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Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
A Clun, Gisborne hurlait aux gardes d’arrêter tous les villageois qui n’avaient pas payé les taxes du Shérif.
Les villageois affolés se débattaient, d’autre hurlaient. Une femme supplia Gisborne à genoux, il la repoussa violemment.
-Je vous en prie, messire.
- Pendez cette femme ! ordonna t-il.
La pauvre femme fut emmenée par les gardes. A quelques pas de là, les hors-la-loi observaient la scène.
-Allons-y, dit Marianne.
-Non, il faut attendre, fit Robin.
-Attendre que cette femme soit pendue ? rétorqua t-elle.
-Marianne a raison, lança Allan, si on attend une minute de plus cela risque d’être trop tard.
Robin chercha le soutien de ses hommes, mais tous semblaient partager l’avis de Marianne.
-Très bien, se résigna t-il.
Robin tendit son arc.
-Maintenant, dit-il.
Les hors-la-loi sortirent de leur cachette.
-Laisse ces pauvres gens en paix, Gisborne !
-Locksley ! Je savais bien que je te verrais. Gardes ! Emparez-vous d’eux !
Dans la forêt de Sherwood, Much aida Ellen à ramener Bevan à leur campement. Ils furent accueillis par Peter, Simon et Leborgne. Peter et Leborgne avaient sorti leurs armes, alors que Simon était resté à l’écart.
-Qui es-tu ? demanda Peter en s’adressant à Much.
-Je m’appelle Much. Je fais partie de la bande de Robin des Bois. Et toi qui es-tu ?
Peter ignora sa question et une fois encore s’en prit à Ellen.
-Pourquoi l’as-tu amené ici ?
-Il m’a aidé, dit-elle pour sa défense.
-Tu ne pouvais pas te débrouiller toute seule ? Bien sûr que non ! Ah, les femmes ! Vous êtes si faibles, c’est pathétique.
Ellen allait rétorquer mais Simon lui fit signe de rester silencieuse. Much se risqua alors à intervenir :
-Si vous me le permettez, je voudrais dire quelques mots concernant la situation…
-Toi, on ne t’a rien demandé ! hurla Peter.
-Ne lui parle pas ainsi, dit Ellen.
-Qu’as-tu dit ?
-Tu as très bien entendu, répondit-elle sans ciller.
-Comment oses-tu me parler sur ce ton ?!
-Et toi, comment oses-tu traiter tes semblables ? Le chagrin n’excuse rien, Peter. Much a fait preuve de bon cœur en m’aidant, tu n’as pas le droit de le traiter de la sorte.
Peter s’avança vers Ellen, l’épée à la main.
-Je ne tolérerai pas d’autre affront. Si jamais je te reprends à me parler sur ce ton, je te bannirais, est-ce que c’est clair ?
-Très clair, répondit-elle.
Much avait observé la scène en silence, il attendit le départ de Peter pour parler à Ellen.
-Je crois que je vais m’en aller mais avant je veux que tu sois franche.
-Je t’écoute.
-Est-ce que je fais une erreur en te laissant ici ?
-Non, Much, répondit-elle posément. Tu peux partir sans crainte.
-Je n’en suis pas si sûr…
-N’oublie pas que je sais me défendre, murmura t-elle, et qu’ils l’ignorent.
Elle fit une pause et reprit :
-Il y a quelques tensions ces derniers temps mais c’est ce qui arrive lorsqu’on vit en groupe, non ?
-Oui, répondit le hors-la-loi. Bon, alors je m’en vais.
-Merci encore, dit Ellen.
Much remonta sur son cheval et partit au galop, tandis qu’Ellen alla voir Bevan.
Au village de Clun, après avoir malmené les pauvres villageois, les soldats du Shérif s’attaquaient aux hors-la-loi.
-Encerclez-les ! hurla Gisborne.
Mais les hors-la-loi ne leur en laissèrent pas le temps, ils sortirent leurs armes.
Les villageois, apeurés étaient rentrés chez eux. Alors que les hors-la-loi se défendaient, Gisborne en profita pour aller vers Marianne. La jeune femme désarma un garde, puis se retourna et tomba nez à nez avec Gisborne.
-Marianne ! Je dois vous parler.
-Et moi, je dois me battre dit-elle en le menaçant.
Il laissa son épée tomber par terre.
-Vous voyez ? Vous n’avez rien à craindre.
-Reprenez votre arme et battez-vous, Guy.
-Non.
-Reprenez-la, insista t-elle.
Gisborne sourit.
-Vous ne me ferez aucun mal, et vous savais pourquoi ? Parce que je suis votre ami.
-Non, vous ne l’êtes pas.
-Marianne, je vous en prie. Laissez-moi être votre ami, l’implora t-il.
Un garde allait attaquer la jeune femme par derrière mais Gisborne le vit.
-Non ! hurla t-il.
Il le désarma rapidement et l’acheva d’un coup de poing dans le visage. Marianne ne savait que penser du comportement plus qu’étrange de Gisborne.
-Attrapez ces hors-la-loi! cria-t-il.
-Alors vous devrez m’arrêter aussi car je suis une hors-la-loi.
-Non, vous n’êtes pas comme eux.
Marianne ne répondit rien.
-Revenez avec moi au château.
-Jamais je n’y retournerai.
-Un jour, vous changerez d’avis. En attendant, je vous laisse partir pour vous montrer ma bonne foi, ajouta t-il en reculant d’un pas.
Robin se battait contre deux gardes quand il vit Gisborne parler à Marianne. Il se débarrassa de ses assaillants et se rua vers son ennemi de toujours. Ce dernier avait eu le temps de récupérer son épée lorsque le chef des hors-la-loi engagea le duel.
Marianne s’était écartée et avait été très vite encerclée par cinq gardes. Allan, Will, Djaq et Petit Jean arrivèrent à la rescousse.
Robin et Gisborne se battaient encore et les hors-la-loi reprenaient leur souffle, quand le cheval de Much apparut enfin.
-J’arrive trop tard ?
-On dirait bien, dit Petit Jean.
-Vite prenons les chevaux et filons, fit Allan.
-Il faut attendre Robin, dit Will.
-Est-ce que ça va, Marianne ? demanda Djaq.
-Oui, répondit-elle en tournant la tête vers Robin et Gisborne.
-On devrait aller aider Robin, dit Will.
-Oui, fit Petit Jean.
Les hors-la-loi se précipitèrent vers leur chef et Gisborne.
-Laissez-nous ! cria Robin. C’est mon combat.
-Robin, cela suffit. Nous devons partir ou d’autres soldats vont arriver, s’exclama Marianne.
Mais, le hors-la-loi resta sourd à l’avertissement de sa femme. Le combat se poursuivit donc jusqu’à ce que Gisborne tombe, inconscient.
-C’est bon, nous partons, lança t-il.
-Tu étais obligé de faire cela ? demanda Marianne.
-Faire quoi ? rétorqua Robin.
-Il n’avait aucune chance, répondit-elle.
-Euh, je ne voudrais pas vous presser, commença Allan, mais les gardes reviennent à eux.
-Nous continuerons cette conversation, dit sèchement Robin à Marianne.

Will et Jean avaient été chercher les montures. Les hors-la-loi reprirent la route pour le campement, sans plus attendre.
* * *
Ellen passa un tissu humide sur le front de son ami.
-Est-ce que tu me pardonneras un jour ? demanda Bevan, honteux.
-Je ne sais pas, répondit-elle en le quittant.
-Ellen… l’appela t-il.
-Oui ?
-Pourras-tu dire à Robin des Bois que je souhaite lui parler ?
-Moi ?
-Je sais bien que tu vas voir Robin et sa bande.
-Comment… ?
-Peu importe. Dis-moi que tu lui parleras pour moi.
-Je vais y réfléchir, dit-elle.
Puis, elle partit.
-Comment se porte-t-il ? demanda Simon qui attendait, appuyé contre un arbre.
-Tu m’as fait peur ! s’exclama t-elle en posant sa main sur son cœur.
-Pardonne-moi, ce n’était pas du tout mon intention.
-Bevan est redevenu Bevan. Il a juste un peu mal à la tête.
-Et toi ?
-Moi ?
-Tu devrais te reposer, tu as eu une journée assez éprouvante, non ?
-Oui, répondit-elle en souriant légèrement. Tu as sans doute raison.
Au campement, Much avait raconté à ses compagnons ce qui s’était passé dans la forêt.

-Il a menacé de la bannir ?! répéta Allan.
-Absolument, répondit Much.
-Elle a quand même un certain cran, remarqua Allan. Ca me plait bien.
-Qu’est-ce qui te plait ? demanda Djaq. Le cran d’Ellen ou Ellen ?
-On aimerait bien le savoir, fit Will.
-Je n’ai pas le temps de répondre à vos questions.
-Ah ? Et qu’as-tu de prévu ? demanda Djaq.
-Je dois aller chercher du bois.
-Ce n’est pas au tour de Much ? continua Will
-Si, répondit ce dernier.
-J’y vais à ta place, cela te va ? fit Allan.
-Cela me convient parfaitement, dit Much, tout sourire.