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Série : Robin Hood
Création : 10.06.2010 à 14h08
Auteur : Evangeline
Statut : Terminée
« Cette fic se situe avant le début de la série...et... je vous laisse découvrir la suite! =) » Evangeline
Cette fanfic compte déjà 44 paragraphes
CHAPITRE 6
En ce début d'année, un froid mordant s'était installé sur la région. Il n'avait pas fait si froid depuis bien longtemps. Chose rare, il avait même neigé sur Nottingham et ses environs. Tout était blanc. Tout était froid. Et les pauvres gens n'avaient jamais été aussi nombreux. Ils n'avaient pas de quoi se chauffer, ils n'avaient pas de quoi se confectionner des vêtement chauds, ils n'avaient pas de quoi s'acheter de la nourriture...
Depuis son retour du conseil des nobles qui s'était tenu quelques jours plus tôt, Marian ne cessait de revoir dans sa tête, tous les malheureux qu'elle avait croisé à Nottingham. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. L'heure était venu pour le veilleur de nuit d'agir de nouveau...
*
La nuit était tombée sur Nottingham quand une ombre s'avança sans faire de bruit...
Le veilleur de nuit regarda autour de lui pour voir s'il n'y avait personne puis se dirigea tout d'abord vers la maison où vivait le médecin attitré du shériff. Quelques minutes plus tard, il ressortait avec un sac remplit de médicaments. Toujours sans aucun bruit, il se dirigea vers l'échoppe du boucher attitré du shériff. Quelques instants plus tard, il sortit avec un sac remplit de viande. Pour finir, il courut jusqu'au château à côté duquel se trouvait la réserve de blé de Nottingham...
Alors qu'elle venait de charger son cheval, Marian sentit une présence derrière elle. La jeune fille se retourna aussitôt: trois soldats s'approchaient derrière elle...
- C'est le veilleur de nuit!!!
Les trois hommes se jetèrent sur elle. Marian sortit son épée et se campa bien sur ses pieds, prête à combattre. Les trois soldats l'encerclèrent rapidement. Marian ne les laissa pas attaquer en premier et chargea le premier homme. Les deux épées se rencontrèrent. Marian sentit les deux autres hommes derrière elle. Elle donna un violent coup d'épée qui fit reculer son adversaire puis elle donna un coup de coude en arrière, atteignant le visage de l'un des soldats. Aussitôt après elle se baissa pour éviter de justesse l'épée de son troisième adversaire. Elle resta baissée et se retourna, sa jambe droite tendu. L'homme tomba en avant. Marian l'assomma avant qu'il ne se relève. Marian se retourna et fit face aux deux soldats restants. Ces derniers l'attaquèrent à tour de rôle. Les trois épées s'entrechoquèrent. Voyant que l'homme masqué leur donnait du fil à retordre, l'un des soldats s'adressa à son compagnon:
- Va prévenir la garde!!!
Aussitôt, son collègue s'exécuta et s'enfuit en courant vers le château. Marian se concentra alors sur son unique adversaire. Tous les deux de force égale, ils se livrèrent un combat acharné. A cause de sa récente convalescence et malgré les nombreuses heures d'entraînement, Marian commença à fatiguer. Le soldat dû la sentir faiblir car il en profita et lança une nouvelle attaque. Marian ne put éviter la lame de son ennemi qui lui entailla l'épaule. Marian sentit le sang chaud couler le long de son bras. Consciente qu'elle ne tiendrais plus très longtemps, elle tenta le tout pour le tout. Elle se servit de sa blessure pour gagner. Elle fit mine d'être affaiblit. Son adversaire attaqua alors avec trop de hâte. Marian s'avança et para. Elle fit tournoyer son épée emportant avec elle l'épée de son adversaire qui tomba sur le sol. Sans attendre, Marian frappa le soldat au visage. Ce dernier chancela. Marian ne lui laissa pas le temps de se remettre: elle l'assomma violemment avec le pommeau de son épée. Le soldat s'effondra.
- Je te raconte pas la migraine que tu vas avoir quand tu te réveilleras mon gars, murmura- t- elle.
Elle posa la main sur sa blessure à l'épaule. A en juger par le peu de sang qui s'en écoulait, ce n'était qu'une blessure superficielle. Marian se hâta de ranger son épée et de rejoindre son cheval. Avant que le reste de la garde n'arrive...
*
Le lendemain, tout le monde ne parla que du veilleur de nuit.
C'était le sujet du jour à Nottingham. A chaque fois que Marian croisait un groupe de personnes, elle les entendait parler du veilleur de nuit qui avait réussi à échapper aux gardes et qui avait déposé nourriture et médicaments dans les quartiers les plus pauvres de la ville. Et d'après ce qu'on disait, le shériff était fou de rage. En entendant cela, Marian ne put s'empêcher de sourire. Un vrai sourire comme elle n'en n'avait pas eu depuis bien longtemps.
- Qu'y- a- t- il ? demanda son père, en la regardant.
Marian secoua la tête.
- Rien , tout vas bien, c'est tout...je me sens bien...
Edward la fixa d'un air intrigué... Marian ne faisait déjà plus attention. Elle déambula dans la ville, croisa quelques personnes qu'elle connaissait, puis, elle s'éloigna de Nottingham avec son père.
- Si on passait l'après- midi dans la forêt ? demanda- t- elle subitement, brisant le silence.
Son père la regarda de nouveau, surpris.
- Si tu veux, finit- il pas dire.
Père et fille quittèrent la route principale et prirent le sentier qui menait dans la forêt. Tout en marchant, Marian réfléchissait. Elle n'en revenait pas de la tournure des évènements. Après sa première mission là bas, dans le village de Locksley, elle avait enchaîner les sorties nocturnes à une vitesse folle. A chaque fois, qu'elle revenait d'une de ses missions, c'était un soulagement. De savoir que des gens allaient manger à leur faim le jour suivant. De savoir qu'elle faisait quelque chose de bien.
Elle avait rapidement décidé qu'il n'était pas question qu'elle s'arrête au bout de quelques semaines. Cela faisait partie de sa vie désormais. Les pauvres gens avaient besoin d'elle ou plutôt...du veilleur de nuit... Les pauvres gens avaient rapidement trouvé un nom à ce mystérieux justicier de la nuit et ses actions s'étaient répondu un peu partout dans la comté, comme une traînée de poudre.
Cela lui avait fait drôle la première fois qu'elle avait entendu le nom de veilleur de nuit. C'est à ce moment là qu'elle avait compris qu'elle représentait beaucoup pour tous ces pauvres gens. Et cela l'avait conforté dans sa mission.
Oui...ce qu'elle faisait là était bien. Et elle n'allait sûrement pas s'arrêter... Elle eut une pensée pour Robin qui était partie faire la guerre là- bas, en Terre Sainte...Elle c'est ici qu'elle faisait la guerre...La guerre à la pauvreté et à l'injustice... C'est avec cette idée qui lui plaisait, qu'elle s'enfonça dans la forêt avec son père... laissant derrière elle, les pauvres gens de Nottingham, un peu moins malheureux qu'avant...

CHAPITRE 7
Mars 1190
Le mois de mars était déjà bien avancé mais l'hiver ne semblait jamais vouloir finir. Il faisait toujours aussi froid. La neige était toujours là...
A Locksley, la plupart des habitants étaient malades. La famille Scarlett n'était pas épargnée...
Avant de quitter la maison, Will jeta un dernier regard à sa mère clouée au lit. Cela faisait déjà plusieurs jours que sa mère était malade. Elle avait beaucoup de fièvre et elle semblait vidée de toutes ses forces. Will secoua la tête. Il fallait lui trouver des médicaments... mais pas seulement...il fallait qu'elle ai à manger... Pour Will, il n'était plus question de rester inactif. C'était le moment de passer à l'action...
- Tu verras mère, tout va s'arranger, murmura alors Will en lui déposant un baiser sur le front.
Et il sortit...
*
Will, Kate et Bénédict Giddens, l'un de leurs amis, se retrouvèrent en fin de soirée, derrière la maison de la jeune fille.
- Vous êtes toujours d'accord pour faire comme on a dit, commença Will.
- Mon frère et ma soeur meurent de faim...il n'est pas question que je m'arrête là! affirma Kate.
Bénédict hocha la tête.
Les trois amis s'avancèrent sans bruit jusqu'à la grange qui servait de réserve de blé. Elle était gardée par deux soldats armés. Will se tourna vers Kate.
- C'est à toi de jouer, murmura- t- il.
La jeune fille se couvrit la tête avec un foulard et dissimula son visage. Puis elle s'avança vers les deux gardes qui furent aussitôt sur le qui- vive.
- Qui va là ? demanda l'un d'eux.
- Vous n'avez pas le droit d'approcher! lança le second.
La jeune inconnue continua d'avancer et alors qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres, elle s'écroula. Les deux soldats se regardèrent, nerveux. Puis, l'un des deux quitta son poste et se dirigea vers la jeune fille à terre. Alors qu'il se penchait, il entendit un drôle de bruit. Il se releva et se retourna: deux jeunes hommes se trouvaient devant la grange. Quant à son collègue, il gisait à leurs pieds. Le soldat n'eut le temps de rien faire. Il sentit une violente douleur à la tête et s'effondra à son tour. Avant de sombrer dans l'inconscience, il comprit qu'ils étaient tombés dans un piège...
Après avoir assommé le garde, Kate s'avança vers ses amis qui l'attendaient devant l'entrée de la grange. Les trois jeunes gens se regardèrent puis regardèrent la grange. L'heure était venu de redistribuer la nourriture aux pauvres gens.
Quelques secondes plus tard, ils commencèrent à faire des aller retour entre la grange et la charrette qu'ils avaient caché quelques mètres plus loin. Alors que Will revenait vers la grange après avoir déposé un nouveau sac dans la charrette, un cri retentit:
- Hep vous là bas!
Will se retourna brusquement. Deux autres soldats arrivaient en courant. Sûrement la relève, pensa- t- il. "Pourquoi n'ai- je pas pensé à la relève ?". Will courut vers la grange.
- Kate! Bénédict! lança- t- il en pénétrant à l'intérieur.
Ses deux amis approchèrent aussitôt, l'air inquiet.
- Les soldats sont là! s'exclama Will. Restés à l'intérieur, continua- t- il. Ils ne vous ont pas vu! Dès que je les aurais éloigné, vous filer avec la charrette!
Et sans plus attendre, il ressortit de la grange, un sac de farine dans les bras...
*
Quelques minutes plus tard, il s'éloignait de Locksley, les deux soldats aux trousses. Il lâcha rapidement le sac qu'il avait volé pour faciliter sa fuite. Néanmoins, les gardes le rattrapèrent rapidement.
Will les sentait juste derrière lui. Alors qu'il s'apprêtait à s'enfoncer dans la forêt, un cavalier surgit devant lui et lui barra la route. Will pila pour faire face à un soldat à cheval.
- Où vas- tu comme ça? se moqua l'homme à cheval.
Will n'eut le temps de rien faire. Les deux autres soldats qui le poursuivaient l'attrapèrent violemment par derrière. Will se débattit mais rien n'y fit. Les soldats étaient trop costauds. Ou du moins, manquait- il d'entraînement.
- Alors, on essayait de voler les réserves de blé? cracha l'un des soldats.
- Tsss....ça va pas du tout ça! fit l'autre.
L'homme à cheval mit pied à terre. Will le reconnut. C'était le capitaine de la troupe de Gisborne.
- Ouais, t'as besoin d'une bonne correction...
- On ne devrait pas le conduire à Gisborne, intervint l'un des gardes qui retenaient Will.
- Oh oui nous l'amènerons à Gisborne, répondit son collègue. Mais pas tout de suite...on peut bien s'amuser un peu...Gisborne ne nous en voudras pas s'il est un peu abîmé...Car vois- tu, moi et mes hommes on en a marre que les toi et tes semblables piquiez dans les réserves...Moins de blé dans les réserves, moins de blé pour nous...
- Ce blé ne vous appartiens pas! cria Will. Il appartient au peuple!
- Je ne crois pas non, dit l'homme en face de lui.
Will regarda le capitaine dans les yeux et y lut de la démence. Cet homme était fou. Forcément il faut que ça m'arrive à moi, se dit Will alors que le capitaine s'approchait. Ce dernier s'adressa à ses deux compères:
- Tenez le bien!
Will sentit aussitôt la pression sur ses bras se renforcer. Il tenta une nouvelle fois de se dégager mais il ne parvint pas à esquiver: le soldat lui envoya un bon crochet du droit au visage. Will sentit le sang couler de son nez. Puis il reçut un violent coup dans l'estomac qui lui coupa le souffle. Alors qu'il réfléchissait à toute vitesse pour savoir comment se sortir de cette situation, il reçut un nouveau coup au visage.
- Alors! Tu fais moins le malin là! s'exclama son bourreau d'un air ravi.
- Attention!
Alerté par le cri de son collègue, le capitaine se retourna. Il eu juste le temps d'apercevoir un homme masqué avant de recevoir un violent coup sur la tête. Il s'effondra. L'inconnu réajusta son épée, avec laquelle il avait frappée son adversaire puis il s'avança d'un air menaçant vers les deux soldats qui tenaient toujours solidement Will. Ce dernier sentit la pression d'un de ses bras se relâcher. Il comprit qu'un des soldats venait de le lâcher. Il vit le soldat s'avancer vers l'individu masqué. C'était sa chance. Sans hésiter, il tourna la tête et de son bras libre frappa le soldat qui le retenait prisonnier. Le soldat le lâcha mais sortit son épée. Du coin de l'oeil, Will vit que l'homme masqué et le deuxième soldat avait commencé à se battre. Il se re-concentra sur son adversaire qui s'avançait vers lui, arme à la main.
- Allez viens te battre, viens te battre! faisait- il.
Will ne sut pas très bien où il trouva la force mais il s'élança sur son ennemi, lui attrapa le bras et lui tordit derrière le dos. Le soldat cria de douleur et fit tomber son épée. Sans hésiter, Will s'en empara et comme l'inconnu tout à l'heure, il frappa violement son adversaire avec le pommeau de l'épée. Le soldat s'écroula. Will aperçut alors l'homme masqué mettre aussi à terre son ennemi. Il y eut un moment de silence durant lequel le jeune villageois et l'inconnu se regardèrent. Finalement, Will brisa le silence:
- Vous êtes le Veilleur de nuit, n'est- ce pas ?
L'autre acquiesça. Will voulut reprendre mais n'eut pas le temps...
*
- Ils sont là!!!
Will se retourna. Deux autres soldats se précipitaient vers eux. Will les reconnut: c'étaient ceux que lui et ses amis avaient assommés. Will recula et sentit une main se poser sur son épaule. Il tourna la tête et vit le Veilleur de nuit lui faire signe. Will hocha la tête et suivit ce dernier jusqu'à son cheval. L'inconnu monta sur sa monture et tendit le bras. Will l'attrapa et se retrouva derrière le Veilleur de nuit qui mit aussitôt son cheval au galop.
Les soldats étant à pied, ils furent très vite distancés. Le cheval galoper encore quelques minutes pour s'éloigner du danger, puis le veilleur de nuit le fit s'arrêter. Will descendit alors de la monture et se tourna vers son sauveur.
- Merci, dit- il simplement.
Le Veilleur de nuit hocha la tête. Derrière son masque, Marian observait le jeune homme qu'elle avait en face d'elle. Elle le reconnaissait: c'était à lui qu'elle avait donné un sac de médicament lors de sa première mission à Locksley. Elle essaya d'adopter une voix plus grave:
- Pourquoi les gardes te poursuivaient- ils ? demanda- t- elle.
Si son interlocuteur fut surpris pas la jeunesse de sa voix, il n'en laissa rien paraître. Il répondit:
- Mes amis et moi on a volé dans la réserve de blé...
Marian acquiesça, comme, si elle s'y attendait.
- Je ne peux pas te dire de ne pas faire ça... mais soyez plus prudent à l'avenir...et rien ne vous oblige à recommencer...je suis là maintenant...et je vais faire mon maximum pour que les pauvres gens aient suffisamment de quoi se nourrir et de quoi se soigner...
Will hocha la tête.
- Merci, dit- il de nouveau. Pour tout ce que vous faites...
Il y eut un moment de silence pendant lequel les deux jeunes gens se regardèrent puis Marian remis son cheval en route.
- Rentre chez toi et prend soin de toi et de ta famille, lança- t- elle...
Et elle mit son cheval au galop. Will resta quelques instants immobile à regarder le Veilleur de nuit s'éloigner. Il soupira et se retourna. Il était l'heure de rentré chez lui...
Will s'éloigna en direction de son village en évitant soigneusement d'emprunter le chemin qui menait à la réserve de blé. Mieux valait éviter l'endroit pendant quelques temps...

CHAPITRE 8
Quand Kate aperçut Will à l'entrée de Locksley, elle se précipita vers lui.
- Will ça va? J'étais tellement inquiète!
- Ca va, assura ce dernier. Et vous ?
- On a réussi, lui apprit Kate. On est partis juste avant que les deux gardes qu'on avait assommé se réveillent.
- Et la nourriture? voulut savoir Will.
- Elle est cachée là où on avait dit. On va pouvoir la distribuer quand ça se sera un peu calmé.
Will hocha la tête.
- Joli travail! dit- il.
- C'est plutôt toi qu'il faudrait féliciter! affirma Kate.
Will lui raconta alors ce qui s'était passé depuis sa fuite de la grange.
- Tu as encore rencontré le veilleur de nuit? fit Kate lorsqu'il eu fini son récit. Ca devient une habitude dis- moi, ajouta- t- elle en plaisantant.
Will sourit. Kate elle afficha de nouveau un air sérieux.
- Will...ce qu'on a fait., commença- t- elle. Ca ne pourra pas se reproduire.
Will regarda son amie, l'air pas vraiment surpris.
- C'est ta mère c'est ça? comprit- il.
Kate acquiesça.
- Elle a découvert ce qu'on faisait et elle m'a strictement interdit de recommencer! Et j'ai bien réfléchi... tu comprends je ne peux pas lui faire ça. Elle a perdu son mari.. s'il m'arrivait quelque chose...elle ne s'en remettrait jamais et puis il y a mes petits frères et soeurs, je doit être là pour eux...
Will hocha la tête d'un air compréhensif. Il se doutait que si ses parents apprenaient ce qu'il faisait, eux aussi lui interdiraient de recommencer.
- Tu ne m'en veux pas ? demanda alors Kate.
- Bien sûr que non, assura le jeune homme. Ce qu'on a fait était dangereux, ajouta- t- il. Et sans le veilleur de nuit... j'aurais été fait prisonnier et emmené devant Gisborne...Attention, je ne regrette pas de l'avoir fait...demain, ma famille et la tienne vont pouvoir manger convenablement... mais... moi non plus je ne vais pas recommencer... du moins pas tout de suite...
Les deux amis gardèrent le silence un moment puis Will tourna la tête dans la direction où se trouvait sa maison.
- Bon je vais y aller...il faut que je vois comment elle va... On se voit demain ? ajouta- t- il en se retournant vers Kate.
Son amie esquissa un sourire.
- Bien sûr!
Will sourit à son tour, lança un dernier regard à Kate et s'éloigna vers sa maison. En pénétrant chez lui, Will pensa au veilleur de nuit et à ce que lui même avait fait. Il savait qu'il n'avait pas l'étoffe d'un héros comme l'homme masqué et que ce qu'il avait fait était dangereux. Mais ce qu'il avait dit à Kate était vrai. Ce qu'ils avaient fait...ça en valait la peine. Sa mère allait pouvoir manger à sa faim, aujourd'hui...
*