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Série : Kaamelott
Création : 27.03.2026 à 20h47
Auteur : choup37
Statut : Terminée
« 13 ans après sa chute, Arthur trouve la force de se relever (se situe pendant le second film - 2025) » choup37
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Les dieux avaient rappelé la Dame du Lac.
Ces cons avaient rappelé la Dame du Lac.
Arthur avait manqué la crise cardiaque, deux fois.
Qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour qu'ils rappellent la gourdasse ?
Arthur pouvait être une burne, il n'avait aucun mal à l'admettre. Il y avait assez de témoins pour le confirmer, de toute manière, sa femme en premier, tiens. C'était un trait de caractère dont il n'avait jamais su se débarrasser, et qui n'avait fait qu'empirer avec les années.
Ce n'était un secret pour personne, Arthur Pendragon était fâché avec les dieux.
Les tensions avaient toujours existé, mais elles avaient explosé quand le roi avait finalement décidé d'écouter son cœur et d'épouser la femme d'un de ses chevaliers. La femme d'un de ses hommes, un de ses vassaux, quelqu'un qui lui avait donné sa fidélité devant les dieux.
Karadoc était un con, un incapable et un exemple en terme de mari pourri. Il excédait Arthur, tout autant qu'il l'attristait. Le type était un incapable notoire, mais il le respectait réellement, même s'il ne comprenait rien à ce qu'ils fichaient.
Et Arthur l'avait trahi, en lui mentant et en le manipulant.
Bien plus que laisser partir Lancelot ou Guenièvre, ou épouser Mevanwi, cela avait été, à ses yeux, la pire faute qu'il avait commise. Trahir quelqu'un qui lui avait donné sa confiance, et son amitié.
Cette erreur hantait Arthur, comme tant d'autres.
Et pourtant, pourtant, Karadoc avait réussi à lui pardonner, au point de partir en quête en son nom.
Lui, Venec, le tavernier, et ce petit con amoureux de la reine.
Cela aurait été risible, s'ils n'avaient pas été en danger de mort.
Tout cela à cause de lui.
Pour lui.
Arthur demeurait toujours aussi surpris, de sa capacité à inspirer tout type de personne.
Tu parles bien, Arturus. Trop bien. Un jour, tu quitteras cette baraque pourrie.
Manilius avait eu raison, Arthur avait quitté Rome. Il avait rencontré des gens, créé des amitiés, uni des royaumes. Plus important que tout, il avait amené l'espoir, fait naître le rêve de jours meilleurs en des gens qui n'avaient connu que guerres et misère.
Arthur avait amené la paix, et protégé la dignité des faibles.
Aujourd'hui encore, ces faibles le remerciaient, en partant à l'aventure en son nom.
Sans le prévenir.
Évidemment.
Mais depuis quand ses hommes lui avaient-ils obéi?
Ce qui était nouveau, c'était la présence de civils.
Arthur ne connaissait même pas le nom du tavernier et du type amoureux de Guenièvre. Cela n'avait pas vraiment d'importance, au fond. Tout ce qui comptait était qu'ils étaient partis avec Karadoc. Un beau trio de cons, tiens, et n'était-ce pas familier ?
Arthur aurait souri, s'il n'avait pas été si inquiet.
Évidemment, la reine avait voulu l'accompagner.
Évidemment.
Arthur ne pouvait pas vraiment le lui refuser.
Les dieux l'avaient punie, elle.
Elle, l'innocence et la naïveté incarnées.
Guenièvre pouvait être insupportable, mais elle n'était pas responsable des choix d'Arthur. Les dieux l'excédaient, et le roi n'était pas disposé à suivre leurs ordres. Il ne refusait jamais d'aider des amis, néanmoins, et ces cons le savaient pertinemment.
Pourquoi avaient-ils rappelé la Dame du Lac, Arthur n'en savait rien. Tout ce qui comptait était qu'ils l'avaient fait, et que Viviane lui avait laissé un message.
Arthur était butté, mais il n'était pas stupide. Malgré les murmures, et les rumeurs, les commentaires, et les attaques, il savait ce qui comptait, et ce qui devait être écouté.
Tuer Lancelot ne l'était pas.
Venger les dieux non plus.
Protéger ses amis, sa femme et son peuple l'était.
Pour la première fois depuis longtemps, Arthur Pendragon avait de nouveau un but.
Il ne pouvait qu'espérer ne pas échouer.
FIN