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Série : Robin Hood
Création : 12.10.2015 à 09h10
Auteur : byoann
Statut : Terminée
« Il s’agit de la suite de l’épisode « Face à son passé ». Cet EV comporte 26 chapitres. J’écris seul merci. »
Cette fanfic compte déjà 121 paragraphes

Pendant qu’Allan et Robin rencontraient Gisborne au carrefour du pendu, le reste de la bande se préparait pour le combat à venir. Ils affutaient leurs armes et taillaient des flèches en vue de la bataille. Ils s’étaient installés à la porte de leur campement afin de garder un œil sur leur prisonnier. Will se leva sans rien dire et rentra dans le camp. Djaq se leva à tour et le suivit. Much et Petit Jean se regardèrent en souriant mais ne dirent rien.
Will se dirigea vers le coin « repos ». Il déposa ses outils sur son lit et retira sa tunique. Il enroula autour de son avant-bras une épaisse corde qu’il fixa solidement puis y glissa un couteau. Djaq arriva par derrière et le regarda. Ce n’était pas un regard amoureux qu’elle jetait sur l’homme de sa vie mais un regard des plus inquiets. S’assurant qu’il pouvait sortir l’arme à son aise aussi bien avec deux mains qu’avec une seule, il reprit sa tunique. Se faisant, son regard se porta sur la marque que lui avait dessinée Allan. Soucieux, il releva la tête en soupirant. Soudain, il sentit deux mains glissaient le long de son dos et arrivaient sur son abdomen.
Djaq : « Tu es inquiet ? »
Elle vint posa sa joue sur le dos nu du jeune homme et le serra très fort contre elle.
Will, souriant : « Non. »
Djaq le fit pivoter. Will lâcha sa tunique et prit la jeune femme par la taille et l’amena contre lui.
Djaq : « Moi, je suis très inquiète. »
Will l’embrassa tendrement.
Will : « Tu n’as aucune raison de t’inquiéter. »
Djaq, avisant le poignard sous l’avant-bras de Will : « Tu crois ? »
Will : « J’ai confiance dans le plan de Robin. »
Djaq : « Il repose beaucoup sur la complicité du shérif et de Gisborne. »
Will : « Allan sera à mes côtés en cas de problème. »
Djaq, loin de la rassurer : « Il peut-être lui aussi victime de leur duplicité. »
Will : « Mais vous aussi, vous serez dans la foule pour nous couvrir et je sais que tu me défendras corps et âmes ! »
Le commentaire fit apparaître un sourire sur les lèvres de la jeune femme. Il l’embrassa de nouveau.
Will : « T’en fais pas. Avec toi à mes côtés, je suis invincible ! »
L’humour du jeune homme ne la rassura pas complètement. Alors il la serra très fort contre lui afin d’apaiser ses inquiétudes.
À l’extérieur du campement…
Robin, arrivant près de ses compagnons : « ça y est… Gisborne est d’accord. »
Much : « Vous l’avez vu ? »
Petit Jean : « Ben évidemment. Il vient de te dire qu’il était d’accord. »
Much : « Et Allan ? »
Robin : « Il est parti avec lui. »
Cette nouvelle ne sembla pas les enchanter.
Robin : « Cependant le plan a changé… Où sont Djaq et Will ? »
Petit Jean : « À l’intérieur… Mais à ta place, je les laisserai… »
Robin s’engouffra si rapidement dans le camp que Petit Jean n’eut pas le temps de finir sa phrase.
Petit Jean : « … tranquille. »
Robin, entrant dans le campement : « Djaq ? ... »
Les amants se séparèrent aussitôt.
Robin, tirant le rideau isolant le coin « repos » : « … Will ? »
Il regarda le jeune homme et s’étonna de le voir torse nu en compagnie de Djaq. Son regard se porta aussitôt sur la jeune femme.
Robin, souriant : « Je vous dérange ? »
Will et Djaq : « Non ! »
Will baissa les yeux sur sa poitrine et s’empressa de ramasser sa tunique et de l’enfiler.
Will, embarrassé : « Euh… Je me préparais pour la mission. »
Robin, s’efforçant de ne pas rire : « Ah oui… C’est ce que je vois. »
Il regarda vers Djaq qui, gênée, évita son regard.
Robin : « Euh… Nous allons devoir légèrement changer notre plan. »
Djaq, inquiète : « Comment ça ? »
Robin : « Euh… Dès que vous aurez terminé, venez que je vous explique. »
Robin retourna vers la porte du campement.
Will, gêné : « Mais on avait terminé !... Enfin, je veux dire… J’avais… terminé. »
Djaq lui vola un baiser.
Djaq : « Tu es trop mignon lorsque tu es embarrassé. »
Elle fila rejoindre le reste de la bande. Vexé d’avoir été ainsi surpris par le chef des hors-la-loi et n’ayant pas pu s’expliquer, Will ramassa ses affaires et retourna à l’extérieur en bougonnant. Il espéra que Robin ne remette pas ça devant les autres mais le chef des hors-la-loi n’en fit rien au grand soulagement du jeune homme.
Robin : « Comme je le disais tout à l’heure, mais pour ceux qui n’étaient pas là, Gisborne est d’accord pour nous aider… Allan est parti avec lui pour préparer la suite. »
Petit Jean : « La suite ? »
Robin : « Oui. Car le Prince Jean est en route. »
Will, inquiet : « Le Prince Jean ? »
Robin : « Oui, il est venu chercher son neveu. Il sera là cet après-midi. »
Richard frissonna d’effroi à l’idée de devoir partir avec son oncle. Le reste de la bande ne cacha pas son inquiétude.
Djaq : « Et tu veux toujours suivre ton plan avec le prince dans les parages ? »
Robin : « Oui et c’est même l’occasion ou jamais… Nous allons faire en sorte que ce soit le Prince Jean qui chasse Jasper de Nottingham et qui réintègre l’ancien shérif dans ses fonctions. »
Much : « Et comment comptez-vous réaliser cet exploit ? »
Robin : « Jasper a demandé à Gisborne de lui fournir un faux prince… »
Much : « Tiens, les grands esprits se rencontrent, on dirait. »
Robin : « Merci, Much… J’ai demandé à Allan de faire en sorte qu’il choisisse Matthew. »
Much, inquiet : « Matthew, le frère de Kate ?... Mais elle risque de s’inquiéter… »
Robin : « Mais Matthew est comme l’un des nôtres… il sera se défendre et sera moins affolé lorsqu’on devra s’enfuir… Par ailleurs, lorsqu’il verra Allan à côté de Gisborne, il se doutera que nous ne sommes pas loin. »
Will : « C’est pas faux. »
Much dut admettre qu’il n’avait pas tort mais il s’attrista à la pensée que Kate se fasse du souci pour son petit frère.
Robin : « Le shérif remettra notre faux prince au Prince Jean au moment où celui-ci arrivera. Ainsi, Jasper sera déconsidéré aux yeux du Prince jean. Une fois que cela sera fait, je ferai semblant de m’en prendre au Prince Jean afin que le shérif lui sauve la vie et nous, nous en profiterons pour filer. »
Il s’arrêta de parler afin de laisser le temps au reste de la bande d’assimiler le nouveau plan.
Djaq : « Et tu n’as pas peur que le shérif ou Gisborne n’en profitent pour nous capturer ? »
Robin : « Il y a un risque c’est sûr mais j’attirerai les gardes. Cela vous laissera le temps de filer. »
Il regarda sérieusement Will.
Robin : « Will... Tu dois toujours garder tes distances avec le Prince Jean. On ne sait jamais ce qu’il pourrait lui passer par la tête. »
Djaq, morte d’inquiétude : « Pourquoi ?... Tu penses qu’il pourrait le tuer, c’est ça ? »
Robin, après un bref silence : « C’est possible. »
Djaq : « Mais Robin… »
Robin, la coupant : « C’est pourquoi j’aurai toujours une flèche prête à tirer et je garderai un œil sur toi… Fais en sorte de me garder un angle de tir pour que je puisse intervenir… »
Will : « D’accord. »
Robin, voyant Djaq très inquiète : « … Et puis Allan devrait se tenir près de Gisborne et donc, normalement près du Prince Jean. Ainsi en cas de problème, il pourra te couvrir. »
Will : « Et puis, moi aussi j’aurai de quoi me défendre ! »
Il sortit de sa manche le poignard qu’il y avait dissimulé.
Robin, souriant : « Parfait… Lorsque je m’en prendrai au prince, prenez Matthew avec vous et filez sans nous attendre. Entendu ? »
Will, hochant la tête : « Entendu. »
Robin : « Les autres… »
Son regard se portant sur Carter et Andrew.
Robin : « … seront dissimulés parmi la foule à l’exception de vous deux. »
Étonnés, les deux hommes se regardèrent.
Carter : « Qu’est-ce que tu mijotes ? »
Robin : « Vous devrez garder un œil sur notre ami le shérif… »
Andrew : « Pas de problème ! »
Robin : « … mais vous serez déguisés en soldats ! »
Carter et Andrew arquèrent les sourcils.
Robin : « Allan devrait nous apporter les uniformes vers midi. »
Andrew : « Bon… Entendu. »
Robin : « Voilà comment devrait se dérouler l’opération. Vous avez des questions ? »
Les hors-la-loi hochèrent négativement la tête.
Robin : « Bon dans ce cas, je n’ai pu qu’à en parler à notre invité. »
Robin partit en direction de la prison du shérif. Il n’eut aucun mal à le convaincre de suivre ce plan. Il ne fit pas la moindre remarque désobligeante à ce sujet, trop heureux de voir une issue à son calvaire dans les bois.
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Au même instant…

Pendant que Robin discutait avec le shérif du plan qu’ils allaient mettre en œuvre, Allan et Gisborne étaient retournés à Nottingham. N’ayant qu’un cheval, Gisborne avait pris Allan derrière lui, enchanté de cette situation. Soulagé d’être arrivé à destination mais nerveux d’être de retour au château, Allan descendit de cheval. Jasper dévala les marches du perron lorsque Gisborne descendit de sa monture.
Jasper, regardant Allan avec condescendance : « Je suis ravi de vous revoir, jeune homme. La dernière fois que je vous ai vu, vous tentiez vainement de me prouver votre utilité afin que je vous sauve de la destruction de la ville. »
Allan, n’appréciant pas du tout la remarque et cinglant : « Qui n’a finalement pas eu lieu ! »
Jasper, perdant le sourire et à Gisborne : « Vous prenez toujours des insolents à votre service, Gisborne ? »
Gisborne, avec audace : « Il ne l’est pas avec moi, Monseigneur. »
Voyant que la conversation commençait à déplaire au nouveau shérif, Gisborne changea de sujet.
Gisborne : « Nous nous apprêtions à partir à Locksley afin de préparer la surprise pour le Prince Jean. »
Jasper, sceptique : « Avec un seul cheval ?... [À Allan] Vous avez oublié le vôtre à la maison sans doute ? »
Allan : « J’ai été désarçonné au cours de ma mission. »
Gisborne : « Je l’avais envoyé retrouver le jeune prince. »
Il fit signe à Allan d’aller chercher une autre monture.
Jasper : « Et il a échoué ! »
Gisborne : « Nous allons y remédier de ce pas. »
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Jasper, mécontent : « J’y compte bien, Gisborne. J’y compte bien ! » |
Il fit demi-tour et remonta les marches de l’escalier. Il s’arrêta à mi-chemin et se retourna avec un petit sourire narquois.
Étrangement calme, Jasper, faisant un signe de tête vers la potence : « Sinon vous et votre petit ami vous vous balancerez au bout d’une corde avant la fin de cette journée ! »
Il fixa Gisborne un moment puis repartit vers le château. Si Gisborne avait eu quelques scrupules à s’allier à Robin pour remettre en place l’ancien shérif, ces dernières s’envolèrent sur le champ.
Gisborne, tout bas : « J’aimerais t’y voir te balancer au bout de la corde ! »
Allan, arrivant au petit trot : « On peut y aller, Guy ! »
Gisborne, froidement : « Allons-y ! »
Les deux hommes quittèrent Nottingham et se rendirent à Locksley.
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À Locksley…

Gisborne et Allan arrivèrent à cheval accompagnés d’une dizaine de soldats. Inquiète, la population se réfugia près de leurs maisons. Allan baissa la tête lorsqu’il vit Marianne et Annie, occupées avec les enfants devant l’église de Locksley.
Marianne, inquiète devant l’arrivée des soldats : « Annie ?... Regroupe tous les enfants devant l’entrée. Je vais voir ce qui se passe. »
Anxieuse, Annie regarda les soldats fondre sur le village. Son anxiété vira à la colère lorsqu’elle reconnut son bien-aimé au côté de Gisborne. N’ayant pas oublié la promesse qu’elle avait faite à Robin, elle se contraint à rester près des enfants au lieu d’aller lui arracher les yeux. Elle préféra donc reporter son attention sur les enfants qui s’inquiétèrent de voir autant de soldats dans leur village.
Annie : « Les enfants ?... Revenez par ici. »
Marianne alla au-devant de Gisborne. Elle croisa la route de Kate qui fixait, elle aussi, anxieusement les cavaliers.
Marianne : « Va donner un coup de main à Annie pour rassembler les enfants, veux-tu ? »
Kate, inquiète et regardant les soldats : « J’y vais. »
Frère Tuck vint donner un coup de main aux deux jeunes femmes et ordonna aux enfants de rester calmes. Il vint se placer à côté d’Adrien au cas où Gisborne voudrait s’emparer de lui.
Gisborne : « AMENEZ-MOI TOUS LES GARÇONS D’UNE VINGTAINE D’ANNEE ! »
Les soldats s’éparpillèrent et allèrent chercher les jeunes gens.
Marianne, arrivant près de Gisborne : « Guy ?... Que se passe-t-il ? »
Elle regarda avec colère Allan qui se trouvait à côté de son maître. Il baissa la tête.
Gisborne, froidement : « Rien qui ne vous concerne. »
Marianne : « Pourquoi êtes-vous ici avec vos hommes ? »
Gisborne : « Je fais mon devoir, Marianne. »
Marianne : « Votre devoir ? Et quel est-il ? »
Gisborne, sèchement : « Je vous prie de retourner chez vous. Ceci est une affaire d’état et ne vous concerne en rien ! »
Voyant qu’elle ne pourrait rien savoir de plus, elle retourna auprès de Frère Tuck.
Tuck : « Pourquoi est-il ici ? »
Marianne : « Je n’en sais rien. Il n’a rien voulu me dire. »
Tuck : « L’homme à ses côtés ? Ce n’est pas un homme à Robin ? »
Adrien, choqué : « Allan ? »
Marianne, déçue : « Malheureusement oui. »
Tuck : « Je vois. »
Annie essuya discrètement une larme qui coulait le long de sa joue. Elle était meurtrie de voir l’homme qu’elle aimait se fourvoyer avec ce démon.
Une dizaine de minutes plus tard, une douzaine de jeunes hommes furent amenés devant Gisborne.
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Gisborne, sur son cheval : « Eh bien, vas-y Allan ! Montre à ces braves gens ta véritable nature. » |
Allan : « Quoi ? »
Gisborne, froidement : « Choisis l’un de ces garçons ! »
Très mal à l’aise, Allan descendit de cheval et se dirigea d’un pas mal assuré vers les jeunes gens. Pendant tout le trajet, il évita de regarder en direction de l’église de Locksley sachant qu’Annie l’observait. Lorsqu’elle le vit s’approcher des jeunes hommes, Annie fondit en larme.
Annie : « Oh non. »
Marianne, furieuse : « Je ne pensais pas qu’il s’abaisserait à faire ça ! »
Tuck : « Ne jugeons pas trop vite. Rien ne nous prouve qu’ils veuillent les punir. »
Marianne : « Alors pourquoi venir avec autant de soldats ? Si ce n’est pas pour garder la population en respect ! »
Allan s’approcha de Matthew.
Kate, inquiète : « Matthew ! »
Tuck la prit par le bras avant que celle-ci ne s’élance.
Tuck : « Reste ici ! »
Kate : « Mais c’est Matthew ! »
Tuck : « Nous le savons. Mais tu risques de mettre ton frère en danger en intervenant. »
Ne voulant pas commettre les mêmes erreurs que la dernière fois, Kate resta près du moine. Allan prit le bras de Matthew et commença à le ramener près de Gisborne.
Matthew, voulant se débattre : « Hé !... Mais qu’est-ce que tu fais ? »
Allan, resserrant son emprise et tout bas : « Doucement… C’est Robin qui m’envoie. »
Matthew, arrêtant de se débattre : « Quoi ? »
Allan : « Fais-moi confiance. »
Marianne : « Il emmène Matthew. Il faut faire quelque chose ! »
Tuck, fronçant les sourcils : « Non, attendez ! »
Marianne : « Mais pourquoi attendre ? »
Tuck : « Ce n’est pas normal… Il se passe quelque chose. »
Marianne, inquiète : « Oui, ils enlèvent Matthew ! »
Allan fit grimper Matthew derrière lui.
Tuck : « Non, attendez !... Regardez… Matthew les suit sans se révolter ! »
Effectivement, Allan tendit la main à Matthew pour l’aider à grimper derrière lui.
Marianne, se calmant : « Mais qu’est-ce que ça veut dire ? »
Tuck : « J’en sais rien. »
Marianne : « Il faut que je prévienne Robin. »
Tuck : « À mon avis, je pense que Robin est déjà au courant… Allez les enfants, rentrez... Il est l’heure de reprendre la leçon. »
Les enfants, déçus : « Oh ! »
Tuck incita les enfants à rentrer pendant que Marianne, Annie et Kate restèrent dehors à observer le départ des soldats.
Kate, avec émotion : « Matthew ! »
Marianne : « T’en fais pas. Je suis certaine que Tuck a raison. Matthew ne risque rien. C’est sûrement une ruse de Robin. »
Kate, avec espoir : « Vous croyez vraiment ? »
Marianne, se voulant ferme : « Absolument ! »
Kate rentra dans l’église. Annie regarda Marianne droit dans les yeux. Les deux jeunes femmes s’observèrent en silence. Elles se comprirent. La présence d’Allan auprès de Gisborne leur fit craindre qu’en réalité Robin n’ait pas été mis au courant de l’opération. Cependant, l’attitude de Matthew les avait interloqués. Finalement, elles ne savaient plus quoi penser de cette situation.
Marianne : « J’irai en parler à Robin ! »
Annie acquiesça de la tête et rentra à l’intérieur. Après un dernier coup d’œil en direction de la forêt, Marianne la suivit.
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À midi, au campement des hors-la-loi…
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Les hors-la-loi mangèrent en silence en pensant à leur mission de l’après-midi. |
Par intermittence, Robin regarda la sortie en espérant apercevoir Allan. Il commença à s’inquiéter de ne pas le voir arriver. Robin voulait partir tout de suite après le repas afin de guetter l’arrivée du Prince Jean mais, sans les uniformes, Andrew et Carter risqueraient de se faire repérer.
Carter : « Il ne devrait pas tarder. »
Robin le regarda puis termina son assiette.
Djaq : « Tu crois qu’il lui est arrivé quelque chose ? »
Tout le monde leva la tête vers Robin.
Robin, se levant et posant son écuelle sur la table : « Non… Il est simplement un peu en retard… [Puis se tournant vers eux en souriant] Vous connaissez Allan, il est toujours en retard. »
Malgré le trait d’humour de leur chef, l’humeur de la bande resta maussade. Robin vint se placer à l’entrée. Carter le rejoignit.
Carter : « Si tu veux… Vous pouvez partir maintenant et, Andrew et moi, nous vous rejoindrons avec le shérif. »
Robin : « Mais sans le shérif, on ne peut rien faire. Non, il vaut mieux que nous partions tous d’ici en même temps. »
Carter : « C’est comme tu veux. »
Robin, revenant vers ses compagnons : « Faut pas s’en faire. Il va arriver ! »
La bande termina son repas en silence. Chacun rangea son écuelle et commença à préparer ses armes. Le silence qui régnait au campement permit à la bande d’entendre des pas courants vers eux. Robin se précipita à la porte.
Robin, soulagé : « Le voilà ! »
Tout le monde se pressa derrière Robin.
Much : « Eh bien, tu en as mis du temps ! Tu es venu à pied ou quoi ? »
Allan, essoufflé : « Non, j’ai… j’ai laissé mon cheval un peu plus loin. »
Petit Jean : « Personne ne t’a suivi au moins ? »
Allan, mettant la main sur sa poitrine : « Je suis profondément blessé par ces propos, Jean ! »
Petit Jean : « Allez, arrête ton baratin ! »
Robin, souriant : « Tu as les uniformes ? »
Allan, lui tendant un sac qu’il portait sur le dos : « Oui… Les voilà. »
Robin, prenant le sac : « Parfait… Andrew… Carter. »
Les deux hommes sortirent des rangs, prirent le sac et retournèrent au campement pour se changer.
Djaq : « Avec Gisborne… Comment ça se passe ? »
Allan : « Oh euh… Il est plutôt distant mais ça va. »
Will : « C’est lui qui t’a retenu comme ça ? »
Allan : « Non, c’est Jasper… Il a préparé la grande salle pour l’arrivée du Prince Jean. Par ailleurs, j’ai été obligé ‟d’inviter″ la population à venir assister à l’arrivée du prince. Quant aux nobles, ils sont priés d’assister aux festivités qui s’en suivront. »
Djaq : « Alors ça veut dire que le Prince Jean n’a pas l’intention de tenter à la vie de son neveu, n’est-ce pas ? »
Petit Jean : « Ou au contraire, il souhaite peut-être bien célébrer sa mise à mort ! »
Robin à Will : « Peu importe puisqu’il n’y aura pas de festivités pour toi, Will. Tu disparaîtras bien avant la fête ! »
Allan : « Nous... disparaîtrons bien avant la fête. »
Robin : « Et pour le faux prince ? »
Allan : « Gisborne m’a fait choisir. J’ai pris Matthew. Je n’ai pas eu le temps de le mettre au courant. Mais il sait que tu es dans le coup. »
Robin : « Où est-il en ce moment ? »
Allan : « Dans les cachots. Jasper l’a fait habiller avec de beaux habits car il veut le montrer au Prince Jean dès son arrivée. Il sera présent à ses côtés. »
Robin : « Bien. Parfait… Tu devras te tenir près de lui quand j’interviendrai. »
Allan : « Entendu. Ah au fait… Marianne sera bien présente aux festivités. »
Robin, inquiet : « Tu l’as vu ? »
Allan : « Non, elle n’était pas là. Annie et Elle étaient parties à Locksley. J’ai remis l’invitation à son père. »
Robin, soulagé : « Bon. »
Allan : « Robin ?... Quand as-tu l’intention de dire à Annie que euh… ? »
Robin : « Bientôt !... Je te le promets, bientôt ! »
Allan : « Parce qu’elle était présente lorsque je suis allé à Locksley et elle m’a vu choisir Matthew et je ne voudrais pas que… »
Robin, le coupant : « Je sais… Je sais. Mais dès que cette histoire sera terminée, je te promets d’aller lui parler. »
Andrew, sortant du campement : « Robin ? »
Robin : « Quoi encore ? »
Il se retourna et se retrouva face à un homme déguisé en soldat.
Robin, souriant : « Tu sais que ça te va bien l’habit de simple soldat ! »
Andrew, souriant : « Je suis ravi que cela te plaise car il y en a un pour toi. »
Andrew posa le sac devant Robin. Ce dernier regarda à l’intérieur et leva des yeux interrogateurs sur Allan.
Allan : « Ah oui j’ai oublié de te dire… C’est un petit cadeau de la part de Gisborne. »
Much, surpris : « De Gisborne ? »
Allan : « Oui… Il m’a dit que si tu voulais te rendre sur les remparts avec les archers, tu passerais davantage inaperçu comme ça ! »
Will, souriant : « En même temps, c’est pas faux ! »
Robin ne répondit pas mais manifestement il n’était pas très ravi de devoir porter l’uniforme de soldat de son ennemi.
Andrew : « Allez va te changer. On t’attend. »
Robin fit la moue puis prit le sac et retourna au campement. Pendant qu’il s’habillait, le reste de l’équipe termina les préparatifs.
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Quelques minutes plus tard, Robin sortit du camp en uniforme. |
Andrew, moqueur : « Tu sais que ça te va bien l’habit de simple soldat ! »
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Robin lui lança un regard noir. |
Robin : « Tout le monde est prêt ? »
La bande acquiesça.
Robin : « Bon, il n’y a plus qu’à prendre le shérif et à nous rendre à Nettlestone pour prendre les chevaux… Allan, je te remercie. Tu peux retourner auprès de Gisborne maintenant. »
Allan, hochant la tête : « Entendu… Bonne chance. »
Il tourna les talons et courut à l’endroit où il avait laissé son cheval. Quant à l’équipe, elle sortit le shérif de sa prison.
Le shérif, mécontent : « Enfin !... C’est pas trop tôt !... Je commençais à… »
Il s’arrêta net lorsqu’il aperçut Robin dans son uniforme.
Le shérif, se radoucissant : « Tu es très mignon, Locksley en uniforme de ma garde… Si un jour, tu souhaites quitter ta tanière, une belle carrière dans mon armée t’attend ! Hein. Hein. »
Robin, faisant fi de sa remarque : « Vous vous rappelez de ce que vous devez faire ! »
Le shérif, pédant : « Naturellement… Qu’est-ce que tu crois ? »
Petit Jean, froidement : « Mettez ça ! »
Le shérif, prenant le bout de tissu : « Qu’est-ce que c’est ? »
Petit Jean : « Mettez ça ! »
Much : « Sur votre tête ! »
Le shérif, indigné : « Quoi ?... Je refuse de… »
Petit Jean, agacé, prit le tissu en forme de cagoule et l’enfonça sur la tête du shérif le rendant ainsi aveugle.
Le shérif : « Comment osez-vous ! »
Petit Jean prit le shérif et le retourna brutalement devant lui. Il lui prit les deux mains et il les attacha derrière son dos.
Le shérif, mécontent : « Ne me touchez pas ! »
Petit Jean, poussant le shérif devant lui : « Allez, avancez ! »
Le shérif percuta Robin.
Robin : « Je te le confie, Jean. »
Le shérif : « Locksley !... Comment peux-tu les laisser me traiter de la sorte ? Nous sommes tous les deux de la noblesse ! »
Robin : « Je ne suis plus qu’un bandit de grand chemin, shérif ! »
Robin se mit en route, Much à ses côtés. Djaq se tint tout de près de Will. La jeune femme lui lança des petits regards amoureux, inquiète de savoir que son bien-aimé serait bientôt amené devant le Prince Jean. Ne pouvant témoigner ouvertement ses sentiments, Will, d’un regard complice, lui répondit en lui effleurant le plus souvent possible la main. Puis vinrent ensuite Petit Jean qui tira le shérif derrière lui avec la corde qui lui cinglait la poitrine. Carter et Andrew fermèrent la marche.
Malgré les lamentations du shérif et ses multiples faux-pas, la bande arriva à Nettlestone où Robin emprunta quatre chevaux à un riche fermier.
Much : « Seulement quatre ? »
Robin : « Oui. Un pour le prince. Un pour le shérif et les deux autres pour son escorte. »
Much : « Et nous ? »
Robin : « Nous n’en aurons pas besoin. Nous devrons nous dissimuler dans la foule. »
Much : « Peut-être bien mais en attendant il va falloir marcher ! »
Toute la bande leva les yeux au ciel.
Will : « Et puis on ne sait jamais… s’il faut s’enfuir rapidement ? »
Much : « Eh oui… Will a raison ! »
Robin, haussant les épaules : « On en volera ! »
Much, déçu : « Bien. »
Petit Jean fit grimper le shérif sur le cheval. Il ne cessa pas pour autant de vociférer contre les hors-la-loi sur le mauvais traitement qui lui était réservé.
Se rappelant de l’épisode de Maidstone, Much : « Il aurait peut-être préféré voyager sur un âne ! »
Tout le monde rit, excepté le shérif qui brailla encore plus fort.
Robin : « Allez en route… Direction Nottingham ! »
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Pendant que Robin et ses compagnons faisaient route vers Nottingham, Marianne et Annie quittèrent Locksley.
Marianne, tenant les mains de Tuck entre les siennes : « Je dois vous quitter, Frère Tuck. »
Tuck : « Vous vous rendez aux festivités données en l’honneur du Prince Jean ? »
Marianne : « Oui, tous les nobles du comté sont invités à s’y rendre d’après ce qu’on m’a dit. Mon père a dû recevoir une convocation. Je me dois d’y assister. »
Tuck : « Bien… Merci pour votre aide. Que Dieu vous garde. »
Marianne, tournant les talons : « Nous repasserons vous voir très vite. »
Tuck : « Entendu. »
Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la forêt tandis que Frère Tuck regagnait son église.
Annie, marchant à côté de Marianne : « Nous retournons à Knighton ? »
Marianne : « Non pas tout de suite… Je veux voir Robin d’abord. »
Elles accélèrent le pas lorsqu’elles ne furent plus en vue des habitations de Locksley. Par ailleurs, Marianne devait regagner au plus vite Knighton afin de se préparer.
Marianne : « Ils devraient être en train de se restaurer au campement. »
Annie, peinant à suivre sa maîtresse : « Oui, certainement. »
Mais hélas, lorsque les deux jeunes femmes arrivèrent au campement, elles constatèrent que leurs occupants étaient déjà partis.
| Marianne, déçue : « Oh non ! » | ![]() |
Elle retrouva sa dame de compagnie à l’extérieur.
Marianne : « Ils ne sont plus là ! »
Annie, effrayée : « Ça veut dire que pour Matthew… C’est terminé ? »
Marianne : « Non pas encore. »
Marianne quitta le campement, déterminée à venir en aide au jeune homme.
Annie, devinant ses pensées : « Vous ne voulez pas dire que… »
Marianne : « Si… »
Annie, avec une pointe d’inquiétude dans la voix : « Sans l’aide de Robin ? »
Marianne : « Je le faisais déjà avant son retour ! »
Annie : « Vraiment ? »
Marianne, se reprenant : « Euh… En fait, je n’intervenais que la nuit mais s’il le faut… le veilleur de nuit fera de nouveau parler de lui ! »
Marianne et Annie hâtèrent le pas et se dirigèrent vers Knighton afin de se préparer pour les festivités données en l’honneur du Prince Jean.
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CHAPITRE XXIII
« ARRÊTEZ, JASPER ! »
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endant que Marianne se préparait pour la fête, les hors-la-loi étaient arrivés dans le sous-bois se trouvant en face de l’entrée de la ville de Nottingham par laquelle le Prince Jean allait arriver. |

Ils avaient détaché les mains du shérif et enlevés le sac de toile que Petit Jean avait mis sur sa tête pour qu’il ne puisse pas se repérer et ainsi retrouver ultérieurement le chemin du campement. Mais il restait toujours sous la surveillance constante de Petit Jean. Le shérif qui devrait se réjouir de retrouver un peu de liberté continuait pourtant de maugréer mais cette fois-ci sa mauvaise humeur n’était pas dirigée contre les hors-la-loi mais contre le Prince Jean qui n’arrivait pas.
Ils patientèrent pendant des heures. Pendant ce temps, ils purent voir arriver un à un les carrosses de la noblesse se rendant à la fête organisée par Jasper.
Much : « Tiens, c’est la voiture de Sir Édouard. »
Robin suivit des yeux la voiture de sa belle.
Much : « Ils ont de la chance… eux… Ils vont pouvoir se rafraîchir et se restaurer. »
Will, lui tendant sa gourde : « Tiens… Prends… Il me reste un peu d’eau. »
Much prit la gourde avec reconnaissance et se désaltéra. A l’abri des rayons du soleil dans le sous-bois, il n’en demeurait pas moins qu’il faisait une chaleur étouffante.
Mais Much n’était pas le seul à se plaindre de la chaleur et à vouloir se déshydrater.
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À quelques lieues de là…
Des soldats arborant les couleurs de la royauté s’échangeaient des gourdes pour se rafraîchir.
Un soldat : « Oh j’en ai marre… Vivement qu’on arrive ! »
Un 2ème soldat : « À ce rythme-là, on arrivera à Nottingham qu’au coucher du soleil ! »
Le 1er soldat : « Évidemment, il s’en fiche l’autre, à l’abri dans sa tente ! »
Le 2ème soldat : « Chut !... Fais attention. S’il t’entendait… [Imitant la pendaison] Couic ! »
Les deux soldats regardèrent en direction de la tente pour voir s’il y aurait une réaction mais la porte de toile ne s’ouvrit pas. Et pour cause, à l’intérieur, le Prince Jean se prélassait dans son bain.
Le Prince Jean : « Hum… Remet un peu de glace, veux-tu ? L’eau commence à se réchauffer. »
Le serviteur : « Oui, Votre Altesse. »
Ce dernier prit un seau et sortit à l’extérieur. Il s’arrêta devant un énorme charriot extrêmement mastoc. Celui-ci était constitué d’épaisses parois de bois à l’extérieur mais entièrement tapissé de parois d’acier à l’intérieur. La voiture ne comportait aucune ouverture à l’exception d’une porte sans fenêtre qui était de la même épaisseur que les parois du charriot. Il l’ouvrit et prit quelques blocs de glace dont la voiture était entièrement remplie puis repartit sous la tente. Il déposa les blocs de glace dans le bain du prince.
Le Prince Jean : « Doucement… Déposez-les doucement ! »
Le serviteur : « Oui, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Et ensuite, tu m’apporteras un autre verre d’eau glacé ! »
Le serviteur : « Oui, Votre Altesse. »
Le Prince Jean souffrait terriblement de la chaleur et s’en plaignait constamment. À Londres, la chaleur était moins étouffante grâce au vent maritime qui rafraîchissait la côte mais à l’intérieur des terres ce n’était pas le cas. Alors il avait emmené avec lui un chariot contenant de la glace et il s’arrêtait constamment pour se rafraîchir soit en un buvant de l’eau glacée soit en prenant un bain après que les soldats aient montés une toile de tente prévue à cet effet. Ces arrêts fréquents ralentirent considérablement le convoi.
Le Prince Jean, savourant la fraîcheur de son bain : « Hum… Je vais bientôt voir mon cher petit neveu… Je me demande s’il aime les bains comme moi ? »
Il but une gorgée de son verre d’eau glacée.
Le Prince Jean, savourant : « Haaaaaa ! »
Le capitaine de ses gardes entra sous la tente.
Le capitaine : « Votre Altesse, si nous ne reprenons pas la route bientôt nous n’arriverons pas à Nottingham avant la nuit. »
Contrarié, le Prince Jean, le regardant : « Vous m’ennuyez, capitaine ! »
Le capitaine, se courbant : « Je suis désolé, Votre Altesse… Mais permettez-moi d’insister, nous devons reprendre la route, Sir. »
Le Prince Jean le regarda comme un enfant contrarié par les remarques de son père. Il soupira profondément.
Le Prince Jean, se levant d’un seul coup : « Eh bien soit… »
Le serviteur se précipita avec une serviette et recouvrit le prince tandis que le capitaine baissa le regard.
Le Prince, sortant de son bain : « … Puisqu’il est dit que je dois supporter cette chaleur pour aller retrouver mon cher neveu alors allons-y… Après tout un homme de ma condition doit savoir se sacrifier pour les siens. »
Le capitaine des gardes, se courbant : « Oui, Votre Altesse. »
Il se retourna, leva les yeux au ciel et quitta la tente afin de préparer ses hommes au départ. Pendant ce temps, le serviteur essuya son maître de la tête au pied.
Le Prince Jean, avec regret : « J’espère que je pourrai prendre un bain à Nottingham. »
Il perdit encore du temps à se rhabiller puis lorsqu’il fut prêt, les soldats démontèrent la tente et le convoi put reprendre la route en direction de Nottingham. Celui-ci franchit les portes de la ville deux heures plus tard.
Dans le sous-bois…
Robin, regardant le convoi : « C’est bon, c’est lui ! … Nous, on y va… Jean ? »
Jean attacha les deux mains de Will ensemble et donna la corde au shérif.
Robin : « Shérif ?... Je vous enverrai un signal lorsque vous pourrez présenter notre prince... »
Le shérif hocha la tête.
Robin : « … En attendant, vous vous cacherez près de la maison… [A Carter et Andrew] Vous vous souvenez ? »
Andrew : « Oui. Oui. »
Robin : « Bon, nous, on y va… On va devoir se dissimuler dans la foule. Tâchez d’être discrets. »
Tous les hors-la-loi se tournèrent vers Much.
Much, vexé : « Quoi ?... Je suis toujours discret, moi ! »
Le reste de la bande rit légèrement puis ils sortirent du bois.
Much, en dernier : « Oui, je suis toujours discret ! »
Petit Jean : « Alors tais-toi, Much ! »
Robin : « Dispersons-nous ! »
Une fois passés la porte d’entrée de la ville, les hors-la-loi se dispersèrent.
Dans le sous-bois…
Carter : « Allons-y… C’est à nous maintenant. »
Carter fit signe au shérif d’avancer. Les quatre hommes sortirent à leur tour du sous-bois et se dirigèrent vers l’entrée de la ville.
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Pendant ce temps, dans la cour…

Le convoi du Prince Jean s’arrêta au pied des marches du perron. Jasper attendit son invité à la porte du château, le faux prince à ses côtés.
Jasper, forçant un sourire : « Souriez… et n’oubliez pas vous vous appelez Richard et vous êtes le neveu de Son Altesse. »
Matthew : « Oui, Monseigneur. »
Jasper, ferme : « Inutile de vous rappeler ce qu’il adviendra de votre famille si vous ne jouez pas le jeu. »
Matthew ne répondit pas. Il se contenta d’observer le carrosse qui s’arrêta en contrebas. Gisborne se trouvait entre le faux prince et Allan.
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Gisborne, tout bas à Allan : « Le plan de Robin a intérêt de marcher sinon je ne donne pas cher de ta peau ! » |
Allan regarda, avec inquiétude, Gisborne descendre les escaliers accompagnant Sir Jasper. Il regarda parmi la foule si ses compagnons étaient présents. Il n’eut aucun mal à repérer Petit Jean parmi les habitants rassemblés dans la cour.
Jasper, descendant les marches avec Gisborne : « Pourquoi est-ce que les gens ne l’acclament-ils pas ? »
Gisborne : « Ils n’ont pas oubliés que la ville a failli être rasée sur votre ordre et celui du prince, Monseigneur. »
Jasper, entre ses dents : « Je me fiche de ce qu’il pense de moi !... Obligez-les à acclamer le prince ! »
Gisborne : « Oui, Monseigneur. »
Gisborne fit un signe de tête aux soldats qui contenaient la foule. Ceux-ci obligèrent les habitants à montrer plus d’enthousiasme. Le cocher descendit et ouvrit la porte mais le prince ne sortit pas.
Jasper, se montrant à la porte : « Votre Altesse ?... Soyez la bienvenue à Nottingham. »
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Le Prince, affligé : « Pourquoi ne m’acclament-ils pas ?... Ils ne m’aiment pas, n’est-ce pas ? » |
Jasper : « Mais si !... Votre Altesse. Le peuple vous aime… Seulement… »
Gisborne, arrivant à son tour : « Ils attendent de vous voir pour se manifester, Votre Altesse. »
Jasper : « Oui, c’est ça. »
Le Prince Jean : « Vous croyez ? »
Jasper : « Absolument, Sir. Soyez rassuré ! Dès qu’ils vous verront, ils vous acclameront. »
Le Prince Jean : « Bon… Très bien ! Je sors. »
Il descendit de son carrosse et aussitôt la foule, pressée par les gardes l’acclamèrent. Celui-ci, ravi, ne s’aperçut pas qu’il s’agissait d’une acclamation forcée.
Jasper : « Vous voyez, Votre Altesse ? Le peuple vous aime. »
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Le Prince, souriant et levant les bras au ciel : « Oui, vous aviez raison… Ils m’adorent ! » |
Jasper : « Bien entendu. Qui n’aimerait pas notre prince ? »
Le Prince Jean, dédaigneux et se tournant vers lui : « Pourtant j’ai pensé que vous ne m’aimiez pas, Sir Jasper… C’est la raison pour laquelle je suis venu. »
Jasper, jouant les offensés : « Comment Votre Altesse a-t-elle pu croire cela ? »
Le Prince Jean, blessé : « Vous avez toujours refusé de me donner ce que je vous ai demandé. »
Il se tourna vers la foule en souriant pour qu’elle l’acclame.
Jasper : « Mais c’était dans l’unique but de vous faire une surprise, Votre Altesse. »
Le Prince Jean, souriant à la foule et levant les bras : « Une surprise ? Alors que je sais que vous l’avez ? »
Jasper : « Euh oui… Je voulais vous l’offrir en cadeau lors d’une grande fête donnée en votre honneur. »
Le Prince Jean, réjoui : « Une fête ? Pour moi ? »
Jasper : « Oui, Sire… Et voici votre cadeau. »
Il tendit le bras vers Matthew.
Jasper : « Je vous présente votre neveu… Richard. »
Le Prince Jean se tourna vers le perron.
Le Prince Jean, vexé : « Pourquoi ne m’acclame-t-il pas comme les autres ? »
Jasper : « Euh… Probablement par timidité… Vous devez beaucoup l’impressionné, Sire. »
Le Prince Jean, se redressant fièrement : « Oui… C’est vrai…. Vous avez raison. Je suis un homme très intimidant. »
Dans la foule, Djaq, Much et Petit Jean retinrent leur souffle lorsque Jasper présenta Matthew au Prince Jean. Tous levèrent la tête vers la tour où Robin s’était caché. Ce dernier observa la scène depuis le toit de la tour, se trouvant en face du perron, sur les remparts dominant la ville. Il décida qu’il était temps que le shérif intervienne. Il se plaça du côté de la ville et scruta la place. Il repéra le shérif et son escorte. Il encocha une flèche et tira. Celle-ci se ficha dans le poteau de la maison près de laquelle ils se trouvaient.
Carter : « C’est le signal… Allons-y ! »
Les quatre hommes talonnèrent leur monture et se dirigèrent vers l’entrée de la cour du château.
Dans la cour du château…
Le Prince Jean arriva à la hauteur de Matthew.
Le Prince Jean : « Voici donc mon cher neveu. »
Matthew, baissant la tête : « Oui, Votre Altesse. »
Le Prince Jean à Jasper, un peu déçu : « Je l’imaginais plus grand… Mon frère est un homme plutôt grand et corpulent… et puis je trouve… qu’il manque… d’allure… de noblesse. »
Sir Jasper : « N’oubliez pas qu’il a été élevé parmi les paysans, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Oui. Il est vrai qu’il n’a pas reçu la même éducation que moi. »
Ne sachant pas ce qu’il fallait dire dans de pareilles circonstances, Matthew, la tête baissée, garda le silence.
Le Prince Jean, enjoué : « Allons… Allons, mon neveu. Venez embrasser votre oncle adoré ! »
Il s’apprêta à prendre Matthew dans ses bras lorsque le shérif arriva dans la cour.
Le shérif : « Si j’étais vous, j’attendrais un peu, Votre Altesse ! »
Le Prince Jean arrêta son geste et tourna la tête vers l’intrus.
Le Prince Jean, totalement surpris : « Shérif Vaizey ? »
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Le visage de Jasper se décomposa. |
Le Prince Jean : « Vous êtes en vie ?... Mais comment est-ce possible ? »
Il se tourna vers Jasper qui ouvrit grand la bouche.
Jasper, ébahi : « Euh je… je… je ne comprends pas… Si…Sire. »
Le Prince Jean, mécontent : « Vous m’avez bien dit que vous l’aviez tué ? »
Jasper : « Mais… Mais… Mais je l’ai tué ? Je ne comprends pas ! »
Le shérif : « Je suis pourtant bien vivant ! Et je me suis permis de vous apporter un cadeau, Votre Altesse. »
Le shérif descendit de cheval. Will l’imita.
Jasper, furieux : « GARDES ! ARRETEZ-LE ! »
Le Prince Jean, aussitôt : « RESTEZ OU VOUS ETES ! »
Jasper : « Mais Sire… Ne vous laissez pas abuser par cet homme. »
Le Prince Jean, ferme : « S’il y a un homme qui m’a abusé, ce n’est peut-être pas le shérif !... Et puis… [Enjoué]… je veux voir mon cadeau ! »
Le shérif traîna Will derrière lui.
Le Prince Jean : « Qui est-ce ? »
Le shérif : « Votre neveu, Sire ! »
Le Prince Jean, étonné : « Tiens donc ! »
Il se tourna vers Jasper. Inquiet, Allan se rapprocha du groupe et chercha du regard ses compagnons dans la foule.
Jasper : « Sire, c’est un imposteur ! »
Le shérif : « C’est vous, l’imposteur ! Et je peux le prouver ! »
Le Prince Jean : « Comment ? »
Le shérif, sûr de lui et souriant : « Votre neveu a une marque de naissance sur son flanc droit. »
Le Prince Jean, haussant les sourcils : « Une marque de naissance ? »
Jasper, souriant : « Et comment vous pouvez en être aussi sûr ?... Sire, le shérif serait capable d’inventer n’importe quel mensonge pour vous tromper. »
Le shérif : « Mais Son Altesse n’a pas oublié que c’est moi qui ai pris le jeune prince à sa naissance… afin de le mettre en sureté évidemment, le temps que sa mère récupère de sa couche. Et j’ai donc pu voir la marque que le nourrisson portait… avant bien sûr qu’il ne me soit arraché des mains par les ennemis de notre roi bien-aimé. »
Tous les hors-la-loi furent sous le choc.
Much, tout bas : « C’est le shérif qui avait enlevé Richard ? »
Jasper, furieux : « Il n’y a jamais eu de marque ! »
Le Prince Jean, perplexe : « Mais quelle marque ? »
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Le shérif, soulevant la tunique de Will : « Celle-ci, Votre Altesse ! » |
Le prince regarda le flanc droit de Will puis se tourna vers Matthew.
Le Prince Jean : « Veuillez relever votre tunique, jeune homme. »
Matthew se tourna vers Gisborne et Allan qui se tenaient derrière lui. Ce dernier hocha la tête. Matthew obéit et releva sa tunique révélant son abdomen. Mais le Prince Jean n’y vit aucune marque. Jasper se mit à suer à grosses gouttes. Contrarié, le prince se tourna sans dire un mot vers lui.
Jasper, désespéré : « Je suis désolé, Votre Altesse. J’ai tenté de… »
Le Prince Jean, furieux aux gardes : « ARRÊTEZ, JASPER ! »
Deux gardes s’emparèrent de Jasper.
Jasper, paniqué : « NON !... VOTRE ALTESSE, NON. ATTENDEZ… JE PEUX TOUT VOUS EXPLIQUER ! »
Le Prince Jean : « EMMENEZ-LE HORS DE MA VUE ! »
Jasper, se débattant : « VOTRE ALTESSE ?... JE VOUS EN SUPPLIE, ECOUTEZ-MOI ! »
Le Prince Jean, souriant : « Shérif… »
Le shérif, aimable : « Votre Altesse ? »
Le Prince Jean : « J’espère que ce malandrin ne vous a pas trop tourmenté. »
Le shérif : « Non, Sire. »
Le Prince Jean, froidement : « Eh bien… Et vous Gisborne ? Vous étiez de mèche avec ce bandit ? »
Gisborne baissa la tête. Allan fit de même craignant de partager le même sort que Jasper.
Le shérif : « Sire, je vous demanderai de pardonner à Gisborne. Il n’a fait qu’obéir à vos ordres. »
Le Prince Jean : « À mes ordres ? »
Le shérif : « En effet… Gisborne n’était pas présent lorsque Sire Jasper a tenté de me tuer. »
Gisborne : « C’est exact, Sire. Lorsque je suis revenu Sir Jasper s’était proclamé shérif de Nottingham selon vos instructions m’a-t-il dit… J’ai donc obéi aux ordres du nouveau shérif. »
Le Prince Jean : « Oui… Je vois… [Se tournant vers Vaizey] Toutefois, shérif, si j’apprécie votre cadeau, je n’en reste pas moins sceptique quant à votre place parmi nous. Vos échecs répétés me font douter de votre compétence et je m’interroge toujours sur le fait de vous garder à mes côtés ou non. »
Le shérif, voulant entraîner le prince à l’intérieur : « Eh bien… Venez, Sire… Je suis certain que j’arriverai à dissiper vos craintes me concernant avant la fin de cette journée. »
Le Prince Jean ne suivit pas le shérif. Ce dernier resta le bras dans le vide attendant que le prince se tourne vers lui. Mais celui-ci vint se placer devant Will.
Le Prince Jean, un peu méfiant : « Donc, tu es mon véritable neveu ? »
Will : « Il semblerait Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Et cette marque ?... Tu l’as toujours eu ? »
Will : « Depuis que je suis né, Sire. »
Le Prince Jean : « Où as-tu été élevé ? »
Will : « À Manchester, Sire. Jusqu’à la mort de mes parents où j’ai grandi dans la rue. »
Le Prince Jean, affligé : « Oh pauvre petit ! »
Son regard se porta sur les mains attachées de son neveu.
Le Prince Jean, mécontent : « Pourquoi mon neveu est-il attaché, shérif ? »
Le Shérif, s’empressant : « Euh… C’est-à-dire qu’il n’était pas très coopératif, Sire. Comme il vient de vous le dire, il vivait dans la rue alors il n’a pas été aisé de le capturer et de le persuader de me suivre. »
Le Prince Jean : « Je vois ! »
Dans la foule, Much se rapprocha de Djaq.
Much, tout bas : « Mais qu’est-ce que Robin attend ? »
Djaq, inquiète : « Il a dû se passer quelque chose ! »
Allan, à coté de Gisborne, regardait la tour en se disant justement la même chose. Il s’était rapproché de Will et de Matthew afin de les prendre avec lui lorsque Robin aurait fait son apparition. Il regarda en haut de la tour mais ne vit personne. Parmi la foule, Petit Jean rejoignit Djaq et Much.
Much, nerveux : « Qu’est-ce qu’on fait ? »
Petit Jean : « On ne bouge pas pour l’instant. »
Djaq ouvrit de grands yeux effrayés.
Djaq : « Oh non pas ça ! »
Much et Petit Jean se tournèrent vers le perron s’attendant à voir Will aux prises avec le Prince Jean et le shérif. Mais c’était tout le contraire. Le prince, souriant, avait pris Will dans ses bras et l’entraînait à présent à l’intérieur du château.
Le Prince Jean, mettant son bras sur les épaules de Will : « Allons fêter ces retrouvailles, mon cher neveu ! »
Will, mal à l’aise : « Euh… Comme vous voulez… Mon oncle. »
Will jeta un coup d’œil inquiet à Allan. Will, le prince et le shérif rentrèrent au château. Gisborne les suivit. Allan jeta un coup d’œil sur la tour puis sur ses compagnons et écarta les bras ; signe qu’il ne savait pas ce qui s’était passait. Puis conformément aux ordres qu’il avait reçus, il rejoignit le shérif et son invité. Il ne devait absolument pas quitter Will d’une semelle.
Petit Jean : « Much… Récupère Matthew. Nous… On va voir ce qui est arrivé à Robin. »
Much : « Entendu. »
Il traversa la foule et retrouva Matthew qui avait été abandonné par le prince. Personne n’avait plus fait attention à lui et il s’était bien gardé de se faire remarquer. Pendant ce temps, Petit Jean et Djaq suivis par Carter et Andrew se précipitèrent au pied de la tour. Lorsqu’ils grimpèrent les escaliers, ils entendirent des épées s’entrechoquer. Ils comprirent alors ce qui avait retenu Robin. Deux gardes l’avaient reconnu malgré son costume et ils se battaient toujours quand Petit Jean arriva derrière eux.
Petit Jean, se précipitant vers les soldats : « AHHHHHHHHHHH ! »
Tenant son bâton à deux mains, il leur donna chacun un coup violent à la tête, les assommant instantanément.
Robin : « Eh bien, vous en avez mis du temps ! »
Djaq, inquiète : « Le prince a emmené Will à l’intérieur du château. »
Robin, soufflant : « Oh non !... Allons-y ! »
Ils descendirent les marches quatre à quatre mais arrivèrent trop tard devant les portes du château. Tous les invités étaient rentrés à l’intérieur et les gardes fermèrent les portes.
Le soldat : « Désolé, vous n’avez pas été invités. »
Andrew, désignant Carter, Robin et lui-même : « Nous sommes de garde dans la grande salle et nous sommes en retard. »
Le soldat, ouvrant la porte : « Dans ce cas… Allez-y et dépêchez-vous ! »
Carter fit un clin d’œil à Robin et suivit Andrew à l’intérieur du château. Robin voulut les suivre mais le soldat l’arrêta.
Le soldat, surpris : « Mais tu es un archer, toi ?... Ta place est sur les remparts ! »
Robin, pour ne pas alerter le soldat : « C’est vrai mais… Je voulais juste avertir Messire Gisborne que nous avons capturé un hors-la-loi dans la tour. »
Le soldat, refermant la porte : « Les autres lui diront… Retourne à ton poste ! »
Robin : « A vos ordres ! »
Les portes se refermèrent devant les hors-la-loi inquiets. Robin, Djaq et Petit Jean redescendirent les marches du perron. Much les rejoignit.
Much : « Voilà… Matthew nous attend près des cuisines ! »
Robin, relevant vivement la tête : « Les cuisines !... Bonne idée, Much ! »
Sans plus d’explications, Robin courut en direction des cuisines. Les hors-la-loi attendirent devant la porte avec Matthew.
Robin : « Ça va, Matthew ? »
Matthew : « Oui, oui, ça va. Mais tu peux m’expliquer qu’est-ce que je fabrique ici, déguisé comme ça ? »
Robin, souriant : « Hum… Ça te va plutôt bien ! »
Petit jean : « Si tu nous disais plutôt ce qu’on attend ici. »
Robin : « Je suis sûr qu’Allan viendra nous chercher ici. »
Much : « Ah oui et comment pouvez-vous en être aussi sûr ? »
Robin : « Je le sais, c’est tout !... Enfin… J’espère surtout qu’il se souviendra que c’est de cette façon que nous sommes entrés dans le château de Maidstone. »
Petit Jean : « Et tu crois vraiment qu’il s’en rappellera ? »
Robin : « Je te l’ai dit : Je l’espère. »
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À l’intérieur du château…
Les invités étaient encore sous le choc de l’arrestation de Jasper et de l’apparition du fils du roi dont personne n’avait jamais entendu parler. La confusion la plus totale régnait dans la grande salle. Les nobles parlaient entre eux de ces deux nouvelles.
Sur le pas de la porte d’entrée de la grande salle, le Prince Jean, regardant Will de la tête au pied : « Shérif ?... Vous n’avez pas d’autres vêtements pour mon neveu préféré. Il ne peut pas se présenter ainsi devant l’assemblée. »
Le shérif : « Mais certainement… Gisborne ! »
Allan : « Euh… Je m’en occupe, Monseigneur !... [A Will] Par ici, Votre Altesse. »
Will lui sourit et le suivit dans le couloir.
Le Prince Jean : « Shérif ?... Si nous en profitions pour discuter de votre avenir ? »
Le shérif, souriant : « Mais avec plaisir, Votre Altesse ! »
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Allan emmena Will dans la pièce où Matthew s’était changé. Il ferma la porte derrière lui après avoir vérifié que personne ne les avait suivis.
| Allan, inquiet : « Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? » | ![]() |
Will : « J’en sais rien… Tu n’as pas vu, Robin ? »
Allan : « Non… Et les portes du château ont été refermées. Je doute qu’ils aient réussi à entrer. »
Will : « Je vais retourner auprès du Prince Jean et continuer à me faire passer pour son neveu. »
| Allan : « Moi, je pense qu’on devrait plutôt filer d’ici. Tu ne crois pas ? » | ![]() |
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Will : « Il faut se conformer aux ordres, Allan ! » |
Allan : « Mais tout a changé !... Je te rappelle qu’on ne devait en aucun cas rentrer à l’intérieur du château. »
Will : « Mais pourquoi t’inquiètes-tu autant ? »
Allan : « Je me méfie de Gisborne et du shérif ! »
Will : « Tant que je passe pour le fils du roi, le shérif ne pourra rien faire contre nous, surtout si le Prince Jean est là. »
| Allan, réfléchissant : « C’est vrai... Tu as raison. » | ![]() |
Soudain, on frappa à la porte. Allan et Will se figèrent.
Une voix masculine, derrière la porte : « Allan ? C’est moi… C’est Carter. »
Les deux hommes se détendirent. Allan alla lui ouvrir.
Allan, faisant entrer Andrew et Carter : « Comment saviez-vous qu’on était là ? »
Carter : « On vous a suivi. »
Allan : « Bah pourtant je n’ai vu personne dans le couloir ? »
Carter : « Eh bien tu as mal vu ! »
Andrew : « On vous a suivi de loin ! »
Will : « Comment êtes-vous entrés ?... Robin n’est pas avec vous ? »
Carter : « Non... Robin, Petit Jean et Djaq sont restés dehors. On nous a laissé entrer parce qu’on a dit aux soldats que nous étions de garde dans la grande salle. »
Allan : « Le plan est fichu… Il faut qu’on sorte de là. »
Carter : « Non pas encore… Robin cherche un moyen d’entrer. »
Andrew : « Tu pourrais demander à ce… Gisborne de les faire entrer ? »
Allan : « Hors de question. Je ne lui fais pas confiance. »
Carter : « Il faut réfléchir… Comment pourrait-on faire entrer Robin dans le château ? »
Les trois hommes y réfléchirent.
Andrew : « Ça ne doit pas être compliqué de faire rentrer quatre hommes dans un château. Vous l’avez bien fait pour toute une armée à Maidstone ! »
Will et Allan, se regardant : « Les cuisines ! »
Carter : « Tu crois que Robin a pensé à la même chose ? »
Allan alla ouvrir un tiroir d’une commode et en retirant des vêtements.
Allan, mettant les vêtements sur le lit : « Eh bien, il n’y a qu’un moyen de le savoir… Tiens, Will… Enfile ça et redescend auprès du prince… Vous deux, rester près de lui… Moi, je me charge de faire entrer Robin et les autres. »
Will, enlevant sa tunique : « Entendu. »
Allan se dirigea vers la sortie.
| Il ouvrit la porte, passa la tête à l’extérieur et, ne voyant personne, sortit de la pièce en prenant bien soin de refermer la porte derrière lui. | ![]() |
Il se dirigea vers les cuisines lorsqu’au détour d’un couloir, il tomba nez à nez avec Marianne.
Allan, surpris : « Marianne ? »
Sans avertissement, la jeune femme lui flanqua une violente gifle qui lui fit perdre son équilibre. Il se retint au mur pour ne pas tomber.
Marianne, mécontente : « De la part d’Annie ! »
Puis elle poursuivit son chemin. Allan, ébahi, fut tellement surpris par ce geste qu’il n’essaya même pas de se justifier et la laissa s’en aller.
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Allan, se frottant la joue : « Eh bien… Ce n’est pas mon jour, aujourd’hui ! » |
Il continua son chemin. Il traversa les cuisines et ouvrit la porte de derrière. Il fut soulagé quand il vit ses compagnons.
Much : « Tu en as mis du temps ! »
Robin : « Où est Will ? »
Allan, se frottant la joue : « À l’étage… Je l’ai laissé avec Carter et Andrew. »
Robin : « Bien. »
Il passa devant Allan suivi du reste de l’équipe.
Djaq, passant devant Allan : « Qu’est-ce que tu t’es fait à la joue ? »
Much, passant devant lui : « C’est vrai, c’est tout rouge ! »
Petit Jean s’arrêtant devant lui, le regarda et poursuivit son chemin sans dire un mot.
Allan, maugréant : « C’est rien... C’est rien. »
Il suivit le reste de l’équipe.
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Dans la grande salle…

Alors que tous les convives s’installèrent à la table, Le shérif et Gisborne avaient délaissé le Prince Jean, en pleine discussion avec des invités, pour s’entretenir un peu à l’écart.
Gisborne : « Que fait-on pour Locksley ? »
Le shérif, tout bas : « Nous avons encore besoin de lui. »
Gisborne : « Pour quoi faire ? »
Le shérif : « Le Prince Jean ne me fait pas encore tout à fait confiance. Il ne m’a toujours pas redonné mon poste. Il hésite. »
Gisborne : « Que puis-je faire ? »
Le shérif : « Vous. Rien… C’est plutôt à Locksley de s’en charger. »
Gisborne : « Robin ? »
Le shérif : « Oui. Si Robin venait à s’en prendre à Son Altesse et que je parvienne à lui sauver la vie, le prince m’en sera éternellement reconnaissant et me redonnera mon poste. »
Gisborne : « Je vois. »
| Le shérif : « Je retourne auprès du prince… Arrangez ça avec notre ami. » | ![]() |
Gisborne : « Et ensuite ? »
Le shérif : « Ensuite ?... Nous devrons faire notre devoir en pourchassant les criminels. Est-ce que je me suis bien fait comprendre, Gisborne ? »
Gisborne : « Oui, Monseigneur. »
Le shérif retourna auprès du prince tandis que Gisborne sembla chercher quelqu’un du regard. Soudain, il s’arrêta sur Marianne. Elle était assise auprès de son père. Gisborne vint s’assoir à côté d’elle. Il lui prit la main et la lui baisa.
Gisborne, amoureux : « Je suis ravi de vous voir, Marianne. »
Marianne, gênée : « Messire Guy… Belle réception. »
Gisborne : « Je vous remercie… Peut-être m’accorderiez une danse après le repas ? »
Marianne : « Euh c’est que… Je suis une piètre danseuse. »
Gisborne : « Aucune importance. Je vous apprendrai. »
Embarrassée, Marianne prit son verre et but une gorgée. Voyant qu’il la mettait mal à l’aise, Gisborne changea de sujet.
Gisborne : « N’avez-vous pas vu mon second, Allan de Dale ? »
Marianne faillit s’étouffer en buvant une seconde gorgée.
Marianne : « Non. Pourquoi ? J’aurais dû ? »
Gisborne : « Non, c’est simplement que je le recherche. »
Marianne : « Eh bien... Il n’est pas ici il me semble… Vous devriez chercher plus loin. »
Gisborne remarqua le ton acerbe employé par la jeune femme mais il mit cela sur le compte de la nervosité liée aux festivités.
Gisborne, se levant : « Pardonnez-moi. »
Marianne, se radoucissant : « Faites. »
Gisborne quitta la grande salle à la recherche d’Allan.
Sir Édouard : « Mais que t’arrive-t-il Marianne ? Pourquoi avoir été aussi vive avec Gisborne ? »
Marianne : « Je n’ai rien, père… Simplement un peu de fatigue. C’est tout. »
Sir Édouard : « Veux-tu que nous rentrions ? »
Marianne : « Non… Pas tout de suite, père. Pas tout de suite. »
Elle était très curieuse de savoir comment allait finir cette histoire. Lorsque le shérif était arrivé, elle avait aussitôt reconnu Will. Un homme à Robin collaborant avec le shérif. Quelque chose se tramait en coulisse. A moins que Robin doive faire face à un second traître dans sa bande, il y avait un mystère qu’elle désirait éclaircir. Et elle était bien décidée à le découvrir.
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CHAPITRE XXIV
« SHERIF… AU SECOURS ! »
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u détour d’un couloir juste avant l’entrée de la grande salle, Gisborne retrouva Allan. Il était accompagné d’un archer. |
Gisborne : « Où est Robin ? »
L’archer, relevant la tête : « Mais je suis là, Gisborne. »
Ne l’ayant pas reconnu, Gisborne arqua un sourcil et afficha un sourire en coin.
Gisborne : « Cet uniforme te sied bien ! »
Robin : « Où est le Prince Jean ? »
Gisborne : « Dans la grande salle avec le shérif. Où est le jeune prince ? »
Allan : « Parti se changer. »
Gisborne : « Le shérif veut que vous vous en preniez au Prince Jean. »
Allan : « Moi, je préférerai plutôt ficher le camp d’ici et au plus vite. »
Robin à Gisborne : « Pourquoi ? »
Gisborne : « Le Prince Jean se méfie encore du shérif… Par ailleurs, c’est la seule façon que vous avez de récupérer votre faux prince. »
Robin : « Et vous de vous en débarrasser. »
Gisborne : « Tu vois ?... Nous avons bien des buts convergents ! »
Allan : « Oui, jusqu’à ce qu’ils divergent ! »
Accompagné par son escorte, le faux prince se joignit à eux.
Robin à Gisborne : « Préviens le shérif que j’attaquerai le prince par l’entrée du haut. »
Gisborne, s’en allant : « Entendu. »
Il retourna auprès du shérif.
Robin : « Allan, tu te tiendras derrière Will et à la minute où j’aurais tiré ma flèche, vous fichez le camp. »
Les deux hommes hochèrent la tête.
Will : « Où est-ce qu’on se retrouve ? »
Allan : « À l’entrée des cuisines ? »
Robin : « Entendu. Carter… Andrew. Prévenez Djaq, Much et Petit Jean. »
Carter : « D’accord. »
Robin : « J’attendrai que tout le monde soit installé pour intervenir. Des questions ? »
Les hors-la-loi secouèrent la tête négativement.
Robin : « Bonne chance. »
Ils se séparèrent. Robin s’éloigna et prit l’escalier pour monter à l’étage et apparaître par la porte du haut. Allan suivit Will, Carter et Andrew qui firent leur apparition par l’entrée du bas. Le Prince Jean, le shérif et Gisborne étaient déjà attablés. Ils attendaient avec impatience l’arrivée du jeune prince.
Allan, tout bas à Will : « À toi de jouer, mon grand ! »
Will prit un air de majesté et fit le tour des tables. Allan le suivit respectueusement.
Le Prince Jean, le voyant arrivé : « Ah… Voilà une tenue plus convenable pour mon neveu préféré. »
Allan, dans sa tête : « Pourquoi il en a d’autres ? »
Will alla s’assoir à côté du Prince Jean qui se leva pour faire une élocution.
| « Nobles seigneurs… Je suis ravi de me trouver devant vous en ce bel après-midi au côté du fils de mon frère, le Roi Richard. Et ce n’est pas sans une certaine émotion que je lève mon verre à la santé de mon neveu… Le Prince Richard ! » | ![]() |
Le shérif, souriant mais dans sa tête : « Quel hypocrite ! »
Il leva sa coupe.
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Les convives : « A la santé du Prince Richard ! » |
Will, les joues rouges, joua le jeu, prit son verre et le leva vers le Prince Jean en souriant.
Le Prince Jean, mettant une main sur l’épaule de Will : « Mais… il ne faut pas oublier les ennemis de mon frère qui s’en sont pris lâchement à vous, il y a de cela dix-huit ans… et ils pourraient recommencer maintenant que vous êtes revenus parmi nous à la cour… Et c’est pourquoi… mon cher neveu… je vous offre ma protection. Je vous propose de vous ramener avec moi à Londres où vous logerez… »
Une voix masculine, provenant de l’étage : « … Dans une cellule au fond d’un cachot ! »
Le Prince Jean faillit s’étouffer de colère que quelqu’un se permette de couper son discours. Il tourna la tête vers la porte du haut. Il reconnut aussitôt l’intrus.
Le Prince Jean : « Comme osez-vous… »
| Robin, encochant une flèche : « C’est bien ce que vous alliez dire… Votre Altesse ? » | ![]() |
Le Prince Jean, embarrassé : « Shérif !... Je vous somme de faire quelque chose. Ce bandit m’a manqué de respect devant tout le monde ! »
Le shérif, se levant : « Locksley ! Comment peux-tu pousser l’audace jusqu’à venir ici et menacer notre prince bien-aimé ? »
Robin : « Menacer ?... Je ne l’ai pas encore menacé ! »
Le Prince Jean, outré et inquiet : « Co… Com… Comment ? »
Robin banda son arc et le pointa en direction du prince.
Le Prince Jean, les yeux exorbités : « Shérif… Au secours ! »
Le shérif : « J’arrive Votre Altesse ! »
Il regarda sur la table et vit un des plateaux qui avaient servi à apporter les plats. Il le prit et le plaça juste devant le visage du Prince. Robin tira dans le plateau. La flèche vint se planter en plein milieu. Le Prince Jean ne vit que le bout de la flèche transperçant le plateau.
Le Prince Jean, louchant en regardant la flèche : « Shérif… Il… Il… Il a essayé de me tuer et vous… »
Sous le choc, le prince s’évanouit. Le shérif et Gisborne le retinrent et le firent assoir sur son fauteuil. La foule manifesta son inquiétude.
| « LA BANDE… AVEC MOI ! » | ![]() |
Aussitôt, les hors-la-loi se montrèrent et s’en prirent aux quelques gardes présents dans la salle. Allan se précipita vers Will et le prit par le bras. Alors que les hors-la-loi mettaient hors d’état de nuire les soldats. D’autres arrivèrent en renfort attirés par les bruits de combats qui s’échappaient de la salle. Allan ouvrit la porte donnant vers les cuisines et se retrouva devant un bataillon de soldats.
Allan, tenant Will : « Je mets le prince à l’abri… Allez-y ! Ils vous attendent. »
Les soldats le laissèrent passer puis entrèrent dans la grande salle.
Much, Petit Jean, Carter et Andrew se battirent contre les soldats. Robin qui avait vu Allan mettre Will à l’abri descendit les escaliers pour se mêler à la bataille. Djaq se retira des combats et fouilla dans sa poche. Elle sortit un petit sac de jute auquel elle mit le feu grâce à un candélabre tout proche. Elle jeta le sac en feu au milieu des convives. Celui-ci explosa et dégagea une épaisse fumée. L’explosion provoqua une cohue parmi les invités qui tentèrent de s’extraire des combats.
Les portes de la grande salle s’ouvrirent pour laisser passer la foule qui cherchait à se mettre à l’abri. Marianne s’arrêta devant l’une des portes et tenta de voir ce qui se passait à l’intérieur. Soudain, un homme surgit devant elle. Elle le reconnut aussitôt.
Marianne, soulagée : « Robin ! »
Il lui sourit et profitant de la fumée qui envahissait les lieux, il l’embrassa.
Robin : « On se retrouve à Locksley ce soir ? »
Marianne, souriant : « Entendu. »
Il retourna à l’intérieur tandis que Marianne suivit la foule dans la cour du château.
La fumée avait maintenant envahi entièrement la salle et les combats furent donc arrêtés ; Les soldats fuyant avec les invités. Seul resté, le shérif, Gisborne et le prince évanoui. Les hors-la-loi attendirent Robin près de la petite porte par laquelle Allan et Will avaient pris la fuite. Robin passa près du shérif et de Gisborne pour aller rejoindre ses compagnons.
Le shérif, se relevant : « Locksley, surtout n'oublie pas... notre petite routine reprendra comme avant ! »
Robin, souriant : « Mais c’est quand vous voulez… Shérif ! »
Le shérif, souriant : « Hein !... Dans ce cas ! [Hurlant] GARDES ! »
Robin courut rejoindre les autres.
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Les hors-la-loi quittèrent la grande salle enfumée puis filèrent à travers les petits couloirs. |
Arrivés devant les cuisines, ils retrouvèrent Allan, Will et Matthew.
Robin : « Mais qu’est-ce que tu fais encore là ? »
Allan : « Je voulais sortir par les cuisines mais… »
Matthew, finissant sa phrase : « … Y’a plein de soldats de ce côté-là ? »
Much : « Ben alors qu’est-ce qu’on fait ? »
Matthew, inquiet : « On est pris au piège ? »
Allan, réfléchissant : « Non, pas encore ! »
Robin : « T’as une idée ? »
Allan : « Oui par ici. »
Ils se remirent en route au moment où une patrouille les retrouva.
Le soldat : « Hé vous là-bas ! Arrêtez-vous ! »
Allan les emmena dans un petit couloir attenant aux cuisines puis soudain, il ouvrit une porte.
Allan : « Entrez !... Dépêchez-vous ! »
Les hors-la-loi lui obéirent sur le champ. Ils rentrèrent en courant dans le cagibi.
Much : « Mais il n’y a pas de sortie, ici ? »
Allan, entrant et refermant un peu la porte : « Chut ! »
Ils se turent. Les soldats croyant que les fuyards avaient continuaient leur chemin passèrent devant le cagibi en courant.
Allan, fier de lui : « Et voilà le travail ! »
Much : « Et maintenant ? »
Djaq : « Où est-ce qu’on est exactement ? »
Allan : « Dans le local à poubelles. »
Much, faisant la grimace : « Ooooh ! »
Djaq : « Et comment connais-tu cet endroit ? »
Allan, surveillant les gardes dans le couloir : « J’y venais souvent avec Annie ! »
Robin, ironique : « Avec Annie ? »
Allan, se tournant vers ses compagnons : « Euh oui… Enfin je veux dire… Euh… Je… je venais souvent… pour l’aider ! … dans son travail… quand elle était de corvée de poubelle, évidement. »
Will, souriant : « Évidemment ! »
Djaq, ironique : « Oh oui c’est évident. »
Robin : « Tout le monde sait que tu as le cœur sur la main, Allan ! »
Voyant que personne ne le croyait, Allan : « Cette remarque est vexante ! »
Petit Jean : « Bon… Et comment comptes-tu nous faire sortir d’ici à présent ? »
Allan arbora un grand sourire et regarda une poubelle près de lui.
Much, devinant ces intentions : « Oh non ! … Tu ne songes quand même pas à… »
Allan, haussant les épaules : « Tu vois une autre solution, toi ? »
Il regarda Robin pour avoir son assentiment.
Robin : « Conduis-mous ! »
Much : « Oh non ! »
Matthew à Much : « Pourquoi ? Où a-t-il l’attention de nous emmener ? »
Much, faisant la grimace : « Tu vas voir ! »
Les hors-la-loi sortirent du local en courant.
Quelques minutes plus tard…
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Matthew, ouvrant grand les yeux et à travers les barreaux : « Le vide-ordures ? » |
Les hors-la-loi étaient arrivés devant un mur percé d’un trou par lequel les domestiques jetaient les déchets du château. Ce chemin était fréquemment emprunté par les hors-la-loi jusqu’à ce qu’Allan fasse condamné l’entrée en y installant des barreaux.
Much, tapotant sur les barreaux : « Et maintenant, gros malin ? »
Allan, s’approchant de Much et de Petit Jean et bombant le torse : « C’est que j’ai bien travaillé pendant mon séjour ici. »
Much et Petit Jean se retournèrent sur lui sans comprendre.
Allan, mettant sa main sur l’épaule de Jean : » Allez vas-y, mon grand. Montre-nous ce que tu sais faire. »
Petit Jean : « Quoi ? »
Allan : « Ben enlève les barreaux ! »
Petit Jean agrippa le premier et tira de dessus de toute ses forces. Celui-ci ne broncha pas. Il se retourna vers Allan et lui jeta un regard noir. Les autres hors-la-loi en firent autant.
Allan, embarrassé : « Euh… Oui bon… Essaies en un autre… Je n’ai pas eu le temps de… tous les faire. »
Petit Jean prit le second barreau et tira. Celui-ci céda et lui resta dans la main. Il fit de même avec le troisième.
Allan : « Cela devrait suffire pour pouvoir passer ! »
Much : « Et si cela ne suffit pas ? »
Robin, passant devant Much : « Il n’y a qu’un moyen de le savoir… Much… Vas-y. »
Much : « Hé mais pourquoi moi ? »
Robin : « Pour montrer à Matthew comment faire ? »
Petit Jean : « Allez dépêche-toi ! »
Much grommela mais s’exécuta. Il agrippa la plaque de métal que les hors-la-loi avaient relevé et qui bouchait le trou habituellement puis avec l’aide de Robin et de Petit Jean passa progressivement de l’autre côté en se tortillant puis, d’un seul coup, il disparut. Les hors-la-loi n’eurent pas à lui demander s’il allait bien car il l’entendait rouspéter.
Robin : « C’est bon. Matthew, à toi ! »
Matthew se prépara. Robin et Petit Jean l’aidèrent à passer de l’autre côté.
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Puis tous les hors-la-loi passèrent un par un et se retrouvèrent parmi les déchets du château. |
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« Oh ! Je déteste ça ! » |
Robin, sautant à terre : « Et encore on a de la chance… On aurait pu passer par les latrines ! »
Matthew, dégouté : « Les latrines ? »
Much, sortant des ordures et mécontent : « Ouais et on l’a déjà fait ! »
Robin se posta à l’entrée de l’impasse à l’extérieur du château menant aux ordures. Le reste de l’équipe le rejoignit.
Djaq : « On est bon pour prendre un bain ! »
Will, passant à ses côtés et tout bas : « J’ai hâte d’y être ! »
Djaq regarda ses compagnons mais heureusement personne n’entendit la remarque de Will. Elle se tourna vers lui et lui fit un grand sourire lui signifiant qu’elle n’était pas contre.
Robin : « C’est bon. Y’a plus personne…. On va devoir se séparer… Matthew ? Est-ce que tu peux rentrer seul à Locksley ? Ou tu préfères qu’on t’accompagne ? »
Matthew : « Non, ça ira… Les soldats sont à la recherche de hors-la-loi pas d’un marchand de poterie. »
Robin : « Très bien… Tu peux prévenir Frère Tuck que nous passerons à Locksley ce soir ? »
Matthew : « Entendu. »
Le jeune homme salua de la tête les hors-la-loi et se fondit dans la foule.
Robin, se tournant vers ses compagnons : « Ah nous maintenant… Carter, Andrew partaient devant. Si vous le pouvez, rapporter les chevaux à Nettlestone… On se retrouve au campement. »
Les deux hommes hochèrent la tête et, à l’instar de Matthew, se faufilèrent parmi les passants. Ce fut ensuite le tour d’Allan et de Petit Jean puis de Djaq et Will et enfin Robin et Much furent les derniers à se mêler aux habitants de Nottingham.
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Pendant que les hors-la-loi se réfugiaient à leur campement, dans la grande salle, le Prince Jean revenait à lui.
Le Prince Jean, gémissant : « Shérif… Shérif… »
Le shérif : « Chut… Je suis là…. Je suis là, Sire. »
Le Prince Jean, gémissant comme un enfant : « Ce bandit a essayé de me tuer. »
Le shérif, patient : « Je sais, Sire… Je sais. »
Le Prince Jean, se relevant vivement : « Mais heureusement vous étiez là. »
Le shérif, faussement humble : « Je n’ai fait que mon devoir, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Vous avez risqué votre vie… pour moi ? »
Gisborne leva les yeux au ciel.
Le shérif : « Oui, Sire et je le referais si c’était nécessaire. »
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« Cela veut donc dire que vous m’aimez ?... N’est-ce pas, shérif ? » |
Le shérif : « Bien sûr, Votre Altesse. Je vous aime plus que ma propre vie. »
Gisborne eut un haut le cœur devant les mensonges de l’un et la couardise de l’autre.
Le Prince Jean, se reprenant : « Hum… Dans ce cas, je me dois de vous rendre votre poste. »
Le shérif : « Oh mais je ne vous ai pas sauvé dans ce but, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Je le sais fort bien. Mais un homme dans ma condition doit savoir récompenser la loyauté dont vous avez fait preuve. »
Le shérif, s’inclinant : « Je vous remercie, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Et mon neveu ?... Où est-il ? »
Le shérif, perdant momentanément le sourire : « Euh… Je crains que ce bandit de Robin des bois ne l’ait capturé, Votre Altesse. »
Le Prince Jean, contrarié : « Oh ! … Ce Robin des bois ! »
Le shérif : « Vous comprenez à présent, Sire, à quel point ce bandit est dangereux et rusé. Voyez comment il a réussi à s’introduire ici pour arriver jusqu’à vous malgré toute la protection dont vous vous étiez entouré. »
Le Prince Jean : « En effet, shérif… Je réalise à quel point cet homme est dangereux pour l’Angleterre et aussi des difficultés que vous éprouvez à le capturer. »
Le shérif : « Il me faudrait des hommes supplémentaires, Sire… Mais aussi plus expérimentés. »
Le Prince Jean : « Il est clair que vos hommes ne brillent pas par leur intelligence ni par leur compétence d’ailleurs. Je verrai à y remédier lorsque je serai de retour à Londres. »
Le shérif : « Je vous en remercie par avance, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Ce n’est rien. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour l’homme qui m’a sauvé la vie. »
Le shérif ne répondit pas. Il s’inclina plutôt avec respect devant le prince.
Le Prince Jean : « Où sont les invités ? »
Le shérif : « Ils sont repartis chez eux, Sire. »
Le Prince Jean sembla soulagé. Il n’aurait pas aimé se retrouver devant les notables du comté étant donné sa réaction peu glorieuse après l’intervention de Robin.
Le Prince Jean : « Bien. Bien. »
Le shérif : « Souhaitez-vous vous rendre dans vos appartements, Sire ? »
Le Prince Jean : « Non… Je préfère plutôt rentrer immédiatement à Londres. »
Le shérif : « Il fait encore chaud à cette heure, Votre Altesse. »
Le Prince Jean : « Je préfère affronter la chaleur plutôt que de rester une minute de plus dans ce château à la merci du premier bandit venu. »
Le shérif n’apprécia pas sa remarque mais ne le montra pas et continua d’afficher un sourire de façade.
Le shérif : « Comme Votre Altesse voudra… Gisborne ?... Faites préparer les affaires de Son Altesse. »
Gisborne, se courbant : « Oui, Monseigneur. »
Gisborne sortit de la grande salle afin de faire préparer les bagages du Prince Jean.
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Alors que le Prince Jean se préparait à retourner chez lui, les hors-la-loi retrouvaient leur campement. Entendant l’arrivée des hors-la-loi, Richard ouvrit la porte et se précipita à leur rencontre.
Richard : « Alors vous avez réussi ? »
Much : « Ouais… Sans aucun problème… ou presque. »
Richard, inquiet : « Presque ? »
Robin : « Notre ami Vaizey est bien redevenu shérif de Nottingham et… [Mettant sa main sur l’épaule de Will] le fils de notre bien-aimé roi a été officiellement kidnappé par le non moins célèbre Robin des bois et ses fidèles compagnons. »
Much : « Tu as su jouer le rôle d’un prince d’Angleterre à la perfection, Will. »
Allan : « Oui, chapeau bas… [S’inclinant]… Votre Altesse. »
Will, gêné : « Arrêtez ! »
Richard : « Le Prince Jean t’a cru ? »
Much : « Il l’a même pris dans ses bras ! »
Sentant une odeur désagréable, Richard se mit à renifler.
Richard : « Mais qu’est-ce que c’est que cette odeur ?... On dirait que… Oui. C’est vous qui sentez mauvais comme ça ? »
Allan : « Oui, nous avons eu un petit problème pour le retour. »
Richard, inquiet : « Il y a eu du grabuge ? »
| « Seulement pour le tas d’ordures qu’on a dû piétiner pour s’enfuir mais, à part ça, tout va bien. » | ![]() |
Robin, souriant : « Bon… Nous devrions aller à la rivière pour nous laver… [Plus sérieusement] Je voudrais retourner à Locksley avant la nuit. »
Richard : « Racontez-moi tout dans le détail ! »
Djaq : « Je vais y aller la première. »
Robin : « Entendu. Pendant ce temps, nous raconterons tout à Son Altesse. »
Embarrassé, Richard baissa le regard. C’était la première fois que Robin l’appelait ainsi.
Djaq : « Entendu. »
Les hors-la-loi s’assirent sur le pas de la porte afin de raconter leurs péripéties en détail. Tous sauf Djaq qui entra dans le camp pour y chercher ses affaires de toilettes. Will la suivit.
Elle sortit ses affaires de sous son lit et les déposa sur son matelas. Will s’approcha silencieusement derrière elle. Regardant d’abord si aucun de ses compagnons ne pouvait le voir, il passa ses bras autour de sa taille.
Will, se serrant contre Djaq : « Et si je t’accompagnais ? »
Djaq : « Will Scarlett !... Tu n’y penses pas ? Que penseraient les autres ? »
Will, lui baisant le cou : « Au moins les choses seraient plus claires ! »
Djaq, se retournant : « Tu sais… Je te trouve très séduisant dans tes habits de prince. »
Will, la serrant contre lui : « Ah oui ? »
Djaq, souriant : « Oui et j’ai été très impressionnée par la manière dont tu t’es comporté avec le Prince Jean… Tu as su joué les grands seigneurs à la prefection. »
Will, désirant l’embrasser et bombant le torse : « Alors je mérite bien une petite récompense, non ? »
Il l’embrassa. Djaq s’amusa de son ton un peu provoquant et grand seigneur ; ton qu’il n’avait pas l’habitude d’employer. Mais elle ne voulait pas l’encourager dans cette attitude. Elle mit fin au baiser.
Djaq : « Et c’est tout ce que tu auras !... Tu passes trop de temps avec Allan, toi ! »
Will, déçu : « Oh ! »
Djaq : « N’oublie pas que tu dois d’abord parler de nous à Robin. »
Will : « Oui. Oui… J’ai pas oublié. »
Djaq : « Eh bien… Profite de l’occasion pour discuter en tête à tête avec lui. »
Elle l’embrassa pour l’encourager.
Djaq : « Bon. Allez… J’y vais. A tout à l’heure. »
Will, frustré, lui faisant un signe de la main : « Oui, c’est ça ! »
Djaq sortit du campement avec ses affaires et se dirigea vers la rivière. Will attendit quelques minutes puis rejoignit ses compagnons qui racontaient par le menu le détail de leur péripétie.
Quand la jeune femme revint au campement, les hors-la-loi n’avaient pas encore fini de raconter leur aventure que Much avait tendance à amplifier avec des séquences que ses compagnons ne se rappelaient pas avoir vécus.
Robin, voyant Djaq arrivée : « Ah… À nous maintenant. »
Richard : « Mais vous n’avez pas fini de me raconter ! »
Robin : « Ben on continuera tout à l’heure ! »
Mais Richard, ayant passé tout l’après-midi enfermé seul dans le campement, ne voulait pas se retrouver encore une fois isolé. Par ailleurs, il savait que maintenant que le problème du shérif était réglé, il devrait bientôt partir pour la France.
Richard : « Je viens avec vous. Comme ça, tu me raconteras la suite. »
| Much, ravi : « D’accord. » | ![]() |
Il tourna la tête vers Robin pour voir s’il n’avait pas d’objection. Robin comprit que Richard recherchait leur compagnie. Sachant que le jeune homme allait bientôt devoir quitter tout ce qu’il connaissait pour un pays inconnu, il n’eut pas le cœur à lui interdire de venir avec eux même si, pour des raisons de sécurité, il aurait préféré que le jeune prince ne quitte pas le campement. Robin hocha la tête, donnant ainsi son approbation. Richard qui craignait sa réponse se réjouit et fila rapidement dans le campement chercher de quoi se laver. Le reste de la troupe l’imita. Quelques minutes plus tard, ils partirent en rang dispersé pour la rivière.
En chemin, Richard ne quitta pas Much qui continua de lui raconter leur mésaventure mais, arrivé à la rivière, les hors-la-loi se dispersèrent légèrement tout en restant proches des uns des autres. Richard rechercha plutôt la compagnie de Robin. Will fut le dernier à arriver sur les lieux avec Allan. Ce dernier se dévêtit et entra dans l’eau sans se préoccuper de son compagnon. Will se rappela que Djaq lui avait demandé de parler à Robin à propos de leur situation. Cependant, Robin, dans l’eau jusqu’à la taille, était en grande discussion avec Richard. Il regarda sur sa droite et vit Much se savonner copieusement. Petit Jean se trouvait encore un peu plus loin. Il lui aurait été facile de demander à Richard d’aller discuter avec Much car il avait à parler à Robin mais il n’osa pas.
Allan, éclaboussant Will : « Ben alors ?... Son Altesse veut-elle qu’on la déshabille ? »
Will, revenant de sa rêverie : « Hein ?... Quoi ? »
Allan : « Voulez-vous de l’aide pour vous dévêtir, Sire ? »
La question fit sourire les baigneurs.
Will : « Euh non… [Prenant un air hautain] Non je te remercie, mon brave. »
Will enleva ses habits princiers et entra dans l’eau. Tout en observant Robin, il se rapprocha d’Allan.
Allan, l’éclaboussant encore une fois : « Ben alors qu’est-ce qui t’arrive ? »
Will, chassant l’eau de ses yeux : « Ohhh !... Pourquoi tu dis ça ? »
Allan, se savonnant copieusement : « Je sais pas… T’as l’air ailleurs depuis qu’on est revenu ! »
Will, s’immergeant complétement : « Non. Non… ça va. »
Allan, lui tendant le savon : « C’est le fait de t’être pris pour un grand seigneur ? Tu as trouvé ça grisant et tu veux recommencer ? »
Will, prenant le savon : « Mais non ! Non… c’est pas ça ! »
Il commença à se savonner le torse lorsqu’il s’arrêta. Pendant ce temps, Allan se rinça en s’immergeant complètement. Il émergea de l’eau puis chassant l’eau et le savon de ses yeux, il remarqua l’air de nouveau absent de son voisin de baignade.
Allan, l’éclaboussant : « Hé ! »
Will, mécontent : « Oh ! Mais arrête ! »
Allan, redevant sérieux : « Qu’est-ce qu’il y a ? »
Will, se savonnant les bras : « Rien… Y’a rien. »
Allan : « Bah si… Je vois bien qu’il y a quelque chose. »
Will, se savonnant le torse : « Mais non !... Je te dis qu’il y a… »
Allan arrêta son geste et le regarda droit dans les yeux sans dire un mot. Will s’approcha d’Allan en regardant autour de lui. Ce dernier commença à trouver son comportement étrange.
Allan, regardant Will de la tête aux pieds et inquiet : « Tu as été blessé pendant la fuite ? »
Will : « Non. Non. Rassure-toi. »
Allan : « Ben alors qu’est-ce que tu as ? Je te trouve bizarre. »
Will expira profondément.
Will, tout bas : « Tu jures que tu ne le diras à personne ? »
Allan : « À quel sujet ? »
Will : « Jure-le ! Sinon je te dis rien ! »
Allan : « D’accord, je le jure ! »
Will : « Bon… »
Il regarda Allan sans trop savoir comment aborder le sujet.
Will : « Euh… Toi et Annie… Comment vous avez fait pour… euh… être ensemble ? »
Allan, ne comprenant pas pourquoi il lui parlait de sa fiancée : « Moi et Annie ? »
Will : « Oui… Comment as-tu fait pour euh… »
Allan : « La séduire ? »
Will : « Non… Comment as-tu fait pour faire accepter aux autres votre relation ? »
Allan, soulagé : « Ah ça ! … »
Soudain, il s’arrêta et releva vivement la tête.
Allan, les yeux pétillants : « Pourquoi ?... Alors ça y est, tu t’es enfin décidé à tout nous avouer pour Djaq et toi ? »
Will, embarrassé : « Chuuut… Moins fort ! »