Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 01.01.2013 à 19h50
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Cet épisode (4x06) est la suite de L'Ombre du Mal. J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 38 paragraphes
A Locksley, Marianne et Much distribuaient les provisions qu’ils avaient dans leurs sacs, puis, une fois la tâche accomplie, Much se dirigea vers une maison bien particulière. Marianne le suivit.
-Qui habite ici ? demanda t-elle
-Une amie, répondit Much, un peu gêné.
-Je vais te laisser seul.
-Non, tu oublies les hommes du Shérif. S’ils te voient seule, ils te captureront pour de bon.
-Much ? C’est toi ? appela une voix.
Une jeune femme blonde ouvrit la porte.
-Qui est-ce ? demanda t-elle en désignant Marianne de la tête.
-C’est… une amie, répondit Much.
-Décidément, tu as beaucoup d’amies, chuchota Marianne pour le taquiner.
-Je m’appelle Kate, fit la jeune fille en tendant sa main à Marianne.
Marianne se présenta à son tour.
-Entrez, dit Kate.

Rebecca, Matthew et Maggie rencontrèrent à leur tour Marianne. La jeune femme resta discrète sur son statut de hors-la-loi même si elle n’avait rien à craindre de la part des villageois.
-J’ai apporté quelques victuailles, dit Much en sortant du pain et des légumes de son sac.
Il les donna à Kate qui le remercia chaleureusement.
Au campement deux autres hors-la-loi étaient sur le point de partir.
-Djaq, où vas-tu ? demanda Allan.
-A Nettlestone, répondit-elle en prenant son sac.
-Je t’accompagne
-D'accord, comme ça tu me raconteras tes soucis.
-Mes soucis ? répéta Allan. Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
-Qu’est-ce qui s’est passé avec Ellen ?
-Où est Will ? demanda Allan pour changer de sujet.
-Il n’est pas loin.

Allan trouva la réponse de son amie quelque peu vague mais il n'insista pas tant qu'elle ne parlerait pas d' Ellen, il éviterait de faire allusion à Will. Tous deux échangèrent un regard et se mirent en route en silence.
Robin et Will s'étaient rendus chez Grace mais ils n'avaient obtenu aucune information supplémentaire susceptible de les aider à démasquer le meurtrier de Conrad. A quelques pas du campement, ils firent une pause et s'assirent sur une vieille souche. Will semblait plus perdu que jamais, mais il ne voulait pas laisser son inquiétude se lire sur son visage.
-Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Will.
-Je ne sais pas.
-On ne peut quand même pas laisser tomber !
-Will, je n'ai jamais dit ça.
Robin se leva.
-J'ai besoin de réfléchir un moment. Tu ferais bien de te reposer.
-Oui, répondit Will. Tu as sans doute raison.
Robin laissa donc Will et se dirigea vers le lieu où Conrad avait été lâchement abattu. Will, quant à lui, marcha un peu et alla s'installer sur sa couchette et ferma les yeux. Il ne parvenait pas à trouver le sommeil car il ne pouvait s'empêcher de penser à son agression. Le jeune homme se revoyait dans la forêt ce soir-là avec Conrad. Il se remémorait le coup qu'il avait reçu sur la tête et l'horreur quand il avait découvert le corps de son ami.
-Il y a quelqu'un ?
Will reconnut la voix d'Ellen. Il se redressa, s'assit puis lui indiqua qu'il était bien présent, la jeune femme vint le rejoindre et s'assit à côté de lui.
-Où sont passés les autres ? demanda-t-elle.
-Ils sont tous partis donner de la nourriture ou distribuer quelques pièces aux villageois des alentours.
Ellen remarqua que Will avait les yeux rougis par le manque de sommeil.
-Je devrais te laisser te reposer, déclara-t-elle.
-Non, non, tu peux rester. Je n'avais pas envie de dormir de toute façon.
-En es-tu sûr ? Tu ne ferais pas plutôt des cauchemars ? Après ce que tu as vécu, ce serait normal, tu sais. Je ne dors pas beaucoup non plus ces derniers temps.
-A cause de ce que t'a fait Tanner.
Ellen hocha la tête.
-Je n'arrive pas à croire qu'il m'ait retrouvée. J'ai pourtant tout fait pour couvrir mes traces...
-Ce monstre ne mérite pas de vivre. N'y-a-t-il donc aucune justice ?
-Je ne sais pas, répondit-elle doucement.
Il y eut un moment de silence puis la jeune femme reprit la parole.
-Tu sais, Will, je pense que je peux t'aider à retrouver le sommeil.
-Ah oui ? Et comment comptes-tu t'y prendre ?
-J'ai appris beaucoup de choses lors de mes voyages. Tu veux bien essayer ?
-D'accord. Qu'est-ce que je dois faire ?
-Allonge-toi et ferme les yeux.
-Oui, mais...
-Chut ! dit-elle doucement. Maintenant, prends une longue inspiration...
Robin se recueillit quelques instants devant la tombe de Conrad puis se mit à la recherche d'indices supplémentaires, espérant que quelque chose lui avait échappé et qu'il allait enfin mettre la main dessus. Les traces de pas dans la terre étaient presque tout effacées. Le hors-la-loi s'accroupit et examina le sol de plus près.
Djaq et Allan étaient arrivés à Nettlestone.
-Tenez mes braves, dit Allan en tendant des miches de pain à un couple affamé.
Djaq remarqua que son ami n'était pas aussi enthousiaste que d'habitude. Le départ d'Ellen l'avait perturbé puis il était tombé malade et Ellen était réapparue.
-Je n'ai plus rien, déclara t-il. Allez donc voir mon amie, Djaq.
La jeune femme fouilla rapidement dans l'un de ses sacs et en sortit quelques légumes qu'elle donna à une femme qui avait le teint bien pale.
-Est-ce que ça va aller ? demanda Djaq.
-Oui, merci beaucoup.
-Vous semblez malade, remarqua-t-elle.
-Non, je me sens juste un peu faible mais rien d'alarmant, dit la femme avant de s'évanouir.
Djaq la rattrapa juste à temps.
-Allan ! J'ai besoin d'aide ici !
Le hors-la-loi se précipita vers les deux femmes.
-Il faut la ramener chez elle.
-Est-ce que quelqu'un sait où habite cette femme ? demanda-t-il aux villageois.
-Sa maison est juste en face, indiqua un petit garçon. Je peux vous y emmener.
-Volontiers, répondit Allan, alors qu'il s'apprêtait à libérer Djaq du poids de la femme évanouie.
Gisborne et quelques gardes étaient partis à la recherche de Tanner. Gisborne était bien déterminé à le ramener au Shérif car il devait payer pour ses actes. Il s'en était d'abord pris à Marianne puis à Ellen, décidément, ce type n'était qu'un lâche doublé d'un menteur qui ne semblait pas craindre de représailles de la part du Shérif, ni de lui d'ailleurs.
Tanner se fourvoyait s'il pensait qu'il allait s'en tirer ainsi.

Le jeune seigneur de Wakefield, quant à lui, avait quelque projet en tête. Après avoir rejoint le château de son père, bredouille, il avait soulagé son père d'une somme de mille pièces d'or. Bien entendu, le vieux seigneur de Wakefield n'était pas au courant de ce que tramait son fils.
Tanner avait ensuite repris la route vers Nottingham, un étrange sourire dessiné sur les lèvres.
-Je lui ai préparé une soupe, je ne peux rien faire de plus. Elle a besoin de reprendre des forces, elle n'a pas dû manger depuis plusieurs jours. Tu voudras bien lui donner ? demanda Djaq au petit garçon.
-Oui.
-Tes parents ne s'y opposeront pas ?
-Je n'ai pas de parents, Anna est ma grande sœur, ajouta-il en fixant la jeune femme inconsciente.
-Et il n'y a personne d'autre pour s'occuper d'elle ?
-Non, juste moi.
-Quel âge as-tu ?
-J'ai dix ans.
-Et comment t'appelles-tu ? demanda Allan.
-George.
-Eh bien, George, je trouve que tu es très courageux. Te sens-tu capable de veiller sur Anna ?
-Bien sûr.
-Bien, alors nous allons te laisser, dit Allan.
-Mais si tu as besoin d'aide, nous reviendrons, ajouta Djaq.
Les hors-la-loi quittèrent Anna et George.
-Où sont nos sacs ? demanda Djaq.
-Là-bas. Ils ont l'air vides.
Des éclats de voix se firent entendre. Deux hommes se battaient pour une poignée de légumes, des villageois tentèrent de les séparer en vain. Allan alla s'interposer et leur demanda gentiment de se calmer et de partager. L'un des deux hommes se montra assez violent dans ses propos envers le hors-la-loi. Allan garda son sang froid et répliqua à son tour, mais l'homme en question n'apprécia pas le ton sur lequel il lui avait répondu et lui envoya un coup de poing dans le nez. Ni une, ni deux Allan lui rendit son coup mais plus violemment encore. Djaq appela Allan mais celui-ci resta sourd à ses protestations. Pris d'une envie de frapper, Allan commença à se défouler sur cet homme mais Djaq et d'autres hommes l'arrêtèrent. L'homme était à terre.
-Allan ! Mais qu'est-ce qui t'as pris ?! Tu es devenu fou ou quoi ?
-Il m'a attaqué en premier. Tu as vu mon nez ? Tu vas me donner quelque chose pour arrêter le saignement, hein?
-Je dois d'abord voir comment va l'homme que tu as agressé.
-L'homme que j'ai agressé ? Non mais sans rire, c'est lui qui a commencé !
-Allan, ça suffit ! Je vais m'occuper de cet homme.
-Tu as raison, lui aussi pourrait mourir par ma faute !
-De quoi est -ce que tu parles ?
-Je parle de Conrad, il n'est pas mort à cause de Will, il est mort par ma faute.
-Quoi ?
-Je n'avais pas mangé depuis des jours et quand je suis tombé sur ce panier, je me suis empressé d'en manger le contenu.
Djaq se souvint des ballades d'Allan en forêt au moment des repas. Elle avait remarqué ses absences répétées, les autres aussi d'ailleurs, mais ils avaient préféré lui laisser un peu de temps pour oublier le départ d'Ellen.
-Si je n'avais pas mangé cette fichue tourte rien ne serait arrivé.
-Tu n'en sais rien, reprit-elle pour le rassurer.
Djaq avait fini d'ausculter le villageois, la blessure n'était que superficielle. Elle fouilla une nouvelle fois dans son sac, se tourna vers Allan essuya sa blessure et lui donna un flacon.
-Bois ça.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Crois-moi, tu ne veux pas le savoir.
-Mais...
-C'est pour ton bien, bois !
Le hors-la-loi s'exécuta.