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Série : House
Création : 13.10.2007 à 15h46
Auteur : ephyse
Statut : Terminée
« Chase et Cameron entretiennent une relation partculière, jusqu'au jour oû tout s'arrête. Chase sera-t-il malgré tout toujours là pour elle ? » ephyse
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Il la coupa, lui faisant dire le nom des rues les plus proches, et chercha frénétiquement en la gardant en ligne. Monroe et Willowbrook. Il conduisait lorsque la réception devint mauvaise, son portable semblait ne plus capter de signal. Chase attendit pour la rappeler, incapale de s'empêcher de penser à ce qui se passait. Cameron n'était pas le genre de femme à se faire duper par une mauvaise relation. D'accord, il y avait eut quelque chose entre eux, mais il ne pouvait l'imaginer abandonnée dans une rue quelque part.
"Chase ?"
"Je suis là," répondit-il. "Attends juste, d'accord ? Je serais bientôt là. Essaye de te mettre près d'une lumière," lui indiqua-t-il, jurant lorsque l'appel s'interrompit de nouveau. Il attendit quelques minutes pour la rappeler, mais lorsqu'elle ne répondit pas, il réessaya et tomba sur sa boite vocale.
Il lui fut impossible de ne pas remarquer lorsqu'il conduisait qu'ils se trouvaient dans une mauvaise partie de la ville. Il aperçu enfin Cameron, silhouette solitaire portant un robe sans bretelle qui semblait être bleue ou noire dans la lumière de la nuit.
Elle serraient ses bras autour d'elle et il réalisa qu'une partie de sa misère venait du fait qu'elle tremblait dans le froid mordant de la nuit. Son visage se métamorphosa lorsqu'elle comprit qu'il était là - il ne voulait plus jamais revoir cette expression, plus jamais qu'elle se trouve dans un situation comme celle-là. Il avait à peine enlever sa vester qu'il la posait sur ses épaules, avant qu'elle ne parle d'un parle d'un ton précipité pour se justifier auprès de lui.
"C'était une erreur, tout ça. J'ai cru qu'il allait revenir, mais j'ai attendu une demi-heure et..."
Il entendit seulement la première partie de sa phrase avant de saisir ses épaules, s'empêchant de la secouer. "Pourquoi tu as attendu si longtemps avant de m'appeler ?"
Parmi tous les hauts et les bas émotionnels qu'ils avaient éprouvé ensemble à l'hôpital et à l'extérieur, Chase la voyait rarement pleurer, mais elle était au bord des larmes à cet instant. Il la serra contre lui et plutôt que de le repousser, elle mit ses bras autour de lui avec toute la force qu'elle possédait encore.
"Shh, Allison, ca va aller maintenant. Je suis désolé. Nous parlerons plus tard," dit-il contre sa joue, une des ses mains contre sa nuque, ses doux cheveux contre ses doigts.
Mon dieu, ça lui avait manqué. Et c'était si mal.
Quand s'était-il rendu compte que la situation était désespérée ? Peut-être plus tard dans son appartement, lorsqu'il lui faisait une tasse de chocolat chaud - le café était un stimulant, elle avait besoin de se calmer. Il avait utilisé le mug qu'il savait être son préféré, et regarda les fleurs séchées dans un coin de la pièce. Il aurait pensé qu'elle les aurait préservé, mais il y avait cinq douzaine de tiges désséchées et des pétales, cela ressemblait plus à des ordures qu'autre chose. Une pour chaque semaine, devina-t-il. Cela faisait cinq semaines depuis 'J'ai rencontré quelqu'un'. Il ne savait pas ce que cela signifiait.
"Tu veux en parler ?" demanda-t-il, s'asseyant à côté d'elle après avoir poser son mug sur la table ronde. Sous le surface transparente de la table en verre, il pouvait voir ses mains sérrées fermement entre ses genoux.
"Il n'y a pas grand chose à dire," répondit-elle distraitement, les yeux baissés. Elle ne gaspillerait plus de larmes pour ce type ; il avait toujours aimé ça, son courage. Mais il était plus facile de traiter avec un femme désemparée que froide, et il détestait lorsqu'elle se fermait à lui, même involontairement. Même lorsqu'ils étaient silencieux, Cameron semblait le comprendre et faire un effort.
"Je croyais que je le connaissait, mais ce n'était pas la cas," dit-elle avec un haussement d'épaule, comme si s'accuser soi-même était normal. Elle portait toujours sa veste, mais sa peau était plus pâle. La couleur bleu minuit de sa robe était fait pour séduire, devina-t-il. Elle n'avait jamais porté de robe pour lui et il avait tout de même été totalement séduit.
"Je croyais que je le voulais, mais ce n'était pas le cas," clarifia-t-elle et Chase pensa qu'il regrettait d'avoir demander. "Il a fait toutes ces choses, mais c'était juste... ça semblait vide comparé à..."
Elle s'arrêta brusquement mais il aurait pu continuer pour elle. Comparé à nous, Allison ? Comparé à cette relation non conventionnelle que nous avions ? Comparé au niveau d'intimité qui n'avait rien à voir avec les fleurs et les rendez-vous, parce que tout ça était étranger ? Peut-être que le faux est venu parce qu'il y avait quelque de profond et potentiellement sali qu'ils avaient fait de leur mieux pour ignorer et éviter de tuer cela, dans une vaine tentative de les protéger.
Il commençait à croire que c'était la vérité, seulement aucun d'entre eux ne le savaient et c'est pourquoi la situation était désespérée. Ils ne pouvaient pas continuer comme ça. Etrange que c'était lorsqu'ils n'étaient plus ensemble qu'il ressentait le besoin de lui dire qu'il était temps d'en finir avec cette situation. Le 'Ca ne marchera pas' combiné quelque fois avec un 'ce n'est pas toi, c'est moi', sauf que c'était complètement inapproprié vu qu'ils n'étaient déjà plus ensemble.
Physiquement, du moins. C'était sans espoir parce qu'il commencait à comprendre qu'il faudrait une éternité avant de pouvoir être émotionnellement en accord. Chase pouvait voir certaines de ses pensées se reflétées dans ses yeux, et il réalisa que s'il était perdu, elle l'était tout autant que lui. Ils travaillaient dur tous les deux pour le brillant House.
"Tu es épuisée, tu devrais aller dormir," lui dit-il. Il était cinq heures du matin, mais c'était dimanche. Il pensa brièvement à prendre un congé pour elle mais ce serait suspicieux qu'ils ne soient pas là tous les deux. Il s'en fichait désormais, et il avait le sentiment qu'elle n'ont plus ça ne la dérangeait pas.
"Chase," dit-elle, puis elle s'arrêta, se mordant la lèvre. Elle n'avait jamais eu cette habitude auparavant, pas jusqu'à leur baiser, et voir que cela réveillait son désir le troubla, mais ce n'était pas ça ce qu'il voulait. Ou alors, pas juste ça.
"Tu pourrais me prendre dans tes bras quand je dormirais ?" Sa voix n'était pas plus haute qu'un murmure alors il l'a à peine entendu et au début, il a pensé qu'il avait mal entendu. Il pouvait imaginer à quel point ça avait du être difficile pour elle de lui demanda ça.
Cela brisait toutes les règles tacites qu'il y avait entre eux, mais ils ne se souvenaient pas les avoir établis de toute façon.
Il acquiesça, puis ils allèrent dans la chambre.