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Série : Private Practice
Création : 04.07.2008 à 15h46
Auteur : ephyse
Statut : Terminée
« Violet fait des rêves perturbants, Cooper ne comprends pas et tout le monde s'emmêle. » ephyse
Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes
Des coups frappés à la porte la réveillèrent. Elle grogna en sortant du lit et marcha vers le bruit incessant.
"J'arrive !"
Elle ouvrit la porte.
"Cooper ?"
Oh Mon Dieu. Elle n'était pas supposée le voir si tôt. Elle ne savait toujours pas quoi dire, ni comment le dire. Pourquoi était-il ici ?
"Cooper. Qu'est-ce que tu fais ici ? Il est trois heures du matin," dit-elle, mais ouvrit la porte plus grand pour le laisser entrer. Respire, Violet. Inspirer, expirer. Inspirer, expirer.
"Ouais. Je sais. Je suis désolé." L'excuse se lisait dans son regard. "J'ai juste... je voulais... j'ai besoin... j'ai besoin de retirer ce que je t'ai dit plus tôt."
Elle se creusa la tête pour se souvenir de ce qu'il avait dit, mais rien ne vînt. Elle le regarda et il continua.
"Je ne peux pas être ton ami."
Quoi ? Comment était-elle supposée lui dire qu'elle aimait s'il ne pouvait même pas être ami avec elle ? C'était supposé être quelque chose dont ils pourraient en rire ! Comment un rêve pouvait-il ruiner sa vie ? C'était une série d'images, de pensées, d'émotions que les personnes ressentent dans leurs esprits alors qu'ils dorment ! Elle hyperventila intérieurement, priant pour que ce soit un cauchemar.
Elle secoua la tête. "Je ne comprends pas."
"Violet, je ne peux pas être cette personne. Etre celui qui te donne des conseils sur un type et te pousses à avoir un rendez-vous chaque vendredi. Je ne veux pas être ton meilleur ami. Je ne peux pas. Et j'en suis désolé."
Elle attendit patiemment qu'il termine, son esprit bouillonnant. Elle n'était pas sûre de savoir comment commencer une phrase, ou en terminer une.
"De quoi est-ce que tu parles ?" demanda-t-elle après un moment.
"Quoi ? Tu sais de quoi je parler. Tu sais que je sais. Tu as Quelque d'Autre !" lâcha-t-il, tendu.
Quoi ? Elle continua à le regarder, confuse. Elle était toujours incapable de former une phrase.
"Ce que je dis, Vi, c'est que je ne peux pas rester assis là et être ton ami, tandis que Lui à le reste du paquet !" dit Cooper avec frustration. Et elle était frustrée, elle aussi, parce qu'elle n'avait toujours aucune idée de quoi il parlait. Mais elle commancait à comprendre qu'il ne savait peut-être pas pour le rêve après tout. Et elle ne savait pas ce qu'elle ressentait à propos de ça.
"Cooper. Personne n'a tout le paquet." Elle secoua la tête et essaya de masquer son sourire. Elle avait un paquet. Et il le reconnaissait. Serait-il mal venu de le lui offrir maintenant ?
Il bougea ses bras maladroitement. "Et Pancake Man et les Bee Gees ?"
Elle commenca à rire. Il était jaloux de lui même. "Cooper. C'est un rêve que j'ai fait."
Il la fixa une seconde. "Oh. Alors pourquoi tu m'évites ?"
"C'est à propos de toi."
Il la regarda, et ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais se tut rapidement. Il regarda autour d'elle, puis son regard se posa à nouveau sur elle avant qu'il n'aille s'assoir sur le sofa. Elle s'assit à côté de lui. Il se tourna vers elle, ouvrit à nouveau la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sortit.
Finalement, après un long silence. "Alors il n'y a personne d'autre ?" demanda-t-il.
Elle secoua la tête. "Je ne veux personne d'autre."
Voilà. Elle l'avait dit. Ou du moins quelque chose d'équivalent. C'était à son tour maintenant. Il posa sa main sur son genou et sourit.
Et son visage fut remplacé par le plafond sombre de sa chambre. C'est une blaque ! Elle gémit fortement et couvrit son visage de son oreiller. Elle détestait lorsque les gens jouaient avec sa santé mentale et maintenant son propre esprit lui jouait des tours. Et maintenant elle était troublée et fatiguée et amoureuse. Ce n'était même pas le matin. Qu'était-elle supposée faire ? Retourner dormir ? Probablement.
Elle n'allait pas travailler aujourd'hui. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas penser ni réfléchir normalement et elle ne voulait pas être reponsable d'avoir ruiner la vie de ses patients avec de mauvais conseils venant d'un psy fou. C'était la meilleure idée qu'elle avait eu de toute la semaine, et probablement la plus mauvaise puisque Cooper continuait à appeler. Et elle continuait à ne pas décrocher. Cela la tuait intérieurement, parce que chaque fois qu'il laissait un message, il lui paraissait un peu plus désespéré de lui parler.
Elle décida de faire sa Naomi en repoussant toute la peine et la douleur en compenssant par la nourriture. De la glace pour être exact. Et deux pots plus tard, elle ne se sentait pas vraiment mieux.
Elle trouva la télécommande et coupa le son. Elle n'avait pas besoin d'un couteau qui pouvait couper le métal ou d'un batteur trois vitesse, mais c'était surement mieux que de regarder n'importe quoi qui pourrait lui rappeler sa vie. Elle se pencha et appuya sur le bouton play de son répondeur.
BEEEEP
"Hey Vi, c'est Cooper. Je... tu n'es pas venue aujourd'hui et j'espère que tu vas bien... Nous allons bien. Pas vrai ? Hum, appelle-moi."
BEEEEP
"C'est Cooper. Encore. Juste... fais moi savoir si tu vas bien. S'il te plait."
BEEEEP
"Violet, c'est moi. Je sais... J'appelle trop. Je voulais... Notre conversation la nuit dernière n'a rien à voir avec le fait que tu n'es pas venue, n'est-ce pas ? Vraiment, ça n'a aucune importance. Nous pouvons parler à nouveau, appelle-moi."
BEEEEP
"Je suis désolé. C'est probablement important pour toi, et je n'y pensais même pas. Nous ne devons pas en parler. Nous parlerons d'autres trucs. C'est ce que nous faisons."
BEEEEP
"Tu sais quoi, je n'aurais même pas dû en parler du tout. Je suis désolé. Et si j'ai dit quoi que ce soit, qui t'a rendu folle... Juste dis-le moi. Je te paierais un resto, ou un café. Je te laisserais choisir les films pour le mois prochain. D'accord, salut !"
BEEEEP
"Moi encore. Nous allons toujours trainer ensemble, hein ? Rien ne change. Amis. Amis ?"
BEEEEP
"Violet. C'est moi, Cooper, ton ami. Je vais rentrer maintenant. S'il te plait appelle-moi. Ou au moins fais-moi savoir que tu es toujours vivante. D'une façon ou d'une autre. Les signaux de fumée marchent bien. Tu, euh, m'as manqué aujourd'hui."
BEEEEP
Elle soupira. Ce dernier appel datait d'il y a une heure. Il était chez lui maintenant. Elle pourrait appeler et il répondrait probablement. Elle pourrait passer chez lui et il ouvrirait la porte. C'est ce qu'il ferait, mais tout de suite, elle ne savait pas si c'était ce qu'elle voulait.
Elle remit le son et les jingles des spots publicitaires envahirent son salon. Elle regarda un jeune homme apparaitre à l'écran, son bras autour d'une fille.
"Nous avons acheté le Robot-Vacuum l'année dernière et ça nous a changé la vie," sourit la gars.
La fille hocha la tête. "Il nous a fait gagner du temps et maintenant nous pouvons faire des choses plus importantes." Elle sourit de façon suggestive au gars.
"Des choses importantes comme passer du temps avec notre famille et les personnes que nous aimons," dit le gars en étreignant la fille.
Violet éteingnit la télévision. Elle savait. C'était ce qu'elle voulait. Elle grimpa à toute allure les escaliers et sauta sous sa douche. C'était ce qu'elle voulait et elle allait l'avoir. Ou du moins, elle allait essayer.
Cooper raccrocha le téléphone contre-coeur. Elle ne lui répondait pas probablement parce qu'il l'ennuyait avec ses inquiétudes. Mais il était inquiet. Elle n'était pas étrange et folle. Elle ne l'était pas. Elle n'était tout simplement pas là. Et il détestait ça. Au moins quand elle l'évitait, il était toujours capable de la voir. Maintenant elle avait juste disparu. Et il priait pour que ce ne soit pas cause de ce qu'il avait dit. Ne devrait-il pas l'affronter ? Peut-être était-ce une erreur. Peut-être qu'elle ne voulait simplement pas en parler. Particulièrement pas lui.
Mais il devait parler de ça avec elle parce que c'était ce qu'ils faisaient et qu'il devait s'assurer que ça allait entre eux. Il en avait besoin, car autrement il ne pourrait pas penser à autre chose et alors il ne pourrait pas faire son travail. Il en avait besoin. Qu'ils soient... en bon terme.
Les portes de l'ascenseur se refermèrent sur le cabinet et il dit adieu cette très très très mauvaise journée. C'était une journée sans Violet. Alors mauvaise. Il s'appuya contre le mur. Parce que si ça n'allait pas entre eux, il ne savait pas ce qu'il ferait de lui-même.
--
Il fallut de nombreux changements de tenues à Violet avant d'être satisfaite. Que devait-elle porter exactement pour ce genre de chose ? Une jupe ? Non. Un pantalon ? Trop professionnel. Devait-elle mettre une tenue habillée ? Etait-ce une célébration ? Ugh. Il devrait y avoir un mode d'emploi indiquant ce qu'on devait porter lorsqu'on veut dire à quelqu'un qu'on l'aime.
Aimer. Wow. Elle était surprise à quel point c'était facile à dire. C'était Cooper. Idiot, immature, son Cooper. Et elle l'aimait. Elle hocha la tête en se regardant dans le miroir.
Finalement vêtue d'une robe simple, elle attrapa son sac et ses clés. Elle laissait son portable chez elle car il n'y avait qu'une seule personne avec qui elle voulait parler, et elle allait le retrouver. Elle prit une prodonde inspiration. C'était simple. Elle aimait Cooper. Et elle allait lui dire.
Elle ouvrit la porte et s'arrêta.
"Cooper ?"
Il regarda sa robe et son sourire s'effaça. "Tu vas quelques part. Désolé. Je vais juste..." Il se tourna pour partir mais elle attrapa son bras.
"Non. Reste. J'étais... Je... Ca fait longtemps que tu es ici ?" demanda-t-elle, tenant toujours son bras. Elle n'était pas prête à le laisser partir.
Il baissa les yeux sur sa main et leva un sourcil, mais la suivit quand elle le tira l'intérieur. Elle le lâcha pour fermer la porte et resta debout face elle, rassemblant ses pensées. Cooper était là. Dans sa maison. Ce n'était pas ce qu'elle avait prêvu et elle n'était pas certaine de se rappeler ce qu'elle voulait dire désormais.
Elle sentit une main sur son paule. "Vi, ça va ?"
Elle se tourna et sourit. "Je... Tu veux boire quelque chose ?" Elle passa devant lui et se dirigea vers la cuisine.
Elle y était presque arrivée lorsqu'il parla. "Je dois parler te parler."
Elle s'arrêta et changea de cap, s'asseyant sur son divan. Parler, c'était bien. Parler lui permettrait de partager ce qu'elle ressentait. Mais elle voulait vraiment l'embrasser. Non. Pas l'embrasser. Du moins, pas jusqu'à ce qu'elle lui ais dit qu'elle l'aimait. Mais et si... Mon dieu, elle voulait vraiment l'embrasser ! Tout de suite. Elle s'assit sur ses mains pour se retenir, alors qu'il s'asseyait à côté d'elle.
Il inspira et expira plusieurs fois en jouant avec ses mains. "Je... Je ne pense pas pouvoir le faire."
Des choses vinrent se briser dans son briser, y compris son coeur. "Faire... faire quoi ?" hésita-t-elle.
Il s'empara de sa main, et elle remarqua à quel point elle s'emboitait parfaitement avec la sienne, et son coeur se serra un peu plus alors qu'elle attendait sa réponse. Il ouvrit la bouche à plusieurs reprises, cherchant ses mots. "Je ne peux pas... être juste ton ami, Violet. Je veux... j'ai besoin de plus."
Et elle sauta. Littéralement, elle lui sauta dessus. Elle le poussa sur le divan alors que sa bouche recouvrait la sienne. Elle sentit sa surprise et fut soulagée lorsqu'il commenca l'embrasser en retour. Et c'était meilleur que son rêve. C'était une chose auquelle elle n'aurait jamais pensé. Les mains de Cooper caressaient son dos et il l'embrassait vraiment. Elle se demanda pourquoi elle n'avait pas compris qu'elle l'aimait des années plus tôt. Elle recula brusquement lorsque l'oxygène devint crucial, parce qu'elle ne tenait pas à mourir spontanément, pas encore.
Il plongea son regard dans le sien, et ils commencèrent rire, rendant leur respiration lourde encore plus hachée. Il caressa sa joue et sourit. "Je suis content qu'on soit sur la même longueur d'onde."
Et elle l'embrassa à nouveau. Puis elle s'arrêta, s'allongea sur lui, le regard dans le vide.
"Quoi ?" demanda-t-il curieusement.
"J'attends juste de me réveiller."
Il semblait perplexe, et elle se promit de lui dire plus tard. Bien, pas verbalement, mais elle croyait que l'embrasser à nouveau compenserait. Elle était heureuse avec ce compromis. Et à la façon dont il sourait dans leur baiser, elle pensa qu'il l'était aussi.
Cela lui prit un moment pour réaliser qu'elle était toujours allongée sur lui, en robe. Et même après ça, elle ne fit aucun mouvement pour bouger. Et elle ne pensait pas qu'il le voulait. La façon dont il tenait sa taille lui disait qu'il ne voulait pas qu'elle bouge.
Violet commencait comprendre pourquoi Addison trouvait que l'ascenseur était un tel... aphrodisiaque. Elle était là, debout, un frappucino dans une main, la main de Cooper dans l'autre, elle regrettait que les numéros clignotants défilent si rapidement. En fait, elle regrettait que les numéros défilent tout court. Elle regarda avec regret le bouton d'arrêt d'urgence. Non. Ils étaient au travail. Bien, en chemin. Et... non. Elle ne pouvait même pas y penser. Parce que si elle y pensait, elle n'arriverait plus travailler. Mais d'une bonne façon. Elle lui sourit espièglement, avant de sourire largement. Il lui sourit en retour et elle n'eut plus vraiment envie d'aller travailler.
Les portes s'ouvrirent et ils marchèrent vers l'accueil, se souriant chaleureusement avant de partir dans des directions opposées. Elle jeta un coup d'oeil à l'horloge au dessus du bureau de Dell. Il était 9h. Seulement 8h avant qu'ils ne puissent rentrer la maison. Elle gémit ; ça allait être une longue journée. Elle sourit à Dell puis continua marcher vers son bureau en ignorant son regard soupçonneux.
Elle était de retour à la cuisine. Avec Cooper et elle comprit à quel point il était facile de passer beaucoup trop de temps ici. Elle était debout à côté de lui en train de se faire un sandwich, tout en mordant à l'occasion dans le sien. Elle prit une gorgée de son café lorsqu'il commenca à baisser sa tête dangereusement vers la sienne. Il sourit machiavéliquement. Elle essaya de l'ignorer. Elle devait l'ignorer. Ils étaient au travail ! Dans la cuisine ! Avec des murs en verre ! Mais il était très près. Elle pouvait sentir son souffle sur son visage alors qu'elle se penchait vers lui. Dangereusement...
"Bonjour !" entendirent-ils et Cooper attrapa rapidement sa tasse à elle et en but une longue gorgée. Violet, toujours à côté de lui, jeta un coup d'oeil vers la porte oû Naomi entrait, suivi par Pete, Sam et Addison. Quoi, la réunion du matin avait-elle changée de pièce ? Elle sourit, soulagée parce qu'il semblait qu'ils n'avaient pas été attrapés. Cooper frôla ses hanches derrière le comptoir et elle sourit plus encore. C'était leur truc.
Le regard d'Addison voyagea de Cooper à Violet. "Alors, vous êtes de nouveau amis ?" demanda-t-elle.
Ils l'étaient. "Nous le sommes," acquiesça-t-elle. Oui, ils étaient amis.
Il y eut un moment oû tout le monde sembla satisfait. Ils étaient nouveau Violet et Cooper. Plus Violet et Cooper qu'auparavant, mais ils n'avaient pas encore besoin de le savoir.
"Alors, qu'est-ce que tu as dit quand Violet t'a parlé de ses rêves ?" demanda Pete négligement, et elle se figea. Les rêves ! Elle les avait oublié. Et Cooper ne savait rien. Excepté maintenant ! Elle tourna la tête pour voir que sur son visage se mêlaient la confusion et le septicisme. Comment avait-elle pû oublier les rêves ? Oublier n'importe quoi n'était pas difficile lorsque Cooper faisait cette chose avec son... Comment avait-elle pû oublier les rêves ?
Il la regarda et haussa un sourcil. "Les rêves ?"
Naomi et Addison se levèrent de concert et la regardèrent, "Tu ne lui as pas dit ?" Tandis que Sam s'asseyait en riant et que Pete lui souriait en guise d'excuse.
"Je... euh, je..." bégaya-t-elle. "J'allais le faire !"
Pete hocha la tête, et lui tapota l'épaule alors qu'il partait, "Bonne chance."
Sam et Naomi partirent également. Sam riant toujours, Naomi le frappa légèrement pour qu'il arrête.
Addison les regarda tous les deux. "Vous..." Elle ouvrit la bouche pour continuer, mais sembla oublier ce qu'elle voulait dire. Elle décida de partir, les laissant seuls, à nouveau.
Cooper se tourna vers elle, et prit une autre longue gorgée de son café. "Les rêves ?"
Oh... elle n'avait aucune idée de comment expliquer ça. Mais elle devait lui dire. Il se mettrait en colère si elle ne le faisait pas. Et c'est une chose qu'elle ne voulait vraiment pas. Pas maintenant. Maintenant qu'elle savait ce qu'il ressentait... D'accord, sujet de pensée différent. Se concentrer ! Elle devait lui dire.
"Tu sais..." Elle s'arrêta et se mordit la lèvre. "Tu sais comment cette semaine je t'ai..."
"Evité ?" offrit-il.
Elle soupira. "Bien... ouais. Je t'ai évité. C'était parce que... je faisais ces... rêves."
Il la regarda, confus. "Des rêves."
"De toi. Et moi... Ensemble." Elle baissa les yeux vers ses mains. Ainsi il ne verrait pas le rouge colorer ses joues. Ce n'était pas plus facile une fois que vous aviez arrêté d'être amis.
Il ne dit rien pendant un moment, elle releva la tête pour voir si il était toujours là. Il l'était. Il était évidemment perdu dans ses pensées, mais il était là.
"De nous..." commenca-t-il, puis changea de direction. "Est-ce que a a changé ce que tu... ressentais," dit-il en faisant un geste de la main.
"Ca m'a aidé comprendre."
Il sourit à cela, et parce qu'il souriait elle sourit. Elle se rapprocha de lui. Et il sourit plus encore en regardant autour de lui.
Les autres devraient s'habituer à les voir s'embrasser dans la cuisine. Parce qu'elle ne pensait pas que c'était une chose qu'elle voulait arrêter de faire.
"Donc, ca va ?" sourit-elle avec espoir, faisant courir ses doigts sur son torse.
Il acquiesça avec enthousiasme, et son coeur retrouva sa place initiale. "Ca va."
Il se pencha et murmura son oreille. "Tu sais ce que a veut dire, n'est-ce pas ?"
Elle plongea son regard dans le sien, ses yeux d'une merveilleuse nuance de vert la taquinant.
"Ne le dis pas !" le prévint-elle, bien qu'elle ne puisse empêcher le sourire de se former sur ses lèvres.
Il rit, mais continua tout de même. "Je suis... l'homme de tes rêves !"
"Oh la ferme !" rit-elle.
Au lieu de ça, il se tut en l'embrassant à nouveau. L'embrasser de nouveau était vraiment vraiement bien. Les autres feraient mieux de s'habituer à les voir s'embrasser dans la cuisine, parce qu'elle ne pensait pas qu'elle pourrait arrêter de le faire.