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Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
A présent, Djaq était son otage, elle pouvait sentir la lame froide sous son cou.
-Will, calme-toi, demanda-t-elle.
-Tu entends Will, " calme-toi ", répéta Bevan d’un ton moqueur.
-Tu… commença Will, débordant de colère. Qu’est que tu veux ?
-Dis-moi, tu as un frère ?
-Quoi ? Qu’est-ce que mon frère a à avoir … ?
-Ton frère a tué mon père ! hurla Bevan.
-Ce que tu dis n’a aucun sens ! Relâche Djaq immédiatement !

Ellen avait repris conscience, et porta instinctivement sa main à la tête, elle aurait sans doute une bosse dans quelques jours. Quand elle voulut se relever, une autre douleur l’en empêcha.
La blessure se situait en bas de son dos et lorsqu’elle bougea, elle vit qu’une branche y était plantée. Elle aurait voulu crier, appeler à l’aide mais en vain, sa gorge était nouée. Prise de panique, ne sachant que faire, elle resta assise et regarda autour d’elle, et constata avec surprise que Djaq était prisonnière de Bevan. Sa vision se troubla légèrement,elle n’avait pas assez de force pour porter secours à Will et Djaq.
Elle aurait tellement voulu les aider, mais qui allait l'aider,elle ?
Plus personne ne lui portait attention, elle se traina en gémissant de douleur jusqu'à l'arbre et s'appuya contre lui.
Bevan menaçait toujours Djaq.
-Mon père était un homme bon, mais il avait surtout cinq enfants à nourrir. Maintenant, c’est à moi que revient cette tache, mais je ne peux pas subvenir aux besoins de ma famille car je suis un hors-la-loi ! Ton frère est responsable de tout cela, tu vas payer pour lui.
-Je t’interdis de dire ça ! Luke est incapable de faire du mal à quelqu'un, et encore moins de tuer un homme.
-Luke ? Ton frère n’est pas Tom de Dale ?
-Tom… ? Bon sang, Allan ! s’exclama Will.
-Tom est le frère d’Allan c’est ça ? demanda Bevan.
-Tom de Dale est mort, commença Will.
-Réponds à ma question! cria Bevan en approchant un peu plus sa lame de la gorge de Djaq.
-Bevan, laisse-moi partir, demanda Djaq.
-Il doit d’abord répondre à ma question.
Will se sentait piégé, il regretta amèrement de s’être exprimer à voix haute. Il avait l’impression de trahir Allan, mais Djaq était en danger il devait agir.
-Oui, Tom était bien le frère d’Allan, répondit Will.
Au carrefour du pendu, Robin et Much commencèrent à douter de l’arrivée de Bevan.
-Bien, je crois que nous avons assez attendu, déclara Robin. Les villageois de Locksley, eux, ont réellement besoin de notre aide.
Much hocha la tête.
Soudain, les hors-la-loi entendirent des pas approcher. Much sortit son épée, Robin lui fit signe de garder le silence.
-Qui va là ? demanda Robin.
-Ce n’est que moi, répondit Petit Jean.
-Qu’est-ce que tu viens faire par ici ? demanda Much.
-Je vous cherchais.
-Et tu nous as trouvés, continua Much. Alors quel est le problème ?
-Qui t’a dit qu’il y avait un problème ?
-Il doit y avoir un problème, il y a toujours un problème…
-Much , dit Robin. Ecoutons ce qu’il a à dire.
-Oui, bien nous t’écoutons Jean.
-Il n’y avait personne au campement, alors je suis venu voir si tout aller bien ici. Bevan n’est pas avec vous ?
-Non, il n’est pas venu au rendez-vous, déclara Robin. C’est étrange, tu dis qu’il n’y avait personne au campement ? Mais alors sont les autres ?
-Allan doit être en train de ramasser des vieilles branches, il s’est gentiment proposé, dit Much.
- Oui mais Will, Djaq et Marianne ? interrogea Robin.
-Marianne est allée à Locksley, répondit Petit Jean.
-Elle ne m’en a rien dit, dit Robin songeur.
-Et Will et Djaq ? demanda Much.
-Je ne sais pas, répondit Petit Jean. Ils ont peut-être envie qu’on les laisse seuls.
-Ah ! fit Much. Je n’y avais pas pensé.
-Bon, essayons quand même de les retrouver. L’absence de Bevan ne me dit rien qui aille .

Marianne était à Locksley, elle essayait tant bien que mal d’oublier sa dispute avec Robin en distribuant quelques pièces aux villageois.
-Qui t’a donné ça ? demanda un homme au loin.
Marianne s’approcha pour mieux voir la scène. L’homme en question était un garde, et il s’adressait à un enfant à qui Marianne venait de confier une bourse.
-A qui appartient cet or ?
-C’est à moi, je ne l’ai pas volé, dit l’enfant pour se défendre.
-Laissez cet enfant tranquille, dit Marianne calmement en se postant à côté de ce dernier.
-Lady Marianne ? Que faites-vous ici ? Les hors-la-loi sont ici ! Alerte ! hurla t-il.
Marianne lui envoya un coup de poing dans le visage, mais malheureusement d’autres gardes arrivèrent.
-Sauve-toi, dit-elle au jeune garçon.
-Merci, répondit-il juste avant de s’enfuir à toutes jambes.
Denis avait vu Marianne prendre la défense de l’enfant, il en avait très justement déduis qu’elle faisait partie de la bande de Robin. Il rassembla plusieurs de ses fils et amis et tous allèrent rejoindre la jeune femme.
- Je suis Denis, Robin vous a parlé de moi, je pense.Vous avez besoin d’aide peut-être ?
-Volontiers, répondit-elle alors qu’une vingtaine de gardes venaient les encercler.
Le combat s’annonçait inégal car les villageois n’avaient pas d’épées mais ils s’étaient toutefois munis de râteaux , de pioches et tous autres outils qui leur étaient tombés sous la main.
Marianne comprit à ce moment-là ce qu’était l’esprit d’équipe, ces hommes étaient prêts à risquer de perdre leur liberté, voire même leurs vies pour elle, parce qu’elle leur apportait-tout comme Robin- l’espoir.
Pendant ce temps, dans la forêt de Sherwood, Bevan avait relâché Djaq, et le cœur battant, il s’était enfoncé dans la forêt à la recherche d’Allan. Sa vengeance était proche et personne ne pourrait l’arrêter.
Allan continuait de ramasser des branches sèches, quand il se mit à penser à son frère et à leurs trop courtes retrouvailles dans la forêt.
Il se rappela l’immense peine qu’il avait ressenti lorsqu’il était arrivé trop tard pour le sauver ; Tom était mort sans avoir même eu le temps de s’expliquer. Les deux frères n’avaient pas pu échanger quelques mots, ni même un au-revoir.
Soudain, Bevan apparut et se jeta sur lui. Le hors-la-loi eut toutefois le réflexe de sortir son épée du fourreau, c’est alors que le duel commença.
-Enfin, je te retrouve, Allan de Dale, frère de Tom de Dale.
-Tu en as mis du temps pour comprendre.
Bevan l’attaqua , mais Allan le repoussa sans grande difficulté.
-Tu vas payer pour le crime de ton frère, Allan. Prépare-toi à mourir.
-Mais, tu es complètement malade ! Je ne suis pas responsable des erreurs de Tom, enfin !
-Il faut bien que je venge l’honneur de mon père, tu mourras. Il n’en sera pas autrement.
Djaq et Will étaient retournés au chevet d’Ellen.
-Je n’ai rien, mentit Ellen.
-Tu es blessée à la tête, rétorqua Will.
-Non, ce n’est vraiment rien. Laissez-moi, vous feriez mieux d’aller sauver Allan.
-Djaq, dit Will en lui faisant signe que quelque chose n’allait pas.
La jeune sarrasine s’approcha de Will et aperçut la branche enfoncée dans le dos d’Ellen. Ils échangèrent un regard inquiet. Ellen devint de plus en plus inquiète pour Allan, et la douleur lui fit perdre son calme.
-Allez aider Allan !
-Ellen, tu es blessée dans le dos. Je dois ouvrir la plaie, la désinfecter puis la refermer.
-Non ! Nous n’avons pas le temps.
Ellen arracha la branche d’un geste brusque, et se retint pour ne pas hurler tant elle souffrait.
-Ellen, non ! s’exclamèrent Will et Djaq d’une même voix.
-Partez, dit-elle faiblement. Partez…
Puis elle perdit conscience.
-Vite, il faut l’emmener au campement, déclara Djaq en essayant de garder son calme.
-Je vais la porter, fit Will.
De leur côté, Robin, Much et Petit Jean approchaient de l’endroit que venaient de quitter Will, Djaq et Ellen. Jean s’arrêta.
-Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Much.
-On dirait une tache de sang, dit Petit Jean.
-Laisse-moi voir de plus près, fit Robin.
Il trouva la branche ensanglantée.
-Quelqu’un s’est blessé avec ceci ou alors…
-Ou alors quoi ? demanda Much, soucieux.
-Ou alors on a blessé volontairement cette personne, répondit Robin.
-Qui aurait pu faire ça ? demanda Jean.
-Et pourquoi, renchérit Much ?
-J’ai ma petite idée, dit le chef des hors-la-loi. Je pense que Bevan s’en est pris à Allan.
-Quoi ? s’exclamèrent ses compagnons.
-Je n’ai pas le temps de vous expliquer, nous allons nous séparer. Jean retourne au campement voir si les autres sont rentrés. Much et moi allons chercher dans la forêt.
Ils se quittèrent en se souhaitant bonne chance.
Au campement, Djaq avait donné tous les soins qu’elle pouvait à Ellen, mais la jeune femme n’avait toujours pas repris conscience.
-Tu crois qu’elle va s’en sortir ? demanda Will.
-Je l’espère, répondit-elle .
Petit Jean arriva tout essoufflé.
-Vous êtes là, dit il. Où étiez-vous ?
-Dans la forêt, répondit Will.
-Qu’est-ce qu’elle a ? demanda Jean, en voyant Ellen.
-C’est Bevan qui est responsable de son état, affirma Will.
-Encore lui, remarqua Jean.
-Il va s’en prendre à Allan, l’informa Will.
-Alors partons sur le champ.
-Vas-y, dit Djaq, je vais rester avec elle.
Will hocha la tête.
-Je reviens très vite, dit-il en se penchant vers la femme qu’il aimait.
Il déposa un baiser sur sa joue, tandis que Petit Jean détournait le regard, gêné ; puis ils partirent.
Bevan et Allan étaient tous deux épuisés du combat.
-On fait une pause ? demanda Allan.
-Tu me provoques encore, répondit Bevan, en l’attaquant de plus belle.
-C’était juste pour détendre l’atmosphère.
-C’est tout ce que ça te fait ? Tu n’as donc pas peur de la mort ? demanda Bevan tout en esquivant une attaque d’Allan.
-J’ai défié la mort plus d’une fois.
-Mais cette fois, tu vas perdre.
-Tu sais que ça ne ramènera pas ton père, ce combat ne rime à rien.
-Bien au contraire, cela signifie beaucoup pour moi. Quand je t’aurai tué, je pourrai enfin continuer de vivre.
-Tu n’as pas besoin de ça.
Robin passa près de là, et le bruit des épées attira son attention. Il observa la scène, caché dans le feuillage épais des arbres. Le temps d’attraper une flèche et de l’ajuster, il sortit l’arc tendu.