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Série : Robin Hood
Création : 21.12.2010 à 15h47
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x04 suite de l'épisode "Le poids du passé". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
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Ellen soupira. C’était la deuxième fois de la journée qu’elle se sentait impuissante. Inutile de résister, cela ne ferait qu’empirer la situation. Les gardes l’encerclèrent, lui mirent les fers puis se mirent en route pour Clun.
Marianne était enfin arrivée à Clun. Kaylene avait été surprise de voir le Veilleur de Nuit s’introduire dans sa maison. Quand la jeune femme eut enlevée son masque, la petite fille, la dévisagea. On aurait dit qu’elle n’en croyait pas ses yeux, comme s’il était impossible qu’elle soit le Veilleur de Nuit.
Je sais. Tout le monde pense que le Veilleur de Nuit est un homme. Tout le monde se trompe.
La jeune femme se dirigea vers la malade, déversa le contenu des gourdes dans la bassine, trempa le linge dedans, l’essora et le posa sur le front de la malade. La fièvre ne semblait pas baisser. Marianne quitta la mère de Kaylene. Elle ne pouvait rien faire d’autre pour l’apaiser. Djaq devait absolument venir ici, mais où pouvait-elle bien être ?
Ellen, toujours prisonnière, marchait aux côtés des gardes. Elle devait en plus supporter leurs plaisanteries qu’elle trouvait franchement de très mauvais goût.
Je ne peux pas les laisser m’emmener juste comme ça, se reprit-elle. Allons un peu de courage.
Alors la jeune femme fit semblant de tomber et profita que l’attention d’un garde fut détournée pour lui voler son épée. Les fers la gênaient, les gardes ne furent pas du tout impressionnés ni même effrayés par cette tentative désespérée.
-Reculez ! cria-t-elle. Je ne vous ferai rien si vous me laisser partir.
-Pour qui se prend-elle ? lança un garde.
-Nous sommes bien plus nombreux, tu n’as aucune chance ma mignonne, déclara le chef de la garnison.
Ellen essaya de lui enfoncer l’épée dans le ventre, mais il dévia son attaque. Elle avait encore à apprendre, elle demanderait d’autres conseils et leçons à Allan si elle s’en sortait vivante.
Le garde la gifla.
-N’essaie même pas de recommencer. Je te réserve un traitement très particulier : tu iras directement à la potence, je peux te l’assurer. Allez, on repart, dit le chef.
Mais la jeune femme n’avait pas encore dit son dernier mot.
Je ne veux pas mourir, pas maintenant.
Ellen avait beau avoir les mains liées, elle parvint tout de même à atteindre un des petits sachets accrochés à sa ceinture. Elle sourit.
Je vais leur faire un de mes tours de passe-passe qu' ils ne sont pas prêts d’oublier.
Elle dénoua la petite corde qui serrait le sachet et lança son contenu dans l’air. Les gardes se mirent à hurler, et même à éternuer.
Du poivre. Simple mais très efficace.
Ellen profita de la surprise des gardes, et s’enfuit aussi vite qu’elle le put. Elle devait trouver Robin et le prévenir que les femmes de Clun étaient en danger.
Peter, Bevan, Simon et Leborgne étaient rentrés à leur campement. Quand Peter s’aperçut qu’Ellen avait disparu, il hurla de colère.
-Comment a-t-elle pu s’échapper ?! demanda-t-il à ses hommes.
-La bande de Robin des Bois a dû venir la libérer, dit Leborgne.
-Impossible, nous nous battions contre eux.
-Ils ont des alliés ne l’oublient pas, lança Simon.
-Des alliés ? Quels alliés ?
-Je n’en sais pas plus que toi, c’était peut-être l’œuvre de villageois.
-Non, personne ne connaît l’emplacement de notre campement. Personne à part nous.
-Ellen nous a sans doute trahis, dit Bevan. Je ne vois pas d’autre explication possible.
-Moi, j’en vois une, dit Peter en lançant un regard noir à son frère.
-Laquelle ? demanda Simon, sans ciller.
-Ne joue pas les innocents, je sais que c’est à cause de toi qu’elle est parvenue à s’échapper.
-Quoi ? s’exclama Leborgne. Non, je n’y crois pas une seule seconde.
-Hum, tu as raison déclara Bevan. Qui d’autre à part Simon ?
-Oh arrêtez, vous devenez vraiment paranoïaques. Ellen est une futée, elle a réussi à se détacher, il n’y a rien d’autre à dire, répondit Simon pour sa défense.
-Futée ? reprit Leborgne. C’est une femme !
-Change de disque, tu veux ? demanda Simon en levant un sourcil. Arrête de sous-estimer les femmes, elles sont bien plus malignes que toi.
-Comment oses-tu ? s’énerva Leborgne en attrapant Simon par le col.
-Assez ! ordonna Peter. Après tout, nous n’avons pas besoin d’elle.
Il sortit un médaillon de sa poche, et le lança dans le feu que Bevan venait tout juste d’allumer.
-Qu’est-ce que c’est ? demanda Leborgne.
-Le médaillon d’Ellen, répondit Peter. Bien, à présent, en route.
-Où allons-nous ? demanda Simon.
-Nous allons continuer notre mission, nous allons aider les pauvres.
-Quand j’étais à terre, j’ai entendu un garde avouer aux hors-la-loi que les femmes de Clun allaient être enlevées, dit Bevan.
-Merveilleux ! dit Peter en se frottant les mains.
Robin, Much et Allan se faufilaient dans les couloirs du château de Nottingham.
-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? demanda Much en chuchotant.
-On essaie de repérer où se trouve le coffre qui nous ait passé sous le nez, dit Robin.
-Ah oui, continua Much.
-Attention, des gardes arrivent, murmura Allan.
-Vite, par ici, fit Robin en entrant dans une pièce.
-Où sommes-nous ? demanda Much.
-Nous sommes dans l’ancienne chambre de Marianne.
-Non mais sans rire, ça ne nous avance pas vraiment, déclara Allan.
Robin ne répondit pas et se dirigea vers la porte qu’il entrouvrit légèrement. Il vit des gardes passer avec des bagages. Il sourit. Allan lança un regard interrogatif à Much qui se contenta de hausser les épaules.
-Je sais comment nous allons trouver le coffre, affirma-t-il. Allons-y !
Will, Djaq et Petit Jean étaient cachés derrière des buissons à l’entrée du village de Clun.
Dans une charrette, des femmes pleuraient, d’autres appelaient au secours. On les enlevait à leurs maris, leurs enfants. Mais pourquoi ? Qu’avaient-elles bien pu faire ? Nul ne le savait.
-Jean, qu’est-ce qu’on attend ? demanda Will, impatient.
-On attend le bon moment, répondit-il.
-Mais si nous n’intervenons pas maintenant toutes ces pauvres femmes vont être séparées de leurs familles.
-Je sais.
-Jean, commença Djaq doucement.
-Quoi ?
-Je crois que tu devrais regarder ce qui se passe là-bas.
-Hum ? Mais ? Que font-ils ici ceux-là ? Je croyais qu’on s’en était débarrassé ?
-Il faut croire qu’ils sont pires que des sangsues, lança Will en serrant sa hache.
Peter et sa bande étaient de retour.
-Qu’est-ce qu’on fait ? demanda Djaq.
-Il vaut mieux intervenir avant qu’ils ne fassent tout rater, répondit Jean.
Les hors-la-loi passèrent à l’action.
-Ya ! lança Djaq en accourant au secours des femmes.
-Que fais-tu ? demanda Leborgne en s’interposant.
-Je vais libérer ces femmes et toi tu te pousses de mon chemin !
-C’est moi qui vais libérer ces faibles créatures.
-Faibles créatures ? répéta Djaq.
Leborgne afficha un sourire moqueur. Djaq lui écrasa le pied et l’assomma avec la paume de son épée.
-Alors qui est la faible créature maintenant ? demanda t-elle alors que son assaillant se mit à geindre de douleur.
Elle continua sur sa lancée et se battit contre tous les gardes qui essayaient de l’empêcher d'accomplir sa mission. Jean se débarrassait de tous les gardes qui osaient de mettre sur son passage. Quant à Will, il devait faire face à Simon.
-Will, c’est bien cela ?
Will resta muet et l’attaqua.
-Je ne veux pas me battre contre toi, lança t-il.
-Ah non ? Qu’est qu’on est en train de faire alors ?
-Ecoute, j’ai les poings liés, je dois faire semblant d’être du côté de mon frère pour protéger Ellen.
-Elle n’a pas besoin de toi.
-Mais, j’ai besoin d’elle, répondit Simon en esquivant l’attaque d’un garde qui s’en prenait à lui.
-Pourquoi ça ?
-Parce qu’elle est la seule personne à qui je tienne vraiment.
Will baissa son arme. Simon paraissait sincère.
Est-ce une ruse ? se demanda Will.
-Pourras-tu lui donner cela ? demanda t-il en lui tendant d’un geste vif un objet rond.
-Oui, répondit Will en le mettant dans sa poche. Je lui donnerai.
Simon le remercia d’un signe de tête.
-Maintenant, assomme moi.
-Quoi ?
-Fais-le, c’est tout. Bevan nous regarde.
Will s’exécuta presque à contre cœur. Au fond, Simon devait être quelqu’un de bien. Puis le jeune hors-la-loi alla aider Jean et Djaq.