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Série : Robin Hood
Création : 21.12.2010 à 15h47
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x04 suite de l'épisode "Le poids du passé". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
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La jeune femme alla donc se réfugier dans la maison de Kaylene. Pendant que la fillette fermait la porte, Marianne alla au chevet de la mère de la fillette. La pauvre femme était fiévreuse, et il n’y avait aucune trace de médicaments dans l’unique pièce où elles se trouvaient.
-Vous pouvez la guérir ? demanda Kaylene.
-Je vais essayer. Mais, il me faudrait une bassine, de l’eau, et un linge propre. Peux-tu m'aider à rassembler toutes ces choses?
La petite hocha la tête, déterminée à se rendre utile. Elle chercha et finit par trouver une bassine et un linge, il ne manquait plus que l’eau.
Quelqu’un vint frapper à la porte. Kaylene et Marianne sursautèrent au même moment. Puis, la jeune femme lui fit signe de garder le silence. Mais des coups retentirent à nouveau. Marianne s’éloigna de la malade, se dirigea prudemment vers la porte et aperçut un garde.
-Ouvrez! ordonna t-il.
Marianne retourna sur ses pas , Kaylene l’interrogea du regard.
-Retourne auprès de ta maman, murmura t-elle.
La petite hocha la tête et s’exécuta, tandis que Marianne alla se cacher derrière un rideau.
-Ouvrez! menaça t-il une dernière fois.
Marianne réfléchissait tout en gardant la main sur la poignée de son épée et attendait le moment où le garde allait entrer.

Le garde donna un grand coup de pied dans la vielle porte et celle-ci céda facilement. La fillette, terrifiée, restait à côté de sa mère.
-As-tu vu des hors-la-loi roder, petite ?
Kaylene fit non de la tête. Le garde lança un coup d’œil rapide autour de lui et ne vit qu’une femme malade, allongée sur son lit. Il repartit aussi vite qu’il était apparu.
-Qui vous a donné ces provisions ? demanda une voix que Marianne connaissait bien.
-Les hors-la-loi ne sont pas dans les maisons, messire , vint rapporter le garde.
-Locksley n’est pas là, mais un de ses amis vous a donné ceci, dit Gisborne plus fort, en montrant des sacs de provisions.
Les villageois restèrent silencieux.
-Très bien, vous voulez jouer à ce petit jeu avec moi ? Alors jouons ! Gardes, arrêtez toutes les femmes de ce village !
-Les femmes ?
-Oui, les femmes.

Marianne sentait la colère l’envahir. Gisborne ne changerait donc jamais, et s’en prendrait toujours aux plus faibles. Elle regarda Kaylene , couchée près de sa mère puis pensa aux autres femmes qui allaient se faire capturer par les gardes. Que devait-elle faire ? Elle ne pouvait pas aller chercher de l’eau au puits dehors, mais il en restait au campement.
-Kaylene ?
-Oui ?
-Je vais devoir te laisser, je vais aller chercher de l’eau à mon campement.
-Vous nous abandonnez ?
-Non, bien sûr que non.
-Vous me le promettez ?
-Je te le promets, dit-elle avant d'ouvrir la porte.
-Hé ! Par ici ! alerta un garde qui passait devant la maison. Une hors-la-loi !
Marianne se rua vers lui et l’assomma d’un coup de poing. Mais d’autres gardes arrivèrent, alors la jeune femme sortit son épée et se débarrassa d’eux. Elle courut aussi vite qu’elle put vers la forêt.
Robin se battait contre Peter, dans la forêt.
-Je vais te tuer, dit Peter.
-Parce que tu crois en être capable ? demanda le chef des hors-la-loi.
-Bien sûr que oui !
-Et cela t’avancerait à quoi ?
-Je prendrai ta place et je serai bien plus efficace.
-Ha ! Permets-moi d’en douter.
Robin lui donna un coup dans les cotes du bout de son arc, puis lui en donna un autre sur la tête.
-Il faudrait déjà que tu saches te battre, lança Robin, heureux vainqueur.
L’homme mystérieux était parvenu à s’enfuir à cheval avec son coffre rempli d’or. Les gardes continuaient de combattre les hors-la-loi. Will venait de se débarrasser d’un garde quand il vit d’autres gardes arriver, il donna l’alerte.

Much était à terre, Will et Allan frappèrent en même temps le garde qui avait attaqué Much. Allan voulut aller aider Robin mais Bevan s’interposa et l’attaqua. Quant à Will, il tendit la main à Much pour l’aider à se relever.
-Merci, fit Much.
-Attention derrière toi ! le prévint Will.
Les autres gardes s’en prenaient à eux maintenant.
-Vous n’avez rien d’autre à faire que d’importuner de braves gens ? demanda Allan à l’un garde.
Djaq attrapa le garde par derrière, et plaça la lame de son épée sous sa gorge.
-Qui vous a ordonné de venir ici ? demanda t-elle.
-Personne, répondit le garde.
-Je te conseille de dire la vérité, dit Allan. Mon amie n’est pas très patiente.
Djaq resserra son étreinte.
-D’accord, d’accord. Je vais tout vous dire.
-Voilà qui est mieux, fit Allan en souriant.
-C’est Messire Guy de Gisborne qui nous a envoyés ici sur ordre du Shérif. Les autres sont restés à Clun et s’occupent des femmes.
-Ils s’occupent des femmes ? répéta Will qui les avait rejoints Qu’est-ce que ça veut dire ?
-Les femmes vont être emmenées et enfermées au château.
-Au château ?
-Au cachot, pour être plus précis.
-On s'en doutait bien mais merci, fit Allan.
Djaq le relâcha et Allan lui envoya un coup de poing dans le nez. Puis Jean s'approcha et lui donna un coup de bâton sur la tête.
-C’est du beau travail d’équipe ! lança Allan.
-Je suis d’accord, dit Robin en regardant autour de lui.
Les gardes étaient tous inconscients et Peter et les autres avaient déjà disparu.
Les hors-la-loi reprennaient leur souffle. Will, Djaq et Allan se regardèrent, il fallait prévenir leur chef de ce qu'ils avaient appris de la bouche du garde.
-Robin, on a un problème, déclara Will.
Marianne courait aussi vite qu’elle le pouvait. Lorsqu’elle arriva enfin au campement, elle se mit à la recherche de gourdes pour transporter l’eau. Elle les trouva et les remplit.
Avant de repartir, elle eut un moment d’hésitation. Elle se dirigea vers sa couche où elle avait caché sa tenue de Veilleur de Nuit. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait pas portée. La tentation était trop forte, elle la revêtit,le coeur battant, puis prit les deux gourdes et partit en toute hâte.

Le Veilleur de Nuit est de retour, pensa-t-elle, plus déterminée que jamais.

De son côté, toujours attachée à un arbre, Ellen se débattait de toutes ses forces. La jeune femme réussit à user les liens qui la privaient de sa liberté. Elle regarda autour d’elle et finit par tomber sur ses petits sacs remplis d’herbes médicinales, ces herbes qu’elle avait cueillies au fil de ses voyages. Elle les accrocha à sa ceinture et s’élança en direction de la route du Nord.
* * *
-Nous devons aller à Clun, déclara Much.
-Mais nous devons aussi récupérer l’argent qui nous ait passé sous le nez, fit remarquer Petit Jean.
-Nous allons nous séparer, trancha Robin après réflexion.
-Oh, ce n’est pas une bonne idée, dit Much.
-Je sais, mais je n’ai pas d’autre plan. Will, Djaq et Jean, vous allez à Clun pendant que Much, Allan et moi, nous irons au château.

Les hors-la-loi se séparèrent. Robin, Much et Allan venaient de partir. Quant à Will, Djaq et Jean, ils s’étaient mis en route pour Clun .
Malheureusement pour elle, Ellen arriva quelques secondes trop tard. Elle ne vit que des gardes inconscients, ou blessés qui revenaient doucement à eux.
Lorsqu’elle se retourna, elle tomba nez à nez avec un garde qui, lui, était bien conscient.
-Vous êtes perdue ma p’tite dame ? demanda t-il en ricanant.
-Non, je rentrais chez moi, répondit-elle aussi calme que possible.
-On peut vous raccompagner, proposa-t-il, en s’avançant vers elle.
-Merci, mais non merci, répondit-elle, en reculant.
-Oh allez… poursuivit-il.
-J’ai dit non, répliqua t-elle froidement.
Des gardes lui bloquèrent la route.
-Embarquez la avec les autres ! ordonna le garde qui l’avait accostée.