Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Private Practice
Création : 04.07.2008 à 15h46
Auteur : ephyse
Statut : Terminée
« Violet fait des rêves perturbants, Cooper ne comprends pas et tout le monde s'emmêle. » ephyse
Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes
Ses yeux s'ouvrient et la lumière évidente de l'extérieur la fit les refermer immédiatement. Elle tira la couverture sur sa tête et fit une pause. Ce n'était pas sa couette. Elle s'assit, bravant la lumière du soleil. Ce n'était pas sa chambre. Ca avait tout d'une chambre d'homme. Elle était dans la chambre d'un homme. Dans son lit ! Elle vérifia sous les couvertures sur un pressentiment. Elle était dans le lit d'un homme, nue ! Oh merdre, merde, merde. La chambre lui semblait vaguement familière, ce qui signifiait qu'elle était déjà venue ici, ce qui voulait dire que c'était un ami. L'homme était un ami. Oh mon dieu ! Elle avait couché avec l'un de ses amis ! Elle vit une chemise suspendue à une chaise et s'en empara. Cela devait être à lui puisqu'elle était trop grande pour elle. Elle regarda autour d'elle mais ne vit aucun de ses vêtements, alors réalisant qu'elle était debout nue au milieu de la chambre d'un homme, elle enfila la chemise rapidement
Elle fit quelques pas dans la pièce, se creusant la tête pour trouver un indice sur qui était l'homme. Une odeur lui parvint d'une autre pièce. Il lui faisait un petit déjeuner ! Et les Bee Gees se firent entendre. Elle rit, parce qu'il n'y avait qu'une seule personne qui écoutait les Bee Gees aussi tôt le matin. Cooper lui avait dit... Cooper ! Oh mon dieu ! Ce n'était pas arrivé ; elle n'avait pas couché avec Cooper. Elle avait du venir dormir. Lui était sur le divan. Voilà ce qui était arrivé ; elle avait dormi dans son lit, nue. Oh mon dieu, elle avait couché avec Cooper. Elle regarda autour d'elle dans la chambre mais il n'y avait aucune échappatoir. Sauf si elle sautait par la fenêtre, dans ce cas elle mourrait probablement. En réalité, cela ne semblait pas si terrible.
D'abord, elle essaya de recouvrer son calme. Tout allait bien se passer, elle alait entrer dans la cuisine et ils parleraient rationnellement. Ils reconnaîtraient tous les deux que c'était une énorme erreur et continueraient à vivre leur vie. Il lui faisait son petit déjeuner. Elle portait sa chemise. Elle avait couché avec Cooper !
Elle envisagea de s'enfuir, mais se rappela que les seuls vêtements qu'elle portait était la chemise de Cooper. Alors, respirant profondément, elle sortit de la chambre. Alors qu'elle atteignait la porte de la cuisine, elle l'entendit fredonner 'To Love Somebody'. Il retourna négligement un pancake, puis se tourna et la vit.
"Hey," souria-t-il.
C'était comme magique. Elle n'était plus effrayée désormais, elle ne projettait plus de discours dans sa tête, elle était bien. Et c'était une sensation agréable.
Il tendit la main et elle se rapprocha. Ses bras entourèrent sa taille. Elle sourit alors qu'il embrassait ses cheveux.
"Vi ?" dit-il.
"Hum..." Elle recula pour le regarder.
"Tu as vraiment une sale tête le matin."
"Oh la ferme." Elle se pencha et l'embrassa. Et il lui rendit son baiser. Durant une fraction de seconde, elle se souvint que c'était Cooper. Elle embrassait Cooper ! Mais elle se rendit compte que ça ne la dérangeait pas tant que ça. En fait, elle ne pensait pas s'être sentie plus chez elle qu'à cet instant.
Il recula brusquement. "Merde, j'ai brûlé le pancake."
Violet s'assit soudainement. Elle était dans sa chambre. La sienne. Elle portait ses vêtements, et pouvait voir ceux qu'elle portait la veille. D'accord, c'était juste un rêve. Elle n'avait pas vraiment couché avec Cooper. Merde ! Elle avait rêvé qu'elle couchait avec Cooper ! Elle se couvrit le visage de ses mains. Oh mon dieu. Oh mon dieu. Oh mon dieu. Le rêve, il... il était là. Elle ne serait plus jamais capable de lui parler à nouveau sans revoir ce baiser. Et le sexe... Attendez, il n'y en avait en réalité pas eut ! Elle avait seulement rêvé du lendemain. Elle était une idiote, elle ne pouvait même pas rêver de sexe ! Elle enfuit son visage dans son oreiller. Quelles étaient les chances qu'elle ferme les yeux et meurt ? Trop mince. Soupirant, elle sortit de son lit. Peut-être qu'une très longue douche l'aiderait.
"Désolé, je suis en retard," répéta-t-elle alors qu'elle se précipitait dans la salle de réunion. Elle ne l'était pas vraiment ; elle voulait éviter la conversation du matin, le café et les marques d'amitié. C'était troublant, le 'je t'ai embrassé dans mon rêve, et j'ai aimé ça' se rejouait dans son esprit à chaque instant. Cinq visages se levèrent pour la saluer, un particulièrement heureux. Elle ne pouvait pas le regarder dans les yeux sans devenir de la même couleur de cheveux d'Addison. Ca allait être une longue, longue journée et elle la détestait déjà.
"Comme je le disais, nous sommes occupés aujourd'hui. Alors pourrions-nous s'il vous plaît agir plus comme des professionnels et moins comme des lycéens ?" demanda Naomi en regardant tout le monde de manière significative.
"Doit-on être offensés ou flattés ?" chuchota Cooper en se penchant alors que Naomi continuait à parler.
"Je dois y'aller, hum, j'ai besoin de me préparer pour mes patients. Journée chargée. A plus tard." Elle a presque couru hors de la pièce avant de ralentir d'elle même parce que s'il elle ne le faisait pas, elle pourait trébucher. C'est pourquoi elle détestait cette journée. Elle sortit calmement, essayant d'oublier que tous les regards étaient tournés vers elle.
Elle était en train de faire du café dans la salle de repos lorsque Naomi arriva. C'était agréable d'être seule pour un moment. La solitude peut être une bonne chose, c'est une chose qu'elle disait à ses patients. Bien qu'elle ne soit pas certaine de le croire en réalité. Puis elle se souvint de tous le moments qu'elle avait passé avec lui jusqu'ici. Mon dieu, ils passaient des journées entières ensemble. Ce n'était pas vraiment une grande pièce. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir rêvé de Bill ? Sérieusement, cela aurait probablement été plus sympa. Oui, certainement. Et avec moins de conséquence.
"Tu as besoin de voir quelqu'un ? Je te le demande en tant qu'amie. Tu vas bien ? Je t'ai entendu dire que c'était tout à fait commun pour des psys de voir des psys," sourit Naomi avec bienveillance.
Elle secoua la tête. "Je vais bien. J'ai juste mal dormi. Fatiguée. Mais maintenant, j'ai besoin d'un café. Mmm... Ca va !" ajouta-t-elle en voyant Naomi la regarder douteusement. Elle évita son regard alors qu'elle rangeait le lait dans le réfrigérateur.
Elle soupira ; elle pouvait le dire à une personne, pas vrai ? Elle avait le droit. Une personne pour lui dire qu'elle n'était pas folle, ou qui l'aide du moins à éviter Cooper pendant une semaine.
"J'ai fais un rêve." Elle regarda Naomi, qui la regardait, confuse.
"D'accord."
"J'ai fais un rêve... avec Cooper." Elle rougit en fixant ses mains.
"Oh," Naomi s'arrêta quelques secondes puis comprit. "Oh !" Elle lui sourit diaboliquement.
"Oh quoi ?" Addison entra et ce dirigea directement vers le café.
"Violet a fait un rêve sexuel avec Cooper."
"Naomi !" Ce n'était pas prévu, elle n'obtiendrait pas de conseils de Naomi. Trop de personnes étaient au courant. Avec la chance qu'elle avait, quelqu'un d'autre allait bientôt arriver. Elle détestait vraiment cette journée.
"Oh !" Addison sourit de la même façon diabolique que Naomi. Quoi ? Avaient-elles apris ça à l'école de médecine ou quoi ?
D'accord, très bien, Addison pouvait savoir. "Je n'ai pas rêvé de 'sexe'." Elle ne supportait pas ce mot, du moins, pas dans le même contexte que Cooper.
Addison regarda Naomi. "Pourquoi elle chuchote ?"
"Parce que c'est Cooper." N'était-ce pas évident ?
Elle respira profondément, et avala une grande gorgée de café. Si elle en avait parlé, comme un rêve, cela semblait plus qu'un rêve. Ressemblant à la réalité. C'était un excellent raisonnement. Elle l'espérait.
"Je me suis réveillée chez lui. Nue. Et il me faisait un petit déjeuner. Et chantait une chanson des Bee Gees. J'étais heureuse, aimée. Dans mon rêve."
Les deux femmes la regardaient avec tellement d'attention, comme si elle était de retour au lycée avec un énorme bouton sur le visage. "Alors, c'est vraiment fini avec Allan ?" demanda Naomi.
"Et Bill, on dirait," rit Addison.
"Je ne suis pas amoureuse de Cooper. C'était juste un rêve. Je suis pathétique. Je devrais y'aller maintenant, Pancake Man attends." Elle quitta la pièce, laissant Naomi et Addison rirent d'elle. Elle n'était définitivement pas amoureuse de Cooper. C'était juste ridicule. Elle était seulement privée de sexe et d'amour. C'est tout. C'était juste une chose qui lui manquait. Mon dieu, elle avait besoin de s'envoyer en l'air.
Cooper était inquiet pour Violet. Elle agissait d'une façon étrange, un peu folle. Enfin, plus étrange et folle que d'habitude. Heureusement qu'il n'avait pas de bébé malade ou de gamin de 8 ans de qui s'occuper ainsi il passerait inutilement sa matinée à subtilement la traquer. Il marcha nonchalement vers la salle de repos lorsqu'il entendit sa phrase.
"Je me suis réveillée chez lui. Nue. Et il me faisait un petit déjeuner."
Après s'être soudainement arrêté, il fonça à toute vitesse dans son bureau, la peine se lisant sur son visage. Ce n'était pas OK ; elle n'était pas supposée retourner avec Allan. C'était Allan, d'accord ? Violet ne couchait pas avec n'importe qui. Elle n'était pas lui. Quoi que ce soit, ce n'était pas bon. Elle était supposée enfin l'oublier et ensuite Cooper entrerait en scène. Pourquoi ça ne marchait pas comme il voulait ?
"Ouh ouh ! " le secoua Sam pour le réveiller de son cauchemar éveillé, après qu'il lui ait fonçé dessus.
"Cooper. Est-ce que ca va ? Une conquête d'internet t'a encore volé ta voiture ?" Pete apparut à côté de lui.
Sam rit. Cooper leur sourit sarcastiquement avant de retrouver son expression peinée.
"Je crois que Violet a couché avec Allan."
Les deux hommes se regardèrent avant de soupirer. "Violet est une grande fille, Cooper."
Il fit un signe alentour avec sa main. "Il va juste la faire souffir encore !" L'expression peinée sur son visage s'intensifia. Il voulait juste se réfugier dans son bureau et hurler. Mais il ne pouvait pas ; parce qu'il était un homme. Et à cet instant, être un homme craignait vraiment.
"Elle doit faire ses propres choix," dit Sam. Et il soupira. Il accepta, mais il maintenait qu'elle continuerait à prendre de mauvaises décisions. Jusqu'à ce qu'il soit son choix. Ce jour aurait du être aujourd'hui. C'était sa journée. Comment avait-il pu se transformer en journée d'Allan ?"
Peter le regarda avec curiostié, et commenca à rire. "Je ne peux pas croire que nous avons manqué ça !"
Cooper secoua la tête. Non, Pete avait tort, vraiment tort. Cooper était extrêmement doué pour cacher ses sentiments pour Violet. Et aucun gourou pratiquant une médecine alternative n'était capable de lire dans son esprit. Que les autres sachents compliqueraient plus encore les choses. Bien qu'Allan l'ait déjà fait.
"Qu'est-ce qu'on a manqué ?" Le regard de Sam passait de Pete à lui.
Pete le désigna. "Copper. Il a le béguin pour..."
Ses joues se colorèrent sous la colère. Un bИguin ! Quel âge Pete pensait avoir ? Douze ans ? "Ce n'est pas..." Il rougit furieusement. Voilà oû il était, au milieu du couloir, admettant son amour. Et ce n'était même pas à elle.
Sam le regarda, étonné. "Toi." Il s'arrêta pour rassembler ses pensées. "Tu l'aimes ?"
Cooper haussa les épaules, et Sam recula en secouant la tête alors que Pete souriait. "Oê sommes-nous ? A l'école primaire ? Donc tu es amoureux d'elle."
Cooper dû faire de son mieux pour ne pas hurler. "Ce n'est pas... c'est Violet !"
Sam acquiesça, d'accord. "C'est Violet." Puis il se tourna vers Cooper. "Qu'est-ce que tu vas faire ?"
Il ne savait pas vraiment. C'était supposé être sa journée. Mais il était toujours ami avec Violet, alors si elle choississait Allan... alors ce serait Allan. Il devait lui parler. Peut-être essayait-elle de le trouver maintenant, pleurant parce qu'il lui avait brisé le coeur une fois encore. L'idée de tabasser Allan lui fit se sentir un peu mieux et il décida que peut-être son jour viendrait bientôt. En attendant, pleurer dans son bureau semblait toujours être la meilleure idée. Parce qu'il était un homme, et les toilettes n'étaient pas l'endroit le plus sûr pour quoi que ce soit de privé.
Eviter était un art, décida-t-elle. Et elle était foutuement bonne à ce jeu là. Il était 14h30 et elle avait déjà reçu trois patients, six appels et pris un café pour l'éviter. Elle passait son temps enfermée dans son bureau, porte close et rideaux fermés. Oui, c'était une vie merveilleuse. Tout ce qu'elle devait faire c'était continuer comme ça le reste de sa vie. Ou, au moins jusqu'à ce qu'elle oublie définitevement le baiser. Ce qui n'arrivera sans doute jamais. Parce que lorsqu'elle était seule dans son bureau, porte fermée et rideaux baissés, elle se laissait envahir par le souvenir et c'était vraiment un super baiser. Un vraiment, vraiment, grand baiser...
Non. Stop. Rembobinage. Ce n'était pas un bon baiser parce que a) c'était un baiser rêvé et b) c'était Cooper ! Cooper l'accro au sexe. Elle avait rêvé d'un accro au sexe et il n'y avait même pas eu de sexe. Mon dieu, elle allait vraiment mal et elle avait besoin d'arrêter de penser à ça. Parce qu'y penser la conduirait à penser au baiser. Le vraiment vrraiment mauvais (étonnant) baiser.
Elle posa ses paumes sur son bureau dans l'espoir de reprendre le contrôle d'elle même mais ça ne marchait pas et elle se sentait stupide. Bien, ce n'était la raison pour laquelle elle se sentait stupide. C'était plus parce qu'elle avait rêvé de son meilleur ami et pas d'une manière dont elle pourrait en parler normalement.
Elle posa sa tête sur le bureau et vit l'entrée vide, excepté Dell à la réception. C'était sa chance ! Elle sortit du bureau, espérant que tous les autres étaient occupés à travailler. Ce qu'elle était censée devoir être en train de faire, mais c'était difficile avec les baisers et les rêves et son meilleur qui occupaient son esprit. Non ! Elle n'y pensait pas. C'était interdit.
"Dell !" dit-elle, un sourire étincelant sur le visage. Ce n'était pas un vrai sourire, c'était celui qu'elle utilisait lorsqu'elle voulait que les autres pensent qu'elle savait ce qu'elle faisait.
"Violet, j'ai quelque chose pour toi," dit Dell en sortant de sous le bureau. C'était bien. Il avait une pile de dossier qu'elle trierait dans son bureau avec la porte fermée et les rideaux baissés jusqu'à ce que tout le monde soit partis.
Son sourire s'effaça lorsqu'il sortit une grande boite et enleva le couvercle. "Gâteau double j'ai-rêvé-de-sexe-avec-mon-meilleur-ami chocolat." Il souriait et elle eut envie de lui faire du mal.
"Ce n'est pas drôle et quelqu'un pourrait t'entendre ! Comment le sais-tu, d'abord ?" chuchota-t-elle en se penchant que le bureau puis quelqu'un marcha derrière elle et parla, la dernière personne qu'elle voulait voir, entendre ou même juste croiser.
Cooper était debout à côté d'elle, elle respira profondément parce qu'il était la première personne qu'elle irait voir si cela concernait quelqu'un d'autre mais c'était lui et elle ne pouvait pas lui parler de lui. Et elle avait besoin d'arrêter de penser à de longues phrases parce qu'elle se sentait nauséeuse.
"Violet, est-ce que ça va ? Tu as agis bizarrement toute le journée," demanda-t-il en posant sa main sur son épaule. Elle se crispa et Dell se tourna pour rire. Cretin !
Elle se tourna et lui fit son plus beau sourire sauf que cela n'a pas vraiment marché car lorsqu'il la regardait comme ça, elle repensait à son regard lorsqu'il faisait des pancakes. Et... Non ! Le rêve était interdit !
"Je vais bien Cooper, je suis juste occupée. Le travail. Tu devrais essayer quelque fois." Elle prit la boite et s'éloigna en grimaçant après ce qu'elle ait dit, elle pouvait le sentir en train de la fixer.
Elle était à mi-chemin de son bureau et de la sécurité d'une porte fermée lorsqu'elle vit Naomi marcher à sa rencontre. Elle lui prit le bras, la fit entrer dans le bureau et ferma la porte. Après avoir vérifié, et bien oui, Cooper la regardait toujours.
"Qu'est-ce que..." Naomi la fixait.
"Dell m'a donné le gâteau." Elle marchait devant elle, la boite dans ses mains. Et Naomi était toujours immobile à la regarder.
"Quoi ?"
"Il sait ! Et il m'a donné le gâteau ! Comment as-t-il su ?" Elle secouait la boite mais elle s'arrêta parce que c'était un gâteau et qu'elle ne voulait pas le gaspiller.
Le visage de Naomi se transforma comme si elle allait rire mais elle était assez intelligente pour savoir que ce n'était pas le mieux à faire. "J'ai pensé qu'il pourrait t'aider. Il ne va pas le dire à tout le monde !"
Elle marchait toujours, parce que Dell savait. Et plus de personnes savaient plus c'était réel et cela ne pouvait pas être réel parce que c'était Cooper et qu'un jour elle devrait le regarder de nouveau. La réalité était juste compliquée. Voilà pourquoi Bill était un choix beaucoup plus sûr. Elle maudit son subconscient d'avoir choisit le mauvais homme.
Cooper regarda fixement sa porte close un moment avant de se tourner vers Dell, "Ca vient juste d'arriver ?"
Dell le regarda, mal à l'aise. "Hum... oui," sourit-il faiblement.
Cooper le regarda un instant avant de partir dans la direction de son propre bureau. Ce n'était pas très très bon. Elle l'évitait. Et Elle était revenue avec Allan. Et ce n'était définitivement pas sa journée ! En fait, ça craignait. L'amie Violet était mieux qu'aucune Violet mais il n'y avait pas d'ami. Il n'y avait aucune amie et aucune Violet et il voulait vraiment lui parler. Parce que lorsqu'ils ne se parlaient pas, les choses empiraient et il n'aimait pas ça.
--
Elle ouvrit les yeux et repoussa les couvertures. L'air froid la frappa de plein fouet et elle les ramena sur elle. Il gelait ! Oû était-elle, en Antarctique ? Elle fronça les sourcils, bougea dans le lit et frappa quelque chose. Quelque chose de chaud. Quelque chose avec des mains ! Elle paniqua alors qu'un bras se posait sur elle. Cela semblait familier.
"Nous avons le temps." Il marmonna dans son cou et elle comprit. Cooper ! Elle était dans un lit avec Cooper ! Encore ! Et il n'y avait toujours pas de sexe !
Il devait avoir sentit sa nervosité parce qu'il saisit sa main et entrelaça ses doigts aux siens, et elle entendit un faible tintement. Non. Certainement pas. Elle n'était pas, même pas peut-être, marié avec Cooper. Elle sentit un anneau à son annulaire. Elle était mariée à Cooper !
Elle était allongée là, fixant le plafond sombre, devenant dingue. Mais, il était vraiment très chaud. Et confortable. Et elle aimait un peu l'idée que ce soit ainsi chaque matin. Elle se blottit un peu plus dans ses bras et le sentit sourire dans ses cheveux. Elle s'arrêta. Merde. Elle avait besoin de faire pipi.
Elle brava le froid et repoussa les couvertures. Cooper se mit à grogner. Elle l'ignora, se recentrant sur elle-même. Elle était grosse. Vraiment, vraiment grosse. Avait-elle mangé la grand-mère de Dell ? Tout en se promettant de commencer un régime, elle se leva. Elle avait vraiment besoin d'aller au toilettes.
Alors qu'elle passait devant le miroir, elle s'arrêta. Principalement parce qu'elle ne marchait pas ; elle se dandinait. Elle n'était pas grosse. Elle était enceinte ! Enceinte jusqu'aux yeux. Oh mon dieu ! Elle regrettait de ne pas avoir manger la grand-mère de Dell. Merde ! Elle allait être mère. Elle était une future mère. Ca ne peut pas arriver. Elle n'était pas assez stable pour ça !
Elle marcha à pas mesurés vers la salle de bain. Flippant parce qu'elle était mariée et enceinte et parce qu'elle ne flippait pas vraiment en réalité.
Violet ouvrit les yeux. Ca ne peut pas juste arriver. Il n'y avait pas de raison que - Oh mon dieu ! Elle avait rêvé qu'elle était marié à Cooper ! Et qu'elle allait avoir un bébé. Elle gémit. Pourquoi Cooper ? Perdant tout espoir de se rendormir, et acceptant la possibilité qu'elle puisse être miraculeusement morte la veille, elle se mit à la recherce d'un café. Au fond du frigo, elle trouva une bouteille de vin ouverte. Elle soupesa ses options, puis se remplit un verre. Ca allait être une longue journée.
Les grands chapeaux aux larges bords sont les cadeaux offerts aux femmes par Dieu. C'est la chose parfaite si le besoin de se cacher s'impose. Violet sortit discrètement de l'ascenseur pour se diriger vers le bureau de Naomi après avoir, par coïcidence, manqué la réunion du matin. La réunion du matin était injustifiée de toute façon, c'était juste un groupe de personnes se réunissant pour débattre de tout ce qui est déjà sur le papier. Et cela signifiait être dans la même pièce que Cooper. Comment pourrait-elle le regarder de nouveau ? Elle était mariée à lui !
Dell avait essayé de lui parler, mais elle s'était détournée en passant devant lui. Elle espérait que ça signifierait Je-Ne-Peux-Pas-Te-Parler-Parce-Que-Je-Commence-A-Pleurer mais c'est possible qu'elle semble juste malpolie. Si elle voulait rester raisonnable alors toute interaction devait se limiter aux femmes. Particulièrement Naomi. Elle serait la plus à même de l'aider.
Elle voulut demander de l'aide en entrant mais le regard qu'on lui lança lui donna plus envie de s'enfuir. Elle fit demi-tour pour partir mais elle allait vraiment exploser si elle n'en parlait pas à quelqu'un. Quelqu'un qui excluait la population masculine de l'Ocean Side Wellness et également Addison parce que... Et bien, juste parce que le bureau de Naomi était plus proche du sien pour s'epancher derrière une porte close et s'evaporer après qu'elle eut terminé sa confession.
Elle ferma la porte et se tourna vers Naomi, qui la fixait toujours, à la fois confuse et irritée. C'était vraiment un regard perfectionné. Elle tritura ses mains jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la douleur parce qu'elle ne savait pas comment avouer ce qu'elle voulait dire. Au moins ce n'était pas Cooper. Oh mon dieu, Cooper ! Cooper ne devrait jamais le découvrir parce que a) cela signifierait qu'elle devrait lui parler puisqu'elle ne pouvait même pas parler à Naomi, c'était une cause perdue et b) cela changerait tout pour toujours et c'était le changement qu'elle ne voulait pas parce que la seule constance dans sa vie (Cooper) changerait et quand cela signifie quelque chose, vous y tenez jusqu'à la mort.
"Je suis enceinte," lâcha-t-elle finalement et fut elle-même surprise par ce qu'elle venait de dire. Peut-être que ce n'était pas la meilleure façon, quoique...
"Quoi ?" dit Naomi un peu trop fort à son goût, parce que parler fort se répércutait dans tous les bureaux, y compris celui de Cooper, ce qui était une très mauvaise chose.
Cependant, en parler n'aboutissait toujours pas aux phrases complètes. "La nuit dernière. J'étais mariée. Et enceinte !" Et par un miracle Naomi comprit de quoi elle parlait.
Elle lui fit un sourire compatissant, et pour une fois, Violet ne rejeta pas la pitié. "Tu deviens un peu dingue. C'est juste un rêve, ça ne peut pas être si mal."
Quoi ? Ne comprenait-elle pas la complexité situtation ? C'était pire que l'affaire Bill Clinton !
"Oh, c'est mauvais. A différents niveaux." Elle se mordit la lèvre.
Naomi la regarda encore avant de comprendre que oui, c'était vraiment mauvais. Elle regarda rapidement par la fenêtre donnant sur le couloir avant de murmurer, "Cooper ?"
Elle acquiesça. Oui, Cooper. Mariée à Cooper. Enceinte de Cooper. C'était trop dur de réfléchir. Un mal de tête commencait à s'installer.
"Tu es dans la merdre," dit Naomi après un moment de silence.
"Je sais ! Aide-moi !" gémit-elle malgré elle. Ce qui signifait gémir comme un bébé. Cooper était le meilleur dans ce domaine - non, pas maintenant. C'était un mauvais endroit pour y penser. Elle devait juste oublier cette partie de son cerveau, remplie de Cooper, du rêve, de pancake, de mariage ou encore de bébé.
Naomi était sur le point de dire quelque chose lorsque un intrus indésirable l'interrompit. Saleté d'autres personnes ! Ils ne devraient pas exister sur cette planète quand elle avait besoin d'aide ! Ils ne savaient pas qu'elle était la priorité extrême ?
"Désolé Naomi, mais Mr et Mme Daniels sont ici," dit Dell en passant sa tête à travers l'ouverture de la porte.
Naomi la regarda, s'excusant. "Je dois les voir. Je te retrouve plus tard, et nous en reparlerons, d'accord ?"
Elle hocha la tête, mais ne bougea pas de son siège jusqu'à ce que Naomi n'ait quitté son bureau pour accueillir les patients. Dell était toujours là, souriant d'un air suffisant.
"Tu couches avec Cooper ?"
Elle grimaça, "Oh, la ferme !"
Le sourire suffisant resta sur son visage.
"Gamin !"
Voilà, elle s'était débarassée de lui. Elle sortit du bureau, satisfaite, jusqu'à ce qu'elle voit Cooper dans la cuisine. Elle se précipita vers son bureau. Porte fermée et rideaux baissés.
Elle avait vraiment besoin de se relaxer avec quelque chose. N'importe quoi. Un massage. Du chocolat. Un film. De l'acool. Cooper. Merde ! A midi, elle avait décidé qu'elle n'aimait plus son travail, et à la première occasion en parlerait à Naomi, la convaincrait et partirait aux Bahamas. Ils avaient probablement moins de vol de chaussure excentrique là-bas et certainement moins de Cooper. Merde ! Cette chose Ne-Pas-Penser-A-Cooper ne marchait pas du tout.
Elle avait essayé de se raisonner. Lui parler serait-il vraiment mal ? Non. Il était Cooper, il pourrait faire la conversation sur des légumes qu'elle le trouverait intéressant. Voilà pourquoi elle rêvait probablement de lui. Non, ne pas penser à ça. C'était un territoire dangereux et elle ne voulait vraiment vraiment pas y penser. Ce n'était pas un bon sujet de réflexion. Jamais. En réalité, peut-être pourrait-elle demander cette drogue que certains patients traumatisés prennent. Maintenant, c'était une idée...
Quelqu'un frappa à la porte et lorsqu'elle leva la tête, elle vit Naomi et Pete entrer. Elle leur sourit, mais ils étaient probablement capable de voir qu'elle faisait semblant. Naomi semblait vouloir dire quelque chose mais Pete commenca à rire, ce qui signifiait...
"Tu sais ?" Elle se leva. Puis comprenait que la porte était ouverte, elle courut la fermer et revint vers Naomi. "Il sait ?"
Cela devenait de pire en pire. Oh mon dieu, elle allait devenir folle. D'accord, se calmer. Le calme d'une splendide plage dans les Caraïbe. Des palmiers, du sable blanc, des hamacs... Qu'est-ce que c'était ? Allait-elle vraiment abandonner ses patients ? Quelle blague ! Non, c'était généralement mauvais d'arrêter de croire en la carrière que l'on s'était choisie. La psychologie était une bonne science. Elle avait besoin de continuer à se le dire. Et probablement trouver un thérapeute.
"Calme toi, Violet. Nous savons tous," dit Pete en s'asseyant sur son divan.
Et comment exactement ça allait la calmer ? Attendez, avait-il dit qu'ils savaient tous ?
"Tout le monde sait ?" demanda-t-elle avec horreur.
"Oui." Ce fut Naomi qui parla cette fois, et la culpabilité se lisait sur son visage. Voila ce qui arrivait quand on agissait comme si on était au lycée.
"Est-ce que Cooper sait ?" murmura-t-elle en s'asseyant elle aussi.
Elle libéra un long soupir de soulagement lorsque Pete secoua la tête. Au moins c'était rassurant. Maintenant, combien de temps pourrait-elle avoir confiance en deux femmes, le gourou de la médecine alternatif, le docteur bien-être et le receptionniste surfeur pour garder son secret ? C'est ce qu'elle pensait...
"Ne t'inquiète pas. Personne n'a ri," la rassura Naomi. "Enfin, sauf Dell. Mais ne t'inquiète pas pour lui," dit-elle en lui tapotant l'épaule.
Violet se leva. "D'accord. Ca va aller. Je dois me préparer pour mon prochain patient." Elle se tourna pour quitter son bureau et pouvait jurer avoir vu Peter rigoler. Super. Néanmoins, ses deux collaborateurs la suivirent.
"Hey Dell, j'ai besoin du dossier de Shannon McKay, s'il te plait," dit-elle, espérant que leur conversation se limiterait aux opérations.
Dell acquiesça, sortit un dossier et le posa sur le comptoir. Avant qu'elle ne puisse le prendre, il posa également une assiette remplie de cookies. "Cookies au chocolat. J'ai pensé que les gosses aimeraient," sourit-il et elle voulut le frapper.
Elle entendit ses collègues rire derrière elle et pointa un doigt sur lui, "Espèce de sale gamin," siffla-t-elle.
Au lieu d'une réponse venant de lui, un autre homme voulut lui parler. Le mauvais homme. Mon dieu, c'était vraiment un endroit dangereux oû se trouver.
"Hum, Violet ? Je pourrais te parler ?" Il semblait incertain. Et elle recula, tant à la perspective de lui parler que de l'éviter comme elle en avait pris l'habitude. Heureusement, autant Naomi que Pete virent son visage affolé et décidèrent d'intervenir.
"Cooper, j'ai besoin de te parler d'un de mes patients ?" dit Pete en le faisant se tourner vers lui. "Le dossier est dans mon bureau. Ce sera rapide." Cooper jeta un dernier coup d'oeil vers Violet avant de suivre Pete et elle voulut hurler. Elle n'aimait vraiment pas se cacher de Cooper. Elle regarda les cookies. Mariage. Enfants. Elle avait le choix, mais se cacher ? Comment dites-vous à votre meilleur ami que votre subconscient l'a choisit comme étant l'homme de votre vie ? Et ca ne voulait rien dire. Il n'y avait aucun mot pour décrire cette situation. Pas dans notre langue en tout cas.
Elle l'évitait toujours. Cela voulait dire que l'état de la situation actuelle était pire que ce à quoi il s'attendait. Qu'est-ce qui pouvait être pire que voir Violet retourner avec Allan ? Non. Elle n'était pas... elle ne pouvait pas être enceinte ! Est-ce qu'elle pourrait ? Merde ! Violet était enceinte, ce n'était pas de lui et Allan n'était pas le bon gars. Pourquoi ne lui parlait-elle pas ? Elle savait qu'il serait positif et encourageant ; n'est-ce pas ? D'accord, il feindrait seulement de l'être ; en réalité il se frapperait la tête contre le mur. Mais ça allait sur la liste de chose que Violet ne devait pas savoir.
Il suivit à contre-coeur Pete dans son bureau, et fut surpris de voir que Sam s'y trouvait déjà. Le fait que ces deux là connaissaient son problème le rendait légèrement anxieux.
"Pourquoi l'aidez-vous ?" demanda-t-il finalement après que Pete ait refermé la porte. Il s'appuya contre la table d'acuponcture et attendit une réponse. Rien ne vint. Il respira profondément et se persuada que le fait qu'il n'ait eu aucune réponse n'était pas nécessairement une mauvaise chose. Il echoua.
"Pourquoi Violet ne me dit-elle pas qu'elle est retournée avec Allan ?" demanda-t-il. Ou plutôt pourquoi Violet ne lui disait-elle rien du tout ? Pourquoi l'évitait-elle comme la peste ? Pourquoi était-elle effrayée ? Il se contenterait de n'importe quelle réponse, même si Violet ne lui parlait plus jamais. Ils ne devaient pas forcément parler d'Allan. Juste... parler. Il voulait lui parler de hottness76 et voir sa réaction de dégoût. Parce qu'elle était vraiment mignonne quand elle le regardait ains. En fait, ils n'avaient même pas à parler, ils pouvaient seulement regarder des films et boire. Il la laisserait même choisir, bien qu'elle choississe des films de filles. Il savait qu'elle était... Mais tout de même, combien de film sur un pauvre type tombant amoureux d'une fille riche Hollywood pouvait-il faire ?
Sam et Pete se regardèrent, et il attendit avec espoir une réponse. Pete ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais semblait avoir perdu sa langue alors Sam intervint avec de vraiment vraiment mauvaises nouvelles.
"Tu n'as pas à t'inquiéter pour Allan, Cooper," dit-il avec un demi-sourire.
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Il ne devait pas s'inquiéter pour Allan... Merde. C'était quelqu'un d'autre. Il savait comment faire avec Allan, mais quelqu'un d'autre... Il n'était pas préparé pour quelqu'un d'autre ! Une autre personne marchait sur son territoire privé et ça craignait. D'accord, Violet était en fait... Non. Elle l'était. Violet était son territoire privé. Il se fichait de ce que ça pourrait signifier pour les autres. Violet était la chose la plus importante dans sa vie et cela signifiait qu'elle était son territoire privé. Et malheureusement, on ne lui permettait pas de le défendre.
"Alors elle n'est définitivement pas avec Allan ?" demanda-t-il doucement, essayant toujours d'assimiler le fait que Violet était capable de trouver quelqu'un d'autre juste sous son nez. Ses chances diminuaient de jour en jour et il détestait ça. Au moins elle n'était pas enceinte. Pas vrai ?
"Elle définitivement pas avec Allan," dit Pete en jetant un coup d'oeil vers Sam, mais Cooper n'avait pas l'énergie ni la volonté de regarder.
"Tu devrais lui parler," dit Sam, et Pete et Cooper le regardèrent douteusement.
"Elle ne veut pas me parler."
"Elle ne veut pas lui parler."
Sam soupira. "Cooper. Tu sais ce que tu ressens. Ca ne va surement pas changer, quoi qu'il arrive avec Violet."
Il marquait un point.
"Donc... J'irais lui parler." Peut-être qu'il pourrait lui faire dire qui était l'autre personne. Non ! Il s'était promis de ne pas y penser. Penser à ça le rendrait juste plus amer et ce n'était généralement pas une bonne chose lorsque vous essayiez de convaincre votre meilleure amie de recommencer à vous aimer. La vie ça craint.
"Vas lui parler," acquiesça Sam en lui tappotant l'épaule avant de sortir. Pete et lui ne bougèrent pas durant un moment avant que Pete ne tienne la porte ouverte devant lui.
"J'ai des patients."
"Oh. Ouais... désolé," dit-il avant de quitter le bureau.
"Cooper," le rappela Pete. Et lorsqu'il se retourna, "Sois un homme."
Cooper sourit en guise de remerciement et retourna dans son bureau. Malgré ce que Pete et Naomi et même Violet disaient, être un homme n'était pas vraiment un chose facile. Sérieusement, on devrait leur fournir un mode d'emploi, ou autre chose.
Elle savait qu'il était là avant qu'il ne frappeà sa porte. Il était là depuis plusieur minutes, mais elle garda la tête froide malgré son esprit bouillonnant. Cooper était...Cooper et ne pas lui avoir parlé ces deux derniers jours l'avait presque rendue folle. Elle n'avait pas compris avantà quel point elle était dépendante de son meilleur ami et ça lui faisait peur. Ca lui faisait vraiment, vraiment peur. Lui parler était une chose qu'elle voulait pplus que tout et qu'elle redoutait également.
Il s'éclaircit la gorge avant de parler. "Je sais que... hum, je sais." Il hocha la tête pour un effet supplémentaire.
Elle n'était pas certaineà cet instant si elle était soulagée ou bien si son coeur s'était serré un peu. Il connaissait son horrible, embarrassant et terrible secret et il était pourtant là. C'était Cooper et elle l'aimait pour ça. Mais en tant que psychiatre, elle savait que les rêves ne signifient rien d'habitude.
"Vraiment ?" Elle leva finalement les yeux vers lui. Il était debout, maladroit, devant son canapé et il semblait si incertain qu'elle eut envie de le prendre dans ses bras. Mais elle ne pouvait pas parce qu'elle ne savait plus comment se comporter avec lui désormais. Elle essaya d'imaginer comment elle se sentirait si la situation était inversée et elle réalisa que ça ne se serait pas passé ainsi parce que Cooper lui aurait probablement parler de ça le jour d'après et ils en auraient ri. Sauf qu'elle ne pouvait pas en rire, et elle ne pensait pas le vouloir.
"Ouais... Je regrette juste que tu ne me l'ais pas dit," continua-t-il.
Elle acquiesça. "Je sais. Je suis désolé. J'ai... je n'étais pas certaine de ce que tu penserais. Je n'étais pas sûre de ce que j'en pensais alors..." Elle divagua jusqu'à ce qu'il l'interrompe.
"Peu importe," dit-il un peu trop hativement et elle le regarda avec curiosité. Peut-être qu'il prenait ça d'une façon pire qu'elle ce qu'elle pensait. "Nous sommes toujours amis, hein ?"
Elle rit et se leva. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans lui. "Evidemment." Elle marcha vers lui et posa sa main sur son épaule. "Nous serons toujours amis." Elle sourit doucement et regrettait de ne pas croire en ses propres paroles. En fait, non. Elle y croyait, c'était en le 'toujours' dans lequel elle doutait.
Et c'était la pire chose parce qu'elle savait par expérience que le rejet était une situation qu'elle ne voulait plus jamais revivre. Venant d'Allan, elle pouvait la supporter. Mais il s'agissait de Cooper, qui était une histoire totalement différente. Une de celle qu'elle ne voulait même pas lire.
Il souriait, et elle était heureuse d'être capable de le faire se sentir mieux parce qu'elle ne pouvait pas dire la même chose pour elle. Il mit ses mains autour d'elle, l'entourant dans une chaude étreinte et elle se rappela tout ce qu'elle avait manqué ces deux derniers jours.
Lorsqu'il la lâcha, elle fit de même, un peu hésitante. Il la regarda et sourit. "Je suppose que je te verrais demain, Ami."
Elle rit et hocha la tête. Il lui sourit en guise d'au revoir et sortit, avec un peu plus d'assurance que lorsqu'il était entré. C'était tout ce qu'elle voulait, s'assurer qu'ils étaient toujours amis.
Amis. Elle s'assit sur son canapé et entoura ses genoux de ses bras. Voilà oû ils en étaient. Et ils n'iraient probablement jamais plus loin. Cela brisa son coeur, juste un peu. Elle l'ai... Non. Elle ne pouvait pas le dire. Le dire rendrait ça réel. Et la réalité, ça faisait mal. La réalité ferait qu'il serait plus dur pour elle de le voir chaque jour, sachant qu'elle avait un rêve. Il serait enferméà clé et demain elle serait assiseà côté de lui durant la réunion du matin, et ils plaisanteraient sur l'autorité de Charlotte King. Ils déjeuneraient ensemble et passeraient probablement trop de temps dans la cuisine au lieu de travailler. Il lui parlerait d'une certaine fille sur Internet elle feindrait d'être dégoûter. Amis. Elle étreignit ses genoux un peu plus fort. Ca marcherait.
Elle resta debout devant la porte durant six minutes entières avant qu'elle ne s'ouvre. Tout ce temps, son esprit tourbillonnait et son coeur cognait dans sa poitrine. Ca lui avait pris une demi-heure, d'arriver chez elle, prendre une douche et réaliser qu'elle n'avait d'autre choix que la réalité. C'était réel et elle ne pouvait pas y échapper. Et pour la première fois, elle ne s'avait pas si elle le voulait. Peut-être qu'elle voulait agir et voir ce qui arriverait.
"Violet ?" La porte s'ouvrit et Addison la fixa, confuse. Ce qui était compréhensible, puisqu'il était aux alentours de 23 heures.
"Salut. Je sais qu'il est vraiment tard. Et nous ne sommes pas amies. Mais j'ai vraiment, vraiment besoin de... discuter."
Addison la regarda une autre seconde avant d'eurouler plus fermement sa robe de chambre autour d'elle et de hocher la tête. "Entre. Est-ce que ça va ?"
Oui. Non. Elle n'était même pas sûr. Allait-elle bien ? Qui appeler lorsque vous vous rendez compte que vous êtes amoureuse de votre meilleur ami ? Oh mon Dieu. C'était réel et elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire. Et bien, lui dire. Si seulement c'était aussi facile que ça.
Addison lui fit signe de s'asseoir sur le sofa, puis s'assit à côté d'elle. "Discutons," sourit-elle d'une manière rassurante.
Comment l'exprimer ? "Je crois que je l'aime," dit-elle en fixant ses mains. Non. Elle ne le pensait pas. Elle le savait. Elle savait qu'elle aimait la façon dont il faisait son café, même si c'était légèrement différente de la façon dont elle le faisait. Elle savait qu'elle aimait comment il jouait avec ses cheveux quand ils regardaient un film. Elle savait qu'elle aimait qu'il lui apporte à manger même si elle finissait par cuisiner de toute façon. Et elle savait qu'elle voulait que ce rêve, les matins froid dans le lit, les tintements de métal et oui, même le fait de se dandiner, soit réel.
Sa collХègue rouquine semblait ne pas comprendre. "Bien, d'accord, je veux dire. Vous êtes tous les deux très proche, pas vrai ?"
Elle hocha la tête avec force. "J'aime Cooper. Je l'aime."
"Oh Ouch," lâcha Addison. "J'imagine que tu ne lui as pas dit."
Elle secoua la tête à nouveau, avec un peu moins de force et le regrettant un peu.
"Ca m'est arrivé une fois," dit Addison en réfléchissant.
Violet releva la tête. Avec un peu de chance, ce serait une histoire avec une fin heureuse. "Qu'est-ce qui est arrivé ?"
"Il ressentait la même chose. Nous nous sommes mariés. Nous avons vécus heureux jusqu'à la fin des temps." Elle fit une pause. "Puis j'ai couché avec son meilleur ami et il est tombé amoureux d'une interne à l'autre bout du pays. Mais c'est une autre et très longue histoire."
Elle rit et Addison continua. "Mais comme tu es sa meilleure amie, je ne pense pas que tu auras le même problème."
Violet retint sa respiration. "Tu pense qu'il..."
Elle secoua la tête. "Je ne sais pas. Mais lui parler serait mieux que d'attendre chez toi qu'il se montre sur le pas de ta porte."
Elle se leva, acquiesça et une fois encore pensa à Cooper. Et ne s'y opposa pas cette fois là. "Merci. Je devrais..." Elle jeta un coup d'oeil à la porte. Elle devrait partir et trouver comment dire à son meilleur ami qu'être ami avec lui n'est pas assez.
Addison se leva et sourit. "Bonne chance."
Elle avait reformulé cette phrase 'Je t'aime' de 50 façon différente le temps d'arriver chez elle. Aucune d'elle ne paraissait assez bonne. Comment le dire exactement ? Simplement le laisser échapper ? Oû le mettre par écrit ? Doit-on même utiliser des mots ? L'idée de répéter le baiser pancake réchauffa un peu son coeur.