HypnoFanfics

Accident d'amour

Série : House
Création : 17.09.2008 à 20h43
Auteur : TimMcGee 
Statut : Terminée

« J'aimerais, si c'est possible, écrire cette histoire tout seul. Je ne met donc aucunes indications sur l'histoire, ce qu'il va se passer... Merci de votre compréhention. » TimMcGee 

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Partie 1 : Routine

- Et vous comprenez, j'ai tout essayer, mais rien n'y fait...

Le docteur Gregory House était assis en face de son patient qui se grattait énergiquement son bras rougis.

- D'ailleurs, docteur, plus je prends des médicaments, plus ça me gratte...

House s'amusait à taper le sol avec sa canne, en jetant des regards de temps à autre à l'homme qui se gratta pour la dixième fois le bras.

- Avez-vous un animal domestique, monsieur Fricty ?

- Euh... Oui. Mais Chippie n'a rien à voir là dedans... Et je m'appelle pas Fricty.

- Oui, et alors ? Bon. Et avec qui dormez-vous depuis le départ de votre femme ?

- Je n'ai pas de maîtresse... Et puis, qu'est-ce que ça peux vous faire ?

- Vous avez une allergie à votre animal...

- Chippie est un chien.

- Allergie aux poils de chiens. Depuis le départ de votre femme, vous dormez avec le seul être qui, à vos yeux, à de l'importance. Ca a déclanché des démangeaisons. Acheter un panier pour votre Fichie et du produit anti-grattouille.

A ses mots, la porte du bureau s'ouvrit et Wilson apparut dans l'encadrement.

- House !

Le docteur attrapa sa veste et s'engouffra dans le couloir. Wilson le poursuivit et se rendit compte que son ami marchait très vite malgré le fait qu'il avait une canne. Il força le pas en essayant de ne pas perdre House dans la foule et vit son ami retenir l'ascenseur avec sa canne. Les portes s'ouvrirent et son ami y entra vite.

- C'est occupé ! Lui cria t-il de l'intérieur.

Le spécialiste en oncologie soupira et pris les escaliers. Il arriva quelques secondes avant House qui en le voyant appuya sur un bouton pour que les portes se referment le plus rapidement possible. Mais Wilson réussit à s'y engouffrer avant la fermeture complète des portes.

- Pourquoi tu t'es enfui comme si tu avais le diable à tes trousses? Demanda t-il.

- Et bah parce que j'ai vu un truck en blanc s'avancer vers moi et je me suis dit : Zut ! Je ne sais plus si c'est le diable ou l'ange qui est habillé en blanc. Alors je t'ai évité. Mais crois-moi, t'es physiquement pire que le diable...

- Sérieusement House !

- Je croyais que tu venais me gueuler dessus parce que j'ai offert des fleurs à la patronne de ta part. Et aussi, parce que j'ai mis de la colle forte sur ta veste...  

         - Non, je ne... Quoi ? S'étrangla Wilson en essayant de retirer sa veste qui resta bien collée à son T-shirt gris.

Les portes s'ouvrirent et la directrice de l'hôpital entra.

         - Bon, bah, j'te laisse, chuchota House avant de s'éclipser discrètement.

Le docteur Cuddy retint Wilson sur place.

         - Je voulais vous remercier pour les fleurs...

Le Dr House s'était cacher derrière les plantes vertes qui ornaient l'entrée et écoutait attentivement la conversation.

         - Ce n'était rien. Merci.

         - Mais c'était tellement gentil de votre part ! s'exclama t-elle.

L'homme ne voulait pas lui dire que ce n'était pas lui le destinataire des plantes.

         - Que faites-vous ce soir ? lui demanda t-elle.

Il réfléchit un instant et lui répondit qu'il était libre en se disant qu'il pourrait toujours annuler son rendez-vous chez le dentiste.

         - Je tiens à vous inviter au restaurant, c'est d'accord ?

         - Euh... Oui, bien sûr.

House, toujours caché, grogna un peut tandis que Wilson et Cuddy rentrèrent dans l'ascenseur. C'était lui qui avait envoyé les fleurs, lui qui l'aimait, lui qu'elle devrait inviter. Il marcha lentement vers les autres ascenseurs de l'établissement en traînant presque sa canne derrière lui.

Cuddy. Son amour caché. Oserait-il un jour lui avouer la passion qu'il avait pour elle ? Il arriva devant les portes métalliques qui s'ouvrirent et y découvrit son précédent patient.

         - Monsieur Pructy ! le salua t-il.

- Je ne m'appelle pas Pructy, ni Fricty, ni Jacty, ni tous les autres noms stupides par lesquels vous m'avez appelé durant cet entretien. Je m'appelle Drecty ! Monsieur Drecty !!!

         - Très bien, monsieur Gructy. Je peux savoir ce que vous faites encore ici ?

         - Je suis tombé sur un médecin stupide, infirme, désagréable, idiot, insupportable...

         - Oh, je vous en pris ! Tant de compliments, ça fait mal...

Les portes s'ouvrirent au bon étage et après une brève salutation, House rejoignit son bureau.

Il se sentait si seul dans la grande pièce aux murs blancs. Cuddy. Elle hantait son esprit. Ses longs cheveux ondulés, sa belle silhouette si fine, ses beaux hauts trop décolletés, ses jupes étroites qui lui maintenaient parfaitement les...

House secoua la tête, tentant vainement de chasser toutes images envahissantes de son esprit. Il attrapa son tube de médicaments et avala un comprimé. Sa douleur était tellement présente lorsqu'il pensait à l'amour de sa vie... Il soupira longuement et mis sa tête dans les mains. Il était près à tout pour l'oublier.

         - Je suis un idiot, murmura t-il.

Dans le couloir, il entendit un certain remu qui le fit se lever. Il marcha avec sa canne jusqu'à la porte. Il entendait son équipe se disputer...

         - Qu'est-ce qui se passe, les mômes ?

         - Cameron s'est trompée en faisant faire une biopsie, l'état du patient s'est aggravé et je persiste à dire qu'il faut faire un scanner afin de trouver le...   

         - Mais si on lui fait un scanner, son cœur risque de lâcher... se défendit Cameron.

         - Il y a forcément une tumeur ! s'exclama Chase en arrivant par derrière.

         - Du calme ! exigea House. On fait un scanner, puis si le cœur lâche, il mourra. Au pire, on dira qu'on n'a rien put faire, et voilà... 

L'atmosphère pris une odeur qu'il adorait. Un mélange d'orange et de lilas, avec une pointe de réglisse... Cuddy !

         - Comment ça, on le laisse mourir ? s'exclama t-elle.

Derrière elle, Wilson arriva et fixa House, l'air désemparé.

         - Tu vas laisser mourir un patient ? Sans essayer de le sauver ?

         - Mais non, Wilson.

Le regard de Cuddy était si dur... Elle lui en voulait. «  Je vous aime ». La phrase n'était pourtant pas si difficile. Il devrait essayer un de ces jours.

         - Venez, James. Laissons-le s'occuper de son patient.

James. Le mot lui avait échappé sans qu'elle y réfléchisse. En un instant, le docteur Wilson était devenu James. Sans qu'elle sache pourquoi, elle trouvait que ça lui allait mieux. James, Wilson...

James. Elle l'avait appelé James. Lui, que tout le monde surnommaient Wilson, même son meilleur ami, avait été appelé  James par sa patronne avec qui il devait sortir la soirée même.

James. James, au lieu de Wilson... Il s'était passé quelque chose ou il allait se passer quelque chose. House le sentait. Et si Wilson avait raconté la vérité sur les fleurs, Cuddy l'aurait t-elle appelé Gregory ou Greg ? Au moins, elle avait gardée le vouvoiement. Et s'ils couchaient ensemble ? Jamais, jamais il ne s'en remettrait...

Il lui attrapa le bras et ils s'éloignèrent dans le couloir, comme deux amoureux...

         - Je me vengerais Wilson, murmura House en avalant un caché de Vicodin. Je te le jure...


TimMcGee  (17.09.2008 à 20:45)

Partie 2 : Accident

 

House était près. On sonna et le médecin bondit hors du canapé pour ouvrir à son meilleur ami.

- Docteur Wilson...

Il avait la même blouse blanche habituelle, était rasé mais semblait ailleurs. Il regarda autours de lui, étonné :

         - Tu as nettoyé ton appartement ?

         - Je ne pouvais pas me permettre de recevoir mon ami dans un tel désordre.

         - Oh, ça ne te dérange pas plus, d'habitude...

         - Oui, mais aujourd'hui est un jour exceptionnel ! s'exclama House en sautillant sur place, impatient d'accomplir sa vengeance.

Wilson remarqua qu'il était pressé et se dirigea vers le salon, sans autres commentaires mais jeta comme même un regard suspect du coté de la table où les bougeoirs créaient une atmosphère douce et calme. Son ami n'était pas connu pour sa joie et son bien être... Il s'assit sur la chaise la plus proche de lui, mais House l'arrêta brusquement.

         - C'est ma place ! Tu ne pensais tout de même pas que tu aurais le poste de télé en face de toi... lui dit-il.

«  C'est bon, pensa Wilson, c'est bien House... »

Il changea de place et la conversation commença.

         - Alors, t'as couché avec elle ? commença House.

         - Mais... Avec qui veux-tu que je sorte, enfin !

         - Oh, je sais pas, mentis House. Peut-être... la patronne ?

         - Ca va pas ! s'étrangla Wilson. Si tu m'as invité pour me tirer des informations qui t'intéresse, tu aurais put m'en parler à l'hôpital, ça t'aurait fait économiser du temps pour sauver ce pauvre patient.

         - Il avait un cancer... Cameron avait raison. Et moi aussi, d'ailleurs ! se reprit t-il. Bon, si on mangeait ? Je crève de faim, moi...

Il repartit vers la cuisine où les deux assiettes trônaient au centre de la table. Il les attrapa, et versa discrètement une poudre sur la nourriture de Wilson. Son ami le vit arriver dans la pièce.

         - Poulet au curry, annonça t-il en déposant délicatement les assiettes sur la nappe rouge.  

Wilson, qui n'avait pas déjeuné par manque de temps, se jeta sur la nourriture sans même la regarder. Au bout de quelques bouchées, il s'arrêta brusquement, fixant les petits points blancs du dessus avec un regard étonné.

         - House...

         - Mmmfff ! Qu'esch che que tu veux ?

         - Qu'est ce que c'est que ça ?

 House s'arrêta dans son hélant et réfléchit quelques secondes afin de donner une réponse convenable. 

         - C'est du gros sel, crétin ! Qu'est ce que tu voulais que ce soit ?

         - Je ne sais pas... répondit Wilson. Ca n'avait pas trop le goût de sel...

         - C'est pas de ma faute si tu as un ans de plus... Tu savais qu'en vieillissant le goût est de plus en plus fade ? Oh, bah oui ! Que suis-je bête, t'es médecin.

         - Oui. Et c'est justement pour ça que je sais que ça n'arrive pas à mon âge.

Son ventre émit un gémissement et il continua à manger aussi rapidement sous le regard bienveillant de House. Il avait presque finit quand il s'arrêta et mit ses couverts sur le coin de l'assiette. House se leva, débarrassa la table et alla dans la cuisine.

         - Tu veux quoi comme dessert ? demanda le neurologue.

Il n'y avait pas de réponse.

         - T'as le choix entre un yaourt à la cerise, ou à la fraise, ou à la pomme, peut-être même à l'orange. Il me reste un bout de gâteau d'anniversaire que mes parents m'ont envoyer il y a six mois. Alors ?

         - Je suis désolé, mais je ne me sens pas très bien, je vais rentrer...

Appuyé contre le four à micro ondes, House affichait un grand sourire.

         - Déjà ?

         - On se voit demain, promit Wilson.

Il sortit de sa cuisine en affichant le regard le plus triste qu'il pouvait.

         - House, je t'assure que j'irais travailler. On se voit demain !

Il attrapa sa canne qu'il avait posé sur le canapé et l'accompagna jusqu'à la porte.

         - Mon poste de télé est cassé... soupira House.

         - Très bien, à demain.

Il ferma la porte. Wilson ne verrait pas Cuddy le lendemain, il aura trop mal à la tête... Il éclata d'un rire malsain. Le malheur des uns fait le bonheur des autres...

Il s'assit à son piano, fit quelques gammes et commença un magnifique morceau de Schubert qu'il n'avait pas joué depuis sa séparation avec Stacy. Mi, ré, ré dièse, sol... Les notes s'enchaînaient joliment, puis il s'attaqua aux accords, qu'il joua en appuyant très fort pour exprimer la douleur psychologique que lui infligeait Wilson en sortant avec la femme de sa vie, pour crier à Cuddy qu'il l'aimait, pour insulter les médecins qui l'avaient rendus boiteux, pour insulter tout le monde ! Il finit le morceau tellement fort qu'il s'effraya lui-même.

         - Il faut que je me calme... se murmura t-il en se levant.   

Il s'avachit sur son canapé en appuyant sur un bouton de la télécommande par habitude, mais elle ne s'alluma pas. Il se leva, étonné, et regarda à l'arrière du poste où les nombreux fils formaient un nœud compact. Tout avait l'air en place... Il essaya d'allumer directement sur le bouton de l'écran ( avec le temps, il avait même oublié qu'on pouvait allumer sa télé sans télécommande... ) , mais rien ne se passa. Il vit enfin un post-it jaune sur lequel il reconnu son écriture :

«  Le poste est cassé, à ramener chez le réparateur Mardi, à 16h00 »

         - On est mardi, et il est 20h30, se dit-il à voix haute. Trop tard...

Le téléphone sonna, mais House le laissa. Il alla vers sa chambre en écoutant le haut parleur qui lui dictait son message :

         - Allô, Dr House, c'est Cameron.

Elle ne l'avait pratiquement jamais appeler et il se demandait même comment elle avait eut son numéro. Elle avait sûrement besoin d'un conseil médical... Ah ! Que ferait l'hôpital sans lui ?

         - Je suis à l'hôpital... C'est horrible ! Wilson a eut un accident de voiture...


TimMcGee  (25.09.2008 à 19:06)

Partie 3 : Un ami ?

 

House mit un certain temps avant d'encaisser la nouvelle. Il était là, immobile, entre sa chambre et la cuisine, se remémorant le message. D'après la voie affolée de Cameron, son ami devait être très blessé. Il se tourna et s'avança dans le couloir sombre. Quelques secondes plus tard, il avait parfaitement retrouvé ses esprits et, à califourchon sur sa moto, il damara en trombe.

Le feu passa au rouge au moment où son véhicule y était proche. Tant pis ! Il grilla le feu, slaloma entre les voitures d'une vitesse inquiétante et faillit écraser une dame qui promenait son chien. Il arriva à l'hôpital à une vitesse record, stationna en interdit, juste devant les portes, et entra dans son lieu de travail qui lui était si familier.

- Bonjour, docteur House ! le salua une dame au cliché. 

Il ne l'entendit qu'à peine, courant presque jusqu'à l'ascenseur dont les portes se refermèrent. Attristé, il attrapa sa canne d'une main et sauta sur sa jambe valide jusqu'aux autres ascenseurs. Il entra et pressa le bouton lumineux au numéro 2.

         - Il fait beau, n'est ce pas ? lui demanda un homme mal rasé qui ne semblait pas se rendre compte que parler de la pluie et du beau temps n'était pas le fort du médecin. 

         - Au revoir, lui répondit House en sortant en trombe.

Il ne vit pas la personne sur qui il s'écroula lamentablement.

         - Qu'est-ce que vous avez tous à vous mettre dans mes jambes ? cria t-il, fou de rage.

         - Docteur House, calmez-vous ! lui ordonna sa patronne.

         - Où est-il ? Est-ce qu'il va bien ? Qui est son médecin traitant ?

         - Essayez de vous détendre, bon dieu !

         - Mon meilleur ami est sur le point de mourir, et vous me demandez de me calmer ? Où est il ?

         - C'est difficile. Pour chacun de nous. S'il vous plait House, tentez de vous...

         - Je veux s'avoir où il est... Euh, s'il vous plait ?

         - Salle d'examen numéro 6, au 3ème étage... Vous avez dit s'il vous plait ?

Mais il ne répondit pas, déjà dans les escaliers. Ce n'était pas malin de sa part, mais il se sentait obligé d'y passer. La première marche fut la plus difficile. Il grimaça un peut lorsqu'il passa sa jambe au palier. C'était très douloureux.

         - House, revenez ! Vous n'y arriverez pas.

Cuddy le poursuivait. Il pouvait en profiter pour lui demander quelques détails sur le drame.

         - Il a eut un accident de voiture. Plusieurs vertèbres cassées, la jambe gauche en bouillie... Faites attention !

Elle le rattrapa de justesse alors qu'il risquait de s'écraser. Ils étaient si proches... Les yeux de House étaient si bleus que s'en était bouleversant.

         - Et... Où en étais-je ? Il a aussi un gros trouble crânien, mais nous ne pouvons pas encore en mesurer les dégâts parce que... Enfin, il est...

         - Dans le coma, finit House.

         - C'est ça, approuva t-elle. Mais le plus troublant est la cause de l'accident. 

         - Comment ça ?

         - Je vais essayer de reconstituer la scène qui aurait pus se passer pour que vous puissiez bien comprendre.

         - Ca va, chuchota t-il, je ne suis pas si stupide !

         - Admettons qu'il était chez lui. Il prend sa voiture, va quelque part, prend de la drogue en grande quantité. Peut-être un bar... Bon, peu de temps après, il ressort, prend sa voiture. Mais ses sens étant troublés par l'absorption de trop de drogue, il fonce dans un mur et c'est l'accident. Mais ce n'est pas net... Pourquoi Wilson prendrait t-il de la drogue ? Je suis sûr qu'on l'a forcé...  

House arrêta sa marche périlleuse alors qu'il ne lui restait qu'une marche. Oui, lui, le docteur House, comme un con voulant faire une farce à son ami, lui a mit de la drogue dans sa nourriture.

         - Vous avez raison. Je suis un imbécile !

         - Non. Bon, c'est vrai que monter par les escaliers est un acte stupide, mais ne baissez pas les bras, il ne vous reste qu'une marche. 

Elle ne le comprenait pas et se n'était pas si mal. Elle risquait d'être affolé par son comportement et le renvoyer. Il s'appuya un maximum sur sa canne et ouvrit la porte qui donnait sur le couloir mouvementé. Il entendait des bouts de conversations en tous genres :

         - Il faut opérer...

         - ... trop dangereux, faites une incision...

         - ... encore dans le coma...

         - C'est ici, interrompit Cuddy.

Il était allé très vite jusque là, mais il avait soudain un doute. Et si l'état de son ami était pire que ce qu'il ne craignait ?

         - Ne me dites pas que tous ce que vous avez fait jusque là n'aura servit à rien, parce que vous ne voulez pas entrer.

Il ouvrit les portes vitrées et vit son ami, la bouche ouverte, terriblement pâle, saignant de partout.

         - Wilson, murmura t-il, la gorge nouée

Sa canne fit un petit bruit assez désagréable sur le sol carrelé tendit qu'il s'avançait. Des médecins l'entouraient, ils semblaient compétents vus les gestes rapides qu'ils effectuaient. Une fille qui lui brancherait une machine sur le bras se retourna.

         - Cameron ? Qu'est-ce que vous faites ?   

         - J'essais de sauver notre patient. Il a trente neuf ans ( en 2008 ), souffre de plusieurs fractures aux membres supérieures, sa jambe à l'air de s'être... 

Devant le regard étonné du docteur, Cuddy s'expliqua :

         - Je n'ai pas voulu vous mettre la pression, mais vous êtes le médecin le plus qualifié de cet hôpital, et comme je suis très attaché à Wilson, je voulais que se soit vous qui le soignez. Mais si vous voulez prendre quelques jours de congés, ce ne devrait pas poser trop de problèmes. Vous m'entendez ?

House était penché sur son ami, tremblant un peu, écoutant à peines les explications.

         - C'est de ma faute, avoua t-il.

         - Ne culpabilisez pas. Ca aurait put arriver à n'importe quelle personne, à n'importe quel moment. Mais le destin à choisit Wilson. 

         - Vous croyez au destin ?

         - Non, répondit t-elle.

House regarda quelques instants Wilson avant de se retourner vers Cuddy :

         - Je peux rester seul avec lui ?

Et devant son hésitation, il insista :

         - Cinq minutes ? Pas plus, promis !

         - D'accord, je vous chronomètre... Cameron, Chase, allez faire un tour à la cafétéria.

A peine la porte fut t-elle fermée que House s'assit sur le lit de Wilson. Il avait plusieurs bandages, dont un à la tête et semblait souffrir dans l'inconscient.

         - Je suis désolé...

Il attendait quasiment une réponse de la part de son ami, mais il n'y eut qu'un courrant d'air qui fit soulever un tas de feuilles posé près de la fenêtre.

         - Je ne m'imaginais pas à ça. Attends, tu as un fil qui dois te faire mal...

House se leva et arrangea un tuyau qui l'aidait à respirer.

Derrière la porte vitrée, Cuddy se rendait compte qu'au fond, House aimait beaucoup son ami et que malgré le fait qu'il soit très désagréable, c'était un être presque sensible, avec un cœur même s'il ne le montrait pas.

A part les bruits réguliers de la machine, il n'y avait aucuns sons. House méditant profondément sur sa bêtise et Wilson dans l'impossibilité de parler, la conversation n'était pas très mouvementée. Comment avait-il put blesser son ami à ce point ? Il soupira un peut et regarda l'horloge sur le mur blanc. Il ne lui restait plus que deux minutes. Cuddy plaisantait sûrement en lui disant qu'il était chronométré.

         - C'est pas vraiment de ma faute si t'es assez stupide pour conduire en étant malade, lui dit House.

Mais il n'avait pas envisagé le fait qu'il soit drogué et pensait pouvoir conduire. D'après certains médecins, les comateux pouvaient entendre ce qu'on leurs disait. House n'était pas de cet avis. Mais pourquoi pas ?

         - De toutes les façons, il va falloir que je m'excuse un jour... commença House. Alors : Je te demande de bien vouloir me pardonner de t'avoir drogué et, par extension, de t'avoir mis dans le coma. 

Il vit enfin l'ombre de la personne qui avait tout entendu et se retourna brusquement.

         - C'était vous ! s'exclama Cameron. C'est de votre faute ! Quand Cuddy saura ça... Je ne sais pas ce qu'elle fera, mais vous allez regretter !

         - Quand je saurais quoi ? demanda Cuddy qui venait d'arriver.  

Le cœur de House battait tellement qu'il ne s'étonnerait pas de faire une crise cardiaque. Toute sa vie dépendait d'une réponse...


TimMcGee  (08.10.2008 à 19:16)

Partie 4 : Déprime...

 

Cameron regardait alternativement House et Cuddy, sans savoir quoi répondre. Si elle ne répondait pas à sa patronne, elle risquait le licenciement. Si elle dénonçait House, il n'acceptera plus de sortir avec elle. Elle l'aimait tellement... Peut-être autant que son métier et ça rendait le choix difficile. Si elle se faisait renvoyer de l'hôpital, elle verrait House beaucoup moins souvent... En même temps, c'était un salaud. Comment avait-il put être idiot au point de risquer la vie de son ami ? Elle aimait beaucoup Wilson, c'était un bon ami, un bon confident. Elle se lança :

         - Euh... Et bien en fait... Le docteur House voulait restait ici toute la nuit et je trouve qu'il serait mieux qu'il se repose. Je voulais vous demander votre avis...  

Tous les muscles de House se relâchèrent de soulagement. Il était content que Cameron garde le secret douloureux de sa bêtise. Il n'était pas encore près à le dévoiler au Grand Public.

         - Et vous avez parfaitement raison, approuva Cuddy, prenez donc une semaine de congés...  

Il refusa.

         - Ce n'est pas un conseil, House. C'est un ordre !

         - Mais il serait peut-être mieux que je reste près de lui. C'est mon ami, j'ai risqué ma jambe en montant les escaliers pour lui...

         - Vous avez pris par les escaliers ?! s'étonna Cameron. 

         - S'il vous plait, Cuddy.

         - Non ! Même pour 48 heures de consultations supplémentaires je refuserais. Ca fait la deuxième fois de la journée que vous dites « s'il vous plait », ça prouve que vous êtes gravement atteint.  

House regarda une dernière fois son ami avec l'espoir que ses yeux s'ouvrent, mais ils restèrent définitivement clos. Ce n'était pas ici qu'ils devraient être. Wilson, endormi chez lui et House somnolant devant une émission débile un cachet dans la main, sa canne dans l'autre.

Il repartit lentement vers les ascenseurs qui s'ouvrirent et y pénétra. Les couloirs étaient vides, sombres, inquiétant. Un silence de mort y régnait et House, se dirigeant vers la sortie se demanda si les fantômes pouvaient exister. Il enfourcha sa moto orange et fila dans les vents frais de la nuit. Il s'arrêta brusquement sur la place d'invalides où il laissait habituellement son véhicule et jura en remarquant le manque de la carte sur le plateau de bord de la voiture qui occupait sa place. Furieux, il jeta sa moto sur la voiture rouge en cassant la carrosserie. Il attrapa sa canne et marcha péniblement vers son appartement. Les gens n'étaient même pas respectueux envers les souffrants. Il ouvrit la porte qui se réceptionna mal contre le mur laissant une grosse trace noir. Mais il s'en fichait. Il revoyait sans cesse la scène. Lui, si content d'empoisonner Wilson, l'accident, le visage décomposé de son ami. Il se laissa tomber dans le fauteuil devant la télévision cassée. Wilson. Cuddy. Wilson. Wilson...Il avala trois cachets d'un seul coup. Peut importait à présent. Qu'aurait dit James Wilson ? « - T'es un imbécile. »

         - Je sais, répondit House.      

Il se sentait mal. Seul, comme d'habitude, mais aussi vidé. Il se dirigea vers sa chambre. Il devait essayer de dormir. Surtout qu'il avait une semaine de solitude prolongée. Il s'allongea et éteignit la lumière sans prendre la peine d'enlever ses habits. Il se tourna dans son lit. Une fois... Wilson qui lui parlait et lui qui le traitait comme un idiot. Mais qui était l'idiot dans l'histoire ? Deux fois... Ils riaient. Souvenir ? Trois fois... Stacy et lui faisaient l'amour. Cinq fois... Cuddy et lui étaient coincés dans un ascenseur. Il la saisit par la taille, leurs bouches s'approchant. Elle l'embrassa et il y répondit avec plaisir. Pourquoi s'inventer des faits irréels ? Dix fois... Il courrait. Sans souffrance, ni douleurs superflues. Mais le vrai monde n'est pas celui où l'on se sent le mieux. Dix-sept fois... Il se leva. Cette fois ce n'était pas de faux souvenirs. Il alluma la lumière et cligna des yeux. On sonna. Peut-être que c'était Wilson ? Il marcha jusqu'à la porte et fut déçut de se rendre compte que c'était personne de sa connaissance.

         - C'est à vous la moto ? demanda la femme brune.    

         - Oui. Pourquoi ? demanda House.

         - Alors. Comptons deux cents dollars de frais pour la réparation de ma voiture, le retirement de votre permis et évidement une poursuite judiciaire pour dégradation d'un véhicule policier, nota t-elle dans un petit calepin noir.    

         - Et merde ! Euh... désolé. Non, pas désolé... Je... Quoi ?

         - Avez-vous consommé ? Drogue, alcool...

         - Non. Ecoutez. Il y a forcément un arrangement à faire. Mon ami est à l'hôpital entre la vie et la mort...

         - Mais ce n'est pas mon problème, ça monsieur. Pourrais-je entrer ? Ce pourrais jouer en votre faveur.

         - Allez-y.

Il la laissa entrer. Elle jeta un rapide coup d'œil à la pièce souleva une liasse de papiers qu'elle remit à sa place.

         - Je pourrais vous payer le double. Vous réparez votre voiture en faisant croire à un simple accident, ça vous économise un procès, vous  utilisez votre argent comme vous voulez et je garde mon permis.   

         - Désolé, refusa t-elle en allant dans la cuisine.

         - Je suis invalide, marche avec difficulté et je suis médecin à l'hôpital Princeton qui est à trois kilomètres d'ici. Si je n'ai plus de moto, je ne travail plus, je n'ai plus d'argent, on me saisit mon appartement avec ses meubles et je me retrouve à la rue. 

Elle regarda la cuisine d'un œil critique et se tourna vers lui.

         - Si vous avez huit cents dollars... commença t-elle.

         - Je suis fonctionnaire, dit-il.

Elle ouvrit la poubelle posée a coté du lavabo et sourit.

         - Et ça ? demanda t-elle en lui agitant le paquet vide qui contenait la drogue de Wilson.

Huit cents dollars, ce n'était pas beaucoup... Il hocha la tête et sortit un carnet de chèque bien entamé.

         - Huit cent dollars, et l'affaire de la voiture est oubliée. Par contre, je me dois de vous arrêter pour détention illégale de drogue. 

         - Je n'en ai pas pris, protesta House.

Il revit un court instant Wilson, seul, dans sa chambre d'hôpital. Mais quel imbécile !

         - Cent soixante dollars. Cent soixante dollars et vous oubliez tout, lui demanda t-il. 

         - Deux cent, insista t-elle.

« - Tu le mérite, lui murmura la voix de Wilson. » House signa et la laissa repartir.

         - Ah, oui ! l'appela t-elle une fois dehors. Et vous devriez voir l'état de votre moto. Je pense que vous allez en acheter une autre...

Il entendit la porte claquer et il se laissa lamentablement tomber dans son fauteuil. Il était minuit... Il porta sa main dans sa poche et avala un cachet de Vicodin. Avec l'aide de sa canne, il marcha jusqu'à la cuisine où il sortit une bouteille de Whisky qu'il ouvrit. Il but une gorgée qui lui rappela la chaleur du lit de Stacy. Il appuya son dos sur le réfrigérateur et en but une deuxième. Cuddy le disputait :

         - Mais vous êtes complètement con !  

Oui, il était con. Ca lui faisait du bien de l'entendre. Il avala d'un coup le tiers de la bouteille et s'assit car il ne tenait plus debout. Wilson... Une larme coula en entraînant avec elle plusieurs dizaine d'autre. Il se sentait plus seul que jamais. Il finit la bouteille et s'effondra sur le sol carrelé de la cuisine.


TimMcGee  (19.10.2008 à 20:23)

Partie 5 : Discussion

 

La sonnette retentie pour la dixième fois. House, inconscient dans sa cuisine ne l'entendait pas et la personne commençait à s'impatienter dehors, dans la fraîcheur automnale. Il remua.

         - Mais qu'est-ce que je fou ici ? se demanda t-il.

Un regard vers la bouteille vide et la flaque de vomit qui dégageait une odeur désagréable répondit à sa question. Il essaya de se souvenir de tous les événements passés... Une femme était venue lui réclamer de l'argent, il était à l'hôpital, Cuddy, Wilson... Wilson. Il soupira quand il entendit la sonnerie et se leva lentement. Il tituba vers la porte d'entrée et ouvrit.

         - Mais qu'est-ce que vous avez fait ? s'étonna Cameron en le voyant. 

         - J'ai tué Wilson, répondit House.

         - Vous avez de la fièvre...

Elle avait posé sa main sur son front brûlant. Elle inspira plusieurs fois et déclara :

         - Vous avez but.

         - Oui, avoua le médecin. Et alors ? Je ne suis pas sur ma moto.

         - A en juger par votre état, vous avez but un alcool très fort et en grande quantité.

         - Une bouteille de whisky. J'en aurais bien pris une deuxième mais j'ai pas tenu... Je me suis évanoui.

         - Vous êtes pathétique. Je peux entrer ? On pourra parler... De Wilson, de tout et de rien.

Elle avait attendu ce moment avec impatience. Parler de tout et de rien avec le docteur House. Mais elle aurait voulut le faire dans d'autres circonstances.

         - C'est joli chez vous.

         - Vous mentez. Vous trouvez ça répugnant mais par politesse et pour engager la conversation vous avez jugé bon de me mentir. Vous auriez mieux fait de vous taire. 

         - C'est faux, se défendit Cameron. Je trouve que vous avez une très grande quantité de livres, et j'aime les hommes cultivés. 

Il ne trouva rien à redire. Il l'invita à s'asseoir sur le fauteuil et posa sa canne sur la table du salon.

         - Vous êtes un idiot House. 

         - C'est Cuddy qui vous envoie. Vous lui direz que je n'aime pas les gens qui disent le fond de leurs pensées par l'intermédiaire d'autres personnes qui elles-mêmes utilisent ces personnes pour communiquer. 

         - J'aimerais vous parler. Vous parler sans que vous ne trouviez un commentaire qui m'arrête parce que vous n'avez pas le courage de regarder la vérité en face. Wilson est entre la vie et la mort et c'est de votre faute ! Je veux comprendre.

Le regard d'un bleu captivant vint rencontrer celui de son employée. Il traduisait en lui seul toute la culpabilité qu'avait House, sa souffrance, son malheur, sa solitude. C'était dans des moments comme ceux-là qu'elle avait envie de le protéger, de le câliner...

         - Je suis désolé, s'excusa t-elle. 

         - Il ne faut pas. C'est vrai. Je suis un sale type et j'aurais mérité d'avoir un accident en moto. J'aurais mérité la mort.

         - Non !

         - La mort prend toujours les innocents, heureux et profitant de la vie. Et pourquoi pas les boiteux stupide au comportement inhumain.

         - Notre ami n'est pas mort, il s'en sortira.

         - Vous y croyez parce que c'est plus simple ainsi. Laissez-moi, allez-vous-en.

D'un coup, la douleur de sa jambe fit beaucoup plus préoccupante. Il sortit sa boite de médicaments, la secoua et constata qu'elle était vide. Cameron se leva et revint quelques instants plus tard avec sa précieuse boite de Vicodin. Il voulut l'attraper, mais elle l'en empêcha.

         - Pourquoi ? insista t-elle. 

Têtus, ils ne bougèrent pas mais la douleur fut vite insupportable et il se roula sur le parquet.

         - Pourquoi ? répéta t-elle.

         - J'aime Cuddy... répondit t-il en un souffle. J'aime Cuddy mais elle préfère Wilson. Je ne voulais pas qu'il soit malade, juste qu'il souffre.

         - Vous avez réussit, commenta t-elle en lui tendant la Vicodin.

Elle le regarda s'enfourner un cachet dans la bouche en se demandant comment elle avait put tomber amoureuse d'un homme aussi répugnant. Il aimait Cuddy. Elle était bien trop vieille... Elle sentit alors une grande rancune pour tout le monde. Une sonnerie résonna soudainement dans le silence de l'appartement. Cameron sortit le biper de médecin qui devait la prévenir d'une éventuelle urgence.

         - C'est à propos de Wilson, dit-elle en se dirigeant vers la porte. Je reviendrais dès que possible... Au revoir.

Elle ferma la porte laissant un House intrigué. Il se redressa lentement et alla dans sa chambre. Il se déshabilla enfila une chemise froissée et un vieux jean. Il boita jusqu'à la porte d'entrée et sortit. Il marcha péniblement jusqu'aux ruines de sa belle moto. Il constata avec horreur qu'elle était irréparable. Le métro n'était pas loin et il déclara qu'un peut de marche ne lui ferait pas de mal. Il arriva assez rapidement dans cet endroit répugnant et sauta par-dessus les barrières pour ne pas perdre de temps avec la machine à tickets.

Un train approcha et stoppa devant lui. Il y monta et, constatant que toutes les places étaient vides, leva sa canne au-dessus de sa tête.

         - Je suis invalide ! cria t-il jusqu'au moment où une place se libera.       

Il s'assit et réfléchit. Wilson pouvait être rétablit ou être mort. C'était son meilleur ami. Le seul qui voyait autre chose qu'un être froid et distant, que quelqu'un de drogué et d'alcoolique, qu'un méchant et inconscient. S'il le perdait, il ne savait pas ce qu'il ferait. Premier arrêt. Sa canne tomba lorsque le métro freina mais il la ramassa. Un seul petit cachet... Il ouvrit sa boite et en pris quatre. Quel idiot ! Il se mentait à lui-même. Deuxième arrêt. Il descendait au prochain. « - Laisses la place à la dame avec la poussette, House ». C'était Wilson, dans sa tête.

         - Ca va pas, murmura t-il. Le bébé reste allongé, il n'a pas besoin de la place. Quand a la mère, elle a ses deux jambes.

« - Je ne m'attendais pas à ça de ta part. Mais pourquoi pas ? Après ce que tu m'as fais... »

         - De toutes les façons, tu es dans ma tête, alors ce n'est pas vraiment toi. En fait, c'est un duel entre moi et moi, chuchota House en guise de réponse.

« - C'est vrai. Ca veux dire que tu es en train de changer. »

         - Non.

« - Tu changes, mais tu n'as pas envie car ton caractère te donne un genre, de l'importance. Et puis, tu dois te lever pour descendre. »

En effet, le train ralentissait doucement et House dut se lever. A peine fut-il debout que deux enfants se chamaillèrent pour la place et que leur père se lamentait en leur demandant de la laisser à la dame.

House avait mal à la jambe, mais heureusement pour lui, l'hôpital était en face du métro. Il entra dans cette bâtisse qui était son lieu de travail, monta en ascenseur jusqu'au troisième étage et alla à la chambre numéros 7 où son ami était censé se trouver. Mais il n'y avait personne. Il paniqua un peut et se tourna dans tous les sens dans l'espoir de voir une infirmière arriver.

         - Vous cherchez quelque chose ? demanda une dame en veste blanche. 

         - Quelqu'un, répondit House.

         - Vous étiez un proche, un ami ?

         - Mon meilleur ami est dans le coma.

         - Toutes mes condoléances, monsieur. Votre ami est décédé ce matin...


TimMcGee  (30.10.2008 à 12:00)

Partie 6 : Tout recommence

 

House resta sous le choque. Wilson, Mort ? Impossible. Il l'avait tué... Tué, il était mort par sa faute. Ce n'était rien qu'un assassin.

         - Monsieur... commença la dame.

         - Vous l'infirmière, retournez avec vos malades ! cria t-il.

Il sortit de la salle. Il devait aller voir Cuddy ! Il marcha quelques pas, le cœur serré. Les gens avaient l'air heureux, souriant et serrant contre eux les proches qui étaient guéris. House avait sauvé tellement de personne, mais il avait été incapable de venir en aide à Wilson. Pourtant, son ami avait toujours été là pour lui. Il regardait le bout du couloir où il vit une fillette qui avait un cancer marchant aux cotés de ses parents sans savoir quand elle allait mourir. Wilson aurait put la sauver, mais il n'était plus là. Il aperçut le docteur Cameron qui ne semblait pas du tout perturbée par la mort de James Wilson. Elle riait avec Chase qui lui racontait une blague.

         - Je vais en consultations, le prévint t-elle. 

Elle s'en alla en gambadant dans le couloir et elle le vit.

         - House ? s'étonna t-elle. Comment allez-vous depuis toute à l'heure ?

Elle repartit sans attendre de réponse. C'était pas possible qu'elle ne soit pas plus touchée que ça. Il accéléra le pas et descendit jusqu'au bureau de Cuddy. Mais, il fit demi-tour. Il l'avait aperçut, rayonnante, et cela lui avait suffit. Tout le monde s'en foutaient ! Il avait soudainement l'impression de ne plus l'aimer. Tous ses rêves l'avaient quittés... Il n'avait plus envie de sauver des vies, sortir avec Cuddy, manger, dormir, souffrir... Il n'avait presque plus envie de vivre. Il monta et alla dans son bureau. La tête dans les mains, il pleura. Wilson...

 

Cameron, assit devant sa patiente, attendait la fin de l'histoire.

         - Et ce matin, je me lève pour nourrir mes chats. Des bêtes merveilleuses ! Il y a pistache, quel gros flémard. Un jour, j'ai crus qu'il était mort. J'étais dans mon jardin, puis je les appelle. Ils viennes tous sauf Pistache qui dormait au soleil sur un gros rocher. C'est bizarre mais...

         - Madame, l'interrompit Cameron. Je suis sur que vous aimez beaucoup vos chats, mais j'aimerais en savoir plus sur votre maladie.

         - Ah, oui ! Bien sur. Alors ce matin, je me lève. Puis soudain je sens comme un déchirement au dos. C'était affreux. Heureusement que mes chats étaient là...

Le téléphone sonna et Cameron sortit en s'excusant.

         - Allo, House ? répondit t-elle.

         - Oui, c'est moi.

         - Qu'est ce que vous voulez ?

         - Parler. Parler de Wilson, de tout et de rien, dit t-il en l'imitant.

         - Je suis désolé mais...

         - Je voulais vous remercier. C'est vrai que vous avez toujours été gentil avec moi et je ne vous l'ai jamais rendus.

Elle regarda sa patiente qui parlait toute seule. Elle pouvait peut-être discuter un peut avec House.

         - Vous allez bien ? Votre voix tremble...

         - Ca va. Vous pourriez remercier Cuddy pour moi. Et lui dire que je suis désolé pour toutes les difficultés que je lui ai causées.

         - Pourquoi ne pas le faire vous-même ?

Ce n'était pas une conversation normal... Comme un adieu. Elle l'entendis pleurer.

         - House ? Ca va ?

Pas de réponses... Elle s'inquiétait. Elle entendis un bruit très aigue, puis comme si quelqu'un tombait.

         - House ? House ? House !

Elle se précipita dans le couloir, oubliant sa patiente et tous ses soucis. Monta comme un éclair à l'étage et arriva dans le bureau de son patron. Il était étendu sur le sol. Elle entra et la première chose qu'elle remarqua fut le trousseau de clés enfoncé dans la prise de courant. Il avait tenté de se suicider. Elle se pencha sur lui et pris son pouls. Il était vivant ! Elle appela une infirmière et des urgentistes arrivèrent avec un brancard pour l'amener dans une chambre de soins.

         - Qu'est-ce qui se passe ? demanda Forman qui arrivait accompagné de Chase. 

         - C'est House, expliqua t-elle. Il a reçus une décharge électrique.

         - Comment, pourquoi ?

         - Il a essayé de se suicider. Je l'ai eut au téléphone... Si seulement j'avais compris plus tôt !

Elle sentit une larme couler. Elle ne devait pas pleurer pour si peut. Chase l'enlaça et lui murmura quelques phrases au creux de l'oreille.

         - Ce n'est pas de ta faute... Ne pleure pas. On a jamais put comprendre ce qu'il voulait ce gars là. On est avec lui les trois quart du temps et pourtant, personne ne l'a vu arrivé. S'il t'as appelé c'est qu'il savait que tu pourrais faire ce qu'il t'as demandé. Qu'est-ce qu'il a dit ?

         - Il a dit qu'il était désolé... Désolé pour tout ce qu'il a fait. Je ne veux pas qu'il meurt. On a déjà Wilson dans le coma, pas House. Je n'y arriverais pas.

Elle éclata en sanglots et Chase la berça doucement comme un bambin dans les bras de ses parents. Cuddy arriva en courrant.

         - J'ai entendus dire qu'il y avait eut un accident ?

         - C'est House, expliqua Forman. D'après Cameron, il a essayé de se suicider.

         - House ? s'étonna Cuddy.

Elle partie à la poursuite des urgentistes en entraînant l'équipe de House derrière elle.

         - Mais pourquoi a-t-il fait ça ?

         - Je suis allé chez lui ce matin. Il a ouvert après une demi heure d'attente et il était ivre. Quand je suis allé lui chercher sa Vicodin, j'ai vus dans la cuisine une bouteille de Whisky vidée, une flaque de sang séchée et du vomi... J'aurais dut faire plus attention !

Elle pleura de nouveau et Chase sortit un mouchoir avec lequel il essuya ses larmes.

         - Il m'a demandé de vous dire qu'il s'excuser pour toutes les difficultés qu'il vous a causées. 

Cuddy entra dans la pièce en demandant comment il allait.

         - Il s'en sortiras sans problèmes et bientôt ! la rassura l'infirmière. Il va bien. Mais j'ai entendus dire qu'il a essayer de se suicider. Le pauvre ! Après la mort de son meilleur ami, il avait l'air si triste...

         - La mort de son meilleur ami ? Wilson...

         - Non. Son ami, monsieur Kafrachy. Il est arrivé en me disant que c'était son meilleur ami qui était dans le coma.

         - Oh non ! s'exclama Cuddy.

         - Qu'est ce qui se passe ? demanda Chase qui venait d'entrer.

         - House a voulut se tuer parce qu'il croyait que Wilson était mort.

Elle le regarda, l'air innocent. Son visage était presque serein et en enlevant les tuyaux qui lui permettait de respirer, on aurait put croire qu'il dormait.

         - Je vais rester là ce soir. Vous pouvez rentrer chez vous.

Forman fut le premier a quitter la pièce. Chase et Cameron étaient en train de se bichonner sur le banc des visiteurs. Cuddy sourit en les regardant. Ils s'aimaient, mais ils ne s'en rendaient pas compte. Cameron parla à Chase qui s'en alla et elle vint s'asseoir au près de Cuddy.

         - On dirait qu'il dort... murmura t-elle. 

         - Je me suis fait la même réflexion, avoua Cuddy.

         - Il n'est pas heureux... Il ne l'a jamais été. Il doit affreusement souffrir.

Il souffrait, comme Wilson. En deux jours, il avait réussit à causer deux comas. Elle devait dire à Cuddy ce que House avait fait, mais elle ne s'en sentait pas capable. Elle aimait House, mais il aimait Cuddy qui aimait Wilson. N'était-ce pas ridicule ? Elle pleura, encore.

         - Cameron. Il ne faut pas que vous vous en vouliez. Vous allez sortir de cet hôpital et appeler Chase pour lui demander un dédommagement d'une nuit. Allez au restaurant et amusez-vous. Vous êtes jeunes, ne ratez pas cette chance. Allez, rattrapez-le.

Elle esquissa un sourire et partie en courrant. Cuddy se retourna vers House. Sa poitrine se soulevait doucement. Mais quel crétin ! Pourquoi n'avait-elle rien vue ? Elle savait qu'il était triste, seul et qu'il avait mal à cause de sa jambe. Elle avait si peut dormi, et elle devait encore veiller par sa faute. Rapidement, la chambre fut plongée dans le noir et elle ne put plus résister contre le sommeil. Sans s'en rendre compte, sa tête tomba sur le coté et elle s'endormi...


TimMcGee  (30.10.2008 à 17:43)

Partie 7 : Amour d'automne...

 

Elle fut réveillée par un bruit étrange. Elle ouvrit les yeux et se demanda d'abord ce qu'elle faisait sur le sol de l'hôpital à coté d'un lit de malade. Puis elle reconnue la silhouette de House.

         - Recouchez-vous ! lui ordonna t-elle.

         - Je suis guéri, déclara t-il.

Il ouvrit les rideaux blancs et attrapa sa canne qui était à coté du lit. C'était le soir. Il était dix-sept heures... Elle avait dormie presque 14 heures !

         - Infirmière ! cria t-il.

Un homme entra.

         - Quand je demande une infirmière, j'aimerais une femme. Sinon, je dirais infirmier.

         - Désolé monsieur, mais il n'y a que moi.

Après un temps d'obscultation, il lui signa une autorisation de sortie.

         - Non. Monsieur, appela Cuddy. Il est dépressif, je ne veux pas qu'il sorte si tôt.

         - Je n'ai pas l'impression qu'il soit si mal que ça.

Cuddy le regarda. Il n'était pas vraiment bien. Mais l'hôpital ne pouvait pas le garder. A peine l'homme fut-il partit que House grimaça de douleur.

         - Ca va ? demanda Cuddy.

         - Ouais. Qu'est-ce que vous avez tous à me demander si ça va. Wilson est mort et vous vous en foutez !

Il s'assit sur le lit et s'attrapa la jambe. Elle devait lui dire...

         - En parlant de Wilson... Je sais que ça va vous paraître bizarre mais il n'est pas mort.

         - C'est ça ! Bien sur... Vous êtes tous des menteurs. Aïe !

         - Vous avez mal... Vous voulez de la Vicodin ?

Il la regarda. Ses yeux clairs ne semblaient pas mentir mais il ne sentait pas prêt à lui faire confiance. Wilson était vivant...

         - Je veux sortir, rentrer chez moi pour pouvoir me souler à ma guise et me tuer sans que vous interveniez. 

Sur cette phrase, il quitta la pièce, mais Cuddy le suivit jusqu'à la porte de sortie.

         - Je prendrais autant de jours de congés qu'il faudra, mais je ne vous laisserais pas seul.

         - Venez, mais si vous entrez chez moi j'appelle la police.

Sans savoir s'il plaisantait, elle resta avec lui et ils marchèrent jusqu'au métro.

         - Où est votre moto ?

         - Elle est cassée.

Ils restèrent sans parler jusqu'au moment où ils étaient devant l'appartement de House.

         - Je ne veux pas vous mettre dehors, mais je ne veux pas que vous entriez. 

         - Il va falloir que vous choisissiez entre appeler la police ou m'inviter.

Et il l'invita. C'est comme ça qu'ils se retrouvèrent tous les deux dans son appartement sale et mal rangé.

         - Alors, vous vous mettez dans ce coin là, moi je vais dans ma chambre. D'accord ?

Elle refusa, mais il la fit s'asseoir de force sur le canapé et lui tomba dessus. Ils rigolèrent comme des enfants. Elle le poussa sur le coté afin d'être contre lui sans qu'il ne l'écrase. Gêné, House se releva.

         - Vous voulez boire quelque chose ? lui proposa t-il gentiment.

         - Manger si ça ne vous dérange pas...

         - Bien sûr, bien sûr, s'écria t-il. Il faut bien que vous grossissiez un peut !

         - House !!!

Il fila dans la cuisine en souriant. Par terre, il fit la bouteille de Whisky et ria encore. Ca paressait si loin ! Wilson était vivant, il le sentait, il en était sur. Il ouvrit ses placards dans lesquels ne se trouvaient que des soupes de toutes sortes et du beurre de cacahouète. Il pourrait lui donner une soupe à la tomate avec un quelconque fruit... Il mit une soupe à cuire et alla rejoindre Cuddy qui regardait sa collection de livres.

         - Vous avez bougé ! lui dit-il, un sourire sur les lèvres.     

         - Appelez la police...

Il grimaça en repensant à sa belle moto abîmée.

         - Et comment va Wilson ? demanda t-il.

         - Vous me croyez, maintenant. Il va mieux, mais pas très bien. Il lui faudra du temps pour sortir de son coma.

Cuddy fit un tour rapide de la pièce et retourna s'asseoir. Son regard fut attiré par le Post-it.

         - Le poste est cassé, lut-elle.

Elle se leva et tourna la tablette à roulette sur laquelle était posée la télé.

         - J'ai essayé. Vous n'y arriverez pas.

Elle bougea quelques fils et lui demanda d'allumer la télé et à sa grande surprise, ça marcha.

         - Merci, lui dit-il.

Contente, elle vint s'asseoir à ses cotés et ils regardèrent une émission culturelle. Jamais elle ne s'était sentit aussi en sécurité qu'a ce moment là. C'était un comble ! Ils restèrent un certain temps en riant à toutes les bêtises possibles.

         - Ca sent une odeur bizarre, constata Cuddy.

         - C'est vrai que vous n'avez pas pris de douche ce matin, approuva House.

Mais il sentait la même odeur qu'elle. Une odeur de brûlé... La soupe ! Il se leva en sursaut et alla dans la cuisine. Il coupa le feu en vitesse.

         - Prenez votre manteau ! lui cria t-il.

         - Vous me virez ?

         - Non, on va au restaurant.

Elle lui sourit. Il l'aurait bien amené sur sa moto, mais il ne pouvait pas. Bus ou métro ? Elle avait froid... Bus ! Il marcha en direction de l'arrêt de bus et elle le suivit, ravie d'aller au restaurant. Mais il s'arrêta brusquement. Ni bus, ni métro. Comment n'avait t-il pas put y penser ? Il prit son portable.

         - Allo ? Oui. J'aimerais un taxi... Oui. C'est ça. A toute suite...

Elle lui adressa un beau sourire gâché par des tremblements. Elle avait froid. Galant, il enleva sa veste et la couvrit.

         - Merci.

Ils s'assirent sur le banc derrière eux. Le froid transperça la fine chemise de House qui fit son possible pour cacher qu'il avait froid. Mais ses efforts furent vains.

         - Je suis désolé de mobiliser votre veste, s'excusa t-elle en la retirant.

         - C'est pas grave, gardez-la.

Elle le fixa longuement. Ses traits étaient creusés, mais il semblait être heureux. Il éternua.

         - Vous avez les lèvres bleues, l'avertit t-elle en lui tendant sa veste qu'il ne prit pas.

         - Le taxi arrive.

Ils montèrent tous les deux dedans, mais il ne savait pas où il pouvait l'inviter. Un jour, il avait amené Stacy dans un grand restaurant mais il ne savait plus son nom. Sinon, il y avait ce petit restaurant italien sympa où il allait parfois avec Wilson. Alors, ce sera italien. Il indiqua l'adresse au chauffeur. Une fois la bas, ils s'installèrent à une table à deux. Il y était allé tellement souvent avec Wilson, mais là c'était différent. Reposée, elle était plus belle que jamais. Ils commandèrent tous les deux un plat de pâtes.

         - C'était comment avec Wilson ? lui demanda House pour engager la conversation.

         - Pardon ?

         - Ce dîner, avec Wilson.

Ce dîner pour lequel il avait faillit le tuer et se tuer... Ce dîner qui lui avait révélé sa vraie folie.

         - C'était un vrai fiasco, répondit Cuddy en riant.

Cette phrase lui révéla à quel point il était stupide. Comment avait t-il put croire que Cuddy et Wilson sortaient ensemble juste parce qu'elle l'avait appelé James ?

         - Je l'avais invité dans un restaurant où j'avais dut commander une journée en avance... Il est arrivé avec plus d'une heure de retard. Le début était pas mal, on a parlé, de vous surtout. Puis, on a mangé et il a été malade. Non seulement il a vomit devant tout le monde, mais il a eut une allergie... C'était très drôle !

House imagina Wilson, le visage couvert de gros boutons rouges. Il éclata de rire. Le plat de Cuddy arriva et il la vit, fixant son assiette en se demandant quand le plat de House allait arriver. Les minutes passèrent...

         - Commencez sans moi, ce n'est pas grave.

         - Je suis désolé... Hier soir, je n'ai pas put manger et je n'ai pas déjeuné non plus...

Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas mangé... Son dernier repas remontait à avant l'accident. Mais l'odeur de la nourriture lui donnait mal au cœur. Cuddy avait engloutit les trois premières bouchées quand House tomba brusquement de sa chaise...

Il ouvrit les yeux et vit Cuddy, penchée sur lui.

         - Vous avez fais de l'hypoglycémie, lui expliqua t-elle en lui tendant une bouchée de pâtes. Mangez.

Tous les gens du restaurant avaient les yeux rivés sur lui. Il avala la bouchée et Cuddy l'autorisa à s'asseoir.

         - J'avais raison de vous surveiller.

         - Si vous n'aviez pas été là, la télé n'aurait pas été réparée alors ma soupe n'aurait brûlé. J'aurais mangé bien avant.

Elle le força à avaler quelques bouchées supplémentaires et il se rassit sur sa chaise. Petit à petit, les conversations recommencèrent autour d'eux, mais ils ne parlaient toujours pas.

         - Je ne sais pas si c'est moi, mais tous les hommes qui sortent au restaurant avec moi sont malades...

         - Peut-être est l'attirance de votre décolleté bien trop, euh... décolleté ?

         - Ca faisait longtemps ! s'exclama Cuddy.

         - Ce qui prouve que je ne suis plus malade, approuva House, ravie. Je vous appellerais un taxi et vous dégagerez de chez moi !

         - Je ne peux pas rentrer sans m'assurer que vous n'irez pas à un bar d'où on vous chassera à coup de balais alors que vous ne tiendrez plus debout. En plus, j'ai oublié mon manteau chez vous...

Il lui sourit. Ce moment était tellement bien... Trop bien et il avait peur de se réveiller dans son lit d'hôpital après son suicide raté. Elle finie ses pâtes et l'attendit.

         - Je ne finirais pas. Vous en voulez ?

Il plaça le plat au milieu et ils mangèrent les spaghettis à deux, comme dans une scène de dessin animé. Il aurait voulut qu'ils finissent tous les deux sur un spaghetti pour se rapprocher et finir par un tendre baiser... Mais ça n'arriva pas.

         - Un dessert ? proposa t-il.

         - Non-merci, ça ira.

         - D'accord. Alors ce sera une boule à la fraise pour la dame et une au chocolat pour moi, s'il vous plait, commanda t-il au serveur.

Il était très têtu ! Mais ça fit sourire Cuddy qui se régala. Après avoir payé, il appela un taxi et ils se retrouvèrent devant chez House, l'estomac plein.

         - Vous prenez votre manteau et vous partirez...

         - Oui, j'ai mieux à faire que de vous servir de nounou.

         - Pourquoi ? Ca ne vous à pas plus ce repas ?

         - Si, répondit Cuddy. Bien sûr, c'était parfait. Sauf peut-être votre malaise.

Il ouvrit la porte et ils rentrèrent. Elle attrapa sa veste, et ressorti.

         - Au revoir... le salua t-elle.

Il lui fit un geste amical de la main et referma la porte. Heureux de ce délicieux repas, il s'assit sur son canapé et se laissa bercer par la chaleur de la pièce, la tête pleines de bons souvenirs. On sonna et il se leva à contre cœur.

         - J'ai oublié quelque chose, lui cria Cuddy de derrière la porte.

Il lui ouvrit et elle l'embrassa. Il fit surpris, mais il répondit avec plaisir à ce baiser inattendu.

         - Je vous aime, lui murmura t-elle. Je ne m'en étais jamais aperçut, mais maintenant c'est clair. J'ai passé la plus belle soirée de ma vie.

         - Je vous aime aussi, répondit House.

Il s'embrassèrent à nouveau. Plus franchement cette fois ci. Il referma la porte et ils s'assirent sur le canapé. Il passa le bras autour de son cou et elle l'attrapa par la taille. Ils restèrent dans cette position longtemps jusqu'à ce que Cuddy, assise sur la télécommande, presse un bouton par mégarde. Il y avait une histoire d'amour tellement idiote et absurde qu'il s'amusèrent bien, leurs corps s'effleurant à peine. Puis, pendant que le héro embrassait la fille qui l'aimait, il s'entrelacèrent et ils sentaient tous deux comme un besoin immédiat. Il lui déboutonna lentement son chemisier et elle lui souleva son T-shirt. Il se retombèrent dessus et s'embrassèrent longuement, prêts à passer une nuit très mouvementée...    


TimMcGee  (31.10.2008 à 11:54)

Partie 8 : Un rayon de soleil, un jour de pluie

 

House était réveillé depuis longtemps et regardait Cuddy, endormie à ses cotés. La lumière du jour la rendait rayonnante. Il avait passé une nuit merveilleuse mais il ne voulait pas la rendre malheureuse. Il avait déjà du mal à s'occuper de lui, alors s'il devait veiller sur une femme... Elle méritait mieux que lui : un homme gentil et attentionné. Wilson, par exemple. Mais malheureusement, il n'était pas là pour elle. Par sa faute. C'était un jaloux idiot. Il avait tout fait pour qu'elle s'intéresse à lui, mais maintenant il regrettait tout. Elle remua. Il devrait lui dire dès son réveil. Elle ouvrit les yeux et lui sourit. Elle l'attira vers elle mais il ne bougea pas.

         - Lisa... commença t-il.       

C'était la première fois qu'il l'appelait par son prénom et elle semblait joyeuse qu'il ai pensait à ce détail.

         - Oui, Greg...

Elle le pris dans ses bras mais il la rejeta.

         - Ce qui c'est passé, cette nuit... Je ne voulais pas que ça arrive. Ca ne devait pas arriver. On ne doit pas être ensemble. 

         - Quoi ? Je sais qu'on travaille ensemble et qu'il vaut mieux ne pas trop s'aimer, mais c'est comme ça. Je t'aime et je veux continuer...

         - Je ne veux que ton bonheur.

         - Alors pourquoi me chasser ? Je n'avais jamais ressentit autant de joie depuis des années...

         - Lisa. Il faut que je t'avoue quelque chose.

         - Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas l'impression que ça va me faire plaisir...

         - C'est moi qui ai drogué Wilson.

Son visage semblait se décomposer. Grégory House, l'homme de sa vie, avait causé le coma de son ami ? Non, ce n'était pas possible. Elle ne voulait pas le croire.

         - Jamais je n'arriverais à te rendre heureuse. Éventuellement demain et après-demain au maximum. Je ne suis pas fais pour avoir une femme. Désolé...

         - C'est bête de ta part. T'es qu'un idiot ! 

Elle pleura... Il voulut passer son bras autour de sa taille pour la réconforter, mais elle le repoussa tellement violement qu'il se cogna contre le mur. Elle se leva, et s'enferma dans la salle de bain avec ses vêtements. Il était choqué par ce changement si brutal, mais ça valait mieux pour elle. Il entendit quelques pas, puis la porte de l'appartement se refermer. Comment avait-il put croire qu'il pourrait veiller sur elle ? Ca avait été si bien... Pourquoi ne pourrait t-il pas être heureux ? A cause d'une foutue jambe sans muscles ! Il avala un cachet de Vicodin. Il se leva et alla prendre une douche glacée. En sortant, il avait très froid, mais il le méritait. Il attrapa son manteau et sortit. Il devait aller faire un tour dehors, mais il ne savait pas où... Il resta un instant indécis sur sa destination puis choisit le parc qui était en face de l'hôpital. Après un passage dans le bus, il s'assit sur un banc et regarda avec dégoût les jeunes amoureux se bécoter devant lui. Il n'avait pas voulut finir handicapé, seul, méchant et égoïste. Seulement, à cause d'un simple accident, sa vie avait été gâchée. Il soupira longuement.

Leurs lèvres se frôlaient. C'était elle qui avait commencé, il n'avait fait que poursuivre. Elle lui souleva son T-shirt et ils retombèrent sur le canapé. Ils se câlinèrent pendant une longue heure lorsqu'ils allèrent dans son lit. Ce moment là, il n'en avait presque plus voulut. Ou du moins, pas si vite... Mais il en avait tellement rêvé.

Une voiture, il tomba, il fit opérer. Mal guérit, il eut une canne et se fut la fin de sa vie. Presque. Satcy arriva, elle le quitta en le détruisant encore un peut. Il tomba amoureux de Cuddy, Wilson, Lisa... Et maintenant, il était encore plus meurtri qu'après son accident. Il la revit, le regard remplit de larmes, le traitant de salaud. Il aurait voulut la réconforter, la serrer une dernière fois dans ses bras, sentir son parfum délicat... Non, il ne devait pas la revoir. Il sortit un bout de papier de sa poche avec un vieux stylo et rédigea une lettre de démission. Jamais plus il ne la verrait. Il se leva et se dit qu'il allait passer à l'hôpital pour déposer la lettre sur son bureau car elle ne devait pas être allée travailler ce matin. Il se leva et marcha difficilement en direction de l'hôpital. Il y arriva et lorsqu'il pénétra, il sentit comme un pincement au cœur. Il allait tout laisser : Cuddy, son équipe, sa réputation... Et surtout Wilson dans un état critique. Il ne saura jamais s'il sort du coma et il en était navré. Il s'était promis d'être un bon ami une fois qu'il serait rétablit, promis d'être un bon médecin... Il marcha jusqu'à la salle si familière où Cuddy vivait presque et déposa la lettre sur son bureau. Il resta un moment immobile en se remémorant tous les moments où il avait franchit cette porte en insultant Cuddy qui ne voulait pas faire l'opération qui lui demandait. Sur son visage se dessina un petit sourire et il quitta la salle après s'être imprégné de l'odeur de Lisa Cuddy. Il marcha, triste, dans l'hôpital qui n'était plus le sien. Soudain, il vit apparaître Cuddy ! Il se cacha derrière un poteau au milieu du couloir. Elle avait l'air triste, seule. Elle restait là, comme un petit chaton abandonné. Il l'aurait bien recueilli cette petite chatte seule, mais il ne pouvait pas.

         - Docteur Cuddy ! s'exclama Forman en arrivant.            

         - Oui. Je suis là...

Sa gorge était nouée et elle semblait sur le point de pleurer.

         - Ca ne va pas ? C'est House, n'est ce pas ?

         - J'étais censé le surveiller, mais j'ai fais plus. On est allé trop loin, Forman. Je l'ai embrassé et on a...

         - Il embrasse si mal que ça ? s'exclama Forman.

S'il avait put, House l'aurait viré après lui avoir mit des coups de pieds dans le derrière.

         - Non, c'est pas ça... Il est très gentil. En fait, non. C'est un enfoiré !

Elle pleura et Forman resta en la regardant, comme un idiot. Ils marchèrent un peu, House les suivaient et ils arrivèrent dans les escaliers. Il ne voulait pas la laisser. Cette fois, il allait descendre, c'était possible que ce soit plus simple que de monter. Il essaya. Une marche... Il se concentra sur la conversation qu'avait Cuddy avec Forman :

         - Je l'ai toujours su. Il est incapable de se tenir tranquille, il faut toujours qu'il aille embêter les autres parce qu'il n'aime pas être le seul à souffrir.

         - Mais il est gentil.

         - Non. Vous devez l'oublier. N'y pensez plus. Si ça se trouve, il ne vous aime pas.

         - Je suis sur que si. Il a drogué Wilson pour moi.

         - C'est lui qui a drogué Wilson ? Le con...

C'était trop... Il avait envi de leurs crier qu'il était là, en train d'écouter toutes les insultes qu'ils faisaient à son égard. Il se pencha pour les voir. Dégoûtant... Il détestait Forman.

Sa tête commença à tourner, tourner, tourner... Il tomba dans la cage d'escalier et se réceptionna un étage plus bas.


TimMcGee  (31.10.2008 à 19:17)

Partie 9 : Un nouveau pas vers l'amitié.

 

Etait-il mort ? Il sentait ses membres alourdis, il ne semblait pas respirer, il n'entendait que le silence et ne voyait rien. Petit à petit, une douleur à la jambe le prenait. Il fit un petit sourire. S'il avait mal, il n'était pas mort. Il ouvrit les yeux et la première chose qu'il vit, c'était Cuddy, endormie sur une chaise à ses cotés, lui tenant la main. Ses cheveux étaient par paquets et elle le surveillait depuis longtemps. Il y avait aussi Chase et Cameron enlacés l'un contre l'autre comme des amoureux. Il porta sa main à son visage. Mmmm... D'après l'étendue de sa barbe, il pouvait annoncer sans hésitations plusieurs semaines de coma, environ deux ou trois. Cuddy bougea un peut... Elle ouvrit les yeux et sursauta en le voyant la regarder.

         - Il est réveillé ! s'écria t-elle.

         - Hein ? Quoi, qu'est-ce qui se passe ? demanda Chase en se levant.

Cameron se précipita sur lui et le prit dans ses bras.

         - Je suis si contente... murmura t-elle.

Il lui sourit, mais son attention se portait surtout sur Cuddy qui le fixait, le regard vide. Elle avait l'air fatiguée, mais si elle avait passé ses journées ici à le surveiller, c'était normal.

         - Comment allez-vous ? demanda Cameron en lui attrapant la main.

Il sentit alors quelque chose de dur et de froid... Une bague. Mais c'était bien plus qu'une bague : une alliance. Cameron s'était mariée pendant son coma.

         - Avec qui ? répondit House.

         - Pardon ? s'étonna t-elle.

Son visage s'éclaira soudain et, en lui montrant sa bague, elle reprit :

         - Ah, ça ? Euh... Et bien, je me suis mariée avec euh... Le docteur Chase.

House poussa un petit rire. Ils s'étaient toujours aimés, mais Cameron croyait qu'elle l'aimait, lui. Heureusement qu'elle avait fait le bon choix. Ils étaient tous contents, sauf peut-être Cuddy.

         - Je suis désolé, lui dit House.

         - Je ne t'en veux pas trop. Ca ira, lui dit-elle.

Tous ses soucis étaient partis. Entouré de son équipe et de Lisa Cuddy, il était heureux. Ils parlèrent... Chase et Cameron lui racontaient leur mariage :

         - C'était formidable, s'exclama Chase.

         - Le plus beau jour de ma vie, confirma Cameron.

Un hôtel luxieux, tous leurs amis qui dansaient autours d'eux...

         - Excusez-moi de vous déranger, dit Forman qui arrivait.

Non. House ne voulait plus le voir, c'était de sa faute s'il était tombé.

         - Mais vous avez un visiteur qui a insisté pour venir vous voir...

Forman repartit et, sur un fauteuil roulant, arriva quelqu'un que personne n'attendait. Tout le monde resta sans bouger...

         - Wilson ? demanda Cameron, pas sure que ce soit lui.

Il était amaigrit, pâle et avait un début de barbe qui ne lui allait pas. Il avança dans son fauteuil et vint se placer aux cotés de Cuddy.

         - Oui, c'est moi.

Ce fut un cri de joie collectif qui fit poussé dans la chambre de l'hôpital, ce matin là. Cuddy l'embrassa sur la joue et Cameron l'enlaça du mieux qu'elle put. Chase lui serra la main et lui souhaita la bienvenue. Puis, ils se retournèrent vers House mais Wilson hésitait à aller vers lui.

         - Euh... Salut !

         - James... murmura House.

Il tendit sa main vers lui et le toucha comme pour s'assurer que ce n'était pas une illusion.

         - James, répéta t-il plus fort.

Il ria et Wilson reprit avec lui. Comme s'ils s'étaient dit qu'ils étaient de trop, Cuddy, Cameron et Chase partirent ensembles, laissant les vieux amis se retrouver.

         - T'as vraiment pas bonne mine, constata House.

         - Toi aussi, reprit Wilson.

Il lui sourit.

         - Avances-toi, lui demanda t-il.

Wilson essaya du mieux qu'il pouvait de se rapprocher de House avec son fauteuil roulant et dès qu'il fit assez près, House le pris dans ses bras.

         - J'ai eut très peur pour toi, lui avoua t-il.

Wilson sentit l'étreinte de House particulièrement forte, comme s'il essayait de détruire ce qui s'était passé durant son absence. Il sentit aussi des larmes qui lui coulaient sur sa robe verte de l'hôpital.

         - Qu'est-ce qui s'est passé pendant que j'étais dans le coma ? demanda Wilson. 

         - Je suis désolé, répondit House pour dérouter la question. J'ai mouillé ta chemise.

         - Ce n'est pas grave...

         - Qu'est ce que tu as aux jambes ?

Wilson soupira.

         - Je ne pourrais plus jamais courir. Peut-être, au mieux, marcher avec une canne. Le camion qui m'a percuté m'a roulé sur la jambe après l'accident.

         - Jamais je n'aurais voulu ça. Désolé James...

         - Mais ça s'est passé comme ça... Je sais que tu ne voulais pas cette fin quand tu m'as drogué. Tu voulais juste retrouver Cuddy.

         - Tu le sais ? s'étonna House. C'est Forman, n'est ce pas ? Je croyais que tu m'en voudrais beaucoup plus.

         - Ce n'est pas de Forman. C'est toi qui me l'as dit, tu ne te souviens pas ? Cameron était là et Cuddy est arrivée quelques instants après.

Il s'en souvenait très bien.

         - Tu m'as entendu ? Tu as tout entendu ? Tous ce qui se disait dans ta chambre ?

         - Non. Seulement les phrases qui m'étaient adressées. C'était... bizarre.

House le croyait. Ils se regardèrent longtemps, trop sonnés pour dire quelque chose.

         - Alors, qu'est-ce qui s'est passé durant mon coma ?

         - Oh ! répondit House. Trois fois rien... Chase et Cameron se sont mariés, j'ai fais une chute qui aurait put être mortelle, j'ai fais l'amour avec Cuddy, on s'est séparés... Mais a part ça, il ne c'est rien passé...

         - Tu as couché avec Cuddy ? Mais t'es stupide ! Pourquoi avez-vous rompus ? Au bout de combien de temps ?

         - Du calme ! ordonna House. D'abord, je ne suis pas stupide, c'est elle qui a commencé à m'embrasser.

         - Elle t'a embrassée ? Elle devait être super désespérée de ne pas avoir de mari... Mais elle a rompu.

         - Non, c'est moi, contredit House.

         - Quel idiot ! C'était la femme de ta vie, tu as faillit me tuer pour elle, et tu as rompu ?

         - Je sais que c'était crétin de ma part. Jamais je n'aurais dut coucher avec elle, et encore moins rompre. Mais je veux qu'elle soit heureuse et je n'arriverais pas... Elle mérite quelqu'un de sympas, détendus, affectionné qui veux fonder une famille. Quelqu'un comme toi.

         - Comme moi ? s'étonna Wilson. Mais je n'ai pas envie de fonder une famille, encore moins avec Cuddy.

Il s'était trompé. Wilson n'aimait pas Cuddy et ne voulait pas vivre avec elle.

         - Est-ce que je peux te demander un service ?

         - Vas-y, mais je ne te promets pas d'être d'accord.

         - Protège-la. S'il te plait. Elle en a besoin...

         - Non, House. C'est à toi de le faire.

Il ponctua sa phrase d'un regard confient. House lui adressa un sourire. En ce moment, il avait l'impression d'avoir un ami et il regretta de l'avoir sous-estimé pendant toues ces années.

         - Merci d'être si gentil, je ne le mérite pas.

         - C'est vrai que tu ne le mérite pas, mais tu n'as pas mérité de souffrir. On a tous besoin d'un ami, je me suis dit que je serais là pour toi quand tu serais près. Aujourd'hui, tu l'es.

House le repris dans ses bras et ils se firent un câlin : le câlin de l'amitié...


TimMcGee  (02.11.2008 à 21:57)

Partie 10 : Epilogue.

 

Cela faisait plus d'un moi que House avait eut son accident. Cameron et Chase étaient partis en voyage de noce, et à présent, elle était enceinte. Ils étaient heureux et travaillaient mieux que jamais. Forman avait été muté à New York et avait quitté l'équipe dans laquelle il ne se sentait plus très bien. House et Wilson avaient mit du temps à s'apprivoiser de nouveau et ils partageaient presque tout, leurs angoisses, leurs craintes, leurs joies et peines... Pour combler le trou qu'avait laissé Forman en s'en allant, James travaillait à mi-temps avec l'équipe de son meilleur ami, les éclairant sur certaines maladies et les aidant avec son savoir sur les cancers. House et Cuddy faisaient leur possible pour faire comme avant, mais ils n'y arrivaient pas toujours, s'embrassant par accident de temps en temps. Il l'invitait souvent au restaurant où ils revivaient les moments forts de couples qu'ils avaient eut. House fit même une cure de désintoxication à la Vicodin mais il échoua.

         - L'important, l'avait dissuadé Wilson, c'est d'essayer. C'était très bien, tu as presque tenu une semaine ! 

 

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et House et Wilson apparurent. Ils commencèrent à marcher, mais s'arrêtèrent bien rapidement.

         - Combien de fois faudra t-il que je te le dise ! se lamenta House. Il faut que je marche à ta droite, sinon nos cannes se percuteront forcément.  

         - Très bien, vas à droite.

         - Pourquoi moi ?

         - Parce que c'est toi qui me l'as fait remarquer. En plus, j'ai du mal à marcher avec une canne.

         - Justement, il faut que tu t'y habitue. Allez, vas à droite.

         - Mais non. Si tu n'y vas pas, j'appelle Cuddy.

         - Lâche !

         - Feignant !

         - Ralentis un peut sur la Vicodin... Tu deviens aussi chient que moi !

         - J'arrête d'en prendre si tu arrêtes.

Ils se regardèrent un instant, et gobèrent un cachet d'un même geste.

         - On se comprend entre ami. J'ai comme l'impression que tu es plus gentil depuis l'accident.

Ils rirent un peut et continuèrent à marcher, leurs cannes se touchant à chaque pas.

Derrière les portes vitrées de son bureau, Cuddy sourit en les regardant. Elle secoua la tête.

         - Ah ! soupira t-elle. Ce type est vraiment... incroyable !


TimMcGee  (02.11.2008 à 21:58)

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