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Série : Robin Hood
Création : 25.08.2010 à 12h28
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x03, suite de "Bienvenue à Sherwood". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 59 paragraphes
-Arrêtez ! ordonna t-il.
-Robin ? Vous devriez être au carrefour du pendu.
-Alors c’était ça ton plan, tu voulais m’éloigner et tuer l’un de mes hommes.
-Oh, mais on dirait que je suis démasqué, répondit Bevan avec ironie. Qu’allez-vous faire à présent ?
-Je te demande de poser ton arme et de partir.
-C’est tout ? remarqua Allan. Et il a quand même essayé de me tuer !
-Et c’est ce que je vais faire, rétorqua Bevan en levant son épée.
Mais Robin fut plus rapide, il tira et Bevan reçu la flèche dans l’épaule.

- Alors voilà tout ce que sait faire le grand Robin des Bois ?
-Tu devrais partir avant que je ne vise le cœur, répondit Robin, en tendant une nouvelle fois son arc.
-Vous bluffez !
-Tu crois ?
-Robin ne bluffe jamais, dit Allan.
-Allan, tais-toi ! ordonna Robin.
Bevan retira la flèche de son épaule, défia Robin d’un regard et leva encore une fois son épée ; et alors qu’Allan se préparait à esquiver l’attaque, Robin envoya sa deuxième flèche dans la jambe de Bevan. Cette fois-ci, Bevan lâcha son épée et se laissa tomber sur ses genoux.
-Viens Allan, on s’en va.
Les hors-la-loi s’éloignèrent du jeune homme.
-Ce n’est pas fini, Allan ! menaça Bevan.
Robin et Allan l’ignorèrent, et reprirent rapidement le chemin du campement.
-Merci, Robin.
-Eh, je t’avais dit qu’on règlerait cette affaire ensemble.
Allan sourit, il baissa la tête, ne sachant quoi ajouter.
-Robin ! cria Much, sorti de nulle part. Je n’ai pas trouvé Bevan mais…
Il désigna Will et Petit Jean qui apparurent juste derrière lui.
-Allan, tout va bien ? demanda Will.
-Oui, Robin m’a donné un coup de main, dit Allan en regardant Robin.
Ce dernier lui fit un clin d’œil complice. Much le remarqua et en fut un peu jaloux.

-On peut savoir ce qui s’est passé avec Bevan ? demanda t-il.
-Allan va nous raconter tout ça, dit Will.
A Locksley, Marianne et les villageois sortirent contre toute attente, victorieux de la bataille contre les hommes du Shérif.
Marianne sourit, Denis vint vers elle.
-Vous avez été très courageux, déclara t-elle.
-Je vous remercie ma lady.
-Mais, vous auriez pu mourir, reprocha la jeune femme.
-C’est là le risque de chaque combat.
-Oui, c’est vrai.
-Permettez-moi de vous raccompagner jusqu’à votre campement.
Marianne sourit et accepta poliment l’invitation du vieil homme. Denis fit signe à ses compagnons de les suivre. La jeune femme l’interrogea du regard.
-Mes amis et moi en profiterons pour saluer Robin des Bois, et nous entraîner au combat , si vous n’y voyez pas d’inconvénient.
-Cela me convient parfaitement, répondit-elle.


Au campement, Ellen avait repris conscience. Djaq se tenait toujours à ses côtés et se rendait compte qu’elle éprouvait une certaine sympathie pour la jeune femme, elle avait prouvé qu’elle était de leur côté, du côté de la justice.
-Comment te sens-tu ? demanda Djaq.
-Je vais bien grâce à toi, merci Djaq. On t’a déjà dit que tu étais un bon médecin ?
-Très rarement.
Elles rirent en même temps. Mais Djaq reprit très rapidement un air plus grave.
-Je peux te poser une question ?
-Bien sûr.
-Quand je t’ai opérée, j’ai vu ta cicatrice. Et pour être tout à fait franche, je l’avais déjà vue l’autre jour au château.
-Oh, répondit Ellen. J’aurais dû être plus discrète.
-Qui t’a fait ça ?
-Ne m’en veux pas, Djaq mais le passé est le passé et il y a des marques douloureuses que j’aimerais bien oubliées.
-Bien, sache que si tu as besoin d’en parler…
-Merci, c’est très gentil de ta part. Je ne l’oublierai pas.
-Eh ! Regarde un peu qui vient te voir. Allan, viens, l’invita Djaq pour changer de sujet. Je vais vous laisser, je dois retrouver Will.
Djaq s’éclipsa.
-Alors comment va la blessée ? demanda le hors-la-loi.
-Beaucoup mieux.
-Bien, c’est… une bonne chose.
Ellen regarda Allan, lui sourit et essaya de s’asseoir.
-Eh, eh, vas y doucement, lui dit-il en l’aidant.
-Merci, répondit-elle d’une petite voix puis lui sourit à nouveau.
-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Je suis heureuse que tu sois sain et sauf.
Non loin du campement, Djaq avait retrouvé Will et le reste de la bande. Robin et Much discutaient lorsque Marianne et les villageois firent leur apparition. Robin regarda sa femme et tout au fond de lui, regretta les propos qu’il avait tenus lors de leur dernière entrevue.
La vie était trop courte, et celle des hors-la-loi peut être encore plus, alors le jeune archer se fit la promesse de ne plus chercher le conflit que ce soit avec Marianne mais également avec ses compagnons. Much observa son ancien maître en silence, puis porta son regard sur Marianne.

-Bien, lança t-il pour tirer Robin de son mutisme, je pense que Marianne meurt d’envie de te parler.
-Je n’en suis pas si sûr, répondit Robin. Elle n’a pas daigné me regarder.
-Va la voir, je m’occupe des villageois.
-Tu ferais ça pour moi ?
-Bien sûr.
Robin donna une petite tape amicale à son compagnon et se dirigea vers sa femme.
Marianne était en train de discuter avec Denis de la bataille qu’ils avaient menée lorsqu’elle aperçut Robin s’avancer vers eux.
-Denis, comment vas-tu ?
-Bien, et c’est grâce à vous et surtout à votre belle dame.
Marianne rougit légèrement tout en détournant son regard et en restant silencieuse.
-Oui, j’ai la chance d’avoir une femme extraordinaire, répondit le chef des hors-la-loi en contemplant son épouse.
Marianne croisa alors le regard de l’homme qu’elle aimait depuis toujours. Elle fut heureuse de constater qu’il avait décidé d’oublier leur vilaine querelle.
Much parlait avec l’un des fils de Denis, prénommé Marc ; lorsqu’il aperçut Denis il l’appela pour laisser ainsi les jeunes mariés s’expliquer. Le hors-la-loi sourit, satisfait. Quand il voyait Robin tourmenté, Much ne pouvait s’empêcher de partager sa peine.
-Marianne, je suis désolé.
-Robin,…
-Laisse-moi finir, s’il te plait. Je regrette tout ce que j’ai dit et je te promets que nous ne nous disputerons plus à cause de Gisborne. Maintenant, dis-moi, est-ce que tu me pardonnes ? demanda-t-il en lui prenant les mains.
Marianne le regarda droit dans les yeux, elle savait que Robin était sincère mais elle se demandait s’il pourrait réellement tenir sa promesse.

-Je te pardonne, répondit-elle.
Robin, le cœur plus léger attira doucement Marianne dans ses bras et l’embrassa.
-Moi aussi, je tiens à m’excuser pour mon comportement. Je vais faire des efforts pour m’intégrer.
-Je suis ravi de l’entendre, répondit-il puis il l’embrassa à nouveau.


Allan essayait de faire rire Ellen pour lui faire oublier sa blessure mais quand il y parvint enfin, l’effet contraire se produisit. La jeune femme se crispa à cause de la douleur mais essaya malgré tout de garder le sourire. Allan ne fut pas dupe.
-Tu veux que j’appelle Djaq ?
-Non, laisse-la un peu se reposer. Elle s’est assez occupée de moi pour aujourd’hui.
-Tu es incroyable même blessée tu t’entêtes.
-Oui, je suis bornée et j’ai très mauvais caractère, répondit-elle pleine de malice.
-C’est tout ?
-Oui, je crois.
Il y eut un silence.
-Tu devrais rejoindre tes amis, déclara t-elle.
-Mais je ne vais pas te laisser toute seule…
-Vas, tu as mieux à faire. Je ne vais pas bouger d’ici, pas tout de suite en tous cas.
-Bien, je vais te laisser te reposer alors. A plus tard.
-A plus tard, répéta t-elle en fermant les yeux.
Will, Djaq et Petit Jean avaient rejoint Much et les villageois. Ce dernier fit les présentations puis s’éloigna discrètement du groupe pour voir si Robin et Marianne s’étaient réconciliés.
Il les vit se diriger vers lui main dans la main. C’était bon signe.
Allan arriva et serra quelques poignées de mains. Will lui fit une petite accolade, tandis que Jean lui donna une tape amicale dans le dos. La bonne humeur s’était installée. Denis vint se poster à côté de Much et lui demanda quand le combat allait débuter.
Mais ce fut le chef des hors-la-loi en personne qui lui répondit :
-L’entraînement commence maintenant. Vous êtes tous prêts ?
-Oui, répondirent les villageois mais aussi le reste de la bande.
-Alors, sortez vos armes et battez vous !
Tous obéirent aux ordres de Robin, même Marianne, qui, se tournant vers son époux , éprouva une grande fierté, la fierté de faire partie de ce groupe de résistants.

FIN