Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 14.01.2011 à 22h43
Auteur : Aelis
Statut : Terminée
« Ce premier épisode virtuel se situe au milieu de la saison 1, juste après l'épisode 106. J'écris seule, merci. » Aelis
Cette fanfic compte déjà 40 paragraphes
Marian et Robin entendirent des voix dehors. Le hors-la-loi reconnut son compagnon, il sortit devant la grange, suivi de Marian.
- Qu’y a t-il ? demanda Robin.
- C’est Will, Maître ! expliqua Much.
Robin regarda Will.
- Robin, je crois avoir reconnu Lucy.
- Comment ? s’écria Marian.
- Non, ça ne se peut pas… répondit Robin sous le choc.

Il y eut un silence.
- Je ne veux pas faire le malin, mais qui est cette Lucy ? demanda Allan.
- C’est la sœur de Robin, déclara Marian.
Devant la grange, Robin décida d’aller au château voir s’il s’agissait vraiment de Lucy. Si tel était le cas, elle était en danger de mort.
Du haut de sa fenêtre, Sir Edward venait d’entendre la conversation. Il resta un moment à réfléchir.
- Il est temps d’agir, pensa t-il.

En arrivant au château, les gardes allèrent chercher Gisborne. La jeune femme leur avait expliqué qu’elle était de la famille du Seigneur de Locksley.
- De ma famille ? dit Gisborne, étonné.
En se rendant dans la cour, il pensa soudainement à sa sœur.
- Isabella ? Mais que ferait-elle à Nottingham ?
Quand il arriva en haut des marches, il aperçut une jeune femme dans la cour. Un homme descendait ses bagages. Elle le paya, puis l’homme partit hors du château, emmenant la calèche avec lui.
Ce n’était pas Isabella. Il descendit les marches à vives allures.
- Bonjour, Madame, vous demandiez à me voir ?
Elle regarda l’homme devant elle.
- Je voulais voir Robin de Locksley, je suis sa sœur.
- Sa sœur ! s’étonna Gisborne.
- Mais vous êtes Guy de Gisborne ! Excusez-moi, cela fait tellement longtemps, je ne vous avais pas reconnu.
- En effet, cela fait de longues années que nous ne nous sommes pas vus, Lady Lucy.
En franchissant la porte du bureau du Shérif, Lucy eut un pressentiment. Toute cette effervescence autour d’elle l’intriguait.
Gisborne arriva, seul.
- Le Shérif n’est pas avec vous ?
- Il termine une affaire en cours, et il nous rejoint dans la cour ouest. Il vous offre son hospitalité, et m’a chargé de faire porter vos effets personnels dans vos appartements.
- C’est très gentil, mais je pensais voir mon frère ici, et repartir à Locksley avec lui ensuite.
- Votre frère ne sera pas de retour avant la nuit. Je vous conseille, par mesure de sécurité, de dormir ici.
Lucy accepta à contre-cœur car elle n’avait guère le choix. Elle ne voulait pas prendre le risque de retourner dans la forêt, et de rencontrer à nouveau les hors-la-loi.
Gisborne lui proposa d’attendre le Shérif ensemble, ce qu’elle accepta volontiers.
Le Shérif se dépêchait. Il n’en avait même pas terminé avec son problème concernant la dernière collecte, mais tant pis. Pour une fois, il tenait Robin des Bois à sa merci. L’arrivée de sa sœur était une véritable aubaine. Gisborne lui avait proposé de la mettre directement au cachot, mais lui, Shérif de Nottingham, avait eu une bien meilleure idée.

Il allait simplement lui faire croire qu’elle était son invitée, alors qu’en fait, elle était sa prisonnière. Il n’avait plus qu’à attendre patiemment que Robin vienne la chercher.
- Et là, j’en aurai fini de toi, Robin des Bois, pensa t-il avec un sourire narquois.
Lucy n’arrivait pas à se concentrer. Elle regardait attentivement le Shérif. Finalement, il avait l’air sympathique !
- Vous voyez, ma chère, expliquait le Shérif, comme je vous le disais, vivre dans mon comté est vraiment rassurant pour mes sujets. Ils savent qu’avec moi, la justice est primordiale !
- Oui, je comprends, acquiesça Lucy. Ils doivent avoir confiance en vous. Mais dites-moi, depuis quand Sir Edward n’est-il plus Shérif ?
- Ah, et bien ma foi, sa santé n’étant guère bonne, il a décidé de quitter ses fonctions et de me nommer à sa place.
- Ah oui ? Et quand est-ce arrivé ? s’étonna Lucy.
- Il y a quelques années déjà…
- Va-t-il mieux aujourd’hui ? demanda la jeune femme.
- Sa santé est meilleure en effet !
- Ah ! Tant mieux alors ! Sir Edward était vraiment un très bon Shérif, il était respecté de tous. Je suis heureuse qu’il en soit de même avec vous, Shérif Vaisey.
- Oui, oui, merci, répondit le Shérif, las de discuter avec la jeune femme.
Lucy était ravie de savoir que le père de Marian allait bien.
Et Marian, était-elle encore ici ? La dernière fois qu’elles s’étaient vues, elles étaient bien jeunes alors, mais elles étaient si complices… A cet instant, Lucy décida, que, dès demain, elle irait à Knighton pour rencontrer Sir Edward. Allait-il la reconnaître ?
Un garde arriva, d’un pas pressé, vers le Shérif.
- Shérif, pardonnez-moi, mais quelqu’un vous demande dans votre bureau…
- Ne voyez vous pas que je suis occupé ? pesta le Shérif.
- Oui, bien sûr, dit le garde en baissant la tête, mais il me semble que ce soit une affaire urgente, Monseigneur.
- Bien, bien, dit le Shérif.
Il se tourna vers Lucy.
- Veuillez m’excuser, une affaire urgente apparemment.
Lucy fit un petit signe de la tête.
- Bien sûr, Shérif, ne vous inquiétez pas pour moi ! Et puis, Sir Guy reste en ma compagnie de toutes façons ? dit elle en regardant Gisborne.
- Euh, oui, bien entendu, répondit le Shérif, agacé. Je n’ai pas besoin de lui pour le moment !
Le Shérif, en passant près de Gisborne, lui mit une tape amicale sur l’épaule. Amicale, c’est en tout cas ce que pensa Lucy. Mais Guy savait très bien ce que cela voulait dire…
Lucy se retourna et regarda Gisborne. Quel beau Seigneur ! Elle sentit son cœur battre la chamade. Elle se souvenait de lui, bien sûr, comment aurait-elle pu l’oublier ?
Ils étaient bien jeunes, mais peu importe. Il était resté le même : grand, fort, beau, majestueux… Elle ne savait plus quel terme utiliser pour le qualifier.

- Vous souhaitiez me dire quelque chose, Lady Lucy ? demanda Guy.
Lucy sursauta. Elle se rendit compte qu’elle regardait Guy avec insistance, et ce, avec un large sourire aux lèvres.
Elle rougit, ne sachant que dire.
Les hors-la-loi observaient la scène de loin, cachés derrière des arbres. Marian était là elle aussi.
Robin regardait cette femme. Etait-ce vraiment sa sœur ? En tout cas, elle lui ressemblait fortement. Il ne put s’empêcher de sourire. Sa sœur lui évoquait tellement de souvenirs. Que de bons moments passés avec elle ! Que de fous rire ! Il pensa aussi à la mort de son père, dans l’incendie. Il se rappela combien il fut important, à ce moment là, d’avoir sa sœur près de lui.
Puis il se souvint de ce jour tragique, où il crut l’avoir perdue à tout jamais.
Marian se rapprocha de Robin.
- Comment vas-tu ? lui demanda-t-elle.
- Je ne sais pas, répondit Robin en soupirant.
Il regarda Marian.
- Qu’est ce que tu en penses ? Tu crois que c’est vraiment Lucy ? questionna Robin.
- D’ici en tout cas, on pourrait le penser, dit Marian. Mais comment crois-tu que cela soit possible ? Je croyais que tu étais avec elle ce jour là…
Robin ne la laissa pas finir. Il devint furieux.
- Et j’y étais ! rétorqua t-il. Je l’ai vu mourir sous mes yeux ! Tu t’imagines peut-être que j’ai pu oublier cela ?
- Non évidemment, répondit Marian, désolée. Tu sais, je l’aimais beaucoup, elle était ma meilleure amie. J’ai beaucoup souffert de sa disparition, donc j’imagine que pour toi…
- Non ! coupa Robin. Tu ne peux pas te l’imaginer.
Marian hocha la tête en signe de compréhension, puis elle lui pris la main tendrement.
- Qu’est-ce qu’on fait Robin ? s’impatienta Petit Jean.
- Laissez-moi réfléchir… J’ai un plan, répondit-il.
- Il y a des gardes partout, Maître ! s’inquiéta Much.
- Je sais, Much, répondit Robin, agacé.
- On n’est même pas sûr que ce soit vraiment ta sœur, en plus ! s’exclama Allan. Qui te dit que c’est vraiment elle ? C’est peut-être un piège, après tout !
- Taisez-vous ! répondit Robin.
Robin regarda attentivement la jeune femme.
- Je sais que c’est elle, c’est tout, dit Robin à ses compagnons.