Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
Dans la forêt de Sherwood, les hors-la-loi étaient tous occupés. Much était en train de préparer le repas, tandis que Will et Petit Jean construisaient une cabane pour Robin et Marianne. Quant à Djaq et Robin, ils étaient au village de Locksley distribuer de l’or aux pauvres. Marianne regardait Allan et Ellen s’entraîner. Au début, elle trouvait cela intéressant puis au bout de plusieurs heures elle commença à s’ennuyer. Elle se mit alors à repenser au temps où elle se sentait utile , lorsqu’elle était le Veilleur de Nuit.
-Marianne ! appela Much.
La jeune femme rejoignit le hors-la-loi dans la cuisine.
-Qu’y a t-il ? demanda t-elle.
-Est-ce que tout va bien ? demanda Much
-Oui. Pourquoi m’as-tu appelée ?
-Je me disais que si nous discutions un peu, cela vous divertirait.
-Je ne suis pas d’humeur à parler, Much. Je préfèrerais aider les pauvres.

Much resta silencieux.
-Pourquoi Robin est-il allé au village avec Djaq ? J’aurais très bien pu l’accompagner , dit Marianne.
-Djaq devait acheter quelques ingrédients pour ses expériences.
-Oh. Et quelle est la prochaine mission ? demanda t-elle pour changer de sujet.
-Je ne sais pas.
Allan et Ellen vinrent les interrompre.
-Vous avez fini de vous entraîner ? demanda Much.
-Oui. Ellen s’est bien battue aujourd’hui. Dis-moi, tu aurais un verre d’eau ?
Much tendit un verre à son ami ainsi qu’à Ellen.
-On y retourne ? demanda Allan à Ellen
-Je pense que cela suffit pour aujourd’hui. Je vais plutôt aider Much à finir de préparer le repas.
Much la remercia d’un sourire. C’était bien la première fois qu’une personne proposait de l’assister aux fourneaux.
-D’accord, fit Allan. Marianne ?
-Je suis partante, déclara t-elle.
-Allons-y.
Marianne retrouva sa bonne humeur. Ce petit combat contre Allan allait réveiller en elle d’anciens réflexes.
Pendant ce temps, à Locksley, Robin et Djaq donnaient leurs dernières pièces aux pauvres.
Un vieil homme posa sa main sur l’épaule de Robin.
-Denis ?
-Robin. Il me semblait bien t’avoir reconnu.
-Content de te revoir. Voici mon amie Djaq.
Djaq inclina la tête.
-Que venez-vous faire ici ? demanda Denis.
-Nous avons donné de l’or à quelques familles.
-Que Dieu vous bénisse pour tout ce que vous faites pour nous !
-Merci, Denis. Bien, nous allons devoir te laisser…
-Robin, dit Denis d’un air grave. Est-il vrai que le roi a besoin de plus d’hommes en Terre Sainte ?
-Oui, c’est vrai.
-Alors il faut que tu saches que je tiens à servir mon roi tant que j’en ai encore la force. Mon fils, Marc, et quelques uns de mes amis sont également prêts à le suivre.
-C’est bon à savoir. Mes hommes et moi-même allons organiser des séances d’entraînement, nous vous tiendrons au courant.
Ils se séparèrent. Djaq qui était restée silencieuse jusque là dit à Robin :
- Enseigner l’art du combat peut durer des mois voire des années. Comment allons-nous faire ?
-Nous prendrons le temps qu’il faudra. Je ne veux pas envoyer ces hommes à une mort certaine. Ils doivent avoir une chance de protéger leurs vies ainsi que celle de leur roi.
Au château de Nottingham, Guy de Guisborne écoutait le Shérif pester.
-Guisborne ! Je veux que vous alliez à Clun. Arrêtez toutes les personnes qui n’ont pas payé les taxes et pendez-les ! Et si vous tombez sur les hors-la-loi ramenez-les ici.
-Bien, mon seigneur.

Guisborne s’exécuta. Il ordonna qu’on lui amène son cheval et s’élança,suivi d’une escorte. Le vent froid lui glaçait le visage, cependant il ne ressentait rien. Il était préoccupé, il repensait à sa dernière rencontre avec Marianne, lorsqu’elle était venue voler les biens du Shérif avec les Hors-la-loi. Il ne pouvait la chasser de ses pensées, elle était la seule femme pour qui son cœur battait, même s’il savait que la jeune femme ne partageait pas tout à fait ses sentiments.
Désormais, le seul fait de la revoir le contenterait. Dès qu’il reverrait son visage, cela lui mettrait un peu de baume au cœur, enfin c’était du moins ce qu’il essayait de se convaincre. Depuis qu’il l’avait revue, il ne cessait de douter de lui même. Que faisait-il ? Pourquoi s’entêtait-il à rester au service du Shérif alors qu’il n’en tirait aucune satisfaction ? Pourquoi rester alors que Marianne était maintenant loin de lui ?
Le paysage défilait à toute allure et pourtant il ne voyait qu’elle, il la voyait partout.
L’oublierait-il enfin un jour ? Il s’y refusait.

Alors que Robin et Djaq étaient sur le chemin du campement, ils entendirent des cavaliers passer à vive allure. Ils se cachèrent derrière un arbre, Robin eut quand même le temps de reconnaître Guisborne.
-Ils se dirigent vers Clun, dit Djaq. Que vont-ils faire là-bas ?
-Je n’en ai aucune idée. Rentrons prévenir les autres.

Au campement, Much et Ellen avaient terminé de cuisiner. Much racontait une des aventures qu’avaient vécu les hors-la-loi. Ellen buvait ses paroles, elle admirait le courage des hommes et des femmes qui vivaient dans cette forêt. Il réussit même à la faire rire. Allan et Marianne étaient toujours en train de se battre, mais quand le jeune homme entendit rire Ellen, son attention fut détournée quelques secondes et Marianne le blessa involontairement à la main.
Au début, Allan ne sentit rien puis la douleur le rappela à l’ordre.
-Je suis désolée, s’excusa Marianne.
-Ce n’est rien, répondit-il.
-Que t’arrive-t-il ? demanda Will qui venait de les rejoindre, les bras chargés de bûches.
-Rien, rien. Une petite égratignure de rien du tout. Je ne vais pas en mourir, plaisanta t-il.
-Will !
-Je vous laisse, Petit Jean a encore besoin de moi.
Will repartit aussi vite qu’il était apparu. Il croisa Robin et Djaq qui allaient rejoindre Marianne et Allan et les salua au passage.
Djaq vit que la main d’Allan saignait légèrement et alla le voir, laissant ainsi Robin et Marianne se retrouver.
-Fais voir, dit Djaq.
-Franchement, ce n’est qu’une petite estafilade.
-Viens avec moi, je vais nettoyer la plaie et mettre un bandage. Il ne faudrait pas qu’elle s’infecte.
-Bon, j’abandonne. Je te suis.
Ils traversèrent la cuisine où se trouvaient encore Much et Ellen. Allan ne les quitta pas une seconde des yeux, Djaq le remarqua.
Elle lui banda la main et serra volontairement le pansement pour attirer l’attention de son compagnon. Ce fut efficace, Allan détourna son regard de Much et d’Ellen.

-Je croyais que tu étais plus douce.
-Tu es douillet pour un homme, se moqua t-elle.
-Je ne suis pas douillet, c’est toi qui…
-…je l’ai fait exprès, le coupa t-elle.
-Quoi ? Pourquoi ?
-Pour que tu ne te fasses pas repérer.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Allan, je devine quand tu mens et là je peux te dire que tu mens très mal.
Il fit comme s’il ne comprenait rien, alors Djaq continua.
-Tu l’aimes bien, n’est-ce pas ? demanda t-elle.
-Qui ça ?
-Ne fais pas l’imbécile. Je parle d’Ellen, bien sûr. Alors ?
-Elle est sympathique.
-Et…, l’encouragea t-elle.
-Et elle commence à savoir se défendre, ce qui est plutôt utile quand on est hors-la-loi. Tu as fini ton interrogatoire ?
-Oui, tu peux y aller.
-Merci.
-Allan ! l’appela t-elle avant qu’ils ne se séparent.
-Oui ?
-Sois prudent. Je ne lui fait toujours pas confiance.
Allan hocha la tête et partit. Djaq alla trouver Will. Un coup de main ne serait sans doute pas de trop.
-A table ! cria Much au loin.
Petit Jean était tellement affamé qu’il laissa Will et Djaq.
Ellen essaya de s’éclipser discrètement alors que les hors-la-loi se regroupaient pour manger. Alors qu’elle était à quelques pas du campement, Allan la retint de sa main blessée.
-Tu ne restes pas manger ?
-Qu’est-il arrivé à ta main ? demanda t-elle.
Puis, elle s’excusa car elle s’était rendue compte qu’elle n’avait pas répondu à sa question.
-Je dois rentrer.
-Oh, fit-il un peu déçu.
-Et ta main ? insista-t-elle.
-C’est arrivé à l’entraînement.
-Tu souffres beaucoup ?
-Tu plaisantes ? Ce n’est qu’une petite égratignure de rien du tout.
-Tant mieux, dit elle en baissant les yeux vers le sol.
-Je te raccompagne ?
-Je ne préfèrerais pas, dit elle un peu gênée.
-Comme tu veux.