Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
Il s’arrêta et tourna les talons. Ellen continua de marcher puis s’arrêta elle aussi. Elle se retourna, Allan s’éloignait toujours plus. Le cœur battant, Ellen réfléchit un court instant et s’élança vers le hors-la-loi.
-Allan ! cria t-elle.
Il se retourna et la vit se précipiter vers lui. Dans son empressement, le pied de la jeune femme heurta la racine d’un arbre, elle tomba dans ses bras. Ils restèrent quelques secondes à se regarder, Ellen s’écarta en rougissant violemment.
-J’avais raison, quand je vais dire cela à Much...
-A quel propos ? demanda t-elle.
-Je lui ai dit que toutes les femmes me tombaient dans les bras, dit-il en riant.
-Oh, fit-elle en s’éloignant un peu plus, toujours aussi troublée.
-Quelle chute ! Tu n’as rien ? demanda Allan.
-Non. Au fait, je voulais te dire, je… j’ai oublié de te remercier pour tout ce que tu fais pour moi. Tu n’imagines pas combien cela compte.
Allan se gratta la tête, ne sachant que répondre.
-J’espère que cela ne prend pas tout ton temps, dit la jeune femme.
-Non, non. Cela me fait plaisir… je veux dire cela ne me dérange pas de te rendre service. Il faut bien se serrer les coudes entre hors-la-loi, pas vrai?
Ellen sourit. Elle le regarda droit dans les yeux et remarqua pour la première fois qu’ils étaient bleus. Puis elle secoua la tête pour se concentrer et prit un air plus grave, Allan le vit tout de suite.
-Un problème ? demanda t-il, en sortant quelque chose de sa poche
-Non. Simplement une question que j’aimerais te poser depuis quelques temps.
-Je t’écoute, dit-il en croquant dans une pomme qu’il avait volée dans la cuisine.
-Est-ce que tu …Je me disais que comme tu vivais ici, tu devais certainement connaître un dénommé Tom de Dale.
Allan fut tellement surpris qu’il avala un morceau de pomme de travers et manqua de s’étouffer.
-Ca va ? demanda la jeune femme.
-Oui, répondit-il en toussant.
Tandis qu’il reprenait son souffle, Ellen poursuivit :
-Bevan a entendu dire que ce Tom faisait partie de la bande de Robin des Bois. Est-ce vrai ?
-C’est complètement faux. Je ne sais pas qui a renseigné Bevan, mais cette personne s’est trompée. Et au fait, pourquoi ton ami s’intéresse t-il à Tom de Dale ?
-Je l’ignore mais il est en partie responsable de notre arrivée à Nottingham, je parle seulement de Bevan et de moi. Peter et les autres ont d’autres projets.
Allan resta silencieux, Ellen ne semblait pas faire le rapprochement entre lui et Tom. Il se rappela alors qu’il n’avait donné que son prénom lorsqu’ils s’étaient rencontrés.
Devant le silence d’Allan, Ellen se dit qu’il était temps pour elle de rejoindre les siens. Elle le remercia encore une fois et partit. Allan, encore sous le choc, partit en direction du campement.
De retour au campement, Allan pensait encore à la discussion qu’il avait eu avec Ellen.
Il était tellement absorbé par ses pensées qu’il n’entendit pas ses compagnons l’appeler.
Robin se demanda ce qui pouvait préoccuper Allan, et alla à sa rencontre tandis que chacun retournait à ses occupations.
-Qu’y a t-il Allan ? demanda Robin
-Tu ne me croirais pas si je te le disais.
Robin regarda Allan avec insistance.
-Bon, bon très bien, Je vais tout te dire.
Il fit une petite pause puis reprit :
-Je crois que mon frère va nous causer des ennuis.
-Tu parles bien de Tom ?
-Oui, je n’ai pas d’autre frère.
-Mais alors comment...?
-Je n'en sais rien.
Robin soupira.
-Le passé nous rattrape toujours, Allan.
-Peut-être, mais ce n’est pas mon passé, c’est celui de Tom.
Robin donna une tape amicale sur l’épaule de son compagnon.
-Nous réglerons cela.
-Merci, Robin.
-Préviens les autres que nous partons.
-Et où allons-nous ?
-A Clun. Ensuite, nous nous occuperons des villageois de Locksley.
-Corrige-moi si je me trompe mais tu ne leur as pas déjà donné de l’or, ce matin, avec Djaq ?
-Il ne s’agit pas d’or, Allan. Le roi m’a confié une mission en Terre Sainte, je compte bien la remplir.
-Et c’était quoi cette mission ?
-Je dois recruter des hommes et les former.
-Oh.
-Est-ce que je peux compter sur ton aide ?
-Bien sûr.
Robin s’éloigna et alla rejoindre Marianne, laissant Allan seul avec ses pensées.
Marianne s’était assise sous un arbre, elle avait fermé ses yeux et s’était laissée bercer par le souffle léger du vent.

Ses cheveux voletaient, elle se sentait bien. Elle se mit à rêver. Elle se voyait en train de serrer un nouveau-né dans ses bras, et Robin leur souriait tendrement.

Inconsciemment, Marianne sourit aussi. Quelqu’un lui prit la main, elle ouvrit les yeux et vit Robin à ses côtés. Il déposa un baiser sur sa main.
-Je te dérange peut-être ? demanda t-il doucement.
-Non, je me reposais avant de partir.
-Es-tu prête ?
-Oui.
-Dis-moi ce qui te faisait sourire.
-De quoi parles-tu ? Je n’ai pas souri.
-Je t’assure que si, pendant ton sommeil tu as souri. J’ai cru que tu m’avais entendu arriver mais quand je me suis assis à côté de toi, tu n’as pas réagi.
-Oh…je ne m’en souviens plus, répondit-elle.
Robin se releva et entraîna sa femme vers le campement. Il appela ses compagnons et ils partirent tous sur le champ pour Clun.
Pendant ce temps, au campement des autres hors-la-loi, Ellen avait dû répondre aux questions de Peter, son chef. La jeune femme ne voulait pas qu’on découvre qu’elle apprenait à se battre avec les hommes de Robin des Bois.
-Alors comme cela, tu es allée cueillir des plantes ? demanda Peter, d’un ton soupçonneux.
-Oui, c’est bien ce que j’ai dit.
-Mais, alors où sont-elles ?
-Je les ai coupées et je les ai mises dans des petits sachets que j’ai accrochés à ma ceinture. Tu veux les voir peut-être ? demanda t-elle
-Ne joue pas aux plus malins avec moi, Ellen ! Où étais-tu ? demanda t-il en haussant le ton.
-Je te l’ai déjà dit ! cria t-elle à son tour. Et si tu ne me crois pas tant pis ! J’en ai plus qu’assez, je n’ai de compte à rendre à personne !
-Répète cela pour voir, dit Peter en lui saisissant le bras.
-Lâche-moi !
-Que se passe-t-il ici ? demanda Simon qui venait d’arriver.
Ellen essaya de se dégager, mais Peter resserra sa main autour de son bras.
-Rien, mon frère. Nous avions une discussion tout à fait banale, n’est-ce pas Ellen ?
-Tu ne me fais pas peur, Peter, dit la jeune femme en le foudroyant du regard.
-Peter, relâche-la.
-Et si je ne veux pas, qu’est-ce que tu vas me faire petit frère ?
Simon sortit son épée.
-Lâche-la ou je n’hésiterais pas à m’en servir contre toi.
-Tu me le paieras, dit Peter en relâchant Ellen.
Simon ne répondit rien et attendit que son frère parte pour aller vers Ellen.
-Tu n’as rien ?
-Ca va, merci d’être intervenu.
Simon sourit.
-Je le referais sans hésiter.
-J’espère que tu n’auras pas besoin de le faire.
-Qu’est-ce qu’il te voulait ?
-Il voulait savoir où j’étais. Non, mais pour qui se prend-il ? Il n’a pas le droit de traiter les femmes de cette manière ! s’emporta-t-elle.
-Il n’a pas toujours été comme cela.
-Ah vraiment ?
-Mon frère a changé depuis qu’il a perdu sa femme et sa fille.
-Peter avait une famille ? Je l’ignorais, mais comment… comment les a t-il perdues ?
-Elles ont été assassinées.
-Mon Dieu ! Mais c’est horrible ! Je comprends mieux maintenant…
-Non, ne dis pas cela. Son comportement est inexcusable. Il a beau avoir du chagrin, il n’a pas à te traiter de la sorte. Et puis, il n’est pas le seul à avoir un passé douloureux. Nous avons tous une histoire, n’est-ce pas ?
-Oui, tu as raison, répondit Ellen. Nous avons tous un passé plus ou moins douloureux, mais il faut essayer de l’oublier et aller de l’avant.
-Voilà de sages paroles, dit Simon en lui prenant la main. J’espère qu’un jour tu partageras ton histoire avec moi.
Ellen resta sans voix, tandis que Simon déposa un baiser sur sa main et la laissa. Que voulait vraiment dire Simon ? Le cœur d’Ellen battait à tout rompre, Simon était si gentil avec elle…
La jeune femme prit une grande inspiration, s’éloigna du campement et se mit à la recherche de Bevan. Pour cela, elle dû traverser la forêt et aller au village. Elle entra à tout hasard dans la taverne et fut surprise d'y trouver son ami.
-Bevan, que fais-tu ici ?
-Et toi petite Ellen ?
-Je suis venue te chercher.
-Comment savais-tu que je me trouverais ? Tu m’espionnes ?
-Mais, tu as bu ?! Viens avant que l’on ne se fasse repérer, dit-elle en lui prenant délicatement le bras.
-Laisse-moi ! hurla-t-il en se débattant.
Ellen recula, étonnée. Son ami ne lui avait jamais parlé comme cela auparavant, et il n’était pas dans ses habitudes de boire.
Des gardes venaient d’entrer dans la taverne. L’un d’eux se dirigea vers les hors-la-loi.
-Tout va bien ? demanda-t-il à Ellen.
-Oui. C’est mon mari, il a un peu trop bu. Je vais le ramener à la maison.
Le garde grogna.
-Il vaudrait mieux, sinon on se charge de lui et ce n’est pas chez lui qu’il va aller mais dans les cachots du château.
-Elle ment ! cria Bevan. Elle n’est pas ma femme !
-Allons, mon chéri, dit Ellen de plus en plus mal à l'aise.
Le garde ricana et retourna voir l’autre soldat.
-Bevan, cela suffit maintenant, dit-elle en chuchotant. Tu vas me suivre sans faire d’histoire.
-Je t’ai dit de me laisser tranquille. Je te déteste ! Je vous hais tous ! hurla t-il à toutes personnes présentes. Je maudis le Shérif de Nottingham ! Qu’il aille en Enfer !
-Bevan !
Ellen ne savait plus comment faire pour raisonner son ami.
-Pardonne-moi, murmura t-elle.
-Quoi ? Pourquoi ?
Elle le gifla.
Les gardes venaient vers eux, mais cette fois ils n’allaient pas les laisser s’en tirer aussi facilement. Bevan reprit un peu ses esprits, et laissa Ellen l’aider. Mais, il était trop tard, les gardes étaient à présent face à eux.
-Ton mari a insulté le Shérif, il va devoir nous suivre.
-Je vous en prie, il est ivre il ne sait pas ce qu’il dit.
-Je ne fais qu’appliquer les ordres.
-Très bien, lança t-elle.
Ellen relâcha Bevan qui perdit l'équilibre, puis sortit son épée de son fourreau, et attaqua les gardes. Elle parvint à assommer le premier assez facilement et essaya d’appliquer tous les gestes qu’Allan lui avait enseignés. Finalement, elle attrapa une chaise et la fracassa contre le dernier soldat. Elle récupéra Bevan et l’entraîna rapidement à l’extérieur. Heureusement, les gardes n’eurent pas le temps d’appeler du renfort, car les hors-la-loi étaient en route pour la forêt de Sherwood.

-Pourquoi as-tu fait cela ? demanda Bevan.
-Un simple « merci » aurait suffi, tu sais.
-Pourquoi tu ne m’as pas laissé là-bas ?
Ellen enleva le bras de son ami de son épaule, il se retrouva par terre.
-A quoi est-ce que tu joues ?! cria t-il
-Ce serait plutôt à moi de te poser la question ! Qu’est-ce qui t’a pris ? Tu ne bois jamais et je te retrouve ivre dans cette taverne. Et comme si cela ne suffisait pas, tu provoques les gardes !
-Personne ne t’a demandé de m’aider. Tu n’es qu’une femme.
-Une femme qui t'a sauvé la vie, encore une fois! souligna t-elle.
-Un jour peut-être, tu finiras par comprendre que je n'ai jamais eu besoin de ton aide et que je n'en aurai jamais besoin. Tu ne peux pas dire la même chose, n'est-ce pas?
Ellen s’accroupit, regarda son ami droit dans les yeux puis le gifla.
-Je te pardonnerais peut-être quand tu auras retiré ces paroles. Si tu ne le fais pas, considère-moi comme ton ennemie, dit-elle en se relevant.
-Parce que tu crois que j'ai peur de toi ?! Tu crois vraiment que je pourrais trembler devant une femme?!
Bevan se mit à ricaner, pendant qu'Ellen poursuivait sa route, en ignorant ses moqueries. Son sang bouillait dans ses veines, jamais elle n’avait été aussi en colère contre Bevan. Ellen entendit des chevaux galoper et aperçut la bande de Robin des Bois.
- Much ! appela t-elle.
Les hors-la-loi se dirigèrent vers la jeune femme, et arrêtèrent leurs chevaux. Robin aperçut Bevan au loin, toujours à terre.
-Que lui est-il arrivé ? demanda le chef des hors-la-loi.
-Il est ivre.
-Tu ne devrais pas l’accompagner jusqu’à votre campement ? demanda Marianne.
-Je l’ai secouru et il m’a insultée. Je ne veux plus entendre parler de lui.
-Monte sur mon cheval, lança Allan.
-Non, Marianne a raison, dit-elle en soupirant. Je vais le ramener au campement. Mais ce sera la dernière fois que je m’occupe de toi, dit-elle en s’adressant à Bevan, encore allongé sur le chemin.
-Tu n’y arriveras pas seule, dit Much. Je vais t’aider.
Il descendit de son cheval, Petit Jean l’imita. Ils portèrent Bevan qui avait perdu conscience, et le mirent sur la selle du cheval de Much.
-Viens, dit Much en lui tendant la main.
-Nous ne monterons pas à trois.
-Nous irons au pas, la rassura t-il.
Ellen prit sa main et monta. Much lança un regard à Robin.
-C’est bon, Much. On se rejoint plus tard.
Le cheval de Much fit donc demi-tour et s’enfonça dans la forêt.
-Mais… dit Allan. Je lui ai proposé en premier.
Djaq sourit, et Will ne put s’empêcher de rire.
-On dirait que tu t’es fait devancer, dit-il.
-Très drôle, vraiment très drôle.
-Assez perdu de temps, en avant ! lança Robin.