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Série : Numb3rs
Création : 06.05.2008 à 17h10
Auteur : Angelgym34
Statut : Terminée
« Merci de ne rien écrire dans cette fic que j'écris seule. » Angelgym34
Cette fanfic compte déjà 40 paragraphes
Chez les Eppes.
Don remonta lentement l'allée pour rejoindre la maison. Il n'était pas très rassuré. Il craignait la réaction de son père. Il se sentait déjà assez coupable de ne pas avoir su mieux protéger son frère alors entendre des reproches de son père allaient être trop dur à supporter. Il ouvrit alors la porte. Ses mains tremblaient. Il entra alors dans la maison et jeta un œil de gauche à droite pour y apercevoir son père. Mais il ne se trouvait pas dans le salon. Il entra et ferma la porte derrière lui. Il se passa la main derrière la tête car il avait encore mal suite au coup. Il se dirigea dans la cuisine mais ne vit pas non plus son père. Il revint alors au bas de l'escalier.
Don (appelant) : -« Papa ? »
Alan : -« Oui ! J'arrive ! »
Don entendit alors le craquement des marches en bois de l'escalier. Son père était entrain de descendre. Lorsqu'il le vit, son visage reflétait de la surprise et de l'inquiétude.
Alan : -« Don !!! Qu'est-ce que tu fais ici ? (puis regardant derrière son fils) Où est Charlie ? »
Don (mal à l'aise) : -« C'est justement à ce propos que je suis là. Nous avons eu un problème. »
Alan (le visage blême) : -« Quoi ? »
Don (hésitant en évitant le regard de son père) : -« Charlie a ... a été ... kidnappé cette nuit ... Je ... Je n'ai rien pu faire ... Ils avaient ... l'avantage ! »
Alan en tomba à la renverse. Il s'assit dans son fauteuil ayant du mal à assimiler ce qu'il venait d'apprendre. Don culpabilisait tellement d'en être arrivé à une telle situation qu'il préféra garder le silence quelques instants.
Don (anéanti, les yeux larmoyants) : -« Si tu savais comme je suis désolé papa ! »
Alan sortit alors de ses pensés par la dernière parole de son fils et le regarda. Son aîné se sentait aussi mal que lui. Il se leva et se dirigea vers son fils.
Alan (prenant son fils dans ses bras) : -« Oh ! Ne dis pas ça Don ! Tu n'y es pour rien. Je suis certain que tu as fait tout ce que tu pouvais pour aider ton frère. Je n't'en veux absolument pas mais je veux que ... Que tu le retrouves Don ! »
Don se redressa alors sur les dires de son père et le regarda droit dans les yeux. Par ce simple regard, Alan comprit que son fils ferait tout pour le retrouver. Don posa une main sur l'épaule de son père.
Don : -« Je te promets de tout faire pour le retrouver papa ! »
Il laissa alors son père et après un dernier regard, quitta la maison pour rejoindre la voiture et ses collègues.
Au bureau du FBI.
Plusieurs heures étaient passées depuis que Don avait annoncé à son père la disparition de Charlie. David et Colby étaient descendus aux deuxième étages du bâtiment fédéral pour se rendre au laboratoire afin d'avoir les résultats d'empreintes trouvées au motel. Don et Megan étaient à leurs bureaux respectifs et recherchaient eux-mêmes la camionnette mais Don s'énervait de rien trouver. Il frappa d'un bon gros coup de poing sur la table ce qui fit sursauter la jeune femme. Elle se leva alors de sa chaise et se dirigea vers lui puis s'assit sur le rebord du bureau tout en regardant son collègue et ami.
Megan : -« Je sais que tu es très inquiet pour ton frère. Nous le sommes tous. (Posant une main sur son épaule) Mais il faut que tu te reprennes où Merrick va nous retirer l'affaire ! »
Don (prenant son visage dans ses mains) : -« Je sais Megan ! Mais j'me sens tellement ... »
Megan (le coupant) : -« Coupable ? »
Don (soupirant) : -« Oui ! Coupable ! Je n'ai même pas pu empêcher une telle chose de se produire sous mes yeux alors que je le savais ! »
Megan (stupéfaite et curieuse) : -« Comment ça ? »
Don : -« La lettre ! Celle qu'on a trouvée près de William Smith ! »
Megan (se souvenant) : -« Ah oui ! La lettre avec la photo ! Charlie le savait ? »
Don (honteux) : -« Non ! »
Megan (souriant alors) : -« Instinct de protection ! »
Colby arriva à son bureau au pas de course et essoufflé suivi de David. Les deux hommes attrapèrent leurs vestes qui se trouvaient sur le dos de leurs dossiers de chaise.
Colby (entre deux reprises d'air) : -« Une nouveau corps ... a été retrouvé ... en ville ... dans une ruelle ! »
Don (attrapant sa veste) : -« Allons-y ! »
Megan (retournant s'asseoir à son bureau) : -« Je vais rester ici pour continuer les recherches sur la camionnette ! »
David : -« Le labo risque de t'appeler. Ils ont ton numéro et n'ont toujours pas terminé leurs analyses. Ils ne vont pas tarder d'après ce que j'ai compris. »
Megan acquiesça d'un simple signe de tête et se remit face à son ordinateur tout en appuyant sur les touches de son clavier. Les trois autres agents quittèrent alors le bureau pour se rendre en ville.
Au bureau du FBI.
Après quelques instants supplémentaires de recherches, Megan cria victoire à son bureau tout en levant les bras. Elle fit donc peur à tous les agents qui passaient près de son poste. Elle s'excusa auprès d'eux vraiment confuse, prit une feuille et nota les informations qu'elle avait sous la main. Son visage passa de l'air ravi à la déception en une fraction de seconde lorsqu'elle lu la fin de la page en question.
Megan (à elle-même) : -« Véhicule déclaré depuis trois semaines ! »
Elle imprima alors la fiche en question au lieu de tout noter. Elle chercha des informations sur le propriétaire du véhicule en question. Elle se leva attrapa sa veste, l'enfila et s'apprêta à partir lorsqu'elle reçut un appel via son poste. Elle répondit.
Megan : -« Agent Reeves ! »
Voix : -« C'est le labo ! Nous avons les résultats des empreintes ! Pourriez-vous descendre ? »
Megan : -« J'arrive ! A tout de suite ! »
Elle se retourna et tomba nez à nez sur l'agent Liz Warner qui arrivait le visage angoissée et inquiet.
Liz (la voix tremblant d'inquiétude) : -« Megan ! Monsieur Merrick vient de nous dire ce qui s'est passé ! Où est Don ? »
Megan (tentant de la rassuré en lui posant une main sur son avant-bras) : -« Il n'a rien, rassure-toi mais Charlie a disparu et il s'en veut terriblement ! Don est en ville. Une nouvelle victime a été retrouvée. »
Liz (regardant l'écran de Megan) : -« Des nouvelles de Charlie ? »
Megan : -« Non ! J'ai découvert que la camionnette qui a servi à son enlèvement a été volé à son propriétaire il y a trois semaines et j'allais lui rendre une petite visite. »
Liz : -« J'aimerai vous aider su cette enquête ! Est-ce que je peux venir avec toi ? »
Megan (un large sourire aux lèvres) : -« Ca tombe bien, je n'avais pas très envi d'y aller seule ! »
Liz (se dirigeant alors vers les ascenseurs) : -« Allons-y alors ! »
Megan (suivant les pas de Liz) : -« On doit d'abord s'arrêter au labo ! Une batte de baseball servant à assommer Don a été retrouvée au motel et où se trouvait des empreintes. On vient de m'appeler pour me dire qu'il fallait que j'aille les voir. »
Les deux femmes montèrent alors dans l'ascenseur et descendirent jusqu'au laboratoire.
En ville.
Don, David et Colby étaient arrivés depuis un petit moment au centre ville. De nombreuses voitures de police et une ambulance étaient sur les lieux. David et Colby se dirigèrent vers certains agents polices afin de leurs poser quelques questions alors que Don se dirigeait vers les ambulanciers le cœur battant à cent à l'heure. Il était maintenant près d'eux et montrait son insigne.
Don (levant la main vers le policier) : -« Agent Eppes ! »
Policier (lui serrant la main) : -« Officier Edwards ! »
Don : -« Qu'est-ce qu'on a alors ? »
Policier : -« On suppose qu'il s'agit d'un homme mais on doit faire un relevé dentaire. Je n'peux rien vous dire de plus. »
Don (surprit et regardant le corps recouvert d'un drap blanc ensanglanté) : -« Comment ça vous n'pouvez pas m'en dire plus ? »
Policier (l'invitant à le suivre et soulevant le drap) : -« Voyez par vous-même ! »
Ecœuré par la vue, Don rebaissa immédiatement le drap. Il se recula plus loin et trouva une poubelle dans lequel il vomit tout ce que pouvait contenir jusque là son estomac. David et Colby qui n'étaient pas très loin s'approchèrent de lui très inquiets. Que pouvait-il avoir ?
Colby (posant une main sur l'épaule de son ami) : -« Don ! Ca va ? Qu'est-ce qui t'arrives ? »
David (regardant alors le drap, le visage inquiet) : -« Ce n'est pas ... »
Don (s'empressant de le couper) : -« Non, ce n'est pas Charlie ! Mais cet homme n'est vraiment pas beau à voir ! »
Colby (curieux) : -« Comment ça ? »
Don : -« Cet homme a été brûlé ! Un médecin légiste va l'examiner de plus près et l'identifier par ses empreintes dentaires. »
Policier (s'approchant du groupe) : -« Excusez-moi messieurs mais l'officier Edwards m'a demandé de vous remettre ceci ! »
David (attrapant l'enveloppe que lui tendait l'homme car il avait des gants) : -« Merci bien ! »
David ouvrit alors l'enveloppe pour y découvrir de nombreuses photos montrant une femme en captivité et dans un mauvais état. Ils leur faillaient découvrir qui est la victime et qui est la femme des photos. Ils décidèrent de rentrer au bureau retrouver Megan en attendant que le médecin légiste face son autopsie et les appelle.
En ville.
Megan gara la voiture devant un garage automobile. Les deux agents en sortirent et se dirigèrent vers l'entrée où elles trouvèrent un mécanicien allongé sous une voiture.
Megan (sortant son insigne fédéral tout comme Liz) : -« Monsieur Ames ? »
Mécanicien (sortant de sous la voiture pour voir les deux femmes et leurs insignes) : -« Le FBI ? Je suis Charles Ames ! En quoi puis-je vous aider mesdames ? »
Liz (faisant le tour de la voiture) : -« Votre voiture a bien été volée monsieur Ames ? »
Charles (surprit) : -« En effet oui mais j'ai fait la déclaration de vol il y a trois semaines. Vous avez des nouvelles ? »
Megan : -« Votre voiture a servit dans un enlèvement voir peut-être plusieurs. »
Charles (stupéfait) : -« Quoi ! Comment ça ? »
Liz : -« On n'peut pas vous en dire plus. Où est-ce que votre voiture a été volée ? »
Charles : -« Devant chez ma sœur alors que j'allais lui rendre visite pour son anniversaire. »
Megan : -« Et vous n'avez rien entendu ? Rien vu ? »
Charles : -« Non, il y avait beaucoup de bruit dans la maison. C'est au moment de partir que ma voiture n'était plus là où je l'avais laissé. »
Liz : -« Et personne n'a rien vu évidement ? »
Charles : -« Pas à ma connaissance non, sinon ils seraient venus me le dire. »
Megan et Liz le remercièrent avant de le quitter. Elles remontèrent en voiture.
Liz (montrant alors le dossier du légiste) : -« Bon au moins on a un nom ! »
Megan : -« On a plus qu'à faire des recherches sur ce type étant donné que nous n'avons rien appris de plus ! »
Megan mit le contact et se mit en route pour le bureau lorsqu'elle fut appelée sur son téléphone portable par Don. Elle mit le haut parleur.
Don : -« Megan ! Où es-tu ? »
Megan : -« J'ai trouvé le propriétaire de la camionnette. Nous sommes allées voir avec Liz ! »
Don : -« Une nouvelle victime a été retrouvée sur Hollywood boulevard ! »
Megan : -« On y sera dans cinq minutes ! »
Elle raccrocha et elles se rendirent alors sur les lieux au plus vite.
Quelque part en ville.
Une salle sombre, froide, silencieuse. Un mal de crâne, les membres engourdies, impossibilité d'ouvrir les yeux tremblement. Charlie était frigorifié mais également effrayé. Où était-il ? Où l'avait-il emmené comme ça ? Comment allait Don ? Charlie parvint enfin à rassembler le peu de courage qu'il avait en lui pour ouvrir doucement les yeux. Il n'y voyait presque rien et sa vue était comme trouble. Il se demanda pourquoi et se rappela soudain avoir été piqué au bras. Charlie avait le regard perdu. Il ne reconnaissait pas l'endroit. D'abord allongé sur le sol, il se releva péniblement pour s'asseoir et appuyer sib dos contre le mur. Il fit alors, de la tête, le tour de la pièce. Des pierres empilées et soudée par du ciment formaient les quatre murs de l'endroit. Il n'y avait aucune fenêtre et le sol était recouvert de terre sèche. Il se prit alors la tête entre les mains désespéré mais également car il avait comme un tambour en lui. Le produit qu'on lui avait injecté au bras devait être l'origine de son mal-être. C'est alors que contre toute attente, il entendit les hurlements d'une femme qui lui glacèrent le sang. Son cœur s'emballa, la panique monta en lui. Qui avait bien pu pousser un tel cri. Ce hurlement reflétait des la douleur ce qui ne valait rien de bon pour lui.
Après un long moment de silence, la seule porte qui trônait dans la pièce s'ouvrit pour laisser pénétrer une lumière aveuglante. Deux ombre se formèrent à l'entrée mais les yeux de Charlie avait été trop habitués à l'obscurité. Il ferma puis ré-ouvrit ses yeux lorsqu'il se sentit attrapé fermement par chacun de ses bras, puis soulevé du sol. Ses jambes tremblaient et étaient très lourdes. Il n'arrivait pas à marcher, aussi les deux hommes durent le soutenir pour l'emmener dans une nouvelle pièce. Celle-ci était plus éclairée mais regorgeait d'instruments surprenants. Une table dans lequel se trouvait un trou dans le milieu se trouvait au centre de la pièce. Elle se trouvait même à la verticale. Charlie fut sauvagement plaqué le ventre contre la table froide. Sa veste avait été retirée et il ne lui restait plus qu'un simple tee-shirt sur le dos. Sa tête avait été positionnée juste dans le trou. Il fut ensuite pieds et mains attachés à la table puis un ordinateur fut approché de lui. Un homme, plutôt grand âgé d'une quarantaine d'années, s'approcha alors de Charlie et de l'ordinateur. Sur l'écran se trouvait le logo du FBI avec une fenêtre ouverte qui attendait le nom et le matricule de l'agent. L'homme entra alors Don Eppes dans l'encadré du nom de l'agent. Charlie eut alors une petite idée du pourquoi il était là. L'homme se tourna alors vers lui. C'était un homme brun avec des yeux froids de couleur noire et avait une longue cicatrice sur la joue droite. Il avait également un tatouage représentant un serpent sur le cou. Il mit son visage face à celui de Charlie et le regarda avec un large sourire sur les lèvres.
Homme : -« Bonjour professeur Charles Edouard Eppes et bienvenue chez moi ! »
Charlie (effrayé mais ne pouvant bouger) : -« Qui êtes-vous ? »
Homme (le frappant au visage et hurlant) : -« Silence ! C'est moi qui pose les questions ici ! Ca n'a pas d'importance qui je suis. Ce qui compte c'est ce que j'attends de vous ! »
Charlie (inquiet) : -« Et qu'attendez-vous de moi au juste ? »
Homme (regardant l'écran) : -« Vous devez très certainement avoir compris Professeur Eppes ! Il me manque le matricule de votre frère et je compte sur vous pour me le donner ! »
Charlie (regardant alors l'homme stupéfait) : -« Mais je ne connais absolument pas son matricule ! »
Homme (attrapant un téléphone) : -« C'est pourquoi, nous allons l'appeler ensemble ! »
Charlie déglutit difficilement. Il ne donnera pas le matricule de son frère. Il ne sait même pas pourquoi cet homme veut le matricule de Don mais cela n'annonce rien de bon.
En ville.
Megan se gara et les deux agents descendirent de voiture pour se diriger vers l'ambulance et les policiers sur place. Elles montrèrent leurs insignes et purent ainsi passer pour s'approcher. Près de l'ambulance se trouvait un brancard où une femme était allongée mais aucun drap ne la recouvrait. Les deux jeunes femmes se regardèrent alors avec espoirs et arrêtèrent le premier policier qui passait à côté d'elles.
Liz (montrant sa plaque) : -« Excusez-moi, nous sommes du FBI ! Il s'agit de la victime ? »
Policier : -« En effet oui, c'est bien elle. Le professeur Alice Springer ! »
Megan (inquiète) : -« Est-elle ... »
Policier (comprenant où elle voulait en venir) : -« Non, elle est en vie mais pas en très bon état. Elle a simplement pu nous donner son nom ! »
Liz : -« Merci ! »
Les deux agents se dirigèrent alors vers l'ambulance et interrogèrent le médecin qui l'auscultait minutieusement à l'abri des regards des passants. Elles remontrèrent alors leurs insignes aux ambulanciers qui les saluèrent.
Megan : -« Comment va-t-elle ? »
Médecin : -« Elle est en état de choc et ne peut pas parlé. Elle est épuisée et a beaucoup de chance d'être encore en vie. »
Liz : -« Qu'est-ce qu'elle a ? »
Médecin : -« Elle ne peut pas parler. On va lui faire passer des examens mais on pense que sa trachée est brûlée. Elle a été poignardée à plusieurs reprises à divers endroits du corps. Les blessures sont graves mais pas assez pour qu'elle perde la vie. »
Megan : -« Est-ce qu'on peut la voir ? C'est important ! Les vies de deux autres professeurs sont en danger. Nous avons un suspect potentiel mais on aimerait confirmation de sa part ! »
Médecin (comprenant) : -« Très bien mais faites vite. Elle doit être hospitalisée. »
Les deux femmes montèrent alors dans l'ambulance et s'approchèrent de la victime. Elle avait les yeux fermés, un masque d'oxygène recouvrait sa bouche et son nez. Liz posa alors une main délicatement sur celle de la victime qui ouvrit les yeux et fit un petit bond. Megan tenait dans sa main son insigne qu'elle lui montra. Alice fut alors soulagée.
Liz : -« Nous souhaiterions vous poser quelques question. Nous savons qu'il vous est impossible de parler alors nous vous demanderont simplement de répondre par des signes de la tête. »
Le professeur les regarda l'air éreinté et attendait leur première question.
Megan (sortant la feuille de sa poche pour la lui montrer) : -« Reconnaissez-vous cet homme ? »
La jeune femme attrapa et serra bien fort le drap. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Elle détourna le regard et acquiesça d'un signe de tête.
Liz : -« C'est donc bien cet homme qui vous a enlevé et torturé ! »
La jeune femme acquiesça une nouvelle fois, les larmes ne s'arrêtant plus de couler.
Megan : -« Vous a-t-il obligé à travailler pour lui ? »
Elle acquiesça une nouvelle fois et demanda de quoi écrire en faisant des gestes. Megan lui tendit son bloc note et lui donna un crayon dans la main. La jeune femme écrit alors des lettres en majuscule. Cela formait ainsi une petite phrase sans verbe : fusil fléchettes empoisonnées. Les deux agents se regardèrent stupéfaites.
Liz : -« Est-ce que vous savez pour quoi faire ce fusil ? »
La victime fit un signe négatif de la tête. Les deux agents ne voulurent pas la fatiguer d'avantage. Elles la remercièrent et s'avancèrent vers la voiture.
Megan : -« Je pense qu'on devrait prévenir Don au plus vite ! »
Au bureau du FBI.
Don était installé derrière son bureau. Il était face à la photo de la personne qui l'a assommé avec la batte de baseball. Megan avait eu la brillante idée de leur mettre son image avec son profil sur chacun des ordinateurs des agents qui travaillaient sur l'enquête. S'il l'avait en face, il en aurait déjà surement fait de la chair à pâté pour avoir l'assommer et toucher son frère. Il consultait sans cesse son téléphone portable attendant d'une minute à l'autre l'appel de Megan avec de nouvelles informations sur cette dernière victime retrouver mais cela faisait maintenant plus d'une heure qu'il attendait et qu'il n'y avait toujours rien. David et Colby étaient également derrière leurs bureaux et observaient leur ami. Ils n'aimaient pas le voir ainsi mais le comprenait. David se mettait à sa place imaginant que sa sœur avait fait l'objet d'un enlèvement. Il ne vivrait certainement pas ayant toujours la peur au ventre. Ils furent tous sortit de leurs pensées par le téléphone du bureau de Don qui s'était mit à sonner. Don s'empressa de décrocher pensant qu'il s'agissait de Megan mais ce fut une tout autre surprise.
Don : -« Agent ... »
Voix (le coupant) : -« Eppes ! Oui, je sais ! C'est justement vous que je voulais ! »
Don (surprit) : -« Et vous êtes ? »
Voix : -« Ca n'a pas d'importance ! Le plus important, c'est ce que j'ai pour vous : votre frère ! »
Il claqua des doigts et ameuta les troupes autour de lui. David demanda à quelqu'un de tracer l'appel ce qui se fit très vite.
Don (sur un ton assez froid) : -« Qu'est-ce que vous voulez ? »
Voix (plus calme) : -« Moi rien mais Charlie a quelque chose à vous demander ! »
Don (surprit et content de pouvoir entendre son frère) : -« Charlie ! Charlie ! Comment ça va ? Tu n'as rien ? »
Voix (menaçant) : -« Demande lui Charlie ! »
Charlie (la voix tremblante) : -« Non ! »
Mais les agents purent entendre ensuite un hurlement à en glacer le sang. Don se leva de sa chaise et criait le prénom de son frère dans le téléphone. Ses amis ne savaient comment réagir. Ils étaient également énervés mais ne savait ce que ressentait Don d'entendre son frère cadet hurler dans le téléphone sans pouvoir rien faire. Charlie est un scientifique, pas un homme de terrain. Il ne sait pas se défendre et il ne tiendra pas la torture bien longtemps.
Voix (hurlant) : -« Demande lui ! »
Charlie (fatigué mais résistant) : -« Jamais ! »
Don (hurlant à son tour) : -« Qu'est-ce que vous voulez bon sang ! »
Voix : -« C'est à Charlie de vous demandé ! »
Don : -« Charlie ! Qu'est-ce qu'il veut ? Dis-le-moi Charlie ! »
Charlie : -« Non Don ! Tant que je ne saurai pas pourquoi faire, je ne te demanderai rien du tout ! »
Mais Charlie poussa un nouvel hurlement puis Don entendit les simples bips d'un téléphone qui venait de raccrocher. Il jeta le téléphone contre une vitre qui se brisa et quitta le bureau pour aller s'enfermer plus loin. David et Colby préférèrent le suivre.
Au bureau du FBI.
Megan et Liz arrivèrent à peine cinq minutes après ce qui venait de se produire dans les bureaux. Colby se dirigea alors vers elle alors que David rejoins Don dans l'une des salles. Les filles virent alors la vitre brisée et se posèrent des questions. Colby les salua et les arrêta un instant.
Megan : -« Où est Don ? On a quelques informations plus précises ! »
Colby : -« Il vient d'y avoir un problème. Le kidnappeur vient d'appeler et on a tous entendu Charlie ! »
Liz (souriante): -« Il est en vie alors, c'est une bonne nouvelle ! »
Colby (moins content) : -« Il torturait Charlie au travers du téléphone ! »
Megan (posant une main sur sa bouche) : -« Oh mon dieu ! Comment va Don ? »
Colby (montrant du doigt) : -« Il est dans la salle là-bas ! »
Liz ne les attendit pas et se précipita dans le bureau. Elle se présenta face à Don et vit alors pour la première fois depuis qu'elle le connait des larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle le prit alors dans ses bras et le serra très fort. Les autres agents ne savaient où se mettre mais il ne pouvait pas quitter la pièce sachant de nouveaux éléments arrivaient avec les filles.
Don se sentait tellement mal. Pourquoi lui ? Pourquoi Charlie surtout ? Il avait été tellement soulagé d'entendre la voix de son frère au début de la conversation mais au fur et à mesure, son cœur s'était emballé laissant la place à la peur qu'il éprouvait. Il ne voulait pas entendre son frère mourir par le biais du téléphone. L'avoir entendu souffrir lui avait déjà fait énormément de mal comme ça lui faisant sans cesse repenser au devoir auquel il a échoué : protéger son petit frère. Un raclement de gorge le sortit de ses pensées et des bras de sa bien-aimée pour voir Megan et Colby s'avancer à leur tour dans la pièce.
Megan (d'une petite voix) : -« On a du nouveau pour l'enquête Don et si on fait vite, on pourrait très vite récupérer ton frère ! »
Don (se reprenant alors pour redevenir celui que tous connaissent) : -« On vous écoute ! Qu'avez-vous appris sur cette nouvelle victime ? De qui s'agit-il et de quoi est-elle morte ? »
Liz : -« Il s'agit d'Alice Springer et elle n'est pas morte. Elle est actuellement aux services de soins intensifs de l'hôpital. Elle a été torturée et poignardée à de nombreuses reprises mais elle a été retrouvée à temps pour pouvoir la sauver ! »
Colby (soufflant bruyamment) : -« Enfin une bonne nouvelle dans toute cette sale enquête ! »
David (curieux et impatient) : -« Quoi d'autres ? »
Megan : -« Elle était à bout de force mais nous avons pu lui poser quelques questions ! »
Don : -« Et ? »
Megan (montrant l'image du kidnappeur) : -« Il s'agit bien du kidnappeur et tortionnaire. Elle l'a bien identifié ! »
David : -« Très bien ! Il ne nous reste plus qu'à trouver son adresse et à nous y rendre ! »
Liz : -« Ce n'est pas tout ! Cet homme a fait construire une arme : un fusil à fléchettes empoisonnées mais on ne sait pas pour tuer qui ! »
Colby : -« Ok, je cherche son adresse tout de suite ! »
Agent (entrant dans la pièce) : -« Messieurs ! Une nouvelle victime vient d'être retrouvée au centre ville ! »
Le cœur de Don se serra. Il espérait qu'il ne s'agirait pas de son frère.