Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Robin Hood
Création : 15.08.2014 à 09h37
Auteur : ladyMorgan
Statut : Terminée
« Cet épisode (4x07) est la suite de l'épisode virtuel "Le Phénix". J'écris seule, merci. » ladyMorgan
Cette fanfic compte déjà 34 paragraphes
-Je veux aller me battre en Terre Sainte, déclara Blake.

-C'est bien que j'avais cru comprendre, répondit Marianne.
-Y aurait-il un problème ?
-Non, je me disais simplement que ta décision était peut-être précipitée.
-Détrompez-vous, j'y ai mûrement réfléchi, affirma le jeune homme.
-Blake, je vais être honnête avec toi, je ne pense pas tu aies réellement envie de t'éloigner de ta famille et de donner ta vie pour un roi que tu ne connais pas. Je crois plutôt que tu es en état de choc, tu as failli perdre les personnes qui comptent beaucoup pour toi.
-Pourquoi est-ce que vous me dites tout ça ?
-Tu es jeune et tu ne sais pas la chance que tu as d'avoir encore tes proches. Bien sûr, nous serions heureux de te compter parmi les braves gens qui veulent rejoindre l'armée du roi, mais tu n'es pas prêt, pas encore.
Blake baissa la tête et détourna le regard. Marianne le laissa réfléchir et vit qu'il s'essuya le visage avec la manche de sa chemise. Elle avait vu juste, elle le savait. Elle voulut le réconforter en posant une main sur son épaule mais au lieu de cela elle le serra dans ses bras. Blake avait beau être un jeune homme, il se laissa aller comme un enfant. Marianne en fut touchée. Il devait avoir confiance en elle pour se montrer aussi vulnérable.
-Merci, dit il en se desserrant de son étreinte.
Marianne lui sourit.
-Ne dites pas à mes amis que j'ai pleuré, ils se moqueraient de moi.
-Ne t'en fais pas, ton secret est bien gardé.
Robin était allongé sur son lit quand il entendit des voix. Il crut reconnaître celle de Djaq mais la deuxième voix ne lui était pas aussi familière. Il l'avait pourtant déjà entendu à plusieurs reprises. Bevan ! Comment pouvait-il percevoir ses voix ? Ils ne devaient pas être loin du campement. Djaq était seule avec Bevan et elle était peut-être en danger. Le chef des hors-la-loi voulut se relever mais une fois encore son épaule le fit souffrir. Il n'avait plus le temps de retourner voir Mathilda. Et pourtant, cette situation ne pouvait plus durer, non seulement il se rendait vulnérable face à un ennemi mais il mettait également la vie de ses compagnons en péril. Il n'avait plus le choix, Ellen aurait pu l'aider tout en gardant le secret mais elle n'était pas là. Djaq devait être mise au courant, elle saurait quoi faire.

-Luke ! Répond-moi ! cria Rose. Aidez moi !
Will, alerté par les cris de la jeune femme, se dirigea vers la maison et aperçut son frère gisant sur le sol.
-Que s'est-il passé ? demanda t-il à la jeune femme.
-Le toit... il est tombé du toit.
-Luke, tu m'entends ?
Le jeune frère du hors-la-loi ne répondit pas. Denis emmena Rose un peu plus loin pour la calmer. Pendant ce temps, voyant l'inquiétude de Will s'accroitre, Allan lui conseilla de rester à ses côtés tandis qu'il irait chercher du secours. Will approuva son idée et resta près de son frère. Allan alla trouver Much, Kate et Matthew.
Kate se rendit chez elle pour préparer du linge propre et de l'eau alors que Matthew et Much suivirent Allan. Ils allaient aider à porter Luke et l'un d'entre eux soutiendrait Will, encore choqué.
Pendant ce temps, à Nottingham, Gisborne et Tanner étaient en train de se disputer sous le regard fatigué du Shérif.
-Messieurs, calmez-vous. Vous me donnez la migraine.
-Mon seigneur, le Phénix doit être arrêté sur le champ ! réclama Gisborne.
-Hum, il est vrai que si tous les pauvres fuient notre comté, nous ne pourrons pas payer la somme due à notre Prince bien aimé.
-Shérif, je me dois de protester, déclara Tanner. Le Phénix nous débarrasse des pauvres qui n'ont pas la moindre pièce d'or. Il ne fait rien de mal, tout bien considéré.
-Rien de mal ! Il tue des gens vivant sur mon domaine ! s'emporta Gisborne. De plus, les pauvres se demandent ce que nous attendons pour arrêter ce criminel.
-Allons, allons, Gisborne. Que vous ai-je déjà dit sur la clémence ? Hum ? Et depuis quand écoutez-vous les manants ? Tanner a raison, ces bougres n'apportent rien à notre communauté, laissons le Phénix agir pour nous.
Gisborne serra les poings mais ne rétorqua rien. De toute évidence, le Shérif avait rejoint l'avis de son ami. Un ami, pensa Gisborne, qui n'avait pas une bonne influence sur lui.
On vint frapper à la porte.
-Entrez, ordonna le Shérif.
-Mon seigneur, un message pour vous, déclara un serviteur.
-Cela ne pouvait-il pas attendre ?
-Non, mon seigneur, ce message est de la plus haute importance.
-Je vois, dit le Shérif en lui arrachant le courrier des mains.
Il le congédia d'un signe de tête et lut la lettre.
Alors qu'ils arrivaient au village où vivait l'oncle de Daniel, ce dernier semblait de plus en plus nerveux. Petit Jean lui donna une petite tape dans le dos pour l'encourager. Ellen, elle, avait le regard dans le vague puis elle aperçut de très jeune enfants quémander sur le bord de la route. Elle descendit de cheval un court instant et leur tendit quelques pièces. Ils la remercièrent chaleureusement.
La jeune femme les quitta et retourna auprès de ses compagnons. Quand ils arrivèrent enfin devant la demeure de l'oncle de leur jeune ami, les hors-la-loi posèrent pied à terre. Ellen vit d'autres enfants qui avaient l'air misérables. Elle indiqua à Petit Jean d'accompagner Daniel et qu'elle les rejoignait dans quelques instants. Elle se dirigea vers les enfants, qui, dans un premier temps furent surpris par sa venue et prirent leurs jambes à leur cou. Ensuite, la jeune femme les appela d'une voix douce. Un petit garçon montra le bout de son nez. Elle lui sourit et lui tendit la main. Après un bref coup d'oeil à ses petits camarades, le jeune garçon la rejoignit. Elle le prit dans ses bras, il était vraiment très maigre, il ne devait pas manger à sa faim tous les jours. Le petit se blottit contre elle quand la jeune femme lui demanda où étaient ses parents, il répondit qu'il n'en savait rien. Puis, il partit aussi vite qu'il était arrivé.
Pendant ce temps, Petit Jean et Daniel avaient fait connaissance de l'oncle du garçon. C'était un homme de petite taille et d'un certain embonpoint, il semblait heureux de rencontrer son neveu. Les hors-la-loi échangèrent quelques mots avec Léonard. Daniel n'était pas à l'aise. Jean l'encouragea et Ellen le gratifa d'un sourire pour la dernière fois. Enfin, ils partirent.
Ellen restait silencieuse. Petit Jean lui demanda si elle regrettait de laisser Daniel. Elle répondit qu'elle ne pouvait s'empêchait de penser qu'ils l'abandonnaient. Petit Jean lui parla alors de sa femme et de son fils qu'il avait laissés partir, elle comprit que leur absence pesait sur le cœur du hors-la-loi. La jeune femme voulut proposer de passer voir Daniel le lendemain matin pour voir si tout allait bien mais se ravisa. Elle n'était pas sa mère, elle devait le laisser passer à autre chose.

Au campement, Robin et Djaq bavardèrent pendant que la jeune femme pansait le bras de l'archer.
Le chef des hors-la-loi la remercia pour toutes les fois où elle avait sauvé sa vie ou celle des hors-la-loi. Djaq lui sourit mais Robin put lire une certaine tristesse sur son visage. Sa dernière dispute avec Will la chagrinait. Elle avait réussi à la masquer mais Robin n'était pas dupe. Avec les années, il avait appris à connaître la jeune femme. Il lui prit la main et lui demanda ce qui n'allait pas.
Après un court instant, Djaq laissa parler son cœur. Will lui manquait terriblement ces derniers temps. Il ne lui parlait presque plus ou alors lorsqu'ils parlaient cela dégénérait très rapidement. Robin essaya tant bien que mal de la rassurer. La peine de Djaq l'attristait également. Il se promit de tout faire pour les aider à se retrouver.
-Je parlerai à Will, lui promit-il.
-Merci, Robin, fit Djaq.
La Sarrasine sortit du campement et tomba sur Bevan.
-Que fais-tu ici ? demanda Djaq.
-Tu n'as pas oublié notre petite conversation.
-Bien sûr que non, répondit la jeune femme sur la défensive.
-Tant mieux, parce que j'ai besoin de toi, lui dit-il en lui montrant sa main ensanglantée.
-Que t'est-il arrivé ?
-Je posais trop de questions, les autres se sont mis à me soupçonner.
-Te soupçonner ?
-Oui. Ils ont compris que je ne voulais plus marcher dans leurs combines.
-Où es-tu blessé ? demanda Djaq.
Bevan avait des difficultés à respirer.
-Je veux voir Ellen.
Djaq l'aida à s'allonger et jeta un œil à sa blessure. On lui avait planté un couteau dans la poitrine.
L'ancien ami d'Ellen perdait beaucoup de sang.
-Je veux voir Ellen, répéta t-il.
-Elle n'est pas ici.
-Je dois pourtant lui parler rapidement.
Djaq ne répondit rien mais les jours du jeune homme étaient peut-être comptés, elle ne savait que faire. 
Allan s'était porté volontaire pour aller chercher Djaq. On lui avait prêté un cheval pour aller plus vite. Au campement, Allan trouva Robin allongé, le bras bandé. Il comprit alors que Robin était blessé. Il ne voulait pas le déranger mais l'heure était grave, Luke avait besoin des soins d'une experte et plus précisément de Djaq.
Pendant ce temps les hommes de Tanner avait envahi le village de Locksley. Gisborne les avait suivis par précaution. Les hors-la-loi et les villageois qui étaient au chevet de Luke restèrent chez Kate. Matthew rassembla tous les outils qui leur permettaient de se défendre en cas d'attaque.
On vint frapper à la porte. Much alla ouvrir d'un pas hésitant et tomba nez à nez avec Gisborne. Il faillit tomber à la renverse tant il était surpris.
-Surtout ne bouge pas, dit Gisborne très calmement.
-D’accord, finit par répondre Much.
-Bien.
Gisborne tourna les talons.
-Rien à signaler ici, cria t-il.
Les gardes poursuivaient leur inspection tandis que chez Kate, les hors-la-loi se demandaient encore ce qu'il venait de se passer. Much haussa les épaules et se contenta de remercier leur bonne étoile. A présent, le sort de Luke reposait sur Allan et Djaq.
Adam et Jacob ne tenaient plus en place. Ils voulaient aller défier les gardes.
-Nous ne pouvons plus vivre ainsi, dans la crainte. Nous devons nous battre ! lança Jacob.
-Je croyais que c'était ce que vous faisiez, dit Adam aux hors-la-loi.
-Nous nous battons pour la justice, répondit Marianne.
-Mais regardez-les ! Ils occupent notre village !
-Parle moins fort, dit Kate. Nos amis sont recherchés.
-Pourtant, Gisborne a fait comme s'ils étaient alliés.
-Gisborne n'est pas notre ami ! s'emporta Much.
-Ce n'est pas l'impression que j'ai eu, répondit Adam.
-Ca suffit ! s'exclama Matthew.
-Tu as raison, il est temps d'agir, fit Jacob.
Jacob et Adam sortirent. Matthew essaya de les retenir mais il était trop tard. Rose était toujours au chevet de Luke qui était inconscient. Rose parlait avec Kate et Marianne quand Much vint vers elles.
Ils entendirent les villageois s'agiter et se rebeller contre les gardes, Jacob et Adam menaient le groupe.
Blake était sorti de sa maison pour voir ce qu'il se passait. Ses amis lui firent signe de les rejoindre.Mais l'une des petites sœurs de Blake le retint. Elle avait peur, alors son grand frère la prit dans ses bras et ils rentrèrent tous deux au calme.
Les villageois s'étaient armés de fourches et de bâtons, les gardes attendaient les ordres. Tanner hésita un moment. Il ne pouvait pas se permettre de déclencher une guerre civile toutefois ces paysans dépassaient les limites. Gisborne en profita pour reprendre le commandement et demanda aux hommes du Shérif de se retirer.
-Allan, arrête de faire les cent pas, Djaq ne devrait pas tarder, dit Robin.
-Qu'est-ce que tu as ? demanda Allan.
-Tu te souviens de l'incendie chez Blake ?
-Oui.
-Je me suis blessé à l'épaule.
-Oh.
-Tu dois garder ça pour toi, Allan.
-Quoi, tu veux dire que c'est un secret ?
-Tout à fait, pour l'instant en tous cas. Je te fais confiance, ne me déçois pas.
-Tu peux compter sur moi.
Ellen et Petit Jean avaient repris la route.
-Daniel me manque déjà, dit Ellen.
-A moi aussi, répondit Petit Jean.
-Son oncle a l'air très sympathique.
-Oui, c'est un brave homme.
-Comment le sais-tu ? demanda la jeune femme.
-On a échangé quelques banalités. Il est commerçant.
-Ah oui et que vend-il ?
-Ca, je l'ignore.
Dans la forêt de Sherwood, Djaq faisait tout son possible pour maintenir Bevan en vie. Il insistait pour parler à Ellen.
-Je veux la voir tout de suite ! s'énerva-t-il.
-Tais-toi un peu et arrête de bouger.
Djaq essayait tant bien que mal d'arrêter l'hémorragie.
-Ellen est ma plus chère amie, tu le savais ?
-Tu veux dire qu'elle était ton amie, pas vrai ? Elle a cessé de te parler le jour où tu as essayé de tuer Allan.
Bevan ricana.
-Je ne sais pas ce qu'elle lui trouve.
-C'est un homme bien, répondit Djaq.
-Sans doute meilleur que son frère.
-Je crois que tu l'as trop jugé trop vite, tu ne le connais pas.
-Je m'en rends compte. Ellen ne m'aurait pas tourné le dos si elle ne croyait pas en Allan. C'était idiot de ma part, je regrette de l'avoir attaqué. Tu pourras lui dire ?
-Tu lui diras, je viens d'arrêter l'hémorragie.
-Mais ça ne veut pas dire que je vais m'en sortir, n'est-ce pas ?
-Non, répondit Djaq.
-Merci, Djaq. J'apprécie ton honnêteté. Nous aurions pu devenir amis, j'en suis certain.
La jeune femme sourit presque malgré elle.
-Ellen a de la chance d'avoir une nouvelle famille, elle mérite d'être heureuse, déclara Bevan.
-Ne l'a t-elle jamais été ?
-Elle a fui son père qui la maltraitait, elle a eu le cœur brisé plus d'une fois.
-Vraiment ?
-Oui, mais je n'en dirai pas plus, je ne la trahirai pas.
-Tu es un ami loyal, Bevan. Bevan ? Bevan, réponds-moi.
Mais le jeune homme ne répondit pas.