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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Numb3rs
Création : 11.03.2009 à 16h21
Auteur : Cissy
Statut : Terminée
« Beaucoup de larmes dans cet épisode très violent que j'écris seule. Ames sensibles d'abstenir. » Cissy
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CHAPITRE XX
Maison des Eppes
- Alors ça y est ? C'est terminé ? s'enquit Charlie lorsqu'ils eurent enfin repris un peu de sérieux.
- C'est terminé frangin.
Un sourire espiègle détendit soudain les lèvre de l'aîné tandis qu'il observait attentivement son cadet :
- Quoi ? s'inquiéta celui-ci.
- Tu sais que tes boucles sont en train de repousser ?
Charlie passa une main un peu nerveuse dans sa chevelure qui, effectivement, commençait à rebiquer de nouveau.
- Ben oui, et alors ?
- Et alors ? Les marines ne vont plus vouloir de toi mon petit pote !
- Idiot va ! rétorqua Charlie en envoyant une bourrade à son frère qui l'esquiva sans difficulté.
Cependant, au mouvement qu'il fit, le dossier qu'il tenait sous son avant-bras glissa de la table et atterrit sur le sol. Les deux frères se précipitèrent d'un même mouvement pour le ramasser et leurs têtes entrèrent durement en contact. Ils se retrouvèrent assis par terre, se frottant le crâne vigoureusement en échangeant un regard furibond. Puis, chacun voyant dans l'autre sa propre attitude, ils repartirent d'un rire homérique. Enfin, Don ramassa son dossier et le reposa sur la table. Une feuille couverte de chiffres s'en échappa alors et vint voleter devant le visage du mathématicien toujours au sol. Il s'en empara avant que son frère ne puisse le faire et aussitôt, son regard s'éclaira :
- C'est pour ton affaire ? Tu comprends à quoi ça sert ?
- C'est pour mon affaire, oui. Donne-moi ça Charlie. Et puis relève-toi. Tu ne vas pas passer la soirée sur le parquet.
En même temps, il tendait la main à son frère qui s'en saisit. D'un mouvement vigoureux, il le hala alors à lui en même temps qu'il tentait de lui arracher le document.
- Mais non ! Attends. Je suis sûr que tu n'as pas vu...
- Charlie ! C'est un dossier du F.B.I.
- Je sais bien, je ne suis pas idiot tout de même !
- Non Charlie, ne fais pas ça !
- Ne fais pas quoi ?
- Je ne reviendrai pas sur ma décision Charlie, je te préviens.
- Mais je ne te demande rien Don. Juste de me laisser regarder cette feuille.
Don était à nouveau préoccupé, à mille lieues de l'homme détendu qu'il était quelques secondes auparavant.
- Charlie, s'il te plaît...
Charlie planta alors son regard dans celui de son aîné : décidément, il avait gagné une bataille, mais la guerre ne l'était pas encore.
- Donnie... Laisse-moi t'aider.
- Charlie c'est trop dangereux.
- Mais tout est dangereux Don. Alors d'abord tu refuses que je collabore avec toi. Et puis après quoi, dis-moi ? Tu refuseras que je prenne ma voiture les jours de grands départs ? Puis les jours de grosse chaleur ? Puis ceux de météo pourrie ? Et puis n'importe quand, il n'y a rien de plus dangereux que la voiture ! Et quoi après ? A ben, que j'évite d'utiliser le gaz, on ne sait jamais. Et la baignoire ! Voilà qui est dangereux. Amita ? Les câlins ? On ne sait jamais : mon cœur pourrait ne pas y résister, puis...
- C'est bon Charlie d'accord, tu as raison !
- J'ai raison ?
- Oui. Tu as raison. Je ne peux pas passer ma vie à jouer les mères poules.
- Ah quand même ! Donc... Je peux regarder cette feuille ?
- Charlie... Je ne sais pas... Si jamais il t'arrivait quelque chose...
- Mais il ne m'arrivera rien Don, rien du tout. Tu veux que je te fasse un calcul sur les probabilités que j'aie qu'il m'arrive encore un truc comme ça ? Ou autre d'ailleurs ?
- Non, non, c'est bon, tu as gagné tête de mule !
- J'ai gagné ?
- Oui, je m'avoue vaincu ! Content ?
- Ca dépend. Qu'est-ce que j'ai gagné ?
Don scruta longuement le visage de son petit frère : il semblait la proie d'un véritable combat intérieur. Charlie ne dit rien, il savait que le moindre mot pouvait faire basculer la balance du mauvais côté, mais il avait confiance. Et puis Don poussa un long soupir et sourit en disant :
- Tu as gagné... ça. Et en même temps qu'il parlait, il ouvrait le dossier et le poussait entre lui et son cadet.
Charlie ne dit rien, il se contenta de serrer longuement la main de son frère qui répondit à son étreinte.
Lorsqu'il rentra avec les emplettes qu'il avait fait pour le dîner, Alan trouva ses deux fils, tête contre tête, penchés sur le dossier grand ouvert. Des feuilles jonchaient toute la table et le plus jeune écrivait frénétiquement une série d'équations qu'il expliquait au fur et à mesure à son aîné visiblement plutôt dépassé par la complexité de ces calculs, mais aussi totalement accaparé par les perspectives que développait son cadet.
Alan eut un grand sourire en voyant le désordre qui régnait dans la pièce : un désordre qui signifiait que tout venait enfin de rentrer dans l'ordre !
FIN
Désolée pour les bouclettes de Charlie. Promis, il les aura retrouvées au prochain épisode.