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Série : Robin Hood
Création : 21.12.2010 à 15h47
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x04 suite de l'épisode "Le poids du passé". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 63 paragraphes
A quelques mètres de là, à l’intérieur d’une maison, Marianne s’apprêtait à sortir.
Kaylene vint la couper dans son élan, en lui prenant la main. La petite fille avait peur de rester seule avec sa mère.
-Ne t’inquiète pas, je vais juste chercher une amie qui est dehors. Elle est médecin, elle va pouvoir guérir ta maman.
A ces mots, une lueur d’espoir apparut dans les yeux de Kaylene. Elle laissa alors Marianne sans aller.
La jeune femme remit son masque en place et sortit.
-Djaq ! cria-t-elle.
Mais cette dernière ne l’entendit pas.
-Marianne ? appela une voix derrière elle.
Elle se retourna et tomba nez à nez avec Gisborne. Marianne sortit son épée, Guy l’imita.
-Je ne vous ferai aucun mal, je vous l’ai promis.
-Baissez votre épée dans ce cas, rétorqua t-elle.
-Je ne le peux. Le shérif n’a plus confiance en moi, il me fait surveiller.
Il l’attaqua, mais la jeune femme le contra.
-Je suis votre ami.
-Arrêtez de me répéter cela. Nous ne serons jamais amis.
-Vous ne me laissez guère le choix , répondit-il en voyant au loin un garde l’observer.
Il leva son épée pour l’attaquer une nouvelle fois. Quand, soudain, il s’effondra.
Ellen venait de sauver Marianne.
-Où est Robin ? demanda-t-elle.
-Juste ici, répondit le chef des hors-la-loi.
-Nous venons à votre rescousse, déclara Much.
-Nous avons l’emplacement du coffre mais nous n’avons pas pu agir. Nous y retournerons tous ensemble.
-Oui, fit Marianne. Mais d’abord, il faut que je retrouve Djaq déclara t-elle avant de s’éloigner.
-Tu es là ? s’étonna Allan en voyant Ellen. Je croyais que tu étais partie.
-J’ai été retenue, répliqua-t-elle en haussant les épaules.
-Qu’est-ce que c’est que ces chaînes ? demanda Allan.
-Oh, ça… c’est une longue histoire. Est-ce que tu peux m’en débarrasser ?
-Oui, viens par là, dit-il en lui reprenant la main.
Ellen se laissa guider. Allan lui fit signe de poser ses mains sur le gros rocher qu’il venait de trouver.
-Prête ?
-Oui.
Allan frappa de toutes ses forces avec son épée mais les chaînes ne cédèrent pas. Alors il recommença une fois puis une autre encore, en vain.
-Qu’allons-nous faire ? Je ne vais tout de même pas rester comme ça, dit la jeune femme en montrant ses mains menottées.
-Il nous faudrait quelque chose de plus tranchant…
-Besoin d’un coup de main, peut-être ? fit une voix derrière eux.
-Will ?!

Le jeune hors-la-loi utilisa sa hache et brisa les chaînes d’Ellen. Cette dernière le remercia chaleureusement.
-Et merci à toi aussi, dit-elle en s‘adressant à Allan.
Allan allait répondre quand il vit Will sortir un objet de sa poche.
-C’est à toi, je crois, dit-il en le donnant à Ellen.
-Mais où l’as-tu trouvé ? lui demanda-t-elle en prenant son médaillon.
-Simon me l’a donné tout à l’heure, répondit Will.
-Où est-il ?
-Il est là-bas, déclara-t-il en le montrant du doigt.
-Je dois aller le voir.
-Quoi ? fit Allan. Et pourquoi faire ?
-Je veux vérifier qu'il n'est pas blessé.
-Non, attend c’est peut-être une ruse pour te récupérer, continua Allan.
-Me récupérer ? répéta t-elle. Mais je n’appartiens à personne que je sache.
Ellen partit, laissant les deux hors-la-loi sans voix
-Allan,… commença Will.
-Tu crois qu’elle a des sentiments pour Simon ? demanda son compagnon.
Will, étonné ne répondit pas tout de suite.
-Je ne sais pas. Et toi ?
-Quoi moi ?
-Est-ce que tu l’aimes ?
-Non, non enfin je l’aime bien c’est tout.
-Oui, fit Will en souriant. Tu l’aimes bien.
-Eh qu’est-ce que tu sous-entends ?
-Oh… rien. Ce serait juste dommage…non laisse tomber.
-Maintenant que tu as commencé, va jusqu’au bout de ta pensée.
-Vous avez l’air de bien vous entendre, non ?
-Oui.
-Elle est sympathique…
-Et c’est une jolie fille, coupa Allan.
-Elle sait se battre, dit Will.
-Elle ne se débrouille pas mal, poursuivit Allan.
-Et tu l’aimes bien.
-Oui, et alors ? Je ne vois toujours pas où tu veux en venir.
Will soupira.
-Ne la laisse pas filer.
Robin, Much et Jean étaient en train d’élaborer un plan car malgré leur intervention, les hors-la-loi n’étaient pas parvenus à sauver les femmes de Clun. Le chariot où étaient retenues les prisonnières avait disparu.
-Nous devons sauver ces femmes, dit Petit Jean.
-Et récupérer le coffre, ajouta Much.
-Les femmes d’abord, grogna Jean. Elles valent bien plus que de simples pièces d’or.
-Mais sans cet or, elles ne pourront pas vivre bien longtemps, continua Much.
-Arrêtez un peu tous les deux, s’emporta Robin. Je ne peux pas me concentrer.
-Mais où sont passés les villageois ? demanda Much. Ils auraient pu au moins essayé de défendre les femmes.
-Ils sont partis travailler dans les champs, répondit Petit Jean. Et ces fourbes de gardes n’ont pas hésité à attaquer les villageoises alors qu’elles étaient sans défense.
-C’est une honte ! s’emporta Much.
-Assez parlé, déclara Robin. Il faut passer à l’action à présent, rassemblez les autres. Je pars devant.
-Quoi? Mais c'est de la folie. Robin, non ! protesta Much.
Mais le chef des hors-la-loi n’écoutait déjà plus.
-Robin, attends ! cria Jean.
-Qu’y a t-il ?
-Robin ! appela Will qui venait de rejoindre ses compagnons. Cet homme veut te parler.
-Ils ont pris ma femme, Grace. J’ai essayé de les en empêcher mais ils étaient...
-Calme-toi, comment t’appelles-tu ?
-Conrad.
-Eh bien, Conrad, nous allons ramener ta femme ainsi que toutes les autres. Je t’en donne ma parole.
Will fit un signe de tête à Robin, il avait une autre information à lui livrer.
-Gisborne est ici, murmura-t-il.
-Tu plaisantes ?
-Non.
-Alors, on dirait bien que la chance nous sourit à nouveau, répliqua t-il. Nous allons l’interroger.
Non loin de là, Djaq et Marianne s’entretenaient sur l’état de santé de la malade.
-Elle va mourir, dit Djaq.
-Pardon ?
-Cette femme est condamnée.
-Non, ne dis pas cela. Elle doit vivre, elle a une petite fille, Djaq.
-Je suis désolée.
-Mais, peut-être qu’Ellen pourrait nous aider ? proposa Marianne.
-Comment ?
-Je crois qu’elle porte toujours à sa ceinture diverses plantes médicinales. Je vais aller la chercher, continua t-elle avant que Djaq n’ait le temps de lui répondre.
Ellen était au chevet de Simon, elle regarda autour d’elle. Aucun signe de Peter ou des autres. Ils l’avaient certainement abandonné. Rien d’étonnant à cela, c’était l’une de leur règle : seul au combat, seul face à la mort. Elle passa sa main sur le visage de Simon. Ce dernier s’était toujours montré très gentil envers elle, il n’avait pas hésité à prendre sa défense, en s’opposant à son frère et ce plus d’une fois.
Elle voulut lui prendre le pouls et fut surprise quand il lui prit la main.
-Ellen, commença t-il.
-Chut, garde tes forces.
-Est-ce que je suis blessé ?
-Non, tu n’as rien, grâce au ciel.
-Le médaillon, dit-il en voyant l’objet autour du cou de la jeune femme.
-Will me l’a remis, comme il te l’avait promis.
-Oui, fit-il encore à moitié sonné.
-Ellen ! appela Marianne.
-Oui ?
-Viens avec moi, je t’en prie.
-Qu’y a t-il ?
-Djaq a besoin de toi pour soigner une femme.
-J’arrive dans un instant.
-Cette femme ne peut pas attendre, insista Marianne.
-Bien, je viens. Est-ce que ça va aller ? demanda t-elle à Simon.
Il hocha la tête. Allan et Will étaient à présent à côté d’eux.
-Je vais voir Robin, annonça Will.
-Allan, peux-tu me rendre un service ? demanda Ellen.
-Oui, bien sûr.
-Tu peux veiller sur Simon ?
-Euh…d’accord. Pas de problème.
-Merci.
Allan posa ses yeux sur Simon puis regarda la jeune femme suivre Marianne. Il repensa à ce que Will lui avait dit et finit par conclure qu’il avait raison.