Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 07.06.2010 à 11h39
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x02. Suite de "Comme dans un rêve"(4x01). Attention spoilers saison 2 et 3 ! » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 72 paragraphes
Au château, le Shérif hurlait sur tous les gardes qui passaient.
-Retrouvez-les ! Mais où est Gisborne ? Gisborne !!!
L’homme de main du Shérif arrivait devant la salle tant convoitée. Il essaya d’entrer, mais quelque chose bloquait la porte.
A l’intérieur, les hors-la-loi se sentaient pris au piège.
-Vous croyez que c’est Robin ? demanda Allan qui s’appuyait contre la porte.
-Non, répondit Petit Jean.
-Comment allons-nous sortir d’ici avec l’or ? demanda Marianne.
Djaq et Will se regardèrent, mais restèrent silencieux. Ellen était devant la fenêtre, elle regardait s’ils pouvaient s’échapper par là mais la chute serait sans doute mortelle.
-Et dire que je vais mourir ici, déclara t-elle.
-Personne ne va mourir, dit Petit Jean d’un ton un peu brusque. Pas aujourd’hui.
-Il faudrait un miracle pour qu’on s’en sorte, continua t-elle.
Quelqu’un essayait d’entrer, et s’acharnait sur la poignée.

Marianne s’approcha de l’unique sortie.

-Marianne ! Est-ce que vous êtes là ?
-C’est Gisborne, murmura t-elle.
-Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Will.
-Guy ?
-Marianne, non ! fit Petit Jean.
-Si vous saviez à quel point je suis heureux de vous entendre. Sortez je vous en prie, je ne vous veux aucun mal, assura Gisborne.
-Ca m’étonnerait, chuchota Allan.
-Je suis venu vous aider. Mais dites-moi, est-ce que Locksley est ici ?
-Est-ce que ma réponse influera sur votre décision ?
-Non, bien sûr que non.
-Il est futé. Si on lui dit que Robin est ici, il nous tombera dessus, et si au contraire on lui dit qu’il n’est pas là, il enverra des hommes dans la forêt, dit Allan toujours à voix basse.
-Il faut gagner du temps, dit Djaq.
Robin, Much et Bévan étaient enfin arrivés devant le château. Il n’y avait pas de gardes. Much interrogea Robin du regard.
-On y va.
Tous les trois pénétrèrent dans la cour du château facilement, trop facilement.
-Les hors-la-loi !! hurla un garde.
-On nous a vu. Vite, par ici, fit le chef des Hors-la-loi.
Dans ses appartements, le Shérif ne savait où donner de la tête. Une deuxième attaque des Hors-la-loi ?! Que pouvait bien faire Gisborne ?
Il était sur le point de sortir quand Robin apparut, suivi de Much et de Bévan. Le hors-la-loi menaça le Shérif ,qui pour une fois, était sans défense.
-Robin, mon très cher Robin, que me vaut l’honneur de ta visite ?
-Vous le savez très bien, Vaisey. Je viens prendre l’or des taxes et les rendre à qui de droit.
- Dis-moi , tu n’es pas fatigué de jouer les héros, hum ? Tu vois, cette fois ton petit plan tombe à l’eau.
-Ah oui ? Et pourquoi ?
-Parce que tes hommes sont entre les mains de mes hommes. N’est-ce pas amusant ?
Le Shérif afficha un large sourire.
-Vous mentez.
-Peut-être, peut-être pas. Mais la vraie question est : que faisons-nous à présent, hum ? Tu ne peux pas me tuer, tu sais bien que le Prince Jean enverrait une armée raser Nottingham. Alors je le répète, que faisons-nous ?
- Vous avez échoué lorsque vous avez attenté à la vie de notre roi. Vous croyez vraiment que le Prince Jean se soucie encore de votre sort ?
Le sourire du Shérif s’effaça.
Marianne ne savait plus quoi inventer pour gagner du temps.
-Guy, êtes-vous seul ou y a -t-il des gardes avec vous ?
-Vous croyez vraiment qu’il viendrait seul ? demanda Djaq au reste de la bande.
-Peut-être bien, dit Will. Gisborne ferait n’importe quoi pour revoir Marianne.
-Alors là, je ne suis pas d’accord, affirma Allan.
-Qu’est-ce qui te fait dire cela ? demanda Will
-Tu ne l’as pas vu en Terre Sainte, il était à deux doigts de la tuer. Si on lui ouvre, on signe notre arrêt de mort.
-Mais s’il est vraiment seul…, commença Djaq.
-Tu crois qu’il fera le poids contre nous tous ? demanda Petit Jean
-Moi, je vous dis que c’est un piège, déclara Allan.
-Je suis d’accord, mais est-ce qu’on a une autre solution ? demanda Will.
Personne ne répondit.
-Cette situation ne vous rappelle pas quelque chose ? demanda Petit Jean.
-Si, répondit Djaq. Mais aujourd’hui, je n’ai pas la poudre du feu Grec.
-Oui, c’est bien dommage, fit Will.
Marianne se tourna vers les autres.
-Je vais lui ouvrir, dit-elle.
-Quoi ? s’exclama Allan. C’est du suicide !
-Non, dit elle plus doucement. Il est seul, j’en suis sûre.
-Attendez ! dit Ellen. Si c’est un piège, il vaut mieux que j’ouvre la porte.
Les hors-la-loi la dévisagèrent.
-Pourquoi ? demanda Will.
-Parce que s’il me tue, je ne manquerais à personne contrairement à vous tous.
-Quoi ? dit Allan qui n’en croyait pas ses oreilles.
-Ne dis pas des choses pareilles, dit Marianne.
-C’est de la folie, s’exclama Petit Jean.
-Mais tu n’as pas d’arme, tu n’as aucune chance, ajouta Djaq.
Ellen sourit pour cacher sa peur et en même temps pour se donner du courage. Les hors-la-loi étaient stupéfaits, sans dire un mot Ellen alla se poster à côté de Marianne.
-Non ! s’écria Petit Jean en la rejoignant et en lui bloquant le passage. On ne peut pas te laisser faire cela.
-Bien sûr que si vous le pouvez, répondit-elle. Vos vies valent bien plus que la mienne.
-Non, Petit Jean a raison, tu nous a déjà bien aidé, déclara Will.
-Mais maintenant je ne suis plus d’aucune utilité, alors laissez-moi le faire. Mais d’abord prends ceci, dit-elle en donnant son petit sac à Djaq.
-Ellen, ta vie a de la valeur, tu ne dois jamais en douter.
Marianne fit une courte pause et reprit :
-Gisborne ne fera de mal à aucun d’entre nous si c’est moi qui lui ouvre.
-Et comment fait-on pour les sacs ? demanda Allan. Il va peut-être nous épargner mais cela m’étonnerait qu’il nous laisse partir avec l’or du Shérif.
Robin menaçait le Shérif de son épée.
-Dites-moi où sont réellement mes hommes.
Pour toute réponse, le Shérif se mit à ricaner.
-Très bien, fit Robin.
Il attrapa le Shérif, en laissant glisser son épée sous sa gorge et le prit comme otage.
-Much ! Bévan ! Restez derrière moi.
Bévan toujours silencieux, déglutit avec difficulté alors que Much prit une grande inspiration et suivit Robin.
Marianne était prête à ouvrir la porte. Les hors-la-loi restèrent sur leurs gardes, et sortirent leurs armes. Ellen n’était pas habituée à ce genre de situation, elle admirait le courage de chacun. Elle aurait tellement aimé faire plus. Allan s’approcha d’elle et lui tendit un petit poignard.
-Ca pourrait te servir.
-C’est la deuxième fois que tu me prêtes une arme, remarqua t-elle.
-Si on s’en sort, je promets de t’apprendre à te battre.
Ellen baissa les yeux.
-C’est vraiment très aimable de ta part. Merci, dit-elle en prenant le poignard.
De l’autre côté de la porte, Gisborne essayait d’épier les hors-la-loi. Que pouvaient-ils bien mijoter ?
Il se demanda si Robin était là lui aussi puis se dit que non car s’il avait vraiment été dans cette pièce, il aurait tenté quelque chose. Désormais, plus rien ne l’empêchait de récupérer Marianne, sauf peut-être cette porte. Il appela les gardes et leur ordonna d’apporter un bélier. Quand ces derniers eurent disparu, la porte s’entrouvrit, Gisborne se précipita. Marianne sortit et leva les mains comme si elle se rendait.
Gisborne était si heureux de la voir, mais il repensa à son comportement en Terre Sainte, il aurait pu la tuer.
Non, je l’aime trop, je ne pourrai jamais la tuer.Ce serait faire disparaître une part de moi même à jamais.
-Marianne, dit-il en la serrant dans ses bras. J’ai cru que je ne vous reverrai jamais.
La jeune femme resta silencieuse. Il plongea ses yeux dans ceux de Marianne.
Elle m’en veut toujours.
-Marianne, je vous en prie dites quelque chose. Si c’est à cause de ce qui s’est passé en Terre Sainte, oubliez tout ce que je pus dire ou faire. Je vous aime tellement, je ne veux pas vous perdre.
Il tenta de lui voler un baiser, mais elle le repoussa violemment.
-Que vous arrive t-il ?
-Comment osez-vous me le demander ?
Gisborne remarqua son alliance.
-Vous vous en êtes pris à Robin.
-Ainsi tout est vrai.
-Quoi donc ?
-Vous l’avez épousé.
Marianne suivi le regard de Gisborne, et cacha sa main gauche.
Trop tard, pensa t-elle.
Son plan ne se passait pas comme prévu et elle n’avait personne pour la sortir de cette situation car elle avait bien spécifié à ses compagnons de ne rien faire tant qu’elle ne leur avait pas donné le signal.
Gisborne sourit.
-Ca ne change rien.
Marianne fut trop étonnée pour répondre.
-Je sais que vous m’aimez et quand je me serais enfin débarrassé de Locksley, vous serez enfin mienne.
-Guy, à quoi bon ? Je resterai à ses côtés dans cette vie et même après parce que c’est lui que j’aime.
-Je suis sûr que non. Vous essayez de vous persuader mais vous n’en pensez rien.
C’est à ce moment que Robin apparut puis ce fut le tour de Much et Bévan. Gisborne sortit son épée, Marianne fit une dernière tentative pour l’arrêter, elle lui attrapa le bras, mais il l’a repoussa.
-Je n’abandonnerai jamais, déclara t-il avant de s’élancer à l’encontre des hors-la-loi.
-Je vais empêcher Gisborne de vous nuire, déclara Much.
-Much,non ! C’est mon combat. Retrouve les autres et rentrez tous au campement. Quand je dis tous, cela inclut également Marianne. Ne la quitte pas des yeux, tu veux bien faire cela pour moi ?
Much hocha la tête. Bévan demanda s’ils n’avaient plus rien à craindre du Shérif.
-Ne t’inquiète pas, avait répondu Robin. Attaché et bâillonné comme il l’est, il n’est plus une menace.
Puis le chef des hors-la-loi s’adressa à son ennemi :
-Je t’ai manqué, Gisborne ?
Gisborne l’attaqua. Leurs fers se croisèrent et un nouveau duel commença.
Marianne, Much et Bévan avaient réussi à retrouver leurs amis respectifs.
-Prenez tout ce que vous pouvez, dit Petit Jean en attrapant deux énormes sacs d’or.
Bévan prit quelques sacs, et se dirigea vers son amie.
- Grâce au ciel, tu n’as rien.
-Alors tu es venu. Comment as-tu su ?
-Je t’ai vu partir, mais ensuite je t’ai perdu de vue.
-Et comment as-tu trouvé Robin ?
-Much et lui étaient à la recherche de leurs compagnons alors je me suis joins à eux.
-Je ne te croyais pas si courageux, dit-elle en souriant.
-Ne doute jamais de mon courage, répondit-il sérieusement.
Allan les appela. Il était temps de disparaître, ils sortirent de la salle.
Gisborne qui se battait contre Robin, remarqua que les autres hors-la-loi en profitaient pour filer en douce.
-Vous ne vous en tirez pas comme ça, dit-il à Robin. Toi et tes amis, vous ne vous en sortirez pas indemnes. Sache que qu’en j’en aurai fini avec toi, Marianne sera à moi.
Robin éclata de rire.
-Tu rêves ! Elle ne t’aime pas, elle ne t’as jamais aimé et ne t’aimera jamais.
La colère de Gisborne devint de la rage, il leva son épée et attaqua Robin de toutes ses forces. Robin le contra.
Epée contre épée, il sentit ses forces diminuer, son bras n’était pas encore tout à fait guéri.
Les hors-la-loi fuyaient vers les cuisines. Marianne s’arrêta brusquement.
-Rentrez, je dois y retourner.
-Vous n’y pensez pas sérieusement ? dit Much.
-Il a besoin de moi, sa blessure n’est pas encore cicatrisée.
-Djaq, tu as toujours la poudre, demanda Ellen.
-De quelle poudre parles-tu ? demanda Bévan .
-Oui, je l’ai, répondit Djaq.
-Il faut l’utiliser maintenant, déclara Ellen.
-Mais, Robin va être surpris alors que Gisborne ne le sera pas, dit Will.
-Et si un garde détournait l’attention de Gisborne et qu’un autre prévenait Robin, là Gisborne serait pris au dépourvu, qu’est-ce que vous en dites ? proposa Allan.
-Pourquoi les gardes feraient une telle chose ? demanda Petit Jean.
Allan sourit.
-Nous allons nous faire passer pour des gardes, expliqua t-il pour Petit Jean.
-Oh, fit son compagnon qui venait de comprendre.
-C’est une bonne idée, dit Marianne.
-D’accord, mais pas plus de deux personnes, car n’oublions pas qu’il y a des sacs d’or à porter.
-Ellen et moi allons nous en occuper, déclara Djaq à la grande surprise de tous.
-Ellen ? s’exclama Bévan. Il n’en est pas question !
-Dis-moi depuis quand t’appelles-tu Ellen ? demanda Ellen.
-Cesse de faire l’idiote et rentrons. Je suis venu te chercher, ma mission s’arrête là.
-Très bien, alors tu peux disposer car ma mission n’est pas terminée, déclara t-elle avec assurance.
-Quoi ? Non,non Ellen tu ne comprends pas la situation. Si tu ne reviens pas avec moi…
-Eh bien quoi ?
-Peter ne va pas aimer cela du tout.
-Que crois-tu qu’il va me faire ?
-Je ne sais pas… te bannir par exemple.
-Me bannir ? Parce que j’aide les amis de Robin des Bois ? Je ne penses pas qu’il serait dans son intérêt de faire cela.
-Pense ce que tu veux, moi je pars. J’en ai plus qu’assez de te protéger.
-Je ne te l’ai jamais demandé ! explosa t-elle.
Bévan partit sur le champ. Les Hors-la-loi se regardèrent, Much s’éclaircit la gorge et prit la parole :
-Bien. Maintenant que nos deux amis ont réglé leurs problèmes de couple...
-Nous ne sommes pas mariés, cria Ellen.
-Ah bon ? s’étonna Allan.
-Revenons à notre plan si vous le voulez bien, poursuivit Much. Djaq, tu sais ce que tu as à faire, nous comptons tous sur toi pour que vous reveniez toutes les deux ainsi que Robin au campement sans une seule égratignure.
-On y va , lança t-elle à Ellen.
-Soyez prudentes, dit Will.
Djaq lui sourit.
-Vous êtes sûres que vous allez y arriver ? demanda Marianne, inquiète.
-Oui, répondit Ellen avec détermination.
Les deux jeunes femmes partirent.
-Et maintenant ? demanda Marianne.
-On rentre au campement avec les sacs, dit Petit Jean.
-Nous ne sommes que cinq, remarqua Will. Nous avons beau être une majorité d’hommes, nous n’arriverons jamais au campement avec tous ces sacs sans se faire prendre.
-N’oublie pas qu’un chariot nous attend, lui rappela Allan.
Djaq avait assommé deux gardes.
-Il faut faire vite, prends son uniforme dit-elle à Ellen.
-Je ne vais pas me déshabiller ici.
-Ah non ? Alors tu peux partir.
Ellen changea d’avis rapidement.
-Non, c’est bon. Je reste.
Et tandis qu’elle enfilait l’uniforme du garde, Djaq aperçut d’étranges marques dans le dos d’Ellen. Quand Ellen se retourna, Djaq fit comme si elle n’avait rien remarqué.
-Allons-y !
Robin et Gisborne étaient tous deux à bout de force. Gisborne appela du renfort. Deux gardes arrivèrent et les encerclèrent.
-Tes amis t’ont abandonné, on dirait, dit Gisborne.
-Non, personne n’abandonne Robin des Bois, déclara un garde, avec un accent.
-Djaq ?
Gisborne n’en croyait pas ses yeux.
Le deuxième garde s’approcha de Robin, c’était Ellen. Elle avertit discrètement le jeune archer de ce qu’elles avaient l’intention de faire. Djaq lança la poudre, et un écran de fumée apparut.
-Il ne faut jamais sous-estimer les hors-la-loi ! lança Robin avant de laisser Gisborne.
Les trois hors-la-loi s’échappèrent avant que d’autres gardes n'arrivent.
Au campement, tout le monde était arrivé sain et sauf. L’argent était en sécurité, dès demain les hors-la-loi le remettraient aux pauvres. Much était en train de préparer le repas, et demanda à Ellen si elle comptait rester manger avec eux. Elle le remercia mais déclina gentiment l’invitation. Will s’avança vers elle et lui tendit quelque chose.

-C’est un bâton, dit-elle, surprise.
-De la part de nous tous, répondit Will.
-Eh bien, merci.
-Merci d’être restée avec nous jusqu’au bout.
-Plus tard, tu pourras même avoir une épée, dit Allan en les rejoignant. Mais, j’ai pensé qu’une épée pour notre première leçon ce serait un peu trop dangereux.

Will les laissa et et alla retrouver Djaq. Il la prit par la main et l’emmena, un peu en retrait des autres, dans les bois. La jeune femme se blottit dans ses bras et l’embrassa.

Much appela ses amis pour venir manger, le repas était enfin prêt.
-Nous ne sommes que deux, remarque Petit Jean. Où sont les autres ?
-Je l’ignore, mais tant pis pour eux. On ne va pas laisser la viande refroidir indéfiniment, dit-il un sourire en coin.