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Série : Robin Hood
Création : 29.06.2015 à 08h35
Auteur : byoann
Statut : Terminée
« Il s'agit de la suite de l'épisode "Chantage". Cet EV comporte 15 chapitres. J'écris seul merci. » byoann
Cette fanfic compte déjà 73 paragraphes
Le Prince Jean, se mettant sur ses coudes et péniblement : « Je… Je vous… remercie. »
Robin descendit l’escalier et rejoignit ses compagnons.
Much : « Et maintenant ? Comment va-t-on pouvoir sortir d’ici ? »
Djaq, se penchant sur Hassan et lui caressant le visage : « Hassamomo !... Réponds-moi… Je t’en prie. »
Will : « On risque de rencontrer les gardes dans la cour. »
Allan : « Pas, si on passe par les cuisines. »
Robin : « Alors allons-y… [Pointant le Prince Jean] On l’emmène avec nous ! »
Le Prince Jean, étonné : « Quoi ? »
Sans sommation, Petit Jean l’assomma d’un seul coup et le chargea sur son épaule.
Petit Jean à Allan : « C’est par où ? »
Allan : « Suis-moi ! »
Il conduisit ses compagnons à la porte de service.
| Djaq, se relevant, regarda avec tristesse son frère étendu à ses pieds. | ![]() |
Robin, se retirant : « Djaq ? On s’en va ! »
Contrainte d’abandonner son petit frère, la jeune femme sortit de sa torpeur et se dirigea vers ses compagnons. Petit Jean, Will, Much et Robin suivirent Allan à travers les couloirs. Mais ils ne virent pas que Djaq ne les avait pas suivis. Ils traversèrent les cuisines et sortirent à l’extérieur.
Robin : « On va prendre ce chariot ! »
Petit Jean y déposa le Prince Jean.
Robin : « Petit Jean, Will… Conduisez-le jusqu’à notre campement. »
Les deux hommes retirèrent leurs uniformes. Petit Jean s’installa sur le chariot.
Much : « Et nous ? »
Robin : « On va se mêler aux autres soldats pour s’enfuir. »
Allan, tournant sur lui-même : « Où est Djaq ? »
Inquiet, Will releva la tête.
Robin : « Je croyais qu’elle était derrière moi !... Allan, avec moi ! »
Will, redescendant du chariot : « Je viens aussi ! »
Le ton employé par le jeune homme fit comprendre à Robin qu’il était inutile de lui ordonner de rester avec Petit Jean. Par ailleurs connaissant les liens qu’il entretenait avec la jeune femme, Robin ne s’y opposa pas.
Robin : « Très bien. Much, prends la place de Will… [A Petit Jean] Ne nous attendez pas ! On se retrouve au campement. »
Much s’empressa d’enlever son uniforme et monta sur le chariot avec Petit Jean. Ce dernier prit les rennes puis ils s’éloignèrent. Robin s’assura que tout allait bien pour eux avant de retourner à l’intérieur du château.
Si Djaq n’avait pas suivi ses compagnons, ce n’était pas de son fait. Alors qu’elle s’apprêtait à suivre Robin à contrecœur, Gisborne avait repris connaissance. Et alors que la jeune femme passait à côté de lui, croyant qu’il était inconscient, Gisborne s’était relevé et l’avait assommé. Puis il s’était dirigé vers le shérif qui reprenait peu à peu connaissance.
Le shérif : « Oh ma tête… Le Prince ? Où est le Prince ? »
Gisborne aida le shérif à se mettre debout.
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Gisborne : « Il semblerait que Locksley l’ait kidnappé, Monseigneur. » |
Sur ce, les soldats envahirent la salle.
Le shérif, furieux : « RETROUVEZ-LE !... RETROUVEZ-LE… BANDE D’INCAPABLES ! »
Les soldats sortirent de la pièce en courant dans tous les sens. Ceux qui restèrent s’empressèrent de maîtriser Hassan et Djaq qui reprenaient graduellement conscience.
Le shérif, se tournant vers Hassan : « Si Robin t’a laissé vivre, moi je me ferai un plaisir de te voir te balancer au bout d’une corde. »
Hassan, se débattant sauvagement : « SALE TRAÎTRE !... JE TE TUERAI ! »
Le shérif : « EMMENEZ-LE ET PENDEZ-LE IMMEDIATEMENT ! »
Djaq : « NON ! »
Gisborne, pointant du doigt Djaq : « Celui-là aussi, Monseigneur ? »
Les gardes firent sortir tant bien que mal le sarrasin.
Le shérif, s’arrêtant devant Djaq : « Tiens… Tiens… La donzelle sarrasine de Robin ! »
Gisborne, surpris : « Une femme ? »
Le shérif, souriant : « Oui… Voyez-vous Gisborne… Les hivers sont rudes à Sherwood. Seuls dans les bois, Robin et sa bande de cloportes ont donc besoin de compagnie pour se distraire. »
Gisborne : « Dois-je la faire pendre avec le sarrasin ? »
Le shérif : « Non… Emmenez-là plutôt dans les cachots. J’ai dans l’idée que notre jeune blanc-ami voudra échanger le Prince contre sa sarrasine. »
Gisborne : « Bien, Monseigneur… [Aux gardes] Emmenez-la ! »
Le soldat : « Oui, Messire. »
Soudain, un garde arriva en courant.
Le soldat, haletant : « Monseigneur ? »
Le shérif, mécontent : « Qu’y-a-t-il ? »
Le soldat : « Le sarrasin s’est échappé. »
Le shérif : « QUOI ?... IMBECILE ! RETROUVEZ-LE ET VITE ! SINON C’EST TOI QUI TE BALANCERAS AU GIBET CE SOIR ! »
Le soldat, apeuré : « Oui, Monseigneur. »
Djaq fut emmenée en direction des cachots. Elle se débattit comme un beau diable mais les soldats étaient beaucoup trop nombreux. A quelques pas de là, cachés dans un recoin du couloir, Robin, Will et Allan attendaient le bon moment pour agir.
Robin : « On ne peut pas intervenir maintenant. Ils sont trop nombreux. »
Will, inquiet : « Mais si on attend encore, ils vont atteindre la porte des cachots et se sera fichu. »
Robin : « Je sais… [Essayant de trouver une solution]… Il doit bien y a voir un moyen. »
Will : « Il n’y en a pas trente-six ! »
Voyant que le groupe se rapprochait de la porte descendant aux cachots, Will, sans en avertir ses compagnons, se lança sur les soldats en hurlant afin de libérer la femme qu’il aimait.
Robin, essayant de le retenir : « Will ! »
Trop tard, le jeune homme s’attaquait déjà à un garde.
Djaq, surprise : « Will ! »
D’abord surpris par cette attaque, les gardes, devant Will, tombèrent instantanément sous les coups meurtriers du jeune homme. Celui-ci tenta de se rapprocher de Djaq. Mais les soldats comprirent qu’il en voulait à leur prisonnière. Deux d’entre eux emmenèrent la captive tandis que les autres s’occupaient de son sauveur. Robin et Allan vinrent alors lui prêter main forte. Mais les soldats étaient deux fois plus nombreux que les hors-la-loi. Will suivait du regard la jeune femme qui disparut derrière la lourde porte, descendant aux cachots.
Djaq : « WILL ! »
Will, affolée : « DJAQ !... DJAQ ! »
Déconcentré, il ne vit pas le soldat qui s’approcha par derrière. Alors qu’il combattait un dernier garde avant d’arriver devant la porte des cachots, le soldat arrivant derrière lui, s’apprêta en lui enfoncer son épée dans le dos.
Robin, regardant la scène avec horreur : « WILL !!!!!! »
Le jeune homme eut juste le temps de se retourner face à Robin. L’épée du soldat lui entailla profondément son flanc droit. Will hurla de douleur puis s’effondra sur le sol. Robin se porta immédiatement à son secours. Il enfonça son épée dans le dos du soldat qui s’apprêtait à achever son compagnon.
Robin : « WILL EST BLESSE ! »
Allan et Robin se placèrent côte à côte afin de protéger Will gisant à terre. Il ne restait plus que trois soldats. Avec la rage du désespoir, ils réussirent à en venir à bout. Epuisés, les deux hommes se retournèrent vers leur compagnon.
Will, péniblement : « Djaq… Djaq… Il faut sauver Djaq. »
Robin, s’agenouillant : « Ne parle pas. Tu es blessé… Il faut te soigner. »
| « Faut pas rester là… Les gardes vont nous tomber dessus. » | ![]() |
Allan, essayant de soulever Will : « Allez mon grand… Il va falloir y aller. »
Robin aida Allan à mettre Will debout. Celui-ci grimaça de douleur mais réussit à se remettre sur ses pieds. Les deux hommes, situés de chaque côté du blessé, le transportèrent jusqu’aux cuisines. Ils sortirent par la porte de service puis appuyèrent Will contre le mûr.
Robin, réfléchissant : « Maintenant, il nous reste encore à traverser la cour. »
Allan : « La plupart des gardes doivent être sortis du château à notre recherche, maintenant. »
Robin : « Espérons-le ! »
Allan : « J’ai une idée… Je vais aller chercher des chevaux. »
Sans s’expliquer davantage, Allan disparut dans la cour du château.
Robin à Will : « Reste éveillé surtout… Ne t’endors pas… Reste éveillé. On va te sortir de là. »
Will : « Mais Djaq… Il faut aller libérer Djaq. »
Robin : « Ne t’en fais pas pour elle. Le shérif ne lui fera rien. Il aura besoin d’elle pour retrouver son cher prince. »
Allan revint quelques minutes plus tard avec deux chevaux dont l’un fut familier à Robin.
Robin : « Mais c’est le cheval du shérif ? »
Allan, souriant : « Je sais… Les palefreniers m’ont surpris à prendre des chevaux alors je leur ai dit que c’était un ordre du shérif. »
Robin : « Tiens-le. Je reviens. »
Allan, soutenant Will : « Tiens le coup, mon grand ! »
Robin revint quelques instants plus tard avec un habit de cuisinier.
Robin : « Tiens... Mettons-lui ça… Un soldat blessé quittant le château, ç’aurait paru étrange… On passera plus inaperçu avec ça ! »
Allan, enfilant l’habit à Will : « Un cuisinier et deux soldats ? T’as raison. Qui nous remarquerait ? »
Robin, aidant Allan : « Désolé mais j’ai rien d’autre en magasin. »
Puis les deux hommes firent monter Will sur le cheval du shérif. Grimaçant de douleur et en sueur, le jeune homme réussit à y monter sans évanouir. Robin monta juste derrière lui. Mais la douleur était intenable et Will se plia en deux sur l’encolure.
Robin : « Tiens le coup, Will ! »
Lorsqu’Allan fut installé sur son cheval, Robin talonna le sien. La cour était bondée, mais heureusement, aucun soldat ne s’y trouvait. Ils étaient tous occupés à les chercher dans Nottingham. Robin et Allan firent marcher lentement leurs chevaux afin de ne pas trop attirer l’attention sur eux. Ils allaient bientôt franchir la porte quand le shérif arriva sur le perron.
Le shérif, étonné : « Mais… Mais c’est mon cheval !... ARRETEZ-LES ! »
Aussitôt, Robin donna un coup de pied au soldat de garde qui tentait de les arrêter et mit son cheval au galop. Allan l’imita et les deux hommes quittèrent l’enceinte du château. Le shérif accourut aussitôt mais ne réussit qu’à les voir disparaître dans une des ruelles de la ville.
Le shérif à un soldat près de lui : « VA FERMER LES PORTES DE LA VILLE ! VITE ! DEPECHE-TOI ! »
Le soldat : « A vos ordres, Monseigneur ! »
Le soldat se mit à courir en direction de la sortie de Nottingham.
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CHAPITRE IX
« SANS SOINS APPROPRIES, IL MOURRA. »
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es rues de la ville étaient bondées en raison des festivités données à l’occasion de la Saint-Jean. Les hors-la-loi ne purent donc progresser rapidement. Ne pouvant plus avancer, Robin et Allan décidèrent d’abandonner les chevaux. |
Robin, descendant de cheval : « On ira plus vite à pied. »
Allan, le rejoignant : « Mais Will ne peut pas marcher. »
En effet, le jeune homme se tordait de douleur sur l’encolure de l’animal.
Robin, réfléchissant : « On n’est pas loin de chez Wayne. On y trouvera refuge. »
Allan, aidant Will à descendre : « Bonne idée… Allez vient dans mes bras, mon grand. »
Malgré la douleur et la fièvre qui commençait à l’envahir, Will sourit légèrement au trait d’humour de son compagnon. Les hors-la-loi se mêlèrent à la foule et se dirigèrent vers la maison de leur ami Wayne. Cependant, ils ne purent se hâter car la blessure de Will saignait abondamment et le malheureux souffrait énormément à chaque pas qu’il faisait.
Allan : « Courage ! On est bientôt arrivé. »
Mais le jeune homme sombrait de plus en plus dans l’inconscience. Lorsqu’ils arrivèrent à la maison de Wayne, Will s’effondra. Ses deux compagnons le maintinrent debout, tout en frappant à la porte. Mais personne ne répondit.
Robin : « Il doit être à la fête… Tant pis, allons dans sa grange. »
Dans un ultime effort, ils portèrent le blessé dans la grange, se situant sur le côté de la maison, dans une ruelle beaucoup moins fréquentée. Ils couchèrent leur ami sur un lit de paille.
| Allan, examinant la blessure : « Hum… ça saigne beaucoup. » | ![]() |
Robin, s’agenouillant à ses côtés : « Tu sauras le soigner ? »
Allan : « C’est Djaq la spécialiste et puis sans potions… »
Il se releva et retira son uniforme puis enleva le foulard qu’il portait autour du cou et s’agenouilla.
Allan, appuyant sur la blessure de Will : «… Tout ce que je peux faire, c’est faire en sorte que sa blessure ne saigne plus. Mais il me faudrait les potions de Djaq. »
La douleur fit sortir Will de l’inconscience et se mit à gémir.
Allan : « Je suis désolé, vieux… [Inquiet à Robin] Sans soins appropriés, il mourra. »
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Robin, se relevant : « Je vais chercher les potions de Djaq. » |
Allan : « Non, laisse… J’y vais ! Je sais où elle les range. Toi, continue de maintenir ce linge contre sa blessure. Je vais essayer de faire vite ! »
Robin opina de la tête et prit la place d’Allan pendant que celui-ci remit son uniforme.
Allan : « Je passerai d’avantage inaperçu, habillé comme ça ! »
Robin : « D’accord… [Montrant les musiciens toujours ligotés au fond de la grange] Ramène aussi deux ou trois bourses ! »
Allan, sortant de la grange : « Entendu… Je me dépêche. »
Robin : « Accroche-toi, Will !... Je t’interdis de mourir ! Tu m’entends ? »
Arborant l’uniforme de soldat, Allan n’eut aucun mal à circuler en ville. Soudain, il aperçut, à un étal provisoire, Wayne occupé à vendre ses marchandises dans la rue la plus passante : Celle allant du château à la sortie de la ville. Allan attendit que les clients qu’il servait s’en aillent pour s’approcher.
Wayne au soldat : « Qu’est-ce que je vous sers, mon brave ? »
Allan, se penchant au dessus de l’étal : « C’est moi ! C’est Allan ! »
Wayne : « Oh ! »
Il lui fit signe de venir sur le côté. S’assurant qu’ils n’attiraient pas les regards, Allan s’exécuta.
Allan : « Nous avons un problème. Will a été blessé. Nous l’avons conduit chez toi, dans ta grange. J’espère que ça te dérange pas ? »
Wayne : « Non, bien sûr que non. »
Allan, regardant autour de lui : « Bien. Je dois retourner au campement chercher des potions pour le soigner. Peux-tu garder un œil sur eux ? »
Wayne : « Eux ? »
Allan : « Robin est resté auprès de lui. »
Wayne : « Entendu. Je remballe et j’y vais… De plus, j’ai une décoction pour désinfecter les plaies et les blessures. »
Allan : « Très bien. Apporte-là à Robin… J’y vais. »
Rassuré, Allan se remit en route. Mais hélas, lorsqu’il arriva aux portes de Nottingham, celles-ci étaient fermées. Il eut alors l’idée de se présenter à la porte pour qu’on lui ouvre mais cela aurait paru suspect qu’un homme seul veuille sortir. Par chance, un groupe de soldats arriva d’une ruelle adjacente et se dirigea vers la sortie.
Allan, se faufilant dans la foule : « C’est l’occasion ou jamais ! »
Il se joignit au groupe en se plaçant au dernier rang. La troupe arriva devant les portes.
Le commandant : « Mon bataillon a ratissé le quartier de Pitt Street. Nous allons maintenant inspecter les villages aux alentours. Ouvrez les portes. »
Le soldat de garde : « Entendu… OUVREZ LES PORTES ! »
Deux autres soldats s’exécutèrent.
Le soldat de garde : « Bonne chance ! »
La troupe se mit en marche et Allan passa, sans encombre, le dernier obstacle qui pouvait l’empêcher de rejoindre la sécurité de la forêt de Sherwood.
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Pendant ce temps…

Marianne, Annie et Sir Edouard avaient profité de la panique qui s’était emparée des invités de la fête pour rentrer chez eux.
Marianne à Annie : « Va préparer tes affaires, maintenant. Tu dois partir demain matin très tôt… Nous irons au campement dès que tu seras prête. »
Annie : « Entendu. »
La jeune femme s’apprêta à regagner les quartiers des domestiques quand Sir Edouard attrapa la main de Marianne.
Edouard : « Tu n’y penses pas…. La forêt de Sherwood doit fourmiller de soldats à présent à la recherche de Robin. »
Marianne : « Mais Annie doit impérativement voir Allan avant de retourner auprès des siens. Je lui en ai fait la promesse et je compte bien la tenir… [A Annie] Va et rejoins-moi dans ma chambre lorsque tu seras prête. »
Annie : « Oui, madame. »
La jeune femme se retira.
| « Je t’interdis d’y aller. » | ![]() |
Marianne, se défaisant brutalement de son père et montant l’escalier : « Vous n’avez rien à m’interdire, Père… »
Puis Marianne expira et laissa sa colère redescendre. Elle retourna auprès de son père.
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Marianne, calme : « Je sais que vous vous inquiétez pour moi, père et je vous en remercie. Mais c’est inutile… Les soldats n’oseront jamais s’aventurer dans les bois à l’approche de la nuit. » |
Sir Edouard ne sembla pas aussi convaincu que sa fille.
Marianne : « Allez… Je monte me changer… Je vous promets d’être de retour avant la nuit. Ça vous va ? »
Sir Edouard, résigné : « Tu me promets de ne pas prendre de risques inutiles ? »
Marianne : « Quels risques ? Puisque j’accompagne une jeune fille vers l’homme qu’elle aime. Quels risques voulez-vous que j’encoure ? »
Sachant qu’il n’aurait pas le dernier mot avec elle, Sir Edouard n’insista pas. Il embrassa sa fille sur le front comme il le faisait lorsqu’elle était enfant et se retira dans ses appartements. Marianne, sans s’offusquer, le laissa faire puis monta l’escalier en souriant de son geste paternaliste. Lorsqu’elle arriva dans sa chambre, elle referma la porte. Son sourire s’effaça aussitôt. Elle repensa à ce qu’il venait de se passer dans la grande salle du château.
Marianne, inquiète : « J’espère que tout va bien pour toi, Robin ! »
Mais Marianne n’était pas la seule à s’inquiéter pour le chef des hors-la-loi.
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Au même moment…

Petit Jean et Much arrivèrent en chariot à leur sanctuaire.
Much, descendant du chariot : « Il est toujours inconscient ? »
Petit Jean, enlevant la toile qui recouvrait le Prince : « Apparemment ! »
Much : « Faut dire que tu n’y es pas allé de mains mortes. »
Petit Jean : « En même temps, on a été tranquille pendant tout le trajet. »
Much, en souriant : « Oui… Qu’est-ce qu’on va faire de lui à présent ? »
Petit Jean réfléchit en portant son regard autour de lui. Il s’arrêta sur la cage que Will avait fabriquée pour Allan lors de leur retour de Terre Sainte.
Petit Jean, prenant le Prince par les pieds : « On va le mettre dans la cage d’Allan. »
Much : « Bonne idée ! »
Il aida ensuite Petit Jean à transporter « leur invité » dans sa cellule. Après s’être assuré que leur prisonnier ne risquait pas de s’enfuir, les deux hommes retournèrent sur le chemin afin d’attendre leurs compagnons.
Much : « J’espère qu’ils ne leur aient rien arrivé ! »
Petit Jean : « Non… A mon avis, ils ne devraient plus tarder ! »
Much : « En tout cas, ils n’étaient pas derrière nous lorsque nous avons quitté Nottingham. »
Petit Jean : « Tant fais pas. Je suis sûr que dans dix minutes, ils seront là ! »
Les deux hommes commencèrent à patienter. Mais les minutes passèrent et ils ne virent toujours personne. Much commença sérieusement à s’inquiéter.
Much, nerveux : « C’est pas normal ! »
Petit Jean, assis sur une pierre : « Ils vont arriver ! »
Much, faisant les cent pas : « ça fait un quart d’heure que tu me dis ça et ils ne sont toujours pas là ! »
Une voix masculine, au loin : « Hé ho !... Relâchez-moi ! C’est un ordre ! »
Petit Jean, se relevant : « Ah !... On dirait que notre invité s’est réveillé ! »
Much : « Et Robin qui n’est toujours pas là ! »
Petit Jean : « Laisse… Je m’en occupe ! »
Petit Jean retourna auprès du Prince pendant que Much regardait avec angoisse le chemin désespérément désert menant au campement. Puis Petit Jean revint s’asseoir calmement sur sa pierre.
Much : « On n’entend plus le prince ? »
Petit Jean : « Il fait une sieste ! »
Much : « Oh ! »
Petit Jean, se relevant : « Tiens… Voilà Robin ! »
Souriant, Much se retourna. Mais sa joie fit très vite place à la déception. Il reconnut les deux cavaliers qui approchaient.
Much : « Ce n’est pas Robin. C’est Marianne. »
Les deux femmes s’arrêtèrent devant les hors-la-loi.
Marianne, descendant de cheval et surprise : « Mais que faites-vous ici ? »
Much : « On attend Robin. »
Petit Jean aida Annie à descendre.
Marianne : « Pourquoi ?... Il n’est pas encore rentré ? »
Much : « Non… Il est resté avec Allan et Will afin de récupérer Djaq. »
Annie, inquiète : « Allan ? »
Marianne : « Djaq ? Pourquoi elle… »
Much, la coupant : « Elle ne nous a pas suivi lorsqu’on a quitté la grande salle. »
Petit Jean : « On pense qu’elle a essayé de persuader son frère de nous suivre. »
Marianne : « Je vois. »
Much : « Et vous ? Que venez-vous faire ici ? »
Marianne : « Annie est venue dire au revoir à Allan. Elle doit retourner auprès des siens pendant quelques temps. »
Much : « Ah !... Bon ben… Venez à l’intérieur, nous y serons mieux pour les attendre. »
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« Je m’occupe des chevaux mais je vous conseille de demeurer silencieuse tant que vous n’êtes pas à l’intérieur du camp. » |
Annie : « Pourquoi ? »
Petit Jean, avant de s’en aller : « On a un invité. »
Marianne, haussant les sourcils : « Qui est-ce ? »
Much lui fit signe de le suivre en silence. Ils retournèrent en direction du campement. Ils passèrent devant la cage et les deux femmes furent surprises de voir le Prince Jean, inconscient, étendu sur le sol.
| Marianne, tout bas : « Vous l’avez kidnappé ? » | ![]() |
Much : « Ordre de Robin ! »
Marianne, mécontente : « Mais vous savez ce qui risque d’arriver à Nottingham si jamais les chevaliers noirs découvrent que le Prince Jean a disparu. »
Much : « Bah j’sais bien… Mais c’était pas mon idée ! C’était celle de Robin… Chut… Entrez. Vous verrez ça avec lui quand il sera là ! »
Much installa les deux jeunes femmes sur des tabourets près du foyer qu’il ralluma.
Much : « Je vous propose quelque chose à boire ? »
Marianne : « Non, merci. »
Petit Jean revint à l’intérieur du campement et attendit, avec elles, le retour de Robin. Mais les minutes passèrent sans qu’aucun de leurs compagnons ne reviennent.
Marianne : « Je pourrais peut-être retourner au château pour me renseigner sur ce qui s’est passé. »
Much : « Non, c’est trop dangereux…. Et mon maître n’aurait pas voulu ça. »
Marianne : « Mais il faut bien faire quelque chose au lieu de rester là à attendre ? »
Much : « Robin nous a donné des ordres. Il nous a bien dit de retourner au campement quoiqu’il arrive et qu’il nous y rejoindrait. N’est-ce pas, Jean ? »
Mais Petit Jean semblait ailleurs. Il écoutait attentivement les alentours.
Marianne : « Mais si cela se trouve, ils ont été fait prisonniers ! »
Much : « Non… Pas Robin ! »
Marianne : « Mais… »
| Petit Jean, la coupant : « Chut ! Ecoutez ! » | ![]() |
Il se rendit à la porte du campement. Much et Marianne tournèrent la tête vers lui.
Much : « Qu’est-ce qu’il y a ? »
Petit Jean : « Quelqu’un vient. »
Much se leva et rejoignit Petit Jean.
Petit Jean : « Quelqu’un arrive en courant. »
Much : « On dirait un soldat. »
Annie, inquiète : « Un soldat ? »
Petit Jean, se relaxant et revenant vers les femmes : « C’est Allan ! »
Ce dernier fit irruption dans le campement.
| Much : « Mais où est-ce que vous étiez passés ? » | ![]() |
Sans lui répondre, Allan fonça au fond du campement et prit, dans l’un de leurs coffres, deux bourses qu’il glissa dans ses poches puis se dirigea vers le lit de Djaq.
Petit Jean : « Où sont les autres ? »
Allan, s’agenouillant : « On a un pépin ! »
Petit Jean : « Quel genre ? »
Marianne et Annie rejoignirent les hommes près du lit de Djaq. Allan ne répondit pas et chercha quelque chose sous le lit de la jeune femme.
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Much, inquiet : « C’est grave ? » |
Allan : « Bon sang !... Mais j’étais pourtant certain qu’elle les rangeait ici. »
Much : « Ranger quoi ?... Mais qu’est-ce tu cherches ? Vas-tu nous dire ce qui se passe ? »
Allan, tout en cherchant : « Ecoute, soit je m’arrête pour t’expliquer ce qui se passe et on perd du temps soit je continue de chercher et je t’expliquerai tout plus tard… Ah ! ça y est… Elles sont là ! »
Il retira le sac de potions de Djaq de sous son lit.
Petit Jean : « Des potions ? »
Much, blême : « Qui est blessé ? »
Allan releva la tête vers ses compagnons et aperçut les deux jeunes femmes.
Allan, surpris : « Annie ? »
Much, anxieux : « C’est Robin, c’est ça ? »
Marianne fixa intensément Allan.
Allan : « Non. C’est Will ! »
Il se dirigea vers la porte.
Petit Jean : « Attends ! Dis-nous ce qui se passe ! »
Allan : « J’ai pas le temps. Je dois retourner auprès de Will ! »
Petit Jean : « Comment ?... Il va bientôt faire nuit. Tu ne pourras pas entrer dans la ville. Les portes seront fermées… même habillé comme ça. Je vais chercher le chariot. »
Allan : « Mais je ne vois pas en quoi… »
Petit Jean, le coupant et s’en allant : « J’ai une idée… Rejoins-moi dehors dans deux minutes. »
Much : « En attendant, raconte-nous ce qui s’est passé ! »
Marianne : « Will est gravement blessé ? »
Allan : « Plutôt oui… Robin et moi l’avons caché dans la grange de Wayne. »
Much : « Mais qu’est-ce qui s’est passé ? »
Allan : « Les soldats ont emmené Djaq. Il a voulu aller la secourir tout seul et il s’est jeté dans la gueule du loup. »
Marianne : « Cela ne ressemble pas à Will ! »
Much : « Ben quand on est amoureux… »
Marianne, haussant les sourcils : « Djaq et Will ? »
Much opina de la tête.
Allan, nerveux : « Il faut que je retourne à Nottingham. »
Il se dirigea vers la sortie, aussitôt suivi d’Annie. Much allait les suivre mais Marianne le retint par le bras.
Marianne : « Laissons-les un peu seul. »
Allan se tint sur le pas de la porte et attendit que Petit Jean revienne avec le chariot.
Annie, derrière lui : « Allan ?... »
Il se retourna.
Allan : « Je suis content de te voir mais ce n’est pas… »
Annie, le coupant : « Je sais… Seulement… Comme tu sais, mon père est malade et je dois aller le rejoindre… »
Petit Jean arriva sur les hauteurs avec le chariot.
Allan, l’interrompant : « Je sais mon cœur mais je n’ai pas le temps… On en rediscutera tout à l’heure quand nous reviendrons au campement. »
Annie : « Je ne serai plus là quand tu reviendras. »
Allan, étonné : « Quoi ? »
Annie : « Oui, je dois partir demain matin très tôt… Lady Marianne a pu s’arranger avec un commerçant de Knighton. Il doit se réapprovisionner dans la ville voisine de celle où habite ma famille. Il a promis de m’emmener avec lui. »
Petit Jean, au loin : « Allan ? »
Allan, regardant Petit Jean puis Annie : « Mais tu ne peux pas repousser ton départ à demain soir ? »
Annie : « Je l’ai déjà repoussé. Je devais partir ce soir. Mais à cause de la fête du Prince Jean, le commerçant a accepté de ne partir que demain matin… Je suis venue te dire au revoir, Allan. »
Petit Jean, insistant : « Allan ! »
Allan, regardant Petit Jean : « J’arrive ! »
Puis il se tourna vers Annie. Il la regarda attentivement quelques secondes comme pour enregistrer son image dans sa mémoire puis il l’embrassa fougueusement.
Petit Jean : « Allan ! »
À contrecœur, il dut mettre fin au baiser.
Allan : « Je t’aime Annie. »
Annie : « Je t’aime aussi. »
Elle versa une petite larme. Elle craignait de partir.
Allan, essayant l’humour : « Ce ne sont pas des adieux, n’est-ce pas ? »
Annie, secouant la tête : « Non. Mais je n’ai pas envie de te laisser surtout en ce moment. »
Allan : « Tu sais… Je suis un grand garçon… Je suis capable de me débrouiller. »
Annie : « Je sais… Fais bien attention à toi… Ne prends pas de risques inutiles. »
Il l’embrassa à nouveau.
Allan : « Ne t’en fais pas… [Il essuya les yeux d’Annie avec sa main libre]… J’attendrai ton retour avec impatience... »
Petit Jean : « Allan ! »
Il commença à reculer.
Allan : «… Bon, il faut vraiment que j’y aille… Sois prudente pendant le trajet… Je t’aime Annie… »
Il courut rejoindre Petit Jean et grimpa sur le chariot.
Allan, debout sur le chariot : «… Je t’aime ! »
Annie : « Je t’aime, Allan de Dale ! »
Puis ils ne se quittèrent pas des yeux jusqu’à ce que le chariot disparaisse dans la forêt. Marianne et Much rejoignirent Annie.
Much, essayant de la réconforter : « T’en fais pas… On prendra bien soin de lui. »
Cela fit sourire les deux jeunes femmes.
Much : « Vous voulez rester manger avec nous ? »
Marianne : « Non. C’est gentil mais nous devons rentrer. Père m’attends et Annie doit partir très tôt demain matin. »
Much : « Bon… Je vais aller chercher vos chevaux. »
Marianne : « Je te remercie, Much. »
Il quitta les deux femmes pour aller chercher leurs montures.
Marianne à Annie : « ça va aller ? »
Annie : « J’ai très peur de partir et de le laisser seul. »
Marianne : « Mais il ne sera pas seul. »
Annie : « Oui mais… J’ai… J’ai comme un mauvais pressentiment. J’ai peur qu’il ne lui arrive quelque chose. »
Marianne : « On a tous ce sentiment lorsqu’on laisse une personne que l’on aime derrière soi… Je parie qu’Allan ressent la même chose à ton égard. »
Much arriva avec les chevaux. Marianne mit un bras réconfortant sur les épaules d’Annie et la guida vers sa monture. Le hors-la-loi les aida à monter en selle
Marianne : « Je passerai demain matin pour prendre des nouvelles. »
Much : « Entendu. »
Marianne : « A demain, Much. »
Much : « A demain. »
Annie : « Au revoir. »
Much : « Au revoir et bonne route… J’espère que ça s’arrangera pour ta famille. »
Annie : « Merci, Much. »
Les deux jeunes femmes talonnèrent leurs montures et laissèrent Much, seul, au campement.
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CHAPITRE X
« ON DEVRAIT PEUT-ÊTRE ALLER CHERCHER UN MEDECIN, NON ? »
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endant ce temps… |
Petit Jean et Allan arrivèrent à l’entrée de la ville. Les portes étaient évidemment fermées et gardées par deux soldats.
Un soldat : « Halte ! »
Allan, descendant du chariot : « Sois sympa ! Laisse-nous passer. »
Le soldat : « Tu ne devrais pas être avec ton bataillon à la recherche du sarrasin ? »
Allan échangea un rapide regard avec Petit Jean.
Allan, s’avançant vers lui en boitant : « Ben euh si mais… J’ai eu comme qui dirait un petit problème. »
Le soldat : « Qu’est-ce qui t’es arrivé ? »
Allan : « Mon cheval a eu peur et s’est cabré… J’ai réussi à me rendre jusqu’à la maison de ce brave homme… [Montrant Petit Jean] et je lui ai promis une chope du meilleur vin de l’auberge s’il acceptait de me ramener jusqu’au château. »
Le soldat : « Je regrette mais la ville est bouclée jusqu’à demain matin. »
Allan : « Oh tu peux pas me faire ça ?… Je risque d’être porté déserteur si je ne retourne pas auprès de mon bataillon… et il faut absolument que j’y retourne car… [Il s’approcha de lui en regardant furtivement autour de lui et baissant le ton] j’ai dans l’idée que mon cheval ne s’est pas cabré par hasard. »
Le soldat, sur le même ton : « Le sarrasin ? »
Allan : « J’en suis sûr… Il a dû me repérer et il a fait peur à mon cheval. »
Le soldat : « Oh ! »
Allan : « Si j’arrive à le rattraper, je ferai en sorte que… [Faisant semblant de palper de l’argent] ça te rapporte... si tu vois ce que je veux dire ? »
Le soldat : « Une récompense ? »
Allan : « Le shérif a tellement été furieux de la façon dont le sarrasin l’a traité qu’il voudra le pendre. Et je suis certain qu’il offrira une récompense à celui qui le lui ramènera vivant, et je suis prêt à la partager avec toi… Si tu me laisses entrer. »
| « C’est vrai ? » | ![]() |
Allan : « Parole de soldat ! »
Le soldat : « Dans ce cas… [A son comparse près de la porte] OUVRE LA PORTE ! »
L’autre soldat : « Mais Messire Gisborne a dit que… »
Le soldat : « Je sais ce que Gisborne a dit mais les ordres du shérif sont les ordres… [En souriant] OUVRE LA PORTE ! C’EST UN ORDRE ! »
L’autre soldat : « Très bien. »
Il ouvrit la porte.
Allan : « Merci vieux… Tu ne le regretteras pas. »
Il lui tapota l’épaule puis retourna au chariot en boitant. Un fois monté, Petit Jean fit avancer son cheval. Allan salua de la tête le soldat à qui il avait parlé. Puis lorsqu’ils entendirent la porte se refermer derrière eux, Petit Jean s’adressa à Allan.
Petit Jean, à voix basse : « Parole de soldat ? »
Allan, haussant les épaules : « Ça a marché, non ? »
Puis ils filèrent à bride abattue vers la maison de Wayne.
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Pendant ce temps, dans la grange de Wayne…
Wayne : « J’ai nettoyé la plaie mais elle n’arrête pas de saigner. »
Il prit un linge et compressa la blessure. Will grimaça de douleur.
Will, en sueur et délirant : « Djaq… Il faut aller libérer Djaq. »
Robin : « T’en fais pas pour ça… Pour le moment, il faut qu’on s’occupe de toi. »
Will grimaça de douleur.
Wayne : « Je suis désolé, gamin mais il faut appuyer fort. »
Robin : « Chut !... Ecoutez ! »
Les trois hommes entendirent un chariot, s’arrêter devant la grange. Robin se précipita à la porte et prépara son arc.
Robin, regardant entre deux planches de bois : « Un soldat ! »
Il banda son arc et le pointa vers la porte. Wayne et Will fixèrent avec angoisse l’entrée de la grange. Soudain, la porte s’ouvrit. Le soldat s’avança puis Robin referma brutalement la porte derrière lui et le menaça avec son arc. L’homme se retourna.
Le soldat : « Hé attends ! C’est moi… C’est Allan ! »
Soulagé, Robin baissa son arc.
Robin : « Mais où est-ce que tu as eu ce chariot ? »
La porte s’ouvrit et Petit Jean entra.
Robin, surpris et mécontent : « Jean ? Mais qu’est-ce que tu fiches ici ? »
Robin referma la porte pendant qu’Allan se rendit auprès de Will.
Petit Jean : « Il n’aurait pas pu rentrer en ville… Il avait besoin d’un coup de main. »
Robin : « Le Prince Jean est à l’abri au campement, j’espère ? »
Petit Jean : « T’inquiète pas. Il se repose. »
Robin : « Bon. »
Les deux hommes rejoignirent Allan, Wayne et Will. Allan déposa le sac de potions de Djaq sur le sol et en retira deux fioles.
Allan à Will : « Tu tiens le coup ? »
Will, grimaçant : « ça peut aller ! »
Wayne : « J’ai nettoyé la plaie mais elle continue de saigner. »
Allan : « Je vais y mettre un baume cicatrisant que Djaq m’avait donné. Mais… »
Will : « Un problème ? »
Allan, jouant la comédie : « Non ! Aucun… Sauf que j’en ai plus et je vais devoir en refaire. Mais Djaq m’avait montré. »
Will : « Et tu te souviens comment faire ? »
Allan, surjouant : « Oui… Bien sûr… [A voix basse] Enfin, je crois. »
Wayne échangea un regard inquiet avec Robin et Petit Jean.
Allan à Wayne : « Il me faudrait un mortier et un pilon… et de l’eau, aussi. »
Wayne : « Je vais te chercher ça tout de suite. »
Will, avec difficulté : « Fais voir les flacons… que tu as pris ! »
Allan les lui montra.
Will, levant péniblement la tête : « Tu es sûr de toi, là ? »
Allan : « Euh… Oui. Pratiquement ! »
Will, reposant sa tête : « Parce que ce que tu as pris… ça sert à fabriquer un onguent pour les chevaux ! »
Allan, regardant les fioles : « Ah ! »
Robin ouvrit grand les yeux. Allan se retourna et se pencha sur le sac à potions de Djaq. Robin s’agenouilla devant lui.
Robin, tout bas à Allan : « Rassure-moi… Tu sais ce que tu fais, n’est-ce pas ? »
Allan : « Oui. Oui. Oui. Seulement… J’hésitais entre deux fioles, c’est tout. Maintenant, je sais laquelle est la bonne. »
Les deux hommes se relevèrent et s’écartèrent un peu du blessé. Petit Jean les rejoignit.
Petit Jean : « On devrait peut-être aller chercher un médecin, non ? »
Allan, très sérieux : « Eh bien fais vite !... Car s’il continue à saigner abondamment comme ça, il ne passera pas la nuit. »
Wayne, revenant avec ce qu’Allan lui avait demandé : « Tiens. »
Petit Jean à Robin : « Moi, je dis qu’on devrait essayer. »
Allan : « La confiance règne ! »
Robin à Petit Jean : « Tu sais où trouver un médecin à cette heure ? »
Wayne : « Le remplaçant du docteur Pitts s’est absenté pour plusieurs jours. »
Petit Jean : « Ben, il doit bien y en avoir un autre ? »
Wayne : « Le seul qui reste à Nottingham habite à l’autre bout de la ville sinon il faut voir du côté de Knighton. »
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« Bon ben… La question est réglée… On ne pourra jamais se rendre de nuit à l’autre bout de la ville, sans se faire prendre par la patrouille. Et aller à Knighton serait beaucoup trop long… [A Allan] Fais tout ce que tu peux. » |
Allan hocha la tête puis prit le mortier et le pilon que Wayne lui tendait.
Allan : « Je te remercie… Fais chauffer l’eau, s’il te plaît. »
Wayne s’exécuta. Allan versa le contenu de la première fiole qui contenait des graines dans le mortier et les réduisit en poudre grâce au pilon puis il versa un peu d’eau chaude. Il mélangea le tout jusqu’à ce que le mélange devienne une pâte. Puis il versa la deuxième fiole. Il malaxa le tout jusqu’à ce que la pâte devienne brunâtre.
Allan : « Il me faudrait de quoi faire un bandage aussi. »
Wayne : « J’ai ce qu’il te faut. »
Il partit dans sa chambre prendre une chemise propre et revint quelques secondes plus tard.
Allan : « Will… Soulève ta tunique, veux-tu ? »
Couché sur le côté, le jeune homme remonta légèrement sa chemise, découvrant ainsi son flanc droit. Allan examina la blessure. Malgré le sang qui continuait de couler, la plaie lui semblait propre.
Allan : « Je vais devoir mettre cette pâte sur ta blessure… ça risque de faire un peu mal… Robin, Jean vous devriez le tenir. »
Robin prit la tête de Will sur ses genoux et le tint par les épaules tandis que Petit Jean lui bloquait les jambes.
Allan : « Ensuite, je vais te faire un bandage bien serré. »
Will prit une profonde inspiration comme pour se donner du courage.
Will : « D’accord. »
Allan : « C’est parti. »
Il commença à étaler la pâte sur le flanc de Will. Celui-ci sursauta de douleur lorsque le mélange toucha sa peau. Bloquant sa respiration et fermement tenu par Robin et Petit Jean, il s’empêcha de crier. Allan continua sa besogne sans se préoccuper des douleurs qu’il causait à son compagnon.
Quelques instants plus tard, Allan : « J’ai bientôt fini. »
Will, grimaçant et sursautant : « Tu as… déjà dit ça tout à l’heure. »
Allan : « Mais c’est qu’il faut en mettre bien partout et en grande quantité sinon cela ne sera pas assez efficace… Ne bouge pas... J’ai bientôt fini. »
Will : « Tu te… [Sursauta de douleur] venges, n’est-ce pas ? »
Allan, continuant d’appliquer l’onguent : « Je me venge ? De quoi ? »
Will, grimaçant : « De la fois… où on t’avait soigné dans la forêt de Maidstone. »
Allan, peu convainquant : « Ah oui, c’est vrai... J’avais complètement oublié. »
Will : « Menteur ! »
Allan, avec un grand sourire : « C’est pas là que tu m’avais dit que j’étais un grand douillet ? »
Will : « Euh... Je m’en souviens plus ! »
Allan, souriant : « ça y est ! J’ai terminé. »
Will, soufflant et se détendant : « Enfin ! »
Allan : « Mais maintenant, je dois te faire un bandage ! »
Will, pas très enjoué : « Ah ! »
Allan prit les morceaux de la chemise que Wayne avait découpée en bandes et fit un bandage bien serré à son compagnon qui grimaça de douleur.
Allan : « Je suis désolé mais ça doit être très serré. »
Will : « D’accord. D’accord mais fais vite ! »
Allan : « Voilà c’est fini… Je te laisse tranquille maintenant. »
Will : « C’est pas trop tôt ! »
Petit Jean et Robin relâchèrent leur compagnon. Celui-ci put se détendre complètement. En sueur et épuisé par les soins, Will ne tarda pas à sombrer dans un sommeil réparateur.
Wayne : « On devrait le transporter chez moi. Il y serait mieux. »
Robin et Petit Jean rejoignirent les deux hommes, un peu à l’écart du blessé.
Allan : « D’après Djaq, on doit éviter de déplacer un blessé. »
Robin : « Dans ce cas, on va devoir passer la nuit ici…. Si ça ne te dérange pas, Wayne ? »
Wayne : « Pas du tout… Au contraire, c’est même un honneur de vous avoir à dîner. »
Robin, avec un léger sourire : « Je te remercie. »
Wayne retourna dans sa maison.
Allan : « Ah au fait… »
Il fouilla dans ses poches et en ressortit deux bourses pleines d’argent.
Allan : «… Tu m’avais demandé de ramener ça aussi. »
Robin, les prenant avec lui : « Ah oui… C’est vrai. »
Wayne revint avec de quoi se restaurer.
Wayne : « Tenez, c’est pour vous. »
Allan, lui prenant le plateau : « Oh ouais, merci… Je meurs de faim. »
Pendant ce temps, Petit Jean avait rentré à l’intérieur le chariot et commençait à dételer le cheval.
| Robin, regardant les musiciens : « Il est grand temps qu’ils rentrent chez eux. » | ![]() |
Il prit sa dague et s’avança vers eux. Les prisonniers s’inquiétèrent mais Robin s’agenouilla et coupa la corde qui entravait les mains d’un des musiciens.
Robin, se relevant et donnant la dague à Petit Jean : « Vous êtes libres. »
Petit Jean libéra les trois autres musiciens.
Robin, donnant les bourses à l’un d’eux : « Tenez… C’est pour vous. »
Le musicien, se relevant : « Vous nous libérez ? »
Robin : « Oui. »
Le musicien, étonné : « Vous nous avez enlevés, ligotés et bâillonnés, et maintenant vous nous libérez ? Et vous nous donnez de l’argent en plus… Vous êtes de drôles de brigands ! »
Robin : « Nous ne voulions pas vous voler. Nous avions besoin de prendre votre place… pendant quelque temps… Maintenant que c’est fait, vous pouvez partir… Mais si j’étais vous, je n’ébruiterais pas cette affaire. Il pourrait vous en coûtez fort cher… beaucoup plus qu’aucune bourse ne pourrait contenir. »
Les musiciens reçurent le message.
Le musicien, avalant de travers : « Entendu. »
Petit Jean, en aparté à Robin : « Il vaudrait mieux que je les escorte jusqu’à la sortie de la ville… pour m’assurer qu’ils ne bavardent pas trop en chemin. »
Robin, regardant Will allongé un peu plus loin : « Ce serait peut-être plus sage en effet. Si les soldats débarquaient ici, nous serions faits comme des rats. »
Wayne : « Alors laissez-moi faire ça pour vous. »
Robin : « Je te remercie, Wayne, mais tu en as déjà beaucoup fait. »
Wayne : « Pas autant que tout ce que vous et vos compagnons ont fait pour le peuple de ce comté… Par ailleurs, votre ami… [Montrant Petit Jean] risque de ne pas passer inaperçu dans ces rues désertes et puis… il vaut mieux que vous restiez auprès de votre compagnon… Laissez-moi y aller. »
Robin réfléchissant un instant puis : « D’accord… Merci encore pour ton aide, mon ami. »
Allan, se joignant à eux : « C’est bien gentil tout ça mais les portes de la ville sont fermées pour la nuit. Ils ne pourront donc pas sortir avant demain matin. »
Robin aux musiciens : « Dans ce cas… Vous allez devoir passer la nuit à l’auberge ‟Trip Inn″… [Se tournant vers Allan, en souriant] Il paraît qu’elle est très accueillante… »
Allan, maugréant : « Très drôle ! »
Robin, redevenant sérieux : «… Vous prendrez une chambre grâce à l’argent que l’on vous a donné puis vous quitterez la ville demain matin aux aurores… C’est bien compris ? »
Un des musiciens : « Oui. Oui…. On a compris, Messire. »
Wayne : « Tout le monde est prêt… Alors on y va… [Aux hors-la-loi] A tout à l’heure. »
Les musiciens prirent leurs instruments de musique avec eux puis, précédés par Wayne, ils quittèrent un à un la grange. Robin referma la porte derrière eux puis retourna auprès de Will. Les hors-la-loi s’assirent près de leur compagnon qui resta endormi pendant tout le repas. Alors qu’il finissait de manger, Wayne revint dans la grange.
Robin : « Ils sont bien arrivés à l’auberge ? »
Wayne : « Oui. Oui. Ils ont pris une chambre comme vous leur aviez dit. Ils seront repartis demain matin. J’ai attendu un peu devant l’auberge des fois qu’ils auraient l’idée d’aller causer avec la soldatesque mais que nenni. Vous leur avez fait tellement peur qu’à mon avis, on ne risque pas de les revoir de sitôt dans le coin. »
Robin, souriant : « Bien… Au moins, il n’y a plus rien à craindre de ce côté-là. »
Wayne : « J’irai tout de même vérifier demain matin qu’ils sont bien partis… [Inquiet] Alors du nouveau pour votre ami ? »
Robin : « Non… Rien. Il dort encore. »
Wayne : « Ne vous en faites pas… Je suis sûr que demain ça ira mieux… Bon… Ben, je vous laisse… Il se fait tard… Je vais aller me coucher. »
Robin : « Bonne nuit, mon ami… A demain. »
Les hors-la-loi saluèrent leur hôte qui se retira pour la nuit. Ils s’apprêtèrent à faire de même lorsque Will se réveilla.
Allan : « Tu veux manger quelque chose ? »
Will : « Non. J’ai pas faim…. J’ai plutôt envie de dormir. »
Allan : « Je regrette mais ta blessure a beaucoup saigné… Il vaut mieux que je refasse un pansement propre pour la nuit…. T’inquiète pas… Je vais pas t’embêter longtemps. »
Il refit son bandage sous l’œil inquiet de Robin et Petit Jean. Une fois qu’Allan eut terminé, Will se rendormit aussitôt. Son réveil avait été bref ce qui ne rassurait pas ses compagnons. Mais ne pouvant plus rien faire pour lui, Allan se coucha sur la paille à ses côtés à l’instar de Robin et de Petit Jean. Puis ils s’endormirent tous en priant que leur ami ne succombe pas à sa blessure durant la nuit.
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Le lendemain matin…

Le shérif prenait son petit déjeuner dans ses appartements lorsqu’il fit appeler Gisborne.
Le shérif : « Entrez ! »
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Gisborne pénétra dans la chambre. |
Le shérif : « Quelles sont les nouvelles ? »
Gisborne baissa la tête.
| « A voir votre tête, j’en conclus que vous ne l’avez pas retrouvé ! » | ![]() |
Gisborne : « Non, Monseigneur. »
Le shérif : « MAIS COMMENT UN HOMME DE SA CORPULENCE A PU VOUS ECHAPPE, HEIN ? »
Gisborne : « Il s’est fondu dans la masse des villageois et… »
Le shérif, se levant brusquement : « DANS LA MASSE DES VILLAGEOIS ?... DANS LA MASSE DES VILLAGEOIS ? LA PLUPART DE CES GUEUX N'ONT QUE LA PEAU SUR LES OS ET VOUS PRETENDEZ ME FAIRE AVALER QU'UN HOMME DE SA STATURE… ET UN SARRASIN DE SURCROÎT… A PU SE FAIRE PASSER POUR L'UN D'EUX ?... [Il gifla Gisborne] ME PRENDRERIEZ-VOUS POUR UN IMBECILE, GISBORNE ? »
Gisborne : « Non, Monseigneur. Mais mes hommes sont rev… »
Le shérif : «… DES INCAPABLES ! »
Gisborne : « Ils ont fouillé la ville et les villages aux alentours et n’ont rien trouvé. »
Le shérif : « Alors cela signifie qu’il s’est réfugié dans la forêt ! »
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« Mais la forêt de Sherwood est immense ! » |
Le shérif : « Mais il ne la connaît pas… C’est un sarrasin dans un pays étranger… Il doit rester près des grands chemins… Il ne prendra pas le risque de s’enfoncer dans le sous-bois sinon il risquerait de se perdre. »
Gisborne : « Sauf si Robin l’entraîne avec lui. »
Le shérif : « Robin ne l’aidera pas ! »
Gisborne : « Comment pouvez-vous en être aussi sûr ? »
Le shérif : « Parce qu’ils ont tenté de tué le Prince Jean ! »
Gisborne fronça les sourcils.
Le shérif : « Même si Robin ne porte pas le Prince Jean dans son cœur, il s’est pertinemment qu’il est le seul représentant de la famille royale sur le sol anglais. Et par conséquent, le seul garant de l’ordre et de la sécurité pour ce peuple qu’il affectionne tant. S’il venait à disparaître, le chaos règnerait sur le pays. Robin ne laissera pas une chose pareille se produire. »
Gisborne : « Probablement. »
Le shérif : « J’en suis sûr. Ne vous occupez pas de Robin pour l’instant. »
Gisborne : « Mais pour le prince ? »
Le shérif : « Il est entre de bonnes mains… Pour les mêmes raisons qu’il n’aidera pas le sarrasin, il ne fera aucun mal au Prince Jean. »
Gisborne : « Mais on devrait tout de même tenter de le délivrer. Ne serait-ce que pour montrer au Prince Jean notre loyauté ? »
Le shérif, moqueur : « Vous n’avez même pas réussi à rattraper un colosse sarrasin dans Nottingham alors un homme des bois dans sa forêt… »
Gisborne baissa la tête.
Le shérif : «… Non. Le mieux que l’on puisse faire pour le moment est d’attendre… Je suis certain que notre ami sylvestre me contactera d’une manière ou d’une autre pour faire l’échange… Sa donzelle sarrasine contre le Prince Jean… Le tout sera de convaincre le Prince que rien n’est de notre faute. »
Le shérif retourna à sa table afin de terminer son repas.
Le shérif : « En attendant ce moment, retrouvez-moi ce sarrasin et pendez-le ! »
Gisborne, se courbant : « Oui, Monseigneur. »
Il sortit de la chambre du shérif.
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Dans la grange de Wayne…
Robin, Allan et Petit Jean se réveillèrent quasiment en même temps. Seul Will dormait encore. La porte communiquant avec le logis de Wayne s’ouvrit et leur hôte entra avec un plateau sur lequel était disposait des bols fumant, du pain et du fromage.
Wayne : « Je vous ai préparé de quoi prendre des forces pour la route. »
Petit Jean, prenant le plateau : « Je te remercie. »
Il fit la distribution.
Petit Jean, s’asseyant pour manger et regardant Will : « C’est normal qu’il dorme encore ? »
Allan : « Je suppose oui… Il doit refaire ses forces. »
Robin : « En tout cas, il ne peut pas rester ici une journée de plus. On doit absolument le ramener au campement. »
Petit Jean : « On a toujours le chariot… On pourrait le remplir de foin et le cacher en dessous. »
Robin : « Bonne idée… Après le repas, j’irai voir si la sortie de la ville est toujours bien gardée. »
Wayne : « Laissez-moi y aller pour vous… Je ne risque rien, moi. »
Robin, reconnaissant : « Entendu. »
Robin à Petit Jean : « Alors je t’aiderai à installer Will. »
Une voix masculine, derrière eux : « M’installer où ça ? »
Les hors-la-loi se retournèrent vers le lit de paille de leur compagnon. Will venait de se réveiller.
Allan, s’agenouillant : « Alors princesse ? Enfin réveillée ? »
Will, essayant de se relever et grimaçant de douleur : « Quoi ? »
Allan, sérieux : « Non ! N’essaye pas de bouger pour le moment… Je vais regarder ta blessure… ça te fait mal ? »
Will, grimaçant de douleur : « ça tire un peu. »
Will souleva sa tunique afin qu’Allan puisse l’examiner. Ce dernier défit lentement le pansement.
Will : « Alors ? C’est comment ? »
Allan, grimaçant : « C’est pas beau à voir… Mais je pense que ça ira… Il faudrait que je nettoie ça pour m’en assurer. »
Will : « D’accord mais pas ici… Robin a raison. On ne peut pas rester plus longtemps. »
Allan : « Dis plutôt que t’as peur que tes cris n’ameutent tout le quartier ! »
Robin, souriant : « Tu veux manger quelque chose ? »
Will : « Euh… Oui. »
Wayne : « Je vais te chercher un peu de bouillon. Ça te fera du bien. »
Allan : « Bon, je remets ton pansement. Mais dès qu’on arrive au campement, il faudra nettoyer tout ça ! »
Will : « Oui. Oui… [A Robin] Et pour Djaq ?... T’as un plan pour la sortir de là ? »
Allan : « Eh ben, tu perds pas le Nord, toi ! »
Will : « Je suis blessé au ventre, Allan… Pas à la tête ! [Sérieux à Robin]… Alors ? »
Robin : « Je vais proposer qu’on échange le Prince Jean contre Djaq. »
Will : « Tu crois que c’est possible ? »
Robin : « Bien sûr. Il fera tout pour retrouver les bonnes grâces de son maître. »
Will : « Non, je veux dire… Tu penses que Djaq est encore en vie. Après tout, il aurait pu… »
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« Non. Djaq est encore en vie… » |
Petit Jean : «… Le shérif sait que c’est Robin qui détient le prince. Donc Djaq représente une monnaie d’échange pour lui. S’il la tue, il ne pourra pas le récupérer. »
Robin : « Jean a raison…. Je te l’ai dit le shérif fera tout pour récupérer son prince. »
Will : « Quand vas-tu procéder à l’échange ? »
Robin sourit devant l’impatience du jeune homme.
Robin : « Dès que tu seras à l’abri ! Car bien sûr, tu ne pourras pas venir avec nous pour faire l’échange. »
Robin préféra mettre les choses au point tout de suite avec Will. Celui-ci, déçu, ne répliqua pas car il savait qu’il était trop mal en point pour participer à l’opération.
Wayne, donnant le bouillon à Will : « Tiens, Will… [A Robin] Je vais aller voir s’il y a des gardes dehors. »
Will, acceptant le bol : « Merci. »
Robin à Wayne : « Je te remercie. »
Wayne sortit à l’extérieur.
Robin : « Bien… En attendant que tu aies fini, nous, on va te préparer ton lit. »
Il fit signe à Petit Jean et Allan de le suivre. Les trois hommes mirent la charrette dans le bon sens puis Petit Jean y attela le cheval. Pendant ce temps, Allan et Robin tapissèrent de foin le fond du chariot.
Allan : « Tu vas être comme un coq en pâte ! »
Une fois que Will eut terminé son repas, Petit Jean et Robin installèrent leur compagnon dans le chariot.
Voyant Will grimacer, Robin : « ça va aller ? »
Will : « Oui. Oui. C’est bon. »
Wayne revint à ce moment-là.
Wayne : « Les soldats semblent avoir désertés la ville… Il n’y a qu’un garde à l’entrée. »
Petit Jean : « Ils doivent être à la recherche d’Hassan ! »
Robin : « Hassan s’est échappé ? »
Allan : « Oui. D’après ce que nous ont dit les gardes hier soir, ils le cherchaient aux alentours de la ville. »
Robin, réfléchissant : « Il a dû se cacher dans Sherwood. »
Allan : « Ben alors on aura intérêt à faire attention où on mettra les pieds lorsqu’on y sera. »
Petit Jean : « Oui mais en attendant, il faut faire sortir Will de la ville. »
Wayne : « Laissez-moi conduire le chariot… Je connais le garde à la sortie. Il me laisserait passer sans problème. »
Robin : « Tu es sûr de toi ? »
Wayne : « Absolument… Quant à vous [Pointant Allan et Robin], vous ne pouvez pas circuler habillés comme ça… Je vais vous chercher des capes. »
Robin : « Tu as raison. »
Robin et Allan retirèrent leurs uniformes de soldat et enfilèrent les capes que Wayne leur prêta. Puis ils recouvrèrent Will de foin.
Robin : « Will ? T’arrives à respirer là-dessous ? »
Will : « Oui. Oui, ça va. »
Robin : « Bon alors on y va… Jean ? »
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Petit Jean ouvrit la porte de la grange et s’assura que la voie était libre. |
Wayne fit alors sortir le chariot. Il rejoignit la route principale pendant que les trois hors-la-loi le suivirent discrètement à bonne distance. Lorsque le commerçant arriva au poste de garde, le soldat l’arrêta.
Allan : « Pourvu que ça marche ! »
Ils virent Wayne parlementer avec le soldat. Apparemment, les deux hommes se connaissaient.
Robin : « C’est bon, il est passé ! »
En effet, Wayne repartit sans que le soldat n’ait fouillé le chariot.
Petit Jean : « A nous maintenant. »
Robin : « Dispersons-nous… On attira moins l’attention si nous y allons un par un. »
Allan : « J’y vais le premier. »
Allan se mêla à la population qui allait et venait dans la ville à leur guise. Seules les voitures attiraient l’attention du soldat.
Robin : « Le garde doit avoir la description d’Hassan. »
Petit Jean : « Mais personne ne lui ressemble à Nottingham. »
Robin, souriant : « Oui… Même pas toi, Petit Jean… C’est bon ! Allan est passé… A nous maintenant ! »
Petit Jean puis Robin passèrent, sans encombre, la porte d’entrée de la ville. Ils retrouvèrent Wayne et Allan dans les sous-bois.
Allan, débarrassant Will du foin : « ça va ? Tu tiens le coup ? »
Will, essayant de se relever : « Oui… J’ai un peu chaud. »
Puis fatigué, il se recoucha.
Allan, mettant sa main sur son front : « T’as de la fièvre. »
Robin : « Dans ce cas, ne perdons pas de temps !... [A Wayne] On va t’ouvrir la route. »
Petit Jean : « Oui, il ne faudrait pas qu’on se fasse surprendre par des soldats. »
Allan : « Ou par Hassan ! »
Le convoi reprit sa route en direction du campement.
Pendant ce temps…

Songeuse, Marianne sortit son cheval de l’écurie et commença à panser l’animal.
Une voix masculine, derrière elle : « Vous êtes bien matinale ? »
Surprise, elle se retourna.
Marianne : « Guy ? »
Gisborne : « Vous vous apprêtiez à sortir ? »
Marianne : « Je songeais à faire un tour, en effet. »
Marianne reporta son attention sur l’animal afin de cacher son trouble car elle avait l’intention en fait de retrouver Robin.
Gisborne : « De si bon matin ? »
Marianne, pansant son cheval : « Je me suis levée de bonne heure car je voulais être présente pour le départ de ma dame de compagnie. »
Gisborne : « Elle est partie ? »
Marianne, coinçant l’étrille dans sa ceinture : « Retrouvez sa famille, oui. Son père est souffrant… Son départ m’attriste alors j’ai pensé faire une ballade afin de me changer les idées. »
Gisborne : « Peut-être pourrais-je vous distraire en vous invitant à déjeuner ? »
Marianne, caressant son cheval : « Vous êtes venu jusqu’ici, et de si bonne heure, uniquement pour m’inviter à déjeuner ? »
Gisborne : « Non… Je passais dans le coin et je vous ai vu sortir de l’écurie. Alors j’ai pensé vous… »
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Marianne, le coupant : « Vous passiez dans le coin ? » |
| « Une affaire urgente pour le shérif. » | ![]() |
Marianne, retournant dans l’écurie pour déposer l’étrille : « Donc vous ne serez pas libre pour le déjeuner. »
Gisborne : « Je pourrais me libérer. »
Marianne, revenant dehors : « Mais le shérif ne serait pas content. »
Gisborne, suivant Marianne des yeux : « Qu’importe... J’en prends le risque. »
Marianne, se retournant : « Ne le prenez pas pour moi. Vous risquerez de vous mettre le shérif à dos et je ne tiens pas à en être la cause. »
Gisborne : « Dites plutôt que vous ne voulez pas qu’on s’occupe de vous, n’est-ce pas ? »
Marianne, cachant un sourire : « Je peux parfaitement m’occuper de moi-même, Guy de Gisborne… Par ailleurs, je tiens à faire cette promenade seule… J’en ai besoin. »
Gisborne : « Je comprends… Mais il serait dangereux de vous aventurer loin dans la forêt. »
Marianne, intriguée : « Pourquoi cela ? »
Gisborne : « Nous recherchons toujours le sarrasin qui a tenté de tuer le Prince Jean. »
Marianne, montant sur son cheval : « Dans ce cas, je vous promets de rester sur les routes principales. »
Gisborne : « Ne puis-je rien dire pour vous faire changer d’avis ? »
Marianne, avec un petit sourire : « Je crains que non. »
Gisborne : « Dans ce cas, bonne promenade. »
Marianne : « Merci… Je vous souhaite de retrouver votre homme. »
Elle talonna son cheval et se dirigea vers la forêt.
Gisborne, la regardant s’en aller : « Je vous remercie. »
Puis il remonta sur sa monture et partit, à l’opposé, retrouver ses hommes qui arpentaient cette partie de la forêt à la recherche du frère de Djaq.
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CHAPITRE XI
« VOUS ÊTES LIBRE… VOTRE ALTESSE. »
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midi… |
Le Prince Jean, hautain : « Mais quelle est donc cette pitance ? »
Much : « C’est du bouillon. »
Le Prince Jean : « Et vous croyez que je vais me contenter de ça pour mon déjeuner… Je regrette mais je refuse de manger cette pâture infâme. »
Much : « Vous êtes notre prisonnier ! »
Le Prince Jean : « Certes mais j’en suis pas moins Prince d’Angleterre !... Les prisonniers de ma condition ne peuvent manger cette… nourriture… Nous ne mangeons que des mets raffinés, nous. »
Much : « Peut-être mais ici, nous n’en avons pas… Alors soit vous mangez ce qu’on vous donne soit vous jeunez… A votre guise… Altesse ! »
Le Prince Jean : « Comment osez-vous… »
| Much, exaspéré : « ON SE TAIT !... Est-ce qu’il faut que j’appelle Petit Jean pour vous faire taire ? » | ![]() |
Le Prince Jean, outré : « Oh ! Comment osez-vous !... Grossier personnage ! »
Much lui lança un regard chargé d’avertissement. Le Prince, craignant que son intégrité physique ne soit, une nouvelle fois, compromis, retourna s’asseoir en prenant l’écuelle avec lui.
Much : « C’est mieux ! »
Le Prince Jean, offensé : « Puis-je au moins savoir pourquoi vous avez installé ces branchages autour de ma cellule ?... Parce que je me sens… oppressé ! »
Much : « Afin que vous ne voyez pas nos visiteurs ! »
Le Prince Jean, dédaigneux : « Vos visiteurs ? »
Much : « Parfaitement… Nous recevons souvent et… des gens très bien ! »
Soudain, il entendit un cheval approcher.
Much : « Ah ! Vous voyez ? De la visite… Et je ne veux plus vous entendre ! »
Le Prince Jean, enfantin : « Gna Gna Gna… »
Much passa derrière le mur de branches qu’il avait installé tout autour de la cage puis alla au devant du cavalier.
Much, mettant son doigt devant sa bouche : « Bien le bonjour, Messire ! »
Il s’agissait en fait de Marianne. Il pointa du doigt la cellule, entourée de branchages, du prisonnier. Marianne comprit qu’elle devait rester silencieuse. Elle descendit de cheval sans dire un mot.
Much, tout haut : « Je m’occupe de votre cheval, Messire. Entrez à l’intérieur, Robin vous attend. »
Ravie, Marianne s’exécuta. Mais lorsqu’elle entra, elle s’aperçut qu’il n’y avait personne. Much arriva peu de temps après.
| « Ils ne sont pas rentrés de la nuit ? » | ![]() |
Much : « Non et je commence sérieusement à m’inquiéter. Si jamais ils avaient été capturés ? »
Marianne : « Non. Gisborne me l’aurait dit. »
Much : « Vous avez vu Gisborne ? »
Marianne : « Oui. Il est venu ce matin à Knighton. Il m’a appris qu’ils étaient toujours à la recherche du sarrasin qui a tenté de tuer le Prince Jean. »
Much : « Mais alors si Robin et les autres essaient de rentrer au camp, ils risquent de rencontrer soit les soldats soit Hassan ? »
Marianne : « La forêt est grande et les soldats n’oseront pas s’aventurer trop loin, de peur de tomber sur la célèbre bande de hors-la-loi. »
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« Peut-être devrions-nous aller au devant d’eux ? » |
Marianne : « Nous ne savons même pas quel chemin ils vont prendre. Non, le mieux à faire est d’attendre leur retour. »
Much : « Je vais faire le guet. »
Marianne : « Je vais rester ici, si tu le permets… Je n’ai rien avalé depuis ce matin. Cela ne t’ennuie pas si je me sers. »
Much : « Non, je vous en prie. Servez-vous !... Je vous préviendrai lorsqu’ils arriveront. »
Marianne : « Entendu. »
Much sortit du campement pendant que Marianne se restaurait. Elle s’était levée avant l’aube pour aider Annie à se préparer puis elle avait attendu avec elle le commerçant qui avait accepté de l’emmener dans son village. Quand ils furent partis, se sentant un peu seule, elle avait décidé de sortir son cheval en prévision d’une balade après son petit-déjeuner. Mais la venue de Gisborne avait contrarié ses projets et, craignant qu’il ne revienne à la charge, elle n’était pas réapparue à Knighton de toute la matinée.
Much s’installa sur un rocher à une bonne distance du campement et scruta la forêt non seulement avec ses yeux mais aussi avec ses oreilles. Et c’est justement grâce à son ouïe qu’il repéra, quelques minutes plus tard, un chariot qui arrivait droit sur eux. Attentif, Much se releva et fixa avec appréhension l’endroit d’où provenait le bruit. Soudain, le chariot apparut. Il remarqua deux hommes sur le siège avant du conducteur et un homme à l’arrière. Très vite, il reconnut les conducteurs.
Much, souriant : « Maître ! »
Il fonça à leur rencontre.
Much, s’arrêtant à leur hauteur : « Maître ? Jean ?... Qu’est-ce que je suis content de vous voir ! »
Allan : « Ben eh moi ? »
Much, se penchant : « Euh… Toi aussi, évidemment ! »
Robin descendit du chariot et étreint son compagnon.
Robin : « Nous aussi, Much, on est content de te voir ! »
Allan : « Même moi ! »
Much : « Nous craignions qu’ils vous aient capturés. »
Robin : « Nous ? »
Much : « Marianne est ici ! »
Il s’avança vers le chariot et salua Petit Jean. Il vit alors Will, étendu dans le chariot.
Much, avec inquiétude : « Comment va-t-il ? »
Allan, sérieux : « Nous devons le ramener au plus vite au campement… Il… Il ne va pas très bien. »
Will, ouvrant les yeux : « Much ? »
Much, lui prenant la main : « Oui. C’est moi… Alors… Il parait que ça va pas très fort ? »
Will, en sueur : « Si. Si ça va. J’ai juste besoin d’un peu de repos, c’est tout. A force d’être trimballé dans cette charrette ! »
Much : « Oui… T’inquiète pas… Tu es bientôt arrivé chez toi, Will. »
Robin à Petit jean : « Allons-y ! »
Petit Jean se remit en route. Robin resta avec Much et retourna au campement à pied.
Robin : « Comment va notre invité ? »
Much : « Il se plaint sans arrêt… [Se Tournant vers Robin] Et pour Djaq ? »
Robin, lui tapant amicalement l’épaule : « Nous allons la sortir de là. T’en fais pas. »
Les deux hommes arrivèrent près de l’entrée du campement.
Le Prince Jean, les ayant entendus : « J’exige de parler à Robin de Locksley immédiatement ! »
Robin secoua la tête et préféra rentrer à l’intérieur pour voir où en étaient les soins de son compagnon. Petit Jean et Allan avaient installé le blessé dans le lit de Djaq, situé un peu à l’écart des autres lits. Quand elle les eut entendus approcher, Marianne avait délaissé son repas.
Marianne : « Comment va-t-il ? »
Will : « Je vais bien. »
Marianne : « Oui… C’est ce que je vois. »
Allan : « Je dois nettoyer sa blessure et refaire son bandage. »
Petit Jean : « Je vais te faire chauffer de l’eau. »
Allan : « Merci… Je vais chercher de quoi faire des bandages. »
Marianne : « Je vais enlever l’ancien. »
Will souleva sa tunique et Marianne se mit au travail. Allan arriva près du blessé.
Allan : « Euh…Will ? Tu vas devoir t’acheter de nouveaux vêtements. »
Will, grimaçant : « Pourquoi ? »
Allan : « Parce que j’ai pris ta dernière tunique pour faire les bandages ! »