’avais encore à donner?…
    …Hé ! Mais y’a Aiden aussi!!! Me dis pas qu’elle va rester là quand tu vas me découper ? Elle veut voir les dégâts qu’elle a fait sur mon petit corps fragile??? Mais, je rêves ou quoi ? Elle sourit ! Je suis mort et elle se marre!!! Elle m’a tué et elle est contente d’elle!!! Mais, hé!!! C’est ma voix que j’entends!!!…JE PEUX PARLER !!! Je peux parler et ils m’entendent !!!…J’suis peut-être pas encore mort finalement, pas cette fois-ci !… JE SUIS PAS MORT… J’SUIS VIVANT!!!
    …Bon ! C’est bien mais faut pas que je bouge de trop, parce que finalement la vie c’est plus douloureux que la mort… Mais, Aiden est là avec moi et ça c’est certainement, beaucoup mieux que la mort !... Vas y ! Je t’écoutes ! Racontes-moi tout ce qui te chagrines. Je suis prêt à sacrifier mon petit-déj, alors parles-moi…
    …Waouw ! Pourquoi tu m’en a pas parlé plus tôt de ton ami?… Bon ! Moi, je te parles pas non plus de mes amis d’enfance, j’te parles pas de mon passé ! Mais là, t’aurais pu, t’aurais du ! Je crois que j’aurais bien aimé le connaître le petit Miguel, il me ressemble beaucoup, il serait certainement devenu un mec bien, comme moi, tout pareil… En tout cas, je le remercierai jamais assez, parce que si il t’avais pas transmis sa passion, je t’aurais peut-être jamais rencontré…Et là, ma vie aurait été beaucoup moins…excitante!!!


dangie  (15.10.2007 à 08:55)
Chapitre 10


    Au huitième étage du 284, 25ème rue est, un silence s’était installé entre les trois policiers. Mac ne voulait pas croiser le regard de ses collègues de peur d’y lire toute la culpabilité qui le rongeait. Quand à Stella et Don, ils ne savait pas quoi dire ou faire pour tenter de calmer la tension qui régnait. Le silence ne dura pas longtemps. Il fut vite interrompu par quelques petits coups sur la porte. Instantanément, ils tournèrent tous les trois la tête dans cette direction pour voir entrer un homme de taille moyenne, maigre presque décharné, le dos voûté, habillé d’une salopette de travail constellée de petites taches de peinture. Ses longs cheveux châtains pendaient mollement autour de son visage, il portait à la main une caisse à outils.
    - J’ai pensé que vous auriez besoin de matériel pour démonter la serrure, commença le gardien de l’immeuble.
    - Je vous présente Sam Rendel, dit Flack en s’avançant vers l’homme qu’il avait déjà rencontré un peu plus tôt.
    - Nous avons tout ce qu’il nous faut, ne vous inquiétez pas. Mais, nous allons avoir besoin de toutes les clefs que vous avez pour cette serrure, commença Mac en se rapprochant à son tour du nouveau venu.
    - Bien sûr, je vais aller vous chercher ça, reprit Rendel, précipitamment.
    Il baissa les yeux et partit aussi vite qu’il était arrivé. La réaction du gardien surpris un peu Stella et Flack, mais ils se dirent qu’il devait certainement se sentir aussi coupable de ne pas avoir bien fait son travail, d’avoir laissé un homme armé entrer dans son immeuble. Quand à Mac, il regardait encore la porte bien que l’homme se soit éclipsé depuis longtemps. Il paraissait encore plus soucieux et ses collègues ne semblèrent pas remarquer ce nouveau changement.
    Ils terminèrent leur travail en silence, chacun tentant de faire le point sur ce que Mac leur avait révélé et sur ce que ça impliquait pour la suite des évènements.


    Chapitre 10 bis


    …Arrêtez de me regarder comme ça ! Je sais très bien ce que vous pensez… Que ce type aurait mieux fait d’économiser ses balles et de m’en mettre une directement dans le cœur. Vous pensez même qu’il aurait eu du mal à le trouver mon cœur, puisque j’en ai pas ou alors il est en pierre ! Mais, je peux vous dire que j’ai certainement beaucoup plus mal avec ce qu’il a fait… Moi aussi, j’aurais préféré qu’il s’en prenne à moi, rien qu’à moi… Arrêtes de me regarder comme ça, Don ! Je sais qu’à cause de moi ton meilleur ami est à l’hôpital, mais pour l’instant on ne peut rien y changer…
    …Sam Rendel, Sam Rendel… Pourquoi ce nom ne m’est pas inconnu ? Et la tête de ce type me dit quelque chose ! On dirait que je lui fait peur… Pourquoi il se sauve aussi vite ? Il a peut-être pas envie d’être prit pour cible si jamais on le voit à côté de moi ! Plus personne ne va vouloir s’approcher de moi et je crois que pour le moment, c’est beaucoup mieux… De toute façon, je veux être seul… je ne veux plus m’attacher à quiconque… je ne veux plus que personne s’attache à moi. J’apporte le malheur avec moi…


dangie  (16.10.2007 à 08:49)

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