HypnoFanfics

Promo 88

Série : Numb3rs
Création : 05.05.2009 à 17h53
Auteur : Cissy 
Statut : Terminée

« Don et Charlie se rendent à la soirée du 20ème anniversaire de leur promo. Bien sûr rien ne va se dérouler comme ils le pensaient. Episode sans enquête (désolée Orkhadia), que j'écris seule. » Cissy 

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Chapitre 37

 Gymnase du lycée de Pasadena, salle annexe

- Maintenant ça suffit ! Je veux la vérité !

Il s'approcha de Don et colla son arme sur son front :

- Avoue ! Avoue immédiatement que j'ai dit la vérité ! Avoue ou je te tue !

- Non ! Norton ! Il n'a rien fait ! Je jure qu'il n'a rien fait !

La voix paniquée de Charlie s'éleva à laquelle répondit la voix calme de Don :

- Mais il sait très bien que je n'ai rien fait Charlie. Il sait que c'est lui qui a subi ces horreurs de la part de son frère et pas toi. Mais il ne veut pas l'admettre, n'est-ce pas ? Alors qui est le menteur ?

Bates blêmit et ses lèvres se mirent à trembler tandis que son doigt se crispait sur le chien de détente. Tétanisé, Charlie se dit qu'il allait abattre son frère sous ses yeux sans qu'il puisse rien y faire. Et puis soudain un sourire sadique fleurit sur les lèvres minces.

- D'accord ! Puisque c'est comme ça...

Il pivota lentement sur lui-même et son arme se braqua sur Charlie tandis qu'il lui intimait :

- Maintenant Charlie, tu vas dire la vérité. Avoue ce qu'il t'a fait ou c'est toi que je tue !

Charlie avait retrouvé tout son calme : jamais, jamais on ne lui ferait dire du mal de son frère ! Tant que c'était lui qu'on menaçait, rien ne le ferait changer d'avis.

- Don ne m'a jamais touché, jamais !

- Comme tu veux.

Son doigt se crispa sur la détente

- Charlie ! Charlie je t'en prie, dis-lui ce qu'il veut entendre !

- Jamais Don, jamais je ne dirai ces horreurs sur toi !

- Ca n'a pas d'importance Charlie, dis le lui, il va te tuer !

- Mais non. Norton, je suis de ton côté, tu le sais...

- Alors montre-le : dis-moi la vérité.

- Mais ce n'est pas la vérité !

- Ah non ?

Il fit signe à l'un des jumeaux : celui-ci s'approcha de Charlie et lui asséna un violent coup de poing dans l'estomac. Le mathématicien s'effondra sur les genoux tandis que Don hurlait :

- Laissez-le bon sang !

Bates s'approchait de Charlie, puis il lui appuya l'arme sur le front :

- Maintenant tu dois dire la vérité Charlie !

- D'accord Bates, d'accord j'avoue tout vous êtes content ?

Charlie, qui avait fermé les yeux, déterminé à mourir plutôt qu'à céder, eut un violent haut le corps en entendant la voix de son frère déformée par la panique.

- Donnie... Non... murmura-t-il.

Bates, lui, se retournait vers l'aîné des Eppes, un large sourire sur le visage.

- Et qu'est-ce que tu avoues Eppes ?

- Tout ! Tout ce que vous avez dit ! C'est vrai !

- Nous t'écoutons.

- Non, Don !

Un signe de tête de Bates et Charlie sentit qu'on lui passait un lien autour du cou tandis qu'un genou s'appuyait sur son dos. Ainsi maintenu, le souffle commençant à lui manquer, des papillons rouges flottant devant ses yeux, il fut incapable de continuer. Il entendit son frère supplier :

- Laissez-le, il n'a rien fait. C'est une victime.

- Victime de quoi ? Si tu as quelque chose à dire, dépêche-toi.

- Ce que vous avez dit, c'est la vérité.

- C'est un peu court tu ne crois pas ? Tu devrais développer avant que ton frère ne manque de souffle.

Don jetait des regards éperdus vers Charlie qui tentait vainement de desserrer le garrot autour de son cou. Ses mains étaient crispées sur le lien qui l'étouffait et il cherchait désespérément de l'air. Son frère comprit qu'il devait dire ce que Bates désirait entendre s'il voulait avoir une chance de le sauver.

- Pendant notre année de terminale, j'ai régulièrement battu mon frère et je... je l'ai violé. Voilà, ça vous va ?

- Tu l'as violé ?

- Oui, c'est ce que j'ai dit.

- Combien de fois ?

- Je ne sais pas, je n'ai pas compté. Toutes les nuits je crois.

- Et tu l'as prostitué aussi ?

- Oui, c'est vrai. Je l'ai prostitué. Relâchez-le maintenant.

- Tu regrettes ce que tu as fait ?

- Bien sûr que je regrette !

- Mais tu mérites d'être puni.

- Oui, oui ! Mais pas lui, pas lui !

- Parce que tu lui as fait assez de mal comme ça ?

- Oui, c'est vrai. Je lui ai fait du mal...

- D'accord. Nous allons parler de ta punition dans un instant.

Il se retourna vers l'homme qui étranglait Charlie.

- C'est bon relâche-le.


Cissy  (30.05.2009 à 19:32)

Chapitre 38

 

Gymnase du lycée de Pasadena, salle annexe

Charlie sentit la pression sur sa gorge se relâcher. Il s'effondra au sol en toussant, cherchant désespérément son souffle. Il entendait son frère qui l'appelait mais était incapable de lui répondre. Puis il sentit qu'on le relevait et il se retrouva assis sur une chaise tandis qu'on lui faisait avaler un verre d'eau. Il se sentit mieux : son souffle revenait et le voile rouge devant ses yeux disparaissait. Il prit de nouveau conscience de ce qui l'environnait.

Les six autres « victimes » et les quatre « bourreaux » le fixaient d'un air inquiet. Don le couvait d'un regard affolé qui s'éclaircit lorsqu'il vit qu'il reprenait ses esprits.

- Charlie... Ca va aller ?

- Oui, t'inquiète.

Et puis soudain, comme un flash-back, les mots prononcés par son frère lui apparurent.

- Don... Pourquoi ? Pourquoi tu as raconté ces horreurs ?

- Il t'aurait tué Charlie...

- Mais ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai !

- Qu'est-ce qui n'est pas vrai ?

La voix doucereuse de Bates les fit sursauter. Pendant un instant ils l'avaient oublié : ils avaient oublié où ils étaient, réunis dans leur mutuelle affection et préoccupation l'un de l'autre. Charlie fit face à leur tourmenteur :

- Ce que mon frère a dit : ce n'est pas la vérité !

- Ah non ? Pourtant il a avoué...

- Pour m'épargner...

A nouveau un sourire cruel vint déformer le mince visage du détraqué.

- Tu persistes à dire qu'il ne t'a pas touché, jamais ?

- Jamais !

- Qu'est-ce qui pourrais te convaincre de dire la vérité hein ? Dis-moi ?

Il s'approcha de la chaise et tira violemment les cheveux du mathématicien en arrière puis il lui appliqua un couteau sur la gorge :

- Pourquoi continuer de mentir ?

- Charlie ! Charlie dis-lui, ça n'a pas d'importance !

Les supplications de Don lui parvinrent. Il comprit qu'il devait l'accuser, dire ces horreurs. Finalement il avait raison, quelle était l'importance de prononcer quelques mots sans valeur ?Mais au moment d'ouvrir la bouche, il fut incapable de laisser passer les phrases. Il ne pouvait pas, c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas accuser son frère d'une telle monstruosité. Bates dut comprendre qu'il ne le ferait pas plier de cette manière-là. Un nouveau sourire empreint de sadisme éclaira son visage : en menaçant le cadet il avait fait plié, l'aîné. Il ne doutait pas que la réciproque serait vrai. Il relâcha donc Charlie en murmurant :

- Très bien. Je sais ce qui arrive. Tu es dans le déni. Je connais un moyen de t'en faire sortir. Une reconstitution.

- Non !

Don hurlait, comprenant où voulait en venir le pervers. Mais il n'avait pas compris que ce n'était pas Charlie qui était menacé. Bates s'adressait aux jumeaux :

- Faites donc en sorte que la mémoire de notre génie se réveille !

 

*****


Cissy  (30.05.2009 à 19:33)

Avec des gloussements sadiques, les deux hommes se dirigèrent vers Don. Charlie regardait, ne semblant pas comprendre ce qui se tramait. Don, lui, avait réalisé et il tenta vainement de se défendre. La lutte était trop inégale pour être longue. Charlie se débattait contre deux hommes qui le maintenaient sur sa chaise tandis qu'il voyait les jumeaux s'acharner à coups de poings et de pieds sur son frère qui bientôt ne bougea plus, épuisé par la lutte. Le mathématicien sentit alors sur ses cheveux la caresse de la main de Bates qui s'était rapproché :

- Maintenant regarde bien, et rappelle-toi !

Ce fut seulement à ce moment-là que Charlie comprit ce qui se tramait et une clameur d'horreur lui échappa tandis qu'en riant les jumeaux commençaient à dévêtir son frère qui n'opposa qu'une faible résistance, matée par quelques gifles.

Les velléités de révolte de Caradoc, Freddy et Amadie furent clouée net dans l'œuf par les deux armes automatiques qui se pointèrent sur eux lorsqu'ils tentèrent de se lever. Les autres détournaient la tête ou fermaient les yeux, horrifiés d'être obligés d'assister au spectacle de cette abomination. Seul Clark semblait trouver la scène digne d'intérêt et n'en perdait pas une miette : en voilà un dont on pouvait dire qu'il était devenu ce qu'il promettait d'être. Tant que lui-même n'était pas en danger, les souffrances des autres, loin de le déranger, semblaient lui procurer du plaisir.

- Non ! Arrêtez ! Vous ne pouvez pas faire ça ! criait Charlie.

- Ah non ? Pourtant c'est ce qu'il t'a fait non ? C'est un juste retour des choses !

- Mais il ne m'a rien fait.

Bates planta son regard dans celui du mathématicien.

- Tu sais que tu ne l'aides pas là ?

Le cœur au bord des lèvres, Charlie comprit soudain ce qu'on attendait de lui. Eperdu, il regarda son frère étendu au sol : on avait largement ouvert sa chemise puis on l'avait descendue le long de ses épaules, dénudant ainsi son torse, et l'un des jumeaux faisait à présent glisser son pantalon le long de ses jambes tandis que l'autre, à genoux auprès de leur victime, commençait à se déboutonner, une lueur de concupiscence dans le regard. Il ne pouvait pas laisser s'accomplir cette horreur !

Don lui ne parlait pas : il se mordait les lèvres jusqu'au sang pour ne pas supplier ses tortionnaires de l'épargner, sachant que, de toute façon, cela ne ferait que les exciter davantage, mais jamais il n'obligerait son frère à faire ce qu'il ne voulait pas. Tant qu'il était seul en danger, rien ne pourrait le forcer à céder à ses bourreaux. Et il savait, au plus profond de lui-même, que pour son cadet, ces quelques mots qu'on exigeait qu'il prononce étaient inconcevables : ils le blesseraient plus que des coups. Alors jamais il ne lui demanderait de mentir pour lui : il était prêt à en assumer les conséquences, aussi atroces soient-elles.

Tétanisé, Charlie semblait incapable de la moindre réaction. Freddy s'exclama soudain :

- Dis-le Charlie, bon sang, dis lui ce qu'il veut entendre ! Qu'est-ce que ça peut faire ? Tu ne vas pas laisser faire ça ! Charlie non de d... !

Ces mots, en le fouettant, ramenèrent le mathématicien paralysé à la réalité

- Non ! D'accord, d'accord, j'avoue ! C'est vrai ! Il... Don... Mon frère m'a...

Les mots ne voulaient pas franchir la barrière de ses lèvres. Don était maintenant sur le ventre et, tout en regardant son jumeau, Théophraste glissait sa main sous le tissu de son sous-vêtement...

- Mon frère m'a violé !

Il avait hurlé, comme pour se débarrasser enfin de ce fardeau. Les jumeaux avaient suspendu leurs gestes, attendant les instructions de leur meneur. Celui-ci se tourna vers Charlie, le sourire aux lèvres :

- Et bien voilà, ce n'était pas si terrible, n'est-ce pas ? Tu dois te sentir mieux maintenant que tu as fait face à la réalité ?

- Tu as eu ce que tu voulais... Laissez mon frère tranquille maintenant.

- Ce serait trop facile petit Charlie... D'abord tu dois raconter, et je veux des détails... Et vite, sinon je crois qu'on pourra assister à une reconstitution en direct.

D'une voix atone, Charlie s'entendit alors débiter un chapelet de monstruosité et perversité qui éveillait une jubilation manifeste chez son tortionnaire. Finalement, celui-ci parut satisfait de ce qu'il avait entendu.

- D'accord. Je te crois. Rhabillez-le et relâchez-le vous autres.

Comme à regret, les deux hommes firent ce qui leur était demandé, mais une lueur dans leurs yeux prouvait qu'ils savaient qu'on leur offrirait leur revanche. Puis ils s'éloignèrent de Don qui se redressa lentement. Son regard se planta dans celui de son petit frère qui des yeux lui demandaient pardon, pardon de ces mensonges, pardon de l'avoir accusé à tort. En retour, il lut « Merci » dans le regard de son aîné qui venait d'échapper à une abjection sans nom grâce à ces mêmes mensonges.


Cissy  (30.05.2009 à 19:34)

Chapitre 39

 Gymnase du lycée de Pasadena, salle annexe

Norton les contemplait à nouveau en silence. Il se sentait bien : tout se déroulait comme il le voulait. Il venait d'accorder à Don un répit, juste un répit. Il voulait jouer avec les nerfs des deux frères, les détruire psychologiquement avant de les détruire physiquement. Il était le seul qui savait comment se terminerait la représentation. Mais c'était trop tôt : pas encore... Son plaisir serait d'autant plus grand qu'il aurait su attendre avant de le prendre. Mais Don Eppes subirait son joug comme il avait subi celui d'Edwin. Il se vengerait sur lui des ignominies endurées et il jouissait par anticipation de l'effroi et de la douleur qu'il lui infligerait.

Mais il voulait d'abord les amener tous les deux au point de rupture. Et, le moment venu, il possèderait l'aîné sous les yeux de son cadet impuissant. Puis ensuite, il donnerait enfin libre cours à cette envie qui l'avait parfois assailli vingt ans auparavant et, abandonnant Don aux Twins, il prendrait du bon temps avec Charlie.

Il n'était plus le Norton gracile et sans forces du lycée. Lorsqu'il était entré à l'université, il s'était juré qu'on n'abuserait plus jamais de lui à cause de son manque de force physique et des mois de musculation intensive lui avait permis, dorénavant, de s'imposer. Et pour s'imposer il s'était imposé, faisant à son tour subir sa loi aux plus faibles. Il s'était aperçu qu'il pouvait tirer du plaisir de relations sexuelles très particulières : son frère avait réussi à faire de lui un pervers. Mais, loin de l'anéantir, la constatation l'avait revigorée : il avait enfin quelque chose de particulier, quelque chose bien à lui ! 

En règle générale il parvenait toujours à trouver un partenaire docile, quelle qu'en soit la raison : vénalité, déviance ou même, il l'avait vu, amour, si toutefois on pouvait apparenter ce sentiment à l'amour. Parfois aussi, il imposait sa volonté à une victime non consentante et il devait s'avouer que son plaisir était décuplé alors par les supplications et les pleurs de celle-ci. Au point qu'il en avait fini par comprendre pourquoi Edwin était si souvent revenu à la charge. S'il avait su alors, il se serait laissé faire sans rien dire !

Revenu à Los Angeles, il avait commencé à fréquenter quelques unes de ces maisons qui fournissaient à leurs clients des plaisirs très spécifiques. Et puis un jour, dans une boîte d'échangisme où toutes les tendances s'exposaient, il avait eu la grande surprise de rencontrer les jumeaux, eux aussi adeptes de ce type de pratique. Leur entente charnelle avait été immédiate et ils avaient commencé à se retrouver régulièrement d'abord à trois, puis à quatre, Théobald venant se joindre à leurs jeux malsains. Ils avaient ensuite multiplié les partenaires d'abord tous consentants, puis parfois contraints et, petit à petit, le plaisir de ce dernier type de rapports les avaient conduit à les multiplier.

Ils avaient ainsi commencé à « chasser » ensemble et il se souvenait avec délice des proies tendres qu'ils s'étaient partagées, hommes et femmes indifféremment, quoique, en y repensant, les hommes étaient un peu plus nombreux malgré tout. Il y avait toujours ce petit quelque chose de plus dans les yeux d'un homme abusé qu'on ne voyait pas dans celui d'une femme, ce petit plaisir particulier que provoquait en lui l'horreur supplémentaire qu'était pour la victime la nature homosexuelle de la relation qu'on venait de lui imposer. Parce qu'ils prenaient toujours garde, lorsque leur partenaire n'était pas consentant, de ne pas le choisir parmi la communauté gay : où aurait été l'intérêt ?

Ils étaient bien trop malins, bien trop intelligents et organisés, bien trop prudents aussi pour se faire prendre et depuis plusieurs mois qu'ils sévissaient dans la région, on ne les avait jamais identifié. Et puis, le nombre de victimes qu'ils avaient réellement faites était aussi bien loin du nombre réel : surtout en ce qui concernait les hommes ! Il n'y en avait pas un sur dix qui osait porter plainte : ainsi ils jouaient sur du velours.

 

*****


Cissy  (31.05.2009 à 16:03)

Mais ce soir, ce serait leur apothéose. Lorsqu'ils avaient reçu cette invitation à la soirée, ils avaient su qu'ils tenaient enfin leur revanche : tous ces médiocres qui les avaient ignorés allaient payer d'une manière éclatante. Peut-être n'auraient-ils rien tenté s'ils ne s'étaient pas senti aux abois. A force de se croire invulnérables, ils avaient fini par commettre l'erreur à ne pas commettre et Théophile avait été arrêté pour le viol d'un des rares hommes ayant osé porté plainte et qu'il avait eut l'imprudence de draguer ouvertement dans un bar avant, devant son refus, de rameuter ses complices pour prendre de force ce qu'on lui refusait.

L'homme n'avait cependant identifié que lui et, jouant sur leur ressemblance, grâce à un avocat particulièrement retors que leurs moyens financiers leur permettaient de s'offrir, ils étaient pour le moment en sursis. Mais ils savaient que, maintenant qu'ils étaient dans le collimateur de la police, ils n'en avaient plus pour longtemps. En tout cas, jamais ils n'accepteraient d'aller en prison : Théobald, Théophile et Théophraste savaient qu'ils ne survivraient pas les uns sans les autres et Norton imaginait bien ce qui pourrait lui arriver confronté à la violence carcérale : même ses muscles imposants de le mettraient pas à l'abri de co-détenus déterminés et il refusait de rendosser le costume de la victime. Alors ils avaient décidé d'en finir en beauté en se vengeant de tout ce qu'ils avaient enduré et qui avaient fait d'eux ce qu'ils étaient.

Ils ne pensaient pas que d'autres avaient peut-être vécu encore pire et étaient pour autant devenus des gens biens. Ce qu'on subit influe sur ce que l'on est, mais on reste toujours maître de ses choix. Mais il était tellement plus facile de rendre les autres responsables de l'immense gâchis qu'ils avaient fait de leurs vies.

Leur plan avait été minutieusement préparé : ils savaient ce qu'ils feraient sans savoir encore à qui. Ils avaient décidé de faire « leur marché » sur place, en fonction des « produits » qui s'offriraient à eux. Mais jamais Norton n'aurait pu imaginer avoir la chance d'avoir le premier choix : les frères Eppes, tous les deux.  Oui, il allait finir en beauté, vraiment et sans aucun regret. Et ils finiraient avec lui.


Cissy  (31.05.2009 à 16:04)

Chapitre 40

 Gymnase du lycée de Pasadena, salle annexe

Charlie observait sans un mot celui qui était devenu à son tour le pire des bourreaux en se demandant si la situation ne venait pas d'être désamorcée par ses pseudos aveux. Mais il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il n'en était rien : le sadisme de Norton Bates ne pouvait se satisfaire de ce qu'ils venaient d'endurer. Il reprit la parole :

- Bien, maintenant que tout est clair, il est nécessaire que tu prennes ta revanche sur ton frère.

- Je n'ai pas de revanche à prendre, rétorqua Charlie.

- Ah non ? Pourtant, avec ce qu'il t'a fait.

- Mais c'est du passé, rien que du passé ! Aujourd'hui nous n'avons plus les mêmes rapports.

- Peut-être, mais il doit payer.

Il se détourna et alla chercher quelque chose dans l'un des sacs qu'ils avaient posés sur les tables. Lorsqu'il revint vers lui, Charlie reconnut une cravache.

- Tu vas le corriger pour ce qu'il t'a fait !

- Jamais !

La cravache siffla et le mathématicien hurla de douleur lorsqu'elle lui cingla les épaules.

- Tu vas le corriger, tu m'entends ! Il le mérite !

- Non !

A nouveau le fouet lui mordit les épaules et à nouveau il cria alors que Don le suppliait :

- Ca ne fait rien Charlie. Prends cette cravache et fais ce qu'il te dit !

- Non Don, ça non, jamais.

Un troisième coup n'eut pas plus de conséquences sur sa détermination et Bates comprit qu'il ne le ferait pas plier. Il changea à nouveau sa tactique.

- D'accord. Alors je vais m'en charger à ta place !

Avant que Charlie ait pu émettre une supplication, il était sur Don et se mit à le frapper à coups redoublés. L'agent essaya vainement de se protéger : comment aurait-il pu faire avec ses mains entravées dans le dos ? Les coups se mirent à pleuvoir sur lui, violents, sans trêve, et du sang apparut bientôt sur l'étoffe de sa chemise et de son pantalon tandis que Charlie hurlait à en perdre la tête pour faire cesser son calvaire. Don, lui, s'efforçait de ne pas crier de douleur pour ne pas ajouter à l'horreur que vivait son petit frère. Au bout de quelques minutes Bates s'arrêta, le bras fatigué d'avoir tant frappé.

- Don, gémit Charlie, Donnie, réponds-moi.

Don frère s'agita faiblement en geignant. Et pourtant, ses premiers mots furent :

- Ca va aller frangin, t'inquiète, tandis qu'il essayait de se redresser péniblement.

 

*****


Cissy  (01.06.2009 à 17:53)

Les larmes roulaient sur les joues de Charlie. Il s'en voulait terriblement. S'il avait pris cette maudite cravache, il aurait pu éviter toute cette souffrance à son frère. Quelques coups auraient peut-être suffi pour satisfaire Bates.

Celui-ci revenait vers lui :

- Alors, tu la prends ou non cette cravache ?

Il le regarda, interdit. Il ne pouvait pas penser qu'il allait frapper son frère après ce qu'il venait d'endurer ?

- Tu as dix secondes. Ensuite, je demande aux twins de s'en charger.

- Non !

- Alors prends !

Norton lui tendait l'objet qu'il prit machinalement, l'esprit en déroute. A l'extrémité de la longue tige de cuir, il vit quelques gouttes de sang : le sang de son frère. Et alors il perdit la tête. Il assura le manche dans sa main et il frappa violemment Bates au visage. Celui-ci hurla en reculant, tandis que les jumeaux se jetaient sur le mathématicien et le précipitaient à terre, auprès de son frère.

- Charlie, qu'est-ce que tu as fait ? s'exclama celui-ci affolé.

Bates avait repris son équilibre. Une horrible boursouflure rouge traversait son visage de la tempe gauche à la joue droite. Ses yeux étaient déments :

- Ainsi c'est ça ! Depuis le début tu es des leurs ! Pire qu'eux même, parce que tu t'es caché parmi nous tout ce temps ! Je m'en doutais figure-toi. Et le masque est enfin tombé ! Tu vas payer !

Il saisit son arme et la braqua sur Charlie. Celui-ci comprit que rien au monde ne le sauverait cette fois-ci.

Au moment où Bates appuyait sur la détente, il se sentit projeté sur le côté tandis qu'on hurlait :

- Non ! Charlie !

Assourdi par le coup de feu, étourdi par sa chute, il mit quelques secondes à comprendre ce qui venait de se passer. Puis il hurla à son tour en voyant son frère étendu près de lui, râlant, l'épaule gauche ensanglantée, juste au-dessous de la clavicule. Rassemblant ses forces, l'agent s'était jeté sur lui au moment où Bates tirait, l'écartant de la trajectoire mortelle. C'était lui qui venait d'être atteint.

- Donnie ! Oh mon Dieu Donnie ! Parle-moi, réponds-moi, Donnie !

Et puis à nouveau l'ombre de Bates se profila sur eux.

- Ecarte-toi Charlie !

La voix du déséquilibré était maintenant calme, de ces calmes affolants qui précèdent les plus grands séismes.

- Norton ! Il est blessé, il faut appeler les secours !

- Ne t'inquiète pas, je vais mettre fin à ses souffrances !

- Non ! Je t'en supplie !

- Ce sera ta punition. Je viens de comprendre que ce sera pire pour toi que la mort. Tu vas le voir mourir sous tes yeux : ce ne sera que justice.

- Norton, au nom de notre amitié...

- Notre amitié ! Pauvre petit naïf ! Tu crois vraiment que j'avais de l'amitié pour toi ? Tu n'étais qu'un sale gamin pourri gâté qui avait tout ce que j'aurais voulu : l'intelligence, des parents géniaux et un grand frère ! Un grand frère qui s'occupait de toi, qui veillait sur toi, qui t'aimait ! Le grand frère que je n'aurais jamais ! De l'amitié ! Si j'avais pu, je t'aurais tout pris, tout ! Et ce soir, c'est ce que je vais faire !

L'arme s'abaissa à nouveau vers Don qui gisait dans les bras de son frère, incapable de se défendre, à peine conscient de ce qui se passait tant la douleur qui le taraudait était insoutenable.

- Adieu Eppes, cracha Bates tandis que les jumeaux s'approchaient en ricanant, attirés par l'odeur du sang.

- Non !

Au moment où Norton faisait feu à nouveau, Charlie se jeta sur le corps de Don. Il ressentit un choc violent à la tête et ce fut le noir complet.


Cissy  (01.06.2009 à 17:54)

Chapitre 41

 Lycée de Pasadena, extérieur

- On en est où ?

A l'extérieur, les agents s'impatientaient. Il y avait maintenant plus de quatre heures que la prise d'otages avait commencé.

Et, pour leur plus grande frustration, la direction avait envoyé un superviseur pour remplacer Don absent, ne pensant pas qu'un membre de son équipe puisse être capable de mener à bien une opération de cette envergure.

Les agents connaissaient celui qui devenait ainsi leur supérieur provisoire. L'agent Falk avait été dénommé « V.S. » pour « valse hésitation ». Il n'osait jamais s'engager à fond, avait toujours peur des conséquences et pesait soigneusement le pour et le contre avant toute décision. Colby se demandait quel était le bureaucrate stupide qui avait pensé qu'il serait le mieux placé pour résoudre cette crise. Si un homme risquait plutôt de faire capoter les choses, c'était bien lui.

La seule initiative qu'il avait tenté de prendre était d'éloigner Alan et Larry du périmètre où se tenaient les forces de l'ordre. L'équipe de Don et Robin s'étaient violemment élevés contre cette décision et avaient finalement eu gain de cause lorsque, semblant céder, l'assistante du procureur lui avait dit :

- D'accord Agent Falk. Mais si vous voulez que monsieur Eppes quitte les lieux, il va falloir le lui demander vous-même. Je me refuse à le faire.

Un instant, le regard de Falk s'était attardé sur les quatre agents qui, étant sous ses ordres, étaient censés obéir s'il leur donnait l'ordre de faire déguerpir le père de famille et le physicien. Mais il comprit, à leur expression, qu'ils préfèreraient être accusés d'insubordination plutôt que d'obtempérer.

- D'accord. Après tout, tant qu'ils restent là où ils sont. Mais je ne veux pas les avoir dans les jambes. Et vous en assumez la responsabilité, dit-il en fixant Robin.

- Ne vous inquiétez pas agent Falk, je n'ai pas pour habitude de fuir mes responsabilités,  répondit sèchement la jeune femme, se mordant les lèvres pour ne pas ajouter : Moi !.

Il ne servait à rien de s'aliéner la sympathie de cet homme dont dépendait la vie de Don et Charlie. Fidèle à son engagement, c'était elle qui avait fait le lien auprès d'Alan auquel elle n'avait pas dit ce qu'elle pensait réellement du nouveau responsable de l'équipe sous peine de le voir perdre espoir.

On savait désormais qu'il n'y avait plus de danger, les empreintes thermiques ayant démontré qu'il n'y avait pas d'explosif dans la pièce. Elles avaient aussi montré l'impossibilité d'attaquer à coup sûr, les silhouettes des malfaiteurs se déplaçant régulièrement : comment savoir si, dans les secondes qui précèderaient l'assaut, les hommes n'allaient pas se positionner de telle façon que les policiers perdraient du temps à les localiser, leur permettant par là même d'abattre des otages ?

La surveillance auditive leur permettait de suivre ce qui se passait à l'intérieur et le psychiatre qui les accompagnait devenait de plus en plus pessimiste à mesure que le temps passait tant l'exaltation des preneurs d'otages semblaient atteindre des sommets. Il avait de plus en plus de mal à penser qu'ils réussiraient à raisonner les  forcenés.

Lorsqu'ils avaient entendu le récit de ce que Bates avait enduré l'année de ses dix-sept ans, les visages s'étaient figés. Ils pouvaient mieux comprendre ce qui le motivait, sans pour autant l'excuser. D'autres que lui avaient subi les mêmes horreurs, pire parfois et n'avaient pas pour autant choisi la voie de la violence.

Dans l'entre fait, la police de Los Angeles avait communiqué au F.B.I. le rapport sur les accusations qui pesaient sur le clan Skeleton. S'ils étaient encore en liberté, ils le devaient à leur immense fortune, amassée à la suite d'une découverte dont les applications dans le domaine de l'informatique étaient multiples. Les jumeaux avaient inventé cette technique à l'aube de leurs vingt-cinq ans, et depuis ils vivaient de leurs rentes.

En fouillant dans leur passé, les agents avaient découverts l'origine de leur symbiose. Au départ, les jumeaux Skeleton étaient en fait des triplés. Le troisième d'entre eux, Théobald, était mort à cinq ans des suites d'une rougeole. De ce temps, les deux survivants s'étaient repliés sur eux-mêmes, vivant dans leur monde parallèle. D'après le psychiatre, il était vraisemblable que leurs premières expériences avaient été communes : premières expériences sexuelles l'un avec l'autre, puis avec des jeunes filles acceptant de partager leur lit.

Ils étaient incapables d'envisager la vie l'un sans l'autre. Qui était réellement le père du garçon, fruit des amours des deux frères avec une paumée de passage qui leur avait laissé l'enfant sans même s'en soucier? Sans doute que même les jumeaux ne le savaient pas. Mais, avec la naissance de Théobald, ils avaient reconstitué la trinité. Et d'après le thérapeute, jamais ils n'accepteraient d'être séparés. Quant à Norton Bates, tout laissait supposer qu'il n'envisageait pas une seconde d'être arrêté.

 

*****


Cissy  (02.06.2009 à 21:45)

Tous ces éléments étaient loin de rassurer les policiers : d'après le tableau clinique qu'on leur brossait, ces hommes n'avaient rien à perdre. Et l'inquiétude pour les otages était montée d'un cran.

Ensuite, tétanisés, les équipiers de Don avait entendu leur chef s'accuser pour épargner Charlie et celui-ci, à son tour, céder à la pression. Le psychiatre s'était décomposé :

- Ca va mal tourner, dit-il soudain.

- Comment ça ? demanda David, alarmé par le ton du praticien.

- Il est en train d'arriver à la conclusion qu'il cherchait depuis le début, à la justification de ses actes. Il a maintenant une raison de légitimer sa vendetta.

- Vous croyez qu'il va éliminer ses otages ?

- Je crois que vous ne devez pas tarder à intervenir.

David, se tourna vers son supérieur : comme il s'y attendait, le visage de celui-ci reflétait l'intense hésitation qui le tenaillait à ce moment même : attaquer sans visuel pouvait conduire à un massacre, d'un autre côté, ne pas attaquer risquait de provoquer la mort de plusieurs otages. A plusieurs reprises déjà ses subordonnés avaient tenté de le convaincre d'ordonner l'assaut, mais il s'était réfugié derrière le règlement, même lorsque les choses avaient failli très mal tourner pour Don : tant qu'il n'avait pas la preuve que la vie, et il avait bien insisté sur ce point : la VIE, d'un des otages était directement menacée, il préférait ne pas intervenir.

Ecoeurés, Colby, Liz, Nikki et même David avaient été sur le point de passer outre, et puis les choses avaient semblé s'apaiser un moment et ils avaient respiré un peu. Mais, à nouveau les événements se précipitaient et, dans son oreillette, David entendit la voix tendue de Colby qui était à l'intérieur du gymnase.

- David ! Ca tourne mal, vite !

Il jeta un regard éperdu à son supérieur, toujours indécis et soudain, il prit sa décision : il ne laisserait pas ces malades tuer Don et Charlie, d'autant plus que ces premiers meurtres ne seraient sans doute que le début de leur folie meurtrière. Et tant pis pour les conséquences en ce qui le concernait.

- D'accord ! On donne l'assaut !

Il n'avait pas fini sa phrase qu'un coup de feu éclatait à l'intérieur de la salle.

- Bon Dieu ! Ils tirent sur les otages ! On fonce ! Allez !

Sa dernière vision, avant de se ruer hors du car de commandement, fut le visage blafard du responsable.

Deux membres du SWAT étaient déjà en train de poser une charge explosive sur la porte. A l'extérieur, un autre groupe s'apprêtait à investir les lieux en faisant sauter les fenêtres des toilettes.

Chacun prit une profonde respiration : tous savaient que la vie de douze personnes innocentes étaient en jeu, dont celle de deux amis pour certains d'entre eux. Ils n'avaient pas le droit à l'erreur.

Deux secondes avant que les charges placées sur les fenêtres et la porte explosent, laissant le champ libre aux assaillants, un second coup de feu retentit.


Cissy  (02.06.2009 à 21:46)

Chapitre 42

 Gymnase du lycée de Pasadena, salle annexe

- Charlie !

Don hurlait de désespoir, ranimé par le choc du corps de son frère s'abattant sur lui.

- Charlie, réponds-moi !

A ce moment-là une explosion retentit au fond de la salle et des fumées s'élevèrent faisant tousser et pleurer les occupants. Dans le brouillard ambiant, Don vit des silhouettes se diriger vers eux. Il y eut des coups de feu, des bruits de corps qui tombaient, des cris, des pleurs. Il comprit qu'on venait de donner l'assaut mais il était trop tard, beaucoup trop tard.

Soudain il sentit des mains qui s'emparaient de lui, le tirait à l'abri.

- Charlie ! Charlie !

- Il est là, on s'occupe de lui.

Il reconnut la voix de David et vit son visage se pencher au-dessus de lui.

- Don, ça va aller ?

- Charlie ! Comment va mon frère ?

- Colby s'occupe de lui. Tu es blessé, attends...

- Non, détache-moi, je dois voir mon frère !

Comprenant qu'il ne parviendrait pas à lui faire entendre raison, David s'empressa d'ôter les menottes de Don. Celui-ci ramena ses mains vers l'avant et un gémissement lui échappa tant la douleur de ce geste fut violente. Un instant il eut l'impression qu'il allait perdre connaissance mais il se refusa à se laisser aller à la faiblesse : son frère, il devait s'occuper de son frère.

Il repoussa les mains secourables de David et se traîna vers Charlie auprès duquel se tenait Colby :

- Charlie, Charlie, réponds-moi !

Il prit son frère dans ses bras, inconscient de sa propre douleur tellement l'anxiété qui l'habitait en cet instant prenait le pas sur toute autre sensation, et il gémit en voyant le sang qui coulait abondamment d'une blessure à la tête : le visage du mathématicien était blême, comme s'il n'était déjà plus de ce monde :

- Non ! Non ! Mon petit frère !

Don pleurait en berçant son frère inerte. Il sentit soudain une main sur son épaule et leva des yeux éperdus vers Liz qui se penchait sur lui :

- Il respire Don, courage ! Il va s'en sortir. Laisse faire les médecins.

Il s'aperçut alors que plusieurs hommes en tenue de secouriste se tenaient près d'eux et il les laissa s'occuper de Charlie, à bout de forces, incapable de les empêcher de lui arracher le corps de son jeune frère. Il ne sentit même pas qu'on s'empressait autour de lui, déchirant sa chemise pour exposer sa blessure, lui passant un brassard autour du bras et palpant son corps à la recherche d'éventuelles fractures. Il ne pouvait pas quitter du regard le visage blafard de Charlie :

- Il est vivant ? Dites-moi qu'il est vivant !

L'un des médecins se tourna vers lui.

- Oui, il est vivant, on l'emmène.

On venait de placer Charlie sur une civière, un masque à oxygène masquait le bas de son visage tandis qu'un bandage, qui déjà se tachait de sang, entourait sa tête. Don gémit :

- Je veux rester avec lui.

- C'est impossible monsieur, vous le retrouverez à l'hôpital.

- S'il vous plaît, laissez-moi lui parler.

- Vous avez une minute.

Les secouristes approchèrent le brancard de Charlie de celui de Don. Celui-ci se redressa péniblement sur le coude, sans se soucier de la douleur brutale que ce geste provoqua, et saisit la main de son frère :

- Je t'en supplie Charlie, je t'en supplie, tiens le coup !

 

*****


Cissy  (03.06.2009 à 17:42)

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