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Série : Robin Hood
Création : 24.12.2009 à 16h30
Auteur : Evangeline
Statut : Terminée
« cette fic se situe durant la saison 2, avant la mort D'edward. J'espère qu'elle vous plaiera! Bonne lecture! » Evangeline
Cette fanfic compte déjà 27 paragraphes
CHAPITRE 5
- Robin ça va ? demanda Richard en s’approchant de lui.
Robin essaya de se relever mais ne put que se mettre à genoux.
- Ne vous en faites pour moi, articula- t- il en grimaçant de douleur. Allez vous mettre à l’abri…
- Emparez vous de Robin et du jeune garçon ! cria au même moment le shériff.
Les soldats se précipitèrent vers eux. Petit Jean et Will s’interposèrent tandis que Djaq et Much arrivaient à la hauteur de Robin et Richard. Djaq se pencha sur Robin et évalua rapidement la situation.
- Il faut le ramener tout de suite au campement ! cria- t- elle à l’adresse de Jean et Will qui combattaient férocement les hommes du shériff.
Will abattit sa hache dans le dos de son adversaire et jeta un coup d’œil à Jean. Celui hocha la tête.
- Vas- y ! Much vient m’aider ! ajouta- t- il tandis que Will s’éloignait en courant.
Much vint prêter main forte à Jean, tandis que Djaq et Richard restaient à côté de Robin.
Quant au shériff, il était rouge de colère.
- Ils ne sont que deux à se battre !!! cria- t- il. Abattez- les !!! Abattez- les comme des chiens !!!! Et où est Gisborne ??? hurla- t- il.
Les derniers soldats restants s’élancèrent vers Much et Petit Jean. Ceux- ci remercièrent le ciel que la garnison ne soit pas au château. Sinon, ils n’auraient eu aucune chance. En voyant ses hommes mis à mal par les deux hors- la- loi, le shériff pesta.
- Il faut tout faire soit même !
Il sortit son épée et se dirigea vers ses ennemis. Au même moment, il vit l’un des jeunes hors- la- loi revenir avec des chevaux et il aperçut Gisborne qui arrivait en courant.
- Où étiez vous ? beugla le shériff.
- Robin m’a assommé ! se défendit Gisborne en sortant son épée.
- Bon à rien ! répliqua le shériff. Heureusement que je suis plus doué que vous. Robin est gravement blessé…c’est bientôt la fin des hors- la- loi !
Gisborne regarda abasourdi l’endroit où se trouvait Robin. Puis, il se précipita à la suite du shériff, sur les derniers hors- la- loi…
*
De son côté, Allan n’avait pas perdu de temps. Voyant que personne ne faisait attention à lui, il était rentré précipitamment dans le château, à la recherche de Marian. Il la trouva à l’entrée des cachots alors qu’elle remontait après avoir rendu une visite à son père.
- Allan qu’y- a- t- il ? demanda- t- elle aussitôt.
- Les hors- la- loi sont venus chercher Richard et Robin est gravement blessé…
- Quoi ???
Un gouffre sembla s’ouvrir sous les pieds de la jeune femme qui vacilla.
- Marian ?
Allan la retint par le bras. La jeune femme s’écarta aussitôt de lui.
- Ca va, assura- t- elle, en se reprenant.
Et sans rien ajouter, elle s’éloigna.
- Où vas- tu ? voulut savoir Allan.
- Chercher le veilleur de nuit ...
Alors qu’elle allait disparaître au détour du couloir, elle se retourna brusquement.
- Allan…merci.
Le jeune homme hocha la tête et se surpris à se sentir bien. Il savait qu’il venait de faire quelque chose de bien. Il savait que cela ne suffirait pas à se racheter mais c’était un bon début. Malheureusement, il savait aussi qu’il devait retourner dans la cour et se battre contre ses anciens amis. Il soupira et pris le chemin de la sortie.
*
*
Djaq savait qu’ils ne pourraient plus tenir très longtemps. Les hommes du shériff étaient de plus en plus nombreux et même si Robin avait pour un temps éloigné la menace des archers, la jeune femme savait que d’autres allaient prendre le relais.
- Djaq !
L’interpellée se retourna. Will arrivait avec des chevaux.
- Allez- y pendant qu’on les retient ! lui lança- t- il.
Et sans plus attendre, il se saisit de sa hache et reprit le combat. Djaq fit signe à Petit Jean de s’occuper de Robin et monta en selle.
- Richard tu montes derrière moi ! cria- t- elle.
- Mais…
- Ne discute pas !
Richard s’exécuta tandis que Jean prenait Robin dans ses bras. Il l’aida à monter à cheval et se plaça derrière lui. Puis les deux chevaux partirent au galop sans attendre.
- Rattrapez- les !!! hurla le shériff. Gisborne rattrapez- les !!!
Alors que Gisborne s’apprêtait à monter à cheval, quelqu’un l’attrapa par les épaules et le repoussa en arrière. Gisborne se retourna.
- Toi ! cria- t- il en reconnaissant le veilleur de nuit.
Il hurla de rage et se jeta sur lui…
*
*
- Richard fait chauffer de l’eau ! Jean assoit Robin ici !
Djaq, Richard, Jean et Robin venaient d’arriver au campement et Djaq donnait les directives pour soigner le blessé.
- Tiens le bien, dit- elle à Jean. Je vais retirer la flèche.
Jean entoura Robin de ses bras puissants. La flèche ressortait des deux côtés. Djaq regarda Robin qui transpirait et respirait avec difficulté.
- Ca risque de faire mal, prévint- elle.
Robin hocha la tête et serra le bras de Jean.
- Vas- y, murmura- t- il.
Djaq tira d’un coup sec. Robin sentit la flèche ressortir et une douleur intense le traversa de part en part. Il poussa un cri et ferma les yeux. Il n’avait jamais eu aussi mal depuis sa blessure en Terre Sainte. Il rouvrit les yeux et vit le visage inquiet de son amie.
- C’est grave n’est- ce- pas ? demanda- t- il alors.
Djaq le regarda droit dans les yeux.
- La flèche est passée juste au dessus du cœur. Quelques millimètres de plus et je n’aurais rien put faire…
Elle baissa la tête.
- Mais c’est quand même grave, comprit Robin.
- Disons que tu n’es pas sortit d’affaires pour autant. Il faut que je veille à ce que ça ne s’infecte pas et que je m’assure qu’aucun vaisseau n’a été touché…
Dans l’heure qui suivit, Djaq s’affaira autour de Robin, devant les mines inquiètes de Richard et Petit Jean. Elle constata avec soulagement qu’aucun vaisseau sanguin ne semblait avoir été touché. Mais la blessure était profonde. Elle eu beaucoup de mal à la nettoyer et à la recoudre. Durant tout le temps qu’elle passa à le soigner, Robin ne dit rien, se contentant de pousser quelques gémissements quand la douleur était trop forte. A la fin, il finit par s’endormir. Quelques minutes plus tard, Much, Will et le veilleur de nuit arrivèrent au campement.
- Comment va- t- il ? demanda aussitôt Marian en enlevant son masque.
- Il vient de s’endormir, répondit Djaq. J’ai fait ce que j’ai pu et j’espère que ça suffira, compléta- t- elle dans un souffle.
Marian lui prit la main et la remercia du regard.
- Gisborne et le shériff ne vont- ils pas se demander où tu es passée ? lui demanda alors Jean.
Marian haussa les épaules.
- Ca m’est égale. Il est hors de question que j’abandonne Robin maintenant…
Et elle se dirigea vers l’endroit où Robin était allongé et s’agenouilla à côté de l’homme qu’elle aimait…
*
*
Tandis que Marian était au chevet de Robin, Will et Much racontèrent aux autres comment ils avaient réussis à s’échapper.
- On les a bien eu ! s’exclama Much. On leur a mis la pâtée !
- Oui enfin c’est surtout grâce à Marian, intervint Will, en croisant les bras.
- Oui bon d’accord, avoua Much.
- Elle a envoyé un bon coup de coude à Gisborne. Je crois bien qu’elle lui a cassé le nez. Après je sais pas trop comment elle a fait, mais elle a réussi à atteindre le shériff et à lui mettre un couteau sous la gorge. Elle n’a pas parlé mais le shériff a tout de suite compris. Il nous a laissé filé. Vous auriez vu sa tête ! Il était vert de rage !
- Et Allan ? demanda Djaq.
- Ce sale traître ! s’emporta Much. Il s’est battu aux côtés de Gisborne, je l’ai vu !
Will secoua la tête.
- Non, Marian m’a dit que c’est grâce à lui si elle est venue à notre rescousse. En revenant dans la cour, il m’a demandé de le frapper pour qu’il n’ai pas à se battre contre nous…
- Et tu l’as fait ? voulut savoir Jean.
- Oui et il a tout de suite fait semblant d’être dans les pommes…
Le silence s’installa.
- Je ne sais pas quoi en penser, reprit finalement Will. Il nous as trahis c’est vrai mais…
- Pour moi c’est toujours un traître, l’interrompit Jean.
Cela clôtura la discussion. La bande passa le reste de la journée et de la soirée tranquillement près du feu. Seul Richard resta à l’écart. Il s’en voulait terriblement pour ce qu’il avait fait. Richard sentait les reproches dans les regards que lui lançaient le reste de la bande. Le jeune homme ne se sentait que plus mal. Finalement, Djaq vérifia l’état de santé de Robin, puis toute la bande se coucha.
*
*
En plein milieu de la nuit, Marian se réveilla avec un mauvais pressentiment. Elle se tourna pour observer Robin qui était couché à côté d’elle. Il semblait dormir mais elle vit aussitôt que quelque chose n’allait pas. Il tremblait et il était trempé de sueur. Et surtout une tâche rouge était apparue sur sa chemise.
- Djaq !!!
La jeune femme fut aussitôt auprès du blessé.
- Qu’est- ce qu’il a ? Qu’est- ce qui se passe ? demanda Marian, affolée.
Les autres, alertés par le bruit se regroupèrent autour d’elle.
- C’est ce que je craignais, répondit Djaq. La plaie s’est rouverte et s’est infectée.
Djaq posa une main sur le front de Robin.
- Il a de la fièvre, constata- t- elle. Beaucoup de fièvre. Et il est inconscient…
*
*
Les deux jours qui suivirent furent très pénible pour la bande de hors- la- loi. Aucun d’eux ne quitta le campement, trop inquiet pour Robin. Marian resta à son chevet jours et nuits. Djaq passait souvent vérifier l’état de santé de Robin mais il n’y avait aucune évolution. Elle nettoya de nouveau la plaie et la recousue une nouvelle fois. Robin poussa des gémissements mais ne se réveilla pas. Quelques heures plus tard, terrassé par la fièvre, il se mit à délirer. Parmi les phrases incompréhensibles qu’il prononçait, Marian put saisir quelques bribes. Il parlait de la Terre Sainte, du roi, de Gisborne et de la jeune femme elle-même. Cette dernière était à bout. Elle n’en pouvait plus. Elle priait pour que ce cauchemar s’arrête. Elle passa un chiffon humide sur le front brûlant de Robin.
- Comment va- t- il ?
Marian sursauta.
- Désolé, je ne voulais pas te faire peur, s’excusa Will en approchant.
- Toujours pareil, murmura Marian.
Will lui posa une main réconfortante sur l’épaule.
- Ne t’inquiète pas ça va aller, assura- t- il. Il est fort, il va s’en sortir…
Il étudia Marian du regard. Toute son attention était fixée sur Robin. Will et Marian n’avaient jamais été très proches mais là, à la voir si triste et désespérée, il aurait eu envie d’alléger sa peine, il aurait eu envie de l’aider à se sentir mieux. Il ne savait pas très bien comment s’y prendre pour dire à la jeune femme qu’elle n’était pas seule. Alors, au lieu d’agir avec des mots, il décida d’agir avec des actes. Il s’agenouilla près de la jeune femme et lui prit la main.
- Viens là, dit –il.
Marian le regarda d’abord surprise. Elle hésita puis finalement se laissa aller contre le jeune homme.
- J’ai tellement peur, souffla- t- elle.
- Aie confiance en lui, intervint Will. Il ne t’abandonnera pas. Il va revenir vers toi…
Ils restèrent ainsi quelques instants puis ils se mirent à parler. Ils passèrent une heure à discuter de tout, de rien de leurs vies respectives. Finalement, Marian se rapprocha de Robin et constata avec soulagement qu’il semblait avoir moins de fièvre. Will qui s’était levé et s’apprêtait à partir la regarda d’un air tranquille.
- Tu vois, je t’avais dit que tout irait bien…
Pour la première fois depuis trois jours, Marian esquissa un sourire. Will lui rendit son sourire puis la laissa seule. Marian prit la main de Robin et réfléchit à ce qui venait de se passer. Sa discussion avec Will l’avait apaisée et réconfortée. Elle n’avait jamais prit le temps de le connaître et elle regretta de ne pas l’avoir fait plus tôt. Elle se rendit compte que c’était pareil pour le reste de la bande. Elle ne connaissait finalement pas tant de chose que ça sur eux et elle ne passait jamais son temps à discuter avec eux. Elle se promit alors de réparer cette erreur quand toute cette histoire serait terminée et que Robin irait mieux. Elle soupira et reporta son attention sur le blessé.
- Tout ira bien, essaya- t- elle de se persuader en répétant les paroles de Will. Oui tout ira bien…
Elle embrassa Robin sur le front et s’allongea à côté de lui en priant pour que se soit la vérité…
CHAPITRE 6
Il ne voyait rien. Il n’entendait rien. Tout était noir. Tout était silencieux. Puis tout à coup, il entendit le chant des oiseaux et aperçut de la lumière.
Robin ouvrit les yeux.
Aveuglé par la lumière du soleil, il les referma aussitôt. Il tenta de reprendre ses esprits. Que c’était- il passé ? Il sentait l’odeur des arbres et il entendait les oiseaux chanter, il devait donc être au campement. Il rouvrit doucement les yeux et essaya de bouger. Il sentit alors une vive douleur au niveau du torse, une douleur qui ankylosait tout son bras gauche. Il mit une main sur son cœur et la mémoire lui revint : Richard, le shériff, la flèche… Il sentit alors une présence à côté de lui. Il tourna la tête et sourit. Marian était juste à côté de lui, enveloppée dans une couverture, endormie. Robin essaya de parler mais il avait la gorge toute sèche et ne parvint qu’à émettre un râle. Mais cela fut suffisant. Marian se réveilla en sursaut et fixa Robin comme si elle n’en croyait pas ses yeux.
- Robin ! s’exclama- t- elle, les larmes aux yeux.
Elle se rapprocha de lui et lui déposa un baiser sur la bouche. Puis elle lança :
- Il est réveillé !
Tandis que les autres se précipitaient vers eux, Marian fit boire Robin puis l’aida à s’asseoir.
- Maître !!!
Much se jeta à genoux auprès de Robin et lui prit la main.
- Oh maître j’ai eu si peur ! Ne me refaites jamais une peur pareille !
- Doucement Much ! répliqua Jean. Content de te revoir parmi nous Robin, enchaîna- t- il.
- Bienvenue à la maison, dit Will. Tu reviens de loin.
- De très loin, renchérit Djaq. J’ai cru que je ne pourrais pas te sauver.
Marian lui laissa sa place et Djaq examina la blessure de Robin, sous l’œil attentif du reste de la bande. Quelques secondes plus tard, elle poussa un soupir de soulagement.
- La plaie est presque refermée et il n’y a plus aucune trace d’infection.
Elle posa sa main sur le front de Robin.
- Et la fièvre a complètement disparue…
Cette fois toute la bande poussa un énorme soupir de soulagement. Alors que Djaq se relevait pour laisser la place à Marian, Robin lui prit la main. La jeune femme tourna la tête et vit que Robin la fixait avec un regard empli de gratitude.
- Merci Djaq, murmura- t- il. Merci pour tout ce que tu as faits. Sans toi je ne serais sans doute plus là.
Djaq hocha la tête et pressa sa main. Puis elle s’éloigna et Marian se rassit à côté de Robin après avoir adressée un sourire reconnaissant à Djaq. Robin regarda la femme qu’il aimait avec tendresse puis regarda un à un les membres du groupe.
- Merci. Merci a vous tous d’avoir été là.
En regardant Much, il vit qu’il avait les larmes aux yeux.
- C’est bon Much je vais bien, lui dit- il en souriant.
Much lui tenait le bras et ne semblait pas vouloir le lâcher. Jean secoua la tête et s’approcha de Much.
- C’est bon tu peux le lâcher, il ne va pas se sauver.
Much se releva comme avec regret et avec Jean, Will et Djaq, il commença à s’éloigner pour laisser Robin et Marian un peu seuls. Mais ils se retournèrent quand Robin demanda :
- Où est Richard ?
Alors que Will et Much haussaient les épaules, Jean avoua :
- A vrai dire on n’a pas vraiment fait attention à lui…
- C’est vrai c’est quand même à cause de lui tout ça, continua Much.
- Il s’est mis à l’écart, pas très loin du campement, intervint Djaq.
Robin garda le silence. C’est vrai que c’était la faute de Richard mais il savait qu’au fond le jeune homme n’avait pas voulu ça. C’était quelqu’un de bien. Et Robin était prêt à lui pardonner. Mais en regardant ses amis, il comprit que eux, mettraient plus de temps à pardonner à Richard.
- Je comprends que vous soyez fâchés contre lui, assura- t- il. Mais je vous en pris, ne lui en voulez pas trop. Il a fait une erreur, mais je sais qu’au fond, il n’est pas mauvais…
- Tu veux que j’aille le chercher ? demanda alors Djaq.
- Pas maintenant, répondit Robin, en regardant Marian.
Le reste de l’équipe comprit qu’il était temps de s’éclipser et après avoir jeté un dernier coup d’œil à leur chef, ils s’éloignèrent sans plus attendre.
*
*
Encore affaibli par sa blessure, Robin se rallongea et ferma les yeux. Marian vint se blottir tout contre lui. Ils restèrent ainsi un moment sans parler. Ils sentaient la présence de l’autre à côté et c’était suffisant. Finalement, Marian brisa le silence.
- J’ai eu si peur de te perdre, murmura- t- elle.
Robin ouvrit les yeux et la regarda. La jeune femme, la tête posée sur le torse de Robin, ne sembla par l’avoir remarqué et continua les yeux dans le vide.
- Quand je t’ai vu allongé, tremblant de fièvre et inconscient, j’ai eu la peur de ma vie !
Je ne sais pas ce que j’aurais fait si je t’avais perdu… C’est à ce moment là, alors que j’étais à côté de toi, que j’ai ressenti une profonde douleur à la poitrine et que j’ai réalisé à quel point je t’aimais.
Elle releva la tête et approcha son visage de celui de Robin.
- Je t’aime Robin. De tout mon coeur et de toute mon âme…
Robin fixa Marian dans ses beaux yeux bleus. La lueur d’inquiétude dans son regard avait fait place à une lueur flamboyante. Il l’attira tout contre lui et l’embrassa fougueusement. Marian lui rendit son baiser et ils restèrent ainsi pendant un moment qui sembla durer une éternité. Quand leurs bouches se séparèrent, Robin souffla :
- Moi aussi je t’aime. Je t’ai toujours aimé et je t’aimerais toujours…quoiqu’il arrive.
Marian lui sourit puis se blottit de nouveau contre lui. Robin referma les yeux et se mit à lui caresser les cheveux. Quand elle ne sentit plus la main de Robin dans ses cheveux, Marian comprit que Robin s’était endormi. Elle se détacha doucement de lui et commença à s’éloigner. Elle se retourna une dernière fois. Pour une fois depuis bien longtemps, Robin dormait paisiblement.
- Dors mon amour, murmura Marian. Tu l’as bien mérité…
Et elle partie rejoindre les autres…
*
*
Robin dormit plusieurs heures. A son réveil, l’après- midi était déjà bien avancée. Much fut aussitôt à son chevet et se mit à lui parler. A lui parler de tout ce qui lui venait à l’esprit. Il avait tellement eu peur de ne plus pouvoir parler avec Robin. Il fallait qu’il en profite ! Au bout d’un moment, Much sentit que Robin avait la tête ailleurs.
- Qu’y- a- t- il maître ? demanda- t- il alors.
- Il faut que je le voie Much, répondit Robin.
Much voulut répliquer mais devant le regard suppliant de Robin, il comprit que cela devait être important pour lui. Alors il hocha la tête et se leva.
- Je vais le chercher.
Et il s’éloigna à la recherche du prince…
Richard était assis sur une couverture, à quelques mètres du campement. Il regardait les feuilles des arbres tombées. Les arbres étaient presque nus. L’hiver serait bientôt là. Richard faisait tout pour penser à autre chose. A autre chose que l’Angleterre. A autre chose que son père. A autre chose que ce qu’il avait fait à Robin. Mais en vérité, il n’arrivait à penser à rien d’autre. Mais qu’est- ce- qui lui avait prit d’agir ainsi. Robin était quelqu’un de génial, profondément gentil, honnête et juste. Il avait tout fait pour aider Richard. Et lui comment l’avait- il remercié ? En lui enfonçant une flèche dans le torse. Car c’était bien de sa faute si Robin avait failli mourir. Il était soulagé d’apprendre qu’il était sortit d’affaires mais il s’en voulait toujours terriblement pour ce qu’il avait fait.
Richard sentit alors une présence derrière lui. Il se retourna. Much se tenait au dessus de lui.
- Il veut te parler.
Richard déglutit et se leva. Le moment qu’il redoutait tant était arrivé. Il se dirigea vers l’endroit où Robin était assis. En voyant Much qui suivait Richard de près, Robin ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. Depuis qu’il avait repris conscience c’est à peine si Much l’avait quitté. Il devait avoir peur qu’il lui arrive quelque chose.
- C’est bon Much, tu peux nous laisser seuls, mon ami.
Ce dernier hocha la tête, jeta un dernier coup d’œil à Richard, puis s’éloigna.
*