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Série : Robin Hood
Création : 07.06.2010 à 11h39
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x02. Suite de "Comme dans un rêve"(4x01). Attention spoilers saison 2 et 3 ! » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 72 paragraphes
Robin et Gisborne étaient en plein duel lorsque Will et Marianne réapparurent. En voyant Djaq à terre, Will accourut en blessant tous les gardes sur son passage.
-Que s'est-il passé ? demanda t-il à Much.
-C'est Gisborne.
Le cœur de Will battait la chamade.
-Je vais le tuer !
-Non, marmonna Djaq.
-Eh, comment te sens-tu ? lui demanda t-il doucement.
-Ma tête...
-Tu peux te relever ? demanda Much
-Je vais essayer.
Marianne avait rejoint Robin. Celui-ci fut perturbé par son arrivée si soudaine, et Gisborne en profita pour lui enfoncer son épée dans le bras.
-Non ! cria Marianne.
Robin serra les dents, prêt à recevoir un autre coup. Il se sentit impuissant, son bras droit blessé saignait abondamment. Gisborne ricana juste avant de se faire assommer par Petit Jean.
-Il est temps de s'en aller ! dit-il.

Le Shérif était retourné dans la salle où était enfermé l'or des taxes et avait constaté avec soulagement que ses biens n'avaient pas disparu.
Quant aux hors-la-loi, ils avaient rejoint leur campement. Allan avait attaché et bandé les yeux d’Ellen pour qu'elle ne puisse pas retrouver le chemin qui les avait mené jusqu'ici. Djaq était encore sonnée et n'arrivait pas à se concentrer sur la blessure de Robin. Will se proposa pour aller chercher des médicaments, et Petit Jean l'accompagna.
Ellen se demandait combien de temps elle allait rester avec ce bandeau sur les yeux alors qu'elle voulait les aider. Elle commençait vraiment à perdre patience.
-Tu peux me rendre la vue ? demanda-t-elle à Allan. Je peux vous aider, je sais faire parler les plantes.
-Faire parler ?
-C’est une image, voyons ! Détache-moi !
Allan s'exécuta. Robin était allongé et il perdait encore beaucoup de sang. Il souffrait terriblement, mais il ne devait pas le montrer à sa femme qui lui tenait la main. Much faisait les cent pas, pendant que Djaq cherchait un moyen d'arrêter l'hémorragie. Ellen s'approcha d'elle et lui tendit un petit sac rempli d'herbes.
-Fais-les bouillir dans de l'eau, et bois la potion. Demain tu n'auras plus mal à la tête.
-Merci, mais je dois d'abord m'occuper de Robin.
-J'ai autre chose qui pourrait aider Robin, déclara Ellen. Va te reposer, je vais prendre le relais.
Djaq hésita puis finit par céder.
-D'accord. Mais si la fièvre ne tombe pas, viens me réveiller.
-Je te le promets.
Djaq s'éloigna, et alla faire bouillir les plantes que lui avait données Ellen. Marianne était toujours au chevet de Robin.
-Comment va ma femme? demanda t-il en s'efforçant de sourire.
-Robin, si tu savais comme je m'en veux.
Un larme perla sur sa joue. Robin sentit son cœur se serrer.
-Tu n'y es pour rien.
-Bien au contraire. Si je ne t'avais pas déconcentré, Gisborne ne t'aurait pas blessé.
-Je suis le seul responsable, j'aurais dû être plus vigilant.
Il fit une pause et reprit :
-Comment cela se présente-t-il ?
-Je ne sais pas.
-Où est Djaq ? demanda t-il. Comment va-t-elle ?
-Elle a été blessée à la tête.
-Oh non !
-Elle ira mieux, les interrompit Ellen.
-C'est toi Ellen ? demanda Robin.
Elle hocha la tête.
-Ravi de te rencontrer, dit Robin.
-Gardez vos forces, répondit-elle doucement.
Puis elle demanda à Marianne d'aller chercher un peu d'eau.
Robin ferma les yeux pendant qu' Ellen écrasait et mélangeait des plantes. Elle ajouta l'eau que Marianne avait ramenée et obtint une sorte de pâte qu'elle appliqua sur la blessure de Robin.
-Maintenant, il faut vous reposer. Marianne, venez avec moi.
-Non, je vais rester avec mon époux, dit-elle reprenant la main de Robin.
Ellen s'éloigna silencieusement.
-Alors ? lui demanda Allan.
Elle sursauta.
-Tu m'as fait peur !
-Comment va Robin ?
-Je pense qu'il s'en sortira.
-Tant mieux ! Au fait, moi c'est Allan, dit-il en lui tendant la main.
Ils se serrèrent la main. Much arriva brusquement.
-Will et Petit Jean sont de retour !
Les deux hors-la-loi les rejoignirent. Mais Will qui voulait voir Djaq, s’éloigna du groupe.
-Tiens, prends ce médicament, dit Petit Jean.
-C'est justement ce dont j'avais besoin pour faire baisser la fièvre.
-Je peux aller le donner à Robin, si tu veux ? proposa Much.
-Bien sûr, répondit Ellen.
Much quitta ses compagnons et alla voir Robin. Il avait vraiment l’air de souffrir. Marianne s’était allongée à côté de lui. Quand Much s’approcha, Marianne releva la tête.
- Much ?
-Pardonnez mon intrusion. J’ai le médicament pour faire baisser la fièvre. Tenez.
-Merci.
Marianne fit avaler la préparation à Robin. Much les laissa. Petit Jean était sur le point d’aller à Locksley donner de l’or aux pauvres.
-Jean ! Attends ! Je viens avec toi ! dit Much.
Pendant ce temps là, Allan et Ellen discutaient.
-Alors, tu dis que vous venez de vous installer, toi et tes amis. Pourquoi Sherwood ?
-Désolée, je ne peux rien dire.
-Comment cela ? demanda t-il intrigué.
Soudain Allan fut saisi d’un doute. Il attrapa le bras de son interlocutrice.
-Tu es de notre côté, n’est-ce pas ? Dis-moi que tu ne nous dénonceras pas.
Sans s’en rendre compte, il resserra son étreinte.
-Aie ! Tu me fais mal. Lâche-moi !
-Réponds d’abord à ma question, tu veux bien ?
Ellen se débattit de toutes ses forces, Allan finit par lâcher prise. Elle lui mit un coup de poing dans le nez.
-Ne recommence jamais cela ! hurla t-elle.
Allan porta sa main à son nez.
- Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? s'exclama t-il
Ellen se mit à respirer difficilement, ses yeux commençaient à la brûler.
-Je … je ne voulais pas…
-Non sans rire ! répondit Allan énervé.
-Excuse-moi. Attends, laisse-moi voir.
Ellen s’approcha d’Allan mais celui-ci recula de deux pas.
-Non, non. Tu en as assez fait.
-Ne sois pas idiot, je veux simplement voir s’il est cassé.
-Pas de doute là-dessus !
Ellen sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle essaya de les contenir, en vain. Que faisait-elle ? Pourquoi se donnait-elle tant de mal ? Allan ne voulait visiblement pas de son aide. Elle le laissa seul , et tenta de retrouver le chemin qui la mènerait aux siens. Elle pleurait. Elle s’en voulait terriblement. Pauvre Allan ! Il n’avait pas mérité cela.
-Hé ! On peut savoir où tu vas ? demanda Allan en la rejoignant.
-Pourquoi cela t’intéresserait-il ?
Elle essuya ses larmes rapidement. Mais il était trop tard, Allan l’avait vu faire.
-C’est que je ne peux toujours pas te laisser partir.
La jeune femme soupira.
-Je ne dénoncerai aucun de vous. Je suis une hors-la-loi et je déteste ce Gisborne. Comment va ton nez ?
Allan sourit.
-Ca va. Tu n’as pas tant de force que cela.
-Je peux réessayer, si tu veux ?
Ils rirent de bon cœur.
-Bon allez, je vais t’aider à rejoindre ton campement, proposa le hors-la-loi.
Tout en marchant, ils continuèrent de parler.
-Alors comme ça, tu es une hors-la-loi ?
Elle le regarda.
-Est-ce si inconcevable ?
-Non, c’est…étonnant.
-Je ne vois pas pourquoi.
-Disons que tu n’as pas l’allure d’une hors-la-loi.
-Parce qu’il y a une allure particulière à adopter ? rétorqua t-elle.
-Euh… non, non, répondit-il mal à l’aise. Et sinon, vous êtes nombreux dans votre bande ?
-Nous sommes cinq, et malheureusement je suis la seule fille du groupe.
-Oh.
Elle soupira.
-La forêt de Sherwood est vraiment magnifique, dit-elle en regardant autour d’elle. Je crois que je vais m’y plaire.
-Et combien de temps comptes-tu y rester ?
-Cela ne dépend pas de moi. C’est Peter qui en décidera.
-Peter ? Qui est-ce ?
-Il est notre chef, mais aussi le frère de Simon.
-Alors, pour résumer il y a Peter, le chef de votre bande ; Simon son frère ; Bévan et toi. Mais ça ne fait que quatre.
-Il y a aussi Leborgne, dit-elle. Un grand costaud qui croit m’impressionner. Mais, le jour où je saurais enfin me battre je lui ferais regretter…
-Tu ne l’aimes pas beaucoup, on dirait.
-Il traite les femmes comme des esclaves et je ne devrais rien dire ! s’emporta t-elle. Je me demande tous les jours pourquoi Peter l’a fait entrer dans le groupe.