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Série : Robin Hood
Création : 11.06.2011 à 21h39
Auteur : Ashni
Statut : Terminée
« Cette histoire se situe quelques mois après le décès de Robin. Elle comprend de nouveaux personnages, une nouvelle idylle, des combats, et de l'humour. J'écris seule merci. =) Appréciez ! » Ashni
Cette fanfic compte déjà 32 paragraphes
Du côté des hors-la-loi, dans la forêt: ils étaient ravis de leur premier exploit depuis que tous s’étaient dissous. Archer se sentait mal:
Much: Archer tu es blessé ?
Archer: Non… Juste une égratignure.
Tuck: Laisses-moi voir, Hedwin t’a bien tranché.
Much: Tranché ?
Jean: C’est une expression Much.
Much: Sans blague ?
Tuck: Je n’ai pas de quoi te soigner…
Kate (les voyant): Tiens les garçons, que se passe-t-il ?
Much: Archer s’est fait trancher !
Kate (abasourdie): Trancher !
Jean: Il s’est blessé.
Tuck: Et on est bien loin du campement.
Kate: Alors suivez-moi. La nouvelle arrivante d’hier, et bien c’est une guérisseuse, elle n’habite pas loin.
Peu de temps après, Katreen était déjà de retour chez elle. La bande arriva.
Kate (toquant à la porte): Katreen ? C’est Kate, J’ai besoin de ton aide.
Katreen (ouvrant la porte): Kate ?
Kate: On peut entrer ?
Katreen: Bien sûr.
Tuck: Jean tu surveilles l’avant de la maison, Much, l’arrière. Je reste ici.
Kate: Je vous laisse, j’ai une course à faire.
Archer (s’asseyant sur une chaise): A bientôt et merci. (à Katreen) Je ne pensais pas vous revoir immédiatement, lorsque je vous ai dit que je vous remercierais de votre aide.
Katreen (préparant ses instruments): Moi aussi. Mais on dirait que vous avez encore besoin de moi ? Je croyais que vous m’offririez quelque chose, comme vous le faites si bien avec les autres villageois. (regardant autour d’elle) N’êtes-vous pas les Robin des Bois ?
Archer: Comment le savez-vous ? Vous êtes nouvelle.
Katreen (soignant Archer): Je connais tout du sort qu’a subi Nottingham, les rumeurs… C’est pour cela que je suis ici.
Tuck: Vous voulez aider ?
Katreen: Tout à fait.
Tuck: Alors pourquoi ne pas nous rejoindre ?
Katreen (mentant): Je n’ai pas l’âme d’une guerrière. Et je ne veux pas intervenir dans votre combat. Vous avez déjà des yeux et des oreilles partout, car le peuple vous adore. Et j’ai un travail qui me plaît.
Archer: D’où venez-vous ?
Katreen: De trop loin.
Archer comprit qu’elle n’en dirait pas plus sur ses origines.
Archer: Est-ce que vous et Grindlow êtes…
Katreen: Hedwin est le premier à m’avoir aidée, et je lui en serai toujours reconnaissante. (fermant le pansement) Voilà, j’ai fini.
Archer: Dois-je vous payer Katreen ?
Katreen: Amusant… (cherchant son prénom)
Archer: Archer.
Katreen: Archer.
A l’extérieur, Hedwin se rapprocha de la maison où se tenaient les voleurs:
Jean (entrant à toute vitesse à l’intérieur): Tuck ! Grindlow est ici !
Tuck: Que fait-il ici ?
Katreen: Il est sans doute venu me rendre visite.
Archer: Vous fréquentez un traître, vous le savez ?
Jean: On n’a pas le temps d’en discuter, partons !
Tuck (à Katreen): Allez-vous nous trahir ?
Katreen: Je vous l’ai déjà expliqué, je n’interviendrai pas dans votre combat.
Les voleurs s’enfuirent par l’arrière de la maison. Hedwin toqua à la porte, Katreen lui ouvra:
Hedwin (entrant et inspectant l’intérieur): Vous avez eu de la visite ?
Katreen: Oui, des paysans simplets avaient besoins que leur plaie soit recousue.
Au campement:
Tuck: J’espère que Katreen ne nous dénoncera pas.
Archer: Elle n’en fera rien.
Jean: Comment peux-tu affirmer cela ?
Archer: Quelque chose me dit qu’elle ne s’est pas installée ici pour rien.
Tuck: Tu insinues qu’elle pourrait comploter elle aussi ?
Archer: Peut-être que oui, peut-être que non.
Much: En tout cas, moi, j’ai appris que les apparences sont toujours trompeuses. Rare sont les bonnes âmes !
***FIN DU CHAPITRE 1***
*A SUIVRE...*
***CHAPITRE 2***
Les jours défilaient. Le Shérif ne s’était pas encore remis de sa première visite des hors-la-loi au château. Il en était complètement obsédé. Résultat, Carrington eut une idée, la même qu’aurait eue l’ancien Shérif de Nottingham: la taxe. Il convoqua alors Hedwin dans son bureau:
Shérif (content): Heddi ! Hedd ! Hedwin !
Hedwin: Mon oncle ? Vous me paressez bien heureux ?
Shérif : Tout à fait !
Hedwin (doutant): Dois-je m’en inquiéter ?
Shérif: Absolument pas ! Je m’en veux de t’avoir fait passer un savon l’autre jour, lors du vol. Je suis sûr que tu t’en veux toi aussi d’avoir fait passé tes sentiments avant tout. Bref ! Oublions, je te donne l’occasion de te racheter.
Hedwin: Me racheter ?
Shérif: Oui, tu vas enfin exercer ta fonction de collecteur d’impôts.
Hedwin: Je ne vois pas le rapport.
Shérif : Les Robin des Bois de la forêt ont, d’après leurs vieilles habitudes, sûrement fait fondre les lingots d’or, et les ont distribués en tant que pièces (tripotant ses doigts) partout aux misérables villageois comme des miettes de pains que l’on donne aux oiseaux affamés ?
Hedwin (rassuré): Oh ! Oui, je comprends où vous voulez en venir. Maintenant que ces lingots sont devenus des pièces de monnaies, les villageois pourront certainement payer la taxe ?
Shérif : Voilà voilà ! Tu apprends vite. Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix. Prends le nombre d’hommes qu’il te sera nécessaire, la taxe est très élevée aujourd’hui.
Hedwin: Bien Shérif.
Au campement, Much rêvassait, les yeux fixant le ciel:
Much: On devrait recommencer.
Jean (amenant des brindilles pour le feu): Pardon ?
Much (énumérant avec ses doigts): On a surpris le Shérif ; nous nous sommes battus ; nous avons pris la fuite ; et on a distribué l’or. On devrait recommencer.
Tuck (cuisinant): Les effets de l’aventure te manquent-t-elles Much ?
Much (se levant): Parfaitement ! L'histoire des peuples dans l'histoire, c'est l'histoire de leur lutte contre l'Etat.
Tuck: Voilà une pensée édifiante.
Archer (amusé-à Much): Et bien mon ami, il te faudra attendre que l’occasion se présente ! Nous avons pénétré dans le château pour montrer au Shérif à qui il avait affaire. A présent, nous devons passer à la deuxième étape: prouver à ce craintif et à sa lignée de poltrons, que nous ne rigolons pas.
Ils en rirent.
Katreen se trouvait à Clun. Elle s’apprêtait à aider une femme à accoucher à domicile. Hedwin arriva au village avec de nombreux soldats. Il descendit de cheval, Katreen le vit par la fenêtre et sortit de la maison.
Katreen (voyant les soldats-à Hedwin): Hedd ? Qu’arrive-t-il à présent ?
Hedwin (pressé): Nous devons prélever les taxes.
Katreen (abasourdie): Les taxes ?
Hedwin: S’il vous plaît, ne m’empêchez pas de faire mon travail, pas maintenant.
Katreen: Je n’y compte pas. Une femme va accoucher, laissez-moi le temps de l’aider, et vous pourrez faire votre travail.
Hedwin: Katreen…
Katreen: Je vous demande juste de ne pas nous déranger. (sortant de sa poche sa bourse et la lui tendant) Tenez, voici mes quelques économies, je paye ma taxe (tournant sa tête vers la maison de la famille qui allait accueillir un nouveau né) et celle de cette famille. (Hedwin hésita) S’il vous plaît Hedd ?
Il la prit, et ordonna aux soldats de ne pas déranger cette maison. Il continua son activité. Katreen retourna faire son travail.
Au campement, Kate arriva:
Kate (essoufflée): Nous avons un problème ! A Clun, le Shérif prélève les taxes !
Much: C’est l’occasion n’est-ce pas ?
Archer: En effet Much !
Kate: De quoi parlez-vous ?
Jean: Much a besoin de se battre.
Kate (ironiquement): Oh, amusant !
Chacun prit son arme, sans nul besoin d’établir un plan, car tous avaient un rôle précis lors des combats. Ils coururent à Clun.
Là, les hors-la-loi arrivèrent, ils se jetèrent sur les soldats. Much s’occupait de mettre à l’abri la charrette pleine de pièces d’or. Un affront s’était installé entre Archer et Hedwin:
Hedwin: Tiens dont ! Archer, je t’attendais, tu en avais pris du temps !
Archer: Oh ! Je te manquais ?
Archer ne manqua pas d’irriter Hedwin.
Les hors la loi prenaient l’avantage: Jean s’occupait de repousser les soldats qui voulaient s’approprier la charrette pleine d’or. Pendant que Much, lui, amenait cette charrette en lieu sûr dans la forêt. Tuck se battait, tout en défendant les paysans dépouillés. Kate s’assurait que les femmes et les enfants étaient à l’abri de tout danger. Elle ne voulut prendre une arme, de peur de ne pas être à la hauteur.
La patiente de Katreen réussit à accoucher, l’enfant était en bonne santé, aux petits soins de sa famille. Ils en étaient tous gréés de l’aide de la jeune femme. Cette dernière sortit. Elle observa le monde sur la place du village, et ne pouvait ignorer le désastre que cela pouvait engendrer: il y aurait beaucoup de blessés à soigner. Alors qu’en fait, elle ne voulait simplement que le bien du peuple.
Archer et Hedwin, concentrés dans leur combat, s’éloignaient de plus en plus du village. Ce qui était parfait pour Katreen, puisque vêtue de sa cape, et s’éparpillant de la terre sur le visage, elle se mit aux côtés de Tuck, et combattit:
Tuck (combattant): Je croyais vous n’aviez pas l’âme d’une guerrière ?
Katreen (combattant): Pardon mon frère, mais j’ai menti ! J’en suis tout à fait apte. (elle sortit son prétexte) Mais uniquement lorsque je sais que je vais me retrouver à soigner de nombreux infirmes !
Tuck: N’est-ce pas là, votre rôle ?
Katreen: En effet, mais je n’aime pas être débordée !
Tuck acquiesça. Ils continuèrent à se battre.
Much attendait avec la charrette dans une de leurs fameuses cachettes. Jean se battait.
Du côté d’Archer :
Hedwin: Ne te lasses-tu pas de lutter sans relâche contre l’autorité ?
Archer: Moi et mes hommes seront toujours là pour vous barrer le chemin !
Hedwin: Tu veux la justice ? (d’un ton ironique) Mais moi aussi je la veux. La justice sans la force est impuissante.
Archer: Mais la force sans la justice est tyrannique !
Archer finit par le blesser.
Hedwin: Argh ! (souffrant) Je ferais en sorte que tu finisses comme Robin des Bois en personne, mort !
Le collecteur d’impôts s’enfuit en capitulant. À Clun, il ordonna aux soldats de se replier.
Katreen se sépara rapidement de Tuck, de peur d’être vue. Et Hedwin la chercha du regard, sans se douter qu’elle avait affronté l’autorité du Shérif. L’apercevant, il se dirigea vers elle:
Hedwin (observant qu’elle a de la boue sur le visage): Que vous est-il arrivé ?
Katreen (cherchant une excuse): Hum… le pied à peine posé à l’extérieur de la maison… que je me suis faite bousculer par vos soldats…
Hedwin: Je ferais en sorte qu’ils soient disgraciés de leur fonction. Ne perdons pas notre temps ici, allons-y.
Katreen ne prêta pas attention à ce que venait de dire Hedwin. Il lui prit le bras, l’obligeant à le suivre.
Entre temps, Archer reprit son souffle, et rejoignit ses hommes.
Katreen monta à cheval, regardant Tuck au loin. Ce dernier lui fit signe de tête qu’il ne divulguerait rien, pour sa sécurité.
Toutefois, il en fit part à Archer:
Archer (arrivant): Aucuns blessés ?
Jean: Non.
Archer: Bien ! Maintenant, nous devons aller rejoindre Much dans la forêt.
Sur le chemin:
Tuck (à Archer): Nous avons été aidés aujourd’hui.
Archer: Ah bon? Et qui est l’heureux élu ?
Tuck: Katreen.
Archer (abasourdi): Katreen ? La jeune femme qui fréquente Grindlow ? Tu en es certain ?
Tuck: Oh que oui !
Jean (affirmant): Je l’ai vu aussi.
Archer: Je ne comprends pas. Elle nous a dit qu’elle n’adhérerait pas à notre lutte. Et là, elle a osé affronter les soldats du Shérif ?
Jean: Ça prouve qu’elle est de notre côté.
Archer: Et qu’elle nous a menti. Je suis bien décidé à connaître toute la vérité à son sujet.
Jean: Tu devrais la laisser tranquille.
Archer: Elle nous cache des choses Jean. Il faut que je sache à quoi m’attendre à son propos.
Tuck (à Jean): Il n’a pas tort.
Ils arrivèrent dans la cachette où Much attendait avec impatience:
Much: Ah vous voilà ! Je commençais à prendre racine moi.
Jean: Comme toujours Much.
Archer: Bon, cesse de plaisanterie. Allez redonner leurs biens aux villageois, je vais m’absenter jusqu’à ce soir.
Much: Où vas-tu ?
Archer: Découvrir la vérité.
Much ne comprenait pas, les autres lui expliquèrent. Et effectuèrent leur tâche.
Archer partit donc voir Katreen, chez elle. Elle y était. Hedwin l’y avait accompagné.
Ce dernier regagna rapidement le château de Carrington pour informer le Shérif de sa mauvaise aventure:
Shérif: Quoi ! Ils vous ont tout pris ! Vous étiez bien plus nombreux contre ces trois ou quatre imbéciles !
Hedwin: Oui Sire, mais…
Shérif: Je pensais que tu étais intelligent. (regardant à l’extérieur) Ah ! Voilà Sire Théobald de Burnley qui arrive avec ses hommes ! Je l’attendais avec grande impatience ! J’espère qu’il saura rectifier tes erreurs.
Hedwin: Vous comptez me remplacer ?
Shérif: Non, c’est un brave chevalier aux fortes capacités, qui sait comment ce faire respecter. Il s’est joint à notre cause. J’ai fait appel à lui, afin que tu le prennes en modèle.
Hedwin (rancunié): Je n’ai nul envie qu’on m’éduque, et d'avoir un modèle.
Shérif: Et je n’ai nul envie de me déplacer pour collecter les taxes, je n’ai pas ta fonction ! Je suis le Shérif de Carrington et de Nottingham à présent ! Si le peuple de Nottingham ne se soumet pas, je ferais en sorte que mes hommes m’obéissent et soient plus performants que ces voleurs ! Et cela commence par toi ! Que tu le veuilles ou non ! (après un silence, il pose sa main sur son épaule) Ecoutes, je te considère comme mon fils, ton père ne t’a jamais écouté. Il t’a délaissé certes, mais moi je ne veux pas que tu finisses sans rien. Je veux te donner la chance que tu mérites.
Hedwin (pensif): J’ai compris mon oncle.
Shérif: Bien, allons accueillir ce chevalier.
Du côté d’Archer, il toqua à la porte de derrière de la maison de Katreen, elle ouvrit:
Katreen: Archer ?
Archer: Katreen, je suis content de voir que vous ne m’avez pas oublié. Je peux entrer ? (il entra)
Katreen: Encore une blessure ?
Archer: Non. J’ai appris que vous nous aviez aidé tout à l’heure ?
Katreen: Tuck vous l’a dit.
Archer: Oui, je constate que vous nous aviez menti à votre sujet.
Katreen: Je n’ai pas à me justifier. Si je n’intervenais pas je risquais d’être débordée à la tâche.
Archer: Oh ! Alors le nombre de blessés vous faisait de la peine ?
Katreen (comprenant où il voulait en venir): Si vous êtes venu pour…
Archer (l’interrompant): Je veux vous connaître. Pourquoi êtes-vous ici, vous auriez pu venir bien plus tôt ? Sachez que je ne renoncerai pas à vous interroger.
Le Shérif et Hedwin accueillirent le chevalier :
Shérif: Sire Théobald de Burnley ! Mon jeune amis, comment allez-vous ?
Théobald: En pleine forme mon Seigneur !
Shérif : Voici mon neveu, Hedwin de Grindlow.
Théobald (à Hedwin): Enchanté.
Hedwin (toujours rancunié): De même.
Shérif: Si nous allons parler de notre affaire, devant un bon repas festif ?
Théobald: Il n’y a rien de mieux !
Chez Katreen, n'ayant plus le choix, elle finit par raconter son histoire:
Katreen: Mon nom est Katreen Rose Hill. Je suis enfant unique. Mon père est mort en Croisades, et il ne me restait que ma mère. C'était une femme exemplaire, guérisseuse elle aussi et ferme, nous étions modestes. Précipitamment, j’ai… j’ai été contrainte à m’enfuir de chez moi. Elle voulait que j’épouse un homme nommé Théobald de Burnley. Je n’avais rien contre, ni lui d’ailleurs, mais avant le mariage, j’ai découvert qu’il complotait à des fins obscures. Il commençait à terroriser les villageois. Il dépensait des sommes insensées. J’en ai fait part à ma mère, qui voulait immédiatement annuler le mariage.
Archer: Que s’est-il passé ?
Katreen: Théobald est un grand chevalier, élu par le Roi Richard lui-même. Il a donc beaucoup de pouvoirs, et d’alliés. Il ne veut compter qu’en sa personne, car commençant à chaparder les paysans, il n’en avait que faire de son propre père, qui lui, se faisait bien vieux et incarnait la naïveté. Théobald n’a pas accepté d’annuler ce mariage. Il ne pouvait pas accepter la défaite, que quelque chose lui soit refusé. Un jour, il est apparu chez nous, complètement éméché, et il s’en est pris à ma mère. Entendant du bruit, je me suis cachée pas loin. De là, je voyais ce qu'il s'était passé. Et j'ai attendu qu’il s’en aille.
Archer: Et lorsqu'il est parti ?
Katreen: J'ai couru voir ma mère qui… qui s’étendait à même le sol sur une marre de sang. J’en conclus qu’il l'avait abattue. Ma mère était déjà morte quand je suis arrivée. J’ai donc dû moi-même plier bagages, et m'enfuir comme une lâche.
Archer: Vous n'êtes pas une lâche, vous tout de même défier l'autorité du Shérif. Je connais cette souffrance, celle d'avoir perdu un être cher, par contre je suis resté. Mais vous ne versez aucunes larmes ? Et vous, vous êtes venus à Nottingham ?
Katreen: Les tourmants de ma vie jusqu'ici, m'ont forgés l'esprit. Nottingham, parce-que je savais que j'avais de quoi m’occuper pour ne plus penser. L'épreuve du courage n'est pas de mourir, mais de vivre. Et le Comté est bien assez loin de là où j'habitais. Aussi parce que personne ne me reconnaîtrait ici. Et quand je suis arrivée, Hedwin m’a offert son aide sans hésitation. J’ai accepté.
Archer: L'épreuve du courage n'est pas de mourir, mais de vivre.
Au château de Carrington, devant un repas convivial:
Shérif (à Burnley): Alors racontez-nous ce qui vous a motivé à joindre le Prince Jean ? Je crois que votre père est au service de l'ennemi, Richard ?
Théobald: En effet, il est à son service. Il est sous-payé, c'est ce qui ma motivé à travailler pour le Prince Jean. J'ai toujours adoré l'argent ! (rire)
Shérif (riant): Je vous comprends ! Le Prince est extrêmement généreux quand il le souhaite. Enfin, je crois.
Hedwin : Quelle est votre fonction auprès du Prince ?
Théobald : J'ai été chevalier attitré du Roi. Et à présent, informateur auprès du Prince. Je lui confie des informations au sujet de son frère, grâce à mes nombreuses sources que j'ai pu acquérir avec sa Majesté.
Hedwin: Ces sources savent-elles que vous travaillez pour le Prince Jean ?
Théobald: Absolument pas. Je fais semblant comme tout les autres traîtres du royaume.
Shérif : Bien parler, maintenant passons aux choses sérieuses...
Chez Katreen:
Archer (essayant de faire rire Katreen): ...Cette phrase est à graver sur une pierre ! (ils rirent, puis un silence plus tard) Vous l'aimer beaucoup n'est-ce pas ?
Katreen: Qui donc ?
Archer: Hedwin.
Katreen (ne voulant pas avouer ses sentiments): Il est un bon ami. Généreux et compréhensif.
Archer: Peut-être auprès des femmes... Il reste tout de même un ennemi de la nation.
Katreen: Certes, mais qu'insinuez-vous ? Que je devrais être au bras d'un homme prêt à mourir pour le peuple ?
Archer (la dévisageant): Ce n'est pas une si mauvaise idée. Vous êtes intelligente et pas si mal, je suis un gentil ET intelligent. Vous êtes... (s'approchant d'elle, et essayant de l'embrasser)
Katreen: Je vous arrête ! Vos flatteries ne m'intéressent guère.
Archer: Parce-que votre cœur est déjà prit ?
Katreen: Non ! Parce-que vous doutiez de moi, et cela est blessant !
Archer: Que dois-je faire pour me faire pardonner ?
Katreen (lui ouvrant la porte) : Absolument rien.
Archer (sortant): Faites attention à vous, nous serons là, moi et mes hommes s'il vous arrivait quelque chose. Je ne voudrais pas que vous souffriez de nouveau.
Chez le Shérif :
Shérif: Vous savez pourquoi vous êtes ici ?
Théobald: J'ai cru comprendre que je devais donner des leçons à quelqu'un ?
Shérif: En effet, il s'agit d'Hedwin. (regardant son neveu) Le pauvre ne sait se faire respecter, j'aimerais que vous lui montriez comment agit un collecteur d'impôts.
Théobald (à Hedwin): Vous n'avez pas l'air d'en avoir besoin de leçons.
Hedwin: Ça, je le sais.
Shérif: Je veux que mes hommes soient performant à la tâche ! Je veux de l'efficacité !
Théobald: Bien ! Alors nous commencerons dès demain si cela ne vous dérange pas Shérif. La route a été longue...
Shérif: Non au contraire, reposez-vous. Demain est un grand jour !
En effet, le Shérif avait raison, demain serait un jour marquant dans l'esprit de tout nos héros du jour.
Le lendemain, au campement :
Tuck (à Archer): Alors que t'a-t-elle dit ?
Archer: Et bien, qu'elle s'était fiancée à un homme devenu un allié du Prince Jean. Qu'elle a voulu stopper le mariage, mais que ce dernier a refusé, n'aimant pas les échecs. Il s'est vengé en tuant sa mère. Et par la suite, elle s'est enfuie jusqu'ici.
Jean (parlant de Burnley):C'est ce genre d'animal qu'il faudrait abattre !
Much: Bon sang ! Cet homme est funeste !
Tuck: Oui, à peine sinistre comme le Prince Jean.
A Carrington, Hedwin et Burnley marchèrent dans les couloirs, en direction de la cour du château:
Hedwin: Etes-vous accompagné ? Je suppose que oui, quelle femme ne voudrait pas un homme riche comme amant ?
Théobald: Et bien, il y en a une.
Hedwin: Pardon ?
Théobald: Ma fiancé de l'époque, une femme sublime, avait annulé notre mariage parce qu'elle a découvert que j'étais passé à l'ennemi du Roi.
Shérif: Qu'est-ce que vous avez fait ?
Théobald: Je me suis vengé, un soir j'ai tué sa mère, son unique parent. Ma fiancé s'est enfuie. mais je n'arrête pas les recherches.
Hedwin: Vous voulez toujours l'épouser ?
Théobald (mentant): Absolument ! Je ne suis pas du genre à capituler. Et vous ?
Hedwin: J'en CONNAIS une, elle est compliquée à comprendre, mais c'est ce qui fait toute la différence. Et elle est charmante.
Théobald: Alors elle a bien de la chance de vous connaître !
Du côté d'Archer:
Jean: Et si on allait faire un tour au château ? Voir ce que fabrique cet idiot de Shérif aujourd'hui ?
Archer: Bonne idée. Un peu de divertissement s'impose !
Katreen s'était levée de bonne heure, elle se tenait dans la cour du château attendant Hedwin. Bien décidé à dévoiler ses sentiments à son sujet. Car la veille, Archer lui avait ouvert les yeux: sa sensibilité pour le collecteur d'impôts.
Hedwin et Burnley arrivèrent sur la cour :
Hedwin (voyant Katreen au loin - à Burnley): En parlant de femmes, voici celle dont je vous parlais. (appelant Katreen) Katreen !
Katreen était de dos face à eux, elle se retourna. Burnley se tenait, lui, juste derrière Hedwin, ce dernier se poussa pour qu'elle puisse le voir:
Hedwin: Je vous présente Théobald de Burnley, un jeune ami du Shérif. (à Burnley) Messire, voici Katreen.