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Série : Robin Hood
Création : 07.06.2010 à 11h39
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x02. Suite de "Comme dans un rêve"(4x01). Attention spoilers saison 2 et 3 ! » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 72 paragraphes
Will s'avança vers Djaq, et la serra dans ses bras.
-Tu étais inquiet, n'est-ce pas ? demanda la jeune femme.
-Ça se voit tant que cela ? Pourquoi avez-vous mis tout ce temps ? J'ai cru que vous vous étiez faits prendre.
-Nous, non. Mais une jeune femme, Ellen, est en danger. Elle veut absolument sauver un ami à elle qui est dans les cachots du Shérif.
-Elle n'arrivera à rien toute seule.
-C'est ce que je lui ai dit, mais elle n'a rien voulu entendre. Elle s'est jetée dans la gueule du loup. A l'heure qu'il est, elle doit être prisonnière. Elle va sans doute être pendue.
-On ne peut pas laisser faire cela. Il faut prévenir Robin.

Les rayons du soleil traversaient le feuillage épais de la forêt de Sherwood. Marianne admirait la bague que Robin avait passée à son doigt quelques jours plus tôt. Ils étaient à présent mari et femme, ils pouvaient vivre ensemble sans se cacher, enfin presque, car désormais elle avait rejoint le clan des Hors-la-loi et Gisborne, humilié, se mettrait certainement à la traquer.
Marianne ferma les yeux et chassa ses sombres pensées. Que faisait donc Robin ? Il lui avait fait promettre de l'attendre à cet endroit même, à côté du vieux chêne.
Elle regarda autour d'elle, toujours aucune trace de Robin. Elle s'approcha de l'arbre et appuya sa main contre son écorce. Elle l'examina d'un peu plus près. Des initiales avaient été gravées. Elle sourit. Quand elle entendit des pas se rapprocher, elle se retourna.
Robin, enfin.
-Je commençais à m'impatienter, dit-elle.
Robin rit et lui tendit un bouquet de fleurs sauvages.
Ils s’enlacèrent tendrement.

-Et tu crois que cela suffira ?
-Je croyais que tu aimais les fleurs.
Marianne prit le bouquet.
-Alors tu m'as fait attendre tout ce temps pour me donner des fleurs?
-Eh bien oui et non.
Robin la prit par la main et la guida jusqu'au vieux chêne.
-Te souviens-tu de cet arbre?
-Bien sûr. Tu avais gravé nos initiales sur son écorce avant de partir en Terre Sainte...
-En guise de promesse, Marianne. La promesse d'un avenir ensemble.
-On dirait que tu as tenu parole.
Il lui sourit.
-On dirait bien.
Robin caressa la joue de sa femme et l'embrassa.

-Quand nous voudrons être un peu seuls, nous pourrons toujours nous retrouver ici, fit Robin.
Ils furent interrompus par des voix qu'ils connaissaient bien.
-Allan! Avance plus vite!
-Doucement derrière!
-On dirait vraiment des enfants, déclara Djaq.
Will et Petit Jean éclatèrent de rire.Robin et Marianne allèrent rejoindre les hors-la-loi.
-Ah! Vous voilà enfin, dit Much.
-Qu'y a-t-il? demanda Robin.
-Une jeune femme est en danger, déclara Will.
-Elle veut sauver son ami, continua Djaq
-...qui se trouve dans les cachots du Shérif, termina Much.
-Pourquoi a-t-il était arrêté ? demanda Marianne.
-Je ne sais pas, répondit Djaq. Mais elle m'a confiée cela.
Elle sortit l'anneau de sa poche.
-Les pauvres n'ont pas ce genre de bagues à mon avis, dit Allan.
-Est-ce une raison valable pour la laisser périr avec son ami ? demanda Much.
-Non, bien sûr que non, répondit Robin. La colombe est le symbole de la paix, je pense nous devons nous rendre d'urgence au château. Et nous partons sur le champ, en route!
A quelques pas du château de Nottingham, la bande de hors-la-loi se concertait, il fallait mettre au point un plan.
-Hé ! Regardez un peu par-là ! s'exclama Djaq
Un homme vêtu de noir s'apprêtait à entrer dans le château.
-Mais que fait-il ? demanda Will.
-Il est complètement fou ! dit Allan
Deux gardes s'interposèrent.
-Il est perdu.
-Non, Much. Allons l'aider.
-Mais, nous ne savons même pas qui il est, déclara Marianne.
-Nous lui demanderons après, dit Robin en lui lançant un clin d'oeil.
Les gardes et l'homme mystérieux étaient en train de se battre. Un des deux gardes appela du renfort.
-Il a vraiment besoin de notre aide. Vous êtes prêts ? demanda le chef des hors-la-loi.
Tous firent signe qu'ils l'étaient. Ils se précipitèrent vers les gardes et les attaquèrent. L'inconnu se battait très bien mais il commençait à se faire encercler.
-Un coup de main ? demanda Robin en se postant à côté de lui.
-Je peux me défendre seul... mais, merci, ajouta-t-il.
De son côté, Ellen était arrivée à ses fins, elle était prisonnière dans les cachots du Shérif.
-Bévan ?
-Ellen ? Que fais-tu ici?
Comme leurs cellules étaient voisines, la jeune femme tendit sa main pour atteindre celle de son compagnon.
-Quelle question! Je viens te sauver.
-En te faisant arrêter ?
Ellen ignora sa remarque.
-Est-ce qu'ils t'ont torturé ?
-Je... je n'ai rien dit.
-Ce n'est pas la question ! s'emporta t-elle. Es-tu blessé ?
-Quelle importance ? De toutes façons, je serai pendu demain.
-Tu dis n'importe quoi ! dit-elle. Je vais te sortir de là et nous rejoindront les autres.
Bévan sourit.
-Tu as toujours été une grande rêveuse.
-Oh, je t'en prie, ce n'est pas le moment. Dis-moi comment t'es-tu fait prendre?
-Un garde martyrisait une femme et son enfant car ils n'avaient pas assez d'argent pour payer les taxes du Shérif. J'ai essayé de les défendre mais... ils m'ont assommé et enfermé dans ce cachot.
-Ton bon cœur te perdra , dit Ellen.
-Oui et le tien ?
-Moi, je ne me prends pas pour Robin des Bois, rétorqua t-elle.
Ils se regardèrent un petit moment sans rien ajouter. Puis, Ellen crut entendre une sorte de grognement.
-Il y a quelqu'un à côté de ta cellule ? demanda-t-elle
-Oui, il s'appelle Guy. On a parlé tout à l'heure, il a été arrêté par le Shérif.
-Peut-être qu'il pourrait nous aider ?
-Eh Guy, mon ami?
Guy, tapi dans l'ombre, s'approcha des barreaux de sa prison.
-Je ne suis l'ami de personne, déclara t-il.

Dehors, les hors-la-loi avaient fini par mettre tous les gardes au tapis.
-Et maintenant ? demanda Allan
-Nous pénétrons dans le château.
-Corrige-moi si je me trompe mais on vient juste de se débarrasser de quelques gardes, et tu veux qu'on se précipite dans leur antre ?
-Exactement, déclara Robin en reprenant son souffle. Mais d'abord, nous aimerions savoir à qui nous avons l'honneur.
Ses compagnons fixèrent l'inconnu. Il devait avoir une vingtaine d'années. Il passa nerveusement la main dans ses cheveux blonds et déclara :
-Je m'appelle Simon, je viens sauver mon ami Bévan. Et vous qui êtes-vous ?
-Non mais il plaisante ? demanda Much. Tu ignores vraiment qui nous sommes ?
-Il n'est pas dans mes habitudes de mentir, répondit le jeune homme.
-Je suis Robin des Bois et voici mes compagnons.
-Vous êtes Robin des Bois ?
Robin hocha la tête.
-Pourquoi m'avez-vous aidé ?
-Tu étais en fâcheuse posture tout à l'heure, tu aurais peut-être préféré rejoindre ton ami au cachot ?
-Décidément qu'ont-ils tous à vouloir aller dans les cachots aujourd'hui ? s’exclama Much.
-Que voulez-vous dire ?
-Eh bien, tu veux aller sauver ce Bévan et puis il y a cette femme...
-Ellen ?
-Tu la connais ? demanda Djaq
-Oui, elle fait parti de notre clan.
-Vous n'êtes que trois, remarqua Will. Je n'appellerais pas cela un clan.
-Nous ne sommes pas seulement trois.
-Mais alors où sont tes autres amis ? demanda Marianne
-Ils sont restés au campement.
-Au campement ? Quel campement ? demanda Robin
-Nous venons de nous installer dans la forêt de Sherwood.
Dans les cachots, Gisborne fixait Ellen. La jeune femme le regardait droit dans les yeux et ne cillait pas.
Gisborne pensa à Marianne, cette jeune femme lui ressemblait beaucoup, non pas par son physique mais par son intrépidité. Il serra les poings.
Marianne.
Elle avait été l'amour de sa vie mais après son comportement en Terre Sainte, il ne savait plus quoi penser. Il l'aimait encore et pourtant il ne pouvait cesser d'être en colère contre elle. Était-il trop tard ?
Non, il n'est jamais trop tard.
Que fallait-il faire pour la récupérer ? Tout d'abord, il lui faudrait sortir de cette prison et pour cela il n'avait pas d'autre solution que de suivre les consignes du Shérif. Il devait faire parler Bévan. Il l'appela.
-Hé toi !
-Tu es disposé à parler ? demanda le jeune homme.
-Fais attention, le prévint son amie. Nous ne savons à qui nous avons affaire.
-Il est dans la même situation que nous, de quoi as-tu peur ?
-Je te demande juste d'être un peu plus méfiant.
-Et moi, je te demande d'être plus silencieuse.
-Très bien !
Vexée, Ellen alla ruminer dans un coin de sa cellule.