HypnoFanfics

Menaces venues d'Orient

Série : Robin Hood
Création : 29.06.2015 à 08h35
Auteur : byoann 
Statut : Terminée

« Il s'agit de la suite de l'épisode "Chantage". Cet EV comporte 15 chapitres. J'écris seul merci. » byoann 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 73 paragraphes

Afficher la fanfic

Petit Jean, apportant l’eau chaude : « Tiens. »

Allan : « Je te remercie... Marianne ? Vous voulez vous en charger ? »

Marianne, se retirant : « Euh non merci… Je te cède ma place. »

Allan : « Bon… Ben je regrette mon vieux mais va falloir recommencer. »

Il commença par laver la blessure.

Robin, arrivant avec Much : « Comment est-ce ? »

Allan, grimaçant : « C’est pas beau à voir… La blessure semble cicatriser mais y’a comme qui dirait des trucs qui ne vont pas. »

Much, grimaçant : « Des trucs qui ne vont pas ? »

Allan : « Bah j’en sais trop rien… J’suis pas médecin, moi… C’est Djaq la spécialiste. Mais on dirait que ça s’infecte. »

Will, ne pouvant pas voir sa blessure : « Alors il va falloir la désinfecter. »

Allan : « Avec quoi ? »

Will : « Je vais t’indiquer comment faire. »

Robin : « Parfait… Laissons-les travailler en paix. »

Much, mettant la main sur l’épaule de Will : « Si tu as besoin de quoi que ce soit, on est à côté. »

Will, hochant la tête : « Merci, Much. Mais tout ce dont j’ai besoin, c’est d’avoir Djaq à mes côtés… Enfin je veux dire à nos côtés. »

Robin, souriant : « T’en fais pas… Elle sera à nos côtés d’ici ce soir… Je t’en fais le serment. »

Allan, un peu brusque : « Désolé vieux. »

Will, grimaçant mais reconnaissant : « Merci, Robin. »

Robin, Petit Jean, Much et Marianne laissèrent donc Allan s’occuper de Will. Ils retournèrent à l’entrée du campement où ils entendirent les lamentations du Prince Jean.

Le Prince Jean : « ROBIN DES LOCKSLEY ! J’EXIGE QUE VOUS ME RELÂCHIEZ IMMEDIATEMENT ! »

Petit Jean : « Comment comptes-tu t’y prendre pour libérer Djaq ? »

Robin, regardant la cage de son prisonnier : « Je vais donner rendez-vous au shérif au carrefour du Pendu pour faire l’échange !... Et… il nous faudra une longe corde… »

Le Prince Jean, au loin : « ROBIN DES BOIS ! »

Robin : « Ah… Je crois qu’on m’appelle ! »

Petit Jean, arquant les sourcils : « Une longue corde ? »

Robin se dirigea vers la cage du Prince Jean avec Much sur les talons.

Much : « Il n’a pas arrêté de se plaindre depuis qu’il est arrivé. »

Robin, passant de l’autre côté du mûr de branches : « Alors ? Il parait que vous êtes un hôte des plus désagréables ? »

Le Prince Jean : « Ah ! Locksley !... Tout de même… J’exige ma libération immédiate et sans condition ! »

Robin : « Vous n’êtes pas en position d’exiger quoique ce soit, monsieur ! »

Le Prince Jean, indigné : « Oh ! Monsieur ?… Votre Altesse ! C’est Votre Altesse lorsqu’on s’adresse à moi. Je suis le Prince Jean, héritier du trône d’Angleterre. Vous sembliez l’oublier. Vous n’avez pas le droit de me traiter de la sorte ! »

Robin : « Pour l’instant, vous êtes mon prisonnier et je vous traite comme je le veux. Arrêtez de vous plaindre. On vous traite mieux que vous ne traitez votre propre peuple… Votre Altesse ! »

Petit Jean, arrivant près de Robin : « Qu’est-ce qu’il a encore à se plaindre celui-là ? »

Le Prince Jean : « Celui-là ?... Non mais vous entendez ça ?... C’est irrévérencieux… Hum ! Mais à quoi devais-je m’attendre de la part de gens du bas peuple ! »

Il pointa du doigt Petit jean.

Le Prince Jean : « Robin, j’exige… Euh Je demande que cet homme soit sévèrement châtié. »

Robin, se croisant les bras et souriant : « Et pour quelles raisons ? »

Le Prince Jean : « J’ai été molesté à plusieurs reprises par cet individu. C’est inqualifiable ! Pour cet acte de haute trahison… »

Robin, souriant et moqueur : « De haute trahison ? »

Le Prince Jean : « Parfaitement… Haute trahison. Il a tenté à ma personne et… »

Robin, le regard noir : « Comment osez-vous parler de haute trahison ? Alors que vous complotez contre le roi de ce pays … votre propre frère ? »

Le Prince Jean, sûr de lui : « Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler. »

Robin : « Ah oui ? Mais je parle du pacte de Nottingham et des chevaliers noirs. »

Le Prince Jean, moins sûr de lui : « Des chevaliers noirs ? Je ne connais pas. »

Robin : « C’est curieux. Pourtant eux vous connaissent… Mais nous verrons bien lorsque j’aurai remis le pacte à votre frère, le Roi Richard. Il se fera un plaisir d’arrêter et d’interroger les hommes qui ont signé ce document. »

Le Prince Jean : « C’est sûrement un faux ! »

Robin : « Nous l’avons pourtant volé dans le bureau du shérif de Nottingham ! »

Cette nouvelle sembla déconcerter le prince.

Robin : « Oh… Vous n’étiez pas au courant, peut-être ? Le shérif ne vous l’avez pas dit qu’il n’était plus en sa possession ? »

Le Prince Jean se renfrogna afin de ne pas éclater de colère. Il se promit d’avoir une sérieuse discussion avec lui plus tard.

Robin : « On verra si tout ce beau monde sera aussi peu loquasse lorsque le roi les interrogera… Et alors, nous verrons bien de quel côté se trouve les traîtres ! »

Avec colère, le Prince Jean le regarda sans répliquer.

Robin à ses compagnons : « Venez… J’ai une invitation à écrire pour notre ami le shérif… »

Robin au Prince Jean : «… Ne vous en faites pas. Dans quelques heures, vous retrouverez votre laquais préféré. »

Robin s’en retourna, suivi de Petit Jean et de Much. Il retrouva Marianne à l’entrée du campement.

Marianne : « Quel est ton plan pour délivrer Djaq ? »

Robin observa Allan qui s’occupait toujours de Will.

Will : « Aie ! »

Allan : « Mais arrête de remuer sans arrêt ! »

Il fit signe à Marianne de le suivre dans un coin du campement à l’opposé du lit du blessé.

Robin : « Je vais inviter le shérif au carrefour du Pendu où nous pourrons tranquillement faire l’échange. »

Marianne : « Nous ? »

Robin, devinant ses intentions : « Non, Marianne. Tu ne viens pas. »

Marianne : « Mais pourquoi ? Tu n’auras que Petit Jean et Much pour te couvrir. Allan devra rester ici pour veiller sur Will. C’est plutôt léger comme couverture. »

Robin : « Je n’aurai pas besoin de plus d’hommes. »

Marianne : « Et si le shérif te tendait une embuscade ? »

Robin, désinvolte : « Je vais lui demander de venir sans gardes ! »

Marianne, s’emportant légèrement : « Oh bien sûr ! Tout le monde sait bien que le shérif de Nottingham est un homme de parole... Il enverra sûrement des hommes se poster en éclaireur. »

Robin, gardant son calme : « Pas si je lui donne rendez-vous immédiatement ! Dès que j’aurai envoyé mon message, je rejoindrai Petit Jean et Much qui s’y trouveront déjà... Tu vois ? J’ai tout prévu ! »

Voyant qu’elle n’arrivera pas à lui faire changer d’avis, Marianne : « Je vois que tu as réponses à tout ! »

Robin : « Il le faut bien avec une damoiselle telle que toi ! »

Marianne, lui donnant un coup de coude dans l’estomac : « De la part de la damoiselle… Mon damoiseau ! »

Puis elle retourna auprès d’Allan et de Will.

Robin, encaissant le coup : « Sacré tempérament ! »

Petit Jean : « Elle voulait juste se rendre utile. »

Robin : « Je sais… Much ? Tu as de quoi écrire ? »

Much : « Euh oui, je dois avoir ce qu’il faut. »

Il fouilla dans les malles.

Petit Jean : « Trois contre le shérif et Gisborne. C’est pas beaucoup ! »

Robin : « Il n’aura pas le temps de préparer une embuscade et s’il vient avec des gardes, nous décamperons. »

Much, apportant du papier : « Tenez, maître. »

Robin : « Je te remercie. »

Petit Jean : « Je vais aller préparer les chevaux. »

Much : « Vous ne voulez pas manger un morceau avant ? »

Robin : « Pas le temps. Nous mangerons mieux ce soir… Et n’oublie pas la longue corde ! [Voyant la perplexité sur le visage de ses compagnons] C’est pour notre invité… Nous allons le mettre en valeur à notre façon ! »

Petit Jean et Much ne furent pas plus avancés par son explication mais ils perçurent dans le ton de sa voix que cela risquait d’être plutôt amusant. Les deux hommes sortirent du campement.


byoann  (07.09.2015 à 08:45)

Allan, se relevant : « Eh voilà le travail ! Un bandage tout neuf. »

Will baissa sa tunique.

Marianne : « Tu devrais changer de chemise. Elle est toute trempée et tâchée de sang. »

Allan : « Marianne a raison. »

Will : « C’est inutile… »

Allan : « Ne fais pas l’enfant… Je vais te prêter l’une des miennes. »

Il l’aida à retirer son vêtement trempé. Mais ce geste avait épuisé le blessé. Marianne regarda Allan avec inquiétude. Will transpirait de plus en plus et paraissait blême. Le regard d’Allan fit comprendre à la jeune femme qu’il partageait ses inquiétudes.

Marianne, remontant la couverture : « Il faut bien le couvrir. »

Elle le recouvrit jusqu’au menton.

Allan : « Tu vas être comme un coq en pâte. »

Mais Will ne réagit que mollement. Il avait du mal à garder les yeux ouverts.

Marianne : « Laissons-le se reposer maintenant. »

Allan opina de la tête et s’éloigna avec Marianne.

Marianne : « Annie serait très fier de toi. »

Il se dirigea vers un baquet rempli d’eau.

Allan, un peu triste : « Annie est partie ? »

Marianne : « Oui, ce matin… Elle m’a chargé de veiller sur toi. »

Cela fit sourire le hors-la-loi.

Allan : « Elle va me manquer. »

Marianne : « Mais elle va revenir ! »

Allan : « Oui mais tant de choses peuvent se passer… J’ai… J’ai comme un mauvais pressentiment. »

Marianne : « C’est amusant... Elle m’a dit la même chose. »

Allan : « Ah oui ?... Ce sera pas pareil sans elle. »

Il regarda machinalement devant lui et aperçut Robin. Avant de sombrer davantage dans la mélancolie et aussi pour échapper à cet embarrassant déballage de ses sentiments, il rejoignit Robin.

Allan à Marianne : « Excusez-moi. »

Il attrapa un chiffon au passage pour s’essuyer les mains.

« Qu’est-ce que tu fais ? »
« J’écris un mot doux au shérif. »

 

 

 

 

 

Il le releva le nez de sur sa feuille.

« Je l’invite à une petite fête où le Prince Jean sera à l’honneur ! »

Il secoua son parchemin pour le faire sécher.

Robin, sérieux : « Comment va Will ? »

Allan : « Il a de la fièvre… J’ai fait ce que j’ai pu mais je t’avoue que je me sentirais mieux si Djaq était là. »


byoann  (10.09.2015 à 08:20)

Robin, se relevant : « T’en fais pas pour ça. Je m’en occupe. D’ici deux heures, Djaq sera parmi nous… Tu vas rester avec Will. J’irai au rendez-vous avec Petit Jean et Much. »

Allan : « Entendu. »

Robin prit son arc et son carquois puis les deux hommes retournèrent près de l’entrée. Petit Jean et Much les rejoignirent.

Petit Jean, montrant une corde à Robin : « ça ira, ça ? »

Robin : « Parfait !... On y va !... Marianne, je veux que tu restes à l’intérieur tant que nous ne sommes pas partis. »

Much à Allan : « Comment va Will ? »

Marianne : « Il dort en ce moment. »

Robin : « Avec un peu de chance, Djaq sera à ses côtés lorsqu’il se réveillera. »

Petit Jean : « Que Dieu t’entende ! »

Petit Jean, Much et Robin se rendirent rapidement à la cage du Prince Jean.

Robin, avec le sourire : « Vous êtes libre… Votre Altesse. »

Le Prince Jean : « Ah ! Tout de même… Vous vous êtes enfin rendu compte que mon kidnapping ne vous mènerait à rien… Je serai me montrer magnanime à votre égard. »

Robin, ouvrant la porte : « C’est vrai ? »

Le Prince Jean, se présentant à la porte : « Cela vous surprend ?... Je sais faire preuve de clémence avec les petites gens. »

Robin, se tournant vers Petit Jean : « Mais nous aussi, Votre Altesse… Jean ? Montre-lui à quel point tu es magnanime ! »

Petit Jean, s’avança rapidement vers le Prince : « Avec plaisir ! »

Le Prince Jean, pas rassuré : « Oh non ! »

Petit Jean lui envoya un coup de poing au visage. Le Prince Jean s’écroula à terre, assommé.

Robin, prenant la corde dans les mains de Petit Jean : « Et maintenant, il faut le ficeler… comme il convient. »

Ils bâillonnèrent et attachèrent le Prince puis le chargèrent sur le chariot. Petit Jean et Much grimpèrent sur le siège du conducteur.

Robin : « Attendez-moi au carrefour du Pendu. Je ne serai pas long. »

Petit Jean : « Entendu… Ya ! »

Le chariot se mit en branle et prit la direction du carrefour du Pendu tandis que Robin prenait la route de Nottingham.

Robin n’eut aucun mal à entrer dans la ville en se mêlant à la foule. Il se dirigea vers le château, mais, au lieu d’aller sur la place du marché en face de l’entrée, il choisit plutôt de s’arrêter sur une place beaucoup plus petite mais qui offrait une vue imprenable sur le château, et en particulier, sur les appartements du shérif.

A l’abri des regards sous son manteau à capuche, Robin arma son arc avec la flèche sur laquelle il avait fixé son « billet doux ». Cependant, il y avait des gardes qui patrouillaient le secteur. Il dut attendre qu’ils s’éloignent avant d’opérer.

Ne voyant plus de soldats, Robin : « C’est le moment ! »

Il s’avança au centre de la place, banda son arc, visa le château et tira sa flèche. Celle-ci brisa la vitre de l’une des fenêtres des appartements du shérif.

Robin, souriant : « En plein dans le mil ! »

Il camoufla aussitôt son arc sous son manteau, rabattit sa capuche et rejoignit la route principale en se fondant dans la foule.

Quelques minutes plus tôt…

Gisborne entra alors que le shérif nourrissait ses oiseaux.

Le shérif, étrangement calme : « Je présume que vous rentrez encore bredouille ? »

Gisborne, baissant la tête : « Oui, Monseigneur. »

Le shérif : « Pourtant cet Hassan ne passe pas inaperçu… hum ? »

Gisborne, mal à l’aise : « Non, Monseigneur. »

 

 

 

 

 

Le shérif : « Alors que s’est-il passé ? »

Gisborne : « Il a dû se réfugier au fin fond des bois. »

Le shérif, regardant la cage de l’oiseau : « Avec la vermine qui s’y trouve déjà ! »

Gisborne : « Probablement. »

Le shérif, reportant son attention sur Gisborne : « Bien !... Avec un peu de chance, notre ami Robin mettra la main sur lui et s’en occupera à notre place. »

Soudain une flèche brisa une fenêtre et sectionna la corde qui maintenait l’une des cages en suspension.

Celle-ci tomba sur le sol et se brisa. Les oiseaux s’envolèrent et s’échappèrent par la fenêtre.

Le shérif : « MES OISEAUX ! GIBORNE, RATTRAPEZ-LES ! »

Gisborne, étonné : « Monseigneur ? »

Mais le temps qu’il réagisse les volatiles survolaient déjà la cour du château. Le shérif se présenta à la fenêtre et regarda à l’extérieur. Il ne voyait que la foule qui allait et venait, en bas, dans la cour du château. Il ne put remarquer que, sur une petite place au delà des remparts, un homme portant une capuche s’éloignait tranquillement.

Gisborne : « C’est une flèche de Robin des bois. »


byoann  (10.09.2015 à 08:25)
Le shérif, en colère : « Sous mon propre toit !… Sous mon propre toit et en plein jour !... Et au nez et à la barbe de mes hommes ! »

Gisborne : « Tous les gardes sont occupés à rechercher le sarrasin selon vos ordres, Monseigneur. »

Le shérif fut piqué par la remarque irrévérencieuse de son bras droit.

Le shérif, souriant jaune : « Oui… Ils gambadent tous joyeusement dans les bois de Sherwood pendant que Locksley est ici, à Nottingham ! »

Gisborne, changeant de conversation : « Il y a un mot sur la flèche, Monseigneur. »

Le shérif, lui arrachant des mains : « Donnez-moi ça ! »

Il parcourut rapidement la missive.

Le shérif : « Il veut faire l’échange tout de suite… au carrefour du Pendu… Allez me chercher la prisonnière. Nous partons immédiatement. »

Gisborne : « Dois-je emmenez mes hommes ? »

Le shérif : « Non. Robin veut que nous y allions seul… Qu’ils rentrent ! Après leur petite ballade… Bien qu’elle ait été infructueuse, ils méritent de se reposer. N’est-ce pas ? »

Gisborne, préférant ne pas répondre : « Mais vous ne pouvez pas y aller sans escorte, Monseigneur ? »

Le shérif : « Cinq… Seulement cinq hommes nous accompagneront. Qu’ils se tiennent prêts. Nous partons dans un quart d’heure. »

Gisborne : « Je peux peut-être me rendre sur place immédiatement et tendre une embuscade avec mes hommes. »

Le shérif : « Vous croyez que Robin n’a pas prévu le coup. Pourquoi croyiez-vous qu’il m’a fixé un rendez-vous aussi rapidement ? A part bien sûr parce que le Prince Jean doit lui taper sur les nerfs, hum ? Je vous parie qu’il est déjà sur place avec ses hommes. Il ne faut courir aucun risque, Gisborne. Il va falloir jouer serrer si l’on veut retirer tous les bénéfices de cette opération auprès du Prince Jean… Vous avez vos ordres. »

Gisborne, se courbant : « Oui, Monseigneur. »

Il se retira alors que le shérif se remit à nourrir ses volatiles.

Au même moment…

Will dormait encore.

Allan, assis par terre, le dos appuyé contre le lit du blessé était perdu dans ses pensées.

Le départ d’Annie l’avait beaucoup plus marqué qu’il ne l’aurait cru car, sans savoir pourquoi, il craignait qu’elle ne revienne jamais.

Marianne : « J’ai fini de ranger. »

Allan : « Hein ?... Oh, il ne fallait pas vous donnez cette peine. J’aurais pu le faire. »

Marianne, s’asseyant en face de lui : « Cela m’a occupé… Moi aussi, elle me manque. »

Allan : « Qui ça ? »

Marianne : « La même personne à qui tu penses, gros bêta ! »

Allan, souriant : « C’est si évident que ça ? »

Marianne : « Oh oui… Mais je trouve ça très touchant. »

Allan, embarrassé : « Marianne ! »

Marianne : « Quoi ? Je n’aurais jamais cru ça de toi ! »

Une voix masculine, derrière lui : « Moi non plus ! »

Allan, se retournant : « Will ? »

Il essuya le front du blessé et y déposa sa main.

Allan : « Tu as l’air d’avoir moins de fièvre ! »

Will : « Je vais un petit peu mieux. »

Allan : « Je vais te presser quelques fruits. Cela te fera du bien. »

Marianne : « Je vais m’en occuper. »

Marianne se releva et partit dans le coin « repas » du campement afin de préparer le jus de fruit, laissant seuls les deux hommes.

Will : « Annie te manque alors ? »

Allan regarda en direction de Marianne puis revint sur Will.

Allan, baissant la voix : « Oui… J’aurais aimé l’accompagner… J’ai peur qu’il ne lui arrive quelque chose en chemin… On ne sait jamais. »

Will : « Je sais ce que tu éprouves. »

Il faisait évidemment référence à Djaq qui était retenue prisonnière loin de lui.

Pour échapper à la mélancolie, Allan : « Laisse-moi voir ta blessure. »

Will : « Tu crois que c’est vraiment nécessaire ? »

Allan : « Absolument. »

Il commença à défaire le bandage de Will. Ce dernier se laissa faire en pensant à sa bien-aimée.

Will, dans sa tête : « Où es-tu Djaq ?... Es-tu toujours en vie ?... Reviens vite. J’ai tant besoin de toi… Je veux passer le reste de ma vie avec toi, Djaq. Je veux encore t’embrasser, te serrer contre moi… »

Désespéré, il expira profondément.

Allan : « Je t’ai fait mal ? »

Will, revenant sur lui : « Hein ?... Euh non ! »

Même si tous ses compagnons comptaient énormément pour lui, Allan était pourtant celui dont il se sentait le plus proche. Mais alors qu’il mourrait d’envie de partager ses sentiments envers Djaq, Will n’arriva pas se confier à lui. Sa relation avec la jeune femme était secrète. En tout cas, ils ne l’avaient pas officiellement annoncé au reste de la bande, même si ces derniers avaient de sérieux soupçons à leur égard. Will regarda Allan s’affairait sur sa blessure. Le fait de cacher sa relation avec Djaq commençait à lui peser.

Will, dans sa tête : « Il faut que ça cesse ! »

Mais il devait d’abord en parler avec Djaq avant d’étaler leur relation au grand jour.

Allan : « Là… ça m’a l’air pas trop mal… Je vais la laisser à l’air libre. Je ne vais pas refaire ton bandage maintenant. »

Will, regardant vers sa blessure : « Hein ?... Euh… Comme tu veux. »

Allan : « Comme je veux ? Tu es sûr que ça va toi ? »

Will, souriant : « Oui… [Se forçant à sourire] ça va mieux. »

Allan comprit que Djaq lui manquait mais il respecta la pudeur de son ami et se garda bien de répliquer.

Marianne, arrivant avec un gobelet : « Tiens… Ton jus de fruit. »

Allan aida Will à se relever en lui soutenant le dos pour qu’il puisse boire.

Will, redonnant le gobelet : « Merci. »

Marianne : « Tu as l’air d’avoir meilleur mine. »

Allan : « Sa blessure semble bien se cicatriser et je pense que la fièvre devrait tomber d’ici quelques heures… Je ne vais pas refaire son bandage… [En souriant] Djaq s’en chargera elle-même ce soir ! »

Ce commentaire fit sourire Marianne et Will.

Will : « J’espère que l’échange va bien se passer ! »

Allan : « Mais oui. Ne t’inquiète pas pour ça ! A l’heure qu’il est, Robin a dû envoyer son petit mot au shérif. »

Marianne : « Si ça se trouve, il est déjà en route avec Djaq !... [A Allan] Tu devrais aller les rejoindre. »

Allan : « Mais Robin m’a ordonné de rester avec Will ! »

Marianne : « Je peux le faire à ta place. »

Allan : « Vous ne repartez pas pour Knighton ? Votre père risque de s’inquiéter. »

Marianne : « Père se doute où je me trouve, et puis, je suis une grande fille. J’ai la permission d’aller où bon me semble. »

Allan regarda Will et hésita.

Marianne : « T’en fais pas pour lui. Je veillerai sur lui. »

Will : « Oui, vas-y… ça va beaucoup mieux… Va les rejoindre. Robin aura besoin de tout le monde pour réussir. Fais-le pour Djaq ! »

Marianne : « Allez va !... [En souriant] Je dirai à Robin que c’est moi qui te l’ai ordonné ! »

Allan : « Très bien… Dans ce cas ! »

Il alla chercher son épée puis revint vers eux.

Allan à Will : « A tout à l’heure, mon grand ! »

Sérieux, Allan à Marianne : « Merci. »

Puis il sortit en courant du campement et prit la direction du carrefour du Pendu.


byoann  (10.09.2015 à 08:35)

CHAPITRE XII

« POUR DJAQ ! »

uelques minutes plus tard…

Le Prince Jean se réveilla alors que Petit Jean l’attachait à un arbre.

Le Prince Jean, protestant : « Mais qu'est-ce que vous faites ?... Je proteste ! C’est inadmissible la façon dont wou mummmm… »

Petit Jean, bâillonnant le Prince : « On se tait ! »

Puis il resserra la corde qui entravait la poitrine du prisonnier.

Much : « Attache-le bien !... Il ne faudra pas qu’il nous échappe. »

Petit Jean : « T’inquiète pas… Je connais mon affaire. »

Much : « Oh mais j’en doute pas… Moi, je disais ça seulement pour…. »

Petit Jean, le coupant : « Chut ! Ecoute ?... [Il reprit son bâton] Tu entends ? »

Les deux hommes se turent.

Much, inquiet : « On dirait une bagarre. »

Une voix au loin : « A L’AIDE !... ROBIN !... MAIS Lâche-moi ! »

Much : « Quelqu’un appelle Robin ! »

Petit Jean : « Allons voir ! »

Much, désignant le Prince Jean : « On le laisse seul ici ? »

Petit Jean : « Il ne risque rien. Il est solidement attaché ! »

Petit Jean courut dans la forêt en direction de la voix. Much le suivit. Les deux hommes arrivèrent prudemment sur les lieux d’une rixe : Ils virent deux hommes se battre à terre. L’un deux se releva et tenta de s’échapper mais fut rattraper par le deuxième qui le prit par la gorge et le plaqua violemment contre un arbre. La victime tenta de desserrer son emprise.

Petit Jean : « C’est Hassan ! »

Ils se déplacèrent sur le côté et virent l’homme à qui il s’en prenait.

Much : « Bah ! C’est Allan ! Mais qu’est-ce qu’il fiche ici ? »

Petit Jean : « J’en sais rien mais il a besoin d’un coup de main. »

Petit Jean cramponna son bâton à deux mains et, en silence, il s’approcha par derrière de l’homme qui tenait leur ami. Il lui donna un violent coup de bâton derrière la tête. Le choc fit vaciller le sarrasin. Il tomba à genou en gémissant mais ne perdit pas conscience. Suffoquant, Allan s’effondra. Petit Jean et Much se précipitèrent pour l’aider à se relever et à l’écarter de son agresseur.

Much, le tirant par le bras : « Mais qu’est-ce que tu fiches ici ? »

Petit Jean : « Robin t’avait pourtant dit de rester auprès de Will ! »

Allan, se frottant la gorge : « Marianne est restée avec lui alors je me suis dit que je pourrais venir vous aider et puis… [Pointant Hassan] il m’est tombé dessus sans crier garde… Je sais pas pourquoi il m’en veut, mais c’est toujours à moi qu’il s’en prend ! »

Much, souriant : « Oh ben ta tête ne doit pas lui revenir ! »

Furieux, Hassan se releva en se frottant l’arrière du crâne.

Hassan : « Vous allez me payer ça, chrétiens ! »

Les hors-la-loi reculèrent.

Hassan, méchamment : « Je vais vous massacrer ! »

Allan : « Alors ça, c’est pas gentil ! »

Hassan commença à se diriger vers eux.

Allan, se plaçant derrière Petit Jean avec Much : « Attends… Et si on parlait un peu avant, hein ? »

Mais Hassan ne semblait pas vouloir parlementer. Grognant de mécontentement, il s’élança vers les hors-la-loi. Petit Jean s’apprêta à le recevoir comme il se doit ; bâton à la main mais une flèche vint se planter devant le sarrasin. Surpris, celui-ci stoppa net puis voulut continuer à avancer mais une seconde et une troisième flèche rejoignirent la première.

Une voix masculine : « Il a raison. Nous avons à parler Hassan ! »

Le sarrasin et les hors-la-loi tournèrent la tête sur le côté.

Much, soulagé : « Maître ! »

Robin se faufila tranquillement à travers les arbres, son arc à la main, prêt à tirer en cas de besoin ce qui n’échappa pas au sarrasin. Robin arriva devant Hassan. Celui-ci eut un petit geste de colère.

Aussitôt Robin, bandant son arc : « Ne m’oblige pas à faire un geste que nous regretterions tous les deux ! »

Hassan : « Je n’ai pas peur de mourir. »

Robin : « Moi non plus… Si la cause est juste ! »

Hassan : « A cause de vous, je n’ai pas pu remplir ma mission et vous avez tué Nasir. »

Robin : « Vous vouliez assassiner le prince. Je ne pouvais pas vous laisser faire cela. »

Hassan : « Donnez-moi le prince et vous aurez la vie sauve. »

Allan : « Nous sommes quatre contre toi. »

Hassan ne répliqua pas mais son regard en disait long. Sans Robin qui le tenait en respect, il se serait, sans hésiter, jeté sur eux pour les mettre en pièces.

Robin : « Nous te voulons aucun mal, Hassan. »

Hassan : « Donne-moi le prince ! »

Robin : « C’est impossible. »

Much : « C’est pas qu’on y tienne tant que ça mais il va nous être fort utile. »

Robin : « Mon ami a raison. Il va nous servir pour libérer Djaq. »

Hassan, s’inquiétant : « Djaq ? »

Much : « Safiyya ! »

Hassan, inquiet : « Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ? »

Robin : « Elle a été faite prisonnière par le shérif.  Nous allons donc échangé le prince contre elle… [Baissant son arc] Tu veux nous aider ? »

Les hors-la-loi regardèrent leur chef avec consternation.

Petit Jean, méfiant : « Robin ? »

Robin, regardant Hassan : « Tu veux la fin de la guerre, n’est-ce pas ? »

Hassan, fièrement : « C’est le but que nous poursuivons ! »

Robin : « Tout comme nous… [Mais Hassan se montra sceptique]… En tout cas, je peux te dire que c’est peut-être ton but, Hassan, mais ce n’était pas celui de Nasir. »

Much : « Ni celui du shérif ! »

Hassan : « Tu mens ! »

Robin : « J’ai déjà rencontré Nasir auparavant. Il a tenté de tuer notre roi en Terre Sainte… »

Hassan, le coupant : « Tu vois qu’il poursuivait bien le même but que moi. »

Robin : « Non… Il était le complice du shérif. Ce dernier faisait tuer le Roi Richard en Terre Sainte par des sarrasins, au nom de Saladin. Et ainsi le Prince Jean s’emparait du pouvoir en Angleterre. »

Hassan : « Mais la guerre aurait été finie ! »


byoann  (14.09.2015 à 09:05)

Robin : « Tu crois ça ? »

Hassan : « Votre Prince Jean est trop couard pour nous faire la guerre. »

Robin : « Tu as raison. Mais les partisans du Roi Richard, eux, ne le sont pas. Ils auraient crié vengeance, et comme son meurtrier était sensé venir des rangs de Saladin, la guerre aurait continué pour venger notre défunt roi. »

L’argument de Robin sembla déconcerter le petit frère de Djaq.

Hassan : « Mais le shérif veut aussi la paix. »

Robin : « Le shérif veut la guerre afin de mettre le Prince Jean sur le trône et ainsi recevoir primes et gratifications pour service rendu… Il ne veut que s’enrichir. Il se fiche de la paix… Au contraire, si la paix revient, le Roi Richard rentrera et il le punira pour sa trahison. Il n’a donc aucun intérêt à la paix… Contrairement à nous… le peuple de Nottingham qui l’attendons avec impatience pour que l’injustice et l’infamie cesse non seulement dans tout le comté, mais aussi dans toute l’Angleterre. »

Robin arriva devant Hassan, son arc sur l’épaule.

Robin, mettant sa main sur l’épaule d’Hassan : « Et Djaq aussi agit dans ce sens. C’est pourquoi elle nous a rejoints dans notre combat… Pour que la paix règne en Terre Sainte et ici… en Angleterre. »

Décontenancé, Hassan ne savait plus trop quoi penser. Robin avait jeté le trouble dans son esprit : Ce qu’il venait d’entendre allait à l’encontre de tout ce qu’on lui avait appris des chrétiens.

Hassan, hésitant : « Tu me dis la vérité ? »

Robin, lui tendant la main : « La vérité vraie… Aide-nous à libérer ta sœur et nous te montrerons ce que nous faisons. »

Hassan hésita. Il regarda tour à tour chacun des hors-la-loi.

Robin, ajoutant : « Pour Djaq ! »

Le sarrasin repensa alors à son grand frère dont sa sœur avait repris le nom. Il se remémora également sa discussion avec elle au sujet de Djaq puis il pensa à Safiyya qui s’était toujours bien occupée de lui lorsqu’il était enfant. Il devait la sauver. C’était son devoir. Finalement, il accepta.

Hassan, serrant la main de Robin : « Pour Djaq ! »

Robin lui donna un claque amicale sur l’épaule puis se retourna vers ses compagnons.

Robin : « Il va nous aider, les gars. »

Les hors-la-loi le regardèrent avec méfiance mais ne répliquèrent pas.

Robin à Hassan, présentant ses compagnons : « Lui, c’est Petit Jean... »

Petit Jean, méfiant, d’un signe de tête : « Salut ! » 

Hassan lui rendit son geste.

Robin, faisant avancer Much près d’Hassan : «… Voici Much. »

Much, lui tendant la main : « Enchanté. »

Hassan lui fit un signe de tête en lui serrant la main. Mais il ne contrôla pas sa force et écrasa la main de Much. Ce dernier accusa le coup tant bien que mal.

Robin : «… Et puis tu connais déjà Allan de Dale. »

Hassan lui tendit la main.

Allan, se frottant la gorge : « Non, c’est bon... Je crois qu’on a suffisamment fait connaissance pour aujourd’hui. »

Much et Robin sourirent.

Hassan : « Désolé pour ça ! »

Allan : « Oh y’a pas de mal ! »

Robin, sérieux à Allan : « Au fait… Qu’est-ce que tu fais ici, toi ? »

Allan : « Décidemment, c’est ma fête aujourd’hui ? »

« Tu devais rester auprès de Will. »
« Bah… Marianne s’est proposée pour s’occuper de lui et on a pensé que t’aurais besoin d’un homme supplémentaire. »

Much : « Il a pas tort ! »

Robin : « Bon… Et où est le Prince ? »

Petit Jean : « En sureté au carrefour du Pendu. »

Much : « Jean l’a ficelé comme un saucisson. »

Robin : « Bon, allons-y ! »

Ils retournèrent au carrefour du Pendu où Petit Jean et Much avaient laissé le Prince Jean. Ce dernier était furieux lorsqu’il vit approcher Robin. Le chef des hors-la-loi lui retira son bâillon.

Le Prince à Robin : « C’est inadmissible de me traiter ainsi… Je vous rappelle que je suis fils de Roi et Prince d’Angleterre. Vous ne pouvez pas me… ficeler comme un vulgaire criminel. »

Robin, souriant : « Vous avez absolument raison !... Détachez-le ! »

Les hors-la-loi regardèrent leur chef avec étonnement mais s’exécutèrent tout de même et détachèrent leur prisonnier de l’arbre. Cependant, ils laissèrent les mains de leur prisonnier attachées dans le dos.

Le Prince Jean : « Enfin ! Alors ? Où comptez-vous m’installer ? »

Robin : « A un endroit où vous dominerez le monde ! »

Le Prince, surpris, bombant le torse : « Ah. Tout de même ! »

Le sourire aux lèvres, Robin leva les yeux au dessus du prince. Etonné, celui-ci fit la même chose mais ne comprit pas où il voulait en venir, contrairement aux hors-la-loi qui se mirent à sourire.

Robin : « Jean ? »

Petit Jean : « Avec plaisir. »

Petit Jean enroula plusieurs fois la corde, avec laquelle il avait attaché le prince, autour de la poitrine de ce dernier, puis la lança par-dessus la branche se trouvant juste au dessus du prisonnier.

Le Prince Jean, comprenant la situation : « Oh non ! »

Much, souriant : « Oh si ! »

Puis Petit Jean, Allan et Robin tirèrent sur la corde et le Prince Jean s’éleva dans les airs.

Le Prince Jean, furieux : « C’EST UN CRIME DE LESE-MAJESTE !... REDESCENDEZ-MOI IMMEDIATEMENT ! »

Robin, sérieux : « Non. Arrêtez !... Redescendez-le ! »

Much, surpris : « Mais maître ? »

Robin : « Faites ce que je vous dis… Il n’est pas possible de le laisser ainsi. »

Le Prince Jean : « Vous voilà raisonnable. »

Robin ramassa le bâillon puis se plaça à côté du Prince.

Robin : « Nous ne pouvons le laisser sans… [Bâillonnant le Prince] ceci sinon il risque d’ameuter tout le comté ! »

Les hors-la-loi approuvèrent joyeusement puis hissèrent le prince dans les hauteurs. Celui-ci fou de rage se balançait frénétiquement en invectivant les hors-la-loi.

Much, se moquant : « Quoi ? Qu’est-ce que vous dîtes ? »

Robin : « Lorsqu’on a reçu une éducation princière comme la vôtre, vous devez articuler si vous voulez qu’on vous comprenne ! »

Il balança légèrement le Prince Jean. Celui-ci cessa de se débattre et se laissa balancer au bout de la corde.

Robin, sérieux aux hors-la-loi : « J’ai envoyé mon petit mot au shérif. Il ne devrait pas tarder... Allan, Much de ce côté… Hassan et Petit Jean par là… On ne sait jamais…»

Allan : « Tu crains une entourloupe de la part du shérif ? »

Robin : « Le contraire serait étonnant de sa part… Prévenez-moi s’il vient avec ses hommes. »

Petit Jean n’était pas très ravi de faire équipe avec Hassan mais il obéit tout de même aux ordres de Robin. Les hors-la-loi disparurent dans la forêt. Pendant ce temps, leur chef grimpa à un arbre à proximité de celui auquel le Prince Jean se balançait au gré du vent.


byoann  (14.09.2015 à 09:15)

Pendant ce temps…

Le shérif, suivi de Gisborne, descendit, en enfilant ses gants, les escaliers dans la cour. Il s’arrêta devant son cheval.

Un garde se mit à quatre pattes afin de l’aider à grimper sur l’animal. Gisborne monta sur le sien.

Djaq fut amenée par les soldats et attachée à une corde fixée à la selle du cheval de Gisborne.

Le shérif, se retournant vers Djaq : « Alors contente de revoir son Robin chéri ? »

Djaq, incisive : « Autant que vous de retrouver votre pantin adoré. »

Le shérif n’apprécia pas du tout la remarque de la jeune femme.

Le shérif, la regardant avec un sourire forcé : « Hein… »

Puis il se retourna.

Le shérif, à voix basse, à Gisborne : « Tout est prêt ? »

Gisborne, sur le même ton : « Oui, Monseigneur. Conformément à vos ordres, deux bataillons d’une vingtaine d’hommes chacun sont partis en éclaireur, il y a une dizaine de minutes environ. »

Le shérif : « Ils ne doivent surtout pas se montrer à proximité du carrefour du Pendu. »

Gisborne : « Je leur ai donné l’ordre de rester près de la grande route. »

Le shérif : « Bien… Ce cher Robin doit s’attendre à ce que l’on vienne avec un bataillon alors il a dû poster des hommes aux alentours du carrefour. Mais dès que l’échange sera effectué et que le Prince Jean et moi seront en sécurité, ce sera à vous de jouer, Gisborne. »

Gisborne, souriant : « Nous leur tomberons dessus, Monseigneur. »

Le shérif, talonnant son cheval : « Excellent ! »

Le convoi, composé uniquement, en plus de leur prisonnière, du shérif, de Gisborne et de cinq soldats, se mit en route, traversa tranquillement la ville puis quitta Nottingham en direction de la forêt de Sherwood.

Au même moment…

Robin, perché dans un arbre, attendait fébrilement l’arrivée du shérif. Soudain, il entendit la voix de Much qui l’appelait.

Much, au loin : « Maître ?... Maître ? »

Robin descendit en catastrophe tandis qu’Allan et Much arrivèrent en courant.

Much, essoufflé : « Les hommes du shérif… Ils sont là ! »

Robin : « Combien sont-ils ? »

Allan : « Environ une vingtaine. »

Much : « On a entendu du bruit venant de la grande route. On est allé voir et… »

Allan : «… On y a vu une vingtaine d’hommes armés jusqu’aux dents qui attendent bien sagement. »

Robin, concluant : « Prêts à nous fondre dessus dès que l’échange aura lieu. »

Au même moment, Petit Jean et Hassan arrivèrent en courant.

« Robin, les hommes du shérif… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Much : « Quoi ? Toi aussi ? »

Petit Jean : « Comment ça, moi aussi ? »

Much : « Des soldats stationnent sur la grande route. »

Petit Jean : « De l’autre côté également. »

Robin, inquiet : « Ils sont nombreux ? »


byoann  (17.09.2015 à 08:50)

Petit Jean : « Une vingtaine environ ! »

Allan : « ça commence à faire beaucoup ! »

Robin : « Beaucoup trop !... Il faut se replier. »

Much : « Mais pour Djaq ? »

Robin : « Je trouverai un autre moyen… Descends le Prince Jean, veux-tu ? Jean, va voir si le shérif arrive. »

Un peu contrarié, Much obéit tout de même aux ordres. Mais il eut du mal à défaire la corde.

Robin, le pressant : « Dépêche-toi, Much. »

Much : « Je n’y arrive pas. »

Allan : « Attends, laisse-moi essayer ! »

Much, le repoussant : « Je peux très bien le faire moi-même ! »

Petit Jean, un peu plus loin : « Robin… Le shérif ! »

Robin, préparant une flèche : « Plus le temps ! »

Il banda son arc. Le Prince Jean, voyant ce qu’il allait faire, protesta énergiquement mais Robin n’en tint pas compte et tira une flèche qui sectionna la corde qui le maintenait en l’air. Le prince tomba lourdement sur le sol. Hassan se jeta sur lui.

Robin, inquiet : « Hassan ! »

Mais contrairement à ce que Robin croyait, le sarrasin ne s’en prit pas au prince. Il le releva brutalement puis le jeta sur son épaule.

Hassan, se retournant : « On y va ? »

Robin, souriant : « On y va ! »

Les hors-la-loi coururent en direction de leur campement. Lorsqu’ils y arrivèrent, Hassan, surveillé de près par Petit Jean déposa son fardeau dans la cage en bois. Il ne prit pas la peine de défaire ces liens. Le Prince Jean fulminait de rage. Pendant ce temps, le reste de la bande rentra à l’intérieur.

Marianne était au chevet de Will lorsqu’elle vit Robin arriver. Will scruta attentivement la bande.

Will, inquiet : « Où est Djaq ? »

« Toujours aux mains du shérif ! »

 

 

 

 

 

Will : « Mais pourquoi ? »

Marianne : « Que s’est-il passé ? »

Much : « Rien… Le shérif est venu avec tout un bataillon de soldats. »

« Alors on a renoncé. »
Robin, mécontent et réfléchissant : « Provisoirement ! »

Will, tentant de se lever : « Tu as besoin de plus d’hommes… »

Avec autorité, Robin, le forçant à se recoucher : « Tu n’es pas en état de nous aider ! »

Will : « Je vais beaucoup mieux. »

Mais le teint blafard de leur compagnon leur prouva le contraire.

Robin : « Tu restes allongé ici…. Nous te ramènerons Djaq… je t’en fais le serment ! »

Will, contraint, lui obéit et se recoucha.

Marianne : « Comment comptes-tu faire ? »

Allan : « Il faut agir vite sinon le shérif l’a bouclera à triple tour dans une cellule à Nottingham. »

Robin, relevant soudainement la tête : « Nottingham ! »

Allan : « Qu’est-ce que j’ai encore dit ? »

Much : « Rien de très profond comme d’habitude ! »

Robin : « Tu me donnes une idée… Le shérif devra passer par Pitt Street pour rentrer au château, non ? »

Allan, réfléchissant : « Euh ouais… Et alors ? »

Robin, excité et tapotant la joue d’Allan : « Parfait… C’est exactement ce qu’il nous faut ! »

Much : « Oh je n’aime pas le voir comme ça… Ça ne présage rien de bon ! »

Allan, méfiant : « Qu’est-ce que tu nous mijotes, Robin ? »

Ne répondant pas aux provocations de ses compagnons, Robin : « Marianne, tu restes ici avec Will. Veille bien sur lui… Qu’il n’ait pas l’idée de venir nous rejoindre… et surtout ne sors pas dehors avant notre retour. Nous avons remis le Prince Jean dans sa cage. »

Marianne : « Entendu. »

Robin : « Will ? Tu me donnes ta parole que tu resteras bien sagement ici… auprès de Marianne. »

Will, frustré : « Oui… Je t’en donne ma parole. »

Robin : « On n’en a pas pour très longtemps… [A Much et Allan] On y va. »

Allan : « Mais où ça ? »

Ne sachant pas non plus où leur chef voulait les emmener, Much haussa les épaules et suivit Robin. Les trois hommes quittèrent rapidement leur sanctuaire. Ils rencontrèrent Petit Jean et Hassan qui remontaient vers le campement.

Petit Jean : « Ben où est-ce que vous allez ? »

Much : « On n’en sait rien ! »

Robin, ne s’arrêtant pas : « Libérer Djaq… Je vais tout vous raconter en chemin… Il n’y a pas une minute à perdre ! »

Petit Jean et Hassan se joignirent au groupe et la bande disparut dans la forêt.


byoann  (17.09.2015 à 08:56)

Pendant ce temps…

Le shérif arriva sur le lieu du rendez-vous.

Le shérif, avec un air moqueur : « Hou. Hou… Robin ? »

Aucune réponse.

Le shérif : « Vous croyez que nous sommes en avance ? »

Gisborne, scrutant la forêt : « Je parie qu’il n’est pas loin… Je suis même sûr qu’il nous observe ? »

Le shérif : « Vraiment ? »

« J’en mettrais ma main à couper ! »

Le shérif, observant la forêt : « NOUS T’AVONS RAMENE TA FATMA, ROBIN !... RENDS-NOUS LE PRINCE ! »

Les deux hommes scrutèrent la forêt mais n’obtinrent aucune réponse.

Le shérif : « Eh bien, Gisborne... Il est heureux pour vous que je n’ai pas relevé votre pari sinon vous seriez devenu manchot. »

Il fit faire demi-tour à son cheval.

Le shérif à Djaq : « Il semblerait que ton cher Robin ne veuille plus de toi en fin de compte. »

Il lui sourit en passant devant elle, suivi par Gisborne. Inquiète, elle scruta la forêt une dernière fois avant d’être contrainte de suivre ses geôliers.

Gisborne : « Que va-t-on faire d’elle ? »

Le shérif : « La ramener au château… Robin ne mettrait jamais la vie de l’un de ses hommes en danger ni celle du peuple de Nottingham d’ailleurs en retenant longuement le Prince Jean. »

Gisborne : « Pourquoi n’est-il pas venu ? »

Le shérif, serein : « Je l’ignore mais il reprendra sûrement contact avec nous… Donc tant que le prince ne sera pas parmi nous, nous devrons la garder en vie… ensuite seulement, on pourra s’en débarrasser. »

Gisborne : « Oui, Monseigneur. »

Le shérif : « Vous pouvez dire à vos hommes de rentrer au château. »

Gisborne, s’adressant à un soldat marchant à côté de Djaq : « Toi !... Va prévenir les autres que l’opération est annulée. »

Le soldat : « Oui, Monseigneur. »

Le soldat quitta le groupe et disparut dans la forêt. Gisborne se retourna en direction du carrefour du Pendu en se demandant si les hors-la-loi n’étaient pas finalement encore là à les espionner. Mais ce qu’il ignorait c’est que ces derniers arrivèrent en ville au moment précis où le shérif et lui faisaient demi-tour dans la forêt de Sherwood.


byoann  (17.09.2015 à 09:05)

CHAPITRE XIII

« AU PLAISIR, SHERIF ! »

uelques instants plus tard…

Comme Robin l’avait prévu, le shérif et sa troupe traversa le quartier de Pitt Street. Ils s’engagèrent alors dans une ruelle très étroite où une foule assez nombreuse déambulait, ce qui ralentissait énormément le convoi. Deux des quatre gardes durent passer devant afin d’écarter la population sur leur passage. Djaq était toujours traînée derrière le cheval de Gisborne. Elle semblait abattue de retourner au château. Soudain, elle releva la tête. Elle avait cru entendre un son familier. Mais peut-être était-ce son imagination qui lui jouait des tours ; tellement désireuse de revoir les siens. Mais cela recommença : Le sifflement d’un oiseau se fit une nouvelle fois entendre. Elle leva les yeux au ciel puis sur les toits qui l’entouraient et y aperçut un visage familier.

Soudain, un homme portant un manteau à capuche tirant une charrette à bois tourna trop vite devant le convoi. Le chariot se renversa sur le côté et perdit une partie de sa cargaison.

Le soldat de tête : « Hé toi !... Ote-toi de là ! »

Ne répondant pas, le villageois essaya de remettre sa charrette debout.

Le shérif, impatient : « Aidez-le, vous autres, au lieu de rester planter là comme des idiots ! »

Les deux soldats s’avancèrent donc vers lui. C’est alors que le villageois s’enfuit en courant. Le shérif et Gisborne se redressèrent sur leurs montures tandis que les soldats tentaient de retirer la charrette du passage.

Pendant ce temps, à l’arrière du convoi, une flèche vint sectionner la corde qui reliait Djaq à Gisborne. La jeune femme regarda sur le toit d’où était partie la flèche et aperçut Robin. Elle lui sourit en se frottant les poignets. Les soldats en charge de la surveiller s’aperçurent que leur prisonnière était libre.

Le soldat : « Hé mais qu’est-ce qui… »

Il n’alla pas plus loin. Djaq vit s’écrouler les deux hommes à ses pieds, assommés par Petit Jean et Hassan.

Djaq, surprise mais ravie : « Hassan ! »

Elle se précipita dans les bras de son petit frère. Le shérif et Gisborne se retournèrent.

Le shérif : « GARDES ! »

Petit Jean à Djaq : « C’est pas le moment. Filons ! »

Djaq, se défaisant d’Hassan : « Tu as raison. »

Les soldats qui avaient déblayé le passage à l’avant du convoi se précipitèrent à l’arrière. Robin tira plusieurs flèches devant les chevaux du shérif et de Gisborne qui prirent peur. Les deux hommes réussirent tout de même à les maîtriser. Mais dans cette ruelle très étroite et pleine de monde, ils n’arrivèrent pas à leur faire faire demi-tour afin de poursuivre leur prisonnière qui s’enfuyait.

« GISBORNE ! RATTRAPEZ-LA !... [A la foule] MAIS ECARTEZ-VOUS !... BANDE D’IMBECILES ! »

Malgré tous ses efforts, le bras droit du shérif n’eut pas pu de succès que son maître. Robin et Much sautèrent du toit et rejoignirent Djaq, Petit Jean et Hassan.

Souriant, Robin, se retournant et le saluant avec son arc : « AU PLAISIR, SHERIF ! »

Mais il ne s’attarda pas car les soldats, qui eux se déplaçaient à pied, arrivaient déjà sur lui. Les hors-la-loi se fondirent alors dans la foule et disparurent dans les ruelles étroites et tortueuses de Pitt Street. Dépités, les gardes firent demi-tour et retournèrent auprès de leur maître.

Le shérif, mécontent et maîtrisant tant bien que mal sa monture : « Un jour, tu me le paieras Locksley !... Tu me le paieras très cher ! »

Les hors-la-loi arrivèrent en courant à la porte de la ville. Un seul garde en surveillait l’entrée. Celui-là même qu’ils avaient assommé en arrivant. Le malheureux n’eut pas plus de chance. Il fit une nouvelle fois une douloureuse rencontre avec le bâton de Petit Jean. Mais avant qu’il ne touche terre, les hors-la-loi avaient déjà franchi la porte. Lorsqu’ils arrivèrent sur le pont, Robin stoppa net.

Petit Jean : « Pourquoi est-ce que tu t’arrêtes ? »

Robin, concentré : « On a de la compagnie. »

Il pointa du doigt la lisière de la forêt où ils virent les hommes que Gisborne avaient posté sur la grande route revenir au bercail.

Robin, regardant sur le côté : « Vite… Dans le fossé ! »

Les fugitifs se jetèrent dans la fosse aux mendiants et se cachèrent sous le pont.

Much : « Pourvu qu’ils ne nous aient pas vus ! »

Robin, tenant son arc serré contre lui : « Espérons-le ! »

Puis ils se turent jusqu’à l’arrivée des soldats. Ils entendirent alors leurs bottes qui martelaient le pont. Fort heureusement pour eux, les hommes de Gisborne ne s’arrêtèrent pas. Soulagés et après s’être assurés que les gardes étaient bel et bien partis, les hors-la-loi reprirent leur route et retrouvèrent la sécurité de la forêt de Sherwood tandis que le shérif, furieux, arrivait au château de Nottingham.

Quelques minutes plus tard…

Les hors-la-loi s’arrêtèrent de courir afin de reprendre leur souffle.

Djaq, se précipitant dans les bras de son petit frère : « Je suis folle de joie de te voir ici. »

Hassan, sans grand enthousiasme : « Moi aussi. »

Allan, se frottant la gorge : « ça pas été facile de le convaincre ! »

Djaq, le regardant attentivement et un peu inquiète : « Je m’en doute. »

Much : « Bon maintenant qu’on a retrouvé Djaq… Que va-t-on faire du Prince ? »

Robin : « Le rendre au shérif, pardi ! »

Much : « Oui mais comment ? »

Allan : « On le charge dans un chariot puis on le largue à l’entrée de la ville. Il retrouvera bien son chemin tout seul. »

Petit Jean : « J’aime bien cette idée ! »

Much, voulant l’avis de Robin : « Maître ? »

Robin, se remettant en marche : « J’ai une autre idée en tête, toute aussi plaisante. »

Much, curieux : « Laquelle ? »

Djaq, regardant ses compagnons : « Je ne vois pas Will. Où est-il ? »

Les hors-la-loi s’arrêtèrent à nouveau et, l’air grave, se tournèrent vers Djaq.

Much : « T’en fais pas… Marianne s’en occupe. »

Robin, passant devant Much et lui lança un regard chargé de reproches.

Djaq, inquiète : « Pourquoi Marianne doit-elle s’en occuper ? »

Robin : « Will a été blessé alors qu’on essayait de te libérer. »

Djaq : « C’est grave ? »

Robin : « Disons que… c’était plutôt sérieux mais Allan s’en est chargé. »

Djaq tourna la tête vers lui.

Allan : « Il a été blessé sur le flanc par une épée mais maintenant que tu es là, je suis sûr que ça va aller. Tu vas nous le remettre sur pied en un rien de temps. »

Hassan écouta attentivement la conversation et arqua un sourcil.

Robin : « Allez… Venez, rentrons… Ils doivent certainement se demander ce qu’on fait. »

Djaq : « Oui, allons-y ! »

Elle s’empressa de prendre la tête du groupe.


byoann  (21.09.2015 à 08:35)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E200
Vendredi 5 juin à 19:15
1.86m / 15.6% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E199
Jeudi 4 juin à 19:15
2.08m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Grey's Anatomy, S22E16
Mercredi 3 juin à 22:00
1.49m / 10.1% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

HypnoRooms

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages