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Série : Robin Hood
Création : 21.12.2010 à 15h47
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Episode 4x04 suite de l'épisode "Le poids du passé". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 63 paragraphes
-Je ne peux pas croire… commença Robin. Je l’ai perdue.
Sa voix se brisa.
-Je l’ai perdue, répéta t-il.
Much s’approcha de Robin.
-Robin,…il faut nous en aller d’ici. Les gardes vont nous repérer.
-Non !
-Nous devons…
-J’ai dit non, Much ! s’emporta-il. Laisse-moi, je veux être seul.
Les hors-la-loi échangèrent des regards inquiets et laissèrent Robin.
-Que faisons-nous maintenant ? demanda Will.
-Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Allan.
-Les villageoises sont toujours enfermées dans les cachots, dit Much.
-Mais, et pour Marianne ? demanda Ellen en essuyant ses larmes.
Tous se turent.


-Nous devons récupérer… son corps, poursuivit la jeune femme en étouffant un autre sanglot.
-Une minute, fit Allan.
-Quoi ? fit Petit Jean
-On n’a pas vu son corps, continua Allan.
-Elle serait apparue comme une martyre, dit Will. Et c’est justement ce que le Shérif voulait éviter.
-Tout ce qu’il désirait c’était détruire Robin, fit Much. On dirait que le Shérif a gagné, cette fois.
-Mais on ne peut pas le laisser faire, déclara Djaq.
-Marianne est peut être encore en vie, dit Allan.
-Impossible, fit Much. Pourquoi le Shérif l’aurait-il épargnée ? Et puis, tu as entendu Gisborne tout à l’heure, sa mort faisait partie de son plan diabolique pour atteindre Robin.
Ils restèrent tous silencieux en repensant à la jeune femme.
-Est-ce que l’un d’entre vous a un plan ? demanda Allan.
-Les villageoises, le trésor. On y arrivera jamais sans Robin ! s’exclama Much.
-On pourrait faire deux groupes ? proposa Djaq.
-Oui, c’est une bonne idée, répondit Jean. Deux groupes pour deux missions. Will, Allan et Ellen vous vous occuperez du coffre. Tandis que Djaq, Much et moi délivrerons les femmes.
-Je viens aussi, fit Robin en les rejoignant.
-Robin, tu es sûr ? demanda Djaq.
-Oui.
Les deux groupes furent vite formés, désignés par Petit Jean, Will, Allan et Ellen étaient en route pour la salle où était enfermé le coffre. Robin et les autres s’en allèrent vers les cachots.
-Mais…
-Où sont-elles toutes passées ? demanda Much.
-Elles n’ont pas pu s’échapper fit Petit Jean.
-Non, en effet, elles ont été libérées, déclara une voix derrière eux.
-Le Shérif ! C’est un piège ! cria Much.
-Emparez-vous d’eux, ordonna le Shérif d’un ton incroyablement calme.
-Fuyez ! fit Robin à ses compagnons.
Mais, les gardes bloquaient déjà la seule sortie. Il n’y avait malheureusement plus aucune issue. Les hors-la-loi se débarrassèrent de quelques gardes mais ce ne fut pas assez. Ils furent enfermés.
-Enfin, je te tiens Robin.
-Laissez mes hommes partir, Shérif.
-Pourquoi ferais-je une telle chose ?
-Vous avez bien relâché les villageoises.
-Elles ne m’étaient plus d’aucune utilité.
-En quoi est-ce différent ?
-Tes compagnons sont des hors-la-loi et les hors-la-loi doivent être exécutés.
Il fit une courte pause et reprit :
-Ah, Robin, mon cher Robin, j’aurais tellement aimé voir ta réaction quand Marianne a rendu son dernier souffle.
-Vous me le paierez !
-J’avais opté pour une exécution publique, et puis on m’a proposé une autre idée.
-Elle ne peut pas venir de Gisborne, fit Robin. Alors qui est le lâche qui a osé s’en prendre à une femme ?
-C’est moi, déclara un homme qui sortit de l’ombre.
Il s’approcha du hors-la-loi. Robin reconnut l’homme qu’il avait attaqué avec ses compagnons, un peu plus tôt dans la forêt.
-Qui es-tu ? demanda Robin.
-Je te présente Lord Tanner Wakefield, déclara le Shérif.
-Ainsi donc voici le célèbre hors-la-loi, fit Tanner.
-Wakefield, tu es un homme mort.
-Comment ? T’aurais-je offensé ?
Robin donna un coup contre les barreaux de la prison. Much en sursauta. Djaq et Petit Jean échangèrent un regard.
-Et pourtant, ce n’était pas mon intention. J’ignorais que le Veilleur de Nuit était en fait ta femme. Je pensais qu’il ne s’agissait que d’un simple sauvage vivant dans les bois avec toi.
-Tanner, il est temps d’aller savourer notre victoire, déclara Vaisey.
Le Shérif, Lord Wakefield et les gardes quittèrent les cachots.
-Cette fois c’est la fin, dit Much.
-Au moins, nous nous retrouverons tous au paradis, mon ami, dit le chef des hors-la-loi.
-Robin, tu ne vas rien faire ? demanda Djaq.
-A quoi bon ?
-Quoi, c’est tout ? demanda Jean. Nous ne sommes pas encore morts, il ne faut pas te laisser aller, Robin.
-Je suis fatigué de me battre. Toutes ces années à lutter pour rien…
-Ne dis pas ça, dit Djaq.
-Nous avons sauvé des vies, affirma Much.
-Et nous avons payé le prix fort. Nous avons tous subi de terribles pertes : Dan Scarlett, Tom de Dale, Edward,…, Marianne.
Allan guidait Will et Ellen, ils avaient récupéré le coffre. Allan allait indiquer la sortie à ses amis quand Will lui fit signe d’attendre.
-Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Allan à voix basse.
-Chut ! Ecoute.
-Tanner, votre idée était brillante. Robin des Bois est un homme fini.
-Merci, Shérif.
-Toutefois, j’aimerais savoir ce que vous avez fait du Veilleur de Nuit.
-Ne craignez rien, il n’est plus un danger.
-Qu’avez-vous fait du corps, Tanner ? insista le Shérif.
-Je m’en suis débarrassé.
-Bien.
-A présent, c’est à vous de jouer.
-Je sais ce que j’ai à faire. Regardez plutôt ceci.
Le Shérif sortit un parchemin qu’il déplia avec soin.
-D’autres copies vous attendent dans vos appartements. Je vous laisse le soin d’aller les afficher. Après tout, il s’agit de votre hors-la-loi.
-Merci.
Puis, les deux hommes se séparèrent.
-Est-ce que ça va Ellen ? demanda Will. Tu es pâle comme la mort.
-Ca va. J’ai cru… Non, je me suis trompée.
-Bon, on s’en va ? demanda Allan, visiblement pressé de sortir du château.
-Non, on doit retrouver les autres. Ils devraient être là depuis un bon moment, ils ont dû avoir des ennuis, fit Will
-Où peuvent-ils être ? demanda Ellen.
-Allons voir aux cachots, proposa Will.
-C’est parti.
Les trois hors-la-loi arrivèrent aux cachots en un rien de temps.
-Grâce au ciel ! s’exclama Much. Nous n’allons pas mourir.
-Tu ferais mieux de remercier Will. Tiens, la clé est juste là, dit Allan. Les gardes sont vraiment inconscients, les prisonniers risquent de s’évader, dit-il en souriant.
-Bien vu ! fit Will.
Allan ouvrit la porte de la prison. Much, Djaq et Jean ne se firent pas prier pour sortir.
-Robin, sors ! Il ne reste plus que toi, dit Will.
-Partez.
-Nous ne partirons pas sans toi, dit Jean.
-Laissez-moi rejoindre ma femme.
-Robin, dit Ellen d’une voix douce. Viens, s’il te plait.
-Pourquoi faire ?
-Viens, rentre avec nous au campement.
-Non.
-Désolé, mais tu n’as pas le choix, déclara Jean. Soit tu nous suis et nous vivons tous, soit tu restes et nous mourons avec toi mais dans ce cas, l’Angleterre sera perdue pour de bon.
-Faites ce que vous voulez, moi, je reste.
-Dans ce cas, j’espère que tu me pardonneras.
Petit Jean donna un coup de poing à Robin qui s’effondra.
-Mais qu’est-ce qui te prend ? demanda Much, choqué.
-Il ne voulait pas venir.
-Alors tu l’assommes ?
-Oui.
-Décidément, tu ne perdras jamais cette habitude !
-Allons-nous en , avant que des gardes ne rappliquent, dit Allan.

Les hors-la-loi avaient encore quelques mètres à faire avant d’atteindre le campement. Ellen s’arrêta pour reprendre son souffle. Allan l’attendit.
-Je vais aller à Clun, déclara t-elle.
-A Clun ? Tu plaisantes ? On est bien plus près du campement que de Clun.
-Je dois aller voir Kaylene et sa mère.
-Tu pourras y aller demain.
-Je dois y aller maintenant.
-Bien, à plus tard.
-A plus tard, répondit-elle en détournant le regard.
Allan rejoignit le reste du groupe.
-Ellen n’est pas avec toi ? demanda Much.
-Non, elle est partie à Clun.
Petit Jean les pressa. Le petit groupe se hâta de retourner au campement. Jean déposa Robin sur un lit.
-Que lui est-il arrivé ? demanda une voix derrière eux.
-Marianne !
-On te croyait morte, dit Much.
-Oui, c’est ce que voulait le Shérif.
-Mais comment t’en es-tu sortie ? demanda Djaq.
-Gisborne m’a aidée.
-Gisborne ? répéta Jean, on ne l’avait pas attaché avant de partir de Clun ?
-Si, fit Allan. Il faut croire qu’il est plus habile qu’on ne le pensait.
-J’ignore comment il a fait, tout ce qui compte c’est que le Shérif croit en avoir fini avec le Veilleur de Nuit. Et Robin, que lui est-il arrivé ?
-Nous avons tous cru que tu étais… morte, Robin ne pouvait pas le supporter. Il préférait se laisser mourir, déclara Will.
-Alors, Jean l’a assommé pour pouvoir l’emmener au campement, termina Much.
Marianne s’assit à côté de son mari.
-On ferait mieux de vous laisser seuls tous les deux, dit Will.
-Oui, fit Allan.
-Allan ? Je peux te parler ? demanda Djaq.
-Bien sûr, viens.
Ils firent quelques pas , puis Djaq reprit la parole.
-Ellen est partie.
-Oui, je sais. Elle est allée à Clun.
-Non, elle est partie pour de bon. Elle ne reviendra pas.
-C’est une plaisanterie ?
-Non.
-C’est elle qui te l’a dit ?
-Oui.
-Quand ?
-Tout à l’heure, un peu avant son départ.
Allan leva les yeux au ciel.
-Est-ce qu’elle a dit pourquoi ?
-Non, elle n’a pas voulu me donner d’explications.
-Elle s’est bien moquée de moi, lâcha Allan.
-Quoi ? Allan, tu es en colère, c’est normal. . .
-Normal ? Qu’est-ce qu’il y a de normal ? Pourquoi partir maintenant ?
-Je ne sais pas. Il s’est passé quelque chose ? Tu lui as parlé ?