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Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
Pendant ce temps-là, Robin et Marianne s’expliquaient, sous un arbre. Le jeune archer ne tenait pas en place et faisait les cent pas pour se calmer.
-Est-ce que tu peux me dire ce qui t’a pris ? s’emporta-t-il. As-tu oublié que Gisborne a essayé de te tuer en Terre Sainte ?
-Non, bien sûr que non.
-C’est bon à savoir. Bien, et je peux savoir ce qu’il t’a dit ?
-Rien d’important.
-Alors quoi ? On va continuer à se disputer et je ne vais même pas savoir pourquoi ?
-Il n’y a aucune raison de se quereller, d’ailleurs c’est toi qui t’énerve…
-Bon sang, Marianne ! J’ai vu la façon dont Gisborne te parlait, et toi, tu buvais ses paroles.
-Robin, je ne te permets pas, rétorqua t-elle en haussant le ton.
Il y eut un silence.
-Je croyais que tu avais un peu plus de bon sens. Gisborne est un danger pour nous tous et surtout pour toi, reprit le chef des hors-la-loi.
-Je sais très bien me défendre, n’oublie pas que je suis le Veilleur de nuit.
-Tu étais le Veilleur de nuit, corrigea Robin. A présent, tu es une hors-la-loi, tu fais partie de la bande, alors comporte-toi comme un membre à part entière.
-Ai-je vraiment le choix ? demanda avec colère.
-Quoi ? Qu’est-ce que cela veut dire ?
-Cela veut dire qu’en t’épousant j’ai choisi de rejoindre la bande mais je ne supporte pas ta façon de te comporter avec moi. J’ai l’impression que tu ne me fais pas confiance.
-Mais, j’ai confiance ne toi, la coupa-t-il.
-Ce n’est pas l’impression que tu m’as donnée à Clun. Si tu t’étais obstiné cette vieille femme aurait pu mourir.
-Que dis-tu ?
-Je dis que tu parles d’esprit d’équipe et pourtant tu ne cesses d’en faire qu’à ta tête.
-Je n’aurais jamais laissé cette femme mourir, dit-il vexé.
Il fit une légère pause et reprit :
-Cette conversation ne mène nulle part, je crois qu'il vaut mieux en rester là.
Robin partit en direction du campement, sans laisser le temps à Marianne de répondre. Après quelques instants seule, elle s’éloigna à son tour, mais emprunta un tout autre chemin.

Au campement, le chef des hors-la-loi retrouva ses fidèles compagnons mais aussi Ellen, elle semblait contrariée. Dès qu’elle le vit, cette dernière se dirigea vers le jeune archer, et demanda à lui parler en privé.
-Bevan souhaiterait s’entretenir avec vous, déclara t-elle lorsqu'ils furent seuls.
-A quel sujet ? demanda t-il.
-Tom de Dale.
-Oh, je vois. Très bien, dis-lui de me retrouver au carrefour du pendu, demain matin.
-Je lui dirai.
Le lendemain matin, Bevan ouvrit les yeux brusquement et se passa la main sur le visage. Il avait fait un mauvais rêve. Après quelques instants de réflexion, il réalisa que son cauchemar était vrai. Il avait bien été à la taverne pour boire, mais ce qu’Ellen ne savait pas c’est qu’il avait eu une "bonne" raison. Il avait appris un peu plus tôt que Tom de Dale avait été pendu sur les ordres du Shérif. Comment allait-il assouvir sa soif de vengeance à présent que l’homme qui avait causé la mort de son père avait disparu ?
Le jeune homme se rappela également avoir parlé pendant une bonne partie de la nuit avec Ellen. Il lui avait présenté ses plus plates excuses et lui avait fait part de ses découvertes. Il leva d’un bond et se prépara rapidement. Il ne voulait pas perdre une minute de plus. Le jeune homme alla trouver Ellen, assise près du feu. Ils se saluèrent silencieusement, puis Bevan affûta la lame de son épée.
-Tu n’en auras pas besoin, lança Ellen froidement.
-Tu n’en sais rien.
-Pourquoi veux-tu parler à Robin ?
-Tu le sais très bien.
-Ne me dis pas que…
-Ca suffit ! Mêle-toi de tes affaires !
-Tu recommences, dit-elle en secouant la tête de droite à gauche. Bevan, arrête cela maintenant.
-Quoi donc ?
-Ne fais pas l’idiot avec moi. Tu sais tout ce que tu voulais savoir sur Tom de Dale, alors tourne la page.
-Tu voudrais que je tourne la page ?! Mais, c’est impossible ! Tom de Dale a tué mon père, peut-être pas directement, mais il a provoqué sa mort.
-Bevan, dit Ellen, plus doucement. Tu as perdu ton père, tu as du chagrin et tu es en colère. C’est tout à fait normal, mais cette idée de vengeance est en train de te ronger de l’intérieur.
-Je dois parler à Robin.
-C’est une perte de temps pour tout le monde puisque tu as déjà toutes les informations sur Tom de Dale.
-Oh non, détrompe-toi. A la taverne, un vieillard m’a dit que Tom avait un frère et je pense que Robin des Bois le connaît.
-Et puis après ? Tu ne vas tout de même pas t’en prendre à un innocent ?
-Je ne sais pas encore, mais il pourrait bien payer pour les crimes de son frère.
-Non mais, est-ce que tu t’entends parler ? s’emporta Ellen
Bevan lui tourna volontairement le dos et resta muet .
-Je t’en prie, dis-moi que tu ne feras de mal à personne.
-Je suis désolé, je ne peux rien te promettre.
Puis Bevan se tut à nouveau. La colère faisait bouillir son sang dans ses veines, la perte de son père lui était insupportable, et que le coupable ne soit pas mort de sa main le rendait fou de rage. Tom de Dale avait un frère, de qui pouvait-il s’agir ? Bevan essaya d’éliminer les uns après les autres les noms des hors-la-loi de sa « liste » : ce ne pouvait pas être Robin des bois, ni Petit Jean, ni même Much car d’après ce qu’il avait entendu dire ces hors-la-loi n’avaient pas de frères. Il ne restait donc que deux « candidats » encore en course : Will et Allan.
-Will ou Allan ? se demanda t-il à voix haute. Je les tuerai tous les deux s’il le faut.
Il se retourna, prêt à partir et fut pris de surprise lorsqu’il se rendit compte qu’Ellen était restée là à l’écouter. La jeune femme le dévisageait, elle avait l’impression d’être face à un parfait étranger. Mais si Bevan pensait les mots qu’il venait de prononcer alors elle devait agir, les vies de Will et d’Allan étaient en danger.
-Je croyais que tu étais partie, déclara le jeune homme en essayant de garder un air détaché.
-Je…non… Bevan, je t’ai entendu.
-Qu’est-ce que tu as entendu exactement ? demanda t-il.
-Tu ne vas pas tuer ces hommes, n’est-ce pas ? demanda t-elle d’un ton inquiet.
Il s’approcha d’elle, l’air menaçant.
-Oh si, je n’hésiterai pas à les tuer tous les deux, s’il le faut vraiment.
Ellen recula lentement, tout en essayant d’attraper son épée mais malheureusement pour elle, elle n’était pas à sa ceinture.
-Bevan, qu’est-ce que tu fais ?
-Je suis désolé, les choses ne devaient pas se dérouler comme cela, dit-il en pointant son épée vers elle.
-Arrête, ce n’est pas drôle, tu sais.
-Je suis désolé, répéta-t-il, je ne peux pas te laisser t’en aller. Tu irais sans doute prévenir ces maudits hors-la-loi.
-Pose cette arme, s’il te plait, demanda la jeune femme de plus en plus effrayée.
-Je regrette ,je ne veux pas courir ce risque. Je vais devoir me débarrasser de toi.
Au carrefour du pendu, Robin et Much attendaient Bevan.
-Mais enfin, qu’est-ce qu’il fabrique ? demanda Much, énervé.
-Calme-toi, Much, répondit Robin.
-C’est quand même incroyable…!
-Much ! Ca suffit ! le coupa Robin
Much dévisagea Robin.
-Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.
-Tout va très bien, s’énerva le chef des hors-la-loi.
-Non, je vois bien que quelque chose…
Robin inspira profondément et reprit la parole :
-Pardonne-moi. Je m’en prends à toi alors que tu n’y es pour rien.
-C’est Marianne, c’est ça ? demanda Much.
-Comment est-ce que tu sais... ?
-J’ai juste deviné, donc il s’agit bien de Marianne.
-Oui.
-Que s’est-il passé ?
-Nous nous sommes disputés. J’ai l’impression que nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes ces derniers temps.
-Il ne faut pas dire cela. Je suis sûr que tout va s’arranger, il faut juste que Marianne trouve sa place.
-Tu trouves qu’elle ne s’intègre pas ?
-Non, ce n’est pas ce que j’ai dit. Mais, cela doit être difficile pour elle de ne plus agir seule et à couvert. Le Veilleur de nuit a fait partie de sa vie pendant des années, Marianne a besoin de temps pour s’adapter, enfin ce n’est que mon avis.
-Et ton avis compte beaucoup. Merci, Much.
En revenant au campement, Petit Jean ne trouva personne.
-Où sont-ils donc tous passés ? grommela-t-il dans sa barbe.
Il attendit quelques instants, et tendit l’oreille.
-Will ? Djaq ? Much ? appela-t-il.
Mais personne ne répondit, alors Petit Jean retourna sur ses pas et s’enfonça dans la forêt à la recherche de ses compagnons.
Pendant ce temps, Will et Djaq discutaient en se promenant dans les bois. Djaq tourna la tête tout à fait par hasard et aperçut la forme d’un corps. Elle s’arrêta brusquement.
-Will.
-Que se passe-t-il ?
-Regarde là-bas, on dirait…
-Mais, c’est Ellen !
Tous deux se précipitèrent vers la jeune femme inconsciente. Djaq s’accroupit à côté d'elle, Will l’imita.
-Elle est vivante, mais elle est très faible, dit Djaq en lui prenant le pouls, je vais aller au campement prendre quelques médicaments.
-D’accord, répondit Will.
Mais lorsque Djaq se releva, elle tomba nez à nez avec Bevan.
-Tu m’as fait peur, s’exclama t-elle.
Bevan sortit l’épée de son fourreau. Djaq , étonnée, leva les mains et appela Will.
Son compagnon ne s’était rendu compte de la situation, quand il aperçut Bevan menaçant la femme qu’il aimait, le jeune hors-la-loi bondit.
-Ne t’approche pas d’elle ! ordonna Will en le pointant du doigt.
-C’est toi qui a assommé Ellen ? demanda Djaq à Bevan.
-Oui, c’est moi, répondit Bevan très froidement. Bien, maintenant c’est toi qui vas répondre à mes questions ou plutôt à ma question, sinon ton amie pourrait bien avoir des ennuis, poursuivit-il en s’adressant à Will.