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Série : Robin Hood
Création : 26.08.2009 à 18h50
Auteur : LovSecret
Statut : Terminée
« Ceci est une petite one-shot qui commence entre la fin de la saison 2 et le début de la saison 3. » LovSecret
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Une petite one-shot inspiré de la chanson d'Esmeralda dans le bossu de Notre Dame. Imaginons, Robin ère après la mort de Marianne et va dans une Eglise.
Robin avait mal. Son coeur saignait. Le bateau qui le ramenait chez lui avait fait escale à Chypre, où on parlait anglais. L'archer ne pouvait s'empêcher de penser à Marianne et ça lui faisait du mal. Et quand il n'y pensait pas, c'était pour rêver de vengence et tuer celui qui avait oser mettre la fin à la vie de sa bien-aimée. Il voulait le torturer, le mettre à mort en place publique, lui arrcher le coeur parce qu'il avait osé faire saigner le sien. Il voulait tuer Guy de Guisborne.
Soudain, il entendit des cris et des bruits de ferraille. Il se retourna et regarda le spectacle. Un prêtre invectivait brutalement un soldat. Dans le mélange de voix et de sentiments contradictoire qui résonnait dans sa tête, il n'entendit que les mots " recherchée... asile... gitane... païenne... damnation..." mais c'était suffisant pour comprendre qu'on traitait le cas d'une gitane qui aurait demandée le droit d'asile. Robin se souvint que les bohémiens étaient énorméments persécutter à Chypre. Avec le nouveu juge, les meurtriers et les traitres étaient mieux traités que les gens du voyages. Il y a un mois il serait intervenu mais c'atait il y a un mois. Avant Sa mort.
Il recommença à errer parmi les bancs. Il avait atteint la partie de l'église où personne ne pouvait le voir mais où lui pouvait voir tout le monde. Il tourna la tête et pour la première fois depuis qu'il s'était embarqué sur le bateau, il vit et entendit clairement ce que disait deux personnes.
- ... comment les soldats traitaient ce pauvre homme ? Et lui qui regardait avec un petit sourire satisfaits ? déclamait une jeune femme.
- Je sais mon enfant, vous avez bien agit mais il ne faut pas trop provoqué la colère du juge, dit le prêtre en la regardant d'un air bienveillant.
-J'ai pensé que si une seule personne lui tenait tête, il... Hummm Arrrr...
Elle semblait s'étoufer de colère quand elle sembla soudain très fatiguée. Elle déclara avec une lueur de tristesse dans les yeux :
- Mais qu'est ce qu'ils ont contre ceux qui sont différents ?
- Tu ne peux pas changer le monde à toi toute seule ma petite, dit le prêtre.
- En tout cas, je sais qu'il n'y a personne dehors pour le faire... dit elle en sentant la colère remontée en elle.
- Et bien qui sait ? Peut-être il y a t'il ici quelqu'un qui t'entend ? dit le prêtre en la laissant.
Elle sembla étonnée en le regardant partir. Elle tourna le regard vers la statue de la Sainte Vierge. Elle regarda les autres fidèles prier et se dirigea maladroitement en direction de la chapelle vers laquelle se trouvait Robin. Elle s'agenouilla devant une Vièrge à l'enfant. Elle hésita une minute comme si elle tentait de retrouver des mécanismes perdus dans sa mémoire. Robin la regarda. Au dela de sa beauté exotique, elle semblait à la fois fragile et forte. On décelait une lueur de malice et de révolte dans son regard. Elle joignit ses mains brunes et leva le regard vers Sainte Marie, ce que les fidèles évitaient de faire en général.
Et d'une voix mélodieuse, claire et forte, elle commença à prier :
- Je ne sais Seigneur si ces mots monteront jusqu'au ciel et si tu entendra de là haut ce très humble appel... Moi l'impure, l'exclue, la gitane, en toi je crois toujours. Car dans le coeur de notre église, les bannis ont droit d'amour.
Protège Mon Dieu les malheureux. Eclaire la misère des coeurs solitaires. Nulle âme à part moi ne les entendra, si tu restes sourd au mendiants d'amour.
Robin resta sans voix. Alors que d'autres demandaient la gloire, la reconnaissance, la richesse, l'amour des autres et demandaient le pardon au Roi Eternel, elle, elle demandait à Dieu de veiller sur les petits. Elle pourait demander une grâce mais elle n'en faisait rien. Elle priait pour les autres. Robin crut qu'elle s'était arrêtée mais ce qui suivi le rempli de respect pour cette jeune bohémienne :
- Je ne désire rien, ni gloire, ni bien. Mais le gueux qui a faim doit mendier son pain. Entends pour mes frères, cette humble prière... car tous les miséreux sont enfants de Dieu.
Elle se signa et partit rejoindre le prêtre. Robin ne se sentit pas glisser par terre. Tandis qu'il reflechissait, il ne vit pas qu'elle s'était retournée. Il ne vit que le bas de sa jupe crème. Il leva la tête lentement et la vit. Elle lui souriait alors qu'elle ne le connaissait même pas. Elle s'agenouilla près de lui et prit sa main. Elle suivi les lignes de sa main et eut un sourire triste. Elle parla en anglais :
- Je crois que Dieu écoute les mendiants d'amour.
Elle enferma la rude main de Robin dans les siennes. Il éclata alors en sanglots et elle répèta sa prière :
- Protège Mon Dieu les malheureux. Eclaire la misère des coeurs solitaires. Ne restes pas sourd au mendiant d'amour. Nous implorons ta grâce, O Dieu Imortel. Entends pour mes frères cette humble prière car dans le coeur de Notre Dame les bannis ont droit d'amour.
Ils restèrent ainsi une ou deux minutes. Elle essuya alors les larmes sur les joues de Robin, lui fit un signe de croix sur le front et porta les mains de Robin à ses lèvres et rèpeta :
- Les bannis ont droit d'amour.
- Je ne veux plus aimer, ça fait trop mal.
- L'amour est pourtant le dernier cadeau que Dieu nous a fait. Un homme ne peut vivre sans amour, même si il le veut. Nous sommes fait ainsi, c'est comme ça.
Il se plongea dans ses yeux noirs en se demandant si Dieu l'avait envoyé à lui pour le réconforter.
- Vous ne cesserez jamais de l'aimer pas vrai ? demanda elle.
Il la regarda avec incrédulité puis recommença à pleurer. Elle sourit et lui dit :
- Elle vous attends sagement là haut. Mais il faut vivre. Dieu veillera sur elle. Les pauvres ont trop besoins de vous.
C'est alors qu'elle prit ces deux mains et le releva. Elle lui fit un dernier sourire, posa sa main sur son coeur et dit
- Vous avez le coeur le plus grand que je n'ai jamais vu. Ne laissez pas ce don du Seigneur pourir dans votre poitrine.
Elle embrassa ses mains, essuya les larmes sur les joues du hors la loi et le lacha. Il la regarda et l'enlaça. Après 5 minutes d'étreinte, il lui murmura :
- Merci.
- Allez en paix.
Et elle partit rejoindre le prêtre. Il ouvrit la main et regarda le pendentif qu'elle lui avait glisser dans la main. Un petit M d'or accroché à une chaine en cuivre.
Il sortit de l'Eglise et retourna au bateau. Il pria longtemps et rejoingnit ses amis. Mais quand il imaginait un ange, il la voyait pourvu d'une longue robe crème en lin, avec des petites pièces de ferrailes multicolores qui cliquetait quand elle marchait. Ces cheveux étaient longs et très bruns. Elle avait de grands yeux noirs, des mains brunes extremement douces et une voix mélodieuse. Robin ne connut jamais le nom de la bohémiènne. Mais quand il était en paix, il la revoyait prier. Et sa voix reprenait la phrase : les bannis ont droit d'amour.